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 Loan et Arthur ◭ « Les amis sont les anges qui nous soulèvent quand nos ailes n'arrivent plus à se rappeler comment voler. ».

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MessageSujet: Loan et Arthur ◭ « Les amis sont les anges qui nous soulèvent quand nos ailes n'arrivent plus à se rappeler comment voler. ».   Loan et Arthur ◭ « Les amis sont les anges qui nous soulèvent quand nos ailes n'arrivent plus à se rappeler comment voler. ». EmptyVen 1 Mar - 22:21






ARTHUR ET LOAN
« Les amis sont les anges qui nous soulèvent quand nos ailes
n'arrivent plus à se rappeler comment voler. »

Le crépuscule avait embrasé le ciel qui prenait des teintes oranges et roses, alors que l'astre solaire déclinait progressivement, commençant à disparaître derrière les silhouettes entremêlées des arbres aux branches qui s'élevaient majestueusement, la ramée bougeant doucement au rythme du vent. Loan se passa une main sur le front, exténuée après cette journée. Elle avait commencé par se lever aux aurores après une nuit entière passée à se retourner dans son lit après avoir fait un cauchemar atroce. C'était Ellyot, ils étaient tout les deux sur scène, devant une salle vide, éclairés par des lampes fixées sur des barres de fer, suspendues au plafond. Il était beau, imposant, comme il l'avait toujours été. Sur ses lèvres se dessinait un sourire léger, ses yeux étaient brillants, bleus et profonds, comme des lacs dans lesquels on peut plonger, dans lesquels on peut se perdre et ne plus jamais ressortir. Loan, elle, était belle elle aussi, ses yeux pétillaient de joie et de malice, un sourire en coin tordant ses lèvres roses, sa peau claire luisait sous la lumière artificielle. Ils récitaient les textes de la pièce "Roméo et Juliette", celle où ils s'étaient vu pour la première, bien qu'Ellyot ne jouait pas dedans et ne faisait qu'observer Loan. Elle s'était réveillée en sueur, trempée, pleurant à chaudes larmes ce décès prématuré. Elle revoyait cette liste, fatidique, qui pouvait gâcher une vie, cette liste de noms, où celui d'Ellyot était affiché en petits caractères noirs et droits, précédé par un nombre d'autres personnes et suivi par un bon nombres d'autres. Elle n'avait même pas voulu savoir les causes du problème technique dans l'avion, c'était trop douloureux d'imaginer qu'on aurait pu éviter ça si tout avait été fait correctement ! Le reste de la nuit elle l'avait passée à sangloter tout en avalant une bouteille de lait entière, buvant au goulot, les yuex rivés sur l'écran qui diffusait des séries débiles.

Puis la routine habituelle s'était imposée, malgré ces cauchemars affreux elle avait dessiné, toujours et encore, faisant peu à peu disparaître la vision de sa mémoire, le dessin l'avait toujours calmée, quelques soit les circonstances. Puis elle était partit au théâtre, chose qui lui vidait aussi l'esprit et était restée deux heures de plus que les autres à réciter encore et encore des répliques de Bérénice. C'était déroutant d'avoir des rêves aussi insignifiants aux yeux des autres et qui changeait tout pour elle... Elle avait peur que cela soit un rêve prémonitoire. Mais que pouvait-il annoncer avec seulement son défunt mari et elle jouant sagement leur rôle ? Son passé allait revenir, il allait surgir de nouveau ? Elle n'en savait rien. Loan s'effondra dans le canapé juste après avoir fermé la porte de l'entrée. Elle souffla longuement, expirant calmement tout en se frottant les yeux. L'irrésistible blonde était fatiguée, légèrement énervée par ses rêves étranges. Ses longs cheveux dorés étaient étalés autour de sa tête, lui faisant une sorte d'auréole d'or. La sonnette fit son petit bruit caractéristique, surprenant la demoiselle. Elle ne recevait pas de visite d'habitude, plus depuis la mort de son mari en tout cas. Même ses compagnons de la troupe de théâtre ne venait pas la voir. Elle se leva, pleine d'interrogation à l'égard de ce visiteur inattendu, elle n'avait rien commandé par internet et elle doutait que ds publicitaires viennent la voir à cette heure. Elle se leva de son siège et saisit la poignée, ouvrant la porte à la volée, légèrement effrayée et très intriguée. Son coeur eut un raté en découvrant un visage si familier devant elle. Elle n'avait pas revu Arthur depuis deux ans, depuis la mort d'Ellyot, elle l'avait chassé volontairement de sa vie. Violet, la femme de son ancien meilleur ami ne voyait pas leur proximité d'un bon oeil et après le décès largement prématuré de son mari, Loan avait préféré s'éloigner, elle s'était d'ailleurs éloignée de tout le monde pendant un temps, sauf de sa famille. Mais au fur et à mesure elle avait reprit contact avec sa troupe de théâtre et ses voisins, ainsi que quelques personnes qu'elle avait rencontré après l'accident d'avion.

Mais elle ne pouvait pas reprendre contact avec lui, si cela n'avait tenu qu'à elle, la jeune veuve aurait reprit contact avec son meilleur ami, qui aurait été d'une aide précieuse, un véritable pilier sur lequel s'appuyer pour remonter après la perte de cet être cher. Mais elle ne voulait pas détruire le mariage d'Arthur et ce n'était pas pas une bonne idée de se revoir si elle ne souhaitait pas gâcher la vie amoureuse de ce dernier. «Arthur ?» dit-elle d'une voix étranglée. Loan redoutait atrocement ce qu'il avait à lui dire. Peut-être venait-il la voir pour lui annoncer quelque chose d'important ? Etant-il en colère contre elle ? Elle ignorait la raison de sa venue. La jolie blonde avait toujours été très attachée à lui, elle l'avait toujours beaucoup aimé et il comptait énormément pour elle. Cela lui avait fait mal à elle-même de s'en éloigner. Elle en avait presque les larmes aux yeux en le voyant devant elle. «Qu'est ce que... qu'est ce que tu fais là ?» Loan se mordillait anxieusement la lèvre, la malmenant avec toujours plus d'inquiétude. «Tu... tu veux entrer ?» ajouta-t-elle d'un air hésitant, se plaquant contre le mur pour le laisser entrer à l'intérieur de sa maison. Elle le regarda d'un air affolé en attendant d'avoir des explications un peu plus claires.
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MessageSujet: Re: Loan et Arthur ◭ « Les amis sont les anges qui nous soulèvent quand nos ailes n'arrivent plus à se rappeler comment voler. ».   Loan et Arthur ◭ « Les amis sont les anges qui nous soulèvent quand nos ailes n'arrivent plus à se rappeler comment voler. ». EmptySam 2 Mar - 11:04





Et si on repartait de zero ?


Le temps passait à une vitesse folle et je n'avais pas une minute à moi. Les jours s'enchaînaient mais ne se ressemblaient pas. Mon quotidien était partagé entre mon boulot de photographe, pour lequel je partais souvent à New-York, mon fils dont j'avais la garde un week end sur deux à peu près, et ma soeur qui venait de débarquer à Town Square, et qui squattait chez moi depuis quelques semaines déjà. Pas tellement le temps de penser à vrai dire... mais quand il y a quelque chose enfoui à l'intérieur de soi, qu'on essaie ou non d'enfouir un peu plus, qui remonte un jour sans crier gare, ça surprend, et ça fait se remettre en question. Ce matin là, je m'étais réveillé en sursaut, après une nuit très agitée, et un cauchemar pour couronner le tout. Je tendais ma main pour attraper ma montre et regardais l'heure, à peine 7h. On était mardi, et je n'avais pas particulièrement de boulot. Mais c'est en regardant la date que je compris alors pourquoi j'étais dans cet état. Aujourd'hui c'était la date d'anniversaire de ma rencontre avec Loan. Loan ? C'était ma meilleure amie. Je dis c'était parce que cela va faire 2 ans que nous ne nous sommes pas vus, à peine croisés et pratiquement évités.

On s'est rencontrés ici, à Time Square quand on s'y est installés avec Violet, mon ex femme. Elle était enceinte de mon fils Lohan. La coïncidence de leurs deux prénoms a été frappante, et finalement, le feeling est directement passé avec la jeune femme. Ma femme pourtant ne l'entendait pas de cette oreille, et la jalousie qui la rongeait m'a poussé à voir Loan en cachette. Je prétextais des soirées de boulot, ou des déplacements. C'était pas toujours facile, mais on y arrivait. Loan, c'était un peu comme mon âme soeur amicale. Il n'y a jamais eu aucune ambiguïté entre nous, elle était un peu comme ma soeur. Je m'entendais très bien avec son mari, et heureusement, parce qu'on aurait pu se mettre beaucoup de monde à dos à cause de cette histoire. Combien de fois on a dormi ensemble tous les deux dans les bras l'un de l'autre, sans qu'il ne se passe jamais rien... combien de fous rires, combien de câlins, de tendresse, et d'amour. Parce que même si nous étions les meilleurs amis du monde, c'était une forme d'amour. J'aurai donné n'importe quoi pour qu'elle soit heureuse. Je tenais à elle plus qu'à ma femme. Et pourtant... Un jour funeste est arrivé, et ça a changé le cours de nos vie. De la sienne d'abord. Quand on perd l'amour de sa vie, rien n'est plus difficile à surmonter.

J'ai pourtant essayé d'être la pour elle, mais rapidement elle m'a fait comprendre que c'était trop dur pour elle, et que rien ni personne ne pourrait apaiser son chagrin. Elle s'est enfermée dans une bulle, où elle seule pouvait entrer. J'ai essayé, plusieurs jours, plusieurs semaines, jusqu'à jeter l'éponge, quand j'ai bien compris que je ne pourrai rien faire pour elle, tant qu'ELLE ne voulait pas d'aide. Je m'en suis voulu, tous les jours depuis cet accident. J'y ai pensé, tous les jours, et puis un peu moins. Et puis je me suis dit que si elle ne revenait pas, c'est qu'elle ne voulait plus de moi dans sa vie. Alors j'ai essayé d'oublier. Mais on n'oublie jamais vraiment... Et aujourd'hui était un jour particulier....

J'avais passé la journée à ne penser qu'à elle, j'avais réussi à avoir de ses nouvelles par des biais détournés, assez régulièrement, elle avait l'air d'aller un peu mieux, de remonter la pente doucement. Tant mieux. Mais de mon côté, il y avait des choses qu'il fallait que je règle, que je sache, pour avancer.

En soirée, je décidais alors de prendre mon courage à deux mains. En sortant du studio, je pris ma moto pour me rendre chez Loan. Elle n'habitait pas très loin du centre ville, le trajet était rapide. Heureusement parce que je n'étais pas du tout concentré sur la route, je cogitais beaucoup trop. Arrivé devant la porte, je pris une grande inspiration avant de sonner. Ce n'était pas chose facile que de revenir ici après tout ça. Mais je tenais trop à elle pour la laisser en dehors de ma vie. On était assez grands aujourd'hui pour passer au dessus de tout ça. Du moins, je l'espérais. Elle ouvrit la porte. Sa mine était fatiguée, ses yeux rougis. Je comprenais rapidement ce qui se passait. Je la connaissais par coeur après tout. Et faire semblant toute la journée pour finalement s'écrouler en rentrant chez elle, c'était tout à fait son genre. Une boule commençait à se former dans ma gorge en entendant sa voix. «Arthur ? Qu'est ce que... qu'est ce que tu fais là ? Tu... tu veux entrer ?» . Je ne savais pas trop si je voulais entrer, je ne savais pas non plus quoi lui dire, je n'avais pas prévu quelque chose à lui dire, je voulais simplement la voir, la retrouver. Je n'arrivais à sortir aucun son de ma bouche, et j'entrais finalement. Cette maison, je la connaissais par coeur, et revenir ici me faisait une drôle de sensation. La porte se fermait derrière moi. Je restais planté la une seconde avant e me retourner vers elle.

«Je... j'espère que j'te dérange pas...» Elle secouait la tête doucement pour me dire que non, elle avait l'air tout aussi choquée que moi par l'étrangeté de la situation. Je me lançais alors dans un long monologue, sans pratiquement respirer, sans pauses, je ne voulais pas qu'elle me coupe, je voulais juste vider tout ce que j'avais sur le coeur. «Ecoutes je suis désolé. Je suis désolé pour tout, je suis désolé de ne pas avoir été assez présent, j'aurai voulu être là plus souvent, pouvoir te prendre dans mes bras quand ça n'allait pas, pouvoir te dire que ça irait, avec le temps, pouvoir juste te regarder sans rien dire, pour te faire comprendre que tu n'étais pas seule. Au lieu de ça j'ai fui quand j'ai vu que je ne pouvais rien faire pour toi, et saches que je m'en veux terriblement. J'y pense tous les jours depuis 2 ans, tous les jours j'essaie de me dire que je serai assez fort pour revenir mais j'ai jamais réussi. Et ce matin j'ai vu la date et j'ai repensé à notre rencontre, y'a 5 ans. J'me suis dit que si j'attendais plus pour venir te voir, je le regretterai toute ma vie. Alors voilà, je suis là, je m'excuse pour le mal que j'ai pu te faire, la présence que je ne t'ai pas offerte... et j'espère que tu me pardonneras...»


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MessageSujet: Re: Loan et Arthur ◭ « Les amis sont les anges qui nous soulèvent quand nos ailes n'arrivent plus à se rappeler comment voler. ».   Loan et Arthur ◭ « Les amis sont les anges qui nous soulèvent quand nos ailes n'arrivent plus à se rappeler comment voler. ». EmptySam 2 Mar - 12:36

C'était comme si, inconsciemment elle avait toujours espéré ce moment, comme si elle avait toujours attendu qu'ils se revoient, un jour ou l'autre, qu'ils se reparlent, comme si elle avait toujours attendu que le visage familier d'Arthur surgisse derrière la porte. Pourtant elle s'était toujours bornée à se dire «non, Loan, le passé est derrière toi». Pourquoi ? Parce que cela faisait trop mal de renouer avec une époque enfouie, qu'elle n'avait pourtant pas oubliée. Une époque où ils étaient deux dans cette maison, où le rire d'Ellyot berçait ses journées et où ils aimaient réciter des textes à deux, le soir, debout dans le salon, en y mettant autant de ferveur qu'ils le pouvaient. Elle se souvenait de toutes les fois où Arthur et elle avait dormi ensemble, où toutes ces soirées où elle lui racontait tout ce qui lui était arrivée. C'était le premier après Ellyot à avoir été au courant de sa stérilité, elle avait pleuré ce soir là, mais dans les bras protecteurs d'Arthur, tout était différent, ils étaient dans leur bulle à eux. Son mari appréciait aussi son meilleur ami, ils s'entendaient très bien, le journaliste leur faisait confiance, il faisait confiance à Loan, il savait qu'elle ne le trompait pas avec cet homme. C'était blessant et préoccupant de voir resurgir une facette du passé alors qu'elle pensait ne plus avoir à se soucier de ces temps d'autrefois. L'illustratrice pensait qu'Arthur l'avait oublié, qu'il l'avait balayé d'un revers de main après qu'elle l'ai rejeté sans ménagements. Une boule se forma dans son estomac, la surprise et diverses émotions contradictoires lui vrillèrent les neurones, incapable de réfléchir, juste bonne à se raidir en le laissant entrer dans la pièce. Sa raison et son désir d'oubli venaient d'être poussés dans un coin très reculé de son esprit sans qu'elle n'ai rien fait pour ça.

La maison n'était pas rangée, sur la table à manger au centre de la pièce traînait des pochettes cartonnées de différentes couleurs, remplies de textes de théâtre, des pièces, des répliques... Il y avait aussi des croquis empilés un peu partout, recouvrant quasiment toutes les surfaces planes. Arthur entra, elle poussa doucement la porte en essayant de faire le moins de bruit possible, la rue endormie disparut derrière le portail de bois et le verrou se ferma dans un petit cliquetis. Son meilleur ami resta raidit au milieu de la pièce, il semblait légèrement hésitant, mais il commença à pivoter sur lui même pour se retrouver face à elle. Étonnamment, la petite blonde soutint du mieux qu'elle pouvait le regard d'Arthur, ses prunelles autrefois pétillantes plongées dans celles de son meilleur ami. «Je... j'espère que j'te dérange pas...» elle bougea lentement la tête de gauche à droite, son regard toujours planté dans le sien. «Non, je... je viens de finir de réviser mes textes.» Loan eu des frissons tout en prononçant ces mots. Combien de fois Arthur était-il venu la voir à ses représentations ? Elle adorait voir son visage dans le public en lançant un petit regard oblique sur le côté. Sa présence la rassurait, combien de fois s'était-elle motivée en se disant qu'elle jouait pour lui ? Qu'il devait être fier d'elle ? C'était un pilier pour elle de le savoir près d'elle. L'illustratrice aurait voulu pouvoir s'approcher de lui et qu'il la prenne dans ses bras, comme avant. Elle le regardait toujours, se demandant ce qu'il allait dire. Arthur prit une grande inspiration avant de commencer à parler.

« Écoutes je suis désolé. Je suis désolé pour tout, je suis désolé de ne pas avoir été assez présent, j'aurai voulu être là plus souvent, pouvoir te prendre dans mes bras quand ça n'allait pas, pouvoir te dire que ça irait, avec le temps, pouvoir juste te regarder sans rien dire, pour te faire comprendre que tu n'étais pas seule. Au lieu de ça j'ai fui quand j'ai vu que je ne pouvais rien faire pour toi, et saches que je m'en veux terriblement. J'y pense tous les jours depuis 2 ans, tous les jours j'essaie de me dire que je serai assez fort pour revenir mais j'ai jamais réussi. Et ce matin j'ai vu la date et j'ai repensé à notre rencontre, y'a 5 ans. J'me suis dit que si j'attendais plus pour venir te voir, je le regretterai toute ma vie. Alors voilà, je suis là, je m'excuse pour le mal que j'ai pu te faire, la présence que je ne t'ai pas offerte... et j'espère que tu me pardonneras...» il avait lâché ces mots sans aucune pause, à tout allure, comme s'il avait peur qu'elle ne s'évapore comme par magie et qu'il ne puisse pas lui révéler le fond de sa pensée. Ces paroles eurent l'effet d'un ras de marée sur la jeune femme, il faisait allusion à toutes les tentatives qu'il avait faite pour se rapprocher d'elle et la revoir, tentatives qu'elle avait rejetée faiblement, voulant s'éloigner. «Arthur, je... c'est pas de ta faute, je me suis éloignée toute seule, c'est moi qui t'ai demandé de partir, en quelque sorte, en rejetant ton aide sans donner de nouvelles. C'est à moi de m'excuser, tu as toujours été là pour moi. Je ne voulais pas renouer avec le passé, c'était trop douloureux.» elle fit une courte pause, baissant les yeux, craignant la réaction du photographe. Elle se sentait faiblir, elle commença à marcher dans la pièce, caressant du bout des doigts les meubles qu'elle évitait au passage.

«Tu n'y es pour rien dans tout ça, j'avais besoin d'être seule, j'avais besoin de me forger un nouveau présent, sans lui, sans sa présence. Je t'ai exclu volontairement de ce présent, je pensais que te revoir après tout ça serait une épreuve que je serais incapable de sur monter. Je suis désolée, Arthur. Tu sais, j'ai eu besoin de toi, mais j'avais besoin de me croire assez forte pour tout porter seule. J'avais le choix, je pouvais rester là à attendre qu'il revienne ou je pouvais sortir. J'ai faillis rester à l'attendre, tu sais.» les larmes lui montèrent aux yeux, elle se mordit la lèvre inférieure, refoulant ces larmes comme elle le pouvait. Une seule larme coula, sur sa joue, traçant un sillon humide sur la peau claire de Loan, venant s'échouer sur le bas de sa mâchoire avant de tomber sur le col de son gilet, formant un petit cercle plus foncé sur le tissu mouillé à cet endroit. Elle avait rarement eu l'occasion de parler d'Ellyot, elle évitait à tout prix ce sujet, mais maintenant qu'il était là elle était obligée de relâcher ce flot de paroles contenues depuis trop longtemps, elle avait besoin de lui dire. Elle avait faillit rester à l'attendre, oui, elle avait passée une journée entière à lui parler, recroquevillée sur le plancher en pleurant. Il lui devenait plus difficile de parler, elle avala avec peine sa salive. «Et tu sais ce que j'ai fais ? Je suis restée recroquevillée là une journée entière à lui parler.» dit-elle d'une voix étranglée, laissant couler une nouvelle larme en désignant d'un geste vague un coin de la pièce. «Et j'attendais qu'il me réponde.» souffla-t-elle, raidit devant le coin de la pièce où elle avait passé cette journée. C'était dur de s'en souvenir, trop dur de réaliser qu'elle était bien partie pour sombrer ce jour-là, à attendre qu'il répodne alors que sa voix était à tout jamais éteinte. «Alors non, Arthur, ce n'est pas de ta faute, tu as toujours été un exemple pour moi et tu le seras toujours, je n'ai aucune raison de t'en vouloir, c'est de ma faute.» elle continua de regarde le coin de la pièce, elle était maintenant de dos à son meilleur ami.
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MessageSujet: Re: Loan et Arthur ◭ « Les amis sont les anges qui nous soulèvent quand nos ailes n'arrivent plus à se rappeler comment voler. ».   Loan et Arthur ◭ « Les amis sont les anges qui nous soulèvent quand nos ailes n'arrivent plus à se rappeler comment voler. ». EmptyDim 3 Mar - 9:47





Et si on repartait de zero ?


Il avait fallu que je prenne une grande inspiration pour lui dire tout ce que j'avais sur le coeur. Un peu comme si j'avais eu peur de perdre le fil, de me perdre dans mes idées, ou d'avoir cette boule dans ma gorge, trop grosse pour finir mes phrases. La voir là juste en face de moi était à la fois quelque chose de douloureux, et quelque chose de magique. J'étais entre 2 sentiments tellement forts et tellement opposés que j'avais du mal à faire la part des choses. Une fois ma tirade terminée, je lâchais un peu la pression, et essayais de respirer calmement, mais ce n'était pas chose facile.
Je la connaissais tellement par coeur, je savais pourquoi elle m'avait chassée de sa vie, et je savais aussi pourquoi elle se sentait mal aujourd'hui, parce que c'était un peu comme des bribes du passé qui ressurgissaient d'un coup comme ça. Je pouvais comprendre qu'elle me jette une autre fois, et cette fois, j'aurai pris mes jambes à mon cou et je me serai tapis dans l'ombre, je ne l'aurai plus jamais recontactée. Et même si j'espérais que cette éventualité ne se passe pas, je savais que ça pouvait quand même arriver. Ses yeux commencèrent à se remplir de larmes, c'était douloureux pour moi, j'étais la source de ses larmes, du moins ce soir !
A elle de répondre à tout ce que je venais de lui dire :
«Arthur, je... c'est pas de ta faute, je me suis éloignée toute seule, c'est moi qui t'ai demandé de partir, en quelque sorte, en rejetant ton aide sans donner de nouvelles. C'est à moi de m'excuser, tu as toujours été là pour moi. Je ne voulais pas renouer avec le passé, c'était trop douloureux. Tu n'y es pour rien dans tout ça, j'avais besoin d'être seule, j'avais besoin de me forger un nouveau présent, sans lui, sans sa présence. Je t'ai exclu volontairement de ce présent, je pensais que te revoir après tout ça serait une épreuve que je serais incapable de sur monter. Je suis désolée, Arthur. Tu sais, j'ai eu besoin de toi, mais j'avais besoin de me croire assez forte pour tout porter seule. J'avais le choix, je pouvais rester là à attendre qu'il revienne ou je pouvais sortir. J'ai faillis rester à l'attendre, tu sais.»

Mon coeur se serrait un peu plus en entendant ses mots. Je la voyais à la fois plus proche de moi que jamais, et à la fois, elle s'éloignait de moi, physiquement. Je ne savais pas vraiment comment réagir. Je n'étais pas un mec tellement démonstratif en général, surtout au niveau de mes sentiments. Mais Elle et moi, c'était quelque chose de spécial, et je n'avais jamais été avec elle comme j'avais été avec aucune autre personne, hormis ma soeur Capucine. Cette larme qui coula le long de sa joue me fit l'effet d'un electrochoc, ça me rappelait ce jour où elle avait appris la mort d'Ellyot. Ça me faisait tellement mal de la voir dans cet état. Je n'avais qu'une envie, aller la prendre dans mes bras. Mais au lieu de ça, je restais là, figé au milieu du salon, mon casque de moto dans ma main, encore tout habillée, mon manteau zippé jusqu'au cou. Je n'avais ni chaud ni froid, j'avais l'impression de ne rien ressentir à part mon coeur qui se serrait à mesure qu'elle se confiait à moi. «Et tu sais ce que j'ai fais ? Je suis restée recroquevillée là une journée entière à lui parler...Et j'attendais qu'il me réponde.» Mes yeux commençaient à s'embrumer. J'avais vraiment du mal avec le fait qu'elle ait été si malheureuse et que je n'ai pas été là. «Alors non, Arthur, ce n'est pas de ta faute, tu as toujours été un exemple pour moi et tu le seras toujours, je n'ai aucune raison de t'en vouloir, c'est de ma faute.» Elle était désormais dos à moi. Je ne la voyais pas, mais je savais que d'autres larmes étaient en train de couler sur ses joues, et c'en était trop pour moi.

Je laissa tomber mon casque à terre, et m'approchais d'elle assez rapidement pour qu'elle n'ait le temps de réagir, je la fis se retourner et la pris dans mes bras. Je crois que j'aurai pu l'étouffer tellement je la serrai fort. J'avais besoin de retrouver ce sentiment de plénitude, celui qui fait que vous vous sentez bien, juste parce que vous êtes près d'une personne que vous aimez, que tout le reste s'efface autour de vous. Je passais ma main dans ses cheveux comme pour la rassurer. Je retenais difficilement mes larmes, j'avais attendu ce moment pendant deux longues années, c'était comme une délivrance aujourd'hui. Dans un murmure je lâchais alors «J'te demande pardon, mais si tu veux bien que je revienne, j'te lâcherai plus c'est promis !». Elle ne répondait plus, mais se sentais son dos s'agiter sous ses sanglots, qu'elle étouffait dans mon cou. Je la serrais un peu plus fort contre mon coeur, tout en continuant de caresser ses cheveux pour la calmer. On passait ainsi quelques longues minutes, le temps qu'elle se calme. J'avais l'impression que ce jour était crutial dans ma nouvelle vie, comme une renaissance. Je venais de retrouver un petit bout du soleil qui avait illuminé ma vie pendant plusieurs années. Le ciel s'éclaircissait doucement...

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MessageSujet: Re: Loan et Arthur ◭ « Les amis sont les anges qui nous soulèvent quand nos ailes n'arrivent plus à se rappeler comment voler. ».   Loan et Arthur ◭ « Les amis sont les anges qui nous soulèvent quand nos ailes n'arrivent plus à se rappeler comment voler. ». EmptyDim 3 Mar - 11:03

Il avait écouté la jeune femme en silence, attendant patiemment qu'elle ai finit ce triste monologue. Loan était maintenant debout, raide et droite comme un "i", crispée par la tristesse, l'envie de fuir, de s'effacer. Elle se sentait proche de lui et en même temps si loin, habitée par cette sorte de nostalgie, de mélancolie qu'elle n'avait pas quand elle l'avait eu en ouvrant la porte et le découvrant en face d'elle. Avoir dit tout ça l'avait libérée d'un poids qu'elle avait depuis trop longtemps sur les épaules. La jeune femme ne se sentait pas bien à présent, son mal être la remplis et son coeur se serra dans sa poitrine. Les larmes coulaient abondamment maintenant, ses joues devinrent luisantes d'humidité, brillant sous la lumière artificielle de la lampe qui pendant au plafond. Le visage de son défunt mari lui revint à l'esprit, cette vision la torturais tandis qu'elle s'imprégnait de plus en plus dans son esprit. Ses épaules commencèrent à se secouer, prise de secousses elle commença à pleurer à chaudes larmes. Elle laissa échapper plusieurs hoquets puis elle porta sa main droite à sa main, tentant d'étouffer ses pleurs. Son envie de pleurer devint de plus en plus forte, une boule de forma dans son estomac et elle eut l'impression que quelque chose compressait sa poitrine atrocement. Elle mordit violemment sa lèvre inférieure dans l'espoir de se calmer instantanément. Mais rien n'amoindrit cette envie de laisser s'échapper des larmes contenues depuis trop longtemps, qui sortaient comme si elles étaient un flot tumultueux qui avait été trop longtemps bloqué par un grand barrage. Elle posa ses deux mains sur son visage pour se pas qu'Arthur voit qu'elle pleurait, bien qu'il ai déjà du le remarquer.

Avant qu'elle ai le temps de faire quoi que ce soit elle entendit un bruit sourd, caractéristique d'un objet lourd qui tombait sur le sol. Elle sentit les mains d'Arthur se poser sur elle tendit qu'il la retournait vers lui. Il la serra contre lui, au début elle fut surprise par la rapidité des mouvements d'Arthur mais elle se sentit bien dans les bras de son meilleur ami et elle se serra encore plus contre lui, laissant aller complètement sa tristesse à travers ses larmes. Elle passa ses bras autour du torse d'Arthur et se pressa contre lui, sa présence lui avait tellement manqué qu'elle s'accrochait maintenant à lui comme s'il pouvait s'envoler à tout moment, disparaître et qu'elle passerai le reste de sa vie à essayer de l'oublier. Elle ne voulait pas le perdre comme elle avait perdu Ellyot. Loan sentit la main de son meilleur ami se poser sur ses cheveux et les caresser doucement, depuis combien de temps n'avait-elle pas pu se sentir aussi bien ? Depuis combien de temps était-elle enfermée dans ce faux bonheur ? Depuis combien de temps voulait-elle retrouver cette joie perdue et ce bien être qu'elle ressentait maintenant dans les bras de son meilleur ami ?
La jeune femme continua de sangloter, mais cette fois-ci ce n'était pas que des larmes de tristesse en pensant à Ellyot mais aussi des larmes de joie en se retrouvant avec Arthur. «J'te demande pardon, mais si tu veux bien que je revienne, j'te lâcherai plus c'est promis !» elle se serra encore plus contre lui, elle avait besoin de ce contact, c'était un pilier pour elle et elle ne voulait pas le laisser partir. « Je t'en supplie ne t'en vas pas, Arthur. » murmura-t-elle en enfouissant son visage dans le cou de son meilleur ami. Elle se recula un peu et commença à essuyer ses larmes d'une main, puis elle plongea son autre main dans celle d'Arthur et la serra très fort, presque assez fort pour lui faire mal mais ce n'était pas son intention, elle voulait juste se sentir proche de lui. « Tu m'as manqué.» dit-elle en tentant d'esquisser un petit sourire.

Elle le regarda longuement avant de baisser les yeux et de se rapprocher un peu plus de nouveau. Loan pensa soudainement à Violet, la femme d'Arthur, elle se rappelait toutes les fois où ils avaient dû se voir en cachette pour éviter la colère de Violet. Elle pensa aussi à Lohan, ils avaient le même prénom et c'était en partie comme ça qu'elle avait commencé à parler avec Arthur, mais elle était aussi attaché au fils de son meilleur ami qui avait dû grandir depuis le temps qu'ils ne s'étaient pas vu. Violet et Arthur était-il toujours marié, se demanda-t-elle. Probablement, car il formait un beau couple malgré les crises de jalousie de cette femme. Elle n'était pas foncièrement méchante, mais elle avait un caractère fort. Elle n'avait jamais été très aimable avec Loan. « Lohan et Violet vont bien ? » souffla-t-elle doucement sans lâcher la main de son meilleur ami.

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MessageSujet: Re: Loan et Arthur ◭ « Les amis sont les anges qui nous soulèvent quand nos ailes n'arrivent plus à se rappeler comment voler. ».   Loan et Arthur ◭ « Les amis sont les anges qui nous soulèvent quand nos ailes n'arrivent plus à se rappeler comment voler. ». EmptyDim 10 Mar - 11:36





Et si on repartait de zero ?


C'était un sentiment étrange. Je me sentais paisible, bien qu'ayant le coeur lourd. Je retrouvais enfin celle qui arrivait il y a encore 2 ans, à me faire penser à autre chose qu'à mon couple désastreux. Elle avait toujours été là, depuis que je la connaissais. On était les mêmes, identiques, et la retrouver ici, pouvoir la prendre dans mes bras, ça me faisait un bien fou, indescriptible ! Je la serrais fort contre moi, peut être par peur qu'elle me repousse, peut être par peur qu'elle ne s'en aille, qu'elle me fuit une fois encore. Je ne voulais plus être séparé d'elle, ça avait été bien trop dur à vivre, j'avais mis des mois à m'en remettre, à ne penser qu'à elle. Parfois même je m'étais demandé s'il n'y avait pas plus qu'un sentiment d'amitié en moi, pour qu'elle me manque autant. Mais maintes et maintes fois je me suis rendu compte qu'elle était pour moi comme une soeur, et que l'amour que je lui portais n'avait rien d'un amour de couple.

Elle était bel et bien là, fourrée dans mes bras, comme avant. Et quand je m'excusa pour lui montrer que je ne voulais plus être séparé d'elle, c'était à elle de me répondre « Je t'en supplie ne t'en vas pas, Arthur. ». Je secouais la tête pour lui répondre à la négative, et murmurais, comme un soupir de soulagement «Plus jamais.». Elle prenait un peu de distance mais gardait ma main dans la sienne, la serrant fort, sûrement pour les mêmes raison que je la serrais contre moi tout à l'heure. Elle essuya ses larmes d'un revers de main, le temps de se calmer doucement, mais sûrement. J'étais là maintenant. « Tu m'as manqué.» me dit-elle en essayant de me sourire un tantinet. Je lui offris un sourire, franc et rempli de tendresse. «Toi aussi tu m'as manqué, tellement...». Je ne pus m'empêcher de la serrer dans mes bras une nouvelle fois, moins fort cette fois ci, mais simplement pour me rassurer que je ne rêvais pas, qu'elle était bien là. Je déposais un baiser sur son front, comme j'avais l'habitude de faire il y a quelques années, puis je pris un peu de recul pour pouvoir la contempler. Mis à part son teint plus blanc et ses yeux rougis, elle n'avait pas changé, elle était toujours aussi belle. Pourtant, on pouvait lire la tristesse sur son visage, encore et toujours. On devinait rapidement son coeur lourd de trop peu de paroles, de trop peu d'amour. Je me promettais de tout faire pour la faire penser à autre chose, passer à autre chose, lui changer les idées et la faire rire à nouveau.

« Lohan et Violet vont bien ? » me demanda-t-elle dans un souffle presque inaudible. Elle savait que notre couple n'avait jamais été au beau fixe, du moins, pas depuis que nous étions arrivés ici à Time Square. Elle le savait mieux que personne, puisque je lui disais tout. Et être obligés de se cacher pour se voir me rendait terriblement en colère contre mon ex femme. «Beaucoup de choses ont changé dans ma vie tu sais... on en a des choses à se raconter...». C'est vrai qu'en à peine 8 mois, depuis mon divorce avec Violet en fait, les choses avaient beaucoup évolué. Je me permettais d'avantage d'aller travailler à New York, pendant que Lohan était la semaine chez sa mère. J'en profitais pour passer du temps avec lui les week ends où j'en avais la garde, je pouvais être plus disponible pour lui. Et j'avais l'impression de profiter de lui plus encore qu'avant, sans prises de têtes avec Violet...même si elle était encore jalouse de toutes les femmes qui m'approchaient. Mais ce qui était différent, c'est que maintenant que nous étions divorcés, je n'avais plus rien à lui devoir.

Je serrais doucement la main de Loan et en voyant sa petite moue incompréhensive, je lâchais alors : «J'ai fini par la tromper et elle a demandé le divorce. J'me sens mieux sans elle, même si elle continue de me prendre la tête, au moins je ne lui dois plus rien. Et Lohan va bien, je le vois un week end sur deux, parfois plus quand Violet a du travail. Ça a été un peu dur au début mais on s'habitue...». Je haussais les épaules. Après tout, c'était la vie, ma vie. Mais au moins je pouvais me consacrer à mon métier, ma passion, et pourquoi pas rencontrer la vraie femme de ma vie !

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Loan s'était toujours dis que le passé avait sa place à lui, c'est-à-dire derrière, loin derrière. Pour elle, c'était une partie de la vie passée qui était insignifiante et qu'on devait essayer de ne plus toucher pour pouvoir avancer tranquillement. Si on recule pour jeter un coup d'oeil derrière et qu'on essai d'avancer en même temps, l'essai de sera pas très concluant, vous serez bloqué entre l'avant et l'après. Voilà comment avait toujours raisonné la jeune femme, pour elle c'était juste des souvenirs, rien de plus. Mais après la mort d'Ellyot, le passé était devenu toxique, dangereux, un terrain où elle n'avait pas l'intention de s'aventurer. Pourquoi ? Ces souvenirs étaient tellement beaux, tellement forts, pourquoi ne pas les regarder de nouveau ? Pour la simple et bonne raison qu'elle avait peur de rester coincée là-bas, à ne plus vouloir lâcher ces souvenirs en ayant l'impression que c'était la seule façon d'être heureuse. En réalité, elle savait que le passé était maintenant pour elle une torture, quelque chose à laquelle elle ne pouvait plus toucher car elle s'y blesserait d'une manière ou d'une autre. C'était la sincérité des souvenirs qui les rendaient à doubles tranchants. S'ils avaient été faux, si elle n'avait jamais réellement aimé ce journaliste, si elle n'avait jamais été réellement aussi heureuse que ça, alors le passé serait resté d'une insignifiance désolante. Mais elle l'avait vraiment aimé et elle avait été tellement heureuse durant toutes ces années...

Maintenant qu'elle se retrouvait dans les bras d'Arthur, les bribes du passé revenaient, mais elle ne voulait pas les repousser, elle voulait que ces bouts de son ancienne vie reviennent et qu'elle puisse vivre avec. Arthur était un bout du passé par définition, il était sans doute la chose qu'elle avait eu le plus de mal à repousser après que le passé se soit transformé en prison hostile. Mais à cet instant précis elle ne voulait plus lâcher le passé, elle voulait avancer avec sans devoir l'abandonner ou abandonner sa vie future. «Plus jamais.» répondit doucement Arthur. Elle n'était pas soulagée, ses tourments n'étaient pas encore partis, ils étaient toujours là, elle avait juste réussi à les pousser dans un coin très reculé de son esprit. «Toi aussi tu m'as manqué, tellement...» bizarrement, il n'avait pas l'air de lui en vouloir pour la façon dont elle l'avait repoussé, la façon dont elle avait décidé de le chasser de sa vie. En même temps, il était venu lui demander lui-même pardon, il ne la considérait pas comme étant coupable, par conséquent. «Beaucoup de choses ont changé dans ma vie tu sais... on en a des choses à se raconter...» Loan le jugea du regard, perplexe. Quels changements avaient bien pu avoir lieu ? Peut-être que ces changements avaient aussi pu aidé son meilleur ami à revenir la voir après deux ans... Elle pensait avant tout à Violet, à ce qui avait pu se passer pour eux deux car tout n'était pas rose dans leur couple et peut-être que les choses avaient évolué..? « Comment ça ? » demanda-t-elle doucement en penchant légèrement la tête sur le côté.

«J'ai fini par la tromper et elle a demandé le divorce. J'me sens mieux sans elle, même si elle continue de me prendre la tête, au moins je ne lui dois plus rien. Et Lohan va bien, je le vois un week end sur deux, parfois plus quand Violet a du travail. Ça a été un peu dur au début mais on s'habitue...» cette révélation fit l'effet d'une gifle à la comédienne. Elle écarquilla les yeux, alors Arthur avait trompé sa femme ? C'était tellement étrange... Quoi qu'il puisse advenir il savait bien qu'elle était plutôt du genre à prendre son parti car ils avaient plus ou moins la même façon de voir les choses. Quand elle n'était pas d'accord avec ce qu'il avait fait elle lui avait toujours dit, mais là elle n'avait rien à dire. « Mais... toi tu vas bien ? Enfin, je veux dire... tu le vis bien ?» il avait bien précisé qu'il se sentait mieux, mais elle voulait bien appuyer sur s'il était heureux ou non, car un divorce n'était pas banal dans une vie. Elle laissa son regard vagabonder dans la pièce avant de revenir se poser sur Arthur. « Et Lohan, il le vit comment ? » dit-elle avec douceur, elle ne voulait pas s'immiscer dans la vie de son meilleur ami mais elle voulait juste savoir comment lui et son fils se portaient. Loan avait toujours adoré le petit garçon mais l'avait rarement vu, ou par l'intermédiaire d'Arthur, sur des photos. C'était surtout à cause de ces visites en cachette qu'elle n'avait jamais pu vraiment le voir. « En tout cas il a dû tellement grandir en deux ans...» ajouta-t-elle joyeusement.
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MessageSujet: Re: Loan et Arthur ◭ « Les amis sont les anges qui nous soulèvent quand nos ailes n'arrivent plus à se rappeler comment voler. ».   Loan et Arthur ◭ « Les amis sont les anges qui nous soulèvent quand nos ailes n'arrivent plus à se rappeler comment voler. ». EmptyLun 18 Mar - 19:44





Et si on repartait de zero ?


Je voyais bien que ce que je venais de lui annoncer faisait l'effet d'une bombe. Elle écarquillais les yeux, presque choquée de mes propos. Je ne savais pas trop si c'était le fait d'avoir trompé Violet, ou le fait qu'un divorce n'était pas quelques chose d'anodin. Ou peut être même un espèce de soulagement, que mon ex femme ne se mettrait plus jamais entre nous, qui sait. Ou même un mélange de tout ça... Certes je n'étais pas fier d'avoir trompé Violet, mais au bout d'un moment, quand on a tout essayé, il faut employer les grands moyens. J'avais essayé de lui dire, j'avais essayé de la quitter aussi, mais rien n'y avait fait, elle n'avait pas compris. La tromper était finalement la seule solution que j'avais vue pour mettre fin à cette relation qui était en train de me détruire...

« Mais... toi tu vas bien ? Enfin, je veux dire... tu le vis bien ?» me demanda-t-elle les yeux plongés dans les miens. «Oui, ça va vraiment mieux, je me sens plus libre et puis tu vois... c'est aussi grâce à ça que j'ai réussi à revenir ici...». Je portais ma main à son visage pour venir remettre en place une mèche de cheveux derrière son oreille. Ses yeux étaient encore rougis, ce qui leur donnait une couleur assez hallucinante. Je lui offrais un petit sourire qui se voulait rassurant, et je dézippais mon manteau parce que la chaleur était en train de m'envahir, avec toutes ces émotions d'un coup... Elle me demanda alors : « Et Lohan, il le vit comment ? ». A vrai dire, c'était la chose la plus douloureuse dans cette histoire. Je haussais les épaules et baissais les yeux un instant avant de remonter mon regard dans celui de ma meilleure amie. «Je sais pas trop, il pose beaucoup de questions, il a mis du temps avant de comprendre que ses parents n'allaient plus habiter dans la même maison. Il s'y est fait je crois. Même si ça me fait toujours mal. Je culpabilise de lui faire vivre ça... Parfois je me demande si j'ai pas mal fait, si j'aurai pas mieux fait de rester avec Violet, juste pour lui...». C'était un point sensible de ma vie en ce moment, c'était plutôt difficile à gérer, ses centaines de questions... Généralement j'essayais de bien l'occuper pour ne pas qu'il ait à penser à ce genre de choses... c'était important pour moi, qui n'avais le droit de garde que un week end sur deux.

« En tout cas il a dû tellement grandir en deux ans...». Mon sourire s'agrandissait pendant que je voyais le visage de Lohan dans ma tête. Il était vraiment trop beau avec ses petits cheveux blonds. Et puis quoi qu'on en dise, et malgré tout ce qu'il vivait en ce moment, il était vraiment un enfant adorable. «A qui l'dis tu... tiens...» Je sortais mon smartphone de ma poche et lui montrais une photo récente que j'avais fait de lui, le week end dernier dans mon studio.
Spoiler:
 

«Tout le monde me dit qu'il me ressemble mais j'le trouve tellement beau, j'ai du mal à trouver la ressemblance !!!» Je lâchais un petit rire et la laissais regarder la photo avant d'enfouir mon téléphone dans ma poche. «Il grandit trop vite j'ai pas l'impression de le voir grandir c'est affreux...». J'esquissais un petit sourire et regardais Loan qui était silencieuse. Je me doutais bien que ma visite l'avait chamboulée, je ne voulais pas m'incruster trop vite d'un coup. J'étais venu à l'improviste et je voulais que nos retrouvailles se fassent en douceur pour ne pas trop la brusquer. Faire revenir les fantômes du passé ce n'est pas toujours facile. Je la regardais, silencieux, avant de dire tout bas. «Ça me fait du bien... de te voir...»


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«Oui, ça va vraiment mieux, je me sens plus libre et puis tu vois... c'est aussi grâce à ça que j'ai réussi à revenir ici...» parfois des choses nous faisaient revenir sur nos décisions, prendre un autre chemin, et ça Loan pouvait parfaitement le comprendre. Elle porta la main à son visage et essuya le reste humide de ses larmes de l’index tout en essayant de réfléchir. Arthur approcha une main de son visage à son tour, replaçant une mèche de la jeune femme derrière son oreille. La seconde d’avant elle avait été heureuse de se retrouver de nouveau dans les bras de son meilleur ami, maintenant elle doutait. Il lui avait manqué, c’était un détail non négligeable, mais après cette visite, comment se sentirait-elle ? Elle avait peur d’être plus dévastée qu’autre chose. Oui, elle avait peur, elle était terrifiée, d’ailleurs. Loan savait que ces retrouvailles pouvaient la guérir de sa révulsion pour le passé autant qu’elles pouvaient l’en dégoûter encore plus. « Je comprend. » fit-elle pour toute réponse. «Je sais pas trop, il pose beaucoup de questions, il a mis du temps avant de comprendre que ses parents n'allaient plus habiter dans la même maison. Il s'y est fait je crois. Même si ça me fait toujours mal. Je culpabilise de lui faire vivre ça... Parfois je me demande si j'ai pas mal fait, si j'aurai pas mieux fait de rester avec Violet, juste pour lui...» ça avait en effet dut être un choix difficile, mais il n’avait pas à le regretter, en tout cas pas du point de vue de Loan. Quand elle évoqua la croissance du fils d’Arthur, il répondit à l’affirmative et sortit son téléphone de sa poche, il tapota quelques fois avec son index avant qu’une photo récente du petit minois de Lohan n’apparaisse sur l’écran. Elle laissa échapper un petit rire, c’était amusant de le voir après tout ce temps, il avait vraiment beaucoup grandi, mais elle retrouvait bien ses traits d’autrefois.

«Tout le monde me dit qu'il me ressemble mais j'le trouve tellement beau, j'ai du mal à trouver la ressemblance !!!» elle regarda le cliché plus en détail et y reconnut bien Arthur, la ressemblance était bien présente, évidemment, elle l’avait toujours été et Loan la redécouvrait après deux ans. « Ah si, je t’assure, vous vous ressemblez ! » dit-elle en souriant. Son visage s’assombrit un peu, elle aurait aimé pouvoir elle aussi montrer des photos de ses enfants à Arthur, faisant des réflexions comme « il a le nez de son père » ou « ce sont tes yeux dont il a hérité ! » mais sa stérilité et le fait qu’elle soit veuve était un obstacle à cela. «Il grandit trop vite j'ai pas l'impression de le voir grandir c'est affreux...»
Un sourire amusé se dessina sur les lèvres de la jeune femme, elle essayait de se mettre à la place d’Arthur. « Profite, il est encore petit, à la crise d’adolescence, tu vas souffrir. » plaisanta-t-elle tandis qu’il replaçait de nouveau son téléphone dans la poche de son pantalon. Un silence quelque peu gênant s’installa, elle ne savait pas quoi dire. Arthur la regarda avant de murmurer. «Ça me fait du bien... de te voir...» elle ne savait pas quoi répondre. Est-ce que ça lui faisait réellement du bien de le revoir ? Avait-elle vraiment besoin d’être chamboulée une nouvelle fois ? Les pensées de Loan s’entremêlèrent, au milieu de cet enchevêtrement elle n’arrivait pas à désigner le vrai du faux. Son silence et sa mine perplexe devait sans doute intriguer Arthur. Que dire ? Qu’elle n’était pas sûre de vouloir le revoir ? Non, sûrement pas. Qu’elle n’avait pas l’intention de renouer avec le passé ? Non plus. « Je… j’en sais rien. Enfin je veux dire, je n’ai pas la moindre idée de l’effet que … que cette … que ces retrouvailles vont avoir sur moi. » elle s’écarta encore un plus de son meilleur ami, elle baissa les yeux, incapable d’affronter l’expression d’Arthur, elle ne savait pas comment il allait réagir à ces mots.
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Et si on repartait de zero ?


A vrai dire, en lui montrant la photo de Lohan, j'étais simplement fier de lui montrer sa bouille. Mais ce n'est qu'après que je me suis souvenu qu'il y a quelques années, elle avait appris sa stérilité. Ça avait été quelque chose de terrible, et je le comprenais tellement. Dans la vie d'une femme, avoir un enfant est quelque chose de très important. Et je supposais que chaque femme apprenant sa stérilité, se retrouvait dans un état très sombre, peut être même qu'elles se demandaient ce qu'elles avaient pu faire ou ne pas faire pour mériter un tel fléau dans leur vie. Bref, ce n'est qu'en rangeant mon téléphone dans ma poche que je me souvenais de ce détail important, et que je me sentais mal de lui avoir montré la photo de mon fils. Le visagge de Loan avait complètement changé. Depuis que j'étais arrivé, il changeait régulièrement, passaant d'un sourire à des yeux plus sombres, mais là, je sentais que j'avais fait une bêtise.

Je lui avouais alors que ça me faisait du bien dde la voir, mais le long silence qui pris possession de sa grande maisonn vide me donna froid dans le dos. Elle regardait le sol, ne voulant certainement pas me montrer ce regard si triste qu'elle arborait, et dont je détestais l'existence. Je la connaissais tellement par coeur, je ppouvais déceler n'importe quoi dans son regarrd, et elle ne le savait que trop bien. Une nouvelle boule venait se nicher dans ma gorge, et j'essayais de retenir mes larmes aau moment où elle m'avouait : «Je... j'en sais rien. Enfin j'veux dire, je n'ai pas la moindre idée de l'effet que... que cette... qque ces retrouvailles vont avoir sur moi...». Je déglutissais en entendant ces motss. Ça me faisait mal évidemment, mais j'essayais de comprendre. Et je comprenais, du moins, je pensais comprendre. Je me contentais d'hocher la tête comme si c'était normal, même si j'avais mal.

Je fis un pas en arrière, tout en restant face à elle, aavant de prendre de nouveau la parole. «Tu sais Loan, ce n'est pas en t'enfermant seule avec toi même que tu arriveras à remonter la pente. Je sais que je fais partie de ton passé et que ça peut être dur parfois à surmonter, mais si tu continues de repousser les gens qui te veulent du bien, tu n'iras jamais mieux. Je sais que c'est dur, je sais que tu as mal, je sais qu'en ce moment précis tu voudrais juste être avec lui. Mais il est plus là, et il va falloir que tu en prennes conscience. Je suis sûrement dûr à te dire tout ça, mais si tu ne te donnes pas les moyens d'avancer, personne ne pourra le faire pour toi. Un deuil c'est long et ça prends du temps, mais laisse au moins lles gens qui t'aiment d'aider dans cette épreuve. Tout ça je 'nai pas pu te le dire il y a deux ans, je n'en ai pas eu le courage, aujourd'hui je fais l'effort de te dire ce que j'en pense. Je t'aime Loan, tu es et tu as toujours été la personne qui me comprenait le mieux. Je ferai tout pour te venir en aide mais je t'en supplie ne me force pas à te laisser seule une nouvelle fois je ne le supporterai pas. Maintenant... je comprends que ma vuenue te chamboule, alors je vais partir, mais compte sur moi pour revenir. Je ne compte pas sortir de ta vie une nouvelle fois...»

Oui, j'étais triste, oui elle me faisait mal au coeur. Mais si il y a deux ans j'avais pris la décision de quitter sa vie, pensant qu'elle n'avait plus besoin de moi, aujourd'hui tout avait changé. En deux ans, elle avait eu le temps de commencer son deuil, et surtout, elle avait eu le temps de se rendre compte de qui avait été là, et qui n'avait pas été présent pour elle. Je faisais partie de cette 2ème catégorie, et je comptais bien changer ça. Elle était trop important pour moi pour que je la laisse se détruire seule, sans personne. Alors oui je faisais partie de son passé, mais j'étais aussi là pour lui montrer que le présent, et le futur étaient aussi beaux qu'avait pu être son passé, du moins, le passé avec Ellyott.

Je lui tournais cette fois le dos, me dirigeant vers la porte, silencieusement. Je ne savais pas trop si elle allait me retenir ou si j'allais vraiment sortir de chez elle sans un regard, sans un mot de sa part. Toujours est-il que j'avais pris ma décision, et que je ne la laisserai pas seule encore deux années de plus. Ces deux précédentes avaient été bien trop longues et trop dures à vivre avec son absence.


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MessageSujet: Re: Loan et Arthur ◭ « Les amis sont les anges qui nous soulèvent quand nos ailes n'arrivent plus à se rappeler comment voler. ».   Loan et Arthur ◭ « Les amis sont les anges qui nous soulèvent quand nos ailes n'arrivent plus à se rappeler comment voler. ». EmptyDim 24 Mar - 11:00

Arthur eut un mouvement de recul quand Loan articula avec difficulté cette phrase, blessante, pleine de conséquences. Elle s'en voulait de le faire souffrir, elle s'en voulait de dire la stricte vérité. Elle aurait aimé être simplement heureuse mais le changement était devenu quelque chose à double tranchant, elle ne voulait pas se permettre de détruire tout ses efforts pour oublier ses années de bonheur où quelqu'un était là pour lui tenir la main et lui dire que tout irait bien. Son meilleur ami fit un pas en avant, la jeune comédienne savait qu'il allait dire quelque chose, elle le savait et le sentait. Quelque chose de fatidique, de décisif peut-être. Il resta face à elle tout de même, mais elle n'osait pas le regarder, les yeux rivés sur le bout de ses chaussures, muette et gênée, attendant que cela tombe. Elle essayait de se protéger elle-même en oubliant, mais cette fois-ci elle devait au moins se confronter à ça, à cette vérité aussi dure qu'elle soit, cette réalité qui lui soufflait que retrouver cette personne qui lui était chère n'avait pas que des bonnes conséquences. Elle avait envie de fuir, comme elle l'avait fait beaucoup de fois depuis, évitant les points sensibles, les sujets qui étaient trop près de lui.

«Tu sais Loan, ce n'est pas en t'enfermant seule avec toi même que tu arriveras à remonter la pente. Je sais que je fais partie de ton passé et que ça peut être dur parfois à surmonter, mais si tu continues de repousser les gens qui te veulent du bien, tu n'iras jamais mieux. Je sais que c'est dur, je sais que tu as mal, je sais qu'en ce moment précis tu voudrais juste être avec lui. Mais il est plus là, et il va falloir que tu en prennes conscience. Je suis sûrement dur à te dire tout ça, mais si tu ne te donnes pas les moyens d'avancer, personne ne pourra le faire pour toi. Un deuil c'est long et ça prends du temps, mais laisse au moins les gens qui t'aiment d'aider dans cette épreuve. Tout ça je n'ai pas pu te le dire il y a deux ans, je n'en ai pas eu le courage, aujourd'hui je fais l'effort de te dire ce que j'en pense. Je t'aime Loan, tu es et tu as toujours été la personne qui me comprenait le mieux. Je ferai tout pour te venir en aide mais je t'en supplie ne me force pas à te laisser seule une nouvelle fois je ne le supporterai pas. Maintenant... je comprends que ma venue te chamboule, alors je vais partir, mais compte sur moi pour revenir. Je ne compte pas sortir de ta vie une nouvelle fois...» elle eut l'impression de se prendre une énorme claque, une sorte de tornade. Mais quelque part ces mots réveillait en elle quelque chose. Elle était triste, mais aussi en colère. Elle ne voulait pas qu'il puisse dire tout ça, il avait raison au fond, mais elle avait eu ses raisons et elle avait ses raisons de le repousser.

«J'ai compris depuis longtemps qu'il n'était plus là, au fond de moi je le sais. Tu ne peux pas me reprocher de l'attendre, Arthur, tu ne peux pas me reprocher de l'avoir aimé et de l'aimer encore aujourd'hui au point que je ne me sens pas capable d'affronter mon avenir sans lui.» les larmes étaient revenues seules, pressantes, douloureuses, elles se mirent à rouler sur les joues de Loan qui regardait Arthur d'un air implorant. «Il n'est plus là et il ne sera plus jamais là, je sais, je me force à le comprendre et à l'admettre, mais...» elle hoqueta et s'arrêta un instant pour reprendre son souffle et tenter de se calmer. «... je ne veux pas. Maintenant le passé est dangereux pour moi, Arthur, parce que le passé, c'est lui, c'est nous. C'est des années de bonheur que je dois oublier parce que... quoi qu'on dise, quoi qu'on fasse elles me font du mal, maintenant, elle me détruisent à petit feu. La seule solution c'est d'oublier, Arthur. J'ai trop lutter pendant ces deux dernières années pour que tout ces souvenirs reviennent me détruire. » une nouvelle crise de larme la secoua. « J'ai attendu que tu reviennes tu sais, au fond de moi ça fait deux ans que j'attends ça désespérément et je croyais ne plus jamais te revoir. Alors quand tu es apparus sur le seuil de ma porte, là, je... je...» elle ne trouvait pas les mots. « J'aimerais être juste heureuse que tu sois là, ne pas me poser de questions, Arthur, mais... Je t'assure, je voudrais simplement profiter de l'instant présent mais...» elle n'arrivait plus, elle avait usé de toutes les paroles qu'elle pouvait encore articuler, à présent elle tentait de se calmer, d'arrêter de trembler et de pleurer.

Arthur se détourna et elle le vit partir vers la porte, Loan resta là, les bras ballants, se demandant comment elle pouvait le retenir après l'avoir ainsi blessé. Pourtant elle ne voulait pas qu'il parte, elle n'avait pas l'intention de le voir disparaître, car au fond elle avait peur qu'il ne revienne jamais. Il avait presque franchit la porte, il ne lui restait qu'une poignée de secondes pour trouver la manière de laquelle elle pouvait bien lui demander de rester. Mais il s'éloignait, petit à petit, il allait franchir le seuil de la porte et elle ne pourrait rien faire pour l'en empêcher. il franchit la porte et elle se retrouva seule, fixant la rue plongée dans le noire, déserte. Une minute, puis deux passèrent où elle restait muette, l'esprit confus, les larmes ne cessant de couler. Pieds nus, les cheveux en bataille et ses larmes dessinant de longs sillons noirs à cause de son maquillage, elle s'élança dans la rue à la suite de son meilleur ami qui avait prit une dizaine de mères d'avance. Après quelques enjambées maladroites elle se mit à courir pour se retrouver à sa hauteur et l'attrapa par le poignet. «Non, s'il te plaît Arthur, ne pars pas.» l'implora-t-elle.
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Et si on repartait de zero ?


Je savais que j'allais la blesser en lui disant ça. Je prenais le risque. Je voulais juste lui faire un electrochoc. Je voulais être la pour elle, mais il fallait que je serve à quelque chose. Pas envie de rester là à la regarder pleurer sans savoir quoi dire ni quoi faire. Alors j'ai décidé de lui dire ce que je pensais, ce que j'avais sur le coeur depuis des années. C'était difficile, sûrement plus pour elle que pour moi, mais ça me faisait tout aussi mal de voir que je la blessais en lui disant ces mots. Pourtant j'avais l'intime conviction qu'elle avait besoin que quelqu'un lui dise tout ça. Une fois fait, je ravalais ma salive. Elle était là face à moi, le regard humide, et elle se remit à pleurer.

«J'ai compris depuis longtemps qu'il n'était plus là, au fond de moi je le sais. Tu ne peux pas me reprocher de l'attendre, Arthur, tu ne peux pas me reprocher de l'avoir aimé et de l'aimer encore aujourd'hui au point que je ne me sens pas capable d'affronter mon avenir sans lui. Il n'est plus là et il ne sera plus jamais là, je sais, je me force à le comprendre et à l'admettre, mais.. je ne veux pas. Maintenant le passé est dangereux pour moi, Arthur, parce que le passé, c'est lui, c'est nous. C'est des années de bonheur que je dois oublier parce que... quoi qu'on dise, quoi qu'on fasse elles me font du mal, maintenant, elle me détruisent à petit feu. La seule solution c'est d'oublier, Arthur. J'ai trop lutter pendant ces deux dernières années pour que tout ces souvenirs reviennent me détruire. J'ai attendu que tu reviennes tu sais, au fond de moi ça fait deux ans que j'attends ça désespérément et je croyais ne plus jamais te revoir. Alors quand tu es apparus sur le seuil de ma porte, là, je... je... J'aimerais être juste heureuse que tu sois là, ne pas me poser de questions, Arthur, mais... Je t'assure, je voudrais simplement profiter de l'instant présent mais...»

Je comprenais ce qu'elle était en train de me dire. Elle voulait me faire comprendre qu'il était trop tard et que malgré mon envie de revenir dans sa vie, elle n'était pas prête. Et là, ce fut un énorme coup que je recevais dans ma poitrine. Comme quelqu'un qui me compressait de toutes ses forces, pour que j'arrête de respirer. J'avais beau essayer d'avaler ma salive, j'avais toujours du mal à respirer. Je manquais d'air. Je ne voulais pas lui faire plus de mal que je lui avais déjà fait. Elle était bien assez mal dans sa vie pour que je ne revienne foutre le bordel encore plus. Je décidais alors de tourner les talons. Et même si je lui avais dit un peu plus tôt que je ne voulais pas repartir de sa vie de si tôt, dans ma tête, je revenais sur mes paroles. Si elle ne voulait plus de moi dans sa vie, c'était son choix, je ne pouvais pas changer ça.

Je me décidais alors à tourner les talons. Je ne voulais pas détruire ce qu'elle avait essayé de reconstruire depuis 2 ans. Si j'étais de trop dans sa vie, soit, qu'il en soit ainsi. Je marchais vers la porte d'entrée. Je ne savais plus si je voulais qu'elle me retienne ou non. En passant la porte, je comprenais qu'il était trop tard, et que j'étais en train de perdre ma meilleure amie, une deuxième fois. Je ne pleurais pas souvent, mais aujourd'hui était un jour particulier. Une larme commençait à couler sur ma joue, puis une autre, et d'autres encore les suivirent, jusqu'à ce que j'entende des pas derrière moi. J'esparais au plus profond de moi que ce soit elle, mais j'essayais de ne pas m'y résoudre.
Quand je sentis une main glacée me serrer le poignet, je m'arrêtais sans même me retourner. Je savais que c'était elle. Je connaissais ses mains, sa façon de respirer... «Non, s'il te plaît Arthur, ne pars pas.» Je fermais les yeux un court instant pour imprimer cet instant dans ma mémoire. Puis je me retournais pour lui faire face, et la pris dans mes bras, la serrant fort, tout comme quand j'étais arrivé un peu plus tôt dans la soirée. Je posais ma tête sur la sienne et respirais le parfum de ses cheveux. Je pris alors sa main, m'éloignant un peu d'elle et plantant mon regard dans le sien. «Je vais rester cette nuit. On aura les idées plus claires demain matin... ok ?» Elle hochait simplement la tête, et on rentrait chez elle tous les deux main dans la main.

Le retour chez elle se fut dans le plus grand des silences. On n'avait pas besoin de parler, et surtout, on était trop exténués pour pouvoir dire quelque chose. Ces retrouvailles avaient été éprouvantes autant pour elle que pour moi. Je la laissais se changer pour aller se coucher, et je la rejoignais dans sa chambre. J'avais déjà dormi avec elle plus d'une fois, il n'y avait jamais eu aucune ambiguité entre nous. Je me couchais donc avec elle, elle était dos à moi, mais reculais un peu pour que je puisse la prendre dans mes bras. Je l'entendais pleurer de nouveau. Sans doute pensait-elle à Ellyott, à toutes ces nuits passées seule dans ce grand lit... Je déposais un bisou sur ses cheveux et câlinais son bras doucement, le temps pour elle de se calmer et de s'endormir...


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