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 parce que cela doit s'arrêter un jour. ◮ (arthur)

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MessageSujet: parce que cela doit s'arrêter un jour. ◮ (arthur)   Sam 13 Avr - 14:24





we should put an end to our story..


Cela faisait quelques jours déjà que je n'avais pas vu Arthur, à vrai dire, je ne l'avais pas revu depuis son accident de moto. Après la scène qu'Ethan avait faite à l'hôpital, je devais avouer éviter Arthur parce qu'en prime, Ethan surveillait désormais tous mes faits et gestes, soupçonnant que tous deux, nous soyons plus que de simples amis. Mais comment pouvais-je lui en vouloir alors que ses propres soupçons étaient fondés ? Il avait le droit d'avoir des soupçons puisque je faisais tout pour l'éviter ces temps-ci. Je ne déjeunais plus en même temps que lui, nous ne nous croisions plus vraiment dans la journée et du coup, le seul moment où nous étions réunis c'était la nuit alors que nous dormions. Plus rien n'allait entre nous à tel point que ma sœur commençait elle-même à se demander ce qu'il y avait entre Arthur et moi... Bref tout le monde cherchait à comprendre pourquoi notre mariage battait de l'aile, plus que jamais après mon accident.

Je devais avouer que moi-même je n'avais pas envie que les choses aillent mieux entre nous et Arthur était arrivé au bon moment dans ma vie, au moment où je rêvais d'aventure et de renouveau. J'avais appelé l'hôpital tous les jours depuis qu'il y avait été admis après son accident de moto mais à chaque fois je priais l'infirmière pour qu'elle ne lui touchât aucun mot quant au fait que je prenais de ses nouvelles régulièrement. Je n'avais pas envie que cela se sache, je préférais l'éviter pendant un petit moment. Parce qu'après être rentrée à la maison, légèrement forcée par Ethan, nous nous étions mis à discuter, il m'avait confié sa peur de me perdre et les projets qu'il s'était fait. Il m'avertit que même si je lui échappais, il ferait tout pour me garder auprès de lui et à vrai dire, j'ignorais de quoi il était réellement capable dans ce cas-là. Après tout, je ne le connaissais que depuis une année puisque mes autres souvenirs et sentiments s'étaient effacés avec mon accident. Mais il avait réussi à me faire culpabiliser, comment pouvais-je m'éloigner de lui alors qu'il avait tout fait pour que je recouvre la mémoire peu après mon accident, qu'il avait passé des heures entières à me raconter des anecdotes que nous avions vécues, des voyages que nous prévoyions de faire ou que nous avions déjà faits, notre mariage, notre maison à Town Square. Il avait tout essayé mais en vain, je m'éloignais toujours un peu plus et lorsqu'il me le fit remarquer, j'avais senti mon cœur se serrer comme si une part de moi tentait de se convaincre de ses mots et qu'il valait mieux que je reste avec Ethan, qui avait toujours été là malgré les obstacles.

Alors je m'étais rendue devant chez Arthur, prête à toquer à la porte alors que j'étais encore un peu hésitante. Que m’apprêtais-je à faire ? De plus, je n'avais pas répondu à son dernier message, comment allait-il le prendre ? Je décidai de me lancer malgré tout et me mis donc à toquer. Mais qu'allais-je lui dire exactement ? Je me pensais prête à lui dire que nous devions arrêter de nous voir, que nous devrions continuer nos vies chacun de notre côté, moi avec Ethan notamment et que peut-être les choses s'arrangeraient entre nous même si au fond de moi, je n'en étais pas tout à fait convaincue. Mais alors que je m'attendais à voir Arthur apparaître, ce fut une jeune femme qui m'ouvrit, créant déception, surprise et une légère colère que je ne saurais expliquer. M'avait-il menti, avait-il quelqu'un dans sa vie ou n'était-elle que de passage ? « Je suis désolée... J'ai dû me tromper de maison... »

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MessageSujet: Re: parce que cela doit s'arrêter un jour. ◮ (arthur)   Dim 14 Avr - 8:58





Please, please don't leave me...


Cela faisait pratiquement une semaine que j'étais sorti de l'hôpital. Interdiction de bosser, soit, cloitré chez moi, avec ma soeur qui me posait 1000 questions par jour. Mais bon, heureusement qu'elle était là parce que avec mes béquille j'avais parfois un peu de mal à m'en sortir. Je devais garder mon plâtre pour encore plus d'un mois, et mon appareil photo commençait sérieusement à me démanger.

A côté de ça, j'étais un peu en déprime. Pas de nouvelles d'Ivy depuis qu'elle avait fui avec mon mari le soir de mon accident. J'avais essayé de lui envoyer un sms, mais aucune réponse. Capucine me soutenait que son mari avait dû tomber sur le sms et l'effacer avant qu'elle ne le voit. Je n'étais pas tellement sûr de toute ça. Si vraiment elle pensait ce qu'elle m'avait dit ce soir là, elle ne serait pas partie, ou elle serait revenue. Je lui avais demandé de ne plus fuir comme elle l'avait fait ce soir là, un peu plus tôt dans la soirée, et en retour elle m'avait demandé de ne plus l'envoyer balader comme j'avais pu le faire. Mais lorsqu'elle est partie avec Ethan, je ne l'avais pas envoyé balader. Elle n'a pas tenu son engagement envers moi. Est-ce que je devais prendre ça comme un signe que notre histoire allait prendre fin avant d'avoir déjà commencé ?

Toujours est-il que j'étais limite en dépression, et que malgré les efforts de Capu pour me faire rire, je n'avais qu'une envie, c'était de prendre mes béquilles et d'aller voir Ivy à la pâtisserie. On dit que l'amour rend fou, et bien je peux vous dire que c'est le cas, surtout quand on est impuissant face à une situation...

Je sortais de mes pensées quand quelqu'un sonna à la porte de l'appartement. On était vendredi, ce n'était pas le jour où Violet venait amener Lohan, je me demandais donc qui ça pouvait bien être. Capucine me cria alors «J'y vais ! » alors que je restais sagement allongé sur mon lit, zappette entre les mains à changer de chaîne toutes les secondes. Un peu du genre hypéractif, je perdais carrément patience à rester là à rien faire.

« Je suis désolée... J'ai dû me tromper de maison... ». Je ne mis pas longtemps à reconnaître la voix d'Ivy, et directement je mis la télé sur mute et me redressa dans mon lit, le coeur battant la chamade. J'espérais que Capucine la reconnaisse et ne l'envoie pas balader. Certes, j'aurai pu me lever et sauter à cloche pieds pour empêcher qu'elle ne quitte le pas de la porte, mais j'étais comme figé par la peur de me retrouver face à face avec elle. Capucine la rattrapa avant qu'elle ne s'en aille. Ouf. «Non non ! Vous venez voir Arthur ? Vous êtes Ivy c'est ça ?». Je finissais par me lever. Je ne voulais pas qu'Ivy pense que Capucine était ma petite amie ou quelque chose du genre. Violet s'était déjà chargée de foutre le bordel dans la tête d'Ivy. Je sautillais donc jusqu'au salon où j'aperçut alors Ivy, qui nous regardait, Capucine et moi, tour à tour. Je fis les gros yeux à Capu qui ajoutait alors à Ivy «Je.. j'ai beaucoup entendu parler de vous !» Et bim, les deux pieds dans les plat. Elle ajouta alors «Je suis la soeur d'Arthur, je vis ici avec lui.. enfin... le temps qu'il se rétablisse ! Bon ok je parle trop... de toute manière il fallait que j'aille... faire des courses !» Elle chopa sa veste sur le porte manteau derrière la porte et fila dans la cage d'escalier, je l'entendais déjà descendre les escaliers.

Quant à moi, je restais là, figé devant Ivy, ne sachant pas quoi faire. «Bonjour» dis-je la gorge un peu serrée. «Entre». Je me décalais pour la laisser entrer et refermais la porte derrière elle. Je n'aimais pas les émotions qu'elle avait sur le visage. Certes je ne la connaissais que depuis peu, mais je savais exactement ce qu'elle ressentait. Et je savais déjà que j'allais passer un sale moment. Je prenais alors mon courage à deux mains et lui demanda «Ça va ?». En fait, cette question était déguisée. A vrai dire, je voulais savoir ce qu'elle fichais ici, ce qu'elle voulait me dire, pourquoi elle n'avait pas pris de nouvelles plus tôt, pourquoi elle n'avait pas répondu à mon message, pourquoi elle avait filé sans même un regard... toutes ces questions qui étaient restées en suspens dans ma tête...

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MessageSujet: Re: parce que cela doit s'arrêter un jour. ◮ (arthur)   Lun 15 Avr - 16:20





we should put an end to our story..



Je m’étais rendue chez Arthur parce que ce que je m’apprêtais à faire, je ne pouvais le faire que face à lui. Et encore, je n’étais pas complètement sûre d’en être totalement capable. Mais je me sentais prise entre deux, je devais comme choisir et il se trouvait que Ethan avait réussi à me faire culpabiliser, il avait réussi à faire en sorte que mon jugement soit influencé par ses propos. Effectivement, d’un côté j’avais la sûreté, un mariage qui avait tenu quelques années et d’un autre, j’avais une nouvelle aventure dont je n’étais pas assurée de sa durée. Et je devais m’excuser auprès d’Arthur également de ne pas avoir pris de ses nouvelles directement et de ne pas avoir répondu à son message aussi. En fait, j’avais l’impression qu’Ethan était de plus en plus méfiant, qu’il vérifiait chacun de mes mouvements dont mon téléphone lorsque je dormais. Je ne l’avais pas encore pris sur le fait mais j’en étais quand même presque certaine que c’était le cas.

J’arrivais alors devant chez lui et lorsque je sonnai, ce fut une jeune femme qui m’ouvrit. Evidemment, toutes sortes de questions se mirent à valser dans ma tête sachant quand même d’avance que ce serait seulement elle qui me fournirait les réponses à toutes ces questions. Etait-elle sa petite-amie ? Etait-il déjà passé à autre chose malgré tout ce qu’il m’avait dit ? Ou était-elle seulement de passage ? Je n’en savais rien mais je préférais croire que je m’étais trompée de maison. Alors que je m’apprêtais à m’en aller, la jeune femme me rattrapa par le bras, « Non non ! Vous venez voir Arthur ? Vous êtes Ivy c’est ça ? » Replaçant une mèche derrière mon oreille, je hochai la tête. « Oui. » fis-je un peu timide et je ne savais pourquoi. Arthur apparut derrière elle et je me sentis devenir encore plus nerveuse. « Je… j’ai beaucoup entendu parler de vous ! » Je souris légèrement mais mon regard resta posé sur le jeune homme derrière elle. « Je suis la sœur d’Arthur, je vis ici avec lui… enfin… le temps qu’il se rétablisse ! Bon ok je parle trop… de toute manière il fallait que j’aille… faire des courses ! » Je haussai les sourcils face à cette jeune femme qui s’activait pour disparaître le plus rapidement possible, du moins c’était l’impression qu’elle me donnait parce qu’elle me faisait penser à ma propre sœur, à chercher des excuses banales afin de s’échapper. Mais j’étais soulagée. Soulagée que cette jeune femme ne fût que la sœur d’Arthur et nullement autre.

« Bonjour » me dit-il. Je devais avouer que sa voix m’avait terriblement manqué, presque autant que de le voir lui. « Bonjour… » répondis-je à mon tour alors qu’il se décala pour me laisser entrer. Le visage triste, j’entrai en remarquant ses béquilles, j’espérais qu’il allait mieux et que sa jambe allait bientôt se rétablir. « Ça va ? » Je n’osais pas relever les yeux vers lui. « C’est plutôt à toi qu’il faut poser la question… » fis-je alors en désignant sa jambe d’un mouvement de tête. « Ecoute Arthur, je suis désolée de ne pas avoir répondu à ton message mais… je ne pouvais pas. » Je ne savais pas comment il allait le prendre mais j’étais certaine qu’il n’allait pas en rester là. Après tout, je ne pouvais pas, était-ce une raison suffisante ? Après les mots que nous avions échangés suite à son accident, lorsqu’il m’avait demandé de ne plus m’échapper et que je lui avais dit de ne plus me repousser également… Finalement, je commençais à croire que nous avions agi suite à la peur, à une certaine impulsivité peut-être mais au fond, je ne voulais pas le quitter, je voulais rester avec lui mais Ethan m’en empêchait et m’en empêcherait toujours de toute façon. Je n’étais pas sûre que rester auprès de lui soit une bonne solution mais je n’en voyais aucune pour l’instant, aucune de concrète et de sûre, si je pouvais parler de sûreté. « Je dois te parler... » Voilà ces quelques mots lançaient ce que nous aurions pourtant préféré éviter mais je devais le faire, je n’avais pas le choix.

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MessageSujet: Re: parce que cela doit s'arrêter un jour. ◮ (arthur)   Lun 15 Avr - 19:02





Please, please don't leave me...


C'était dur de la voir ici. Le terme réel était : douloureux. Chaque fois que je croisais son regard je repensais à tout ce que j'avais vécu avec elle, en si peu de temps, comme si tout se bousculait dans ma tête pour finalement en arriver au point où nous étions aujourd'hui, c'est à dire quasiment le néant. Capucine ne mit pas très longtemps à comprendre qu'il fallait qu'elle s'échappe, ce qu'elle fit. Parfois, elle me tapait sur le système (c'était une soeur...), mais parfois, je l'aimais bien plus que de raison. Elle comprenait tout très vite, elle anticipait les choses, et quand il fallait ne pas être lourde, elle ne l'était pas. Je regardais ma soeur sortir de l'appartement aussi rapidement que l'éclair, avant qu'Ivy ne mette les pieds chez moi.

A vrai dire, j'avais imaginé autrement sa première visite dans mon appartement. Mais après tout, on ne peut pas tout prévoir dans la vie. Après lui avoir demandé comment elle allait, elle me retournait la question, pointant du nez le plâtre qui ornait ma cheville. Je soupirais avant de lui répondre. «On fait aller... je déteste rester là sans rien faire mais j'ai pas tellement le choix.». Banalités vous avez dit ? Exactement. C'est ce que nous étions en train d'échanger Ivy et moi. Et pourtant, je sentais que tout cela n'allait pas durer. « Ecoute Arthur, je suis désolée de ne pas avoir répondu à ton message mais… je ne pouvais pas. » C'était comme prendre un premier coup en pleine face. Comme quand on boxe avec quelqu'un, et qu'on baisse la tête un peu trop tard, le coup est déjà parti et vous déboîte la mâchoire d'un coup sec et concis. Le match avait commencé, elle avait dégainé le premier coup. Je me contentais d'hocher la tête nonchalamment, encaissant le coup. «Ok. C'est pas grave.» Je mentais évidemment. Bien sûr que je trouvais ça grave. Avant de partir elle m'avait presque dit qu'elle voulait quitter son mari pour moi, et finalement c'est moi qu'elle avait quitté dans un mot pour rester avec lui, dans sa petite vie bien rangée...

Je ne lui proposais pas à boire. Je n'en avais pas envie. Je n'étais même pas sûr de vouloir qu'elle reste. Elle n'était pas là pour que je sois poli avec elle. J'avais l'impression de connaître par coeur ce regard. Je savais par avance ce qu'elle avait à me dire. Ou du moins, je m'en doutais, et si j'avais pu, je l'aurai fuit comme la peste, pour me préserver sûrement. Mais j'appréciais quand même qu'elle ait pris le temps, et le courage de venir me voir pour me dire en face qu'elle préférais sa vie planplan avec son mari plutôt qu'assumer les sentiments qu'elle avait pour moi. Parce que oui, même si j'avais retourné la chose dans tous les sens, je savais qu'elle ressentait quelque chose pour moi. Capu aussi me l'avait dit quand je lui avais raconté tout l'histoire.

Bref. Elle assénait un nouveau coup. « Je dois te parler... ». Cette fois ci je l'esquivais, et répondais par un cynisme que je ne me connaissais que très peu. Je m'en servais parfois pour me défendre, mais qu'en cas d'extrême urgence. «Je me doute que tu n'es pas venue là pour boire un thé...». Je ne lui proposais pas non plus de s'asseoir. Pourtant, je prenais cette aise, et décala une chaise pour m'asseoir face à elle, alors qu'elle était encore là, debout au milieu du salon. «Je t'écoute.» lui dis-je sèchement alors qu'elle semblait chercher ses mots. J'aurai sans doute pu parler à sa place tellement je savais ce qu'elle allait me dire. Mais je préférais l'écouter, sans doute pour la dernière fois. Pouvoir me noyer dans ses yeux, poser plusieurs secondes mon regard sur ses lèvres en mouvement, repenser encore et encore à ce baiser échangé pendant la fête du printemps...

Je la laissais faire. Si elle était dans la panade, je ne comptais pas l'aider. J'étais amer de tout ce qu'elle avait fait, ou plutôt ce qu'elle n'avait pas fait. Mais je ne pouvais même pas lui en vouloir. Elle était si belle. A vrai dire, je n'avais à l'esprit qu'une seule chose, c'est de lui sauter dessus, l'embrasser comme jamais, et lui faire changer d'avis. Mais je n'avais pas le droit. J'avais déjà foutu le bordel dans sa vie, je n'allais pas encore une fois profiter de ses faiblesses. Si sa décision était prise alors soit. Que ma sentence soit faite. Ma gorge se serrait un peu plus alors qu'elle commençait à prendre la parole. Je ne comptais pas la couper dans sa tirade. Peut être que je lui répondrai une fois fini. Peut être. Si ma gorge n'est pas trop nouée...

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MessageSujet: Re: parce que cela doit s'arrêter un jour. ◮ (arthur)   Mar 16 Avr - 10:47





we should put an end to our story..


« On fait aller… je déteste rester là sans rien faire mais j’ai pas tellement choix. » « Je m’en doute » répondis-je en tournant mes clefs de voiture dans ma main nerveusement. J’étais certaine qu’il en avait pour quelques temps encore avec ce plâtre et le connaissant, il avait probablement du mal à rester allongé toute la journée, ce qui était plutôt compréhensible puisque moi-même je n’aimerais pas rester couchée sans être capable de faire quelque chose, sans pouvoir me rendre utile. Je commençais alors en lui disant que j’étais désolée de ne pas avoir répondu à son message. S’il pensait que j’avais préféré l’éviter, c’était faux et pourtant j’étais pratiquement sûre que c’était ce qu’il croyait « Ok. C’est pas grave. » Pour moi cela l’était, et j’étais prête à parier que pour lui aussi et pour faire fière allure, il préférait me dire que ce n’était pas grave. Mais comment lui expliquer qu’Ethan surveillait mes faits et gestes afin de voir si je voyais toujours Arthur ?

Après cela, je décidai qu’il était temps que je lui parle sérieusement. Je sentais déjà mon estomac se nouer alors qu’il me répondit d’un cynisme dont j’étais surprise. « Je me doute que tu n’es pas venue là pour boire un thé… » Sa phrase me fit mal tout comme son ton de voix. J’avais l’impression que rien qu’avec la phrase signifiant que je devais lui parler, il se défendait déjà d’une chose que je n’avais pourtant pas encore dite mais peut-être l’anticipait-il… « Je… » Je me sentais toujours plus mal, tortillant toujours mes clefs entre mes doigts, ma nervosité ne faisant que croître au fil des secondes. Je le vis s’asseoir alors que moi-même je restais debout et peut-être était-ce mieux finalement que je reste debout bien que je n’étais pas à l’abri de tomber tellement mes jambes tremblaient à cet instant. « Je t’écoute. » Son ton était sec et j’avais déjà envie de me mettre à pleurer avant de pouvoir lui dire ce que j’avais à lui dire. Je me sentais tout à coup coupable, cruelle et tout autant d’adjectifs mais il me fallait choisir et j’avais préféré choisir Ethan. Pourquoi ? Peut-être parce que j’avais peur de cette relation avec Arthur, de ces sentiments si forts que je ressentais pour lui. J’étais une lâche, finalement. Après lui avoir dit que je le quitterai plus, il n’avait fallu que quelques paroles d’Ethan pour remettre en doute ma décision et il avait réussi, brillamment même je dirais puisque je me retrouvais plantée devant le jeune homme à devoir lui expliquer que nous ne pouvions plus nous voir mais serait-ce suffisant ? J’en doutais, l’avoir en face de moi me rendait cette tâche difficile à faire et je n’avais qu’une envie, c’était de me laisser tomber dans ses bras et d’oublier Ethan, oublier tous ces choix que je devais faire, oublier de penser, de réfléchir et seulement vivre l’instant présent. N’était-ce pas une bonne philosophie ?

Cherchant mes mots, un silence s’était installé entre nous durant quelques minutes qui me paraissaient interminables. « Je suis désolée d’être partie de l’hôpital l’autre jour mais je n’ai pas vraiment eu le choix… Ethan soupçonnait déjà quelque chose et je ne voulais pas lui donner raison parce que je ne sais pas… je ne sais plus comment il réagit face à ce genre de situation… et j’avais peur. » Posant une main sur mon front rapidement, je repris la parole jouant cette fois avec l’alliance à mon doigt et je n’avais qu’une envie c’était de la retirer. « Lorsqu’on est rentrés, on a dû parler tous les deux. Il m’a rappelait qu’il avait toujours été là pour moi et encore plus depuis l’accident. Il était resté des jours entiers à mon chevet à espérer que je recouvrais la mémoire un jour. Il a passé du temps à me raconter nos souvenirs, nos projets aussi, mes rêves que j’avais oubliés, fonder une famille, faire des voyages, avoir une maison en France. Il avait même commencé à économiser en cachette pour m’en faire la surprise mais… toutes ses économies sont passées à payer mes soins. » Je baissai la tête, concentrant mon regard sur mes pieds, c’était bien plus facile de les regarder plutôt que de croiser le regard froid et certainement blessé de Arthur. « Et il a réussi à me faire culpabiliser parce qu’après tout il a toujours été auprès de moi à espérer qu’un jour tout redevienne comme avant… et qu’est-ce que j’ai fait ? » Cette fois-ci, je relevai mon regard vers lui alors que je sentais ma gorge se nouait et les larmes monter. « Je suis tombée amoureuse d’un autre. » Je tournai mon alliance encore et toujours avant de cesser et d’essuyer la première larme qui commençait à perler sur ma joue. « Et je n’ai pas le droit. » Que c’était dur, que c’était difficile de le voir ainsi, de ne pas pouvoir poser mes lèvres sur les siennes ni même poser ma main sur sa joue en un délicate caresse. Ma poitrine me serrait tellement que j’avais l’impression d’étouffer, il me fallait de l’air. « Je suis désolée… » fis-je avant de me mettre à marcher vers la sortie mais à peine avais-je commencé à faire un pas que j’éclatai déjà en sanglots, face à la porte d’entrée encore fermée et que je peinais à ouvrir. Je n’avais pas envie de m’en aller parce que je savais que lorsque je passerai le pas de la porte, je ne le franchirai sans doute plus et je ne croiserai probablement plus Arthur non plus, parce que cela nous faisait trop mal de nous voir et que toute cette histoire nous consumait jusqu’à causer de grandes brûlures en nous que je ne pourrais jamais réellement guérir pour ma part. Je posai ma main sur mon cœur qui me faisait horriblement mal tandis que j’étais secouée par les sanglots, incapable de bouger. Peut-être allait-il me faciliter la tâche, m’ouvrir la porte et me jeter de hors ?

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MessageSujet: Re: parce que cela doit s'arrêter un jour. ◮ (arthur)   Mar 16 Avr - 19:04





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Tout dans ce moment me donnait la nausée, et tout particulièrement ce noeud qui était en train de se former dans mon estomac. J'avais presque du mal à la regarder tellement j'étais blessé. Blessé de ces paroles en l'air, blessé qu'elle n'assume pas ses sentiments, blessé même pour elle, qu'elle ne dise pas oui au bonheur... Les minutes passaient et Ivy marchait en rond dans mon salon comme un lion en cage, cherchant ses mots. Je pouvais sentir la peur de là où j'étais, l'angoisse de devoir mettre des mots sur tout ça. J'aurai tellement préféré que cela reste comme ça l'avait été entre nous. Sans aucun mot. De toute manière j'avais compris au moment où elle avait passé la porte. Elle n'aurait même pas eu besoin de parler, mais je comprenais qu'elle avait besoin de mettre des mots là dessus. Elle jouait nerveusement avec ses clefs avant de prendre la parole. « Je suis désolée d’être partie de l’hôpital l’autre jour mais je n’ai pas vraiment eu le choix… Ethan soupçonnait déjà quelque chose et je ne voulais pas lui donner raison parce que je ne sais pas… je ne sais plus comment il réagit face à ce genre de situation… et j’avais peur. » Qu'elle ait peur, je comprenait, mais de là à me dire quelques minutes plus tôt qu'elle ne me quitterait plus, et finalement filer avec son mari devant mes yeux, ça m'avait pour ainsi dire, légèrement détruit. Mais passons.

« Lorsqu’on est rentrés, on a dû parler tous les deux. Il m’a rappelait qu’il avait toujours été là pour moi et encore plus depuis l’accident. Il était resté des jours entiers à mon chevet à espérer que je recouvrais la mémoire un jour. Il a passé du temps à me raconter nos souvenirs, nos projets aussi, mes rêves que j’avais oubliés, fonder une famille, faire des voyages, avoir une maison en France. Il avait même commencé à économiser en cachette pour m’en faire la surprise mais… toutes ses économies sont passées à payer mes soins. » La boule formée dans ma gorge grossissait de minutes en minutes. Je n'étais pas sûr de vouloir savoir tout ça, je m'en foutais en fait. Je n'avais pas besoin de savoir tout ce qu'il avait fait pour elle, je ne doutais pas de la sincérité de ses sentiments envers elle. J'attendais simplement qu'elle en vienne au fait. Qu'est-ce qu'il allait advenir de nous. Regrétait-elle ce qui s'était passé entre nous ?

« Et il a réussi à me faire culpabiliser parce qu’après tout il a toujours été auprès de moi à espérer qu’un jour tout redevienne comme avant… et qu’est-ce que j’ai fait ? Je suis tombée amoureuse d’un autre. » Elle mettait enfin un mot sur ce qu'elle ressentait pour moi. Mais pourtant, je crois que j'aurai préféré ne pas l'entendre tellement ce mot me faisait mal au coeur, surtout quand il était associé à quelque chose de mal. Mes mots restaient bloqués dans ma gorge, j'avais atrocement mal, mal de sentir qu'elle m'échappait alors que je n'avais jamais rencontré quelqu'un qui fasse battre mon coeur comme elle le faisait elle. Depuis le début j'avais senti que quelque chose serait différent avec elle, mais si j'avais su qu'un jour on en arriverait là, à devoir se quitter avant même d'avoir débuté notre histoire. Si seulement elle n'avait pas aussi peur de son mari, peut être qu'on aurait pu vivre quelque chose de très beau tous les deux. Elle avait planté son regard dans le mien, attendant peut être que je dise quelque chose, mais il m'était impossible de sortir ne serait-ce qu'un soupir. Même respirer m'était difficile tellement je sentais mon coeur se comprimer dans ma poitrine.

Elle s'excusa avant de partir en direction de la porte d'entrée. J'étais figé là comme un pantin désarticulé, tellement choqué par la violence de ce que je venais de vivre. A cet instant précis j'aurai sans doute préféré ne pas avoir de coeur, ou qu'il soit en pierre. Elle lâcha un sanglot pendant qu'elle essayait d'ouvrir cette porte, mais elle restait bloquée là. Qu'elle s'en aille. Je voulais qu'elle s'en aille. Qu'elle me laisse seul avec ma peine, qu'elle ne revienne jamais, que je n'ai plus jamais à revoir son visage d'ange, ses yeux bleu azur. Qu'elle me laisse en paix, que je puisse crier, hurler ma peine, casser tout ce que j'avais besoin pour me défouler. J'avais besoin d'exorciser la peine que je ressentais. Mais au lieu de ça, je serrais les dents en l'entendant pleurer à gros sanglot, et me leva pour aller la rejoindre.

C'est vrai que j'aurai pu l'envoyer balader salement, lui dire de ne jamais plus m'approcher, mais au lieu de ça, j'ai posé ma main doucement sur son bras pour la retourner face à moi, et je l'ai prise dans mes bras. Je l'ai serrée fort contre mon coeur, comme si c'était la dernière fois. Je sentais ses bras entourer mon buste et j'avais l'impression de revivre doucement. Mais je savais que tout cela n'était qu'une illusion et que dans quelques minutes elle serait partie, sans doute pour toujours. Pourtant j'avais besoin de ce dernier contact, comme une empreinte qu'elle laisserait sur moi pour toujours. J'avais envie de lui dire à quel point je l'aimais. Mais j'en étais incapable. Peut être cela l'aurait-elle fait rester ? Mais non. Je déposais simplement un baiser sur ses cheveux, essuya ses larmes de mon pouce, et ouvrit la porte doucement, avant de lâcher dans un soupir. «Je ne t'en veux pas...»

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MessageSujet: Re: parce que cela doit s'arrêter un jour. ◮ (arthur)   Mer 17 Avr - 17:13





we should put an end to our story..



C’était une situation horrible, difficile que jamais je n’aurais cru avoir à vivre un jour. Ce genre de situation qui vous fait vous sentir mal, qui vous détruit également et chaque mot que vous prononcez, vous sentez une pièce de votre cœur tomber morceau par morceau alors que vous continuez jusqu’à ce qu’il n’en reste rien. Et vous baissez la tête, sur vos pieds, vous les regardez comme si eux seuls pouvaient alors la réponse à toutes les questions que vous vous posez dans votre tête, comme si eux seuls pouvaient ramasser votre cœur en lambris ou que eux seuls pouvaient être susceptibles de vous sortir de cette impasse. Mais non. Cette situation m’étouffait autant qu’elle devait étouffer Arthur. Et il restait assis devant moi durant ma tirade, ne sortant aucun mot et je me contentais de voir son regard blessé, comme meurtri à chacun de mes mots. Chaque mot prononcé était une sorte de poignard que j’enfonçais un peu plus dans la blessure que je venais d’ouvrir en lui comme en moi, nos cœurs saignaient, abondamment et nous ne pouvions arrêter l’hémorragie. J’ignorais si un jour j’irai mieux, si je trouverai du réconfort dans mon mariage ou si je déprimerai. Je n’en savais rien et je n’avais pas envie de savoir parce que lorsque je pensais au futur, je ne me voyais plus avec Ethan et le nom d’Arthur était gravé dans chaque parcelle de mon cœur et de ma tête comme pour me rappeler qu’il me serait désormais difficile de me défaire de ce dernier et de tout ce que je pouvais ressentir pour lui. Pourquoi l’amour devait-il être aussi compliqué et nous mener ainsi la vie dure ?

Parce que toute personne avait besoin d’aimer sans doute. Mais nous pensions aimer une personne à laquelle nous étions attachés, comme moi avec Ethan mais pouvions-nous échapper au réel amour ? Je l’ignorais mais c’était ce que je faisais, inconsciemment. J’échappais à celui qui m’avait fait sourire dès son apparition dans ma vie, qui m’avait fait rire et avec qui je me sentais moi-même, sans aucun complexe. Celui pour qui je ressentais des choses indéfinissables réellement, pour qui je n’arrivais pas à comprendre comment il était possible d’aimer autant une personne. Pourtant, je le fuyais. Je le fuyais pour retrouver celui avec lequel je n’avais que de simples affinités mais avec lequel j’avais choisi de me marier quelques années auparavant bien que je n’en avais plus le souvenir désormais. Peut-être avais-je ressenti une telle chose pour Ethan avant mon accident ? J’en doutais, parce que ce genre de sentiments, je jugeais qu’il était impossible à oublier. Alors pourquoi me tentais-je à oublier ce que je ressentais pour Arthur alors qu’au fond, je savais pertinemment que je n’y arriverais pas. Je resterais cloitrée chez moi, attendant un quelconque signe de vie de ce dernier, vêtements larges et plus aucune envie de continuer à vivre ou bien je resterais à la pâtisserie, espérant le voir passer le pas de la porte son éternel sourire aux lèvres et qui me plaisait tant.

Je ne regrettais rien de ce qui avait pu se passer entre nous, pendant la fête foraine ou les mots que nous nous étions échangés après son accident. Je ne regrettais rien de cela malgré l’apparence que je pouvais donner. C’était pourquoi il m’était dur de partir après mon long monologue qui tendait à rompre ce qui n’avait pas encore été fait. Je n’avais pas envie de partir, je n’avais pas envie de passer cette porte parce que je savais que cela signifierait que cela serait bel et bien terminé entre Arthur et moi, et je n’en avais pas envie. Mais que voulais-je exactement ? Je ne le savais pas. J’étais perdue et horriblement confuse parce que j’aimais Arthur, considérablement mais il y avait Ethan et je ne savais plus comment agir, j’étais prise en deux choix qui définirait désormais ma vie puisque j’étais mariée à l’un tout de même… Et je pleurais, ridiculement, la tête posée contre la porte que je devais ouvrir et passer mais je n’en avais pas le courage. J’espérais que Arthur le fasse à ma place, qu’il me demande de partir et de le laisser seul mais au lieu de cela, je pleurais seule devant la porte d’entrée, mon cœur m’arrachant la poitrine à cet instant même. Il vint alors me rejoindre et sa main se posa sur mon bras. Je ne compris pas tout de suite avant qu’il ne s’approche de moi et ne me prenne dans ses bras. Je me sentais bien et je n’avais pas envie que ce moment s’arrête. Il me serrait fort contre lui alors que je m’accrochai à ce souvenir autant que je le pouvais, sentir son parfum, sa peau contre la mienne et son souffle chaud non loin de mon oreille. Je ne voulais plus le quitter. Lorsqu’il se recula de moi légèrement, j’eus le réflexe m’accrocher encore à son tee-shirt comme s’il allait s’évaporer précipitamment. Il déposa un baiser sur mes cheveux en essuyant mes larmes de son pouce. Je trouvais en quelques sortes un certain apaisement mais qui, je savais, ne durerait pas. « Je ne t’en veux pas… » Me mentait-il ? Je n’en avais aucune idée, peut-être pensait-il qu’en me disant cela il me serait plus facile de m’en aller. Mais ce n’était pas le cas. « Je suis désolée... » Je passai alors la porte, non sans un regard en arrière et me mis à marcher vers ma voiture. Chaque pas me paraissait lourd.

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