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 Sebastian ▲ everyone should have a dream, even a pathetically unrealistic one.

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Côté coeur : Marié à l'homme de ma vie, au père de nos deux magnifiques petites filles, à mon âme sœur ◕‿◕✿
Job : Propriétaire du Morning Coffee, architecte pendant les heures de sieste de Quinn et Mary
Age : 26 ans
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MessageSujet: Sebastian ▲ everyone should have a dream, even a pathetically unrealistic one.   Dim 2 Sep - 2:43






Sebastian Summers-Petterson


Je m'appelle Sebastian Lysandre Summers-Petterson et je suis né à Town Square le 17 février 1988. Donc si vous savez compter, ça veut dire que j'ai vingt six ans. Je suis d'origine américaine, et j'ai un frère aîné. J'aime les hommes et femmes et je suis actuellement marié à l'homme de ma vie. Dans la vie de tous les jours, je suis propriétaire d'un café mais surtout architecte et je fais partie des café crème. J'ai un projet dans la vie : déléguer un peu plus la gestion du café et consacrer plus de temps à mon véritable métier, architecte. Mais surtout, mon rêve c'est de rendre ma famille heureuse et prendre soin d'elle.
Comment définirais-tu ton caractère ?
Si vous m'avez connu avant l'accident, vous vous souvenez de moi comme d'un garçon charmant et souriant. Toujours prêt à aider les autres, aimable, avenant, j'étais adoré de tous. De la petite ville de Town Square à la mégalopole de New York, je n'avais aucun mal à m'entourer de beaucoup de monde. Maintenant... tout a changé. Depuis le décès de mes parents il y a à peine quelques semaines, le sourire si sincère qui me caractérisait s'est effacé pour laisser place à un sourire de façade ; un sourire là pour éviter d'inquiéter le monde autour de moi, mais tellement faux. Je ne parle presque plus, j'ai le regard vide, et le son de ma voix se fait de moins en moins entendre. J'ai perdu l'intérêt que je portais aux autres, et les seules personnes à qui j'adresse la parole sont mes clients et mes employés, par simple obligation. Je suis assez bon acteur pour qu'on pense que je vais bien, mais les plus perspicaces se rendent bien compte qu'au fond je suis complètement brisé.

Deux ans ont passé depuis l'accident, et le sourire a retrouvé sa place sur mon visage. J'ai repris goût à la vie, j'apprécie la compagnie des gens et ne me consacre plus entièrement au café pour noyer mon chagrin. Désormais j'ai une famille, des amis, des personnes avec qui je veux passer mon temps et vivre de bons moments. De nombreuses peurs continuent de m'habiter, je crains de perdre à nouveau les personnes que j'aime, ma nouvelle famille. Mais je profite de chaque instant avec eux, et ils me poussent à retourner aux activités que j'aime. J'ai réussi à me reconstruire et j'espère garder jusqu'à la fin le bonheur que j'ai à partager tous les moments de ma vie avec ceux que j'aime.

Parle-nous de ton métier :
J'étais architecte. Et j'en étais un très bon. J'étais destiné à de grande chose. J'avais de grand rêve que j'étais sûr de réaliser avec toute la volonté qui m'habitait. Désormais plus aucune de ces choses n'ont d'importance. J'ai décidé de reprendre le café de mes parents. C'était un ancien rêve que j'avais perdu au fil des années, et qui était revenu après l'accident. Ce café est le seul endroit qui me rattache encore un peu à ma famille, et j'ai besoin de continuer leur travail. Ils s'étaient tant investi là dedans que je ne veux pas voir le Morning Coffee entre les mains de quelqu'un d'autre que moi. Je le connais par coeur, j'ai grandi dedans. Personne d'autre que moi ne saurait aussi qualifié pour le reprendre. Et même s'ils n'avaient jamais osé me le dire, je savais que c'était leur volonté. Ils m'avaient toujours soutenu dans mes choix, mais je savais qu'ils voulaient me voir reprendre leur bébé. Je ne les décevrai pas.

Deux ans après, je ne pense pas les avoir déçus. Le Morning Coffee est tel qu'il a toujours été. Fidèle à lui même, l'endroit a su tout de même évoluer avec son temps et ses clients. Je continue de le gérer, parce que mon cœur reste là bas, mais délègue de plus en plus à Micah qui m'y a rejoint en tant que pâtissier. Le café reste familiale, chaleureux, j'y ai même aménagé l'étage pour y accueillir nos filles et pour pouvoir y travailler. Parce que je veux retourner au métier que j'ai appris et que je n'ai pas eu assez le temps d'exercer : architecte. J'ai plusieurs projets, je retrouve ma passion et compte créer mon cabinet prochainement.

Raconte-nous quelle est ton aspiration dans la vie :
Tout ma vie je me suis appuyé sur ma famille. Enfant, adolescent, jeune adulte, je ne jurais que par mes parents et mon frère. J'étais incapable d'avancer sans avoir leurs avis, leurs conseils. Ils étaient mes modèles, ils m'inspiraient et m'encourageaient à rêver. Même en partant à l'autre bout du pays, je suis resté proche de mes parents, et encore plus de mon frère car c'est lui que je rejoignais à New York. A la mort de nos géniteurs, j'ai cru tout perdre, et c'est grâce à eux que je suis retourné à Town Square et que j'ai pu trouver l'homme de ma vie. Alors que j'étais dévasté, il a su me redonner le sourire et m'a donné une nouvelle famille, me prouvant une nouvelle fois que je n'étais rien sans elle. Je l'ai donc désormais lui, sa sœur que je considère comme la mienne, et nos deux merveilleuses petites filles.



Behind the screen

Pseudo Sour Wolf. Prénom Cécile. Fille ou garçon Fille. Age 21 ans. Pourquoi vous êtes-vous inscrit sur MC ? Parce que c'est le plus beau forum du mooonde ! Comment l'avez-vous connu ? Trop vieux pour que je m'en souvienne. Fréquence de connexion 7/7j. Avatar Tyler Hoechlin. Pourquoi cet avatar Graouuuuu Statut Inventé. Code Caramel Macchiato.


Dernière édition par Sebastian L. Summers le Ven 19 Sep - 18:36, édité 15 fois
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MessageSujet: Re: Sebastian ▲ everyone should have a dream, even a pathetically unrealistic one.   Dim 2 Sep - 2:43





My life


Café au lait, latte macchiato, irish coffee, mocha, crème, expresso, cappuccino, americano, chocolaté, liégeois, viennois, amaretto, frappé, glacé. Arabica, robusta. Torréfaction blonde, brune, ambrée. Tant de vocabulaire, tant de recettes, tant de goûts, tant d’odeurs, tant de souvenirs. J’ai été bercé par toutes ces choses. Lorsque les autres petits garçons avaient les mains recouvertes de boue, j’avais les miennes noires de café. Ça expliquait surement ma suractivité. Ou du moins ma tendance à courir autour de mes parents lorsqu’ils servaient leurs boissons aux clients.

Morning Coffee. Ce nom vous évoque très certainement ce café du centre de Town Square. Lieu de détente, de rencontre, de rassemblement préféré des habitants. On entend souvent les gens parler de cet endroit comme du « cœur de la ville ». Tout le monde a vécu quelque chose de fort entre ces murs. Une première rencontre, un premier baisé, un premier cœur brisé. Un dernier adieu, une dernière larme, une dernière page de livre. Le plus gros fou rire, la plus grosse chute, la plus grosse étreinte. Les habitants ont tous un souvenir différent en tête qu’ils pourraient facilement vous racontez si vous leur demandiez. Mais sachez qu’à la moindre évocation de ce nom, Morning Coffee, vous aurez toujours la même première réaction, un immense sourire suivi d’un franc « le meilleur café ». Tout le monde s’y sent comme à la maison. L’accueil, l’ambiance, la décoration, tout est propice à la bonne humeur et à la convivialité. Moi, je ne m’y sentais pas comme à la maison. C’était la maison.

Mes parents avaient eu deux enfants, mon frère aîné et moi. Mais leur véritable bébé c’était ce café. Leur relation ressemble à un véritable conte de fée. Ils se sont rencontrés à New York, là où mon père avait toujours vécu, et là où ma mère débutait ses études. Ce fut le coup de foudre immédiat. Quelques années plus tard, leurs diplômes en poche, ils décidèrent de se marier et de vivre ensemble dans la ville d’origine de ma génitrice : Town Square. Mes grand parents paternels n’étaient pas enjoués à l’idée de voir leur fils unique partir à l’autre bout du pays, mais ils s’y connaissaient en amour en savaient très bien qu’ils ne pourraient rien faire contre son pouvoir. Fortunés grâce à leurs nombreux restaurants étoilés de la Grosse Pomme, ils donnèrent un capital assez conséquent à mon père et sa nouvelle femme pour que les amoureux puissent réaliser leur projet : ouvrir un café. Vous pouvez deviner la suite. De leur amour naquit ce petit nid douillet qu’on appelle désormais Morning Coffee. Le lieu devint très vite un endroit incontournable dans la ville, c’était il y a de ça plus de vingt-cinq ans.

Peu de temps après l’ouverture, on entendait résonner les premiers pleurs d’un bébé derrière le comptoir. C’était mon frère, Charlie. Deux ans plus tard, on entendait ceux d’un autre nouveau-né. C’était moi, Sebastian. On a grandi et évolué en même temps que le café. Certains aimaient voir le papier peint de leur chambre changer, nous c’était la décoration de Morning Coffee. Nos premiers pas se sont faits là-bas. J’ai eu ma crise d’appendicite vers la table près des toilettes. Même table où mon frère embrassa sa première copine. Nous vivions à longueur de journée là-bas. Notre maison ne nous servait au final qu’à avoir un toit où dormir. Nous n’y mangions même pas. Je crois même qu’aucun de mes amis n’y avaient posé les pieds. Ils avaient beaucoup plus de chance de me trouver avec une tasse à la main en terrasse, que dans mon salon en train de regarder la télévision. La plupart des adolescents auraient profité du fait que ses parents travaillaient constamment pour faire des soirées dans leur grande maison vide, mais pas moi. Mes amis et moi préférions largement consommer à l’œil au café plutôt que de faire les idiots chez moi. En parlant de ça, j’ignorais si c’était mon accès privilégié à l’endroit fétiche de tous les habitants, ou ma personnalité en elle-même, mais j’ai toujours été très entouré.

Depuis toujours, je suis le genre de garçon qu’il est impossible de détester. Le sourire toujours aux lèvres, un bon mot toujours à la bouche, une aisance à communiquer, on me résistait difficilement. C’était même innocent de ma part, mais j’arrivais toujours à charmer les autres sans vraiment faire d’effort. Et j’adorais parler aux gens, écouter leurs histoires, discuter autour d’une tasse et d’un muffin. Pas besoin de le préciser, mais je n’avais pas  non plus de problème avec les filles. Vous n’imagineriez même pas le nombre de déclarations auxquelles j’ai eu droit en travaillant au Morning Coffee. Bien sûr j’en ai profité, mais je suis toujours resté un gentleman. L’amour que j’ai toujours vu mes parents se porter me donnait espoir qu’un jour je rencontrerais la personne idéale, celle qui partagerait mon quotidien et à qui j’aurais offert mon cœur. Mais il n’y avait pas qu’avec les filles que j’étais populaire. Auprès des garçons aussi. Là, je dois bien avouer ne jamais en avoir profité. J’essayais de faire comprendre le plus gentiment possible aux jeunes hommes que je n’étais pas intéressé, mais en tout cas j’étais flatté. Je n’ai jamais pensé que les hommes ne m’intéressaient pas, mais simplement que ceux-ci, en l’occurrence, ne me convenaient pas. Je suis quelqu’un d’ouvert d’esprit, je ne me cantonne pas n'à aimer que les femmes, du moins je crois. Je suis bon jure de beauté et je n’aurais aucun mal à admettre si un homme me plaisait. Mais jusque-là, l’occasion ne s'est jamais encore présentée.

Vous pourriez croire que j’aurais voulu passer le restant de mes jours à Town Square, reprenant le café de papa maman avec mon frère. Et à vrai dire vous auriez eu raison jusqu’à mes seize ans. Mais à ce moment-là de ma vie, je voyais mon aîné partir faire ses études à New York, souhaitant se dépayser et retrouver une partie de notre famille que nous ne voyions que trop peu. Plus les mois passaient, et plus je sentais la voix de mon frère changer au téléphone. Il ne reviendrait. J’en étais certain. L’heure arrivait pour moi aussi de prendre une décision quant à mon avenir, et je prenais la même que Charlie, et partait pour la Grosse Pomme. S’il avait décidé de quitter notre vie idyllique pour la grande vie New Yorkaise, c’était qu’il avait une bonne raison, et je voulais la découvrir. Je remarquais vite qu’effectivement c’était ma personnalité et pas mes origines qui attiraient les gens vers moi. A peine arrivé que j’étais déjà adoré de mes camarades, et je trouvais presque aussitôt ma place dans cette ville pourtant immense. Je découvrais un nouveau monde, un monde différent, un monde… plus beau. Ici je pouvais être qui je voulais, me lier d’amitié avec des personnes d’ethnies dont j’ignorais même l’existence. Je savais que je brisais le cœur de mes parents en leur disant que comme mon frère je décidais de rester à New York après mes études, mais ils comprenaient mon choix et me souhaitaient le plus grand bonheur et la plus grande réussite.

La première fois que j’avais mis le pied à New York, j’avais été tout simplement ébloui. Et je m’étais immédiatement passionné pour quelque chose que j’ignorais avoir en moi : l’architecture. Alors que je partais dans l’idée d’étudier l’économie ou la gestion, je finissais par m’inscrire dans une école d’architecture, et en sortais diplômé quelques années plus tard. Grâce aux recommandations de mes anciens professeurs, je décrochais un boulot de rêve dans l’un des cabinets les plus actifs de la ville. Town Square me manquait, et je n’avais jamais réussi à trouver un café à la hauteur de celui de mes parents, mais je ne regrettais pas mon choix. Je visualisais le reste de ma vie avec une aisance effrayante. J’allais me faire un nom dans le domaine de l’architecture et dans quelques années j’aurais mon propre bureau dans un immeuble que j’aurais moi-même conçu. Un peu avant ça j’aurais rencontré la personne qui partagerait ma vie, et elle m’aurait soutenu dans tous mes prochains choix. Mon frère et moi serions toujours aussi proches, et nos enfants seraient liés comme les dix doigts de la main. Tout serait parfait, la vie serait parfaite.

Sauf que la vie n’est jamais parfaite. C’est toujours quand on arrive au sommet qu’un accident arrive et vous fait dégringoler. C'était le vingt-quatre août. Je rentrais d’une longue journée de travail lorsqu’un soir je retrouvais mon frère assis sur le palier de mon appartement, les yeux rouges d’avoir trop pleuré. J’apprenais quelques minutes plus tard que nos parents avaient été victime d’un accident de voiture. Notre père était mort sur le coup, et notre mère était entre la vie et la mort sur un lit d’hôpital. Quelques heures plus tard, elle décédait elle aussi à la suite de ses blessures. Nous attrapions le premier avion pour l’Oregon pour ainsi faire un dernier adieu à nos parents. Leur dernière visite remontait à il y a deux mois, pour le mariage de Charlie. Je les avais rarement vus aussi heureux qu’à l’instant où les mariés avaient échangé leurs bagues. Ah, si, peut être que j’avais revu le même état de grâce le lendemain lorsque ma belle-sœur leur annonçait qu’elle était enceinte. Ma mère était impatiente et avait déjà commencé à acheter des vêtements pour son premier petit enfant. Elle ne le rencontrerait jamais.

L’enterrement avait lieu trois jours après l’accident. Toute la ville était là pour rendre un dernier hommage au couple qui avait tant fait pour elle. Ils auraient été touchés que tant de monde soit là pour eux. Moi… je ne ressentais plus rien. J’avais déjà trop pleuré, et n’avait plus aucune larme à verser. J’avais atteint un niveau de tristesse tel que je ne me rendais même plus compte de mon état. J’avais oublié le son de mon propre rire et j’avais l’impression que je ne l'entendrais plus jamais. Mon visage était sans expression, mon regard... perdu. Je cherchais quelqu’un, quelque chose à blâmer. Mais c’était juste un putain d’accident. Mon père avait simplement perdu le contrôle de son véhicule. Il n’avait rien pu y faire. Personne n’aurait rien pu y faire. Sauf que maintenant j’avais perdu mes parents. Et j’avais besoin de trouver une excuse, un moyen de comprendre pourquoi c’était arrivé. Pourquoi à eux ? Ils étaient aimés de tous, et méritaient plus que quiconque de vivre vieux et heureux l’un avec l’autre. C’était quoi, une méchante blague de Dieu ? Leçon du jour : ça ne sert à rien d’être une bonne personne, vous finirez quand même par mourir sans que vous ne puissiez rien y faire. Merveilleux.

Je ne savais pas quoi faire. Ça faisait une semaine qu’on avait enterré mes parents, tous nos proches retournaient là d’où ils venaient, mon frère le premier. Mais moi… je n’étais pas prêt à repartir. Cette vie si belle que m’offrait New York ne m’attirait plus. J’étais perdu, et je finissais donc pas retourner dans le seul lieu où je me sentais toujours à la maison. Peu importe les circonstances, je savais que je trouverais toujours un peu de réconfort là-bas : le Morning Coffee. Un matin, après avoir dit au revoir à mon frère à l’aéroport, j’y étais retourné. Je faisais glisser mes doigts sur le comptoir qui n’avait pas été utilisé depuis que mes parents avaient fermé boutique la nuit de leur décès. Je me rappelais de tous les bons moments que j’avais vécus ici. Tous les souvenirs que j’avais de mes parents étaient dans ce café, et en ce moment, j’avais besoin de m’accrocher à eux. Et à cet instant, je comprenais ce que j’avais à faire. Si je voulais rendre hommage à mes parents, je devais continuer ce pour quoi ils avaient si longtemps travaillé. Je devais reprendre le Morning Coffee. Le lendemain, j’envoyais ma lettre de démission à New York et chargeait mon frère de vider mon appartement. Ma nouvelle vie se trouvait à Town Square.


Dernière édition par Sebastian L. Petterson le Mer 27 Mar - 2:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sebastian ▲ everyone should have a dream, even a pathetically unrealistic one.   Lun 22 Sep - 23:03





Deux ans plus tard


It was cold, but it got warm when you'd barely crossed my eye.

Ma nouvelle vie… ne ressemblait pas à ce que j’espérais. Si j’avais pris la décision de rester sur un coup de tête, je l’avais fait en espérant trouver des réponses. Comment surmonter le deuil de mes parents ? Comment leur rendre hommage ? Comment être heureux dans cette ville si loin de l’univers dans lequel j’avais évolué ces dernières années ? Les mois passaient, et je répondais difficilement à ces questions. Je menais simplement la vie que je me créais. Prendre le relai de mes parents, faire des cafés, redécouvrir cette ville dans laquelle j’avais grandi, parler avec des personnes qui me regardaient comme le pauvre petit orphelin que j’étais. J’aurais pu retourner à New York, supplier mon patron de me réembaucher, retrouver mon frère, reprendre la vie que j’avais quitté un peu plus tôt. Et j’y avais pensé. Plus d’une fois.

Mais bizarrement, quelque chose me retenait ici. Ce n’était pas les employés qui comptaient sur moi. Ou les habitants qui se réjouissaient que le Morning Coffee reste entre les mains d’un Petterson. C’était… ces petits évènements qui faisaient de mon quotidien ne restait pas monotone. Entre deux clients banals, je découvrais une perle rare, quelqu’un qui me disait des mots que j’ignorais rêver d’entendre.  Entre deux groupes de jeunes adolescents trop bruyants, je découvrais celui qui arrivait à m’arracher un sourire en faisant tomber un autre client à cause de sa maladresse et d’une béquille. Entre deux journées tristes et moroses, j’en passais une remplie de belles rencontres et de jolies découvertes.

Entre toutes ces petites choses, je me voyais sourire en découvrant tout ce monde au café. J’aimais voir le voir rempli. Une certaine fierté s’emparait de moi, la même que lorsque j’étais enfant et que j’y découvrais mes parents heureux de faire le métier dont ils avaient tant rêvé. Pourtant… malgré la douleur qui s’estompait et le sourire qui revenait, plus les mois passaient et plus je doutais de mon bonheur à long terme à Town Square. Est-ce que  je pouvais vraiment passer le reste de ma vie à servir des cafés ? Est-ce que c’est ce que mes parents auraient voulu ? Est-ce que c’est ce que je voulais ? Même si j’aimais ça, ça n’avait jamais été mon rêve.  Un nouveau était né lorsque j’avais appris le décès de mes parents, j’avais voulu leur faire honneur. Mais j’avais l’impression d’avoir réussi. Le café fonctionnait à merveille, c’était peut-être le moment de laisser ma place et de retourner sur la côte Est et retrouver la seule famille qui me restait.

Pourtant, je n’arrivais pas à imaginer le café entre les mains d’un autre. C’était le troisième enfant de mes parents. L’ainé de la famille. Il y avait MC, Charlie et moi, les trois enfants Petterson. Alors je cherchais de nouvelles raisons de rester, quelque chose qui m’accrocherait toujours plus à cet endroit, quelque chose qui me sortirait de l’ennui qui commençait à m’habiter. C’est pour ça que j’avais adopté un chien, Carpette. Dire que ça aurait pu être un furet ou une mygale. Quelle idée de me diriger vers une animalerie exotique lorsque je disais vouloir adopter un compagnon à quatre pattes. Ça m’apprendra à faire confiance aux médecins. D’autant plus qu’au lieu d’adopter un animal étrange, j’avais hérité d’un adolescent collant qui ne rêvait que d’une seule chose : que je l’embauche au Morning Coffee. Il était énervant et avait hérité du doux surnom de « sale gosse » mais… il donnait un tout nouveau goût à ma vie. Un goût sucré, de ceux qui réchauffent le cœur. J’appréciais peut-être de le torturer, mais j’appréciais surtout le sourire qu’il avait réussi à me faire gagner. Comme ce jour où il avait fait tomber l’un de mes clients avec sa  béquille.

I knew nothing of romance, but it was love at second sight.

Le sale gosse (que le reste du monde appelait Micah) rythmait ma vie de la plus délicieuse des manières. Il était têtu, arrogeant, impertinent. Il n’acceptait pas « non » pour réponse et revenait jour après jour, jour après jour, jour après jour… Je ne savais même pas pourquoi je ne cessais de refuser de lui donner du boulot. C’était peut-être par pur sadisme. Peut-être que j’adorais ce nouveau rythme de vie, le voir venir toquer au comptoir pour me demander du travail. Il devait penser que je le détestais, et en surface, c’est ce que je laissais paraitre. Mais au fond, je ne pouvais plus imaginer ma vie sans les réclamations constantes de Micah. Je râlais, je râlais, mais je l’adorais.

Lui… j’imagine qu’il me tolérait. Il le fallait bien s’il désirait tant que ça sortir de son animalerie exotique pour venir servir des cafés et des chocolats chaud à tout Town Square. Le seul moment où il a vraiment du me haïr fut le soir où je l’ai retrouvé devant ma porte. C’était le mardi 22 janvier 2013. La neige avait recouvert toute la ville et notamment mon perron. Un large amas blanc formait un étrange bonhomme de neige sur celui-ci. En rentrant du travail ce soir-là, je crus à une farce de gamin du coin et voulus donner un coup de pied dans le monticule. Ce n’est qu’en reconnaissant mon harceleur sous la neige que je finissais par retenir mon coup.

Pour faire simple, il s’était coincé la main dans ma boîte aux lettres et était resté là des heures dans le froid et la neige avant que je vienne le secourir à coup de force, de chanson du film Ghost et de lubrifiant à la fraise. La méthode n’était pas glorieuse, mais j’avais réussi à le sortir de ma porte et l’avait mené jusqu’à la cheminée pour le faire décongeler et retrouver couleur humaine. Ce qui arriva après… n’était pas prévu.

Je n’avais pas prévu de le déshabiller aussi lentement. Je n’avais pas prévu de laisser mes doigts caresser sa peau pendant que je le faisais. Je n’avais pas prévu de garder mes mains sur lui plus longtemps qu’il ne le fallait. Je n’avais pas prévu de sentir mon cœur exploser lorsqu’il vint tout à coup m’embrasser.

C’était… comme si j’avais attendu ce baiser toute ma vie.

Ses lèvres étaient devenues une drogue pour les miennes. Tout comme son corps l’était pour mes doigts. Je caressais sa peau chaude, appréciait ce goût chocolaté sur la langue. Plus tard, je découvrais même la joie de sentir son corps nu contre le mien. Je comprenais pourquoi j’avais toujours pris plaisir à passer du temps avec lui, à lui refuser ce qu’il me demandait tant, simplement pour qu’il revienne encore et encore, avec de nouvelles idées, de nouveaux arguments. Avec lui, ce soir là, j’oubliais tout le reste de ma vie, mon deuil, mes envies de repartir. Mes pensées étaient toutes tournées vers Micah. Vers cet homme qui m’avait volé mon cœur au second regard.

Tout avait été très compliqué. J’avais des choses à régler, des regards à affronter, des avis que je ne désirais pas recevoir. Ce n’était pas simple d’avouer à une ville telle que Town Square, une ville qui m’a vu grandir que j’offrais ma vie, mon temps et mon cœur à un homme près de sept ans plus jeune que moi. C’est sans grande fierté que notre relation évoluait d’abord dans le plus grand des secrets. Baisers cachés derrière les arbres du parc dans lequel nous promenions nos chiens, caresses discrètes lorsqu’il venait me voir au café. Je m’offrais corps et âme à Micah, je découvrais de nouveaux plaisirs et apprenais à lui ouvrir mon cœur.

L’amour était… quelque chose de très étranger. J’avais connu plusieurs filles. Des filles  qui ont compté, mais dont je savais n’avoir jamais été amoureux. J’en rêvais pourtant. Je voulais connaitre ce sentiment, je voulais m’offrir à une personne et savoir qu’une personne s’offrait à moi. Je voulais construire une famille avec cet homme ou cette femme. Mais après presque vingt-cinq ans de vie, je ne l’avais jamais vécu. C’était donc difficile de savoir comment exprimer ce que je ressentais à Micah. Malgré les moments passés avec lui, malgré Fraise notre furet que nous avions adopté, malgré cette intimité que l’on partageait, et ce « Je t’aime » qu’il m’avait confié lorsque je lui avais fait l’amour pour la première fois… je n’arrivais pas à l’exprimer moi-même. Pas avant plusieurs mois.

J’avais eu une révélation. Ce genre de révélation qui vous fait prendre des décisions complètement folles comme… construire une maison. Je l’avais fait le jour où j’avais compris que j’étais amoureux de Micah. J’avais compris que c’était lui cette personne que j’avais attendu vingt-cinq ans. C’était pour lui que j’étais resté. C’était lui qui m’avait réappris à vivre. C’était lui qui était devenu ma famille ; lui et sa sœur. C’était lui qui m’avait appris à aimer. C’était avec lui que je voulais vieillir et découvrir le monde. Alors j’avais fini par lui avouer. Après toute une mise en scène catastrophique, une première sortie aux yeux de tous, j’avais trouvé les mots pour exprimer combien il comptait, combien je l’aimais. Ce sale gosse était l’homme de ma vie.

So just take my hand, you know that I will never leave your side.

Je ne sais pas ce qui aurait pu se passer si je n’avais pas été sûr de mes sentiments au moment où j’avais vu Micah s’éloigner. Je savais qu’il éprouvait la même chose que moi. Alors la distance qu’il avait mise entre nous m’avait rapidement inquiété. Si j’avais d’abord accepté de lui laisser l’espace dont il avait peut-être besoin, lorsque je finissais par ne plus avoir de nouvelles du tout… je paniquai. A juste titre.

Guidé par mon courage et mon amour, j’avais été frapper à sa porte, priais pour ne pas tomber sur son père, et me rassurais en voyant Sam de l’autre côté. Les minutes qui suivirent faisaient partie des plus horribles de ma vie. Mon cœur avait été déchiré, piétiné, blessé par les mots que Micah m’avait dits. J’avais pleuré, supplié, réclamé la vérité que je savais qu’il me cachait derrière ses paroles de rupture. Il avait fini par m’avouer ce dont je ne me serais jamais douté, ce dont je serai à jamais incapable de parler. Je n’avais plus réfléchi et avais simplement sorti l’homme que j’aimais et sa sœur de cette maison. Cet… endroit qui avait été le toit du pire crime qu’un père pourrait commettre sur l’un de ses enfants. Sur l’homme que j’aimais.

Ils étaient venus vivre chez moi tandis que l’homme que je refusais d’appeler à nouveau leur père avait été emprisonné pour une toute autre raison que celle pour laquelle il aurait dû y aller selon moi. Les semaines qui ont suivi ont été tout sauf simples. Mais l’épreuve, aussi affreuse soit-elle, nous avait rapprochés. Plus que jamais j’avais compris que Micah et Sam étaient ma nouvelle famille. Je les aimais. Plus que tout je les aimais. Jusqu’à jamais je les porterai dans mon cœur, et petit à petit, l’idée d’officialiser l’amour que je leur portais germait en moi.

C’est peut-être cette idée qui nous avait mené Micah et moi à la lakehouse, cette maison qu’avait acheté mes parents lors de mon enfance. Ce qui à la base devait être un simple séjour en amoureux loin de tout, l’occasion de se rapprocher un peu plus et d’oublier les horreurs des dernières semaines, se transforma sans que lui ou moi ne s’y attende. Nous étions nus, prêts à faire à manger lorsque j’avais demandé à Micah de m’épouser. Je n’avais ni bague ni… rien. Je n’avais que moi, ma déclaration et ma nudité pour lui demander de passer le reste de nos vies ensemble. Et malgré la situation dont on aurait du mal à se vanter auprès de nos proches, il avait dit oui.

C’était le « oui » le plus important de ma vie. Celui qui m’apporta le plus beau des sourires. Celui qui me garantissait d’être l’homme le plus heureux et le plus chanceux de la terre. Celui qui me promettait le plus beau des avenirs. Celui qui montrait bien que rien ne pourrait nous empêcher de nous aimer. Celui qui m’apporta la plus belle nuit d’amour de toute ma vie. Micah venait de faire de moi le plus comblé des hommes, à égalité avec lui étions nous tombés d’accord.

Le second « oui » le plus important de ma vie était arrivé… tout juste après. C’était tout aussi nu que Micah avait accepté d’avoir des enfants avec moi. Comme une suite logique, les décisions de se marier et de fonder une famille s’étaient enchainées. Je me rappelais alors du jour où j’avais pour la première fois parler d’enfant, ce jour où je lui avais dit mon premier « Je t’aime ». Ça m’avait paru fou à l’époque d’évoquer le sujet si tôt, et pourtant, déjà à ce moment-là j’avais su vouloir une famille avec lui. J’avais déjà compris à l’époque qu’une famille Summers-Petterson nous attendait et qu’elle accueillerait un jour de jolis bébés.

Ce séjour au lac avait été le plus mémorable de ma vie. Durant toute mon enfance j’avais adoré ces vacances passées là-bas, mais aucunes ne pouvaient rivaliser avec ce premier avec Micah. Fiançailles, promesse d’avoir des enfants, menace d’un corbeau zombie, rencontre avec Oliver le renard, parole de ne jamais se cacher des choses l’un à l’autre, ces quelques jours avaient été merveilleux et m’offraient certains des plus beaux souvenirs de ma vie. Ce que l’on vit en revenant à Town Square par contre… était l’un des pires.

Ma maison avait pris feu. La maison de mes parents, celle dont j’avais hérité, celle dans laquelle je voulais voir notre famille avec Micah grandir… venait de partir en fumée. Et nous étions obligés d’aller habiter dans son ancienne maison, celle de laquelle je l’avais sorti un mois plus tôt et dans laquelle je m’étais promis de ne jamais revenir. Mais j’avais fini par accepter, à contrecœur. Ce fut dur. Plus qu’il ne l’aurait imaginé. Il avait fallu appeler mon frère pour réussir à me dérider, accepter que ma maison n’était plus là et… lui annoncer les fiançailles. Parce qu’au final… c’est ça qui comptait plus que tout. Nous avions déjà montré qu’ensemble, Micah et moi pouvions tout surmonter en nous concentrant sur nous, sur cette force qu’on s’apportait l’un l’autre. Nous pouvions désormais le faire en tant que fiancés.

You swore you'd be here 'til we decide that it's our time.


Mais... Mais que faire quand vous vous retrouvez seul ? Quand l’homme que vous aimez et qui vous a toujours aidé à sécher vos larmes et celui qui les crée ?

Micah avait eu un accident. Le jour où on nous avait appelé pour nous annoncer que nous avions le droit à une mère porteuse pour avoir un enfant... une voiture l’avait renversé. Et… il ne se réveillait pas. Il vivait toujours mais… quelque chose le retenait loin de moi. Loin de nous, Sam et moi. L’homme que nous aimions était absent, plongé dans un coma dont nous ignorions quand il sortirait. J’avais pleuré. Plus que lors du décès de mes parents probablement. J’étais impuissant, je ne pouvais qu’attendre et le supplier de nous revenir. Encore et encore. J’essayais d’imaginer ma vie sans lui, et je n’y voyais que douleur et détresse. J’avais déjà perdu trop de monde. Trop de personnes que j’aimais. Je ne pouvais pas le perdre lui. Pas lui. Pas mon Micah. Pas mon âme-sœur.

Il avait fini par se réveiller. Juste après que sa mère décède. Après plusieurs mois à vivre elle-même dans un lourd coma suite à un accident auquel il s’en était lui sortit presque indemne, elle était morte. J’étais enfin soulagé de le voir ouvrir les yeux après de longues journées endormi, mais je devais lui annoncer que sa mère l’avait quitté. Cette femme que j’avais toujours rêvé de rencontrer nous avait quitté, et c’est seulement à ce moment-là que je m’étais souvenu la connaitre. Elle m’avait aidé à une époque, et m’avait offert l’homme de ma vie. Si j’avais pu la remercier des années plus tôt, je ne pouvais plus le faire maintenant.

Encore une épreuve à laquelle nous avions du survivre. Et encore une fois, nous l’avions fait ensemble. C’était difficile, éprouvant, les larmes ne cessaient de couler, mais je me rendais compte que chacune d’entre elles nous rendaient plus forts, plus liés l’un à l’autre. Hélas, ça ne suffisait pas à effacer toute la peine de Micah qui en venait à vouloir reculer le mariage prévu pour l’été qui commençait. Même notre volonté de faire un enfant était retardée. Je comprenais sa peine, et aurais accepté d’attendre des années s’il le fallait avant de pouvoir l’appeler « mon mari » ou qu'on nous appelle  « papa ». Mais je ne pouvais pas le laisser vivre avec cette douleur et décidais de lui montrer un bout de son avenir. De notre avenir.

Notre maison. La maison que j’avais dessinée pendant des années, celle dont les plans reposaient au Morning Coffee depuis le jour où je les avais débutés. Ils avaient évolué, s’étaient adaptés au fil des années à mes rêves et mes désirs. Je les avais terminés le jour où j’avais compris que je voulais partager le restant de ma vie avec Micah. Et le même jour, j’avais débuté les travaux. Sans lui dire. J’avais espéré les finir pour son anniversaire en septembre. Mais juillet débutait, et la maison avait presque sa forme définitive. Il n’y verrait peut-être pas toutes les possibilités que j’y voyais, mais c’était assez pour redonner espoir à l’homme que j’aimais. L’espoir que malgré le chagrin, notre avenir s’annonçait beau entre ces quelques murs, et surtout, ensemble. Il ne restait plus qu'à faire cet enfant que je rêvais voir gambader sur notre terrasse et... de nous marier à la fin du mois.

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I'll follow you into the park, through the jungle, through the dark. Boy, I've never loved one like you. We laugh until we think we'll die, barefoot on a summer night. Never could be sweeter than with you.
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Sebastian ▲ everyone should have a dream, even a pathetically unrealistic one.

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