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 You gotta get up and try, try, try... ∞ Ivy

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MessageSujet: You gotta get up and try, try, try... ∞ Ivy   Sam 23 Mar - 10:40





Take my hand...


J'avais proposé à Ivy de m'accompagner un soir à la fête du printemps. C'était quelque chose d'important ici à Town square, et je voulais y aller au moins une fois avec elle. J'y étais venu une première fois seul, et j'y avais retrouvé mon premier amour de jeunesse, avec qui j'avais discuter un moment. Mais venir ici errant, sans aucun but, ni personne avec qui partager cette lumière, cette euphorie d'une fête foraine, c'était pas forcément très plaisant. C'est d'ailleurs pour ça que j'avais proposé à Ivy de m'y accompagner. Ça aurait plus de sens à mes yeux d'être avec elle ici plutôt que seul, ou pire mal accompagné.

J'étais passé chercher Lohan à l'école exceptionnellement, pour le déposer chez sa mère, puisqu'en ce moment elle avait beaucoup de boulot. En arrivant chez Violet, je sonnais et faisais descendre Lohan de mes épaules, comme il avait l'habitude d'y passer du temps, là haut perché. «Bonsoir !» Je lui adressais un signe de tête et laissais Lohan filer dans l'appartement de sa mère. «Tu veux entrer un moment ?» «Non c'est gentil, mais j'ai encore du boulot, et après je vais à la fête du printemps avec une amie.» «Papaaaaa j'ai entendu ! Tu m'avais promis qu'on irait tous les deux !» «Je sais mon ange, mais tu sais elle est là encore un moment !» «Papaaaaa j'peux venir avec toiiii ! S'il te plaiiiiiis !» «Mais t'as école demain !» «Emmène le une heure, et tu le ramène avant ton rendez vous si tu veux... Juste pour vous promener ensemble et faire une ou deux pêches aux canards. Hein mon coeur ?» «Oui allez papa s'il te plaiiiiiis ! En plus on habite juste à côté !» «Il la voit tous les jours et il demande tous les jours quand est-ce qu'il pourra y aller avec toi...» «Bon ok, mais une heure ! Après ce sera l'heure du bain avec maman ! D'acc ?» «Ouiiiiii !!». Il me sautait dans les bras et je plaquais un bisou sur sa petite joue ronde. On était donc partis faire un tour à cette fête foraine qu'il attendait temps. En moins de 2 minutes on entrait à travers les manèges et les odeurs de sucrerie se faisaient sentir. «Papa j'peux...» Je le coupais rapidement «Non mais de barbe à papa tu vas t'en mettre partout, et puis c'est pas l'heure !». Evidemment, 5 minutes plus tard, il avait une barbe à papa dans les mains. Sauf qu'elle me revenait de droit chaque fois qu'il voulait monter dans un manège. L'heure passait à une vitesse folle, que déjà mon téléphone sonnait. C'était Ivy qui me disait qu'elle était là. Je regardais ma montre. Effectivement c'était l'heure, on avait passé plus d'une heure et demi ici avec Lohan et je n'avais pas vu le temps passer. Une fois descendu du manège, je lui annonçais qu'il fallait rentrer, et voilà qu'il me tapait une crise «Mais papa tu m'avais promis une pèche aux canards !!» «Oh Lohan tu vas pas pleurer on avait dit une heure et ça fait plus d'une heure et demi qu'on est là ! On reviendra pour la pêche aux canards !» «Mais tu m'avais promiiiiis ! ». Je soupirais et le prenais dans mes bras. «Ok mais avant j'ai quelque chose à faire.» Je devais aller chercher Ivy à l'entrée de la fête foraine.

En arrivant à sa hauteur, je lui offrais un sourire et grimaçais à moitié par rapport à Lohan. Je déposais un baiser sur sa joue pour lui dire bonjour et faisais les présentations. Lohan, Ivy, Ivy, Lohan ! Elle déposait un bisou sur la joue de Lohan et il se cachait timidement dans son cou, les yeux encore humides. Je m'adressais à Ivy en m'excusant. «Je suis désolé c'était pas du tout prévu, je devais l'emmener ici 1h et le ramener avant de te retrouver mais on a pas vu le temps passer, et là il pleure parce qu'il veut faire une dernière pêche aux canards. Ça te dérange pas ?» Elle secouait la tête et venait vers moi pour marcher un peu avec nous le temps de tomber sur une pêche aux canards. Je posais Lohan à terre, qui retrouvait rapidement le sourire. Pendant qu'il jouait, je frôlais discrètement sa main en lui offrant un sourire adorable. J'espérais simplement qu'elle ne m'en veuille pas de lui avoir presque imposé mon fils pendant quelques dizaines de minutes, même si c'était complètement contre ma volonté.

Lohan se retournait d'un coup en voulant me parler et tombait nez à nez avec ma main en train de titiller celle d'Ivy. Grillés. Il remontait la tête vers nous et me demandait : «Papa... Ivy c'est ton amoureuse ?» Je lâchais un rire nerveux avant de lui répondre : «Occupe toi de tes canards toi ! Regarde ils prennent la fuite !». J'adressais un sourire un peu timide à Ivy et rangeais mes mains dans mes poches, pour la peine. Une fois terminé, Il devait choisir son cadeau. Je le prenais dans mes bras pendant que le forain nous montrait tout ce dont à quoi il avait droit. Je le laissais choisir et le posais à terre, on allait pouvoir rentrer. Je demandais alors à Ivy «Tu viens avec nous ? Ils habite juste à deux minutes à pieds d'ici..!»

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MessageSujet: Re: You gotta get up and try, try, try... ∞ Ivy   Sam 23 Mar - 14:23





I feel something indefinable...


« Et donc tu y vas aujourd'hui ? » me demanda une nouvelle fois ma sœur. Elle n'en revenait pas parce que j'étais restée très évasive à propos d'Arthur et que nous ne nous connaissions que depuis peu. Je lui avais confié que j'avais comme l'impression de le connaître depuis toujours mais elle s'était mise à me dire que je devais garder en tête que j'étais mariée tout de même et que je ne fasse pas quelque chose de stupide que j'étais prête à regretter aussitôt faite. A vrai dire je supposais même qu'elle n'ait pas un petit quelque chose pour Arthur bien qu'elle m'avait assuré de ne le trouver que beau seulement mais qu'en aucun cas, il ne l'intéressait. Elle avait tenté d'en savoir plus sur lui mais étrangement, je ne m'étalais pas trop sur le sujet. Je n'avais pas tellement envie qu'elle en sache plus. Nous avions toujours été très proches toutes les deux, elle savait que j'étais toujours là pour elle quand elle en avait besoin mais le fait était que pour une fois, je n'avais pas envie de l'aider là-dessus, l'encourageant même à laisser tomber, lui disant qu'il avait divorcé il y avait maintenant huit mois et qu'il n'était pas décidé à se remettre avec quelqu'un. Après m'avoir suppliée maintes et maintes fois, j'avais été catégorique : je ne voulais pas qu'elle nous accompagne et c'était pourquoi j'avais appelé sa meilleure amie en douce pour qu'elle lui propose de sortir et qu'elle oublie un peu Arthur et le fait que nous allions tous deux à la fête du printemps. « Oui. » soupirai-je, lassée de ses questions qui tournaient toujours autour du même sujet. Elle n'avait pas bronché et avait pris ses affaires pour partir rejoindre son amie, me laissant alors tranquille alors que je laissais un mot à mon mari pour quand il rentrerait, lui disant que j'étais sortie avec une amie. Bien sûr, je n'avais pas précisé où j'allais me rendre ni avec qui.

Arrivée à la fête, je regardais autour de moi. Cette fête m'était familière, évidemment bien que je n'en avais aucun souvenir mais ma sœur m'avait raconté que tous les ans depuis que nous habitions à Town Square, je me rendais à cette fête, avec ou sans mon mari bien que la plupart du temps, je restais en compagnie de ma sœur. Je lui avais promis que nous irions toutes les deux comme nous avions l'habitude de le faire auparavant mais que ce jour-là, j'y allais avec Arthur. D'ailleurs, j'avais envoyé un message à ce dernier, lui annonçant que j'étais arrivée et que je l'attendais à l'entrée. Mon cœur s'accéléra alors que sa silhouette apparut presque aussitôt après mon message envoyé et un sourire se posa sur mes lèvres lorsque je constatai qu'il avait également amené son fils, Lohan. Depuis qu'il m'avait annoncé avoir un fils, je m'étais demandée à quoi il ressemblait, s'il avait les mêmes traits que son père ou s'il tenait plutôt de sa mère. J'avais effectivement hâte de le rencontrer. Sa légère grimace me fit rire légèrement alors qu'il nous présenta rapidement. « Salut Lohan ! » fis-je à l'adresse du petit garçon, logé dans les bras de son père alors que je vins lui déposer une légère bise sur sa joue. « Je suis désolé c'était pas du tout prévu, je devais l'emmener ici 1h et le ramener avant de te retrouver mais on a pas vu le temps passer, et là il pleure parce qu'il veut faire une dernière pêche aux canards. Ça te dérange pas ? » Comment cela pouvait-il me déranger ? Après tout, c'était un peu moi qui venais de m'incruster. Je posai un main sur son bras après ses excuses. « Non, ne t'en fais pas, je peux voir qui est ce fameux petit Lohan comme ça. » lui assurai-je en souriant. Il posa son fils qui ne mit pas longtemps avant de retrouver sa pêche aux canards. Cela me fit sourire de voir ce petit bonhomme si sûr de lui en ce qui concernait ce jeu pour enfants que quelques adultes aimaient quand même s'y tenter. Je sentais la main d'Arthur frôler la mienne tandis que nous regardions son fils jouer, nous étions tous deux silencieux mais des frissons me parcouraient tandis que je sentais sa main si proche de la mienne. J'avais envie qu'il prenne ma main mais lorsque son fils se retourna, nos mains se séparèrent avant même qu'elles ne se rejoignent totalement. « Papa... Ivy c'est ton amoureuse ? » Les enfants avaient le don de mettre le doigt là où cela clochait. Je passai une main derrière ma nuque, tandis que l'autre vint se loger dans mon manteau, légèrement embarrassée. « Occupe-toi de tes canards toi ! Regarde ils prennent la fuite ! » Je me mis à rire, légèrement. La partie finie, Arthur se tourna vers moi pour me demander : « Tu viens avec nous ? Il habite juste à deux minutes à pieds d'ici.. ! » Je souris, hochant la tête doucement. « Oui, bien sûr ! » Je me tournai alors vers le petit garçon pour lui demander avant de lui tirer la langue légèrement, « Alors, la pêche était bonne ? »

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MessageSujet: Re: You gotta get up and try, try, try... ∞ Ivy   Dim 24 Mar - 9:43





Take my hand...


Je dois avouer que j'étais quand même un peu rassuré qu'elle prenne avec le sourire le fait que je la mettais devant le fait accompli. Le fait accompli, comprenez : Lohan. Elle avait l'air contente de le rencontrer. J'étais content que tout se passe comme ça. On filair rapidement à l'ultime pêche aux canards de mon fils, pendant que je frôlais la main d'Ivy, volontairement cette fois. Je ne savais pas trop pourquoi à vrai dire, mais j'avais comme une envie profonde de me rapprocher d'elle, c'était bien plus fort que moi, plus fort que tout ce que j'avais pu ressentir jusqu'à présent. Mais quand Lohan se retourna pour nous griller en beauté, je sentais qu'il allait falloir que je fasse gaffe. Violet pensait que j'étais en couple avec Ebba, du moins, c'est ce qu'on s'amusait à lui faire croire. Et je ne voulais surtout pas qu'Ivy soit au courant de ça, je ne voulais pas la faire fuir, je ne la connaissais pas encore assez pour savoir ce qu'elle penserait de cette situation.

Bref, la pêche aux canards terminé, on prenait le chemin pour chez Violet, Lohan sur mes épaules pour changer. Ivy levait la tête pour le regarder et lui demandait : « Alors, la pêche était bonne ? ». A Lohan de répondre alors : «Oui ! Trop facile ! Je suis trop fort à la pêche aux canards !». C'est vrai qu'il était habile. Je ne comptais pas le dire devant lui, sinon il allait prendre la grosse tête. LEs enfants à cet âge là, ça sait très rapidement se faire mousser. Il vaut mieux éviter de trop leur dire qu'ils sont beaux et forts sinon après c'est l'enfer !

On arrivait finalement devant chez Violet à peine deux minutes plus tard. J'hésitais à demander à Ivy de nous attendre là, mais après tout, je me foutais de ce que pensait Violet, et puis Ivy n'était pas ma petite amie, je n'avais rien à me reprocher ! Je faisais alors signe à Ivy de monter avec nous. Je frappais à la porte, Violet fut surprise de me voir accompagné. «Oh. Bonsoir.» Je déposais Lohan sur le pas de la porte, pendant qu'il montrait fièrement ce qu'il avait gagné à sa mère. «Maman regarde ce que j'ai gagné à la pêche aux canards !». «C'est bien mon coeur ! Mais dis donc vous avez mis plus de temps que prévu!» . «Oui je sais, j'ai pas tellement vu l'heure passer, et il a insisté pour faire une dernière pêche aux canards avant de partir...». Elle se contentait d'hocher la tête, tout en jetant des regards furtifs vers Ivy. Lohan tapait doucement sur la cuisse de sa mère pour attirer son attention avant de lancer «T'as vu maman, elle est belle la nouvelle amoureuse de papa !». Je faillis m'étouffer en entendant Violet dire : «Dis donc, tu l'as éjectée vite l'autre ! A moins que tu fasses un cumul pour gagner plus de points ?». C'était son dada à Violet, de vouloir tout casser dans ma vie depuis que j'avais soit disant cassé la sienne. Je tenais quand même à me justifier. «Non non mais Ivy c'est...» Je lui adressais un regard avant de regarder Violet et de lâcher. «Et puis merde c'est pas tes oignons ok ?». Je m'accroupissais pour faire un bisou à Lohan et il me demandait : «Moi je sais plus alors, c'est qui ton amoureuse c'est Ebba ou c'est Ivy ?». Je lui répondais alors : «Chéri tout ça ce sont des histoires de grandes personnes, et ça ne regarde que moi d'accord ? Tant que je ne t'ai pas dit que Ivy ou Ebba était mon amoureuse, c'est qu'aucune d'elles ne l'est ! D'accord ? N'écoute pas maman sur ce sujet...» Je lançais un regard noir à Violet et reprenais auprès de Lohan. «Ça c'est les histoires de papa, pas celles de maman, ni de toi. Quand papa aura trouvé la bonne, il te le dira. D'acc petit bonhomme ?» Il hochait la tête et je lui faisais un bisou avant qu'il ne s'en aille dans la salle de bain sous les ordres de sa mère. Je me relevais et plantais mon regard dans celui de Violet. «Tu serais gentille de le laisser en dehors de ça Violet. Il n'a que 4 ans. Ok ? Que tu détestes que j'ai une vie amoureuse c'est une chose, mais n'en dégoute pas notre fils !». Je me retournais et pris la main d'Ivy pour descendre les escaliers. Elle lâcha ma main bien vite et une fois au rez de chaussée, je préférais lui expliquer, être clair avec elle.

«Je suis désolé pour tout ça. C'est vraiment la guerre avec mon ex-femme. Et... pour Ebba... en fait c'est une amie, avec qui on s'amuse à faire croire à Violet qu'on est ensemble, parce que ça la fait enrager, et ça nous fait rire. Mais il ne se passe rien entre nous...». Je ne lâchais pas son regard, et ajoutais. «Enfin... je sais pas pourquoi j'te raconte ça de toute manière... après tout c'est pas comme si on était ensemble... J'suis désolé c'est un peu le bordel dans ma vie en ce moment...». Je me frottais le visage un peu nerveusement. «Si tu veux qu'on reporte cette soirée à une autre fois je peux comprendre. Et même si tu veux annuler, ou plus jamais me voir après ce que je viens de te faire vivre... je peux comprendre aussi. J'suis désolé, vraiment...»

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MessageSujet: Re: You gotta get up and try, try, try... ∞ Ivy   Mar 26 Mar - 20:21





I feel something indefinable...


« Oui ! Trop facile ! Je suis trop fort à la pêche aux canards ! » s'exclama le petit garçon, ce qui eut le don de me faire rire légèrement. Je ne dis rien, me contentant simplement de rire tandis que mes yeux se posèrent sur Arthur, le regardant marcher alors que lui-même souriait devant les dires de son fils. C'était un papa poule, il ne pouvait le nier. Je n'avais passé que quelques minutes seulement en compagnie de lui et son fils que j'avais remarqué à quel point le petit garçon pouvait compter dans sa vie, à quel point il serait prêt à bien des choses rien que pour être sûr que son fils ne manquerait de rien. J'étais admirative face à cela à vrai dire.

J'avais donc décidé de les accompagner afin de ramener le petit Lohan à sa mère, l'ex-femme de Arthur et si mes souvenirs étaient bons, elle se nommait Violet. Très joli prénom au passage et je me demandais à quoi elle pouvait bien ressembler. Etait-elle belle au moins ? Très certainement, je n'en doutais qu'à moitié. J'étais assez gênée de me retrouver là, de les suivre jusqu'à la porte et j'hésitais même à m'arrêter un peu avant mais comme Arthur semblait être parti sur sa lancée, je préférais le suivre sans rien ne dire. Il frappa à la porte et une envie irrésistible de m'enfuir ou de me terrer s'empara de moi. Mais trop tard. Elle venait d'ouvrir la porte. « Oh. Bonsoir. » « Bonsoir.. » osai-je timidement. « Maman regarde ce que j'ai gagné à la pêche aux canards ! » s'enthousiasmait déjà le petit Lohan à peine avait-il vu sa mère, fier de son trophée. « C'est bien mon cœur ! Mais dis donc vous avez mis plus de temps que prévu ! » « Oui je sais, j'ai pas tellement vu l'heure passer, et il a insisté pour faire une dernière pêche aux canards avant de partir... » s'excusa Arthur. Décidément, le petit garçon obtenait tout ce dont il voulait de son père et je pense qu'il l'avait lui-même compris. Déjà à quatre ans, il devait être bien malin. Cependant, je sentais un regard pesant sur moi et je relevai la tête, comprenant qu'il s'agissait en fait de son ex-femme. Je ne savais pas vraiment où me mettre à vrai dire, je ne me sentais définitivement pas à ma place ici-même et c'est pourquoi je me tortillais sur moi-même, ne sachant trop quoi dire ou quoi faire alors je restais silencieuse, attendant de repartir. « T'as vu maman, elle est belle la nouvelle amoureuse de papa ! » Je me sentais encore plus mal, enfonçant mes mains dans les poches de mon manteau un peu plus, tandis que je baissais la tête, espérant que mes cheveux cachent mes joues qui devaient certainement être rouges d’embarras. S'il était malin, tout comme les enfants de son âge, il manquait de tact, tout comme sa mère d'ailleurs... « Dis donc, tu l'as éjectée vite l'autre ! A moins que tu fasses un cumul pour gagner plus de points ? » La remarque de Violet me fit relever la tête et je jetai alors un coup d’œil à Arthur, totalement incrédule. Cependant, je sentais mon cœur se serrer, au fur et à mesure de ses paroles. « Non non mais Ivy c'est... » C'est ? Oui après tout, qu'étais-je pour lui si ce n'était une simple connaissance d'il y a quelques jours seulement. Et pourtant, il me semblait déjà bien plus... « Et puis merde c'est pas tes oignons ok ? » L'agacement pointait dans la voix du jeune homme mais déjà, je me sentais plus que mal. « Moi je sais plus alors, c'est qui ton amoureuse c'est Ebba ou c'est Ivy ? » Je déglutis un peu plus, tentant bien que mal de cacher mon malaise à ce moment-là. Ebba ? Il avait donc quelqu'un dans sa vie. Ma poitrine se serra un peu plus et une boule se forma dans mon ventre sans que je ne puisse l'expliquer. « Chéri tout ça ce sont des histoires de grandes personnes, et ça ne regarde que moi d'accord ? Tant que je ne t'ai pas dit que Ivy ou Ebba était mon amoureuse, c'est qu'aucune d'elles ne l'est ! D'accord ? N'écoute pas maman sur ce sujet... Ça c'est les histoires de papa, pas celles de maman, ni de toi. Quand papa aura trouvé la bonne, il te le dira. D'acc petit bonhomme ? » A vrai dire ses mots devenaient du yaourt, je n'arrivais même plus à les distinguer, bien trop concentrée à éviter de partir en courant même si ce n'était pas l'envie qui me manquait. « Tu serais gentille de le laisser en dehors de ça Violet. Il n'a que 4 ans. Ok ? Que tu détestes que j'ai une vie amoureuse c'est une chose, mais n'en dégoûte pas notre fils ! » Je n'eus le temps de rien dire ni rien faire que déjà il m'avait saisi, me forçant à avancer. Lorsque nous avions descendu les escaliers, je lâchai sa main, la remettant dans ma poche de mon manteau. « Je suis désolé pour tout ça. C'est vraiment la guerre avec mon ex-femme. Et... pour Ebba... en fait c'est une amie, avec qui on s'amuse à faire croire à Violet qu'on est ensemble, parce que ça la fait enrager, et ça nous fait rire. Mais il ne se passe rien entre nous... Enfin... je sais pas pourquoi j'te raconte ça de toute manière... après tout c'est pas si on était ensemble... J'suis désolé c'est un peu le bordel dans ma vie en ce moment... » Moi-même j'étais perdue. « Si tu veux qu'on reporte cette soirée à une autre fois je peux comprendre. Et même si tu veux annuler, ou plus jamais me voir après ce que je viens de te faire vivre... je peux comprendre aussi. J'suis désolé, vraiment... » Je demeurais silencieuse pendant de longues minutes, essayant de remettre de l'ordre dans mes pensées. Cette situation était bien plus difficile que je le pensais mais où était la difficulté ? Certainement là où mes sens en créaient... « Tu n'as pas à te justifier de toute manière après tout, comme tu l'as dit, nous ne sommes pas ensemble donc inutile de te justifier par rapport à ta vie amoureuse. Si tu es avec Ebba, soit. Après tout, je suis mariée non ? » J'étais évidemment en colère et légèrement blessée même si je ne voulais pas l'avouer. « Ecoute, je ne sais plus vraiment quoi faire ce soir... J'ai un peu le moral dans les chaussettes après cette rencontre un peu... brutale. » fis-je en souriant tristement. « Mais puisqu'il n'y a rien entre nous, que c'est ta vie et que ça ne me concerne pas, je ne vois pas en quoi cela me gênerait plus que ça de passer cette soirée avec toi. Donc c'est toi qui vois. » déclarai-je après un court silence, pensive.

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MessageSujet: Re: You gotta get up and try, try, try... ∞ Ivy   Jeu 28 Mar - 8:44





Take my hand...


Cette soirée n'avait pas encore commencé qu'elle dépassait déjà l'entendement. J'étais dans une rage monstre contre Violet, et je me sentais à la fois mal pour Ivy qui venait de vivre une scène de vie plutôt dure. On ne se connaissait que très peu tous les deux, que déjà je lui imposais ma vie, je la confrontais avec mon ex femme. J'étais vraiment con de l'avoir emmenée ici et je m'en voulais énormément. Je me confondais en excuses et lui proposais même de reporter notre soirée, j'aurai compris si elle n'avait plus voulu la passer avec moi. Mais j'espérais du plus profond de moi qu'elle ne voulait pas tout abandonner ici. Peut être ne savait-elle pas encore lire dans mes yeux, pourtant ils ne lui demandaient qu'une chose "reste".

« Tu n'as pas à te justifier de toute manière après tout, comme tu l'as dit, nous ne sommes pas ensemble donc inutile de te justifier par rapport à ta vie amoureuse. Si tu es avec Ebba, soit. Après tout, je suis mariée non ? ». Qu'elle me rappelle qu'elle était mariée ne me plaisait pas beaucoup, mais c'était de circonstance. Je le prenais quand même en pleine poire, comme un boomerang qu'on lance, et que même si on ne sait pas le manier, il nous revient en pleine tête, quand on s'y attend le moins.Je déglutissais, essayant de ravaler cette boule qui venait de se former dans ma gorge. Je voulais quand même que les choses soient claires. «Ivy, je sais que je n'ai pas à me justifier, mais autant être clair avec toi, je n'ai personne dans ma vie. Ebba est réellement une amie, ni plus ni moins.»

« Ecoute, je ne sais plus vraiment quoi faire ce soir... J'ai un peu le moral dans les chaussettes après cette rencontre un peu... brutale. Mais puisqu'il n'y a rien entre nous, que c'est ta vie et que ça ne me concerne pas, je ne vois pas en quoi cela me gênerait plus que ça de passer cette soirée avec toi. Donc c'est toi qui vois. ». Je découvrais une nouvelle facette d'Ivy. Je la voyais triste, pour la première fois depuis que j'avais croisé son regard. Jusqu'à présent, je l'avais vue joyeuse, enjouée, souriante. J'avais l'impression ce soir d'avoir perdu sa bonne humeur, et même la complicité que je partageais avec elle les derniers jours qu'on avait passé ensemble. Je serrais la mâchoire, je ne savais plus quoi faire, je n'arrivais plus à déceler aucune envie dans sa voix, aucune envie de passer plus de temps avec moi...

«Je... je suis vraiment désolé. Ma vie est vraiment bizarre en ce moment et... et puis j'ai fait ta connaissance et depuis ... je sais pas... y'a comme un truc qui a changé... Ok j'aurai pas dû te laisser la rencontrer, ça a tout gâché. Mais j'ai vraiment envie de passer cette soirée avec toi. Donne moi une chance de me racheter... s'il te plais...». Je me mordillais la lèvre et lui faisais un regard suppliant avec un petit sourire charmeur, pour essayer qu'elle craque. Ce qu'elle fit. Et au moment où elle accepta de passer cette soirée avec moi, et surtout de passer outre ce début de soirée chaotique, je m'approcha d'elle et la pris dans mes bras. Je sentais mon coeur battre assez fort, j'avais presque l'impression qu'elle aurait pu le sentir, passant les épaisseurs de vêtements, de peau, etc...

Rapidement on reprenait le chemin de la fête foraine. Au départ silencieux, je décidais de briser la glace. «Bon... je propose, on se prend un truc bien sucré à manger, et on fait un tour de grande roue, après on avise, ok ?». Elle hocha la tête, et tout naturellement, je pris sa main, sans même y réfléchir. Je n'avais plus envie de me prendre la tête. Elle m'avait bien faire remarqué qu'elle était mariée, je le savais. Mais se tenir la main, il n'y avait rien de mal à ça ? Si ? On s'arrêtait devant un vendeur de confiseries, et je la laissais faire son choix. Je commandais une pomme d'amour, en me justifiant cependant : «Tu sais quoi ? J'ai jamais vraiment compris pourquoi on appelait ça 'pomme d'amour'... ça colle au dent c'est pas super glamour !». Je lâchais un petit rire et je payais la commande avant de nous diriger vers la grande roue. On prenait nos tickets pour la grande roue et je la laissais monter dans la cabine. Par chance, je connaissais le jeune homme qui s'occupait de faire rentrer les gens, et je lui demandais si on ne pouvait être que tous les deux dans une cabine, alors qu'elles pouvaient contenir jusqu'à 6 personnes. On montait donc seuls Ivy et moi dans la cabine, qui s'élevait déjà dans les airs. «T'as pas trop le vertige j'espère ?». On était assis l'un à côté de l'autre et je lui proposais de croquer dans ma pomme, en ne pensant pas une seule seconde à ce que ça pouvait représenter. Sauf que dans son regard, j'avais bien compris toute la signification de la question que je venais de lui poser...

Ma pomme toujours tendue vers elle, nos regards l'un dans l'autre, j'attendais une réaction de sa part, j'étais pourtant à deux doigts de me raviser...

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MessageSujet: Re: You gotta get up and try, try, try... ∞ Ivy   Jeu 28 Mar - 19:45





I feel something indefinable...


« Ivy, je sais que je n'ai pas à me justifier, mais autant être clair avec toi, je n'ai personne dans ma vie. Ebba est réellement une amie, ni plus ni moins. » Je ne savais pas pourquoi mais le fait qu'il me dise cela me rassurait, inconsciemment. J'avais besoin de l'entendre me dire cela, m'assurer que Ebba n'était qu'une simple amie et qu'il n'y avait rien d'autre entre eux à part la supercherie qu'ils avaient montée contre Violet afin de faire enrager cette dernière. Ce que je pouvais comprendre au vu de cette courte rencontre qui m'avait plutôt bousculée à vrai dire, plus que je ne le voulais. On aurait dit que Violet se plaisait à tourmenter son ex-mai, à se mêler de ses histoires afin qu'il se retrouve piégé dans ces dernières. Et elle avait pratiquement réussi ce soir puisque j'avais perdu tous mes moyens et qu'elle m'avait effectivement passé l'envie de me retrouver avec lui. « Je... je suis vraiment désolé. Ma vie est vraiment bizarre en ce moment et... et puis j'ai fait ta connaissance et depuis ... je sais pas... y'a comme un truc qui a changé... Ok j'aurai pas dû te laisser la rencontrer, ça a tout gâché. Mais j'ai vraiment envie de passer cette soirée avec toi. Donne moi une chance de me racheter... s'il te plais... » Je le regardais tandis qu'il me faisait de petits yeux qui me suppliaient de dire oui. Sa vie était bizarre et quelque chose avait changé depuis notre rencontre ? Mon cœur s'accélérait sans que je ne le comprenne comme si ces mots venaient me toucher directement. « Bon très bien. » déclarai-je en hochant la tête, retrouvant même un léger sourire. Je ne savais pas pourquoi mais je n'arrivais pas à rester bien longtemps en colère contre cet homme. Il avait comme une sorte d'emprise sur moi, comme un enchantement qui faisait que je ne pouvais pas lui en vouloir bien longtemps ni me passer de lui désormais... Il s'approcha de moi et sans que je ne m'y attende, il m'entoura de ses bras. Je mis quelques secondes à comprendre ce qui se passait alors que je le serrai un peu plus contre moi. Étrangement, j'avais besoin de ce contact avec Arthur.

Nous nous mettions ensuite en chemin pour regagner la fête du printemps à quelques pas de là où résidaient Violet et le petit Lohan. Je demeurais silencieuse, tentant de remettre de l'ordre dans mes sentiments et dans mes pensées qui se déchaînaient à grande vitesse dans mon esprit, alors que je guettais une migraine prochaine. « Bon... je propose, on se prend un truc bien sucré à manger, et on fait un tour de grande roue, après on avise, ok ? » « Pourquoi pas ! » fis-je en hochant la tête, retrouvant peu à peu mon habituel air enjoué. Il me prit la main mais cette fois-ci, je n'émis aucune résistance, me laissant faire totalement. Nous nous arrêtions devant un stand de confiseries et je demandais une poche de nougat noir tandis qu'Arthur, lui, préféra une pomme d'amour, ce qui me fit sourire. « Tu sais quoi ? J'ai jamais compris pourquoi on appelait ça 'pomme d'amour'... ça colle aux dents c'est pas super glamour ! » Je me mis à rire légèrement, haussant les épaules pour seule réponse. Moi-même je ne savais pas pourquoi on nommait cette gourmandise ainsi. Nos petites confiseries en main, nous nous dirigions alors vers la grande roue tandis que je montais la première dans la cabine suivie d'Arthur. Par chance ce dernier connaissait celui qui s'occupait de la roue, et nous avions pu ainsi nous retrouver que nous deux dans une cabine. « T'as pas trop le vertige j'espère ? » « Non, ça va. » fis-je en souriant. A vrai dire, je ne me souvenais pas en avoir peur mais peut-être que je me trompais et que c'était un des souvenirs qui me manquaient. Pour le moment, tout se déroulait parfaitement bien alors que je piochai dans ma poche de nougats. Quand alors, Arthur tendit sa pomme vers moi, me proposant d'y goûter. J'hésitai pendant de longues secondes, me demandant bien ce que j'étais censée faire et si ce geste pourtant si anodin couvrait un tout autre sens aux yeux du jeune homme. Cependant, je me décidai à m'y risquer tout de même et je croquai dedans, délicatement d'un geste qui se voulait à la fois sûr et souple même si au fond, j'étais plutôt hésitante qu'autre chose. Une fois fait, je mangeai le morceau en silence, la tête baissée vers mes pieds, légèrement embarrassée alors que pourtant il n'y avait pas vraiment de quoi. « Je t'ai menti tout à l'heure quand je t'ai dit que ça ne me faisait rien... par rapport à Ebba... » confiai-je malgré moi. J'ignorais pourquoi je venais de lui dire cela et j'ignorais aussi comment il allait le prendre. « C'est idiot, je ne sais pas pourquoi je te dis ça... » ajoutai-je aussitôt, posant ma main sur mon propre front.

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MessageSujet: Re: You gotta get up and try, try, try... ∞ Ivy   Jeu 28 Mar - 21:34





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J'allais pratiquement raviser mon geste au moment où elle avançait son visage vers la pomme que je lui tendais. Mon coeur s'accéléra un instant, pendant que je la regardais poser ses lèvres sur le sucre rouge de cette friandise pourtant significative. Au départ, tout cela n'avait aucun sens, mais en la voyant croquer dans cette pomme dite "d'amour", tout cela changeait définitivement ma vision de cette fameuse pomme. Une fois le morceau en bouche, elle baissa son regard vers ses pieds, ce qui me fit légèrement sourire. Je prenais alors le temps d'admirer la vue, au moment où elle prit la parole « Je t'ai menti tout à l'heure quand je t'ai dit que ça ne me faisait rien... par rapport à Ebba... ». Je sentis monter en moi une étrange chaleur. Que voulait-elle dire par là ? Qu'elle était jalouse ? Envieuse ? Que ça la dérangeait que je sois en couple ? Je plongeais une nouvelle fois mon regard dans le sien, j'avais du mal à mettre de l'ordre dans mes idées, dans mes sentiments... « C'est idiot, je ne sais pas pourquoi je te dis ça... ». Je me pinçais la lèvre inférieure en baissant les yeux à mon tour. J'avais une envie folle de faire une bêtise. Depuis combien de temps je la connaissais, et depuis combien de temps j'avais envie de l'embrasser ? La différence entre les deux ne se mesurait qu'en minutes, et encore. Mais elle était mariée...

Je ne savais pas quoi répondre, est-ce que je devais répondre quelque chose ? «J'me suis senti tellement mal quand Violet a parlé d'Ebba... j'suis pas du tout le genre de mec à enchaîner les conquêtes ou quoi que ce soit... J'ai pas envie que tu crois que je suis comme ça...». Je haussais les épaules et avouais à mon tour. «Et puisqu'on en est aux confidences, ça m'a fait... mal... quand tu m'as envoyé dans les dents que tu étais mariée...» Je pinçais mes lèvres avec une moue un peu déçue. «J'y pense que trop souvent... à ton mari...» Et j'ajoutais alors, tout bas, presque dans ma barbe, pratiquement inaudible : «Ce serait tellement plus facile s'il n'était pas là...». Je baissais à mon tour les yeux avant de les tourner vers cette vue imprenable sur la ville que nous offrait la hauteur. Je changeais alors de sujet, ce n'était pas plus mal après tout.

«Regarde moi ça... C'est magnifique...» On arrivait au point culminant de la grande roue. J'avais une sorte de vertige étrange, la version "arriré par le vide" et non "peur du vide". Je me levais après avoir fini ma pomme et je regardais vers le bas. «T'imagines si on reste coincés là ?» Je tournais le regard vers elle et lui adressais un sourire enfantin, alors que la roue se bloquait d'un coup. Mes yeux devinrent tout ronds, j'hallucinais. «C'est normal ça ?» Elle se foutait un peu de ma gueule, je ne savais pas trop si c'était pour camoufler sa peur ou si c'était juste parce qu'elle n'avait pas peur et que la situation l'amusait plus qu'autre chose. On reprenait finalement notre descente normalement sans encombre et je lâchais un «Ouf» de soulagement, avant d'ajouter : «Pas que ça m'aurait dérangé de rester bloqué là en compagnie d'une aussi jolie demoiselle, mais juste que j'ai un peu le vertige quand même !!!». J'haussais les épaules en voyant la surprise sur son visage, et je me rasseyais auprès d'elle, silencieusement. J'avais tellement envie de pouvoir la prendre dans mes bras, prendre sa main naturellement, toutes ces choses qu'on a envie de faire avec une personne qui nous plait. Mais quand cette même personne est mariée, c'est tout de suite plus compliqué...

Bref, je sortais de mes rêveries, en même temps qu'on descendait de notre cabine. Je lui tendais la main pour la faire descendre comme une princesse. Ça me faisait sourire. On marchait alors côte à côte et elle craquait pour un gros nounours avec un gros coeur dans les bras. C'est vrai qu'il était mignon. «Tu le veux ?» J'avais de la chance, c'était du tir à la carabine, et j'étais super fort à ça. Quand j'étais petit, j'allais chez mes grands parents à la campagne, et mon grand père m'apprenait à tirer au fusil sur des boîtes de conserve. Je commandais alors assez de parties pour pouvoir gagner le gros ourson. Ivy restait près de moi, elle jouait les pompom girl, et ça me faisait rire. J'éclatais tous les ballons sans en louper un, et après avoir eu tous les points nécessaires, sauf un, pour avoir le nounours, il me restait quelques plombs, je proposais à Ivy : «Tu veux essayer? ... je te laisse les derniers plombs, il en manque qu'un seul pour que tu aies ton nounours... si tu le veux... tu vas devoir te battre !!!» Je lâchais un petit rire, elle prenait alors la carabine entre ses mains. Je lui expliquais rapidement en lui montrant du doigt : «J'te mets le plomb, alors il faut que tu vises, là t'as un petit point, tu dois l'aligner avec le creux qui est juste là, et quand tout est aligné, tu mets dans l'axe du ballon, et tu tires ! Allez go ! Shot !» Je la laissais faire, et elle ratait le premier tir. Elle en alignait 4 sans en marquer un seul. Il ne restait qu'un plomb, elle me suppliait du regard de reprendre la carabine pour gagner le fameux ourson. Je secouais la tête avec amusement. «Non, tu te débrouilles !». Elle insistait, et finalement je me plaçais derrière elle, la prenant tout contre moi, et épousant mes bras avec les siens. Je posais ma main sur la sienne et mon doigt sur le sien, posé sur la gachette. La carabine chargée, je l'aidais à viser. J'avais étonnamment chaud tout d'un coup. J'orientais le pistolet vers le dernier ballon. On n'avait plus le droit à l'erreur. Et dans un soupir je lâchais «Maintenant». Elle appuyait avec moi sur la gâchette et le ballon éclatait. Je me tournais alors vers elle, un large sourire sur les lèvres. «Tu vois...». Je restais là une ou deux longues secondes avant de me séparer d'elle, légèrement embarrassé. Et on récupérait finalement le gros ours, qui faisait presque la moitié de la taille d'Ivy. Elle plaqua alors un baiser sur ma joue pour me remercier, juste au moment où une jeune femme vint vers nous. «Ivy ?». Celle-ci se retourna vers la jeune femme, mais elle semblait ne pas la reconnaître. Aïe. «Comment tu vas ? Ça fait un moment qu'on s'est pas vues !» Elle me lança un regard avant d'ajouter. «Je savais pas que t'étais plus avec *le-nom-du-mari-d'Ivy*. Cela dit... t'as trouvé bien plus mignon... !». Elle m'adressa un sourire pendant que je me forçais à lui rendre, sentant bien qu'Ivy ne se sentait pas dans ses baskets à cet instant précis.

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MessageSujet: Re: You gotta get up and try, try, try... ∞ Ivy   Ven 29 Mar - 22:08





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« J'me suis senti tellement mal quand Violet a parlé d'Ebba... j'suis pas du tout le genre de mec à enchaîner les conquêtes ou quoi que ce soit... J'ai pas envie que tu crois que je suis comme ça... » répondit-il alors tandis que je relevai mon regard vers lui et à mon tour j'ajoutai d'un ton dont la sincérité poignait un peu dans ma voix « Je le sais, maintenant. » Je souriais alors qu'il m'avoua : « Et puisqu'on en est aux confidences, ça m'a fait...mal... quand tu m'as envoyé dans les dents que tu étais mariée... » Que voulait-il dire par cela ? L'avais-je blessé en lui rappelant ce petit – gros – détail ? Cela avait certainement été mon objectif quand je lui avais lancé cette phrase mais de là à penser que cela le toucherait réellement, j'en avais douté au moment même durant lequel ma phrase était sortie. Or, il se trouvait que ce soit le cas. « J'y pense que trop souvent... à ton mari... » Je baissais la tête vers mon alliance, la tortillant sur mon doigt. C'était un détail de ma vie que j'aurais aimé ne jamais avoir si cela signifiait que je pouvais être avec Arthur, seulement il semblait que ce détail d'une importance certaine freinait notre relation. « Je sais... » murmurai-je tout bas. « Ce serait tellement plus facile s'il n'était pas là... » entendis-je tout bas. Je fis comme si je n'avais rien entendu mais à vrai dire, cette réplique restait gravée en moi désormais. « Regarde moi ça... C'est magnifique... » Je regardais alors et effectivement, la vue était très belle ! Il se releva tandis que je fis de même. « T'imagines si on reste coincés là ? » Je me mis à rire légèrement. « Mais non ! » répliquai-je, espérant qu'effectivement ce ne soit pas le cas. La roue se bloqua alors soudainement et j'avouai que je ne savais pas ce qu'il en était. « C'est normal ça ? » Je haussai un sourcil en riant de lui mais au fond, je ne savais pas si cela l'était ou non. A vrai dire, peut-être qu'avant mon accident je le savais, désormais je n'étais plus très sûre de ce que je savais ou non. « Ouf » entendis-je lorsque la roue reprit son rythme. « Pas que ça m'aurait dérangé de rester bloqué là en compagnie d'une aussi jolie demoiselle, mais juste que j'ai un peu le vertige quand même !!! » « Tu as le vertige ? Toi, Arthur ? » dis-je d'un ton enfantin, riant doucement.

Nous retrouvions alors la terre ferme et il me tendit la main que je pris avec grand plaisir. Devant un stand, je repérai une peluche qui me faisait bien envie, je devais l'avouer seulement je planifiais de retourner le chercher plus tard avec ma sœur quand Arthur me proposa : « Tu le veux ? » A la fois surprise mais heureuse, je lui fis un grand sourire avec de petits yeux, comme aurait pu le faire son fils devant un jouet qu'il convoiterait. Alors il se lança pour moi au tir à la carabine tandis que je m'exerçais à l'encourager. Alors qu'il avait presque tous les points, il se tourna vers moi pour me demander : « Tu veux essayer ? … je te laisse les derniers plombs, il en manque qu'un seul pour que tu aies ton nounours... si tu le veux... tu vas devoir te battre !!! » Je fis un « oh » avec ma bouche et le regardais. « Je suis une catastrophe en tir à la carabine, je vais perdre ! » dis-je amusée. « J'te mets le plomb, alors il faut que tu vises, là t'as un petit point, tu dois l'aligner avec le creux qui est juste là, et quand tout est aligné, tu mets dans l'axe du ballon, et tu tires ! Allez go ! Shot ! » Face à ses explications, je n'aurais dû que réussir. Seulement, il en était tout autre, alors désespérée de ne pas pouvoir avoir mon nounours, je me tournai vers lui, lui faisant mes yeux de chat potté. « Non, tu te débrouilles ! » me lança-t-il visiblement amusé par la situation. « S'il-te-plaît... » Je continuais mon manège, espérant qu'il craque bientôt. Et contre toute attente, il ne prit pas la carabine, au contraire il vint se placer derrière moi, tellement près que je pouvais sentir son souffle chaud dans mon coup. Sa main sur la mienne et son doigt sur le mien, il m'aida à tirer m’annonçant le moment opportun « Maintenant » Je m'activai et nous réussissions, l'ours était à moi ! « Tu vois... » Je souris, récupérant la peluche. Heureuse comme une enfant, je lui fis une bise sur la joue même si j'avais une irrésistible envie de me serrer dans ses bras. « Ivy ? » me fit une voix que je ne reconnaissais absolument pas. « Comment tu vas ? Ça fait un moment qu'on ne s'est pas vues ! » Légèrement paniquée, je pressai la peluche contre moi. « Je savais pas que t'étais plus avec Ethan. Cela dit... t'as trouvé bien plus mignon... ! » Je jetai un regard paniquée à Arthur avant d'essayer de recouvrer mon calme. Prenant mon courage à deux mains, je commençai : « Je...Je suis désolée... Je ne vois pas qui vous êtes... » Voyant l'incrédulité sur le visage de la jeune femme, je me sentis forcée de m'expliquer : « J'ai eu un accident il y a un an et les quatre dernières années de ma vie ont disparu... Je ne m'en rappelle plus, je suis désolée... » dis-je embarrassée, alors que je tenais l'ours tout contre moi, visiblement mal à l'aise. Une boule à la gorge venait de se former à ce moment précis, il m'était toujours douloureux d'admettre qu'une partie de ma vie avait complètement disparu. « Et si, je suis toujours avec Ethan... Arthur est un ami... » fis-je laissant ma phrase en suspens.
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MessageSujet: Re: You gotta get up and try, try, try... ∞ Ivy   Dim 31 Mar - 18:18





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Je sentais bien qu'Ivy se sentait mal et j'avais très vite compris qu'elle n'avait pas reconnu cette jeune femme. Je serrais les dents pour elle, je ne savais pas trop quoi faire, pour la soulager, essayer qu'elle se sente mieux... Mais malheureusement je ne pouvais pas faire grand chose. Je posais délicatement ma main dans son dos, juste pour lui montrer que j'étais là, qu'elle n'était pas seule. Elle expliquait à la jeune femme qu'elle avait eu un accident et que depuis elle avait perdu plusieurs années de sa vie. Elle s'excusais. Et finit par lui dire « Et si, je suis toujours avec Ethan... Arthur est un ami... ». Je retirais ma main du dos d'Ivy. Comme un geste de "secours", pour me protéger peut être, pour la protéger elle aussi. Je ne voulais pas lui créer d'ennuis, il y a parfois des gens bizarres qui veulent du mal à d'autres personnes sans trop de raisons valables. J'enfouissais mes mains dans mes poches et baissais les yeux, regardant mes pieds quelques instants. Ça me faisait bizarre qu'elle dise que j'étais un ami, un simple ami. Mais après tout, qu'aurait-elle pu répondre. J'étais un ami. Rien de moins, rien de plus.

La jeune femme était pour le coup embarrassée. Elle s'excusait à son tour. «Oh. Je suis désolée... bon... et bien... j'm'appelle Sophia et je suis une amie de ta soeur... Bon... je vous laisse... bonne soirée !». Je relevais la tête en la remerciant et la regardais s'échapper. Je mordillais ma lèvre, ne sachant toujours pas quoi faire, quoi dire. Mais je ne voulais pas laisser Ivy dans cet état. Je demandais alors «Ça va ?». Elle haussait les épaules et gardais son ourson tout contre elle. Je chassais de ma tête l'idée de me réincarner en ourson, rien que pour être dans ses bras... «Bon... on va oublier tout ça ok ? Désolé pour le jeu de mot pourri, mais j'avais que ça !» Je lâchais un petit rire et je voyais que ça la faisait sourire. Ouf ! «On va aller faire un bon truc qui remue bien le bide ça va nous changer les idées !! Tu viens ?» Je lui tendais la main, mais me ravisais rapidement, je ne voulais pas que la jeune femme de tout à l'heure ne raconte n'importe quoi à notre sujet, à mon sujet.

On marchait alors vers une attraction un peu plus "sauvage", et je demandais 2 places. On s'installait alors, Sur le siège, il y avait de la place pour 3, alors on installait le gros ourson à côté d'Ivy. J'aurai pu le placer entre nous, mais j'avais de plus en plus de mal à être loin d'elle... allez savoir pourquoi... Les barres descendaient et je jetais un regard à Ivy, j'étais tout excité, comme un gosse ! Je lui offrais un large sourire et l'attraction démarrait. Au bout de quelques minutes de cris, de rires, et de retournement de ventre, on descendait de là, sans oublier l'ourson ! «Ça va pas trop remuée ?». On marchait doucement, silencieusement. La tension était palpable, un mélange d'envie sûrement, enfin c'était mon cas, et de tout autres sentiments. Et pendant qu'on était dans nos rêveries, un mec habillé en je-ne-sais-quoi-sanguinolant fit peur à Ivy, qui se jeta littéralement sur moi en criant. Je la récupérais dans mes bras et lâchais un petit rire amusé. «Ah ! Tu t'es foutue de ma gueule quand je t'ai dit que j'avais le vertige mais regarde toi !!». Elle me tapait gentiment et le mec déguisé, en riant, lui donna un ticket pour une partie gratuite de train fantôme. Je lui offrais un sourire et lui dit «Bon... ben on sait ce qu'on va faire maintenant !». La seule chose que j'espérais, c'est qu'elle ait peur encore comme maintenant, et qu'elle se blottisse encore dans mes bras pour que je la protège...

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MessageSujet: Re: You gotta get up and try, try, try... ∞ Ivy   Sam 6 Avr - 13:23





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Aussitôt avais-je précisé à la jeune femme devant moi que Arthur n'était qu'un simple ami, aussitôt je sentis sa main se retirer de derrière mon dos. Je commençais à me demander s'il ne l'avait pas mal pris mais à vrai j'étais bien plus concentrée sur mon malaise quant à mon aveu par rapport à cet accident. Je m'en voulais de ne pas pouvoir être capable de reconnaître cette jeune femme qui me paraissait pourtant bien sympathique. « Oh. Je suis désolée... bon... et bien... j'm'appelle Sophia et je suis une amie de ta sœur... Bon... je vous laisse... bonne soirée ! » Je restais encore un peu abasourdie, j'avais l'impression que je l'avais vexée et qu'elle avait cherché à tout prix un moyen de se sortir de cette situation plus qu'embarrassante pour nous deux. Nous deux car pour elle puisqu'elle s'était approchée de moi, pensant pouvoir rire de bon cœur comme probablement toutes les copines de ma sœur et moi-même je l'étais également puisque je ne savais plus où me mettre, je ne me rappelais même plus des personnes qui venaient me retrouver, prenant de mes nouvelles... « Ça va ? » Je me tirais de mes pensées, et releva la tête vers Arthur, me contentant de hausser les épaules seulement, encore un peu touchée par cette rencontre. « Bon... on va oublier tout ça ok ? Désolé pour le jeu de mot pourri, mais j'avais que ça ! » Je me mis à rire doucement. « T'es pardonné ! » répondis-je en plaisantant. De toute façon, je n'aurais pas pu rester bien longtemps à lui en vouloir si j'avais cela en aurait été le cas. J'étais bien trop attachée à lui, bien plus que je ne le mesurais d'ailleurs. Ainsi, il avait de la chance, il échappait à bien des choses grâce à ce lien indescriptible que nous entretenions. « On va aller faire un bon truc qui remue bien le bide ça va nous changer les idées !! Tu viens ? » « Je suis partante ! » lui répondis-je aussitôt, prête à prendre la main qu'il tendait mais je fus déçue lorsqu'il se ravisa. Peut-être m'en voulait-il un peu par rapport à ce que j'avais dit à la jeune femme un peu plus tôt, que nous étions amis ? Soit mais sinon, qu'étions-nous d'autre que de simples amis ? Même si aucun de nous deux n'était capable de définir cette relation ambiguë, nous n'étions que de très bons amis aux yeux du reste du monde. La suite passa très vite, un peu trop vite à mon goût, à peine étions-nous entrés dans cette attraction que nous en ressortions déjà. « Ça va pas trop remuée ? » me demanda-t-il un sourire aux lèvres. « Mais oui, ça va ! Je ne suis pas une petite nature ! » lançai-je amusée. Nous reprîmes notre marche à travers la fête foraine et un lourd silence se posa entre nous. Perdue dans mes pensées, je ne fis pas attention vers où j'allais quand je heurtai un homme, déguisé étrangement ce qui faillit me causer une crise cardiaque ! Poussant un petit cri, je me jetai dans les bras d'Arthur, prise d'une légère panique lorsque je me rendis compte que j'étais stupide. « Ah ! Tu t'es foutue de ma gueule quand je t'ai dit que j'avais le vertige mais regarde-toi !! » Je lui tirai la langue, me défendant, « C'est pas la même chose ! » tout en lui tapant doucement l'épaule. L'homme me tendit des tickets en riant, fier de l'effet qu'il avait eu sur moi. Je ne devais pas être la première et certainement pas la dernière. En revanche, je regardai le ticket et vis qu'il s'agissait du train fantôme... Super, si j'avais eu peur d'un simple homme déguisé, qu'est-ce que cela serait durant cette attraction, je ne préférais même pas y penser ! « Bon... ben on sait ce qu'on va faire maintenant ! » Je fis mine de sourire sachant pertinemment que cette attraction n'allait me plaire qu'à demi. Nous commencions l'attraction et si je contenais ma peur dans un premier temps, fermant les yeux ou simplement serrant mes mains l'une dans l'autre, je fus obligée de me blottir contre Arthur au moment où une chose descendit vers nous. J'avais fermé les yeux, blottissant ma tête contre son torse même si je devais avouer que cette attraction était effectivement une belle excuse pour pouvoir me blottir un peu plus contre lui. « Tu me dis quand c'est fini, hein ? » lui lâchai-je, en riant nerveusement avant de relever les yeux vers lui, les rouvrant doucement. Mon visage était si proche du sien et la tentation était si grande... J'avais une irrésistible envie de poser mes lèvres contre les siennes, une envie que j'avais tenté de réprimer plusieurs fois depuis notre rencontre mais là, nous étions tous deux dans cette attraction et j'étais blottie contre lui. Cette proximité devenait difficile. Alors tout doucement et délicatement mes lèvres vinrent se poser sur les siennes pendant quelques secondes mais quelques secondes qui furent assez pour faire battre mon cœur à un rythme effréné et me faire oublier tout ce qui se trouvait autour de nous. Mais lorsque je me reculai précipitamment, je repris ma place normale, et baissai la tête, embarrassée et honteuse d'avoir fait cela. « Je suis désolée, je ne sais pas ce qu'il m'a pris... »
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MessageSujet: Re: You gotta get up and try, try, try... ∞ Ivy   Mar 9 Avr - 17:29





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Ivy avait eu vraiment peur au moment où la "chose" avait fait apparition devant elle. C'est vrai que c'était pas loyal de faire ça à une femme, et je pense que je n'aurai pas fait le fier non plus. Quand ce genre de chose arrive par surprise, qu'on soit peureux ou pas, on sursaute forcément. Je me foutais donc un peu d'elle, mais gentiment, et puis ça permettait de détendre l'atmosphère. Je proposais alors qu'on aille faire ce fameux train fantôme. Je le connaissais bien, c'était le même que chaque année, même s'ils aimaient bien faire quelques variantes, notamment au niveau des comédiens et des costumes qui intervenaient au milieu du parcours, dans le noir. J'avais fait beaucoup de fêtes foraines, écumé pas mal de train fantômes, et j'avoue que celui là était quand même assez coriace ! Je ne voulais pas qu'Ivy fasse des cauchemars cette nuit, mais je comptais bien sur sa peur pour en profiter un peu et peut être qu'elle se fondrait dans mes bras pour que je la protège, qui sait ?

On marchait côte à côte en direction du train fantôme qui n'était pas très loin. Le plus gros avantage de cette attraction, c'était la proximité, et surtout la pénombre. On s'installait dans un petit wagon tous les deux, c'était prévu pour deux personnes, mais il ne fallait pas être trop gros, on était quand même déjà bien serrés. J'avais déjà un large sourire au bord des lèvres, et chaque fois qu'il y avait une once de lumière, je la regardais, et essayais d'anticiper le moindre de ses mouvements. Elle poussait de petits cris jusqu'à finalement se coller tout contre moi, enfouissant pratiquement sa tête dans mon cou. « Tu me dis quand c'est fini, hein ? ». Je passais alors un bras dans son dos et posais ma main sur son bras pour l'entourer et ainsi la protéger. Je lâchais un petit rire mignon «Oui oui, j'te dis !». Je me sentais étrangement bien là, avec elle, dans le noir, et même si ça remuait un peu, rien que de la sentir contre moi, je me sentais juste bien.

Au moment où le petit wagon remontait d'un étage et passait à l'extérieur de l'attraction, je savais qu'il nous restait à peu près la moitié du parcours, le temps passait trop vite. En sentant les lumières plus importantes, Ivy redressait son visage et je tombais alors nez à nez avec ses lèvres, qu'elle venait de poser sur les miennes. Tout d'abord surpris, je sentis ensuite mon coeur faire un bond assez impressionnant dans ma poitrine. A bien y réfléchir, je crois n'avoir jamais ressenti une chose pareille. Je fermais alors les yeux et me laissais porter par son baiser, aussi simple soit-il, sans artifices, juste ses lèvres plaquées contre les miennes. Ce baiser ne dura pas assez longtemps pour que je puisse en savourer le goût aussi intensément que je l'aurai voulu. Elle pris alors de la distance avant de me dire, toujours dans le noir : « Je suis désolée, je ne sais pas ce qu'il m'a pris... ». J'étais encore un peu secoué par ce que je venais de vivre, mais je ne réalisais pas. Je n'avais qu'une seule envie, recommencer, c'est d'ailleurs ce que je fis. Je posa alors ma main sur sa joue, tendrement. Je n'avais pas besoin de la voir pour savoir exactement où se trouvait son visage, et je n'eus pas besoin de chercher ses lèvres, c'était comme si elles étaient aimantées aux miennes. Ma main glissa un peu plus dans sa nuque pendant que notre baiser devenait plus prenant, plus passionné, plus langoureux. Plus rien n'avait d'importance, ni même tous ces comédiens payés pour nous faire peur... Mais rapidement, la lumière venait nous agresser et mes lèvres prirent alors une distance que j'aurai préféré ne pas leur donner. Je baissais alors la tête une seconde en me pinçant la lèvre. Je ne savais pas trop s'i l fallait que je regrette ou non, s'il fallait que je m'excuse ou non... Je restais alors silencieux. Elle ne m'avait pas repoussé, c'était tout ce que je savais.

On sortait finalement de l'attraction, un peu (beaucoup) bouleversés tous les deux. Je lui tendais la main pour l'aider à descendre du wagon, et la lâchais une fois fait. Je ne voulais pas croiser quelqu'un qu'elle connaissait, je ne voulais pas qu'elle ait des problèmes à cause de moi... Je passais mes mains sur mon visage et dans mes cheveux, comme si je voulais essayer de recouvrer mes esprits mais je n'arrivais pas à ne pas penser à ces deux baisers que nous venions d'échanger. Je tournais la tête vers elle, qui marchait près de moi, elle avait les mains enfouies dans les longues poches de son manteau, et elle regardait le sol. Je me pinçais une nouvelle fois la lèvre et lançais alors. «Je vais te ramener... je pense que c'est mieux...». Elle ne me regarda pas, elle se contenta d'hocher la tête sans un mot.

On arrivait alors à ma moto, je lui tendais un casque qu'elle enfilait rapidement, c'était la deuxième fois qu'elle montait derrière moi. Une fois tous les deux sur la moto, je la reconduisis jusque devant chez elle. En voyant la voiture de son mari, je m'arrêtais un peu plus haut sur la rue, et déposais ma moto sur sa béquille une fois qu'elle fut descendue. Je l'aidais à défaire son casque et pour la première fois depuis notre baiser, je croisais son regard. Je serrais les dents. J'avais réfléchi pendant le trajet, et même si au fond de moi, je n'avais envie que d'une chose, c'était d'être avec elle, je savais pertinemment que ce n'était pas possible, et je ne voulais pas foutre sa vie en l'air.

«Je suis désolé. J'aurai pas dû faire ça. Que tu sois paumée, c'est normal, t'as de quoi l'être, mais moi j'avais pas le droit d'en profiter. T'es mariée, ton mari t'attend chez toi, et je... je préfère qu'on oublie ce qui s'est passé dans ce train fantôme. C'est sans doute mieux. Pour tous les deux...» Je ne pensais pas un seul mot de tout ce que je venais de lui dire. C'était la raison qui avait parlé, alors que mon coeur me disait tout l'inverse. Je sentis directement que je venais de briser quelque chose, cette magie qui s'était installée depuis le début entre nous. J'aurai rêvé annuler ma dernière phrase, me jeter sur elle pour l'embrasser, lui dire qu'elle oublie son mari, qu'elle vienne avec moi, n'importe où, mais qu'on soit ensemble. Au lieu de ça, j'ai juste joué au lâche. Je ne quittais cependant pas ses yeux, espérant peur être qu'elle dise quelque chose...

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MessageSujet: Re: You gotta get up and try, try, try... ∞ Ivy   Mer 10 Avr - 14:11





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« Oui oui, j'te dis ! » m'avait-il affirmé alors que je lui avais dit que je garderai les yeux fermés tout le long de l'attraction, sans doute par peur mais peut-être voyais-je là l'intérêt de pouvoir mieux me camoufler dans son cou ? Je me laissai toute fois emportée par la vague de sentiments qui me bousculaient depuis notre rencontre. Je n'arrivais pas à les mettre au clair, je n'arrivais pas à définir ce qu'ils signifiaient et je ne pensais pas avoir un jour ressenti une telle chose envers une personne, du moins aussi loin que je m'en souvienne et c'était le cas de le dire. Mes lèvres posées sur les siennes en un doux baiser, j'en appréciais les quelques secondes de notre baiser. Mais la réalité me rattrapa et je dus m'excuser, baissant la tête. Mais je fus surprise lorsque je sentis sa main se posait tout contre ma joue et d'une douceur infinie, il vint poser à son tour ses lèvres contre les miennes, les scellant en un baiser tendre et langoureux que je ne contrôlais même plus. Je me laissais porter et envahir par ce que je ressentais à ce moment-même. Seulement plus rapidement que je ne l'aurais voulu, notre baiser prit fin lorsque l'attraction finit à son tour. Nous retrouvions une certaine distance qui ne me plaisait plus mais à vrai dire, j'étais certaine que ni lui ni moi n'avions la réponse à toutes nos questions, ni pourquoi nous avions agi ainsi. Et pourtant, je ne le regrettais pas, loin de là même. Lorsqu'il me tendit la main, que je pris aussitôt pour sortir du wagon, je sentais qu'une certaine gêne s'était désormais installée entre nous deux. Bien loin de la complicité que nous avions pu avoir quelques minutes plus tôt, tout semblait s'être envolé à cause de deux baisers que nous avions échangés donc l'un, j'en étais l'auteur. Alors je mis mes mains dans les poches de mon manteau, demeurant silencieuse alors que nous marchions lentement. Je tentais à maintes reprises de dire quelque chose mais lorsque j'ouvrais la bouche, aucun son n'en sortait. Alors nous restions là, dans ce silence pesant jusqu'à ce que Arthur décide de le briser. « Je vais te ramener... je pense que c'est mieux... » Je hochai la tête, continuant de me concentrer sur mes pieds même si je n'avais bien sûr aucunement envie de rentrer chez moi ni même de le quitter.

Le silence reprit cette place qui lui était destinée depuis notre aventure dans ce train fantôme. Je pris le casque qu'il me tendait, sans broncher, me contentant de l'enfiler tout simplement avant de monter derrière lui, sans un mot. Lorsque nous arrivions, il m'aida à défaire mon casque, seulement nous restions silencieux. Moi qui d'ordinaire aimais bavarder, je prouvais tout le contraire en cet instant. Mais je croisai le regard d'Arthur qui prit la parole : « Je suis désolé. J'aurai pas dû faire ça. Que tu sois paumée, c'est normal, t'as de quoi l'être, mais moi j'avais pas le droit d'en profiter. T'es mariée, ton mari t'attend chez toi, et je... je préfère qu'on oublie ce qui s'est passé dans ce train fantôme. C'est sans doute mieux. Pour tous les deux... » Une boule se forma dans ma gorge et je baissais le regard. Je ressentais une douleur étrange, qui n'était pas physique mais plutôt intérieure comme si mon cœur saignait. Qu'il saignait des brûlures qu'Arthur m'infligeait à chacune de ses présences. Des brûlures que je ne pouvais plus guérir ni choisir de guérir, il était bien trop tard pour cela. Ce que nous avions tous les deux était quelque chose d'unique et que je n'avais jamais éprouvé auparavant et même avec mon mari, j'en étais certaine. Et qu'il veuille préférer que nous oubliâmes ce qu'il s'était passé un peu plus tôt, ne fit qu'aggraver les saignements de mon cœur. Je le sentais se serrer dans ma poitrine me rappelant à quel point il était dur d'être humain. Je tournai la tête, tentant de cacher mon visage qui, je savais, ne tarderait pas à être rongé par la tristesse et la colère. Alors je tournai le regard vers lui une nouvelle fois. « C'est donc ça le problème, je suis mariée ? » commençai-je un peu agacée, « Je ne ressens rien pour lui, nous sommes bien trop différents. Et ce n'est pas à cause de mon accident, déjà avant plus rien n'allait. Ça ne s'arrangera pas et que tu sois là ou non, j'aurais de toute façon fini par le quitter un jour ou l'autre... » Je marquai une pause avant d'ajouter, « Mais c'est ton choix Arthur. » Sans un regard, je me mis à marcher vers la maison, apercevant la voiture d'Ethan de garée dans l'allée. Je rentrai sans aucun bruit avant de me laisser tomber contre la porte. Je pris ma tête entre mes mains et pleurai silencieusement. Pourquoi me mettais-je dans un tel état alors que, qu'est-ce qu'il y avait eu entre nous deux, deux simples baisers échangés ? Mais pour moi, il y avait bien plus que cela et je me sentais pris au piège. D'un côté, j'étais mariée et de l'autre, je pouvais recommencer à vivre. Soit je choisissais de rester avec Ethan, m'attendant probablement à ce qu'il veuille un enfant un jour, parce que j'étais certaine qu'il ne me tromperait pas et resterait avec moi jusque nos vieux jours ou bien, je choisissais de m'aventurer sur un terrain qui m'était pour le moment inconnu mais qui m'attirait dangereusement. Ethan dormait sur le canapé et cela m'arrangeait. Je me relevai rapidement et ressortis de la maison. Je me mis à courir jusqu'à l'endroit auquel Arthur m'avait déposée un peu plus tôt, et je priai pour qu'il soit toujours là...

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MessageSujet: Re: You gotta get up and try, try, try... ∞ Ivy   Jeu 11 Avr - 8:55





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Au moment où j'avais ouvert la bouche pour lui dire qu'il valait mieux pour nous deux qu'on oublie cet épisode, j'avais senti dans mon coeur et dans mon âme une espèce de déchirure, comme si mon corps me prévenait de mal que pouvaient faire ces mots sur elle. Et c'est en voyant son visage se décomposer que je comprenais rapidement l'erreur monumentale que je venais de faire. La voir dans cet état me faisait mal au plus profond de mon être, c'était très dur à supporter, et pourtant, ma décision était prise. Je ne voulais pas foutre le bordel dans sa vie avec quelque chose qu'on aurait pu regretter, même si de mon côté, je ne le regrettais absolument pas. Peut être qu'avant son accident elle avait été folle amoureuse de son mari. Peut être que lui l'aime éperdument et que j'allais détruire quelque chose entre eux, je ne sais pas. Toujours est-il que pour l'instant, ma décision était prise. Et quand bien même, je ne voulais rien précipiter, nous ne nous connaissions que très peu finalement, et si ça marchait pas entre nous ? Si je la faisais quitter son mari et que ça ne marchait pas entre nous ? mon esprit commençait sérieusement à divaguer, alors qu'Ivy se défendait. Son visage était froid, dur, triste. J'avais mal au coeur de la voir comme ça. « C'est donc ça le problème, je suis mariée ? » elle laissa un petit blanc avant de poursuivre « Je ne ressens rien pour lui, nous sommes bien trop différents. Et ce n'est pas à cause de mon accident, déjà avant plus rien n'allait. Ça ne s'arrangera pas et que tu sois là ou non, j'aurais de toute façon fini par le quitter un jour ou l'autre... » Tout ça se bousculait dans ma tête. Alors elle n'était vraiment pas amoureuse de lui ? Elle comptait le quitter même si je n'étais pas là ? Mon coeur s'emballait un peu plus, avant qu'elle ne finisse par une phrase sèche et cassante « Mais c'est ton choix Arthur. » Je serrais les dents et avalais ma salive. Il m'était absolument impossible de lui répondre quoi que ce soit. J'essayais d'ouvrir l abouche pour parler mais je la voyais déjà partir en courant en direction de chez elle.

Je la regardais alors disparaître et je lâchais alors un «Ivy...» dans un murmure, je ne pouvais pas faire mieux, ma gorge était tellement serrée, aucun son plus fort qu'un murmure n'aurait pu en sortir. J'étais là, debout près de ma moto, regardant la rue là où elle avait disparu. Impossible de bouger d'un centimètre, j'étais paralysé par la brutalité de ce que je venais de vivre. Jusqu'à cet instant je n'avais jamais pris le temps de réfléchir sur ce que je ressentais pour elle, mais ce soir, je me prenais en pleine face mes sentiments pour cette fille que je ne connaissais que depuis quelques jours à peine. Mon esprit retraçait tous les moments que j'avais passés avec elle, notre rencontre dans sa pâtisserie, les quelques heures passées avec elle avant que son mari n'arrive, notre complicité au parc, et puis sa rencontre avec Violet. A peine quelques jours et j'avais déjà presque vécu plus de choses avec elle qu'avec n'importe qui, et je ressentais des choses pour elle plus encore qu'avec une femme avec qui j'avais vécu 6 ans, et avec qui j'avais eu un enfant.

Et je l'ai laissée partir, sans la retenir. Pire encore, c'est moi qui l'ai faite fuir, avec mes conneries. Je sentais mon sang bouillir en moi, la tristesse en moi venait de laisser place à une colère monumentale, une colère contre moi, pas contre elle. Parce que quand je ressentais des choses trop fortes, j'avais tendance à faire le con, à tout gâcher. Et mon impulsivité ne m'aidait pas à me canaliser dans ce moments là. Je tournais en rond, passant mes mains dans mes cheveux. Je rêvais de défoncer la porte de chez elle pour aller la retrouver, peu importe si son mari était là. Et pourtant, je ne fis rien de tout ça. Je lançais un regard une dernière fois dans la direction e là où était partie Ivy, et enfilais finalement mon casque. J'enfourchais ma moto et la démarrais dans un bruit qui aurait pu réveiller tout le quartier à une heure pareille. Je savais que j'aurai dû me calmer avant de reprendre ma moto, mais je n'y ai pensé que trop tard. Et c'est en me déportant sur la rue après un démarrage en trombe, que j'heurtai une camionnette que je n'avais pas vue de par mon étroitesse d'esprit, due à mon énervement. La moto glissa sur quelques mètres et j'étais éjecté un peu plus loin. J'étais encore conscient. Le choc n'avait pas été aussi violent qu'on aurait pu croire. Rapidement j'ouvrais les yeux et essayais de me relever mais ma jambe me faisait atrocement mal et j'étais égratigné de partout. Quelqu'un se précipitait vers moi et c'est en retirant mon casque avec peine que je découvrais le visage d'Ivy. J'avais beau être dans un état minable, je ne pus m'empêcher de sourire en la voyant. Elle me prit dans ses bras. J'avais dû lui faire peur. Je ne savais pas trop si elle avait vu l'accident, et je ne l'espérais pas. Mais qu'elle soit là me faisait du bien, j'avais l'impression de ne plus avoir mal nulle part. Je l'entourais de mes bras comme je pouvais pendant que le chauffeur du camion appelait les pompiers. Je n'avais pas besoin de lui dire quelque chose. Elle était là et c'était le principal, je n'avais pas besoin de plus que ça... «Tu t'échappe pas encore une fois hein ?»

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MessageSujet: Re: You gotta get up and try, try, try... ∞ Ivy   Jeu 11 Avr - 14:15





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Assise contre ma porte à pleurer silencieusement, il était évident que je n'avais qu'une envie, c'était de le retrouver et j’espérais qu'il ne soit pas trop tard. Sauf qu'au moment où je posai le pied dehors, j'entendis un bruit de moto retentir dans la rue et instinctivement, je savais que c'était celle d'Arthur. C'était inexplicable, je ne savais pas comment cela se faisait que j'étais aussi certaine que c'était lui mais je le savais, je le sentais, j'en étais convaincue. Malgré tout, je me mis à courir, aussi vite que je le pouvais comme si j'avais un mince espoir que je pouvais toujours le rattraper, que courir après lui le ferait revenir mais alors que j'atteignais l'endroit où il m'avait déposée un peu plus tôt, mon cœur faillit s'arrêter durant les quelques secondes. Je m'arrêtai aussitôt devant la scène qui venait de se dérouler, une main plaquée contre ma bouche tandis que mes yeux s'emplirent de larmes. Sa moto venait de percuter une camionnette qui passait au même moment. Durant les quelques secondes qui défilèrent rapidement, je ne pouvais plus bouger comme figée ou pétrifiée face à l'accident sur lequel je n'avais aucun pouvoir. « Pitié, pitié... » murmurai-je en implorant le tout puissant qu'il épargne la vie du jeune homme. Je continuais de prier intérieurement tentant de donner toutes les raisons pour lesquelles il devait rester en vie. Parce qu'il avait un petit garçon de six ans qui l'aimait plus que tout, parce qu'il avait de la famille même s'il ne m'en avait jamais réellement parlé, parce qu'il avait des amis et parce que j'avais besoin de lui, tellement. Même si nous ne nous connaissions que depuis peu, j'avais l'impression que ma vie n'aurait plus autant de sens qu'elle n'en avait désormais grâce à lui si jamais il sortait de ma triste vie. J'avais eu moi-même un accident mais de cheval, je m'en étais sortie indemne même si ma mémoire n'avait pas recouvré tous mes souvenirs mais un accident de moto et l'impact que cela avait eu, était différent. C'était pourquoi je tremblais, je devins blême, d'une pâleur que je ne me connaissais pas tandis que je continuais mes prières muettes toujours incapable de me mettre à bouger. C'est lorsque j'entendis la portière du conducteur du véhicule que Arthur avait percuté se fermer que je sortis de ma paralysie.

Paniquée, je me mis à courir vers Arthur tandis que je le voyais déjà bouger et retirer son casque. J'étais soulagée de constater qu'il allait bien, dans la mesure du possible s'entendait. Je me laissai tomber près de lui et l'attirai dans mes bras, je me fichais bien de savoir si l'attraper ainsi lui faisait mal mais j'étais tellement soulagée qu'il s'en sort plutôt bien sorti vu les circonstances car j'avais imaginé le pire dès l'instant où je l'avais vu percuté cette camionnette. Je n'arrivais pas à me détacher de lui et les seules blessures que j'avais constaté ne me paraissaient ne rien être comparé au fait que j'aurais bel et bien pu le perdre, que cela aurait pu être pire. « Tu t'échappes pas encore une fois hein ? » Le tenant toujours serré contre moi depuis que je m'étais posée près de lui, je me détachai enfin posant chacune de mes mains sur ses joues. « Non, mais ne me repousse pas alors. » fis-je un léger sourire en coin des lèvres. Je n'allais pas m'échapper si lui aussi en contrepartie ne me repoussait comme il avait pu le faire plus tôt. Mais je pouvais aussi le comprendre, nous nous engagions sur un terrain glissant et nous n'étions même pas assurés que nous trouverions ensemble un terrain stable. Ces quelques secondes durant lesquelles j'avais paniqué à l'idée que l'accident soit véritablement grave, cela avait eu en moi comme un électrochoc. J'étais maintenant certaine que Arthur comptait beaucoup plus que ce que je ne l'avais imaginé. Que notre rencontre était gravée, que lorsque j'y pensais, j'avais l'impression qu'elle ne datait que d'hier seulement tout comme j'avais l'impression que nous nous connaissions depuis de longues années. Tout de suite après, notre complicité avait pris une grande place et maintenant je comprenais le sens de cette complicité, je comprenais le sens de ces sentiments que j'avais pensé confus au début mais il ne l'était pas tant que cela au demeurant. J'entendais déjà les sirènes retentirent au loin, ce qui me tira de mes pensées et je savais que ce n'était plus qu'une question de minutes avant qu'ils n'interviennent ici. « Tu m'as fait tellement peur ! » J'avais enfin recouvré mes esprits, et essuyais d'un revers de main les quelques larmes qui perlaient encore sur mes joues. Les ambulances arrivaient rapidement et je m'écartai pour les laisser s'occuper de Arthur comme ils le devaient. Lorsqu'ils le rentrèrent dans le véhicule, je demandai s'il était possible que je monte avec lui et l'on m'accorda le droit bien que officiellement, je n'avais aucun lien concret avec lui mais même s'ils me l'auraient refusé, j'aurais sans aucun doute fait un scandale afin de pouvoir rester à ses côtés. Alors je me posais, tenant la main d'Arthur dans la mienne, n'étant certainement pas prête de la lâcher.
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MessageSujet: Re: You gotta get up and try, try, try... ∞ Ivy   Ven 12 Avr - 9:16





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J'avais senti tout mon corps s'enfoncer dans le bitume, comme un pantin désarticulé. La sensation n'était pas très agréable et je m'attendais à avoir plus que quelques ecchymoses. Je n'avais pas non plus fait l'inspection de ce que je pouvais avoir mon regard était bien trop porté par celui d'Ivy qui venait de me rejoindre. Je lui demandais de ne plus me laisser, ce à quoi elle répondit « Non, mais ne me repousse pas alors. ». Je me contentait de fermer les paupières pour acquiescer. Je ne voulais pas non plus tenter le diable à faire de grands mouvements. Je ne savais pas encore à quelle sauce j'allais être mangée, surtout que je commençais à sentir de moins en moins ma jambe droite...

Je ne savais pas trop si Ivy était revenue après avoir vu l'accident ou si elle revenait avant même que je ne percute cette camionnette. Mais finalement peu importe tant qu'elle était là c'était le principal. J'essayais de ne pas trop penser, tout ça se mélangeait dans ma tête, qui entre parenthèses me faisait un mal de chien. « Tu m'as fait tellement peur ! ». J'esquissais un mini sourire et tentais de lever ma main pour la passer sur sa joue, mais je remarquais qu'elle était toute ensanglantée et je connaissais l'amour d'Ivy pour le sang, du coup je laissais ma main retomber mollement. «Je suis désolé...». Les sirènes des ambulances arrivaient assez rapidement et j'étais pris en charge par des ambulanciers. Les habitants des environs étaient sortis pour voir le "spectacle". Et c'est quand on m'installa dans mon brancard et qu'Ivy me suivit dans le camion que j'aperçut Ethan, son mari. Je déglutissais espérant qu'il ne vienne pas me refaire le portrait, je n'avais pas besoin de ça. Mais finalement je préférais ne rien dire à Ivy, pour être sûr de la garder là près de moi. Sa main dans la mienne (celle qui était presque intacte), je plongeais mon regard dans le sien. Je grimaçais légèrement et m'excusais auprès d'Ivy. «Je suis désolé, je sais que la vue du sang te fait tourner la tête... j'suis un connard en fait !!» Je lâchais un petit rire mais m'arrêtais rapidement en posant ma main sur mes côtes qui me faisaient mal.

On arrivait rapidement à l'hôpital, et j'espérais qu'on ne me sépare pas trop longtemps d'elle. Après quelques examens, radios, etc... on me mettait dans une chambre, mes quelques plaies superficielles recousues et soignées. J'avais l'air d'un éclopé mais heureusement rien de grave. Je demandais alors à l'infirmière qui m'installait dans la chambre. «Vous savez si la demoiselle qui est arrivée avec moi est toujours là ?» «Votre fiancée ? Bien sûr elle vous a attendu patiemment ! Je vais la chercher !» «Ma... oui. Merci.» Je ne savais pas trop si l'infirmière avait inventé ça toute seule ou si c'est Ivy qui avait prétexté être ma fiancée pour être sûre de ne pas être refoulée si elle voulait me voir.

Je la voyais entrer dans ma chambre et je ne pus m'empêcher de sourire. Je me déplaçais un peu sur le côté du lit pour lui laisser la place de s'asseoir sur le bord. Je l'y invitais en tapotant sur le drap blanc. Elle s'assit et je pris sa main délicatement. «Alors ? J'suis beau comme ça ?» J'avais des bandages un peu partout et quelques jolis bleus, mais grâce au casque, ma chute n'avait pas altéré ma gueule de beau gosse ! (XD ). Ivy posa sa main sur ma joue et je ne lâchais pas son regard. Je me sentais tellement mieux quand elle était là. Je serrais un peu plus sa main quand l'infirmière frappa à la porte. Elle entra alors et me demanda : «Mr Delorme, il y a à la porte un jeune homme qui dit avoir assisté à votre accident et qui voudrait prendre de vos nouvelles...» Je fronçais légèrement les sourcils et elle fit entre l'homme en question. Ivy se redressa d'un bond, lâchant ma main et descendant du lit. L'homme en question, c'était Ethan, son mari. Je sentais ma mâchoire se serrer, mon coeur par la même occasion. Qu'est-ce qu'elle allait lui dire ? Est-ce que j'allais assister à ça ? Est-ce qu'il allait me refaire le portrait que j'avais soigneusement épargné grâce à mon casque de moto ? Il nous regardait tous les deux tour à tour, quans Ivy prit la parole.

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MessageSujet: Re: You gotta get up and try, try, try... ∞ Ivy   Ven 12 Avr - 17:19





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Il approcha sa main de ma joue mais la laissa retomber et avant même de me demander pourquoi il avait évité ce geste, je remarquais le sang sur sa main. Etrangement, il ne me faisait pas grand chose à ce moment-là, peut-être que la peur prenait le dessus, la peur qu'il ait été gravement blessé. « Je suis désolé... » me dit-il. Etait-il désolé de m'avoir fait si peur ou était-il désolé pour son geste ? Peu m'importait à vrai dire tant que j'étais avec lui. Les secours arrivèrent rapidement. Nous montions dans l'ambulance, ne prêtant que peu d'attention au monde qui s'agglutinait devant la scène par curiosité pour une grande partie d'entre eux. « Je suis désolé, je sais que la vue du sang te fait tourner la tête... j'suis un connard en fait !! » Je ne pus m'empêcher de rire légèrement, serrant sa main dans la mienne. « ça va ! Je survivrai.  » répondis-je en haussant les épaules, un petit sourire aux lèvres.

Finalement, après quelques minutes, nous atterrîmes assez rapidement à l'hôpital et on amena Arthur pour faire les habituels examens. A vrai dire, je n'avais pas remis les pieds dans un hôpital depuis un moment, seulement pour les derniers examens suite à mon accident mais il y avait quelques mois que je n'avais pas remis les pieds à cet endroit. Bien que j'avais été amenée dans un hôpital New-yorkais, à la demande de mes parents, j'avais fini par aller à l'hôpital de Town Square pour le reste après m'être réveillée et ayant presque retrouvé une vie normale, je dis bien presque. Finalement, après une attente qui me paraissait interminable dans la salle d'attente, une infirmière vint me trouver. « Vous pouvez voir votre fiancé ! » J'acquiesçai avant de me diriger vers la chambre qu'elle m'avait indiquée en même temps. Mon fiancé, j'avais été obligée de trouver un mensonge afin qu'ils me laissent rester ici. Si je n'avais pas été de la famille ou même liée réellement à lui, ils auraient sans doute prévenu sa famille et certainement son ex-femme et je doutais en plus que Arthur ait réellement envie de se confronter à elle, encore une fois surtout à l'hôpital. Et puis son fils qui s'inquiéterait. Non, je préférais me faire passer pour ce que je n'étais pas et éviter à Arthur des situations bien trop compliquées.

Je tapai alors à la porte, timidement avant d'entrer dans la pièce. Il m'invita à m'asseoir près de lui et je me m'activai, prenant place alors qu'il prenait ma main dans la sienne. « Alors ? J'suis beau comme ça ? » Je lâchai un petit rire. Je posai alors ma main sur sa joue, la caressant délicatement de mon pouce. « Tu le seras toujours, même momifié, ne t'en fais pas ! » répondis-je sur le ton de la rigolade en lui tirant la langue lorsque l'infirmière nous interrompit pour annoncer : « Mr Delorme, il y a à la porte un jeune homme qui dit avoir assisté à votre accident et qui voudrait prendre de vos nouvelles... » Au vu de la tête que faisait Arthur, il devait probablement n'avoir aucune idée de qui il pouvait s'agir, et moi non plus d'ailleurs. Sauf que quand l'homme que l'infirmière avait annoncé un peu plus tôt entra, mon cœur fit un bond dans ma poitrine tandis que je me pressai à lâcher la main d'Arthur et de descendre du lit. J'ignorais si mon charmant mari venait de le voir ou s'il venait tout juste d'entrer... Et je préférais penser qu'il n'avait rien vu de ma main dans celle d'Arthur ni de la proximité qu'il y avait eu entre nous deux. « Qu'est-ce que tu fais là ? » l'interrogeai-je suspicieuse. M'avait-il suivi ? M'avait-il vue entrer dans cette ambulance ? Ou était-il simplement là parce qu'il avait effectivement vu la scène ? Il était pompier et s'il avait travaillé ce soir-là, cela aurait probablement fait une bonne excuse pour se rendre dans cette chambre, sauf qu'il n'avait pas travaillé, il avait été de repos et je doutais qu'il ne se soucie d'un jeune homme en moto... « Comme la si bien dit l'infirmière, je suis venu parce que j'ai vu l'accident. » fit-il avec un sourire en coin qui en disait long. « Bien sûr ! » fis-je sur la défensive, je doutais de sa sincérité à vrai dire. « En fait je t'ai vue dans cette ambulance et je me demandais où allait ma femme ou si c'était elle qui était blessée. C'est ce qu'un bon mari fait, n'est-ce pas ? » Je levai les yeux en l'air avant de croiser les bras. « En temps normal, probablement. Sauf que tu ne l'es pas » Je soupirai. S'il avait voulu me faire croire à une complicité entre nous à mon réveil, je m'étais vite aperçue que ce qu'il me présentait comme être un conte de fée n'en avait que l'apparence. Je ne doutais pas de son amour pour moi au vu de ses yeux rendus noirs par la jalousie lorsqu'il posait son regard sur Arthur et mon cœur se serrait. Je ressentais de la culpabilité de lui faire cela alors qu'il était réellement amoureux de moi... Seulement je ne ressentais plus la même chose, cet accident avait sans doute réveillé une part de moi que je ne pensais pas avoir ou croyais disparue. « Et donc c'est vous qui retenez ma femme alors qu'elle est supposée être à la maison, à se reposer ? » J'hallucinais et me postais aussitôt entre Arthur et lui, comme si de ma petite force je pourrais l'arrêter s'il lui prenait l'envie de lui sauter à la gorge, ce que je n'espérais pas, sa bouille était déjà assez égratignée comme ça :p « Mais je vous reconnais vous ! Vous étiez dans la pâtisserie quand je suis venu chercher Ivy. » fit-il alors en pointant Arthur du doigt. Je ne savais que faire, complètement impuissante face à cette scène et à vrai dire, j'avais du mal quant à savoir ce que ressentait Ethan à ce moment-là. « Tu devrais rentrer... » tentai-je alors.
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MessageSujet: Re: You gotta get up and try, try, try... ∞ Ivy   Sam 13 Avr - 9:53





Take my hand...


J'étais tellement bien, tellement mieux d'être avec elle. Je me sentais plus léger, et sentir sa main sur ma joue, sa peau contre la mienne, c'était tout ce que j'attendais depuis plusieurs heures. Son regard dans le mien, je pouvais tout oublier, instantanément. Nous étions dans notre bulle. Je savais bien que tout ça allait être compliqué. Les heures passaient et j'étais de plus en plus sûr de ce que je ressentais pour elle, et j'étais aussi sûr de ce qu'elle ressentait pour moi, et pourtant, tout n'était pas si simple. Il y avait toujours son mari, et même si elle disait ne plus l'aimer, il n'allait pas la laisser filer aussi facilement, du moins, c'est ce que je pensais. Et d'ailleurs, l'infirmière fit entrer l'homme, qui se trouva être le mari d'Ivy. Je serrais la mâchoire en la sentant s'éloigner de moi. C'était difficile à accepter, mais elle n'était pas mienne, elle était encore mariée à lui. A voir leur discussion et la froideur de ses paroles face à sa femme, je comprenais ce que m'avait dit Ivy un peu plus tôt dans la soirée.

Mais en même temps, si j'avais une femme aussi belle qu'elle, je serai aussi jaloux que lui, et la voir un peu trop souvent avec un autre homme me ferait avoir des doutes. Après tout, c'est un être humain lui aussi. Mais quand il s'adressa à moi, les choses changeaient dans ma tête. « Et donc c'est vous qui retenez ma femme alors qu'elle est supposée être à la maison, à se reposer ? ». D'abord je ne comprenais pas ce qu'il voulait dire. Quoi ? Sa femme devait se reposer juste parce qu'elle avait eu un accident ? Mais ça ne datait pas d'hier. Elle avait le droit de vivre. Merde. Mais rapidement il me reconnut et m'agressa presque « Mais je vous reconnais vous ! Vous étiez dans la pâtisserie quand je suis venu chercher Ivy. ». Du tac au tac je lui répondis : «Ivy et moi sommes de simples amis, si vous avez du mal à comprendre qu'une femme peut avoir des amis masculins, il faut vous faire soigner !». Et au moment où Ivy se déplaçait comme pour me protéger, j'appuyais sur le bouton d'appel à une infirmière, qui arriva assez rapidement. «Vous avez appelé monsieur Delorme, je peux faire quelque chose pour vous ?». Je jeta un regard noir à Ethan et dit alors à l'infirmière «Oui. Je suis fâtigué, j'aimerai que vous raccompagniez cet homme à la sortie. Merci. » «Très bien, et votre f...» Je la coupais rapidement avant que la fin de sa phrase ne nous porte préjudice à tous les 4. «Non ! Enfin... oui. Je sais pas...». Ethan empoigna le bras d'Ivy, et avant de quitter la chambre il lâcha «Oui, je pars avec ma femme !!!». Puis ils disparurent tous les deux.

La jeune infirmière était restée plantée là, un peu abasourdie par la situation. Elle ouvrit la bouche alors pour me demander «Mais...» «Non... ce serait trop long à expliquer...». Elle se contenta d'hocher la tête avant de quitter la pièce. Je me retrouva seul, seul au monde dans cette chambre froide et désagréable. J'avais une boule au ventre. Je rêvais qu'Ivy cours vers ici, me saute dans les bras, m'embrasse à perdre haleine. Et au lieu de ça, les minutes défilaient et personne ne venait ouvrir cette foutue porte... C'était tellement dur, une espèce de grosse claque violente qui venait me frapper de plein fouet. Après la violence de cette soirée, de cet accident. Elle repartait comme ça, comme était apparue dans ma vie. En courant d'air.

Je ne savais pas vraiment ce que je devais en penser, tout ce que je ressentais c'était l'immense vide à l'intérieur de moi, ce mal être désagréable qu'on ne voudrait jamais ressentir. Je ne pensais qu'à elle. Je ne savais pas si je devais prendre ça comme un échec. On avait encore menti sur ce que nous ressentions tout les deux. Je me mettais même à douter de ses sentiments tellement elle était partie sans rien dire, sans lui tenir tête. C'était tellement violent...

********

Je sortis de l'hôpital 2 jours plus tard. Sans aucune nouvelles d'Ivy. Je n'avais prévenu personne de mon accident, ni même ma soeur. Ce n'est qu'en rentrant qu'elle me posa mille questions, et que je lui raconta toute l'histoire. Je me décidais alors à envoyer un SMS à Ivy, aussi difficile soit ce geste..


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You gotta get up and try, try, try... ∞ Ivy

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