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 Le pêché mignon, tout nouveau tout beau ! → Ivy C. Danniels

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MessageSujet: Le pêché mignon, tout nouveau tout beau ! → Ivy C. Danniels   Lun 25 Fév - 12:14





My god you're beautiful...


Ça faisait pratiquement 15 jours que je n'avais pas mis les pieds à Times Square. On m'avait appelé pour un shooting très important à New York, j'y avais beaucoup de contacts. C'était important pour moi de pouvoir voyager quand bon me semblait, surtout pour le boulot. Heureusement, depuis quelques semaines, notre relation avec Violet, mon ex femme, allait mieux, et lorsque je ne pouvais pas garder notre fils Lohan le week end (à mon grand regret), on arrivait à se mettre d'accord sur un changement de semaine. Ça m'arrangeait, même si ne pas voir Lohan pendant 2 ou 3 semaines je trouvais ça trop long. Il n'avait que 4 ans et demi, et parfois, en 3 semaines, je le trouvais changé. C'était difficile ne passer que si peu de temps en sa compagnie... J'avais l'impression de perdre mon temps avec lui, de faire comme mon père, même si Capucine, ma petite soeur, essayait sans cesse de me dire que c'était différent, que MOI j'étais un bon père... Il fallait pourtant que j'y croit. Heureusement Lohan me le rendait bien...

Bref, je rentrais donc tout juste de 15 jours de boulot intense, et je ramenais avec moi un de mes meilleurs amis New Yorkais, Julian qui allait prendre quelques jours de vacances dans notre jolie petite ville de Time Square ! On déposait tout juste nos affaires et Julian cherchait déjà Capucine dans tout l'appartement.

-Jul' ! Ma soeur n'est pas là, et en plus elle a un mec maintenant ! Alors lâche lui la grappe !
-Ça va j'suis pas jaloux !

J'éclatais de rire. Ce mec me tuait, il était vraiment pire que moi quand il s'agissait des femmes. J'aimais les femmes, mais lui leur vouait carrément un culte ! On avait décidé cet après midi de flanner dans les rues, j'allais lui faire découvrir un peu la ville, les endroits que j'aimais bien. On était prêts à partir.

-Tu m'laisses conduire ta bécane ?
-Quand je s'rai mort mon vieux !!!

On montait donc sur ma moto et nous rendions donc en ville pour un petit tour. Je m'arrêtais devant une nouvelle pâtisserie qui venait tout juste de "pousser" là. Il y a 15 jours encore, il y avait ici un salon de coiffure. Julian me dit alors, à travers son casque. "Génial une pâtisserie, on va voir ce que donnent les cheesecake dans cette petite ville !". Je posais donc ma moto sur sa béquille et le laissais aller vers la vitrine. "Prends moi un muffin caramel si y'a, j'me grille une clope !" Je le laissais entrer dans la jolie patisserie toute neufe, et m'approchais quand même de la vitrine pour voir l'intérieur. Et là, faille spatio temporelle. Je croisais le regard de la jeune femme au comptoir. Je crois n'avoir jamais vu une femme aussi belle dans les environs. Elle n'est pas d'ici c'est certain, si je l'avais croisée avant, je m'en serai souvenu. Je restais là, quasi bouche bée devant la vitrine, alors que ma cigarette se consumait toute seule.

Une fois sorti de la pâtisserie, Julian me sortit de mes pensées. "Tiens, y'avait pas caramel j't'ai pris noisettes !" "J'suis allergiques aux noisettes boulet !!" "Oh fuck j'ai trop la dalle tu vas le changer tout seul !" Je lui arrachais alors le paquet des mains et entrais à mon tour dans la petite pâtisserie. Une fois mon tour arrivé, je plongeais mon regard dans celui de la jeune femme, et begayais à moitié, ce qui n'était pas du tout dans mes habitudes. Je perdais carrément mes moyens !
"Euh je... bonjour ! Je suis désolé, mon ami vous a commandé un muffin aux noisettes mais je suis allergique, c'est possible de le changer ? S'il vous plait ?". Je ne la lâchais pas du regard, pas une seule seconde. Elle échangea donc mon muffin contre un autre goût, je la remerciais et fis demi tour, mais j'oubliais mes clefs sur le comptoir... Quand je suis ailleurs, je le suis jusqu'au bout !

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MessageSujet: Re: Le pêché mignon, tout nouveau tout beau ! → Ivy C. Danniels   Lun 25 Fév - 18:01





why don't you get out of my mind ?


Je devais avouer que j'étais plutôt contente du petit succès que rencontrait ma pâtisserie depuis deux semaines après son ouverture. C'était une sorte d'échappatoire à cette vie monotone et que je qualifiais de gruyère depuis cet accident qui m'avait ôté pas mal de souvenirs dont ma relation avec mon mari. C'était assez problématique, effectivement. Certes, je le voyais toujours amoureux de moi, ce qui me soulageait dans un sens parce que je savais qu'il était resté à mes côtés pour cette terrible épreuve. Mais d'un autre côté, cela m'étouffait en quelque sorte puisque comment je pourrais bien expliquer à cet homme qui me chouchoutait autant qu'il m'exaspérait que je ne ressentais plus qu'une simple affection à son égard, une affection bien différente de celle qu'il ressentait pour moi, je pensais.

C'était pourquoi, même s'il n'approuvait pas ce choix, j'avais quitté mon poste de professeur de français au lycée et je m'étais engagée dans cette nouvelle boutique. Une idée qui me trottait dans la tête depuis mon accident à vrai dire. J'avais toujours apprécié sortir des ingrédients, suivre des recettes à la lettre – ou pas – et concocter ma pâtisserie qui suscitait bien la gourmandise de bien des personnes qui m’entouraient. Aussi, je devais avouer avoir eu la chance d'avoir une grand-mère qui s'était appropriée les recettes à tel point, qu'elle en avait créé certainement quelques unes, j'en étais presque sûre. Alors que je reprenais quelques unes de celles qu'elle m'avait laissées en héritage, je tentais moi-même à mon tour de faire la même chose, me les appropriant et parfois trouvant de véritables délices. Les cupcakes étaient certainement une de mes spécialités. Mais je devais avouer que j'avais un fait pour la cuisine étrangère et je m'amusais à apprendre des recettes françaises entre autres.

J'étais justement en pleine lecture d'une recette quelconque pour trouver quelque chose qui me démarque de ces cafés que l'on voit en ville et qui vendent des gâteaux tandis que j'entendis quelqu'un entrer dans la boutique. Je relevai la tête et souris, cela me faisait toujours plaisir de voir de nouvelles têtes débarquer à l’intérieur de ma pâtisserie autres ceux qui étaient devenus des habitués en l'espace de deux semaines seulement. Alors que je m'apprêtais à prendre sa commande, mon regard croisa un tout autre et il se perdit dans celui d'un homme qui attendait devant ma vitrine. J'eus assez de mal pour me rendre compte de ce qu'il se passait à cet instant et j'eus un mal inconsidérable pour me concentrer sur ma commande. Un muffin caramel. Oui, il fallait que je le garde en tête et que je le serve. Je souris en lui tendant sa commande non sans quitter l'homme inconnu derrière ma vitrine des yeux. Il sortit et je fus amusée de constater qu'il était un ami de l'homme de la vitrine (bon j'avoue, pas très glamour comme surnom mais on fait ce qu'on peut). Je guettais les deux hommes s'échangeant le paquet et je priais intérieurement : pourvu qu'ils ne soient pas gays. J'avais vu trop de beaux garçons amoureux de... beaux garçons ? C'est alors que je le vis entrer dans la boutique. Lui. Je tentais d'arborer une allure naturel, un sourire éblouissant mais je sentais le rouge me monter aux joues. C'était idiot. Oui, pense à ton mari Ivy. Que dirait-il ? « Euh je... bonjour ! Je suis désolé, mon ami vous a commandé un muffin aux noisettes mais je suis allergique, c'est possible de le changer ? S'il vous plait ? » me demanda-t-il poliment tandis que je me tournais pour lui trouver un autre parfum. Bien entendu, il fallut que je heurte un plateau qui se trouvait sur la table près de moi mais je tentais de faire comme si de rien n'était en lui tendant son nouveau muffin. « Tenez, j'espère qu'il vous ira. » souris-je alors que je le regardais partir par la suite. Je regrettais déjà de ne pas l'avoir retenu. Passant un coup de torchon sur le comptoir, je m'aperçus qu'il avait oublié ses clefs. C'était comme si le destin me tendait les bras. Je devais saisir cette opportunité, alors je ne lui laissais pas le temps de se rendre compte de son oubli et décidai de m'élancer à sa poursuite pour les lui ramener. Par chance, il se trouvait toujours devant la boutique, discutant avec son ami. « Excusez-moi ? » l'appelai-je en replaçant une mèche de mes cheveux blonds derrière mon oreille. « Il semble que vous ayez oublié vos clefs... Sans elles, je pense que vous n'iriez pas loin. Non pas l'envie de vous garder devant ma boutique, loin de là. C'est juste que du côté pratique, vous risqueriez d'être un petit peu gêné... » Bavarde. J'étais trop bavarde. C'était ce que me reprochaient ma sœur et mon mari mais cet homme m'intriguait et je perdais tous mes moyens...

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MessageSujet: Re: Le pêché mignon, tout nouveau tout beau ! → Ivy C. Danniels   Mar 26 Fév - 11:04





My god you're beautiful...


Je sortais alors de la patisserie, un peu tout retourné de cette rencontre. J'étais un peu dans la lune je crois, assez pour que Julian me fasse une réflexion : «Hey dude ! T'as vu un fantôme ou quoi ?». Il me fit rapidement redescendre sur terre et mon poing arriva dans son épaule avant qu'il n'éclate de rire comme un grand enfant. Julian était quelqu'un de bien, malgré ses blagues lourdes et son non sens du tact. J'entendis une voix derrière nous, un petit «Excusez-moi ?» . Je me retournais alors et bloquais carrément sur la jeune femme qui tenait la pâtisserie, que j'avais aperçue juste un peu plus tôt. Julian marmonna alors dans sa barbe : «Une apparition divine !». La jeune femme me tendis mes clefs avant de me dire : « Il semble que vous ayez oublié vos clefs... Sans elles, je pense que vous n'iriez pas loin. Non pas l'envie de vous garder devant ma boutique, loin de là. C'est juste que du côté pratique, vous risqueriez d'être un petit peu gêné... ». Je baissais les yeux sur mes clefs qu'elle avait dans la main, puis je remontais mon regard pour le plonger dans le sien. Il se passait vraiment quelque chose qui me dépassait complètement avec cette jeune femme. Et Julian, en gros lourd qu'il était, arriva derrière moi pour me dire tout bas (ou presque) « Arthur, je crois que la demoiselle te donne quelque chose, tu pourrais peut-être le récupérer !!» Je lui donnais un coup de coude pour le faire reculer. C'était rare chez moi, mais j'étais limite en train de rougir. Surtout devant une femme en plus ! N'importe quoi ! Je récupérais alors mes clefs et lui adressais un simple «Merci». Mais aussi simple soit-il, mes yeux disaient le reste. Cette femme me troublait, il n'y avait pas d'autre mot.

Je la regardais se retourner pour rejoindre sa pâtisserie. Je ne la lâchais pas du regard. Julian était mort de rire derrière moi. Je me retournais et me défoulais sur lui, je le frappais (pas fort), mais assez de fois pour lui faire fermer sa gueule. Il ne s'arrêtait pas pour autant de rire. «T'as le béguin mon pote !» [/color]«Putain mais ta gueule !!!! Y'a aucun moyen d'te faire fermer ta gueule à toi hein ?» «Si... me présenter ta petite soeur !» «Jamais !! Tu peux rêver !» «Ok alors je vais aller voir cette jolie demoiselle et lui dire que t'as le béguin pour elle !» «Si tu fais ça, j'te renvoie à New York par le premier avion !» Avec son petit air malicieux, ou de tête à claque devrais-je dire, il courra vers l'entrée de la pâtisserie et y entra. J'avoue qu'à lui courir après, j'avais plus l'air d'un gamin qu'autre chose, mais quand je tombe sous le charme de quelqu'un, déjà ça n'arrive pas tous les jours, et j'ai tendance à retourner quelques années en arrière. L'adolescence en somme ! Surtout avec Julian. Il me poussait à bout ce con !

J'entrais derrière lui dans la pâtisserie pour l'empêcher de dire quelque chose, mais sans même que je ne puisse dire "ouf", il fit demi tour et ferma la porte derrière lui, courant vers ma moto, me montrant mes clefs qu'il avait dans les mains. Il ne mit pas longtemps à démarrer ma moto et partir dans un gros bruit d'échappement. Et moi, je restais là, planté au milieu de la pâtisserie, face à la vitrine. Heureusement, à part elle, il n'y avait personne dans la pâtisserie. Je passais mes mains sur mes poches pour chercher mon téléphone, mais je me souvenais qu'il était dans ma sacoche, dans le coffre de la moto. Je lâchais alors tout haut «Je vais le tuer...».
J'entendis la jeune femme me demander avec une douce voix, si tout allait bien. Je soupirais un instant et me retournais vers elle. «Mon meilleur ami a un humour très particulier, et là il vient de partir avec mes clefs, ma moto, mon porte feuille et mon portable... Je vais le tuer» Lui dis-je avec un espèce de petit sourire jaune, un peu désespéré. Mon appartement se trouvait à au moins 10km d'ici, et je n'avais rien pour payer un taxi. J'allais devoir marcher. Et après, je me retrouverai sûrement en prison pour avoir tué mon meilleur ami !!!!

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MessageSujet: Re: Le pêché mignon, tout nouveau tout beau ! → Ivy C. Danniels   Jeu 28 Fév - 18:04





why don't you get out of my mind ?


Je n'avais pas attendu bien longtemps avant de me lancer après le jeune homme afin de lui rendre ses clefs. Cela me faisait bien une excuse de plus pour le retenir près de ma boutique. Il était tellement beau et il y avait quelque chose, ce quelque chose qu'il m'avait semblé ressentir pour mon mari bien avant mon accident. Ce quelque chose qui me faisait à la fois me sentir bien mais qui me terrorisait aussi puisque je culpabilisais de ressentir cela alors que je ne connaissais cet homme qu'à peine de quelques secondes seulement mais qu'en plus, j'étais mariée... Alors que je lui tendais ses clefs, il ne les prit pas tout de suite, se contentant de les fixer du regard alors qu'elle pendait, n'attendant que d'être prises par leur propriétaire. Je haussai un sourcil et son ami dut le remarquer puisqu'il lui dit tout bas quelque chose que je n'arrivais pas à entendre. Je regrettais parfois de ne pas être un de ces personnages de séries télévisées, vampires, héros ou autre personnage qui avaient de capacités surhumaines dont l'ouïe sur-développée. Malheureusement, je demeurais une simple mortelle et je n'avais pas ce don. Je devrais me contenter de les regarder s'échanger quelques mots alors que je ne peux les entendre. Cela le fit tout de même réagir puisqu'il poussa son ami avant de me prendre ses clefs des mains. « Merci. » J'étais déçue, évidemment. Mais en même temps à quoi m'attendais-je ? Si cela se trouvait, je me faisais des films depuis tout à l'heure. Si cela se trouvait, il avait juste mis du temps à les prendre parce qu'il réfléchissait à quelque chose. N'empêche, j'étais déçue.

Je restais silencieuse et finis par tourner les talons pour rejoindre ma pâtisserie. Inutile de vous dire que j'étais incapable de définir tous les sentiments qui fusaient à ce moment-même dans mon esprit. Je me mettais aussitôt à rêver qu'un jour il remettrait les pieds ici et que je lui offrirai un muffin – pas au noisettes puisqu'il était allergique – et nous parlerions des heures à n'en plus finir. Je m'accoudais sur mon comptoir, rêveuse. J'hésitais à appeler ma sœur pour lui raconter cette aventure mais finalement je me ravisais. Je savais très bien qu'elle allait rire de moi et qu'elle allait certainement me rappeler que j'avais un mari même si je n'étais plus très sûre de ce que je ressentais pour lui. Elle pensait que c'était juste une question de temps, que j'avais besoin d'un peu de temps pour réapprendre à l'aimer après cet accident. Seulement, plus le temps passait et plus j'avais envie de m'éloigner, cet homme ne me plaisait plus. C'est alors que j'entendis à nouveau quelqu'un entrer et je fus surprise de constater que c'était l'ami de mon bel inconnu. Aussitôt mon cœur se mit à battre plus fort et l'espoir que peut-être le jeune homme le suivait me traversa l'esprit. Je l'espérais tellement. Et contre toute attente, mon souhait se réalisa. Il entra. Je restais stoïque, silencieuse et je n'osais faire un autre pas. Étonnement, son ami fit demi tour ce qui me fit arquer un sourcil, ne comprenant évidemment pas ce qui lui prenait. J'entendis un bruit de moto et le jeune homme se tourna face à la vitrine, remarquant tout comme moi l'extérieur. Évidemment, son ami était parti sur son véhicule. « Je vais le tuer... » entendis-je alors que cela me fit sourire. « Tout va bien ? » demandai-je. Question bête mais j'avais tout simplement envie de lui parler même si c'était pour dire quelque chose de banale. « Mon meilleur ami a un humour très particulier, et là il vient de partir avec mes clefs, ma moto, mon porte feuille et mon portable... Je vais le tuer. » Je ris légèrement même si la situation ne devait pas être très drôle pour lui. « Effectivement, je vous plains. » fis-je amusée tandis que je sortais de derrière mon comptoir pour m'appuyer contre celui-ci, face au jeune homme. « Un café ? » lui demandai-je poliment. « Il faut avouer qu'il aurait pu vous laisser à un endroit bien pire. Vous pouvez au moins vous nourrir. » lui dis-je avec un clin d’œil.

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MessageSujet: Re: Le pêché mignon, tout nouveau tout beau ! → Ivy C. Danniels   Jeu 28 Fév - 21:17





My god you're beautiful...


« Tout va bien ? » me demanda-t-elle avec un petit sourire posé sur ses lèvres. Si ça allait bien ? Mon soit disant meilleur ami venait de me planter là. Je ne savais jamais ce qui lui passait par la tête dans des moments pareils, j'avais juste l'impression qu'il était bipolaire ou un truc du genre. Le mec qui devient fou d'une seconde à l'autre. Et là, à ce moment précis, j'étais très très énervé contre lui. Je répondis alors à la jeune pâtissière en lui expliquant la situation. Elle fit le tour de son joli comptoir et vint s'appuyer contre celui-ci, m'offrant un joli sourire. Heureusement, il ne m'avait pas laissé n'importe où, et j'étais en bonne compagnie... finalement, je ne pouvais pas demander mieux !

Elle me proposa d'ailleurs un café avant d'annoncer, non sans une once d'humour : « Il faut avouer qu'il aurait pu vous laisser à un endroit bien pire. Vous pouvez au moins vous nourrir. » Je ne pus m'empêcher de lui rendre son sourire, l'accompagnant d'un petit hochement de la tête. En effet, elle n'avait pas tort ! Je lâchais même un petit rire amusé, m'appuyant comme elle contre le petit rebord de la vitrine, face à elle. Je croisais mes bras et ne cessant de sourire, je lançais alors : «Dites donc, je ne sais pas si vous accueillez tous vos clients fauchés avec un café, mais j'ai aucune raison de le refuser... je trouverai bien quelque chose pour vous remercier !!» Elle fila directement derrière son comptoir pour me faire couler un café, je plongeais ma main dans le sachet en papier aux couleurs de la pâtisserie. J'en sortais mon muffin à la vanille, sans noisettes ! Et croquais dedans avec envie. Je lâchais un «Hummmm» qui sortait du coeur, sans avoir pu le retenir. Je voyais alors la jeune femme revenir, les yeux quelques peu surpris. Je finissais rapidement ma bouche pour lui dire alors : «C'est une merveille !!! J'ai jamais mangé un truc aussi bon !» Je croquais dedans de nouveau avec envie. Le sourire qu'elle me fit me fit craquer complètement, comme si ça n'avait pas déjà été le cas... Je récupérais alors le café qu'elle me tendait, avant de la remercie. «J'ai de la chance que le temps soit pourri et que tout le monde soit chez soi, parce que s'il y avait plus de clients, je n'aurai pas la chance qu'on s'occupe aussi bien de moi !». J'avais du mal à décrocher mon regard du sien. J'aurai eu du mal à dire ce qu'elle portait, de quelle couleur était son pantalon, si elle avait même une jupe, ou la couleur de ses chaussures. Par contre, j'aurai pu dessiner trait pour trait son visage, la couleur de ses yeux, le reflet de la lumière dans ses cheveux. J'en devenais malade... Il fallait que je comble, que je raconte quelque chose pour ne pas qu'elle me prenne pour un fou !

«Vous avez ouvert cette pâtisserie y'a longtemps ? J'suis parti bosser à New-York pendant 2 semaines et quand je reviens, y'a des gâteaux divins qui sont arrivés !» Et encore, je parlais des gâteaux, je voulait plutôt parler d'elle ! Oui, bon, ses gâteaux étaient très bons, mais elle... enfin bref ! Au moment de porter mon café à mes lèvres, mon regard glissait et je tombais nez à nez avec... l'alliance de la jolie demoiselle. En effet, son annulaire gauche était paré d'une jolie bague en or, sertie de diamants blancs. Je buguais un instant. J'avais le chic pour tomber sur des femmes mariées, c'était pas possible, qu'est-ce que j'avais fait pour mériter ça... J'essayais tant bien que mal de sortir cette idée de mes pensées. Après tout, Siloë s'était mariée à Vegas avec son meilleur ami, pourquoi cette jolie pâtissière ne pouvait pas, elle aussi, s'être mariée à Vegas avec son meilleur ami ? Parce que la chance est mince ? Ah ? Bon.

Un client entrait dans la pâtisserie, et ma jolie blonde me quittait pour aller servir son client. Je me retournais face à la vitrine. La neige tombait de nouveau, c'était beau. La nuit aussi commençait à tomber, il allait bientôt être l'heure qu'elle ferme. Et que je rentre... à pieds... J'espérais quand même qu'avec ce temps, Julian n'aurait pas fait de conneries avec ma moto ! Je me retournais en sortant de mes rêveries une nouvelle fois, et me retrouvais face à ma jolie pâtissière. Je lançais alors, un peu déboussolé par les événements : «Avec tout ça, je ne vous ai même pas demandé votre nom ! Je squatte votre comptoir depuis plus d'une heure et je sais même pas comment vous vous appelez...» A vrai dire, elle aurait pu ne pas me répondre, je m'en foutais. J'aurai vécu un petit moment à part, comme dans une bulle, avec une femme que je n'avais jamais vue nulle part, et qui allait sûrement rentrer chez elle ce soir, retrouver son gentil mari, peut être même ses enfants...




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MessageSujet: Re: Le pêché mignon, tout nouveau tout beau ! → Ivy C. Danniels   Sam 2 Mar - 11:49





why don't you get out of my mind ?


Je l'entendis rire à ma petite réplique, après tout il fallait bien détendre un peu l'atmosphère. Il y avait de quoi être énervé, son meilleur ami était parti avec sa moto, emportant papiers et téléphone portable à la même occasion. Le pauvre homme se retrouvait tout seul, comme un idiot. Mais ce n'était pas pour me déplaire, loin de là. Il se posa contre le comptoir face à moi. Je perdais presque tous mes moyens, mes mains devenant légèrement tremblantes. « Dites donc, je ne sais pas si vous accueillez tous vos clients fauchés avec un café, mais j'ai aucune raison de le refuser... je trouverai bien quelque chose pour vous remercier !! » Je souris, haussant les épaules. Après tout, son remerciement m'importait peu, ce que je voulais c'était surtout retarder le moment où il devrait quitter ma boutique, me laissant à nouveau seule dans ma triste vie. « Non. Je n'offre de café qu'à ceux qui me plaisent bien. » fis-je avec un clin d’œil, m'empressant de filer derrière mon comptoir afin de recouvrer mon calme et enfin pour servir du café dans deux tasses. Le café, mon mari serait là il me ferait sans doute une nouvelle réflexion là-dessus, me disant qu'habituellement je détestais le café et ci et là. Seulement, j'avais découvert – ou redécouvert – son goût après mon accident et depuis j'en buvais régulièrement. « Et puis, je dois dire que vous me faites un peu pitié, abandonné par son meilleur ami dans une pâtisserie. Quelle tragédie ! » ajoutai-je quelque peu amusée tout en continuant de servir le café. « Hummmm. » entendis-je ce qui me fit relever la tête instinctivement, le regard incrédule. « C'est une merveille !!! J'ai jamais mangé un truc aussi bon ! » Sa réplique m'arracha un sourire tandis que je sortis de derrière mon comptoir pour lui apporter sa boisson. « Que voulez-vous, on est doué ou on ne l'est pas. » fis-je en riant. « Recette de ma grand-mère. » ajoutai-je en parlant tout bas, me rapprochant de son oreille comme s'il s'agissait là d'un secret d'une importance capitale. « J'ai de la chance que le temps soit pourri et que tout le monde soit chez soi, parce qu'il y avait plus de clients, je n'aurai pas la chance qu'on s'occupe aussi bien de moi ! » Mon regard était totalement hypnotisé par le sien, son regard sombre et si beau à la fois. Je me surpris même à laisser mon regard s'attarder longuement sur ses lèvres avant de les remonter automatiquement vers ses yeux, légèrement honteuse de penser à cela. « Oui, vous avez de la chance... » murmurai-je légèrement distraite. Distraite parce que je n'avais pas vraiment quoi penser de cette rencontre, de cet homme et de toutes ces choses qui m'envahissaient et que j'avais du mal à décrire. Avec sa beauté et son charisme, il devait avoir bien des femmes à ses pieds et peut-être chercherait-il seulement à me séduire pour ajouter une femme de plus à sa liste de conquête. Pourtant, il me dévisageait depuis tout à l'heure. Il me regardait d'un intense regard, il me paralysait. Mais une fois de plus, la crainte de n'être qu'une parmi un grand tableau m'accablait. De plus, j'étais mariée, comment pouvais-je l'oublier ? Je secouais la tête discrètement, espérant chasser mes idées noires. Je portai alors ma tasse de café à mes lèvres, en buvant une café lorsqu'il me demanda, me sortant de cette sorte de transe dans laquelle j'étais plongée depuis quelques minutes déjà. « Vous avez ouvert cette pâtisserie y'a longtemps ? J'suis parti bosser à New-York pendant 2 semaines et quand je reviens, y'a des gâteaux divins qui sont arrivés ! » Je souris, m'empourprant légèrement. C'est alors que j'allais répondre que je vis son regard glisser sur ma main gauche et plus précisément sur mon alliance. J'eus le réflexe d'enfouir ma main gauche dans ma poche, cachant alors ce symbole de l'amour censé être éternel mais qui ne l'était plus depuis quelques temps déjà. « Je... Oui... C'est... » bafouillai-je avant de me reprendre, « Enfin, ma boutique est toute récente. Je l'ai ouverte il y a effectivement deux semaines et je suis plutôt contente qu'elle ait un tel succès.. A croire qu'il n'y avait pas vraiment de pâtisserie dans le coin... » J'étais étrange, je n'arrivais plus à me concentrer sur lui, trop occupée par le fait qu'il avait vu mon alliance et qu'il semblait être déçu par cela... D'ailleurs je ne vis même pas le client entré. Dans un silence, un peu trop pesant à mon goût, je fus dans l'obligation de regagner mon comptoir pour prendre le commande de la jeune femme qui était entrée. Elle me demandait s'il était possible de lui faire une pièce montée pour son mariage dans deux semaines... A croire que le hasard le faisait exprès. Au moment où je voulais le moins entendre parler de mariage, voilà qu'on me remettait face à ce dernier. Je lui avais cependant dit que je ferai cette pièce-montée (même si cela ne m'enchantait guère, il fallait l'avouer). Elle était alors repartie, me laissant encore dans un silence. Je m'approchai de lui, à côté de la vitrine silencieuse. J'avais toujours ma tasse de café en main, même si je tremblais toujours autant. Je la maintenais fermement pour ne pas la lâcher et s'écraser au sol. Je laissais mon regard se perdre sur la neige qui tombait dehors. Je ne me lassais jamais d'un tel temps. J'adorais la neige. « Avec tout ça, je ne vous ai même pas demandé votre nom ! Je squatte votre comptoir depuis plus d'une heure et je sais même pas comment vous vous appelez... » Je souris, évitant de le regarder. « Je m'appelle Ivy. Et vous ? » Seulement à peine ai-je répondu que je laissais échapper ma tasse des mains, cette dernière tombant sur le sol. « Merde ! » m'écriai-je.

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MessageSujet: Re: Le pêché mignon, tout nouveau tout beau ! → Ivy C. Danniels   Dim 3 Mar - 9:23





My god you're beautiful...


J'avais l'impression de la sentir aussi paumée que moi. C'était sans doute une impression, mais dans chacun de ses regards, je sentais que quelque chose la dérangeait. Pourtant elle était là, tout près de moi, son café à la main. Elle aurait pu, avec gentillesse et politesse, m'envoyer dehors, m'appeler un taxi, me prêter son téléphone pour appeler mon meilleur ami et qu'il arrête ses blagues à la con... mais non ! Elle me laissait rester ici. J'en déduisais qu'elle aimait ma compagnie, du moins, je l'espérais. De mon côté, je me sentais étrangement serein avec elle. D'habitude, une crasse pareille venant de quelqu'un que j'apprécie ou non, j'aurai été du genre à péter un câble. Mais en la compagnie de cette jolie demoiselle, c'était différent. Mais ce qui était réellement différent, ce n'étais pas juste que j'aimais la compagnie de charmantes jeunes femmes, c'était surtout que quelque chose me dépassait dans cette rencontre. Tout depuis le début me poussait à croire qu'elle était ou allait être quelqu'un de spécial dans ma vie. Allez savoir pourquoi !

Mais lorsque j'aperçus son alliance, ce fut une toute autre histoire. J'étais aussi mal à l'aise qu'elle avait l'air de l'être. Pourquoi cacher sa main dans sa poche, camouflant cet anneau qui était le symbole de l'amour. Pas toujours, certes, j'en avais fait la rude expérience, mais on apprend de ses erreurs n'est-ce pas ? Je la voyais bafouiller pour répondre à ma question, une question pourtant banale. Mais finalement, la cliente entrant dans la boutique la fit s'éloigner de moi, pour prendre un peu de distance et s'aérer un peu l'esprit. J'en profita pour regarder la neige tomber à gros flocons, perdu dans mes pensées. Lorsqu'elle revint, je lui demanda son prénom. A peine eut-elle le temps de me répondre, que sa tasse s'éparpilla en mille morceaux à nos pieds, le bruit de la casse recouvert par le juron de la jolie blonde. J'esquissais alors un sourire avant de remonter mon regard vers elle. «Enchanté, moi c'est Arthur !». Elle m'adressa un sourire avant de se baisser pour ramasser les débris de porcelaine. Je me baissais pour l'aider et lançais alors avec un petit pic d'ironie, pour la taquiner : «Si vous ne vouliez plus de votre café il fallait le dire... c'est dommage pour la tasse !!» Je déposais les petits morceaux de porcelaine dans le creux de sa main, en prenant soin de ne pas la blesser. Je la regardais alors repartir dans l'arrière boutique, et me relevais, distraitement.

Je ne savais pas trop quoi faire, rester ici ou partir. J'avais un peu peur de me prendre un mur, j'étais en train de craquer littéralement pour une femme mariée, et ce n'était pas bien. Je n'en savais pas plus que cela à ce propos, mais sa bague, c'était assez pour comprendre. Elle revenait assez rapidement. J'étais en pleine hésitation, partir, rester... Je posais ma tasse vide sur le comptoir et un silence gênant s'installait. «Je peux emprunter votre téléphone ?» dis-je d'un ton un peu hésitant, avant de poursuivre. «Avec le temps qui fait, j'ai un peu peur que mon meilleur ami ait eu un accident, après tout, il a pas son permis moto !» En disant cette phrase, je me rendais compte à quel point Julian était un vrai casse cou, plus que moi encore... Elle me permit évidemment de passer un coup de fil, et j'appelais Julian sur le téléphone fixe de chez moi. Il décrocha assez rapidement :
-Dites moi que vous êtes une jolie blonde et vous aurez un traitement de faveur !
-Quoi ? Mais Julian je rêve ou tu réponds à MON téléphone en me faisant passer pour un pervers !?
-Pas du tout ! Je suis pas un pervers, je préfère les blondes c'est tout !
-T'es un boulet putain !
-Pourquoi t'appelles ? Tu t'es déjà tapé la jolie pâtissière et tu veux que j'vienne te chercher ?
-Tu m'dégoutes à parler comme ça ! Non, j'voulais juste être sûr que tu sois bien rentré !
-T'es un père pour moi !
-Vas te faire foutre !

Je raccrochais le téléphone d'un geste sec et soupirais fortement. Il y a des fois où mon meilleur ami me sortait vraiment par les yeux. Je me retournais alors vers Ivy avec une petite moue «Il est bien chez moi, mais je préfère pas qu'il vienne me chercher avec le temps qui fait, je pense que je vais attendre sagement un taxi à l'extérieur... en plus, il doit être l'heure pour vous de fermer la boutique. Je vais pas vous retenir ici toute la nuit !» Quoi que j'avoue, je n'aurai pas refusé de passer la nuit à apprendre à la connaître, discuter, plonger mon regard longuement dans le sien. Je m'approchais alors d'elle et déposais un baiser sur sa joue avant de renfiler mon manteau. «Merci encore pour tout, un jour je vous rendrai la pareille, soyez en sûre !» Je sortais alors de la pâtisserie et allais me geler à l'extérieur. Je restais pas très loin de la boutique, la rue qui passait devant était très fréquentée et j'aurai sûrement plus de chance de trouver un taxi. Au bout de près de 30mn, toujours rien, et j'étais un vrai glaçon. Mais j'entendais des pas derrière moi, et quelqu'un se racler la gorge. Je me retournais alors et tombais nez à nez avec Ivy, toute emmitouflée dans un gros manteau, un joli bonnet couvrait une partie de sa chevelure blonde. Elle était magnifique. Je ne pus m'empêcher de sourire en la voyant là comme une apparition divine...




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MessageSujet: Re: Le pêché mignon, tout nouveau tout beau ! → Ivy C. Danniels   Dim 3 Mar - 19:08





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Je ne savais pas pourquoi je me sentais soudainement honteuse de porter cette alliance. Après tout, que se passait-il avec cet homme ? Pour le moment rien et c'était pourquoi je ne devais pas avoir honte de cette bague qui signifiait que j'avais déjà un compagnon dans ma vie. Mais pouvais-je réellement parler de compagnon car après tout je n'étais plus très bien assurée de notre relation. Lorsque je rentrais le soir, il ne me parlait que vaguement ou il rapprochait la moindre chose sortant de ma bouche à mon accident et à mes fichues pertes de mémoires. Alors même s'il avait été là pour moi après cet accident, même s'il avait voulu que nous redevions un couple heureux, même s'il avait tenté de faire des efforts, il n'y était probablement pas parvenu puisqu'il me poussait plutôt à le fuir plutôt qu'autre chose. Il me taquinait, m'envoyait des piques et si cela lui paraissait anodin à lui et à ma sœur, cela ne l'était pas pour moi car je devais apprendre à vivre avec le fait qu'une partie de ma vie avait été effacée...

Toujours était-il que le jeune homme qui se trouvait devant moi me faisait découvrir des sensations que je n'avais plus eu depuis bien longtemps et il me plaisait, je ne pouvais le nier. Si une part de moi culpabilisait avec le fait qu'il me plaisait et craignait qu'il ne se passe quelque chose, l'autre n'avait qu'une seule envie : c'était d'en savoir plus sur ce mystérieux inconnu. A croire que le hasard faisait bien les choses. Alors qu'il me demanda pour prénom, je ne pus qu'être plus maladroite en laissant ma tasse tomber au sol après lui avoir répondu. Je savais que ce n'était qu'une question de minute avant qu'elle ne vienne s'écraser au sol en mille morceaux puisqu'il me rendait nerveuse à point que personne ne pouvait imaginer. Mes mains tremblaient et même si je m'étais accrochée à cette tasse, j'avais senti que tôt ou tard elle finirait par tomber à mes pieds. « Enchanté, moi c'est Arthur. » me dit-il tandis que je lui souris, me baissant maladroitement pour ramasser les morceaux par terre, fort heureusement, il n'y avait resté qu'un simple fond de café dans celle-ci avant qu'elle ne se brise. « Si vous ne vouliez plus de votre café il fallait le dire... c'est dommage pour la tasse !! » me fit-il d'un air taquin tandis que je riais nerveusement. « Oui, ce n'est pas grave.. » dis-je peu convaincue, à vrai dire je détestais casser un objet. Il se baissa cependant et m'aida à ramasser les morceaux, les déposant dans ma main au fur et à mesure. Je frissonnais légèrement lorsque nos mains se touchèrent. Je me sentais idiote de me mettre dans un tel état pour cet homme que je ne connaissais qu'à peine. Oui, je ne le connaissais que depuis quelques minutes mais il avait réussi à me mettre dans un état incroyable. Indéniablement. Nous finîmes par nous relever tandis que j'allais porter les débris dans une poubelle en soupirant. Je revins vers le comptoir et posai une main sur mon front pendant quelques secondes en inspirant longuement. Je n'arrivais toujours pas à expliquer pourquoi j'étais dans un tel état. J'avais à la fois envie de le fuir comme la peste par la confusion dans mon esprit que m'apportait sa présence et j'avais également tout aussi envie de le retenir auprès de moi. « Je peux emprunter votre téléphone ? » demanda-t-il en brisant le silence bien trop pesant à mon goût. « Je.. Oui, bien sûr. » dis-je simplement, reprenant mes esprit. « Avec le temps qui fait, j'ai un peu peur que mon meilleur ami ait eu un accident, après tout, il a pas son permis moto ! » me confia-t-il. Je fis de grands yeux étonnés. Arthur avait de quoi être inquiet pour son ami si ce dernier ne possédait effectivement pas le permis moto. Je priais pour qu'il ne lui soit rien arrivé. « C'est problématique. Mais je comprends, tenez. » répondis-je en lui tendant le téléphone qu'il ne mit pas longtemps à attraper. Je fis mine de m'occuper sur le comptoir, derrière ce dernier mais tendais également l'oreille. Je m'en voulais de l'espionner mais ma curiosité était sans doute un de mes plus vilains défauts. Ma curiosité et mon trait de bavarde, très certainement. Cependant, j'étais curieuse parce qu'il y avait quelque chose d'indéniable entre nous et j'avais sans doute envie d'en savoir un peu plus sur lui. Mais en même temps, je me sentais bête parce que ce n'était qu'une simple conversations entre ami, Arthur s'assurant que son ami était rentré en un seul morceau chez lui et qu'aucun malheur ne lui était arrivé. Donc tendre l'oreille ne servait pas à grand chose dans ce cas-là. Après quelques minutes, je le vis raccrocher assez brusquement, ce qui attira un peu plus mon attention – et ma curiosité. « Tout va bien ? » demandai-je poliment. « Il est bien chez moi, mais je préfère pas qu'il vienne me chercher avec le temps qui fait, je pense que je vais attendre sagement un taxi à l'extérieur.. en plus, il doit être l'heure pour vous de fermer la boutique. Je vais pas vous retenir ici toute la nuit ! » Je souris, délicate intention de sa part mais comment lui expliquer que plus longtemps je restais dans ma boutique et plus j'étais mieux, je me sentais libre. De plus, j'avais perdu toute notion du temps en sa présence, ce qui me fit lever les yeux vers la pendule accrochée au mur... Effectivement, je me demandais combien de temps s'était écoulé entre son arrivée ici et son futur départ. « Je n'avais pas vu l'heure passer... » confiai-je perdue dans mes pensées. Il s'approcha alors de moi et me déposa un baiser sur la joue. Oui, un simple baiser sur la joue qui eut le don de me faire rougir et baisser la tête en même temps... « Merci encore pour tout, un jour je vous rendrai la pareille, soyez en sûre ! » Je relevai les yeux vers lui tout en souriant. « Je n'en doute pas mais c'était avec plaisir ! » Et il sortit, me laissant seule tandis que je tournais le panneau dans le sens « Shut » pour les personnes qui s'aventureraient encore dehors par ce temps glacial. Je restais à finir de ranger quelques bricoles. Je pris mon téléphone et appelai mon cher mari pour savoir s'il pouvait venir me chercher à la boutique, je détestais conduire par ce temps. J'adorais la neige, la joie qu'elle m'inspirait mais je n'aimais pas conduire lorsque des flocons s'écrasaient sur mon pare-brise et qu'à chaque coin de rue, le verglas me menaçait. « Tu peux venir me chercher, mon tendre époux ? Je suis coincée à la boutique.. » lui demandai-je avec une voix mielleuse. « Tu m'saoûles Ivy ! J'finis mon match, on verra après. De toute façon, t'es au chaud ? Et puis, t'as qu'à demander à ta sœur ! » Je soupirais, raccrochant. Il m'agaçait et c'était définitif, nous pouvions nous voiler la face, nous berner d'illusions, plus rien n'était comme avant entre nous. Je décidais de marcher jusqu'à chez moi même si c'était assez loin, à peu près un quart d'heure/vingt minutes à pied malgré le froid de l'extérieur. Emmitouflée dans mon gros manteau gris que j'avais acheté l'hiver dernier, j'avais également pris soin de mettre un bonnet blanc pour recouvrir ma petite tête tandis que mes mains étaient dans de simples gants blanc. Ma frimousse se cachait elle aussi également derrière mon écharpe que je remontais jusqu'au nez pour être sûre d'être prête à affronter le froid. C'est alors que je le vis, debout à attendre probablement un taxi qui ne viendrait pas. Je me raclais la gorge, m'approchant doucement du jeune homme. Réprimant quelques tremblements à cause du froid, je finis par lui dire : « Je pense que vous serez un bonhomme de neige le temps qu'un taxi arrive. A mon avis, aucun ne passera avant que la neige ne se soit un peu arrêtée... Il vaut mieux que nous retournions dans la boutique, au moins nous serions au chaud et vous pourrez attendre de là un taxi. On dirait bien que vous allez devoir me supporter encore un peu. »
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MessageSujet: Re: Le pêché mignon, tout nouveau tout beau ! → Ivy C. Danniels   Ven 8 Mar - 10:06





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Il faisait froid mais la neige commençait tout juste à s'arrêter. De toute manière, le printemps n'allait pas tarder à montrer le bout de son nez. Le printemps était ma saison préférée, j'adorais la neige, mais pas trop longtemps, et pas trop souvent. Bref, les flocons se faisaient de plus en plus petits, et moins nombreux, quand Ivy arriva dans mon dos. « Je pense que vous serez un bonhomme de neige le temps qu'un taxi arrive. A mon avis, aucun ne passera avant que la neige ne se soit un peu arrêtée... Il vaut mieux que nous retournions dans la boutique, au moins nous serions au chaud et vous pourrez attendre de là un taxi. On dirait bien que vous allez devoir me supporter encore un peu. ». Un large sourire illumina mon visage. A vrai dire, si j'avais quitté sa petite pâtisserie, c'était seulement par correction, parce que je ne voulais surtout pas la déranger plus longtemps, j'avais l'impression d'avoir assez abusé de son temps. Mais quand elle revint vers moi, c'était une très agréable surprise que de voir qu'elle voulait rester en ma compagnie un peu plus longtemps.

Je la suivais alors jusque dans la boutique où il faisait bien meilleur, et où je pus enlever mon manteau. «Décidément, je suis pas destiné à quitter cette boutique !», ma phrase aurait pu être interprétée de manière différentes, plutôt positive et plutôt négative, et d'ailleurs c'est en voyant le regard d'Ivy que je me rattrapais «Enfin c'est pas pour me déplaire !». Le petit sourire qu'elle m'adressa me rassura. J'étais très bien en sa compagnie et je ne voulais pas qu'elle pense le contraire. Un nouveau silence s'installa avant que je ne le brise. Pas que je n'aimais pas les silences, mais que ceux qui s'installaient entre nous me mettaient mal à l'aise. « Vous avez toujours habité ici ou vous venez d'ailleurs... je crois que si je vous avais croisée avant, je m'en serai souvenu...» On n'oublie pas un si joli visage. Cette femme était magnifique, elle avait un visage d'ange, et pourtant on pouvait facilement lire en elle, que c'en était pas pas un, elle avait un côté écorché qu'on pourrait remarquer assez rapidement. Peut être un passé douloureux ou quelque chose qui faisait d'elle une femme très intéressante, tant à écouter qu'à regarder. Elle n'était pas comme ces autres blondes qui sont justes belles à regarder mais qui n'ont rien dans le ciboulot. Ivy n'était pas de ce genre, et j'avais vraiment envie d'apprendre à la connaître plus. Elle me racontait alors vaguement qu'elle venait de New York. Je n'étais pas assez intime avec elle pour lui demander pourquoi, mais j'enchaînais rapidement. «C'est marrant j'ai vécu pratiquement 4 ans à New York, on aurait pu se croiser...» Comme quoi le destin se joue de nous. J'aurai pu rencontrer Ivy avant Violet et ma vie s'en serait trouvée chamboulée, mais non, j'ai rencontré Violet, j'ai eu un enfant, et Ivy s'est mariée elle aussi de son côté. Parfois je me mettais à penser ce qu'aurait été ma vie "Si".

Je prenais rapidement mes aises et m'asseyais sur le comptoir, pendant qu'elle était en face de moi, adossée sur la vitrine. Je ne lâchais pas son regard une seule seconde, j'étais comme happé par celui-ci. On discutait de tout et de rien, jusqu'à ce qu'on soit coupés en entendant la porte s'ouvrir. Non mais ho ! Vous avez vu l'heure, c'est fermé ! L'homme me dévisagea et se dirigea directement vers Ivy pour l'embrasser. Je compris bien vite ce que je devais comprendre. Une boule venait se former dans ma gorge, avant de descendre du comptoir. Elle me présentait à son mari comme étant un ami. J'esquissais un sourire et récupérais mon manteau avant de quitter la boutique d'un simple geste de la main.

Je me décidais alors à marcher jusqu'à chez moi. Pendant tout ce temps, j'avais le temps pour réfléchir, penser à cette rencontre, à son mari que j'avais vu furtivement, et qui me semblait quand même assez antipathique... Elle avait complètement changé de visage au moment où il est entré. Je ne savais pas trop ce qui se passait entre eux, mais ça ne présageait rien de très bon. J'arrivais rapidement chez moi finalement, le froid m'avait poussé à marcher plus vite que d'habitude. J'étais même obligé de sonner à l'interphone de chez moi puisque ce c** de meilleur ami était parti avec mes clefs. «Jul' c'est moi ouvre il fait froid !» Il m'ouvrit la porte et j'arrivais rapidement dans le chaud de mon appartement. Il m'accueille directement, comme une fleur, en me demandant : «Alors c'était bien ! Vous avez baisé dans l'arrière cuisine et elle t'a ramené en voiture ?» «Putain Julian ta geule ! Pour une fois, UNE seule fois je te supplie de fermer ta gueule !!!» «Quoi il s'est rien passé ? Serieux mon gars faut te faire soigner hein ! Une nana comme elle ça se laisse pas passer !» «Elle est mariée !» «Ah ouai ? hum... c'est pas une raison vraiment valable ça ! Tant qu'elle est consentante !» «Tu m'fatigues... j'vais m'coucher !» Je m'enfermais alors dans ma chambre, comme un ado, avant de me jeter sur mon lit...

Le lendemain matin, j'entendis la porte de l'appartement claquer, ce qui me réveilla un peu, mais je finis par me rendormir assez rapidement. Ce que je ne savais pas, c'est que Julian était parti en ville pour voir Ivy. Si j'avais sû, je l'en aurait empêché. Il entra dans la boutique, Ivy le reconnût assez rapidement. Il prit sa commande et au moment de payer, il glissa dans la main de la jeune femme ma carte de visite, à l'arrière de laquelle il avait noté mon numéro de téléphone perso. Il rentra directement à la maison et vint me réveiller avec le sachet, rempli de bons gâteaux. «J'viens me faire pardonner !». J'ouvris les yeux et reconnus le logo de la pâtisserie d'Ivy «Me dis pas que t'es allé la voir ! Putain mais qu'est-ce que t'as dans le crâne ? Du flamby !». Je me leva et lui mis une claque derrière la tête comme les gamins, avant de prendre le sachet et de me diriger dans la cuisine. Il faut dire que toute la matinée, j'avais tourné en rond, me demandant si je devais aller la voir ou non, si je devais l'appeler ou non...




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MessageSujet: Re: Le pêché mignon, tout nouveau tout beau ! → Ivy C. Danniels   Sam 9 Mar - 14:18





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Il ne dit rien lorsque je vins le rejoindre dehors et que je lui proposais de me suivre jusqu'à ma boutique. Au moins, nous serions au chaud le temps que le temps se calme et que nous puissions enfin retourner chez nos chez-nous respectifs même si je n'avais pas envie de rentrer en ce moment-même. Je préférais largement rester en compagnie du jeune homme et à vrai dire, je n'arrivais pas trop à le laisser filer. De plus, je ne pouvais m'empêcher que nous étions liés par le destin ou quelconque autre manière d'être lié, puisque tout semblait nous pousser l'un vers l'autre. D'abord, il y avait eu son meilleur ami qui s'était trompé dans sa commande, l'obligeant à entrer dans la boutique changer la commande. Puis il avait oublié ses clefs et enfin son meilleur ami l'avait consigné à rester ici en lui volant sa moto. Et puis voilà qu'aucun de nous ne pouvait rentrer chez lui. Tout portait à croire que nous étions faits pour rester coincés dans ma boutique. Cette perspective me faisait rire de l'intérieur. « Décidément, je suis pas destiné à quitter cette boutique ! » avait-il lu dans mes pensées ? Je l'ignorais mais j’esquissai un sourire quand il ajouta : « Enfin c'est pas pour me déplaire ! » Je ne dis rien légèrement embarrassée par ce silence pesant qui venait de prendre place. « Vous avez toujours habité ici ou vous venez d'ailleurs... je crois que si je vous avais croisée avant, je m'en serai souvenu... » Je relevai la tête, les joues légèrement rosies et j'ignorais pourquoi. Cela raviva une légère blessure que j'avais essayé de cicatriser. Je pensais qu'avec le temps cela serait plus facile pour moi d'en parler mais apparemment ce n'était pas le cas. Cet accident m'avait pris une partie de ma vie et malgré tous les efforts que j'avais pu faire ou que mes proches avaient fait afin de m'y aider, je n'avais recouvré la totalité de mes souvenirs, je les créais à l'aide de photo, je les imaginais mais je ne les vivais pas, c'était comme si je ne les avais jamais vécus. Et c'était assez effrayant de se voir en photo à des moments qui sont censés être gravés dans une vie comme un mariage par exemple et je me voyais dans ma plus belle parure alors que je n'avais même pas le souvenir de ce jour-là ni même de ma rencontre avec mon mari. Cet accident m'avait tout pris, une passion pour les chevaux que je fuyais désormais, une moitié de ma vie que, malgré mes efforts, je ne retrouvais pas et sans doute jamais. Mon époux avait cru qu'en partant de New York, tout irait peut-être mieux, bâtir une nouvelle vie, de nouveaux souvenirs qui seraient aussi importants que ceux passés. Je savais qu'il avait beaucoup attendu de cette nouvelle vie, une maison dans laquelle il avait accepté que ma petite sœur viennent vivre avec nous, certainement avait-il pensé à avoir des enfants ? J'en aurais voulu oui. C'était peut-être un de mes rêves les plus profonds, fonder une famille... Maintenant, c'était une perspective que j'avais du mal à envisager, avec mon « mari » du moins. « Je suis arrivée il y a quelques temps... J'étais à New York avant. » répondis-je simplement avec un petit sourire forcé, essayant de cacher mon malaise intérieur. Je préférais largement New York. « C'est marrant j'ai vécu pratiquement 4 ans à New York, on aurait pu se croiser... » Je relevai la tête aussitôt, un large sourire sur les lèvres. Que se serait-il passé si nous nous étions croisés juste après ma sortie de l'hôpital ? Peut-être m'aurait-il été plus facile de me créer une nouvelle vie avec Arthur. Il semblait si attentif, si adorable. « Oui, c'est étrange ! » fis-je en riant. Je faisais régulièrement des promenades à Central Park avant mon accident, j'aurais très bien pu le croiser là-bas. Après tout, j'avais bien croisé ma mère à cet endroit alors que je cherchais à la fuir donc tout aurait été plausible. Le temps semblait s'être arrêté en la présence d'Arthur. Comme si plus rien ne comptait autour de nous, j'en avais oublié la neige, tout même le fait que mon mari ou ma sœur devait venir me chercher. J'entendis la porte s'ouvrir et instinctivement mon regard se posa sur cette dernière. Mon mari qui apparut et qui regarda le jeune homme installé sur le comptoir. Mon visage se décomposa. Comme je m'y attendais, il n'hésita pas à m'embrasser sans aucune retenue ce qui m'embarrassa... « Je croyais que c'était ma sœur qui venait me chercher puisque monsieur avait son match. » fis-je un peu en colère même si je tentais de me contenir devant Arthur. « Il est fini. » m'annonça-t-il en attrapant ma main alors que je la retirai aussitôt. Il dévisagea le jeune homme avant de se retourner vers moi, le regard interrogateur. « Arthur est un ami. » fis-je simplement. Arthur silencieux prit ses affaires et partit par la suite. Je m'en voulais. Mais de quoi exactement ? J'en voulais plutôt à ce qui me servait de mari.

Lorsque nous étions rentrés, j'avais préféré garder le silence et partir prendre un bain. Ma sœur n'était même pas là, elle devait certainement traîner dans sa nouvelle école d'art qu'elle affectionnait tant. D'un côté, cela m'arrangeait parce que je pourrais être au calme, mon adorable époux étant de garde cette nuit. Allongée dans ma baignoire, je laissais l'eau couler tandis que je jouais avec la mousse. Je repensais à cette rencontre plutôt inattendue dans ma boutique et j'avais le sentiment que Arthur ne serait pas une simple personne anodine dans ma vie, j'avais l'impression que ma vie allait prendre un nouveau sens avec son arrivée. C'était un sentiment étrange que je n'avais jamais ressenti et bien que ma mémoire avait oublié ma rencontre avec mon mari, j'étais presque sûre que je n'avais même pas eu ce sentiment-là à notre rencontre. Je sortis enfin de l'eau, revêtant mon pyjama favori avant de me glisser dans le lit qui serait vide cette nuit à mon plus grand bonheur. Je n'arrivais cependant pas à me sortir ce jeune homme de la tête...

J'attaquais alors une nouvelle journée à la boutique. Une matinée plutôt paisible en somme comparée à ma journée d'hier. C'est alors que je vis le meilleur ami d'Arthur entrer et j'eus l'espoir que ce dernier se trouvait juste derrière lui. Mon sourire retomba lorsque je constatai qu'il ne se trouvait pas avec lui. Je tentais de ne pas laisser paraître ma déception. Alors qu'il payait, il me glissa dans ma main quelque chose et accompagna le tout d'un clin d’œil avant de sortir de la boutique en chantonnant. C'était un sacré personnage, je devais bien l'avouer ! Je regardais ce qu'il m'avait glissé dans la main et vis que c'était une carte, Arthur Delorme, photographe. Je souris, retournant la carte et aperçus son numéro de téléphone inscrit dessus. Était-ce lui qui avait chargé son ami de me donner sa carte ou l'avait-il fait à son insu ? Toujours était-il que je ne savais pas ce que j'étais censée faire. Je pris mon portable et me mit à composer son numéro mais au moment d'enclencher l'appel, j'hésitai. Je finis tout de même par me lancer. Une sonnerie, puis deux, puis trois, mon cœur se mettait à battre de plus en plus vite alors que je n'avais qu'une envie c'était de raccrocher. Que fais-tu donc Ivy ? Je l'entendis alors décrocher et je me mis à paniquer légèrement. « Arthur ? Excusez-moi... c'est Ivy... » fis-je, timide.
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MessageSujet: Re: Le pêché mignon, tout nouveau tout beau ! → Ivy C. Danniels   Dim 10 Mar - 9:51





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Depuis que Julian était rentré avec le petit sac en papier de la pâtisserie d'Ivy, impossible de me rendormir, impossible de penser à autre chose que ce qu'il venait de faire. Après avoir tourné en rond quelques dizaines de minutes, je retournais vers lui pour lui demander «Qu'est-ce que tu lui as dit exactement ?» «Rien, je lui ai filé ta carte avec ton numéro de téléphone !». Ce mec était complètement taré. «Et t'as pas pensé une seconde à me demander la permission ?» «Ça va fais pas ton coincé ! Elle te plait je l'ai vu tout de suite !» «Elle est mariée Jul' !! J'ai croisé son mari hier soir ! » «Oui bon et après ? Elle te plait où elle te plait pas ? Après tout c'est ça l'important non ?»

Mon téléphone sonnait juste avant que je n'ai le temps de répondre à la question de Julian. Mon coeur prit une accélération tellement rapidement que j'aurai pu en sentir ma tête tourner. Mon téléphone perso. L'appelant était inconnu. Du moins, le numéro s'affichait mais il n'était pas entré dans mon répertoire. «C'est elle, décroche avant qu'elle raccroche !». Je tournais la tête vers Julian. Il avait raison, pour une fois. Je décrochais alors et portais mon téléphone à mon oreille avant de dire un «Allo» plutôt tremblant. A l'autre bout du fil, la douce voix qui se fit entendre me mit directement sur la piste, avant qu'elle ne me dise qui elle était « Arthur ? Excusez-moi... c'est Ivy... ». Mon coeur fit un bond, de nouveau. C'était tellement étrange cette situation... Je tentais un peu d'humour. «J'ai encore oublié quelque chose ?» Elle balbutia quelque chose avant que je ne la coupe, pour lui dire sur un ton on-ne-peut plus sincère : «J'ai très envie de vous revoir...» Un petit blanc s'installa au bout du fil et j'avais juste envie de me taper la tête contre un mur.


•••••••••••••••••••••••••


Je jetai un oeil à ma montre. J'avais encore de l'avance. C'était tout moi ça. Chaque fois que je stressais, j'étais en avance. Je regardais tout autour de moi. Les joggeurs avaient pris possession du parc, mélangés aux mamans avec leurs poussettes et aux promeneurs de chiens. Je n'attendais plus qu'elle. On était dimanche, la plupart des commerçants étaient fermés l'après midi, et je supposais que c'était son cas, sinon elle n'aurait pas accepté mon invitation à nous balader dans le parc. Comme un enfant, je tournais un peu en rond, shootais dans quelques cailloux, bref, j'avais du mal à rester en place. C'est en me retournant que j'aperçut Ivy, avec une jeune femme habillée en joggeuse. Je leur adressa un sourire avant que la jeune femme dépose un baiser sur la joue d'Ivy, avant de partir en sens inverse pour aller courir. Ivy arriva alors vers moi. J'hésitai un instant mais me penchais un peu et déposais à mon tour un baiser sur sa joue. «Vous avez amené votre chaperon !». Evidemment je plaisantais. Mais il est vrai que j'avais imaginé qu'elle viendrait seule. Même si en effet, nous étions désormais seuls, mais je savais quand même que cette jeune femme, partie courir, pourrait nous "espionner" si elle voulait. J'espérais seulement que ce ne soit pas une amie du mari d'Ivy ou quelque chose de ce genre. Pas que je comptais sauter sur Ivy, mais je ne voulais pas non plus lui causer de problèmes. En même temps, elle n'aurait pas accepté mon invitation si elle avait peur des représailles vis à vis de son mari ? Oulà... Je commençais à me poser un peu trop de questions... «Vous allez bien ? La matinée à été bonne ?».

Si je l'avais invités à nous retrouver ici, c'était sans doute un peu "stratégique", en effet, j'avais hésité quelques secondes à la retrouver quelque part. J'aimais beaucoup ce parc, il faisait beau, et puis... mine de rien, pour un "premier rendez vous", il vaut mieux un endroit où il y a du monde pour éviter d'effrayer la femme qui nous plait. Si j'avais choisi de l'inviter à mon studio, par sûr qu'elle serait venue. Surtout qu'elle était mariée !! D'ailleurs à cette pensée, je perdais tous mes moyens. Je me contenta alors de l'écouter me raconter cette matinée. J'en profitais pour m'excuser du comportement de Julian «D'ailleurs, je suis désolé... pour mon meilleur ami. Il a un côté assez brutal et un peu écervelé parfois. Mais il est gentil !» Malgré ses défauts. Julian était quelqu'un de bien.

On marchait côte à côte, nous racontant des choses plus ou moins futiles, j'apprenais à la connaître. Il faut dire que je ne regardais que rarement devant moi, j'avais un peu de mal à décrocher mes yeux de son visage. Mon regard se perdait parfois quand il descendait jusqu'à ses lèvres. Je les regardais articuler quelques mots... C'était indéniable, il se passait vraiment quelque chose de spécial entre nous. Je me sentais tellement étrange en sa compagnie. C'était à la fois flippant et tellement bon. Mais quand je me remettais à penser à son mariage, j'avais comme une absence, un moment de recul. Mais je ne mettais pas très longtemps avant de me perdre dans ses magnifiques yeux bleus, et dans son sourire à vous faire perdre la tête...




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MessageSujet: Re: Le pêché mignon, tout nouveau tout beau ! → Ivy C. Danniels   Mar 12 Mar - 15:43





why don't you get out of my mind ?


Je ne savais pas bien ce qui était en train de se passer dans ma tête et comment j’allais me sortir de là maintenant que je l’avais appelé. A vrai dire, je me demandais ce qui me poussait à tant vouloir composer ce numéro de téléphone, à tant vouloir réentendre sa voix alors que je ne le connaissais que depuis hier seulement. Finalement, après avoir hésité quelques longues minutes, j’avais enfin osé l’appeler. Les sonneries furent bien trop longues à nouveau et peut-être aurais-je dû raccrocher et penser que cela était un signe ? Sauf qu’il répondit, j’entendis sa voix à travers le combiné. Je me présentais, légèrement hésitante lors d’un premier temps. En même temps, j’avais peut-être un peu perdu l’habitude de me retrouver telle une adolescente face à un jeune homme qui lui plaisait, c’était indéniable oui, il me plaisait. « J’ai encore oublié quelque chose ? » s’enquit-il, ce qui eut le don de me faire sourire. « Je… non non…. » balbutiai-je, cet homme me faisait perdre mes moyens, ce que je détestais. « J’ai très envie de vous revoir… » me coupa-t-il alors que je restai sans voix quelques secondes. Je sentis mon cœur s’accélérer sous ses paroles alors que je répondais d’une petite voix, « Moi aussi… »

Finalement, nous avions convenu d’un rendez-vous. Pour moi, ce rendez-vous ne sonnait pas comme une simple rencontre entre amis, étrangement j’avais envie qu’il prenne une autre définition, une autre tournure également. Je me fichais bien de mon statut de femme mariée puisque cela faisait bien longtemps que je ne me considérais comme telle. Ma sœur qui était entrée dans ma boutique un peu plus tôt tout à l’heure, lorsque j’étais au téléphone avec lui, m’avait donc entendu, ce qui l’avait fait rire. Je savais qu’elle se trouvait au milieu de mon mariage et que si d’un côté elle aimait bien mon époux, elle restait tout de même ma sœur bien qu’elle pensait que si notre couple se détachait de plus en plus, c’était en partie à cause de mon accident, ce que je ne pensais évidemment pas. Toujours était-il qu’elle avait décidé de me suivre mais seulement parce qu’elle irait courir disait-elle. Après lui avoir fait promettre qu’elle irait bel et bien courir et qu’elle nous laisserait bien évidemment tranquille, je finis par accepter qu’elle m’accompagne. Elle m’avait supplié d’au moins m’accompagner jusqu’à lui pour être sûre que j’étais entre de bonnes mains disait-elle alors que je savais pertinemment qu’en fait, c’était sa curiosité légendaire qui l’y poussait. Elle m’avait glissé à l’oreille qu’il était tout à fait charmant et un « beau gosse » avant de me déposer une bise sur la joue et de s’en aller courir. Je me retins de rire, me retrouvant face à celui qu’elle qualifiait de « beau gosse ». Il se pencha à son tour et me déposa une bise sur la joue alors que je me sentais rougir légèrement. « Vous avez amené votre chaperon ! » plaisanta-t-il. « Ma sœur. Elle avait peur que je sois en mauvaise compagnie mais apparemment, vous lui avez plu ! » répondis-je sur le même ton, un grand sourire aux lèvres. « Vous allez bien ? La matinée a été bonne ? » Marchant, je souriais. Même si ce que nous échangions semblait être des banalités, elles ne l’étaient pas vraiment pour moi. J’étais contente qu’il s’intéresse à moi. « Les habitués du dimanche, je dirais. » fis-je en plaisantant. Effectivement, depuis que j’avais ouvert ma pâtisserie, je pouvais à peu près dire qui passait quel jour même si cela ne faisait que deux semaines que j’avais ouvert. Mais c’était toujours sympathique de voir les mêmes personnes, à force de les rencontrer, je finissais par créer des liens avec elles comme ce grand-père qui venait tous les dimanche chercher des croissants pour ses petits-enfants. Je finissais par connaître ces derniers au travers des dires du monsieur et cela m’intéressait ! « Et vous ? J’ai vu que vous étiez photographe. » dis-je en ressortant la carte que son ami m’avait confié dans la matinée. « D’ailleurs, je suis désolé… pour mon meilleur ami. Il a un côté assez brutal et un peu écervelé parfois. Mais il est gentil ! » Je ris légèrement, ces deux-là, ils faisaient la paire, il fallait bien l’avouer ! « Je n’en doute pas ! Mais ne vous en faites pas, en même temps s’il n’était pas passé me voir, nous ne serions pas là… Et puis heureusement que vous m’avez proposé de sortir, j’aurais certainement fait une dépression à rester chez moi… disons que c’est un peu compliqué ces temps-ci à la maison…» Et c’était bien vrai. Mon mari avait été de garde la nuit et il avait eu donc sa journée pour se reposer. On se serait très certainement pris la tête. « Je me demande parfois si je fais bien de rentrer à la maison… » confiai-je pensive avant de me reprendre, « Mais si je vis à la pâtisserie, on va penser que c’est un hôtel, alors il vaut mieux que j’évite ! » ajoutai-je avec une pointe d’humeur. Oh Ivy, tu dis cinquante mots en une seconde, le pauvre. « Bref, je parle trop ! Et sinon, vous devez avoir bien des femmes à vos pieds, non ? Parce qu’il faut bien l’avouer, vous êtes plutôt charmant et mignon mais aucune n’a conquis votre petit cœur ? Pourtant, il doit y en avoir des candidates ! » fis-je d’un ton enfantin.
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MessageSujet: Re: Le pêché mignon, tout nouveau tout beau ! → Ivy C. Danniels   Mar 12 Mar - 19:51





My god you're beautiful...


Elle était magnifique. J'avoue avoir eu du mal à me concentrer pour commencer une conversation. Sans doute d'ailleurs que ma question était un peu trop simple, bateau. Mais je n'avais trouvé que ça. Une fois seuls, je lui demandais si elle avait amené son chaperon, elle me répondit alors : « Ma sœur. Elle avait peur que je sois en mauvaise compagnie mais apparemment, vous lui avez plu ! ». Je rougissais légèrement. Si j'avais plu à sa soeur, c'était déjà un bon point pour moi non ? Mais à quoi je pensais là sérieusement ? Elle était mariée, merde !!!!

On commençait à marcher doucement l'un à côté de l'autre. J'enfouissais mes mains dans mes poches. Le soleil avait fait son apparition et avait fait fondre la neige de la veille. Les coureurs avaient repris leur course et le gens recommençaient à sortir de chez eux. Le début du printemps en somme. La saison des bourgeons et des nouvelles histoires d'amour ? Ok... il faut que j'arrête avec ça. NE PLUS PENSER A CA ! En même temps, difficile avec une femme aussi belle qu'Ivy à mes côtés.

« Et vous ? J’ai vu que vous étiez photographe. » me demanda-t-elle. Je lui offris un sourire avant de lui répondre modestement. «Oui, depuis quelques années, j'ai fait comme vous j'ai décidé de faire de ma passion un métier !!» Elle ne m'avais jamais parlé de la pâtisserie comme étant une passion, pourtant, je l'avais ressenti. Allez savoir comment, pourquoi ? Je ne savais pas moi même, et pourtant... Rapidement, je m'excusais à propos de Julian, et elle m'avoua que finalement, il avait bien fait, sinon on ne serait pas là tous les deux... C'était pas faux en même temps, je pouvais remercier Julian pour une fois ! Elle m'avoua alors «...Et puis heureusement que vous m’avez proposé de sortir, j’aurais certainement fait une dépression à rester chez moi… disons que c’est un peu compliqué ces temps-ci à la maison…». J'étais un peu impressionné de ses propos. Peut être que son mariage n'allait pas bien, elle appuya sur le sujet une seconde fois et je compris rapidement que quelque chose n'allait pas. Mais je n'osais pas pour l'instant lui demande quoi, et pourquoi. « Mais si je vis à la pâtisserie, on va penser que c’est un hôtel, alors il vaut mieux que j’évite ! ». Je lâchais un rire amusé et la regardais avec un large sourire avant de lui répondre «Ce serait un peu petit comme hôtel mais après tout pourquoi pas... j'ai bien squatté votre pâtisserie pendant presque 3 heures hier soir !». Elle m'adressa un nouveau sourire. Elle était vraiment, vraiment magnifique, surtout quand elle souriait.

Elle reprit alors la parole en me demandant : « Bref, je parle trop ! Et sinon, vous devez avoir bien des femmes à vos pieds, non ? Parce qu’il faut bien l’avouer, vous êtes plutôt charmant et mignon mais aucune n’a conquis votre petit cœur ? Pourtant, il doit y en avoir des candidates ! ». J'écarquillais un peu les yeux à sa question, mes joues rougissant légèrement. «Euh...» commençais-je, ne sachant pas réellement quoi dire. «Je vais prendre ça comme un compliment !» Je lâchais un petit rire légèrement timide avant de lui répondre réellement. «A vrai dire, je n'ai jamais compris pourquoi j'avais ce succès auprès des femmes. Mais bon peu importe. J'ai été marié pendant 5 ans, et j'ai divorcé il y a 8 mois. Enfin j'ai été marié c'est vite dit, j'ai un peu été forcé de me marier... mais bon ça c'est une autre histoire... Et vous alors, puisqu'on en est à parler de notre vie sentimentale ? J'ai le droit de vous retourner la question ? Une femme aussi belle que vous ne peut pas être seule ?!». Non mais.. je rêve ou on entrait dans la phase drague??? Oulà il allait falloir que je me calme ! Je ne sors pas avec les femmes mariées, c'est hors concours, ça ne marche pas. Je suis un mec bien, et malgré l'attirance que je ressens pour elle, malgré tout ce qui se passe à l'intérieur de moi quand elle est près de moi, il est impossible qu'il se passe quelque chose sachant qu'elle est mariée...



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MessageSujet: Re: Le pêché mignon, tout nouveau tout beau ! → Ivy C. Danniels   Jeu 14 Mar - 12:11





why don't you get out of my mind ?


«Oui, depuis quelques années, j'ai fait comme vous j'ai décidé de faire de ma passion un métier !!» répondit-il suite à la constatation que j’avais faite un peu plus tôt, l’ayant su grâce à sa carte de visite que son meilleur ami m’avait gentiment laissée à la boutique ce matin. Je baissai légèrement la tête, il n’avait certes pas faux mais la vérité était bien loin de cela. La pâtisserie était une passion depuis quelques mois seulement, depuis que je m’étais réveillée après ma chute et que j’avais presque tout oublié de ma vie passée. Avant j’avais été professeur de français dans un lycée new-yorkais et même si j’y avais gardé de très bons souvenirs, que mes élèves avaient pensé à moi après ma chute et m’avaient envoyé toutes sortes de cartes, je n’avais plus aucun souvenir de ces derniers, chaque nom que j’avais lu m’était désormais inconnu. Et puis, ma passion avait été les chevaux mais ma chute m’en a effrayé et je n’ai jamais eu le courage de remonter à cheval. Alors j’avais découvert que j’avais une nouvelle passion, j’aimais cuisiner toutes sortes de confiseries. Cette pâtisserie était ma nouvelle gourmandise, gourmandise que mon mari ne comprenait pas, s’opposant à l’ouverture de cette boutique mais finalement il s’était ravisé face à mon esprit borné et déterminé. « Oui… » m’étais-je donc contentée de répondre.

Et ensuite, j’avais fini par confier que je préférais de loin traîner ailleurs qu’à la maison parce que les taquineries de ce qui me servait de mari m’atteignait plus profondément que je ne l’aurais voulu. Il n’arrivait pas à comprendre que cette perte de mémoire me blessait intérieurement, elle m’avait pris une partie de mes souvenirs ce qui revenait à une partie de ma vie. Mais il remuait le couteau dans la plaie, de part sa présence évidemment qui me rappelait que j’avais oublié l’un des jours censé être le plus marquant dans ma vie et puis par ses mots puisque c’était comme s’il me prenait pour une idiote… Il se plaisait à me rappeler que j’avais oublié de nombreuses choses et que je ne devais pas être celle qui rappelait aux autres qu’ils avaient des choses à faire que ce soit des banalités comme les tâches ménagères par exemple. Si je me défendais d’un ton ironique laissant prétendre que cela m’amusait, il m’arrivait très souvent de m’enfermer dans la salle de bain quelques secondes après pour pleurer silencieusement. Mais personne ne pouvait comprendre cette cicatrice, pas même ma sœur… Alors je décidai de détendre un peu l’atmosphère en disant que de toute façon je ne devrais pas vivre à la pâtisserie car sinon tout le monde allait croire qu’il s’agissait là d’un hôtel ! Cela sembla fonctionner puisque Arthur lâcha un petit rire. « Ce serait un peu petit comme hôtel mais après tout pourquoi pas… j’ai bien squatté votre pâtisseries pendant presque 3 heures hier soir ! » Je ris une nouvelle fois, consciente qu’il pouvait dire n’importe quels mots, je souriais ou riais. Je me sentais comme revivre à vrai dire. J’avais l’impression que cela faisait une éternité que je n’avais pas ri ni souri comme cela ! « Oui, je serais un peu à l’étroit c’est vrai ! Mais vous, c’est différent, j’ai eu pitié de votre sort ! » fis-je avec un grand sourire en lui donnant un léger coup d’épaule, comme aurait fait un bon vieil ami – même si je ne l’étais pas, nous ne nous connaissions qu’à peine. Mais je me sentais tellement bien en sa compagnie.

« Euh… Je vais prendre ça comme un compliment ! » Je souriais, rougissant à mon tour. « Ç’en est peut-être un… » murmurai-je tout bas, espérant qu’il ne l’ait pas entendu. « A vrai dire, je n’ai jamais compris pourquoi j’avais ce succès auprès des femmes. Mais bon peu importe. J'ai été marié pendant 5 ans, et j'ai divorcé il y a 8 mois. Enfin j'ai été marié c'est vite dit, j'ai un peu été forcé de me marier... mais bon ça c'est une autre histoire... Et vous alors, puisqu'on en est à parler de notre vie sentimentale ? J'ai le droit de vous retourner la question ? Une femme aussi belle que vous ne peut pas être seule ?!» Il avait donc été marié puis divorcé. Je ne cessais de croire que le destin nous reliait décidément. Je sentais à mon tour que le divorce n’était pas loin mais seulement aucun de nous deux n’avait le courage de le prononcer et malgré tout je savais que mon époux était encore très attaché à moi et que si quelqu’un devait prendre une telle décision, ce serait sans doute moi. Mais aurais-je au moins un jour d’affronter cette décision ? Je l’ignorais pour l’instant. « C’est bête qu’elle vous ait laissé filer alors… » fis-je avec un léger sourire même si j’ignorais le pourquoi de leur rupture. « Et pour répondre à votre question… » commençai-je en baissant le regard sur mes chaussures, « C’est peut-être parce que je cherche à être seule justement… Je suis mariée depuis… » Je me mis à réfléchir, j’avais encore certains détails qui continuaient de s’évaporer au fur et à mesure qu’on me les rappelait. « Enfin, je…depuis quatre ans... » dis-je un peu hasard, un peu paniquée. Je soupirai un bon coup. Oui, c’était bien quatre ans. «…et… on s’assoit ? » demandai-je en désignant un banc. Il me serait bien plus facile d’en parler, posée un banc plutôt que de sentir mes jambes flageolantes. M’asseyant, je finis par reprendre un peu hésitante et d’une voix légèrement tremblante, « Mais j’ai eu un accident… je ne me rappelais plus de rien ni même de mon mari… » Il m’était toujours difficile de parler de cette partie de ma vie et je ne savais pas si cela le ferait fuir ou au contraire rester mais j’osais espérer qu’il reste, c’était la première fois que j’en parlais réellement avec quelqu’un d’autre que ma sœur. « Et plus rien ne va plus depuis. Mais je ne vais pas vous embêter, ce ne sont que des histoires. »
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MessageSujet: Re: Le pêché mignon, tout nouveau tout beau ! → Ivy C. Danniels   Jeu 14 Mar - 15:58





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On entrait délicatement dans une discussion intéressante, ou du moins, qui l'est quand la personne avec qui l'on discute nous plait autant qu'Ivy me fait fondre. J'étais complètement incapable de mettre un mot sur ce que je ressentais en sa présence, pourtant j'étais conscient que depuis la vielle, je ne cessais de penser à elle. Et rien que pour ça, je savais que ça voulait dire beaucoup. Au moment où je lui retourna la question, je compris rapidement qu'il y avait un souci de ce côté là de sa vie. J'avais cru vaguement l'imaginer, mais là je le comprenais encore mieux. « C’est peut-être parce que je cherche à être seule justement… ». Qui cherche à être seul ? Personne n'aime être seul une vie entière. Pour vouloir être seul, il faut se sentir mal avec la personne avec qui l'on est. C'étais sans doute son cas ? Je la laissais finir dans faire un bruit, seuls les bruits extérieurs du parc étaient là pour remplir les silences qu'elle laissait entre ses phrase... «Je suis mariée depuis… » commença t-elle en hésitant un peu sur la fin se sa phrase. J'avoue que je ne comprenais pas. Généralement quand on se marie, on sait depuis combien de temps on est marié. Et même quand ce n'est pas le mariage que l'on a voulu, comme le mien. Je sais au moins qu'il a duré 5 ans même si Violet n'était pas la femme de ma vie, et que je n'avais pas voulu de ce mariage. « Enfin, je…depuis quatre ans... » finit-elle par avouer, les yeux dans le vague.

Tout était confus dans ma tête, je ne comprenais pas tout ce qui se passait, mais je ne voulais pas non plus l'assaillir de questions, après tout, nous ne nous connaissions que depuis la veille, ce n'était pas correct que de lui poser mille questions. Je la laissais alors continuer sagement, les mains toujours dans mes poches. Elle proposa que l'on s'asseye. J'ai rapidement compris qu'elle se sentait mal, ou du moins, qu'elle ne se sentait pas très bien. Je m'assis près d'elle, nos jambes se touchaient presque. Elle avait les yeux rivés au loin, et tout en baissant le regard elle m'avoua : « Mais j’ai eu un accident… je ne me rappelais plus de rien ni même de mon mari… ». Elle venait de m'éclairer sur un point capital. Je lâchais un «Oh.» sans même m'en rendre compte. J'étais mal, mal pour être, mal d'apprendre ça parce que ce n'était pas quelque chose de facile à avouer, ou même à accepter. « Et plus rien ne va plus depuis. Mais je ne vais pas vous embêter, ce ne sont que des histoires. ». Je secouais la tête en la regardant, puis sans une once d'hésitation, je pris son menton délicatement entre mes doigts et tourna sa tête vers moi pour qu'elle me regarde. Elle avait les yeux humides, ce qui les rendaient encore plus magnifiques, le soleil aidant. Je la rassurais alors «Vous ne m'ennuyez pas... y'a pas de mal à avoir sa propre histoire ! On est tous différents, et si j'suis ici avec vous aujourd'hui, c'est pas pour apprendre à tricoter ! J'ai eu envie de vous connaître un peu mieux... ok ?» Je lâchais son visage et un petit sourire naquit sur ses lèvres avant qu'elle ne baisse les yeux une demi seconde. «Et puis les épreuves, c'est ce qui nous forge... je sais pas vous, mais moi j'crois au destin, et j'me dis que si on a vécu ce qu'on a vécu, c'est qu'on devait en apprendre quelque chose...». Je me gardais bien de lui dire que je croyais aussi au fait que le destin nous avais rapprochés tous les deux. Ce n'était pas le fruit du hasard. Rien n'arrive pour rien.

Je posais ma main dans son dos délicatement et le frottais doucement, comme pour lui remonter le moral. «Ça va aller ? Vous voulez une glace pour vous remonter le moral ?». Je lui offrais un petit sourire, et quand elle hocha la tête pour dire oui, je me leva en 4ème vitesse en lui disant de rester là, j'allais choisir pour elle, en espérant ne pas me tromper... Je courais vers le petit marchand de glace qui était juste en face, et dans ma course, un chien me heurta de plein fouet, ou disons, heurta mes jambes, pour finalement me retrouver à terre, dans la poussière. Je me releva rapidement et la propriétaire accourut pour m'aider à enlever la poussière que j'avais sur moi. Ivy accourut immédiatement. La jeune propriétaire du chien n'avait pas la langue dans sa poche, et sans même faire attention à Ivy, elle me proposa de se faire pardonner en m'offrant un café. J'écarquillais les yeux alors qu'Ivy était à côté de moi, elle aurait pu être ma petite amie, la jeune femme en face de moi me draguait quand même... J'allais l'envoyer bouler quand Ivy prit la parole...


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MessageSujet: Re: Le pêché mignon, tout nouveau tout beau ! → Ivy C. Danniels   Jeu 14 Mar - 16:51





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J’avais fini par lui avouer avoir eu un accident. En temps normal, j’évitais de parler de ce côté-là de ma vie même lorsque l’on m’interrogeait sur ma vie sentimentale. Combien fois j’avais esquivé le sujet ou avais-je même menti afin de ne pas avoir à m’étaler sur cette partie là que je n’aimais guère compter. Cependant, Arthur m’inspirait confiance et tout autre chose que je n’arrivais pas à définir. A vrai dire, j’étais assez confuse en sa présence puisqu’il y avait quelque chose entre nous deux, c’était indéniable mais le seul problème était que je n’arrivais pas à définir ce qu’il se passait. Mais contrairement à ce que j’aurais pu penser, il se montrait compréhensif. Combien de personnes auraient pris leurs jambes à leur cou ou auraient avec politesse écourté notre conversation alors que je ne l’aurais plus jamais vu. Lui, au contraire, il ne semblait pas vouloir fuir. Du moins, je l’espérais. A ma grande surprise, je sentis ses doigts se posant délicatement sur mon menton, me faisant tourner mon regard vers lui. « Vous ne m’ennuyez pas… y’a pas de mal à avoir sa propre histoire ! On est tous différents, et si j’suis ici avec vous aujourd’hui, c’est pas pour apprendre à tricoter ! J’ai eu envie de vous connaître un peu mieux… ok ? » Je finis par sourire, il avait le don de trouver les mots qui ranimaient en moi comme une sorte d’étincelle qui me faisait me sentir bien comme je ne m’étais pas sentie depuis bien longtemps. « Et puis les épreuves, c’est ce qui nous forge… je sais pas vous, mais moi j’crois au destin, et j’me dis que si on a vécu ce qu’on a vécu, c’est qu’on devait en apprendre quelque chose… » Certes, j’avais moi aussi une certaine croyance pour le destin. Je pensais que tout ce qui arrivait n’arrivait pas par simple hasard et qu’il avait une bonne raison d’arriver. Seulement parfois, connaître cette raison me faciliterait bien la tâche. Mais à croire que le destin se jouait de nous mais n’était-ce pas ce qui pimentait un peu notre vie également ? Après tout, c’était presque comme une quête que nous devions mener dans l’espoir de trouver la raison du pourquoi telle ou telle situation est survenue. Pour le moment, si je partais de ce principe, mon accident demeurait un mystère mais plus cela allait et plus peut-être cela se liait avec ce que je vivais en ce moment même. Peut-être cela m’ouvrait-il les yeux quant à mon mariage ? Peut-être n’avais-je pas été destinée à mon mari mais bel et bien à un autre homme ? Et surtout, je ne pouvais m’empêcher de penser que cet autre homme pourrait être Arthur ? Je devais avouer que toutes ces réflexions me donnaient le tournis. « Oui, certainement. Mais dans ce cas, je ne sais pas encore quelle leçon je suis censée en tirer. » conclus-je distraitement. Je sentis sa main me frottant le dos doucement et je ne pus m’empêcher de sourire. « Ça va aller ? Vous voulez une glace pour vous remonter le moral ? » me proposa-t-il. « C’est gentil. » fis-je en hochant la tête tandis qu’il se leva, prêt à courir vers le marchand de glaces. C’est alors qu’il heurta un chien en courant, je devais avouer que moi-même je ne l’avais pas vu arriver ce chien. Je ne mis pas longtemps avant de me lever à mon tour et de courir vers lui qui se trouvait à terre. Mais je m’arrêtais un mètre avant, voyant qu’il était en charmante compagnie. En effet, cette femme, qui devait être la propriétaire du chien, venait le dépoussiérer. Certes, c’était de sa faute s’il était tombé car c’était son chien mais était-elle au moins obligée de lui enlever soi-disant la poussière sur ses vêtements ? Après tout, il aurait pu le faire tout seul, ou j’aurais pu l’aider mais non, elle posait ses pattes sur lui. Une envie indescriptible de lui faire manger la poussière s’empara de moi sans que je ne puisse l’expliquer. Ce sentiment était étrange, je ne me souvenais pas l’avoir ressenti auparavant. Une chose était sûre : cette femme me sortait par les yeux, pour des raisons que je ne saurais expliquer. « Ça va ? » lui demandai-je, inquiète de savoir s’il ne s’était pas fait mal, la poussière n’était qu’un détail pour moi. Mais la jeune femme proposa à Arthur un café, faisant comme si je n’existais pas. Déjà que je ne l’appréciais pas beaucoup mais si elle décidait de se la jouer ainsi, ça n’allait pas aller. « Il n’a pas le temps. » fis-je sèchement, « Il est pris, passez votre chemin. » Je passais ma main dans celle d’Arthur, faisant mine que nous étions en couple et synonyme qu’elle devait passer son chemin. J’avais été impulsive, je le reconnaissais et d’ailleurs j’en étais gênée, une fois que la jeune femme partit. Je retirai ma main de la sienne et devant ses gros yeux, je lui lançais, recouvrant mon assurance : « Ben quoi ? Je vous ai évité le pire je crois ! » fis-je en croisant les bras. « De toute façon, elle doit sauter sur tout ce qui bouge et en plus, je pense qu’elle n’est même pas intéressante ! Croyez-moi, je vous ai sauvé. » ajoutai-je en regardant cette femme marcher au loin avec son chien. Si ça se trouve, elle faisait cela à tous les beaux garçons qu’elle rencontrait ! Elle lançait son chien et courait le rattraper, s’excusant et offrant un café. Pathétique. « Vous n’avez plus qu’à me remercier ! » dis-je en riant, décroisant mes bras.
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MessageSujet: Re: Le pêché mignon, tout nouveau tout beau ! → Ivy C. Danniels   Lun 18 Mar - 11:02





My god you're beautiful...


Non mais j'étais en train de rêver ou quoi ? Cette femme que je ne connaissais même pas était pratiquement en train de me tripoter. J'avais beau essayer de lui faire comprendre que ça allait, elle n'avait visiblement pas l'envie de comprendre ce que je voulais dire par "merci ça ira". Sauf que je n'avais pas remarqué pour l'instant que visage d'Ivy avait changé de couleur. Mais c'est quand elle envoya balader la jeune propriétaire du chien que je compris rapidement : « Il n’a pas le temps... Il est pris, passez votre chemin. ». Ivy glissa sa main dans la mienne et un espèce de long frisson parcourra tout mon dos. Je fermais les yeux une seconde et un mini sourire apparut sur mes lèvres. Je resserrais mes doigts entrelacés avec les siens. A vrai dire, inconsciemment, je n'avais pas envie qu'elle lâche ma main. J'avais bien compris qu'elle avait fait ça pour faire partir cette femme, mais j'étais simplement bien, là, sa main dans la mienne.

D'ailleurs, celle ci finit par passer son chemin, emportant avec elle son chien et son échec. Ce que je redoutais le plus, c'est qu'Ivy retire sa main de la mienne, ce qu'elle fit. J'essayais de cacher ma déception. Je la regardais quand même avec des petits yeux interloqués, je n'aurai jamais pensé qu'elle puisse faire une chose pareille. Mais ça prouvait que je ne la connaissais pas encore assez bien. Je cachais mon petit sourire alors qu'elle essayait de se justifier. « Ben quoi ? Je vous ai évité le pire je crois ! De toute façon, elle doit sauter sur tout ce qui bouge et en plus, je pense qu’elle n’est même pas intéressante ! Croyez-moi, je vous ai sauvé. ». Je ne pus m'empêcher lâcher un rire amusé à sa réaction. Je devais le prendre comme si je lui plaisais ? Il y avait des signes comme ceux là qui , d'habitude, ne trompent pas, mais on ne peut jamais être sûr de rien, surtout avec les femmes, je parle par expérience !! Je lui répondis alors «Merci ! Vous êtes ma sauveuse, je vous dois une fière chandelle, décidément, entre hier et aujourd'hui... je vais être obligé de vous inviter à dîner un soir pour vous remercier de tout ça !» Evidemment, c'était une invitation, mais je ne savais pas trop comment elle allait le prendre ! La seule chose que je savais désormais, c'est que depuis son accident et sa perte de mémoire, elle n'était plus réellement amoureuse de son mari, et ça, c'était plutôt un bon point pour moi. Mais toujours est-il que je me suis toujours promis de ne jamais sortir avec des femmes mariées ou en couple. Je ne suis pas ce genre de mecs...

J'avançais avec elle en mettant ma main dans son dos pour la faire avancer et on arrivait rapidement jusqu'au petit marchand de glaces. Je lui offrais la glace de son choix et en nous retournant, on tombait nez à nez avec soeur d'Ivy, qui sursautait d'ailleurs. Elle prétextait venir chercher une bouteille d'eau mais je la soupçonnais de nous espionner quand même... Je lui adressais alors un sourire plutôt mignon et on s'éclipsait Ivy et moi pour aller manger notre glace en marchant. «Tu veux pas qu'on aille s'assoir dans l'herbe ? Elle a l'air trop confortable !!!». Mon "tu" était venu tout seul, naturellement, comme si ce premier réel contact qu'était sa main dans la mienne, m'avait donné des ailes, et l'envie de me rapprocher un peu plus d'elle, au moins en la tutoyant, c'était un premier pas. Pour aller où ? Je n'en avais aucune idée encore.

On s'installait donc dans une herbe toute fraiche, le soleil commençait à vraiment taper et ça faisait du bien. J'adorais le printemps. Ne dit-on pas que c'est la saison des amours naissants ? Bon ok... pensons à autre chose...
Nous étions donc là tous les deux assis dans l'herbe. Je retirais même mes chaussures pour être plus à l'aise et je sentais quand même que mon genou me faisait mal. Je tendais ma glace à Ivy une seconde «Tu veux bien me tenir ça ? Sans tout manger hein ! T'as le droit de goûter si tu veux mais si tu la mange...» Je serai obligé de te manger... Non ok je ne pouvais pas dire ça. Je laissais donc la fin de ma phrase en suspens. Je remontais mon jean jusqu'au dessus de mon genou et découvrais une petite plaie avec un joli bleu qui était en train d'apparaître. «Outch... ah ouai j'me suis pas loupé...» C'était pas grand chose en soi, ça ne nécessitait pas de points ou quoi que ce soit, mais ça avait pas mal saigné et c'était plutôt impressionnant. Je sortais de ma poche un mouchoir en papier et essuyais la plaie un peu. Ça passerait de toute manière ce n'était pas grand chose...!


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MessageSujet: Re: Le pêché mignon, tout nouveau tout beau ! → Ivy C. Danniels   Mer 20 Mar - 16:46





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Toutes les bonnes choses avaient une fin, même si celle-ci était venue assez rapidement. J'avais en effet glissé ma main dans celle du jeune homme poussée par un sentiment particulier que je n'arrivais pas réellement à définir. Cependant, la jeune femme partie, je la retirai bien que mon envie soit tout autre mais je n'avais pas envie de la laisser si ce que je pensais ressentir, cette envie particulière, n'était pas réciproque. Je m'étais alors défendue, en prétextant que je lui avais surtout évité de finir avec une fille qui n'était certainement pas aussi intéressante que moi je l'étais. A vrai dire, la vérité était que je n'avais aucunement envie de le voir partir et surtout avec une autre femme... « Merci ! Vous êtes ma sauveuse, je vous dois une fière chandelle, décidément, entre hier et aujourd'hui... je vais être obligé de vous inviter à dîner un soir pour vous remercier de tout ça ! » Je souriais, sentant mes joues passer au rouge peu à peu. « Oui, c'est vrai que ça commence à faire beaucoup ! » dis-je amusée avant d'ajouter, « Et je ne refuserai pas une invitation à dîner... » Je lui tirai la langue, telle une enfant. Nous marchions côte à côte tandis que je sentais sa main se poser sur mon dos tandis que nous continuions de marcher. Je me rapprochai discrètement de lui, nous pouvions facilement croire à un véritable petit couple, une idée qui ne me déplaisait pas étrangement... Pourtant, il y avait quelque chose qui clochait dans mon idéal : j'étais mariée, et que je le veuille ou non, que je m'en souvienne ou non, le fait était toujours là. Alors que nous arrivions au marchand de glaces, j'en pris une à la pistache, mon parfum favori tandis que ma sœur se pointait juste derrière nous, me faisant même sursauter. Je lui lançais un regard agacé alors qu'elle comprit le message, s'excusant de venir chercher une simple bouteille d'eau. D'un côté, je doutais que ce soit la seule raison de sa présence ici mais d'un autre côté, je ne pensais pas vraiment qu'elle nous espionnait et puis de toute façon, qu'avais-je à me reprocher ? Rien, si ce n'était le fait de passer du bon temps avec un homme qui me donnait l'impression de revivre à nouveau. « Tu veux pas qu'on aille s'asseoir dans l'herbe ? Elle a l'air trop confortable !!! » dit-il alors que je relevai la tête, légèrement surprise par ce tutoiement soudain mais qui ne me posait aucunement problème. Justement, le fait qu'il avait changé de pronom, optant pour le « tu » me plaisait parce que c'était comme si notre relation avançait...vers l'amical bien entendu. Nous étions des amis, rien de plus n'est-ce pas ? Même si j'espérais qu'au fond, il me sortirait de ma situation actuelle qui m'enfermait dans un mutisme parfois et une routine un peu effrayante. Effrayante dans le sens où nous nous parlions presque plus avec mon mari, seulement quelques mots échangés et quelques taquineries que lui ne trouvaient absolument pas méchantes... Sinon, la routine en elle-même était quelque chose que je recherchais également, une vie posée, mariée, la boutique qui marcherait et des enfants lors d'un futur prochain, c'était également une chose que je visais, seulement ces temps-ci, c'était quelque chose que je n'arrivais plus à concevoir alors je me concentrais sur ma boutique seulement... Mais Arthur était arrivé aussi...  « Si tu veux ! » répondis-je enjouée alors que nous venions à nous installer sur l'herbe, glace en main. « Tu veux bien me tenir ça ? Sans tout manger hein ! T'as le droit de goûter si tu veux mais si tu la manges... » « Si je la mange ? Mais j'avoue que c'est tentant ! » répondis-je du tact au tact tandis que je goûtais la mienne. « Outch... ah ouais j'me suis pas loupé... » Mon regard vint se poser sur la plaie qu'il tamponnait à l'aide d'un mouchoir tandis que je détournai les yeux, les fermant aussitôt après avoir vu qu'il ne s'était effectivement pas loupé et que cela avait pas mal saigné... J'avais toujours eu horreur du sang. Rectification, je ne supportais pas le sang et je tournai rapidement de l’œil. Je sentis des frissons me parcourir tandis que j'avais soudainement chaud. Je respirais profondément avant de lui lancer, « ça va ? Je t'aurais bien proposé de t'aider mais disons que... je n'aime pas vraiment le sang... » Je me sentais vraiment mal. Ma sœur s'était toujours moquée de moi par rapport à mon défaut, le sang : ce n'était définitivement pas ma tasse de thé ! Les yeux toujours fermés, je tentais de recouvrer mes esprits malgré le bourdonnement incessants dans mes oreilles !
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MessageSujet: Re: Le pêché mignon, tout nouveau tout beau ! → Ivy C. Danniels   Mer 20 Mar - 18:17





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Je m'étonnais tout seul de proposer à Ivy un dîner. Après tout, ce n'était pas de la drague, je la remerciais simplement de m'avoir sauvé la mise, deux fois. Enfin, j'essayais de me persuader que je ne faisais rien de mal. Et à chaque fois que cette pensée me traversait l'esprit, le fait qu'elle soit mariée etc... j'étais j'étais pris comme d'une sueur froide. Quoi qu'elle répondit quand même à l'affirmative quand je lui proposais un dîner. J'étais rassuré. Pas que je n'aimais pas me prendre des vents, mais que lui rendre la pareille me semblait normal, voire indispensable. Finalement, après avoir commandé nos glaces (je notais que son parfum préféré était la pistache), je proposais de nous asseoir dans l'herbe fraîchement coupée. Une fois fait, je jetais un oeil à me genou, mais je remarquais rapidement qu'Ivy tournait de l'oeil. « ça va ? Je t'aurais bien proposé de t'aider mais disons que... je n'aime pas vraiment le sang... ». Je lui répondis alors, après avoir caché ma plaie sous mon pantalon «Oh, pardon... j'suis con j'aurai dû te demander avant...».

Elle avait toujours les yeux fermés, j'espérais quand même qu'elle n'allait pas tomber dans les pommes. J'avais mon brevet de secouriste, mais je me serai mal vu lui faire du bouche à bouche en plein milieu d'un parc. Bon. Ok. Cette idée m'avait effleuré l'esprit, mais je la chassais aussi vite qu'elle était apparue. «Tu peux réouvrir les yeux, j'ai caché la vilaine blessure ! T'en fais pas tout va bien je n'ai pas besoin d'une infirmière !». Je lâchais un petit rire amusé alors qu'elle ouvrait doucement les yeux. Je lui adressais alors un joli sourire tout mignon, pour qu'elle ne s'inquiète pas trop. A vrai dire, je ne savais pas trop quoi faire à cet instant précis. «Ça va aller ? Tu veux que j'aille te chercher une bouteille d'eau ?». Elle me répondit par la négative avant de retrouver ses esprits. Je grimaçais légèrement. Je n'avais jamais eu peur de la vue du sang, mais j'avais une amie que ça dérangeait. J'adorais la taquiner avec ça, jusqu'au jour où elle m'a fait comprendre que ce n'était pas drôle à vivre. Depuis ce jour, je ne me suis plus jamais moqué de quelqu'un qui n'aimait pas la vue du sang. Après tout, ça pouvait venir de plusieurs choses, vécues ou non, qu'on s'en rappelle ou non.

Bref, visiblement ça commençait à aller mieux. J'avais récupéré ma glace, et la sienne commençait à couler légèrement sur les bords. «Attention, si tu reprends pas ta glace en mains, elle va finir dans mon ventre !» Je lui souriais et elle reprenait rapidement sa glace, récupérant le coulis de pistache avec sa langue. Je préférais détourner le regard à cet instant précis pour éviter que mon coeur ne s'accélère et que mes joues ne deviennent roses. Une fois ma glace engloutie, je m'étalais sur le gazon fraichement tondu. J'adorais cette odeur de printemps. Ça me rappelait quand j'étais petit et qu'on allait dans notre maison de campagne dans le sud de la France pour passer les vacances de Pâques. Je tournais la tête vers Ivy et la regardais finir sa glace, silencieusement. Je prenais un brin d'herbe et la chatouillais au niveau de ses hanches là où son t-shirt remontait à peine. Je souriais comme un enfant, j'étais juste bien.

En tournant la tête, je voyais la soeur d'Ivy pas très loin, elle faisait semblant de faire des étirements mais je voyais bien qu'elle regardait discrètement (ou non) dans notre direction. Je demandais alors à Ivy : «Dis... ta soeur... elle aime bien ton mari ?». Oui, j'avais une idée derrière la tête. si elle me répondait que non, je comptais bien lui faire croire quelque chose, à cette petite commère ! (En tout bien tout honneur, évidemment !)


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MessageSujet: Re: Le pêché mignon, tout nouveau tout beau ! → Ivy C. Danniels   Mer 20 Mar - 20:33





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« Oh, pardon... j'suis con j'aurai dû te demander avant... » Les yeux toujours clos, je souris légèrement avant de répondre aussitôt, « Tu ne pouvais pas savoir. » Le malaise commençait à passer, le bourdonnement commençait à se taire également, je me sentais libérée de toutes ces drôles de sensations que je détestais ressentir. « Tu peux rouvrir les yeux, j'ai caché la vilaine blessure ! T'en fais pas tout va bien je n'ai pas besoin d'une infirmière ! » Je rouvris les yeux, d'abord un puis l'autre avant de constater qu'il avait remis son pantalon correctement. « Heureusement parce qu'avec moi t'es mal parti ! » répondis-je amusée. « Ça va aller ? Tu veux que j'aille te chercher une bouteille d'eau ? » me demanda-t-il. « Non, ne t'en fait pas, c'est passé. » répondis-je en secouant la tête négativement tandis qu'il reprit sa glace. Je posai une main sur mon front comme pour être sûre que cela allait bien puis je changeai de main pour ma glace, Arthur me faisant remarquer qu'elle coulait sur ma main. Étrangement, je ne l'avais même pas senti. Je pense que j'étais plutôt concentrée à respirer calmement, à faire taire les bourdonnements et être sûre que je n'allais pas tomber, j'étais plutôt occupée à tout cela plutôt que de faire attention à ma glace qui, pendant ce temps, commençait à fondre peu à peu. « Attention, si tu reprends pas ta glace en mains, elle va finir dans mon ventre. » Je me mis à rire telle une enfant. Il avait le don de me mettre complètement à l'aise. Avec lui, j'oubliais tout ce qu'il y avait autour de moi. Le parc, ma sœur qui traînait quelque part par là, ma boutique, mes soucis de mémoire et également mon mariage. Chose plus problématique encore que j'oubliais en sa présence était mon âge, j'avais l'impression de regagner l'adolescence au fur et à mesure des heures que nous passions ensemble. J'étais comme libérée de toutes mes responsabilités habituelles et c'était comme si plus rien ne pouvait m'atteindre tant que j'étais là, assise sur cette herbe, glace à la main. « Aucun risque ! » lui lançai-je avant de lécher la glace qui dégoulinait sur ma main. Je demeurais alors dans le silence le plus total, concentrée à finir ma glace tandis que Arthur venait de la terminer, s'allongeant maintenant sur l'herbe. Je sentis alors une chatouille et un long frisson me parcourut tandis que je souriais bêtement, terminant à mon tour la glace. Je m'allongeai à mon tour, prenant place à côté de lui tandis que mon regard était rivé vers le ciel. Depuis petite, j'aimais bien m'allonger sur l'herbe, regardant les nuages passer plus ou moins lentement. Je les dessinais parfois avec mon doigt sur une feuille imaginaire, ce que je ne fis pas bien entendu, Arthur allait me prendre pour une folle. En revanche, ce que nous aimions faire avec ma sœur, c'était de nous installer de façon à regarder le ciel et tenter de deviner la forme que les nuages représentaient. Notre imagination faisait alors ses preuves alors du plus banale au plus farfelu mais c'était ce que nous aimions faire lorsque nous éprouvions le besoin de retomber dans nos jeux d'enfance. Nous nous étalions par terre et nous commentions les nuages qui passaient. Après tout, c'est un passe-temps comme un autre ? « Dis... ta sœur... elle aime bien ton mari ? » Je sortis de mes pensées, tournant ma tête vers Arthur avant de suivre la direction de son regard. Ma sœur se trouvait non loin, à soi-disant s'échauffer. Je soupirais intérieurement. « C'est un peu compliqué... Il y a des fois, j'ai l'impression qu'elle l'aime bien mais d'autre, qu'elle le déteste alors un peu des deux je dirais... En même temps, elle vit avec nous donc bon, ils sont un peu obligés de se supporter mutuellement on va dire. » fis-je un peu distraite, allant à l'essentiel. C'était effectivement compliqué puisque elle prenait souvent sa défense lorsque je lui parlai du fait que je ne ressentais plus vraiment la même chose. Elle ne le comprenait pas et mettait cela sur le fait de l'accident. Elle disait que je devais rester avec lui, que je serais idiote de le quitter mais d'un autre côté, tous deux se chamaillaient assez souvent. Il était donc assez difficile de décrire leur relation.

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MessageSujet: Re: Le pêché mignon, tout nouveau tout beau ! → Ivy C. Danniels   Jeu 21 Mar - 9:10





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Elle était naturelle, ça pour l'être elle l'était, et j'adorais ce côté là de sa personnalité, même si je ne la connaissais pas encore très bien. Le simple fait de ne pas se cacher pour dire qu'elle a peur de quelque chose, tout le monde ne l'aurait pas fait... Ça me prouvait un peu qu'elle n'avait pas peur d'être elle même en ma présence, et ça me faisait plaisir il faut avouer. Elle se calmait doucement de son malaise et elle recommençait même à plaisanter, c'est que ça allait mieux. Je la laissais reprendre ses esprits avant de m'allonger dans l'herbe fraiche. Elle me rejoignit rapidement, allongée près de moi, on regardait tous les deux les nuages. C'est quand on est allongé dans cette position et que le ciel est bleu, parsemé de nuages, qu'on redevient un enfant et qu'on cherche à droite à gauche les formes les plus inattendues.

Je me tentais à lui demander ce que sa soeur pensait de son mari. A vrai dire, j'aurai voulu lui faire une blague. Mais c'est en entendant sa réponse que mon envie me passa rapidement. Je ne voulais pas avoir d'ennuis. « C'est un peu compliqué... Il y a des fois, j'ai l'impression qu'elle l'aime bien mais d'autre, qu'elle le déteste alors un peu des deux je dirais... En même temps, elle vit avec nous donc bon, ils sont un peu obligés de se supporter mutuellement on va dire. ». Mes deux mains sur mon ventre, les yeux rivés sur le ciel, je hochais la tête. «Ok donc si elle imagine qu'il se passe quelque chose entre nous, je vais me faire décapiter !!». Je lâchais un rire, nerveux sans doute. A vrai dire au fond de moi, je me sentais bouillir de voir qu'une femme aussi belle, intelligente et gentille qu'elle pouvait être mariée à un homme qu'elle n'aimait pas, ou plus. N'avait-elle pas le droit au bonheur elle aussi ? Ou sous prétexte qu'elle avait perdu la mémoire, elle devait garder ce qu'elle avait avant, même si ce n'est plus ce qu'elle désirait au jour d'aujourd'hui.

Je préférais alors changer de sujet, mon envie de jouer avec l'imagination de sa soeur me passa rapidement. Dommage, ça aurait pu être drôle de lui faire croire quelque chose... De loin, l'imagination prend rapidement le dessus sur la réalité. Je levais ma main et pointais mon doigt sur un nuage et lâchais d'un coup comme un enfant «Oh regarde celui là on dirait un dinosaure !!!». Et on éclatait de rire en même temps. Elle n'avait même pas vu ce que je lui montrais, elle n'arrivait pas à le voir. Je me rapprochais alors d'elle et collais mon épaule contre la sienne, et ma tête contre la sienne, pour avoir le regard à peu près dans la même direction, et je tendais à nouveau mon doigts vers le ciel. «Mais si là ! Regarde ! Là y'a la queue, les pattes, et son long cou ! T'as plus qu'à dessiner des dents et il boufferait presque le mouton qu'il y a devant !». Oui parce que dans les nuages, il y a toujours des moutons, ce sont les plus faciles à trouver.

Il faut dire que j'étais vraiment bien là, tout contre elle. Je pouvais même sentir son coeur battre dans sa tempe, contre ma tête. Je restais un instant silencieux, avant de trouver une autre forme loufoque : «Tiens et là y'a Mickey qui court après Minnie !». Elle éclatait de rire encore plus qu'avec le dinosaure. Elle les avait sans doute vus elle aussi... Et en voulant reposer ma main sur l'herbe, je la posais en fait sur celle d'Ivy. Je me ravisais rapidement et récupérais ma main pour la remettre sur mon ventre, sentant mon coeur battre un peu plus vite. Je n'osais pas tourner la tête pour la regarder, on était tellement proches que j'aurai été bien trop près de son visage pour rester maître de mes mouvements...

Le téléphone d'Ivy nous sortit de nos pensées, elle se relevait pour le chercher dans son sac et décrocher. C'était visiblement sa soeur. Je ne savais pas trop ce qu'elle lui racontait, mais je la voyais au loin, toujours en train de nous espionner, faussement cachée derrière un arbre. Je ne pouvais pas m'empêcher de jouer, ça faisait partie de ma personnalité. Je me redressais alors, et glissais à l'oreille d'Ivy, en murmurant : «Dis lui que j'ai envie d'une pizza, si elle peut nous ramener ça...». Ce n'était pas forcément pour ce que je lui disais, mais juste pour le fait que je lui murmurais quelque chose à l'oreille, il n'aurait pas été difficile d'imaginer qu'il se passait quelque chose entre nous, en nous voyant comme ça, de loin. Après avoir vu le sourire sur les lèvres d'Ivy, je me rallongeais dans l'herbe, ma main arrachant négligemment quelques brins d'herbe, que je me plaisait à jeter sur Ivy pour la déstabiliser, un large sourire sur mes lèvres. Un grand enfant ? Moi ? Mais pas du tout...


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MessageSujet: Re: Le pêché mignon, tout nouveau tout beau ! → Ivy C. Danniels   Ven 22 Mar - 10:14





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«Ok donc si elle imagine qu'il se passe quelque chose entre nous, je vais me faire décapiter !!» Sa réplique me fit sourire malgré la nervosité que je sentais à travers son rire. « Aucun risque parce que dès que je me retrouverai seule avec elle, j'aurai droit à un interrogatoire mais elle n'ira pas le lui dire, si c'est ce que tu crains. » dis-je en souriant sincèrement. Si je disais à ma sœur de ne rien dire, elle le ferai, j'avais confiance en elle. Elle était un peu gamine par moment, mais en même temps elle n'avait qu'une vingtaine d'années, s'étant rebellée contre ses propres parents elle s'était tournée vers moi, la seule qui l'avait toujours soutenue malgré ses choix. Une sœur qui la guidait, qui la sermonnait mais qui l'adorait. C'était pourquoi apparemment j'avais imposé sa présence à notre mari, il n'avait eu d'autres choix que de l'accepter m'avait-elle raconté un jour, se remémorant la scène en m'imitant et l'imitant également. J'avais bien ri même si je ne me souvenais pas vraiment de la scène, si ce n'était pas dire pas du tout...

Tous deux allongés sur l'herbe, nous demeurions silencieux, la tête rivée vers le ciel, regardant passivement les nuages un à un. Soudain, je vis Arthur lever sa main et indiquer un nuage. Je suivis son doigt alors qu'il lâchait : « Oh regarde celui là on dirait un dinosaure !!! » je me mis à rire. J'avais l'impression de me retrouver avec ma sœur qui trouvait toujours des formes farfelues, que moi-même je n'aurais jamais imaginées ! « Tu le vois où ton dinosaure ? » fis-je en riant de plus bel, effectivement pour moi, ces nuages avaient tous une forme particulière mais aucun ne me semblait être un dinosaure ! Il se rapprocha de moi, collant sa tête contre la mienne. Il tendit son doigt à nouveau mais malgré cela, je fronçais les sourcils. Où était son dinosaure ? « Mais si là ! Regarde ! Là y'a la queue, les pattes, et son long cou ! T'as plus qu'à dessiner des dents et il boufferait presque le mouton qu'il y a devant ! » J'éclatai de rire encore une fois, je crois que je n'avais pas ri ainsi depuis bien trop longtemps. J'en avais presque mal au ventre à force de rire ! « Je vois bien le mouton mais ton dinosaure, il est bizarre ! » lâchai-je toujours en riant. Ce rapprochement un peu soudain me plaisait. Si je pouvais rester indéfiniment comme cela, je le ferai. Ma tête contre la sienne, tous deux allongés dans l'herbe, c'était un instant magique. Je n'avais plus eu un moment ainsi depuis très longtemps, peut-être même dans mes souvenirs oubliés et encore... Je n'en étais pas certaine. Mon mari était plutôt du genre casanier. Il ne sortait que rarement, seulement pour aller à son travail. Enfin, du moins, c'était l'impression qu'il me donnait depuis que j'étais revenue à moi. « Tiens et là y'a Mickey qui court après Minnie ! » Je ris toujours un peu plus, telle une enfant avec son ami, j'avais l'impression qu'un lien spécial nous unissait avec Arthur sans trop pouvoir le décrire avec certitude. « Ils sont mignons... » lâchai-je tout sourire alors que je sentis la même du jeune homme se poser sur la mienne avant de se retirer aussitôt. Moi-même j'eus le réflexe de poser la mienne rapidement sur mon ventre après cela, rougissant légèrement. Et pourtant, j'aurais aimé qu'il la laisse sur la mienne... Mon téléphone se mit à sonner, me sortant du silence gênant qui venait de prendre place entre nous deux après son geste maladroit. Me redressant, je pris l'appel : c'était ma sœur. « Je voulais te dire que j'étais rentrée donc ne me cherche pas. » m'assura-t-elle tandis que je pointais du doigt un arbre non loin. « Ah oui ? Et c'est pour ça que t'es derrière cet arbre ? » dis-je simplement en soupirant bruyamment. « Okay, grillée. » Je me mis à rire tandis que j'entendis Arthur me glisser à l'oreille, « Dis lui que j'ai envie d'une pizza, si elle peut nous ramener ça... » Je me mordis la lèvre inconsciemment, sentant son souffle près de mon oreille. Je lui souris alors, sachant pertinemment quel était son manège. Mais elle avait quand même entendu malgré le fait que ce soit de simples murmures. « Ah non, je n'irai pas chercher de pizza, en plus j'aime pas le gars qui les fait à côté ! Mais je crois que toi, t'as des choses à me dire. » me dit-elle d'un ton qui se voulait catégorique mais qui ne l'était évidemment pas. J'imaginais qu'elle accompagnait cela avec une de ses légendaires grimaces qui n'appartenaient qu'à elle. « Oui oui. » répondis-je innocemment à ma sœur alors.« Bon, pour ta pizza, c'est mort... » dis-je à l'adresse d'Arthur en riant légèrement. Arthur se rallongea et me jetait des brins d'herbes tandis que je tentais de les éviter mais en vain, certains atterrissait quand même sur moi. Je raccrochais même si j'ignorais si ma sœur continuerait de traîner dans le coin ou si elle partirait, nous laissant enfin tranquilles. « ça suffit ! » fis-je, en français, d'un air presque menaçant avant d'éclater de rire et de me rallonger près de lui et de lui faire quelques chatouilles sur les côtes. J'avais entendu qu'il avait un accent mais il m'avait fallu un certain moment avant de comprendre que c'était un accent français, il ne me l'avait pas dit mais je l'avais deviné. C'était pourquoi j'avais riposté en français, sachant que ça le surprendrait et que j'en serai fière.

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MessageSujet: Re: Le pêché mignon, tout nouveau tout beau ! → Ivy C. Danniels   Ven 22 Mar - 17:44





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Notre complicté devenait de plus en plus évidente, et je me sentais vraiment bien avec elle. A vrai dire, depuis le début, depuis que j'avais croisé son regard, je m'étais senti bien avec elle. Il y avait quelque chose d'impalpable qui agissait entre nous. Impossible de mettre des mots dessus, tout ce que je savais, c'est que j'avais envie de passer du temps avec elle, c'est tout. Peut importe ce qu'il adviendrait de moi, de nous, je voulais juste être là, sentir son corps pas très loin, son regard sur moi, pouvoir voir son sourire... je n'essayais pas de comprendre, il ne valait mieux pas. Mais disons que tant que j'étais là près d'elle, il ne pouvait rien m'arriver.

Elle était encore au téléphone avec sa soeur, je ne la quittais pas des yeux, et lui lançais des brins d'herbe, juste pour l'embêter. Ça marchait plutôt bien ! Elle finit par raccrocher et me dire d'un air clair et précis «Ça suffit !», mais en français ! J'écarquillais les yeux, surpris de ce que j'apprenais. Elle parlait donc un peu français. Pourtant, je ne lui avais jamais dit que j'étais français ! Elle en profita d'ailleurs pour me faire des chatouilles pour se venger. J'éclatais de rire, j'étais super sensible, d'ailleurs Lohan le savait bien, il arrivait à m'avoir à chaque fois ! «Hey mais ! je savais pas que tu parlais français !» lui dis-je naturellement dans ma langue maternelle. Il ne fallait pas me chercher sur ce sujet !

Je me rallongeais sur le dos et calmais légèrement mon fou rire à cause de ses chatouilles. Je la sentais me regarder, je préférais fermer les yeux pour ne pas avoir à rougir. Je reprenais mes esprit et en rouvrant les yeux, je croisais son regard, et souriais comme un enfant. Je détournais les yeux une seconde, sa soeur avait disparu, du moins, elle n'avait plus l'air d'être dans les parages. Tan mieux, je n'aimais pas me sentir observé. Je regardais tout autour de moi, silencieux, et regardais les enfants courir pas très loin de nous, un sourire aux lèvres. Je pensais à Lohan. Je me demandais si je devais dire à Ivy que j'avais un fils, ou si c'était trop tôt. En même temps, je ne voulais pas lui cacher une chose aussi importante de ma vie. J'allais y penser sérieusement. Je me redressais et retirais les quelques brins d'herbe que j'avais sur moi, et en relevant les yeux, je remarquais qu'Ivy en avait encore dans les cheveux. Je lui souris, et tendis mon bras vers son visage, retirant les quelques brins d'herbe. Elle fermait les yeux. Allez savoir pourquoi, j'avais soudainement une envie folle de l'embrasser. Ce genre de chose ne m'arrivait pratiquement jamais. Enfin, disons pas de cette façon. Il fallait absolument que je pense à autre chose. «Je suis désolé tu avais du... de... l'herbe... dans les cheveux.» Et voilà que je m'embrouillais complètement. Ça ne me ressemblait pas, comme si je découvrais une nouvelle partie de ma personnalité.

Deux enfants passaient en courant près de nous en criant «Ouuuh les amoureuuuuux» et en riant. Des enfants quoi ! Je lâchais un petit rire, à la fois amusé et gêné. «L'imagination débordante des enfants !!». Je lui souriais mais évitais son regard, depuis déjà quelques minutes. Allez savoir pourquoi. Sans doute pour repousser mon envie soudaine de sceller mes lèvres contre les siennes. On se connaissait à peine et pourtant... Cette fois ci, c'est mon téléphone qui me sortit de mes pensées, ou plutôt, il me sauvait un peu. Je ne savais plus trop comment me comporter avec Ivy, c'était assez étrange. Je m'excusais auprès d'elle et répondais au téléphone. C'était Violet, mon ex femme. «Allo ? Oui. Euh... oui un peu mais dis toujours ? Hum. Hum. Ok je vais le chercher et j'te le ramène. Ok. A tout à l'heure !» Je raccrochais et regardais ma montre. Violet me demandait d'aller chercher Lohan à l'école pour le ramener chez elle, elle était coincée avec une tonne de boulot à rendre pour demain. C'était toujours une occasion de voir mon fils, et aussi de mettre mes idées au clair à propos de ce que je ressentais pour Ivy.

«C'était... mon ex femme.» Comment lui dire que je devais aller chercher mon fils, alors qu'elle n'était pas au courant. C'était pourtant le moment... mais comment lui dire ? Pourquoi c'était si difficile après tout ? Je n'avais pas honte de ma vie. Mais peut être aurait elle peur de moi si elle savait que j'avais déjà une "famille". Je me lançais quand même, tant pis. «Je dois aller chercher mon fils à l'école pour 16h30 et le ramener chez elle...». Je guettais chacune de ses réactions, même si je ne savais pas trop si j'avais envie de savoir ce qu'elle en pensait. J'allais sûrement me terrer sous ma couette pendant 10 jours après ça. J'évitais en fait sa réaction et tentais un changement de sujet : «J'peux te ramener si tu veux ? Je suis en moto... A moins que t'aies peur de la moto ?»


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MessageSujet: Re: Le pêché mignon, tout nouveau tout beau ! → Ivy C. Danniels   Ven 22 Mar - 18:45





why don't you get out of my mind ?


Je fus assez fière de l'effet qu'eut ma petite phrase sur lui. D'ailleurs, il ne tarda pas à riposter : « Hey mais ! je savais pas que tu parlais français ! » Son accent n'était bien sûr pas comparable au mien, il était parfait et j'eus tout de suite la confirmation de ce que je pensais : il était bel et bien français. Moi qui avais toujours rêvé de sortir avec un français... Mais à quoi pensais-je ? Ivy, tu es toujours mariée et tu ne connais cet homme que depuis deux jours seulement... mais diable qu'il me troublait ! « J'étais professeur de français avant d'ouvrir ma pâtisserie. » fis-je en souriant. Il était vrai que ni l'un ni l'autre n'avions réellement parlé de nos passés respectifs. J'ignorais totalement depuis quand il était aux Etats-Unis et la raison pour laquelle il était parti de la France tandis qu'il ne savait pas non plus que j'avais été professeur de français bien que maintenant il le savait. Mais apparemment, les chatouilles étaient une arme redoutable face à Arthur. Un point que je notais au cas où (a)

Il se rallongea tandis que je restai assise en tailleur. Il ne mit pas longtemps avant de se relever. Je le vis tendre son bras vers moi et je ne sais pourquoi mais je fermai les yeux instinctivement. Peut-être était-ce parce que je m'attendais à quelque chose ? Ou peut-être était-ce simplement parce que je voyais sa main s'avancer vers mon visage ? Je l'ignorais. « Je suis désolé tu avais du... de... l'herbe... dans les cheveux. » bredouilla-t-il tandis que je rouvris les yeux, rougissant légèrement. « Merci. » dis-je en baissant le regard. Alors que nous avions été plus que complices quelques secondes plutôt, je ne comprenais pas vraiment d'où venait cette soudaine gêne. Avais-je fait quelque chose de mal ? L'avais-je en aucun cas gêné ? Il ne me semblait pourtant pas mais peut-être qu'il n'y avait rien à comprendre ? A vrai dire, depuis que j'avais rencontré Arthur, il m'arrivait toutes sortes de sensations étranges, un embarrât dont il m'était impossible de me débarrasser en sa présence et lorsque je me retrouve seule, son visage m'apparaissait alors que je m'y attendais le moins. Alors j'avais renoncé à comprendre, évitant les migraines suite à des réflexions trop intensives sur le pourquoi du comment tout était devenu étrange depuis notre rencontre. « Ouuuh les amoureuuuuux » entendis-je. Je relevai la tête, sortant de mes pensées alors que je suivais les deux enfants du regard. Arthur rit tandis que je me sentis rougir, mimant un léger rire bien que j'étais plus embarrassée qu'autre chose, comme si j'étais prise en flagrant délit. Mais d'ailleurs de quel délit ? « L'imagination débordante des enfants !! » Je souris, répondant un simple « Oui » tout en hochant la tête. Pourtant, cette réplique prononcée par les enfants avaient animé comme un sentiment de vérité en moi, inconsciemment et je n'arrivais pas à déceler ce que cela pouvait bien signifier. Peut-être était-il encore trop tôt pour le savoir ? Une sonnerie me décrocha à nouveau de mes pensées, Arthur répondit. «Allo ? Oui. Euh... oui un peu mais dis toujours ? Hum. Hum. Ok je vais le chercher et j'te le ramène. Ok. A tout à l'heure ! » Je le vis regarder sa montre et malgré tout, sa conversation téléphonique m'intriguait.Et comme s'il avait lu dans mes pensées, Arthur me dévoila qui était son interlocuteur. « C'était... mon ex femme. » Je hochai la tête, tortillant un brin d'herbe entre mes doigts pour m'occuper l'esprit. Je ne savais pas pourquoi, mais c'était comme si je venais de recevoir une pointe au cœur. Mais sa conversation m'intriguait toujours, que ou qui devait-il chercher à la place de son ex femme ? Et tout cela prit sens lorsqu'il m'expliqua : « Je dois aller chercher mon fils à l'école pour 16h30 et le ramener chez elle... » Je m'attendais à tout mais certainement pas à cela et je me demandais bien comment j'étais censée le prendre. Les yeux écarquillés sous la surprise, je cherchai quelque chose à répondre. En même temps, il avait été marié, il était presque « normal » qu'il ait eu un enfant. Il n'y avait que moi qui n'avais pas eu de chance jusqu'ici... peut-être que si je n'avais pas eu mon accident, j'aurais également eu un enfant, qui sait ? « J'peux te ramener si tu veux ? Je suis en moto... A moins que t'aies peur de la moto ? » « Non non, je... la moto c'est bien. Mais ne te dérange pas, je rentrerai à pieds sinon... » fis-je encore un peu abasourdie sous l'annonce mais je finis par recouvrer mes esprits, me levant tout en souriant. « Il a quel âge ? Et il s'appelle comment ? » demandai-je, étrangement intéressée. Il avait eu l'honnêteté de me le dire au moins. Mais j'étais certes toujours un peu surprise malgré tout.

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MessageSujet: Re: Le pêché mignon, tout nouveau tout beau ! → Ivy C. Danniels   Ven 22 Mar - 19:51





My god you're beautiful...


Elle m'avouait avoir été professeur de français avant d'ouvrir sa pâtisserie. J'ouvrais grand les yeux d'un air abasourdi. Je n'aurai jamais imaginé une chose pareille. Si chez nous en France, la première langue à parler était l'anglais, ici aux états unis, le Français n'était pas parlé par beaucoup de monde. Ça me faisait plaisir, mais je me refusais à croire que c'était un "signe". Il ne valait mieux pas penser à ces choses là.

Après le passage des enfants, la situation devenait de plus en plus étrange. Nos rapports auparavant complices se révélaient presque gênants, allez savoir pourquoi. Peut être une prise de conscience sur une attirance mutuelle, quelque chose comme ça. Quelque chose dont on ne peut nommer l'existence. Je restais alors là à la regarder dans un silence profond, avant que mon téléphone ne nous sorte de nos rêveries. Quand je lui avoua que le coup de fil venait de mon ex femme, je vis son regard changer. Parce que non, nous n'avions pas encore parlé de notre passé, et de ce côté là, je savais plus de choses sur elle qu'elle n'en savait sur moi. Mais le pire était à venir. C'est lorsque je lui avouais la présence d'un petit bambin dans ma vie que son visage changea carrément. Je ne lui avais pourtant pas avoué la mort d'un proche ou quelque chose de grave ? Cela di, je préférais quand même qu'elle sache. Je ne savais pas du tout où allait nous mener notre histoire, sans doute une simple amitié, mais je préférais quand même qu'elle sache. Lohan prenait une grande place dans ma vie, et il n'était pas question de cacher ce genre de chose à une femme... si particulière déjà à mes yeux.

Je me sentais un peu mal de lui balancer ça comme ça, surtout vu son regard. Je lui proposais alors de la ramener en moto, si bien sûr elle n'en avait pas peur. « Non non, je... la moto c'est bien. Mais ne te dérange pas, je rentrerai à pieds sinon... ». «non mais ça m'fait plaisir... enfin... à moins que ton mari soit là, dans ce cas je serai obligé de te déposer au bout de la rue !» Je lâchais un petit rire amusé pour essayer de détendre l'atmosphère. On se levait alors, et je frottais mes fesses pour vérifier que je n'avais pas flingué mon pantalon avec de la terre humide. Ça avait l'air d'aller. On marchait alors tous les deux côte à côte sur l'herbe fraiche, et elle me demanda d'un seul coup, d'un air étrangement intéressé : « Il a quel âge ? Et il s'appelle comment ? ». Je tournais mon visage vers elle et lui offrais un sourire sincère et beaucoup plus serein qu'il y a quelques minutes. Après la réaction qu'avait eu Siloë quand elle avait rencontré Lohan, j'avais peur maintenant des gens qui n'aimaient pas les enfants. Et vu l'intérêt d'Ivy, je comprenais qu'elle les aimait bien. c'était un bon point pour moi. «Il s'appelle Lohan, et il a 4 ans et demi !». Bizarrement, je me sentais obligé de lui raconter, sans trop de détails, le pourquoi du comment. «En fait, j'ai rencontré Violet quand j'habitais à New York, j'avais tout juste 20 ans, et puis tout est allé très vite, on a pris un appart', et elle est tombée enceinte, alors on s'est mariés, et on est venus habiter ici, pour le petit. Mais bon... j'étais trop jeune et tout ça m'es rapidement passé au dessus. J'adore Lohan, c'est la prunelle de mes yeux et je regrette rien mais... pour tout ça, c'était trop tôt, j'ai pas vécu tout ce que je voulais vivre et puis... Violet, c'était pas la bonne c'est tout. Du coup on a divorcé. Y'a 8 mois. Voilà !».

Juste le temps de rejoindre ma moto. Je lui adressais un petit sourire mignon et sortais du petit coffre un casque exprès pour elle. Je l'aidais à l'attacher et la laissais monter derrière moi. «Prête ?» lui demandais-je avant de démarrer. J'étais quelqu'un de prudent en moto.. quand j'avais quelqu'un avec moi. Sinon tout seul, c'était une autre affaire. Je sentais ses petites mains se serrer autour de moi dans les virages, que j'essayais de ne pas prendre trop serrés pour ne pas lui faire peur. Ça impressionne toujours. Et on arrivait rapidement chez elle, grâce à ses instructions. Je la laissais descendre, tandis que je restais sur la moto. Heureusement son mari n'était pas là et j'avais pu la déposer juste devant chez elle. Par contre, sa soeur devait très certainement être à la fenêtre à nous épier. J'aidais Ivy à défaire la sangle de son casque, et j'étais quand même très près de son visage, ce qui ne m'aidait pas tellement à me concentrer sur l'essentiel : défaire son casque. Une fois fait, elle était libre. Je me penchais pour déposer un baiser sur sa joue, avant de me redresser. Elle me remerciait de l'avoir ramenée, et je la regardais partir, avant de la retenir, au seuil de la porte.

«Ivy ? Ça te dirait de venir avec moi à la fête du printemps un soir ? Quand tu seras libre ?»


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