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 family stories w/ andrestan

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MessageSujet: family stories w/ andrestan   Dim 28 Oct - 16:43

Cela va maintenant faire une semaine que nous sommes ici. Grace est plutôt sage même si probablement triste d’avoir eu à laisser derrière elle sa classe et ses amis. Je lui ai dit que c’était pour la santé de son père et elle n’a pas bronché. Il est maintenant question de ne pas réitérer les mêmes erreurs et d’offrir à Andrea la convalescence qui le remettra, je me permet de l’espérer sur pieds. Le plus amusant sans doute, c’est bien ce que j’ai toujours dit à propos des état unis. Je ne voulais pas y vivre, trop vastes, trop superficiels. Y travailler cela allait de soi, ne serait-ce que pour des questions d’ordre financier, mais y vivre c’était une toute autre histoire, et m’y voilà finalement, loin de londres, loin de Paris, loin de tout. J’ai inscrit Grace dans un nouvelle école, recruté une nouvelle assistante, fait mon possible pour changer les choses ici, mais Andrea refuse de sortir, c’est à peine si il parle. Notre relation me manque tellement que c’est difficilement imaginable, mais il faut tenir, tout finira bien par s’arranger, c’est du moins ce qui est écrit sur le scénario final. Il est plus de vingt et une heure trente lorsque je sors du dîner ou il a refusé de m’accompagner, je lui envoie alors un texto et relève la tête lorsqu’une voix m’interroge. « Ton mari va mieux ? » Je secoue la tête, cela ne fait même pas une semaine que nous sommes ici que tout le monde sait déjà à propos de lui. « Pas vraiment. » Je réplique elliptique. « Tu lui transmettra mon bonjour. » Je hoche la tête et gagne ma voiture ou je m’installe, prenant une minute pour allumer une cigarette avant de décoller enfin.

A l’intérieur, Grace fait ses devoirs, et Andrea joue. Je dépose mes affaires sans un bruit et embrasse ma fille, pour ensuite m’approcher du piano ou je presse doucement l’épaule de mon mari. Bien qu’un peu triste, j’essaye tant bien que mal d’instaurer une atmosphère plus chaleureuse en rentrant bien moins tard malgré la pression qui incombe à mon job. Je me tourne vers Grace et lui dit. « Il est tard Gracie tu devrais aller te coucher. » Elle hoche vigoureusement la tête et me montre son cahier. « Laisse moi juste terminer mon exercice et j’y vais. » Je secoue la tête. « Pas plus de cinq minutes. » Je soupire et attends qu’elle finisse pour l’emmener se coucher, chose qu’elle ne fera pas naturellement si je ne l’y pousse pas, des troubles du sommeil l’empêchant de réaliser des nuits complètes depuis que nous avons quitté Paris. Je la borde soigneusement et caresse ses cheveux. Son front se plisse alors et elle me questionne vraisemblablement contrariée. « Tu n’aimes plus papa ? » La question me fait mal venant d’elle. Est-ce que je lui donne vraiment cette impression ? « J’aimerai toujours ton papa, tu ne dois jamais en douter. » Je lui souris dans un effort considérable puis éteint la lumière en fermant doucement la porte derrière moi. Je soupire et gagne le séjour.

Je me laisse tomber sur le canapé et écoute distraitement Andrea jouer avant de rompre le silence de manière un peu brutale. « Tu me manques Andrea. » La réaliser est d’autant plus triste que nous n’avons jamais passé autant de temps ensemble. Celui qui me manque n’est pas l’homme avec lequel je n’arrive plus à communiquer, mais bien celui dont je suis tombé amoureux, celui qui m’a mis dos au mur avec mes sentiments, celui avec lequel je n’ai pas pu m’empêcher de faire ma vie malgré l’avis des autres et surtout de ma famille. « Je sais que je t’ai pas facilité l’existence avec ce boulot, qu’on aurait pu faire vraiment mieux que ça, que j’aurais du être plus supportif concernant l’adoption de Grace, mais j’essaye vraiment de faire en sorte que tu ailles mieux. » voyant qu’il ne trouve pas les mots, je me lève et m’approche doucement de lui. Ma main se pose sur la sienne pour l’empêcher de continuer à jouer. Je sais ce qu’il fait. Il joue comme si le piano était la seule chose dont il pourrait contrôler la perfection, mais sa vie ce n’est pas ça. Tout autour de lui s’effondre, mais nous sommes ici pour un nouveau départ. « Je ne veux pas que tu t’en veuilles à cause de ce qui s’est passé, je veux juste que ça ne se reproduise jamais Andrea. »
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MessageSujet: Re: family stories w/ andrestan   Dim 28 Oct - 17:12

Je suis allé chercher Grace à l'école et maintenant, nous voilà de retour à la maison. Je parviens difficilement à sortir la tête de l'eau, et à tout ce qui m'occupait déjà l'esprit, s'ajoute désormais la culpabilité lancinante de cette tentative de suicide ratée. L'ambiance est au plus bas, et j'éprouve même des difficultés à m'occuper sérieusement de Grace en apportant les réponses à ses questions. Alors je l'emmène marcher dans les rues de la ville, moi qui pourtant ait perdu toute envie de m'exposer au monde extérieur. J'achète un beignet aux pommes et l’entraîne dans un parc, dans une exposition, en serrant sa main à défaut de pouvoir dire quelque chose. Je l'emmène voir des choses qui parlent toutes seules pour ne pas avoir à remplir mon rôle de père. Je déroge aux devoirs en essayant de compenser mon absence par autre chose, parce que je ne peux pas la laisser seule face au monde, seule sans moi. Je passe le temps et repousse le moment où il faut regagner une superbe maison vide, vide de lui, vide de nous. Là, la routine devient terriblement éprouvante. Faire le dîner suppose une conversation que ma fille me pousse à avoir et à laquelle je ne suis jamais sûr de pouvoir répondre. L'après redevient serein, quand elle s'atèle à ses devoirs et moi à mes idées noires que je peux ressasser en silence dans mon coin.

Je m'installe au piano, ce soir, cependant, incapable de rester statique à la regarder faire ses exercices avec application. J'aimerai l'aider mais je n'y arrive pas, et elle tient tellement à ce que je sois fier qu'elle ne demande plus, se contente de tout faire correctement sans demander son reste. Elle perd l'attention qu'elle porte à son cahier de maths quelques minutes et me jette un regard curieux, je n'ai pas encore baptisé le piano depuis que nous sommes arrivés. Pourtant, j'en meurs d'envie. Tout oublier, jouer des heures, l'échappatoire à tout le reste. Je pianote quelques notes et puis, de fil en aiguille, me laisse emporter dans l’oubli vague de la mélodie. Grace retourne à ses occupations, moi je me concentre sur la musique. Ferme les yeux, joue encore et encore, sans m’arrêter. Le temps file et moi je ne suis même plus moi. Je n’arrive plus à penser, j’ai chaud, vraiment chaud, mais mes doigts ne s’arrêtent pas, n’en sont plus capables. Je n’entends plus rien, pas même la porte d’entrée qui claque quand il rentre, pas même ses pas sur le parquet du couloir, rien. Je ferme les yeux et j’arrête d’être moi pour devenir la musique, sans contrainte, sans maladie ou problèmes psychologiques, sans cette torture insupportable qui m’accable l’esprit la plupart du temps. Il entre dans le salon et je ne sursaute même pas, comme si je n’étais pas dans la pièce. Rien ne m’arrête, les notes s’enchainent et ne se ressemblent pas. Grace est toujours à côté, fait toujours ses devoirs. Je soupire, joue encore, n’écoute pas ce qu’il se passe.

Les minutes filent et me semblent une éternité. Quand sa voix me parvient, me ramenant sur terre aussi vite que j’en étais parti, je frissonne un peu. Je lui manque, il me manque, je me manque à moi aussi. Je suis tellement désolé que ce soit le cas, simplement je n’arrive pas à aller mieux. Je ne parviens pas à me sortir de l’état léthargique dans lequel je me trouve emprisonné, et ses déclarations n’y changent plus rien depuis belle lurette. J’ai peur qu’il ne pense pas ce qu’il dit, j’ai peur tout le temps. Je ne vis que pour le jour où il me dira qu’il me quitte parce qu’il aura trouvé le courage. Le jour où il s’en ira avec Grace parce que je suis une mauvaise personne. Je sais qu’il essaye de me ramener à lui mais j’ignore comment je dois réagir, m’y prendre. Mes doigts glissent toujours sur l’ivoire blanc, je ne trouve pas même le courage d’interrompre la mélodie parfaite qui résonnent dans la pièce. Ca au moins, je sais le faire. Mais il se lève et sa main s’empare de la mienne, interrompant toute possibilité de continuer à jouer m’étant potentiellement offerte. Je frissonne et me braque un peu, atteint par l’interruption de manière particulièrement vive. Il me force à l’affronter alors que je sais très bien ne pas pouvoir le faire. Je cligne des yeux, l’écoute et hoche la tête. « Je suis désolé ». Je n’arrive plus qu’à ça, m’excuser encore et toujours quand il réclame des explications, une réaction, n’importe quoi. « Je… » Je ferme les yeux, tangue un peu sous le poids de la souffrance qui m’arrache le cœur. « Je ne recommencerai plus, je ne le ferai plus, c’est promis ». Je promets et le pense vraiment, tout ce que j’ai toujours promis à Tristan a toujours eu une valeur particulièrement symbolique à mes yeux. Je préfère souffrir en silence que rompre ma promesse, à partir de maintenant ça devra être le cas. « Je t’aime, je ne voulais pas te faire souffrir d’avantage, excuse-moi ». Les paroles sont automatiques presque enregistrées, mais je n’ai plus le courage de fouiller pour trouver à argumenter.
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MessageSujet: Re: family stories w/ andrestan   Dim 28 Oct - 18:13

Il finit par trouver le courage de parler après un instant d’absence. La mélodie s’arrête, et nous sommes à présent seuls avec les sentiments qui s’emmêlent et se démêlent dans un désordre insupportable. Je voudrais que tout s’arrête et qu’il nous soit possible de parler. Parler oui, mais parler vraiment. Je ne supporte plus les vagues promesses de bonheur qui n’ont plus aucun sens une fois prononcées. Il répète, répète en boucle, ce que je crois vouloir entendre, mais je suis loin d’être rassuré. Il pense ce qu’il dit sans aucun doute, mais rien ne change vraiment. Il y a une semaine de cela, nous étions tous les deux dans cette chambre d’hôpital, et il me promettait ces mêmes choses, ces mêmes choses qui ne s’arrangent pas plus ici. Je serre un peu sa main dans la mienne et le force à me regarder. Que dire à présent ? Les mots m’échappent. Je lui ouvre mon cœur, mais il n’est même plus capable de se sortir d’un discours pré-établi qui le rassure, mais l’enfonce un peu plus dans la dépression. Je ne le reconnais plus et cela explique très certainement la distance que même notre fille remarque. Grace pense que je n’aime plus Andrea, et lui en est très certainement persuadé. La souffrance m’a fait dire des choses que je ne pense pas, blâmer son incapacité à se sortir de cette merde qui pourrit ce qu’il y a de plus beau entre nous, qui nous ronge de l’intérieur, mais peut être aussi participer à sa destruction par manque de force. Le plus triste, c’est de donner l’impression de laisser tomber. Je ne m’insurge plus comme avant et contre une réalité qui me dépasse, je me contente d’accepter, de souffrir moi aussi, mais dans le silence.

Je l’incite à se lever et à me rejoindre sur le sofa dans une tentative probablement désespérée d’obtenir un contact. Le manque est là au creux de mes entrailles, mais aussi dans ma tête. J’ai l’impression de perdre une âme sœur avec qui j’ai toujours pu tout partager. Mon front se colle contre le sien, sans un mot, et je vais chercher ses lèvres avec une tendresse triste , quand ma main elle, descend sa joue pour échouer sur son cœur. Je voudrais pouvoir trouver les mots, mais il n’y a peut être rien de plus à dire. Je ne sais plus à quelles envies céder, et m’accroche à sa nuque comme je m’accroche à nous. J’ai envie de lui faire l’amour, effacer le temps d’instants trop courts la peine qui agite nos cœurs, par un plaisir physique sans doute factice et illusoire mais qui semble bien réel. Les battements de mon cœur s’accélèrent sous le joug de la proximité qui ne nous a plus été offerte depuis longtemps et mon regard croise le sien. Encore une fois je veux parler, mais ne trouve rien à dire, peut être ai-je simplement tout à prouver ? Je ferme les yeux et l’embrasse de nouveau et ce qui est signifiant se trouve sans doute là. Mon muscle cardiaque me fait mal en battant trop fort, trop vite. Si seulement il pouvait comprendre. Rien n’a changé.

Ma main glisse le long de son dos, puis mon corps l’incite tacitement à s’allonger sur le canapé, comme avant, comme lorsque nous étions heureux, mais sans brusquerie. Elle caresse en réalité sa peau comme elle voudrait soigner son cœur. La douceur de mes gestes traduit quelque chose d’intense et de triste à la fois, mais surtout cette volonté toujours ancrée de ne jamais abandonner. Je le défais de ses vêtements, puis l’attire à moi, contre mon cœur sans lâcher ses lèvres. Nos contacts ont été tellement rares ces derniers temps, que je parviens difficilement à maîtriser les demandes explicites de mon cœur qui n’a de cesse que de le réclamer plus proche encore. Mes doigts eux, redessinent ses hanches avec possessivité et l’émotion me submerge en même temps que le désir prêt à prendre le pas sur le reste. Je finis par m’emparer de son corps aussi maladivement que passionnément, déposant un baiser bref et chargé de sens sur sa pomme d’adam. Le plaisir est de courte durée, mais cicatrise le temps qu’il dure, des plaies toujours ouvertes.
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MessageSujet: Re: family stories w/ andrestan   Dim 28 Oct - 21:53

Il ne semble pas convaincu, évidemment, il faudrait que je sache trouver les mots justes, les mots bien placés pour me sortir de cet état atroce dans lequel je suis enfermé et qui ne semble pas vouloir me quitter. Mais j’en suis incapable, juste incapable. Je ne sais pas quoi dire pour qu’il aille mieux, et je ne pense de toute façon pas que la chose soit possible tant que je serai moi-même dans cet état là. Le silence s’installe et sa main sur la mienne ne bouge pas. Je tremble un peu, ignorant si je dois ou non ajouter quelque chose pour tenter d’augmenter ma crédibilité. Mais il rompt finalement le fil de mes pensées, m’incite finalement à me lever et je m’exécute, quittant le piano avec angoisse, me demande où il m’entraine. C’est le canapé qui nous accueille finalement et son front se dépose contre le mien. Sa main, elle, glisse jusqu’à mon cœur et mes yeux déjà se gorgent de larmes. Je les ferme et inspire pour ne pas pleurer, encore, pour ne pas faiblir et baisser les bras. Je l’aime trop pour ça, pour le perdre en simagrée enfantines et lâches. Je garde les yeux clos et sens ses lèvres s’emparer des miennes, tentatives pour me faire parler ou juste pour maintenir l’illusion, me remonter, je ne sais plus, je m’en fiche tellement.

Sa main glisse dans son dos, ce soir l’intimité nous revient. Je frissonne et me laisse faire, m’allongeant quand il m’y invite. Je veux tellement que ça marche et que tout aille mieux, si le laisser me faire l’amour pouvait seulement être la solution. Ses gestes se font infiniment tendres et doux et ma peau est secouée de frissons que je ne retiens pas. Je rouvre les yeux pour lui faire face et glisse une main maladroite sur sa joue, l’attirant contre mes lèvres. Peu à peu, les doutes me quittent l’espace de quelques instants, et la perfection qui accompagne la perspective de fusion de nos deux corps me fait me sentir comme si j’étais en train de jouer du piano de nouveau. Ses caresses traduisent un sentiment que j’essaye d’enfermer au fond de mon cœur pour ne jamais l’oublier, mais je sais, je sais que les doutes détruisent même les plus belles choses. La paranoïa me bouffe l’esprit et balaye ma raison, et toutes les grandes perspectives de pardon que j’ai sont rapidement effacées quand le monstre revient s’installer dans un coin de mon cerveau, guettant la moindre occasion de laisser s’installer le doute, encore et toujours le doute. Il m’enlève mes vêtements, ma passivité s’oublie dans son empressement. Mes muscles se tendent et mon ventre appel à un contact plus établi que je semble pour la première fois depuis ce qui me semble être un long moment en mesure de lui offrir. Nos corps fusionnent, exposés au regard sur notre canapé, et je m’accroche à lui en même temps que le plaisir s’empare de la moindre parcelle de mes muscles. J’ai l’impression de m’élever, de sortir un instant de l’ombre et de toute remettre en ordre. Je garde les yeux clos, rythme cardiaque agité, lui embrasse ma gorge et les frissons me reprennent aussi tôt. J’attrape sa main et la pose sur mon cœur de nouveau, le gardant contre moi dans un instant presque unique. « Tu sens ? » Mon cœur bat la chamade sous nos mains enlacées et je me perds dans le bonheur qui a secoué mes entrailles quelques temps. « Il bat pour toi. Juste pour toi ». Je garde sa main, la retire de mon cœur et l’approche de ma bouche pour l’embrasser avec tendresse.

Je ferme finalement les yeux, ma respiration est irrégulière et les spasmes qui m’agitent se calme finalement. La brume revient peu à peu mais l’éclairci de l’instant perdure tandis que j’attrape une couverture pour nous recouvrir. Grace connaît des nuits agitées, je le sais même si en général je ne lui suis d’aucune aide. Ce soir peut être, si… Je garde sa main et fixe la table basse pleine de ses crayons et dessins réalisés plus tôt. Je veux lui parler, lui expliquer, mettre des mots mais rien ne vient. Rien d’autre que ce que j’ai pu répéter inlassablement depuis des semaines. Je soupire et ferme les yeux. « Merci ». Je secoue la tête, merci pour tellement de choses qui ne franchiront pas mes lèvres, merci de me supporter encore et de te battre, de nous avoir emmené ici, de rester avec moi peu importe les raisons, merci de faire durer ton propre cauchemar, je ne sais pas, je ne sais plus. Je voudrais faire quelque chose pour lui, manque cruellement d’inspiration. Je voudrais l’emmener dehors, sortir, le faire rire, mais une force invisible me cloue sur place. Alors d’une voix faible, sans savoir de quoi demain sera fait, je tente des promesses plus sûres et moins vaines : « J’ai trouvé un psychiatre pas loin d’ici ». Et je ferme les yeux pour bloquer l’accès à mes larmes.
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MessageSujet: Re: family stories w/ andrestan   Dim 28 Oct - 23:34

Mes muscles se détendent et je reprends ma respiration, lui pose ma main sur son cœur qui bat très rapidement. Je ferme les yeux et réalise qu’il aurait simplement pu s’éteindre la semaine dernière, mais il est là avec moi, cœur battant contre ma main. Je voudrais faire durer cet instant toute une vie, ne pas avoir à affronter ses rechutes et la précarité de notre situation, mais je suppose que je ne peux qu’apprécier les rares moments de bonheur qu’on daigne nous offrir. Mon rythme cardiaque se calme et je caresse doucement son bras. Il se saisit d’une couverture et nous couvre prévenant, dans le cas ou notre fille serait victime d’une nouvelle insomnie. Je me sens à la fois mieux et vide. La sensation est étrange, ou alors l’instant trop fugace, je ne sais pas. Mes yeux se perdent dans les siens et je le fixe ainsi pendant de longues bonnes minutes une nouvelle fois sans parler. Andrea se risque lui à l’exercice et me remercie, ce à quoi je réponds par un hochement de tête peu concerné. Je ne fais que respecter mes vœux, tant bien que mal en espérant que la situation s’arrange un jour. Le retour à la réalité est cependant plus rude et la question du psychiatre est abordée. Bien que je n’ai jamais vraiment apprécié l’idée qu’on le bourre de médicaments H24, force est d’admettre que mon amour ne suffit pas à maintenir son équilibre psychologique. Andrea est malade et il sûrement temps que je réalise que ça ne changera pas comme ça.

Ma main passe dans ses cheveux puis échoue sur sa joue, en admettant que j’en ai le cran, je ne pourrais jamais l’abandonner à son sort, aussi dure que soit notre vie commune. Je ne suis même pas sûr que j’en aurais été capable s’il était resté mon cousin uniquement. « Je t’aime depuis très longtemps. » Je souris l’espace d’une seconde. « Je suis heureux que tu décides de consulter ici, j’espère que ça t’aidera. » Que ça t’aidera plus que moi. « On a encore de belles choses à vivre toi et moi, il y a plein de choses que j’aurais jamais le courage de faire sans toi. » Être un bon père pour Grace, écrire, parler à mon père, sortir les poubelles, faire des pâtes. Je ferme les yeux, puis les ouvre de nouveau. « Emmener Grace voir Breaking Dawn part II, par exemple. » J’essaye de rire, mais le cœur n’y est pas tellement. A dire vrai, je ne sais pas moi même comment j’aurais géré la chose, si j’aurais su tenir pour ne pas gâcher une deuxième vie, bien plus signifiante que la mienne ou si j’aurais simplement fini par me foutre en l’air moi aussi. Je suis loin d’être stable, mais je le suis actuellement plus qu’Andrea ce qui me pousse à limiter les erreurs tant que faire se peut. Cela ne m’assure en rien la réussite. « C’est notre chance de nouveau départ, il faut la saisir. » Je soupire sans le quitter du regard, tentant de lui transmettre le peu d’espoir qu’il me reste. Je veux que ca marche, je veux que notre famille surmonte cette épreuve, quitte à tout claquer comme j’ai presque commencé à le faire. Ce n’est pas par plaisir que je vis ici et il le sait très bien. La dernière des choses que je voulais, c’était élever ma fille aux états-unis, mais je suis prêt à faire des sacrifices si il y a ne serait-ce qu’une minuscule chance pour qu’on se sorte de tout ça.

Il n’a toujours pas brisé le silence et j’en profite pour capturer doucement ses lèvres. « Sache que je serai toujours là pour toi et pour Grace, quoi qu’il arrive. » Je l’attire à moi pour le sentir plus près. Les tourments reprendrons de toute façon, chroniques, demain ou après demain, mais j’ai besoin de sentir son cœur battre contre le mien, au moins ce soir, le temps d’oublier qu’on a pu être si distants avant ce soir qu’on a pu foutre en l’air notre vie de couple aussi facilement. Je ferme les yeux et niche mon nez dans son cou pour respirer son parfum et effacer les jours d’angoisse qui ont suivi sa tentative de suicide avortée.
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MessageSujet: Re: family stories w/ andrestan   Lun 29 Oct - 0:06

J’écoute ce qu’il me dit, tout ce qu’il me dit, me refusant à rire parce que le cœur n’y est pas mais esquissant un sourire pour lui montrer que je suis réceptif. Je veux aider Grace et l’élever normalement, revenir à notre vie d’avant quand tout, à défaut d’aller bien, était au moins emprunt d’une stabilité tranquille à laquelle je n’avais nullement besoin de renoncer. Je reste collé contre lui et me serre un peu plus quand il m’attire, logeant son nez dans mon cou. Je frissonne un peu et essaye d’enregistrer tout ce qu’il vient de me dire dans mon cerveau pour m’en souvenir chaque jour qui passera. Il faut que tout ça cesse, je n’ai juste pas la moindre idée et comment faire. Je me rappelle de nos années Oxford, de notre mariage et tous ces instants qui, bien qu’entrecoupés d’obstacles désagréables, restent gravés à ma mémoire comme faisant partie intégrante d’une période magnifique. La découverte de l’amour, réaliser que finalement, c’est possible, vaincre les autres, dire oui à sa demande, l’épouser finalement et rester à ses côtés, vivre à Oxford, tous les deux, construire quelque chose de durable et de positif, accueillir Grace. Chaque évènement négatif de ma vie a toujours eu son pendant largement positif. Jusqu’à maintenant. J’ai tenté de me foutre en l’air et j’ai survécu. Il faut tirer le positif de tout ça et j’ai même du mal à l’imaginer. Pourtant, les mots qu’il énonce sont formidables de tendresse et d’amour, et mon cœur accélère sa cadence de les entendre ainsi prononcés. Je ne veux pas douter de lui, ne le fais pas exprès, pourtant mon cœur m’y contraint avec une sévérité régulière à laquelle je n’arrive pas à déroger. C’est pire que l’autorité autrefois avérée de mon père, un cercle vicieux dans lequel je me perds moi-même en entrainant les deux êtres que je chéris le plus au monde avec moi sans scrupule.

« Je suis désolé de douter... de toi, de notre mariage... ». Alors que j’avais promis si fort de l’accompagner jusqu’à la fin de mes jours et de m’offrir à lui en prenant soin de notre couple et de tout ce qu’il représente. Je ferme les yeux et pose ma tête contre la sienne en serrant toujours sa main fort, trop fort sans doute, comme un désespéré accroché à une bouée de sauvetage. « Je fais pas exprès, je voudrais pouvoir arranger ça tout seul et arrêter de te faire souffrir ». Je soupire, me referme instantanément, trop de mots sont sortis déjà pour que je ne poursuive sur cette voix. Je suis fatigué, éreinté même. « Je vais prendre cette chance tu sais je… mets pas de mauvaise volonté ». Je me serre contre lui et caresse le dessus de sa main pour montrer que je suis là, toujours là. Il peut retrouver celui qui lui manque tellement, il suffit que je le lui rende et je sais que je peux le faire. Mais du temps, il faut du temps, et j’ai pas moi-même envie de m’en accorder. Je suis las d’être si triste, si sceptique, si désabusé, et si persuadé que la fin est proche. Quand nous étions jeunes et que nous étions fraichement ensemble, je me suis rapidement convaincu du fait que notre histoire d’amour serait interminable parce que la dépendance prenait une place trop centrale. Que je sois aujourd’hui persuadé du contraire est profondément illogique et je ne cesse de me le répéter, pourtant rien n’y fait. Je soupire et me mords un peu la lèvre en me tournant légèrement pour fixer le plafond.

« Dimanche on pourrait peut être emmener Grace… quelque part ? » Je fronce le nez et lui jette un coup d’œil, m’empresse d’ajouter cependant : « Si ça va… ? » Je ne peux pas exclure la possibilité que ce ne soit pas le cas, mais ma fille de dix ans n’a pas besoin d’être plus préoccupée que ça par mon état de santé, il faut qu’elle puisse se changer les idées, s’épanouir et s’adapter tranquillement. Quitter les murs de cet appartement, également, me semble un impératif auquel je ne peux pas déroger éternellement. Il va bien falloir que je me décide, un jour ou l’autre, à affronter le monde extérieur et à me raisonner. Les gens me connaissent moins ici, je n’intéresse pas comme en France. Avec un peu de chance mes frasques ne sont même pas parvenues jusqu’ici. Je me tourne vers lui de nouveau et vais chercher ses lèvres en inspirant un peu, glissant ma main autour de sa hanche, puis fermant les yeux en restant contre lui.
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MessageSujet: Re: family stories w/ andrestan   

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