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 Please, please forgive me * [Shasey]

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MessageSujet: Please, please forgive me * [Shasey]   Ven 28 Juin - 17:12





Please, please forgive me...



11h18 aéroport de Town Square

Poser un pied ici me donne déjà envie de pleurer. Je ne suis pas quelqu'un du genre ultra sensible qui pleure pour un rien. Sauf que depuis 6 mois, les choses ont bien changé. Une boule commence à se former dans mon ventre et ma gorge se serre a mesure que mes jambes me portent jusqu'à l'extérieur. Ma mère est la pour m'accueillir. J'ai préféré porter une perruque, mes cheveux n'ont pas eu le temps de beaucoup repousser, quelques centimètres seulement. Ma perruque a l'air si naturelle que ma mère n'y voit que du feu, pourtant elle me connait bien. Je la serre fort contre moi, je me sens tellement faible que j'ai l'impression de me briser sous son étreinte. Son regard est triste, je vois dans ses yeux que j'ai changé. Tant pis. C'est la vie.

12h00 maison de ma mère

«Tu manges pas plus que ça ?» «Je suis fatiguée, et j'ai pas très faim.» «C'est tes retrouvailles avec Isaac qui te chagrinent ?». Je me contente de hausser les épaules. Elles sait très bien ce qui me chagrine. Ma mère a mis du temps avant d'accepter Isaac, d'accepter que j'étais heureuse et pleinement épanouie avec lui. Et depuis, même si elle ne le montre pas, je sais qu'elle l'apprécie beaucoup, tout comme elle est gaga de sa petite fille. Avant mon départ, je lui avais expressément demandé de ne pas prendre contact avec Isaac, et ne surtout pas lui dire où j'étais. Elle a tenu parole.
«Chérie tu veux pas aller te reposer un peu ?». Je me lève de table et secoue la tête. «J'ai trop besoin de les voir.»

13h42 devant chez "nous", chez eux.

Je prends mon courage à deux mains. J'ai tellement peur de ce qui va se passer, de sa réaction, peur qu'il ne soit pas seul, qu'il m'envoie balader. Je crois que je pourrai comprendre n'importe quelle situation. Il aurait raison de m'en vouloir après tout. Je tends ma main, poing fermé vers la porte qui se dresse devant moi. Ma gorge se serre de nouveau et mon cœur tambourine dans ma poitrine comme s'il avait été emprisonné pendant 6 mois. Je frappe 3 coups, je n'ai pas la force de frapper plus fort, j'espère qu'il est la, qu'ils sont la. Normalement à cette heure-ci il est encore à la maison avec Théa.

Lorsque la porte s'ouvre, ce n'est pas le visage d'Isaac qui apparaît mais celui d'Arya, la meilleure amie d'Isaac. J'ai juste envie de pleurer, m'effondrer à genou sur le perron et hurler ma peine et mon mal être. Je ne sais même pas ce que je dois penser à cet instant précis. Elle tient Théa dans ses bras, je ne peux pas la voir elle la tient tout contre elle. Elle a l'air d'avoir tellement grandi... Je me contiens, j'essaie de faire bonne figure, je serre les mâchoires et ravale ma salive. Trop de choses se passent dans ma tête, pourquoi est elle là, ma fille dans ses bras ? Leur relation avec Isaac aurait évolué ? Mon dieu plus rien ne fonctionne dans ma tête et je sens déjà mes jambes fléchir sous l'émotion. Je reste droite comme un piquet, mon regard planté dans celui de la jeune femme, son regard est dédaigneux, je sens qu'elle a juste envie de me claquer la porte au nez, voire de me claquer tout court !

«Qu'est-ce que tu fais là ?». Les larmes me montent au bord des yeux, mais je me contiens, encore. J'ai envie de lui dire à elle aussi que je suis désolée d'avoir fait mal à son meilleur ami, que je suis désolée de les avoir laissés comme ça, mais que je n'ai pas eu le choix. Sauf que ce n'est pas à elle que je dois dire tout ça, mais à Isaac. Je ravale ma salive péniblement et répond à sa question par une autre question : «Isaac est ici ? J'ai besoin de lui parler...». Je pense que ma question était plutôt sèche, mais c'était légitime, elle l'avait été avec moi. Elle disparaît en poussant légèrement la porte sans la fermer, et j'entends simplement sa voix disant à son meilleur ami. «Isaac, elle est là, devant la porte... je peux lui dire de s'en aller si tu veux...».

Tous les jours j'avais regretté mon geste, ne pas lui dire ce que j'avais, refuser son aide avant même qu'il me la propose, partir sans un mot... tous les jours je refaisais le chemin inverse et j'avais juste envie de revenir en arrière pour ne pas faire la même connerie, mais il était trop tard désormais.

Isaac apparaît d'en l'entrebâillement de la porte, qu'il ouvre doucement, cachant difficilement sa surprise de me voir. Mes mains viennent se poser sur ma bouche, essayant de me laisser quelques secondes de répit pour respirer. Tous mes membres sont contractés, je ne sais même pas comment je tiens encore debout. Voir son visage me fait un bien tellement fou. J'ai une envie folle de lui sauter dessus, m'enfouir dans ses bras, mais je sais que je ne peux pas. Je ne sais même pas quoi lui dire. Une pauvre phrase vient sortir d'entre mes lèvres. Elle est à peine audible, mes yeux s'embuent. «Je suis désolée...». Quoi dire de plus après tout. Je sais combien il m'en veut, ou au moins je l'imagine... J'ai si peur de ne jamais pouvoir le retrouver...
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MessageSujet: Re: Please, please forgive me * [Shasey]   Ven 28 Juin - 23:56





please, please forgive me...


« C’est quoi ces larmes de crocodiles mon bébé ? » Pencher au-dessus du berceau de ma princesse, je lui caresse doucement la joue. Elle n’a pratiquement rien dormi de la nuit et je n’arrive pas à comprendre ce qui la chagrine à se point. Il est six heures du matin et c’est la troisième fois qu’elle pleure cette nuit. J’ai l’impression que c’est de mon faite, j’ai beaucoup bossé cette semaine et j’ai eu un peu moins de temps pour elle. Elle à passer beaucoup de temps avec Arya et elle me le fait payer à sa manière maintenant. Ma petite fille sanglote quelque peu et finis par tendre ses petits bras vers moi. Je suis complètement claqué, mais je ne peux jamais lui refuser un câlin. Je la soulève délicatement et la pose sur mon torse. En silence je sors de sa chambre et me dirige vers la mienne. Je tente de faire le moins de bruit possible pour ne pas réveiller ma petite sœur. Elle doit ce lever dans deux heures pour un examen et je ne veux surtout pas qu’elle soit en manque de sommeil à cause de sa nièce. Une fois dans ma chambre je ferme la porte derrière moi et me dirige vers mon lit. J’allonge Théa et viens me poser à côté d’elle. Je sais que ce n’est pas bien, mais des fois c’est le seul moyen que je trouve pour la calmer et la faire dormir. Elle aime être avec son papa et moi je ne supporte pas de la laisser pleurer dans son lit. Bébé ce met à gigoter dans les couvertures tandis que je pose plusieurs coussins à côté d’elle pour être sûr qu’elle ne tombe pas du lit. Je m’allonge à ses côtés et lui caresse doucement son petit ventre. « Il faut dormir un peu ma puce. » Comme toujours dans ce genre de situation, je continue à lui faire quelques caresses. C’est le seul truc qui marche. Après quelques minutes, elle baille un peu et finis par fermer ses petits yeux. Je dépose un baiser sur sa joue et m’installe un peu mieux dans le lit pour finir par m’endormir à mon tour. J’en avais vraiment besoin. Depuis quelques jours, mon sommeil est particulièrement agité. Je fais toujours ce même rêve bizarre. Shanae est là. Elle est souriante et je l’entends même rire, je m’apprête à la rejoindre et d’un seul coup je la vois dans les bras d’un autre homme. Il lui dit des mots doux et elle finit par l’embrasser. A chaque fois je me réveille en sursaut à bout de souffle et complètement paniqué. Il me faut plusieurs heures pour me rendormir après cela. Je n’arrête pas de penser à Shanae ces derniers temps. Cela fait six mois qu’elle est partie sans aucune explications et je commence à me dire qu’il serait temps que je tourne la page, que je l’oublie pour de bon. Comme si c’était aussi facile à faire. Il suffit que je pose mon regard sur Théa pour penser à elle. Ma fille a les mêmes yeux que sa mère. Malheureusement.

Il est un peu plus de dix heures lorsque Théa finit par me réveiller en me collant sa petite main dans la figure. Vu son sourire cela fait un moment qu’elle ne dort plus, mais elle a été assez gentille pour me laisser dormir encore un peu. Elle s’agite pour de bon lorsqu’elle remarque que je suis réveillé et je viens la taquiner. Elle rigole et pousse un petit cri tout en tapant ses petites jambes sur le matelas. Mon dieu. J’ai un bébé qui pète la forme alors que je suis à peine réveiller. Il va falloir que je me fasse un café ou deux même. Je finis par me lever et emmène ma petite puce dans sa chambre pour la changer et lui mettre une petite robe. Je reste un homme, des fois j’ai un peu de mal à l’habiller et c’est dans ce genre de moment que j’aime vivre avec ma sœur. Elle peut au moins m’aider avec ça. Je ne bosse pas aujourd’hui et j’ai bien l’intention de passer une bonne journée avec ma petite fille. Après un bon café et une douche je finis par appeler Arya pour lui demander de venir manger à la maison. Bien entendu, la jeune femme ne me refuse pas cela et quelques minutes plus tard elle est dans ma cuisine en train de cuisiner pour nous deux tandis que je prépare la purée de Théa. Je ne sais pas ce que je ferais sans elle. Quand Shanae est parti c’est Arya que j’ai appelé et elle est celle qui est resté à mes côtés des nuits durant à me dire de pleurer un bon coup avant de passer à autre chose. Aujourd’hui je sais que je lui dois beaucoup, mais je n’ai pas encore trouvé le moyen de lui rendre la pareil.

Nous avons finis de déjeuner lorsque ça sonne à la porte. Je suis en train de terminer la vaisselle et c’est Arya qui va ouvrir. De la cuisine, je ne peux ni voir ni entendre la personne qui se trouve sur le palier, mais lorsque ma meilleure amie me rejoins, ma fille presque cacher dans ses bras et son visage mué dans une expression de surprise, je commence à prendre peur. « Isaac… Shanae est là. » J’en lâche presque l’assiette que j’ai dans les mains. J’ai du mal entendre. Ce n’est pas possible autrement. « Si tu te moque de moi, c’est tout sauf drôle. » « J’ai l’air de rigoler là ?! » Alors Shanae est vraiment là… Je crois que je ne me sens pas bien. Je me sens envahi par tout un tas d’émotions différentes, mais surtout par la haine. Je demande à ma meilleure amie de rester dans la maison et surtout de protéger Théa. Je ne veux pas que mon ex-compagne la voit. Ou l’approche. Pas tant que je n’aurais pas eu les explications que j’attends depuis six mois… C’est fébrile que je me dirige vers la porte d’entrée. Lorsque je l’ouvre et que j’aperçois la jeune femme, je sens mon souffle ce couper.

Shanea est là. Elle à l’air… Changer. Ses joues sont creusés et ses yeux cernés. Elle a coupé ses cheveux également. Malgré tout, elle reste incroyablement belle. Je me retiens de penser à cela et serre les dents lorsqu’elle me dit qu’elle est désolée. « Tu crois pas qu’il est un peu tard pour ça ? » lui dis-je alors froidement. Je ferme la porte derrière moi et croise les bras sur mon torse comme pour me protéger. Je ne sais pas si je suis heureux ou pas… C’est tellement bizarre de la voir ici. Je n’oublierais jamais le jour où elle a fuit. Et je ne lui pardonnerais jamais par la même occasion. « Tu devrais pas être ici. » Non elle ne devrait pas. Je ne supporte déjà plus sa présence. « Ecoute je veux pas te parler et encore moins te voir. Ne revient pas ici c’est tout ce que je te demande… »


Dernière édition par M. Isaac-Casey Fitzgerald le Sam 29 Juin - 16:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Please, please forgive me * [Shasey]   Sam 29 Juin - 9:20





Please, please forgive me...



Le temps me paraît infiniment long entre le moment où Arya disparaît de mon regard, et celui où Isaac apparaît à son tour. J'ai l'impression de me décomposer face à lui, j'aimerai mieux me terrer sous le paillasson, j'ai honte de ce que j'ai fait, je regrette. J'ai tellement de choses à lui dire, même si je ne suis même pas sûre qu'il veuille m'écouter. Je n'arrive qu'à lui dire que je suis désolée, rien de plus n'a réussi à sortir de mes lèvres, pourtant j'ai tant de choses à sortir, j'aimerai lui crier à quel point je l'aime, à quel point je rêve qu'il me pardonne. Je vois ses mâchoires se serrer, je le connais par coeur, et je connais son tic lorsqu'il est énervé. En même temps, normal qu'il le soit, je le serai aussi à sa place je pense...

« Tu crois pas qu’il est un peu tard pour ça ? ». Je retiens au maximum mes larmes de monter, je suis forte, je l'ai toujours été, il n'est pas question que je me laisser aller maintenant alors que je me suis battue pour rester en vie, pour elle, pour lui, pour nous. Je ravale de nouveau ma salive, comme si ça pouvait faire disparaître la boule dans ma gorge qui bloque le passage de mes mots. Je ne sais même pas quoi répondre à ça. Il referme la porte derrière lui et croise ses bras face à moi, sûrement comme signe de protection. J'ai presque l'impression de faire face à un mur, je suis 2 marches plus bas que lui, et je le vois plus imposant que jamais. Mais il est tellement beau. Il a l'air fatigué lui aussi, s'occuper d'un bébé de 8 mois tout seul ne doit pas être de tout repos. S'il pouvait savoir à quel point je m'en veux.

« Tu devrais pas être ici. » me dit-il sur un ton toujours aussi sec. «Je, je sais mais...» je n'ai même pas le temps de finir ma phrase que déjà il m'arrête net « Ecoute je veux pas te parler et encore moins te voir. Ne revient pas ici c’est tout ce que je te demande… ». Mes sourcils se froncent, je déteste le ton sur lequel il me parle, mais je ne peux même pas lui en vouloir. La peur fait maintenant place à la colère. Je secoue la tête d'un air déçue et me retiens toujours de pleurer. «Alors quoi ? Tu t'en fous de savoir la vraie raison de pourquoi j'suis partie ? Tu crois que ça a été facile pour moi de partir comme ça, sans même vous dire au revoir ? Je sais ! Je sais que ça a été dur pour vous, que j'aurai pu faire ça autrement, mais j'ai pas eu le choix tu comprends ? J'ai pas eu le choix !»

Je passe mes mains nerveusement dans mes cheveux courts, je ne sais même pas si je dois lui dire ça tout de suite, je déteste jouer sur le côté sentimental des gens, parce que oui, quand on voit quelqu'un avec le crâne rasé, les joues creusées, on sait. Mais depuis un peu plus de 3 mois, depuis que j'ai fait ma dernière chimio, j'ai réussi à reprendre un peu du poil de la bête, même si c'était difficile sans eux. Mais je me suis donné à fond pour pouvoir revenir ici, et dire à Isaac ce qui s'est vraiment passé.

Il ne me lâche pas du regard mais semble vouloir camper sur ses positions, j'ai du mal à décerner la moindre émotion, comme s'il avait remis la carapace qu'il avait avant que nous sortions ensemble. Et c'est dur, dur de se prendre une réalité aussi difficile en pleine face. J'ai envie de faire demi tour, de fuir, une nouvelle fois, mais je me contiens, parce que ce n'est pas ce que je dois faire. Je me calme doucement et reprends un souffle un peu plus calme. Isaac ne bouge toujours pas. Mes yeux jonchent le sol, perdus dans toute cette immensité de sentiments tous aussi différents les uns des autres. Je relève alors le regard pour le plonger dans le sien. «Je t'en supplie, laisse-moi le temps de t'expliquer, laisse-moi une chance de me justifier, j'te demande pas de me pardonner, je sais que ce sera trop difficile, mais s'il te plait, j'ai juste besoin de te parler, que tu saches au moins la vérité...»

Pendant plusieurs longues secondes, nos yeux sont restés plantés les uns dans les autres, silencieusement, avant qu'il ne me réponde.



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MessageSujet: Re: Please, please forgive me * [Shasey]   Sam 29 Juin - 13:22





please, please forgive me...


« Je suis désolée… » Ces quelques mots résonnent en moi. Elle est désolée comme si c’était suffisant. Comme si j’allais lui pardonner ces six derniers mois, juste parce qu’elle a finis par se pointer chez moi en me disant cela. Un instant, je la regarde et soupire quelque peu. Je ne suis pas prêt à affronter ce genre de moment. Cela fait six mois que j’attends son retour, que j’attends des explications de sa part, mais je ne suis pas prêt à lui faire face. Pas aujourd’hui en tout cas. Pas après le cauchemar que j’ai pu faire cette nuit – enfin ce matin. Je suis un homme faible. Je suis toujours aussi amoureux de la jeune femme. J’essaye de me le cacher, j’ai essayé de me dire que ce n’était plus le cas. J’ai tout fait pour l’oublier. Je la déteste. C’est une chose certaine. Elle a beau être la mère de ma fille je ne pourrais jamais lui pardonner son abandon. Elle m’a brisé le cœur et a ruiner ma vie. Mais je ne veux surtout pas lui montrer tout cela. Je ne veux pas qu’elle voit a quel point j’ai pu être affecté par son départ. Alors je remets cette vieille carapace, celle que j’avais laissé au placard il y a de cela plus de cinq ans. Au final, c’est tellement facile d’agir de cette manière. C’est froidement que je lui fais remarquer qu’il est trop tard pour venir me faire des excuses. A l’intérieur, je hurle. Je veux savoir pourquoi elle est partie, je veux la prendre dans mes bras, j’ai envie de sentir son parfum à nouveau. Je me sens déchiré par tout un tas d’émotions et je ne sais même plus comment agir. Alors je reste froid et distant. Je lui montre que j’ai pris de la distance, c’est un effroyable mensonge, mais cela semble fonctionner. Elle à l’air totalement bouleverser parce que je viens de lui dire. Elle a beau vouloir faire bonne figure, je la connais par cœur, je vois bien qu’elle est sur le point de craquer. Si elle ce met à pleurer je ne réponds plus de rien. J’ai toujours détesté la voir en larmes et même si je ne cesse de me répéter que je la déteste, je ne pourrais pas rester insensible à son chagrin.

Une fois je lui dis que je ne veux pas la voir et surtout que je ne veux pas lui parler. Je ne me sens pas capable d’avoir une discussion. Je ne veux pas l’entendre me dire qu’elle a trouvé un nouvel homme, qu’elle est heureuse et qu’elle veut simplement voir sa fille une semaine sur deux. Non je ne veux pas entendre tout cela. « Alors quoi ? Tu t'en fous de savoir la vraie raison de pourquoi j'suis partie ? Tu crois que ça a été facile pour moi de partir comme ça, sans même vous dire au revoir ? Je sais ! Je sais que ça a été dur pour vous, que j'aurai pu faire ça autrement, mais je n’ai pas eu le choix tu comprends ? Je n’ai pas eu le choix ! » Je serre un peu plus la mâchoire. J’ai l’impression que je vais finir par exploser. J’ai envie de hurler, de lui montrer à quel point elle a pu me faire du mal. Non je ne m’en fou pas, mais je ne sais plus ce qui est bon et ce qui ne l’est pas. J’ai l’impression que je vais m’effondrer sur les marches de l’entrée. Je voudrais qu’Arya me rejoigne, qu’elle me dise quoi faire. Ou même qu’elle m’ordonne de rentrer dans la maison. Je prends une longue inspiration et pose mon regard sur la blondinette en face de moi. « Ca a pas été dur non, ça été pire que ça ! Tu m’as appelé Shanae. Tu m’as appelé pour te rejoindre dans ce stupide parc et tu n’es jamais venu. Quand je suis rentré tu n’étais plus à la maison. Tu vois moi j’appelle ça de la lâcheté. On a toujours le choix et toi t’as pris celui de partir. Ne crois pas que tu va pouvoir revenir aussi facilement. » Oui j’ai mal et j’ai envie de lui faire autant de mal. Son départ m’a anéanti. J’ai bien cru que j’allais totalement perdre bien, c’est pour Théa que j’ai continué à me lever chaque matin. En parlant d’elle… Je l’entends pleurer à l’intérieur. Je tourne un instant la tête, mais il semblerait qu’Arya maîtrise la situation plus que l’on entend plus rien au bout de quelques secondes.

Une nouvelle fois mon regard se pose sur Shanae qui semble se décomposer devant moi. « Je t'en supplie, laisse-moi le temps de t'expliquer, laisse-moi une chance de me justifier, j'te demande pas de me pardonner, je sais que ce sera trop difficile, mais s'il te plait, j'ai juste besoin de te parler, que tu saches au moins la vérité... » Elle marque un point sur ce coup-là. Je veux juste savoir le pourquoi du comment. Je veux juste comprendre. Mettre une situation sur son départ et me faire une raison une bonne fois pour toute. Un instant, mon regard croise le sien et je me sens frissonner de la tête au pied. Il faut que je lui parle. Il faut que je comprenne. « Bouge pas. » lui dis-je simplement avant d’entrer de nouveau dans la maison. Je me dirige rapidement vers Arya et croise son regard plein de questions. Je vais me faire engueuler, mais pour le moment c’est le cadet de mes soucis. « Tu devrais rentrer chez toi… » « Tu ne va pas la faire entrer quand même. » « Rentre chez toi Arya s’il te plaît. » Je l’entends râler tout en allant chercher ses affaires. Je sais que dès ce soir elle va revenir pour entendre le fin de mot de l’histoire, mais pour le moment je veux juste me retrouver seul avec Shanae. Ma meilleure amie embrasse sa filleule et finis par quitter la maison. Je m’assure que Théa soit bien installer dans son par cet je suis Arya. Elle passe à côté de Shanae et je pourrais presque sentir la tension qui subsiste entre elle. Avant de monter dans sa voiture, mon amie me fait un dernier signe d’encouragement. Je soupire quelque peu et après une légère hésitation laisse mon ex petite amie entrer dans la maison. Théa gazouille gentiment dans le salon et comme par instinct je me positionne entre le parc et Shanae. La jeune femme s’assoit timidement sur le canapé et je pose à nouveau mon regard sur elle. « Je t’écoute… Qu’est-ce qui justifie le fait que tu nous es abandonné ? » Je suis fatigué et je sais que je vais m’emporter. Je le sais par avance, mais je tente de faire de mon mieux pour rester calme. Théa se met à ronchonner, mais j’essaye de ne pas me retourner. Je veux pas la prendre dans mes bras. Pas tout de suite. C’est plus tendu que jamais que j’attends la réponse de Shanae.
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MessageSujet: Re: Please, please forgive me * [Shasey]   Dim 30 Juin - 8:55





Please, please forgive me...


J'ai l'impression que plus les mots sortent de ma bouche, plus Isaac se raidit, j'ai l'impression qu'il va monter sur ses grands chevaux d'une seconde à l'autre, peut être est-ce ce que je cherche. Je déteste le voir si froid, sans aucune émotion, ou du moins, c'est ce qu'il veut laisser paraître. Mon coeur s'accélère à mesure que je lui dis que je n'ai pas eu le choix. Evidemment que si, j'ai eu le choix, et j'aurai pu prendre une autre décision, mais la vie est ainsi. On ne prend pas toujours les bonnes décisions en temps voulu. Rapidement je vois les sourcils de mon ex petit ami se froncer, répondant vivement à ce que je viens de lui dire.  « Ca a pas été dur non, ça été pire que ça ! Tu m’as appelé Shanae. Tu m’as appelé pour te rejoindre dans ce stupide parc et tu n’es jamais venu. Quand je suis rentré tu n’étais plus à la maison. Tu vois moi j’appelle ça de la lâcheté. On a toujours le choix et toi t’as pris celui de partir. Ne crois pas que tu va pouvoir revenir aussi facilement. »

Oui, j'ai envie de pleurer, encore plus que quand Arya a ouvert la porte il y a quelques minutes. Je ressens le mal que j'ai pu lui faire. Je sais que Théa est trop petite pour comprendre, mais mon dieu, je suis en train de prendre la douleur d'Isaac en plein coeur. J'ai horriblement mal, il m'en veut c'est évident, et c'est normal aussi. Mais j'ai besoin qu'il sache, besoin qu'il écoute ce que j'ai à lui dire, même si je sais pas avance que ça va être extrêmement difficile. Il se retourne, entendant notre fille pleurer à l'intérieur. Cela me laisse une seconde de répit pour respirer et essayer de faire disparaître cette affreuse boule nichée dans ma gorge. J'ai l'impression qu'elle a triplé de volume en l'espace de quelques minutes.

Isaac se retourne face à moi et je joue ma dernière carte, celle de la sincérité. Je lui parle avec mon coeur. C'est ce que m'a dit Nathan tout le long de mon séjour à l'hôpital. Si je voulais avoir une chance de récupérer mon couple et ma famille, il fallait que je parle avec mon coeur. Et même s'il saignait en ce moment même, il fallait que je me donne les moyens de tout faire pour ne pas perdre ce que j'avais de plus cher. Isaac m'écoute sans me couper une seule fois, je ne l'en remercierai jamais assez. Il a l'air d'accord avec moi sur le fait que je lui dois une explication. Pour l'instant, je ne lui demande que ça, m'écouter. Il a l'air d'hésiter, mais je comprends rapidement qu'il a besoin de cette explication, autant que j'ai besoin de la lui donner.

Il me demande de ne pas bouger. En même temps, qu'est-ce que je pourrai bien faire d'autre ? Même si je rêve d'entrer en trombe dans la maison pour prendre ma fille dans mes bras, je doute que ce soit une bonne idée. J'ai des choses à régler avant ça. Assez rapidement, Arya sort de la maison en me fusillant du regard. Je baisse les yeux sur le sol, me sentant plus honteuse que jamais. On n'a jamais été de très grandes amies Arya et moi, je sais pas vraiment pourquoi, toujours est-il que notre relation est pire que tout désormais, à cause de mes conneries. Je ne peux m'en prendre qu'à moi-même. Isaac me fait entrer chez nous lui, et je m'assois timidement dans le canapé. Mon regard se pose sur Théa qui est en train de gazouiller dans son parc. Les larmes me montent aux yeux, j'ai tellement mal de la voir si près et de ne pas pouvoir la serrer tout contre moi.

Symboliquement, Isaac s'assied sur la table basse, juste dans mon champs de vision, écartant toute possibilité à mon regard de se poser sur Théa. J'essaie de me reconcentrer, et Isaac me demande déjà : « Je t’écoute… Qu’est-ce qui justifie le fait que tu nous es abandonné ? ». J'essaie de respirer un grand coup. Je ne sais même pas par où commencer. Mes yeux sont rivés sur les mains d'Isaac, il est tendu, je le connais par coeur. Je n'arrive pas à relever mon regard vers son visage, c'est trop difficile. Je me mords l'intérieur de la joue. Il me faut bien quelques secondes avant que je n'arrive à ouvrir la bouche. J'ai l'impression d'être en train de franchir une montagne infranchissable. «Je...» Je n'y arrive pas. Je passe mes mains sur mon visage nerveusement. Je ne sais pas par où commencer. Je garde les yeux clos une seconde comme pour essayer de me concentrer, de me motiver. Lorsque j'ouvre les yeux, mon regard se pose sur le visage d'Isaac et allez savoir pourquoi, a cet instant précis, je sens que je n'ai plus le choix, et me lance enfin.

«Après l'arrivée de Théa, j'me suis sentie faible. Je pensais que comme toutes les mamans qui mettent au monde leur premier enfant, c'était normal, un genre de baby blues, la peur de pas être à la hauteur tout ça... et puis ça a duré, j'ai pas voulu t'en parler pour pas te faire peur, et puis aussi parce que j'avais honte de pas me sentir à la hauteur avec elle. Et un jour j'ai pris la décision d'aller voir mon médecin, il m'a fait une prise de sang, et j'ai eu les résultats le lendemain. Il m'a annoncé que j'avais, j'ai, je...» Impossible d'aller plus loin, la boule de ma gorge m'empêche d'aller plus loin, je n'arrive pas à prononcer le mot. Je ferme les yeux de nouveau comme pour remettre de l'ordre dans mes idées, mais c'est presque pire, tous les souvenirs remontent et je revois les images de quand j'ai appris ma maladie. Une larme perle sur ma joue, je ravale ma salive et réouvre les yeux, me donnant la force de poursuivre.

«Il m'a appris que j'étais malade. Une grave maladie. Un... un cancer du sang.» A cet instant précis, mes yeux jonchent le sol. Je n'arrive pas à regarder Isaac, j'ai tellement peur de sa réaction. Peur qu'il ne me croit pas... Je tente quand même de finir ce que je dois lui dire. «J'étais perdue, j'ai pas su quoi faire, il m'a dit que j'étais même pas sûre de pouvoir m'en sortir. Je voulais pas vous faire vivre ça, l'enfer de la chimio, te voir souffrir avec moi, c'était au dessus de mes forces. Alors j'ai préféré fuir pour t'éviter tout ça. Je supportais pas l'idée que tu puisse me voir dépérir et peut être même mourir. J'ai choisi la facilité, que tu me détestes et que tu m'oublies en pensant que j'étais qu'une petite conne...». J'essuie les quelques larmes qui m'ont échappées d'un revers de manche. Je n'arrive toujours pas à le regarder dans les yeux, j'ai juste envie de m'enfuir à nouveau pour ne pas avoir à supporter ce qu'il allait bien pouvoir me dire.

Et au moment où je prends mon courage à deux mains pour le regarder, j'entends la porte d'entrée qui s'ouvre et une furie entre en criant «Isaaaac j'ai tout déchi...» et s'arrête net avant la fin de sa phrase avant de lâcher un «oh putain» en découvrant son ancienne belle soeur assise sur le canapé...



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MessageSujet: Re: Please, please forgive me * [Shasey]   Dim 30 Juin - 11:11





please, please forgive me...


J’ai de plus en plus de mal à me montrer insensible face à Shanae. Elle est là. Cela fait six mois que je rêve de ce moment. Que je rêve de la retrouver. Mais rapidement je me rends compte que son départ m’as bien plus blessé que ce que je voulais me le laisser croire. Cet abandon, parce que c’est le seul mot que je trouve pour qualifier son absence, a été un véritablement déchirement. Cela faisait cinq ans qu’elle faisait parti de mon quotidien, je l’aimais comme un fou et elle est partie en laissant un simple mot. Comme si notre relation ne pouvait se résumer uniquement à cela. En cinq ans elle avait fait de moi un homme meilleur. C’est elle qui me soutenait dans tout ce que j’entreprenais, sans son aide je n’aurais jamais réussi à ouvrir le bar. Sans elle je n’en serais pas là aujourd’hui. Mais désormais je me demande si je serais capable de l’accueillir à nouveau dans ma vie. Il est certains que la confiance a disparu et que la haine a très largement remplacer l’amour, mais ne dit-on pas qu’entre l’amour et la haine il n’y a qu’un pas ? Mon regard se perd sur la jeune femme et je ne peux m’empêcher de me dire qu’elle a changé. Quelque chose est différent, mais je n’arrive pas à trouver quoi. Je la connais par cœur. Elle était mon âme sœur. Avant son départ, je pensais même à la demander en mariage. Je voulais que l’on soit une vraie famille. Puis tout a volé en fumée en quelques secondes. Aujourd’hui j’hésite même à la faire entrer dans sa propre maison. Tout ici me rappelle sa présence, mais je n’avais pas les moyens de déménager alors Malèa est venu combler les vides à sa façon. Tout de suite, je nous entraîne vers le salon, avant de me placer entre mon ex et ma fille. Je sais qu’au fond elle aimerait voir Théa, mais moi je ne veux pas. Ou tout du moins pas tout de suite. Je suis assez fort pour encaisser une nouvelle déception, mais je ne veux pas que ma princesse soit victime de tout cela. Oui elle est trop petite pour comprendre, mais cela ne change rien pour moi. Alors je m’assois sur la table basse tandis que Shanae prends place en face de moi dans le canapé.

Un silence de plomb s’installe entre nous lorsque je finis par lui demander de tout m’expliquer. J’ai l’impression qu’elle va se liquéfier sur place tandis que je me sens plus tendu que jamais. J’ai peur de ce qu’elle va bien pouvoir me dire. Vu son hésitation il semblerait que ce soit quelque chose de véritablement important. Je commence à envisager le pire comme j’ai pu le faire ces six derniers mois. Je la vois m’annoncer que je ne suis pas le père de Théa. Je crois que c’est ce qui me fait le plus peur dans le fond. Cela paraît totalement improbable, mais je ne sais pas pourquoi cela m’est venu en tête. Je crois que cela pourrait me tuer. Je secoue rapidement la tête et pose à nouveau mon regard sur la jeune femme qui évite soigneusement de me regarder. Elle ouvre la bouche, mais la referme bien rapidement. Mais qu’est-ce qui lui arrive à la fin ? Pourquoi elle hésite autant ? Elle à trouver un autre homme et elle ne savait pas comment me le dire ? De toute manière quoiqu’elle dise je lui en veux déjà de s’être tue aussi longtemps. Je me sens de plus en plus nerveux au fur et à mesure que ce silence dure… Je vais finir par craquer si elle ne parle pas rapidement. « Après l'arrivée de Théa, j'me suis sentie faible. Je pensais que comme toutes les mamans qui mettent au monde leur premier enfant, c'était normal, un genre de baby blues, la peur de pas être à la hauteur tout ça... et puis ça a duré, j'ai pas voulu t'en parler pour pas te faire peur, et puis aussi parce que j'avais honte de pas me sentir à la hauteur avec elle. Et un jour j'ai pris la décision d'aller voir mon médecin, il m'a fait une prise de sang, et j'ai eu les résultats le lendemain. Il m'a annoncé que j'avais, j'ai, je... » J’avais remarqué. Bien sûr que j’avais vu qu’elle n’était pas tout à fait elle-même après la naissance de notre fille, mais moi aussi j’avais mis ça sur le compte du baby blues. Je me disais que ce n’était qu’une question de temps, qu’il fallait qu’elle prenne l’habitude. Puis les choses avaient finis par se tasser. Shanae avait retrouvé son sourire et elle faisait tout son possible pour être la meilleure mère pour notre petite puce. A l’époque on ne dormait pas beaucoup, mais je pensais que l’on était heureux. Mais je ne comprends pas cette histoire de médecin. Qu’est-ce qu’il a bien pu lui dire… J’ai envie de la secouer pour qu’elle continue. Pour qu’elle me parle, qu’elle me dise. « Il m'a appris que j'étais malade. Une grave maladie. Un... un cancer du sang. »

Cancer. Le mot se met à résonner en moi. Elle a un cancer… Je suis obligé de me tenir à la table sur laquelle je suis assis pour ne pas flancher. Elle m’a caché sa maladie. Non ce n’est pas possible. Je ne sais plus comment agir, je ne sais plus quoi dire. Je relève les yeux vers elle et me rends compte qu’elle pleure. Alors c’est vrai ? La femme que j’aime et malade et je n’en savais absolument rien ? Je sens la colère monter en moi. Elle ne m’a rien dit, mais pourquoi ? Elle n’avait pas confiance en moi ? J’allais dire quelque chose, mais elle fut plus rapide que moi. « J'étais perdue, j'ai pas su quoi faire, il m'a dit que j'étais même pas sûre de pouvoir m'en sortir. Je voulais pas vous faire vivre ça, l'enfer de la chimio, te voir souffrir avec moi, c'était au dessus de mes forces. Alors j'ai préféré fuir pour t'éviter tout ça. Je supportais pas l'idée que tu puisses me voir dépérir et peut être même mourir. J'ai choisi la facilité, que tu me détestes et que tu m'oublies en pensant que j'étais qu'une petite conne... » Oh oui ça je l’ai pensé. Plus d’une fois même. Pour moi elle était devenue la pire des garces, la femme que je me suis à détester plus que tout au monde, mais là… Je ne suis plus sûr de rien. J’ai l’impression de perdre pied. Elle à l’air tellement fragile d’un seul coup… Je comprends mieux ses joues creusées et les cernes qu’elle a sous les yeux, mais… Il y a une chose que je n’arrive pas à comprendre. « S’il t’était arrivé quelque chose je l’aurais jamais su… T’as préféré partir et mourir seule ? Je te comprends pas là. » Comment a-t-elle pu faire ça ? Je l’aurais soutenu, j’aurais continué à l’aimer et j’aurais tout fait pour qu’elle s’en sorte. Mais visiblement elle ne me pensait pas assez fort pour ça.

J’allais de nouveau parler, lorsque la porte d’entrée s’ouvrir à la volée laissant apparaître ma petite sœur hurlant mon prénom. D’un bond je me lève, mais lorsqu’elle remarque son ex belle sœur, elle s’arrête dans son élan et lâche un véritable juron. Son regard fait l’aller-retour en Shanae et moi et finis par se poser sur Théa. Je passe une main sur ma nuque et m’approche d’elle. « Tu peux prendre Théa avec toi s’il te plaît ? Je t’expliquerais plus tard… » Je m’attendais à ce que ma sœur explose. Elle déteste Shanae. Après tout c’est elle qui est resté éveiller des nuits entières pour me consoler et pour me dire que la vie continuait. Elle avait tous les droits de s’énerver, pourtant elle ne dit rien. Elle dépose un baiser sur ma joue et va chercher sa nièce qui commençait à en avoir marre d’être toute seule. Lorsqu’elles passent à côté de moi je ne peux m’empêcher de caresser le crâne de ma fille. « Sois sage ma puce. » dis-je doucement avant de les laisser partir dans la chambre de Malèa.

Mon regard se pose à nouveau sur Shanae qui n’a pas bougé depuis tout à l’heure. Ses yeux sont emplis de larmes et je vois qu’elle n’as qu’une seule idée en tête se faire pardonner. Mais comment vais-je pouvoir lui pardonner un tel mensonge ? Nerveux j’enfonce mes mains dans les poches de mon jeans et commence à faire les cents pas dans le salon. Je ne sais même plus quoi lui dire. « Je t’aimais Shanae, j’aurais pu t’aider. On aurait pu faire ça ensemble… Je comprends pas pourquoi t’es partie et je le comprendrais jamais. » Je me sens vraiment en colère. J’ai de nouveau envie de la secouer, de lui montrer que moi j’étais là pour elle. « Je crois que j’aurais pu tout accepter, que tu ne m’aime pas, que tu ne voulais pas de Théa, mais là… Tu as créé ton propre malheur, j’aurais tout fait pour toi, j’aurais fait n’importe quoi pour que tu sois heureuse malgré la maladie, mais t’as préféré fuir qu’est-ce que tu veux que je te dise de plus ? Tu peux de nouveau partir, t’as plus ta place ici. »
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MessageSujet: Re: Please, please forgive me * [Shasey]   Dim 30 Juin - 22:22





Please, please forgive me...


C'est tellement dur de tout lâcher comme ça, de réussir à trouver les mots malgré le malaise que je ressens. Et j'ai l'impression qu'à tout moment mon corps peut me lâcher, et Isaac se transformer en une armoire à glace froide et en colère. Je ne peux que comprendre sa réaction. Sur le moment il paraît simplement choqué, il a l'air de perdre un peu les pédales, mais rapidement il se reprend et la colère s'empare de lui à nouveau, se mêlant à l'incompréhension la plus totale. « S’il t’était arrivé quelque chose je l’aurais jamais su… T’as préféré partir et mourir seule ? Je te comprends pas là. ». Je m'approche un peu plus de lui dans un élan naturel, même si je n'aurai pas osé un geste tendre. La situation ne s'y prêtait pas. «Non ! bien sûr que tu aurais été au courant ! Je sais, je sais que tu ne peux pas comprendre, il faudrait que tu aies eu une épée damoclès sur la tête comme j'ai eu en apprenant cette nouvelle, pour que tu puisses comprendre. J'te demande pas de comprendre Isaac !»

Au moment même où il allait me répondre, c'est la porte d'entrée qui prit le relais. Je me retourne rapidement et découvre le regard médusé de Maléa qui n'est visiblement pas heureuse de me voir. Normal. Isaac lui demande de prendre Théa et de l'emmener ailleurs. Je commence à me sentir réellement mal. Pourquoi éloigne-t-il ma fille ? Je suis malade, pas contagieuse et encore moins un monstre ! Je regarde Théa partir dans les bras de Maléa et Isaac commence à faire les cent pas dans le salon. Je le regarde marcher comme un lion en cage, attendant qu'il dise quelque chose. « Je t’aimais Shanae, j’aurais pu t’aider. On aurait pu faire ça ensemble… Je comprends pas pourquoi t’es partie et je le comprendrais jamais. ».

Mon coeur s'accélère encore un peu, je me sens impuissante face à cette situation. Je sais très bien qu'il ne comprendra jamais ma décision, pourtant, j'essaie encore de me justifier. «Je voulais pas que tu me vois mourir tu comprends? Tu crois que ça a été facile pour moi d'apprendre un truc pareil ? Je sais, JE SAIS que tu aurais pu m'aider, mais j'ai pas eu la force de voir dans tes yeux ce que je ressens là à l'instant, une espèce de pitié qui me donne juste envie de vomir ! J'ai préféré que tu me prennes pour la pire des salopes et que tu m'oublies, que tu te trouves une belle petite femme, et que je puisse mourir en paix, au lieux que tu pleures ma mort pendant des années ! J'te demande même pas de comprendre, tu comprendras jamais. J'te demande pas non plus de me pardonner, moi même j'me pardonnerai jamais mon choix, mais on fait tous des erreurs dans la vie. Je suis désolée, une fois encore. » Le mal être venait de laisser la place à la colère en moi comme en lui.

« Je crois que j’aurais pu tout accepter, que tu ne m’aime pas, que tu ne voulais pas de Théa, mais là… Tu as créé ton propre malheur, j’aurais tout fait pour toi, j’aurais fait n’importe quoi pour que tu sois heureuse malgré la maladie, mais t’as préféré fuir qu’est-ce que tu veux que je te dise de plus ? Tu peux de nouveau partir, t’as plus ta place ici. » . Je secoue la tête d'un air dégouté. Je suis dégoûtée qu'il puisse me parler comme à une vulgaire merde. J'en étais réduite à ça, une merde. «Rien, rien, ne dis rien, c'est mieux comme ça après tout...». Je me lève du canapé et retiens mes larmes du mieux que je peux. A cet instant précis, je pense que j'aurai préféré mourir que de vivre cet instant avec lui. Je n'ai jamais vécu quelque chose d'aussi douloureux. Je lui tourne enfin le dos et me laisse le droit de lâcher ce sanglot qui me brûle le coeur depuis quelques dizaines de minutes. Je lève les yeux au ciel, essayant tant bien que mal de ravaler mes larmes, et je trouve le courage de me retourner vers lui.

«Si tu savais tout ce que j'ai enduré pendant 6 mois, si tu avais vécu ne serait-ce qu'un dixième de l'enfer que j'ai pu vivre, jamais tu m'aurais parlé avec autant de dédain que tu viens de faire. Je pensais pas qu'un jour je pourrai refaire face à ce mec froid et irrespectueux que j'ai connu y'a 5 ans.» Je ne sais pas si je pense tout ce que je dis, mais il fallait que ça sorte. Je veux bien lui avoir fait un mal de chien à partir comme ça, mais me jeter comme une malpropre comme il est en train de faire, ça ne passe pas. Je donnerai tout pour revenir 6 mois en arrière, mais à l'heure qu'il est, je n'ai pas la force nécessaire pour me battre contre lui. Je me retourne une dernière fois, lui tournant le dos, et je passe la porte non sans mal. Je sens mon corps vaciller, la faiblesse de mes jambes m'alerter qu'un malaise est proche. Mais je prends soin de claquer la porte derrière moi, sans même un regard vers Isaac. Je me tiens quelques secondes au mur de la maison, essayant de me concentrer pour ne pas flancher, mais mon corps, en alerte de trop d'émotions, dit stop à un pas de plus, et je m'effondre dans l'herbe fraîchement coupée.



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MessageSujet: Re: Please, please forgive me * [Shasey]   Lun 1 Juil - 0:46





please, please forgive me...


Je ne sais pas ce qui m’a pris à accepter de discuter avec elle. Je n’aurais jamais dû la faire entrer ici. J’aurais dû simplement écouter ce qu’elle avait à me dire sur le palier et lui tourner le dos avant de venir me réfugier ici. Oui j’aurais dû faire cela. Je ne serais pas là à me torturer l’esprit. Elle est malade. Voilà pourquoi elle est partie. Elle m’a caché sa maladie, son cancer… Je n’arrive pas à avaler la nouvelle. Je me dis que j’aurais pu être là pour elle. Que j’aurais pu la soutenir et qu’on aurait quand même pu continuer à être heureux. Je sais ou tout du moins j’ai conscience que cela ne doit pas être facile de vivre avec une personne malade qui doit subir de long traitement, mais je suis un romantique de base et pour moi l’amour triomphera toujours. Débile n’est-ce pas ? Enfin. Ce n’est pas le moment de penser à cela. Je suis partager par un millions de sentiments et je ne sais absolument plus quoi faire. « Non ! Bien sûr que tu aurais été au courant ! Je sais, je sais que tu ne peux pas comprendre, il faudrait que tu aies eu une épée Damoclès sur la tête comme j'ai eu en apprenant cette nouvelle, pour que tu puisses comprendre. J'te demande pas de comprendre Isaac ! » Elle me demande quoi alors ? Elle vient me balancer sa bombe et elle compte repartir ? J’aurais finis par le savoir ? Mais bien sûr ! Un jour quelqu’un se serait pointé chez moi pour m’annoncer que mon ex petite amie est morte toute seule à des milliers de kilomètres d’ici. Comment j’aurais finis par raconter cela à notre fille lorsqu’elle commencera à poser des questions ? Je me serais senti coupable, je le sais parfaitement. Mais pour elle tout cela semble normal. « Tu me demande quoi alors ? » finis-je par lui demander. Après tout c’est la question principale. Elle m’a déjà dit qu’elle ne voulait pas que je lui pardonne et elle ne compte pas sur le fait que je comprenne, alors quoi ? Il faut juste que je sourie et que je lui dise que je trouve ça bien ? Ou que j’ai pitié d’elle ? Merde j’en sais rien. J’ai l’impression de devenir dingue et cela se répercute immédiatement sur mes paroles. Que je le veuille ou non.

« Je voulais pas que tu me vois mourir tu comprends ? Tu crois que ça a été facile pour moi d'apprendre un truc pareil ? Je sais, JE SAIS que tu aurais pu m'aider, mais j'ai pas eu la force de voir dans tes yeux ce que je ressens là à l'instant, une espèce de pitié qui me donne juste envie de vomir ! J'ai préféré que tu me prennes pour la pire des salopes et que tu m'oublies, que tu te trouves une belle petite femme, et que je puisse mourir en paix, au lieux que tu pleures ma mort pendant des années ! J'te demande même pas de comprendre, tu comprendras jamais. J'te demande pas non plus de me pardonner, moi même j'me pardonnerai jamais mon choix, mais on fait tous des erreurs dans la vie. Je suis désolée, une fois encore. » Surtout ne pas hurler Isaac. Ta fille est dans la pièce d’à côté. Je soupire un bon coup et passe une main sur ma nuque. Je ne sais même plus quoi lui dire. Une seule chose ne cesse de tourner dans mon esprit et il ne faudra que quelques secondes pour que cela finisse par sortir. « T’as bien réussi ton coup. » Manière déguisé de lui dire à quel point je la déteste d’être parti. Je sais. Je reste bloquer là-dessus alors que je devrais lui dire que je suis désolé pour elle, que je pourrais l’aider maintenant, mais je n’y arrive pas. Et puis visiblement elle ne veut pas de ma pitié alors pourquoi lui en faire part. Je n’ai pas pitié d’elle dans le fond. Bien au contraire. Je la trouve extrêmement courageuse. Elle semble aller bien. Enfin. Elle à l’air assez faible tout de même, mais elle est là, elle est toujours vivante. C’est le plus important dans le fond. Je crois.

Pourtant je finis par lui dire de partir. Parce que je n’aime pas la savoir ici. Je sais que je vais finir par craquer si elle reste et si je vois encore des larmes couler sur ses joues. Il faut qu’elle parte. Je ne veux plus la voir ici. Il faut que je me retrouve tout seul. Il faut que je fasse un câlin à ma fille. Il faut que je réfléchisse. Je pense déjà à la revoir, mais pour l’instant, je veux juste qu’elle sorte. Elle me dit de ne rien dire et je finis par hausser les épaules. Nerveux j’enfonce mes mains dans les poches de mon jeans et évite soigneusement son regard. Je la vois se lever et commencer à se diriger vers l’entrée. « Si tu savais tout ce que j'ai enduré pendant 6 mois, si tu avais vécu ne serait-ce qu'un dixième de l'enfer que j'ai pu vivre, jamais tu m'aurais parlé avec autant de dédain que tu viens de faire. Je pensais pas qu'un jour je pourrai refaire face à ce mec froid et irrespectueux que j'ai connu y'a 5 ans. » Cette fois j’ai l’impression de recevoir une véritable claque. Je me sens coupable, minable et idiot. Shanae elle ne se démonte pas. Elle me tourne le dos et finis par faire claquer la porte d’entrée derrière elle. Je sais que je devrais la laisser partir, mais je n’y arrive pas.

« Shanae attends… » Je me dépêche de courir vers l’entrée et ouvre la porte à la volée. Tout se précipite dans ma tête. Je veux me faire pardonner. Je ne sais pas pourquoi, mais je veux encore parler avec elle. Je veux la voir et lui dire que je vais l’aider. Je suis même prêt à prendre Théa avec moi pour qu’elle puisse voir sa mère. Je suis vraiment déterminé, mais lorsque j’ouvre la porte je retrouve Shanae étendue sur le sol devant ma maison. Merde. D’un seul coup, toute ma haine s’envole et est immédiatement remplacer par un sentiment d’inquiétude immense. Je me précipite vers la jeune femme et passe mon bras sous son cou pour la soulever quelque peu. « Shanae ? Shanae tu m’entends ? » Je panique littéralement. Bordel il manquait plus que ça. Je lui donne quelques frappes sur le visage. Elle pourra m’en vouloir plus tard. Et la demoiselle finit par ouvrir les yeux. Elle à l’air plus faible que jamais et je prends conscience à quel point j’ai été dur avec elle. La culpabilité m’envahi tandis que devant moi la blondinette tente de se relever. « Hé hé doucement. » Je lui fais signe de passer ses bras autour de ma nuque et comme auparavant lorsque l’on faisait des idiots je la prends dans mes bras. Telle une princesse comme elle disait à l’époque. Je l’emmène de nouveau dans la maison et la pose doucement sur le canapé. Je me précipite vers la cuisine et lui ramène un verre d’eau. « Tiens bois ça. » Je l’aide à se relever et pose mon regard dans le sien.

Pendant quelques minutes Shanae ne dit absolument rien et se contente de boire doucement le verre d’eau que je lui suis amené. Sans réfléchir je passe une main sur sa joue et retire rapidement mon geste en me rendant compte de ce que je viens de faire. J’enfouille ma main dans ma poche et lui souris timidement. « Tu te sens mieux ? » Moi pas. J’ai l’impression que c’est de ma faute tout ça. J’aurais jamais dû être aussi méchant. Oui je lui en veux, mais sûrement pas à ce point là. Pas au point de redevenir l’homme qu’elle détestait tant. « Je suis désolé Shanae… Je voulais pas être aussi dur. J’ai… Enfin j’ai vraiment eu… Mal quand tu es partie et c’est le seul moyen que j’ai pour me protéger maintenant. Et… Je voudrais juste savoir pourquoi tu es revenue ? Il doit bien avoir une raison non ? » Dites moi qu’elle va dire pour moi. Ou ne serait-ce que pour Théa…
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MessageSujet: Re: Please, please forgive me * [Shasey]   Lun 1 Juil - 8:42





Please, please forgive me...


Le trou noir, heureusement que je suis tombée dans l'herbe et non sur l'allée de graviers. Ça aurait pu être pire, pour un pauvre petit malaise vagal. J'aurai dû écouter mon médecin, «Pas trop de déboires !» m'avait-il dit, appuyant sur le fait qu'un cancer, avant d'être là physiquement, sa cause est surtout psychologique. Tu parles. J'ai bien eu le temps d'y penser à tout ça...

Lorsque j'ouvre les yeux, c'est le visage d'Isaac que j'aperçois. Oh mon dieu je suis déjà morte ? C'est pas possible qu'il soit là si près de moi. Ses yeux ont changé de couleur, la colère a disparu et a fait place à l'inquiétude visiblement. Je suis encore vaseuse, un malaise vagal a le pouvoir de vous puiser d'une énergie folle en quelques secondes. Je respire doucement pour reprendre un peu d'oxygène et je prends appui sur mes bras pour essayer de me relever. Mais avant même que je n'ai pu faire grand chose, Isaac prend le relais « Hé hé doucement. ». Il se baisse encore plus vers moi, alors que mon coeur est prêt à exploser tellement j'ai rêvé de ce moment pendant 6 mois. Il me prend dans ses bras, me faisant signe de mettre mes bras autour de son cou, comme on faisait avant et qu'il me prenait pour sa princesse. A ces souvenirs, je me mordille la joue pour éviter de pleurer et de me briser le coeur à trop espérer quelque chose. Il est juste humain, il n'allait pas me laisser pour morte dans son jardin ! Quelle idée.

J'atterris doucement sur le canapé où j'essaie de me remettre de mes émotions. D'un coup j'ai à la fois chaud et froid, je porte ma main à mon front, je suis brûlante. J'espère juste que je ne suis pas en train de rechuter avec ces conneries. Quelle idée d'avoir tous les deux un caractère de chiens ! Isaac revient rapidement avec un verre d'eau fraiche. « Tiens bois ça. ». Son regard a littéralement changé, je retrouve enfin l'homme que j'aime, l'homme attentionné qui ne fait pas semblant de ne pas être touché quand la mère de sa fille lui annonce qu'elle a un cancer. «Merci» lui dis-je fébrilement avant de prendre le verre d'eau, et de frôler ses doigts. C'est presque comme la première fois, comme si je me battais de nouveau pour le conquérir. Il pose sa main délicatement sur ma joue, et je tente de rester calme. Je ferme les yeux une demi seconde mais il retire son geste aussi vite qu'il me l'a offert. Regoûter à la douceur de sa peau me donne juste envie de pleurer. Je me sens à la fois tellement bien et tellement mal.

Lorsque j'ouvre les yeux, il est toujours là accroupi près de moi. Je plonge mon regard dans le sien, silencieusement, avant qu'il ne me demande si je vais mieux. Je hoche doucement la tête. Ce n'est sûrement pas la vérité, mais s'il m'a demandé de partir tout à l'heure, je ne comptais pas passer ma nuit ici, même si au fond de moi, c'était mon souhait le plus cher. Je me redresse doucement, avant de poser le verre sur la table. Je repose un main sur mon front, ça a l'air d'aller sensiblement mieux, mais je pense quand même aller voir Nathan en sortant d'ici pour être sûre que tout va bien.

Je pose mon regard sur Isaac et il me pose alors la question fatidique.  « Je suis désolé Shanae… Je voulais pas être aussi dur. J’ai… Enfin j’ai vraiment eu… Mal quand tu es partie et c’est le seul moyen que j’ai pour me protéger maintenant. Et… Je voudrais juste savoir pourquoi tu es revenue ? Il doit bien avoir une raison non ? ». Je lâche un soupir, pas d'exaspération, mais sans doute un peu de soulagement, qu'il s'excuse, je n'en attendais pas tant. Je comprenais tout à fait sa réaction après tout. «Je sais que je t'ai fait mal, je m'en suis fait aussi, j'ai mal réagi j'ai été conne mais j'ai paniqué j'ai pas su quoi faire. Je suis désolée, vraiment. Et... j'vais pas te cacher la vérité, si j'suis revenue, c'est pour vous, pour Théa, pour toi, pour te dire la vérité et peut être, je sais pas... essayer de...». Je secoue la tête avant de finir ma phrase. «Je sais que tu comprendras jamais que je sois partie, je sais pas si tu me pardonneras un jour, mais je n'ai que vous, vous êtes ce que j'ai de plus cher, de plus beau, et vivre loin de vous, mourir loin de vous, c'est au dessus de mes forces, alors peut être que... je sais pas, que tu as trouvé quelqu'un d'autre, je crois que même si ça me ferait un mal de chien, je pourrai même pas t'en vouloir, mais Théa.. je veux pas qu'elle grandisse avec une mauvaise image de moi. J'ai fait une connerie, je pense que ma propre culpabilité me sert suffisamment de punition, mais si j'me suis battue jusqu'ici c'est justement pour pas vous perdre, pour la voir grandir... pour...» Pour vieillir avec toi. Je rêve de pouvoir lui dire ça, mais je ne sais pas si c'est le moment.

Je t'en prie dis quelque chose, dis que tu veux bien essayer, que tu m'autorise à voir ma fille, à ce qu'on se revoit tous les deux. Je sais très bien que ça va mettre du temps, qu'il va nous falloir du temps pour se réapprovoiser, à nous reconstruire après cette étape douloureuse. Mais je sais qu'il est l'homme de ma vie et que personne mis à part lui pourra me rendre heureuse. C'est la seule chose dont je suis certaine aujourd'hui.

«Tu sais, j'aurai pu attendre encore pour revenir. Je suis pas totalement guérie, enfin, pour l'instant ça va, mon état est stable, mais rien ne dit que je ne rechuterai pas. Mais si j'suis là aujourd'hui c'est pour te demander l'aide que j'ai pas eu la force de te demander il y a 6 mois. Le médecin m'a dit que le seul moyen de guérir d'un cancer c'est d'être bien dans sa vie, et je ne suis bien qu'avec vous...». Je ne veux pas non plus le forcer à quoi que ce soit sous prétexte que ma santé est en jeu, mais je veux quand même être sincère avec lui, comme je l'ai toujours été, jusqu'à y'a 6 mois. A cet instant précis, son regard bleu azur sur moi, je n'ai qu'une envie, c'est de prendre son visage entre mes mains et l'embrasser comme j'en rêve depuis 6 mois...



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MessageSujet: Re: Please, please forgive me * [Shasey]   Lun 1 Juil - 11:11





please, please forgive me...


Je voulais rattraper Shanae. Je ne voulais surtout pas la laisser partir de cette manière. J’ai beau lui en vouloir, elle reste la mère de ma fille et la femme que je n’ai pas cesser d’aimer malgré les difficultés. Je ne pouvais pas la laisser partir en pensant que j’étais redevenu l’homme qu’elle avait tant détesté. Je voulais juste qu’elle comprenne, elle aussi, que j’avais souffert. C’est pour cela que je me suis mis à lui courir après. Je ne regretterais jamais ma décision. J’aurais pu ne pas l’entendre tomber et elle aurait pu rester là pendant des heures. Lorsque je la vois allonger sur le sol j’en oublie vite toute ma colère. Elle ne va pas bien, elle est malade et moi je lui gueule dessus comme ce n’est pas permis. Son corps à juste dû lui dire stop. Je me précipite vers elle et commence à me faire du souci. Je crois que je ne me le pardonnerais jamais s’il lui arrivait quelque chose à cause de moi. Je l’aide à s’asseoir quelque peu, mais vu son visage creuser par la fatigue, je préfère la porter vers l’intérieur. Je ne vais pas la laisser partir. Pas maintenant en tout cas. Je l’installe de nouveau sur le canapé et vais lui chercher un verre d’eau. Il faut qu’elle reprenne ses esprits. Elle me remercie faiblement et je lui offre un petit sourire timide. Elle vient réellement de me faire peur, mais surtout de me faire prendre conscience du danger qui plane sur elle. Je pourrais réellement la perdre sans avoir le temps de comprendre pourquoi. Tout cela me fait réfléchir… Inconsciemment je pose ma main sur sa joue et retire rapidement mon geste. Ce contact m’a littéralement électrisé. Malgré la haine et la tristesse je me rends compte que bien au fond, je suis toujours aussi amoureux d’elle. On a peut être simplement besoin de temps. Je ne sais pas. Mais avant d’envisager quoique ce soit, je préfère lui demander pourquoi elle est revenue. Je crois que j’ai besoin de savoir. Juste pour être sûr de ne pas faire de faux pas.

« Je sais que je t'ai fait mal, je m'en suis fait aussi, j'ai mal réagi j'ai été conne mais j'ai paniqué j'ai pas su quoi faire. Je suis désolée, vraiment. Et... j'vais pas te cacher la vérité, si j'suis revenue, c'est pour vous, pour Théa, pour toi, pour te dire la vérité et peut être, je sais pas... Essayer de... Je sais que tu comprendras jamais que je sois partie, je sais pas si tu me pardonneras un jour, mais je n'ai que vous, vous êtes ce que j'ai de plus cher, de plus beau, et vivre loin de vous, mourir loin de vous, c'est au dessus de mes forces, alors peut être que... Je sais pas, que tu as trouvé quelqu'un d'autre, je crois que même si ça me ferait un mal de chien, je pourrai même pas t'en vouloir, mais Théa… Je veux pas qu'elle grandisse avec une mauvaise image de moi. J'ai fait une connerie, je pense que ma propre culpabilité me sert suffisamment de punition, mais si j'me suis battue jusqu'ici c'est justement pour pas vous perdre, pour la voir grandir... Pour... » Un instant, j’essaye de m’imaginer à sa place. J’essaye de me demander comment je réagirais si demain j’apprenais que j’avais une maladie grave qui avait toute les chances de me condamner. Je sais que j’aurais du mal à en parler à ma famille. Malèa c’est toute ma vie. Elle est ma petite sœur et je la protège depuis sa naissance. La laisse seule dans ce monde me tuerait je crois. Et puis Théa… Et Arya aussi. Dans le fond, la réaction de Shanae n’était peut être pas si débile que cela. Mieux vaut être détesté que devenir une image de pitié. Enfin je n’en sais rien. Je sais absolument rien. Je me sens mal à l’aise face à la jeune femme. Les émotions et les sentiments sont en train de me retourner l’esprit. Mais je ne veux pas aller trop vite. Je ne veux pas changer d’avis. Pourtant… « Tu crois que je dis du mal de toi à notre fille ? J’ai beau te détester pour ce que tu nous as fait, je lui parle quand même de toi. Le soir quand tu me manquais trop je la prenais avec moi dans le lit pour lui faire un câlin et je lui parlais de toi. Je lui ai dit a quel point j’aimais sa maman et a quel point tu m’avais aidé dans la vie. J’ai jamais rien dit de mal sur toi à Théa. Jamais. » Et je ne l’aurais jamais fait. Oui moi j’ai mal, mais ma fille ne doit pas payer pour cela. Elle a une maman et je sais parfaitement que Shanae aime sa fille, même si elle m’avait dit avoir du mal. C’est son bébé et même si elle n’a vécue que deux mois avec elle, je sais qu’elle l’aimait plus que tout.

Perdu dans mes pensées, je sursaute quelque peu lorsque Shanae reprends la parole. Elle m’avoue n pas être totalement guérie, mais je dois dire que je l’écoute à moitié. Je pense à autre chose. A ce qu’elle a pu me dire avant. Je relève le regard vers elle et finis par me lever. Je me penche quelque peu vers elle et viens lui dire comme un secret. « Il y a jamais eu personne d’autre… » Je ne l’ai pas remplacé en six mois et je n’avais même pas eu l’idée de le faire. Je ne sais pas pourquoi, mais je voulais qu’elle le sache. Enfin. Déterminer je me dirige vers la chambre de ma petite sœur qui révise studieusement pour son prochain examen. Ma fille est allongée sur son lit en train de jouer avec ses doudous. Malèa m’envoi un regard interrogateur, mais une nouvelle fois, je lui fais comprendre que je lui expliquerais tout à l’heure. Pour le moment, je veux juste prendre Théa avec moi. Ma princesse ne lâche pas son doudou, mais ne rechigne pas à venir dans mes bras. Je l’embrasse sur sa petite joue et l’emmène avec moi. Shanae à le droit de voir sa fille, je peux pas lui enlever ça. Cette fois je m’assois à côté de la jolie blondinette et comme souvent ces derniers temps Théa s’amuse à se mettre debout sur mes cuisses. Elle ne tient pas encore sur ses jambes alors je suis obligé de l’aider, mais elle adore ça. La preuve elle pousse un petit cri dont elle à le secret et je rigole. « Je t’ai déjà dis de pas hurler comme ça ma puce. » Je me tourne un peu vers Shanae qui à l’air surprise d’un seul coup. En même temps il y a de quoi. Il y a encore quelques minutes je ne voulais surtout pas qu’elle pose son regard sur sa fille et voilà que je suis là avec elle. « Elle est ta fille, je pourrais jamais t’empêcher de la voir si tu le veux. Je dis pas que je pourrais te la laisser pour l’instant, mais si tu veux venir ici passer un moment avec elle je ne dirais pas non. Elle a besoin de sa maman. » Théa sautille sur mes genoux et finis par se laisser tomber sur les fesses. Timide elle vient enfouir son petit visage dans mon tee-shirt. En même temps, elle passe le plus clair de son temps avec moi. Après le départ de Shanae, je suis devenu extrêmement protecteur avec elle. Peut être même trop et cela va être dur de m’enlever cela, mais je sais que je ne pourrais pas refuser un droit de visite à la jeune femme. « Tu veux la prendre ? »
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MessageSujet: Re: Please, please forgive me * [Shasey]   Mar 2 Juil - 8:41





Please, please forgive me...


J'essaie de lui expliquer du mieux que je peux comment je me sens, ce que je ressens, pour qu'il comprenne juste un minimum dans quelle situation je me sens. Je lui avoue que je suis là pour eux, parce que je n'ai cessé de les aimer. Je lui avoue que je ne veux pas que notre fille grandisse avec un mauvaise image de moi, mais il me rassure assez rapidement « Tu crois que je dis du mal de toi à notre fille ? J’ai beau te détester pour ce que tu nous as fait, je lui parle quand même de toi. Le soir quand tu me manquais trop je la prenais avec moi dans le lit pour lui faire un câlin et je lui parlais de toi. Je lui ai dit a quel point j’aimais sa maman et a quel point tu m’avais aidé dans la vie. J’ai jamais rien dit de mal sur toi à Théa. Jamais. ». A cet instant précis je sens mes joues rosir et mon coeur palpiter. Evidemment je ne le pense pas capable de dire de mauvaises choses sur moi à Théa, mais il m'a parfois traversé l'esprit qu'il puisse ne pas du tout lui parler de moi, qu'elle grandisse sans aucune image maternelle. Et rien que de penser à ça, ça me donne le tournis.

Je lui explique finalement mon état face à ma maladie, et je lui demande de l'aide surtout. Il a l'air dans ses pensées, je ne sais pas exactement ce qui se passe dans sa tête, j'ai du mal à décerner une quelconque émotion. Il repose enfin les yeux sur moi et se rapproche, mon coeur est au bord de l'explosion. « Il y a jamais eu personne d’autre… ». Je noie mes yeux dans les siens, la bouche à demi ouverte, je suis surprise de ce qu'il vient de me dire, rassurée aussi, mais qu'il me dise ça de cette manière, presque... complice, me fait bizarre mais m'emplit de bonheur. Je glisse mon regard sur ses lèvres que je meurs d'envie de presser contre les miennes, mais je retiens cette pulsion. Rapidement je le vois disparaître. Je me redresse un peu et pose le verre d'eau sur la table basse avant de le voir revenir avec... Théa.

Je sens tout un tas d'émotions différentes se mêler en moi, de l'excitation, de l'appréhension... Elle se met debout sur ses petites jambes, sur les cuisses d'Isaac et se dandine un peu. Elle est tellement heureuse, ça se voit comme le nez au milieu de la figure. J'en viens même à me demander si je suis indispensable dans sa vie tellement elle a l'air épanouie avec son père. Elle a tellement grandi, la première année est sûrement celle qui font changer les bébés le plus rapidement. Et j'ai perdu 6 mois de ma vie. A cette pensée, une petite boule refait naissance dans ma gorge, mais elle disparaît bien vite quand j'entends le petit cri perçant de Théa. Je lâche un rire amusé de voir qu'elle adore autant se tenir sur ses jambes. Ça promet pour quand elle marchera !

Elle finit par tomber sur ses fesses et je souris tendrement, regardant les deux amours de ma vie, réunis sous mes yeux. C'était inespéré. « Elle est ta fille, je pourrais jamais t’empêcher de la voir si tu le veux. Je dis pas que je pourrais te la laisser pour l’instant, mais si tu veux venir ici passer un moment avec elle je ne dirais pas non. Elle a besoin de sa maman. ». Mon coeur s'accélère de nouveau. Il y a quelques minutes il me jetait dehors, et là il me propose de revenir pour voir notre fille. Je n'en reviens pas. Je me contente d'esquisser un sourire, me pinçant les lèvres pour ne pas pleurer à sa proposition. Théa se blottit dans le t-shirt d'Isaac, et ils sont juste à croquer. Je souris à cette image familiale, et Isaac me propose « Tu veux la prendre ? » . A cet instant, je suis plus surprise qu'autre chose. Je regarde le père de ma fille avec les yeux humides. Il me propose de la prendre dans mes bras ? Je hoche délicatement la tête et il retourne Théa face à moi. Elle est tellement belle, mais elle a tant grandi...

Je ne peux m'empêcher de sourire. Je lui tends les bras et ferme mes doigts contre mes paumes plusieurs fois pour lui faire signe de venir «Tu viens voir maman mon ange ?» Elle paraît un peu hésitante, mais elle finit par me tendre les bras, et je la récupère des mains d'Isaac. A cet instant précis, plus rien n'existe qu'elle et moi. Elle est mon sang, ma chair, mon coeur, elle fait partie de moi, et rien ne changera jamais ça. Je relève les yeux vers Isaac avec un petit sourire et lui dis «Je trouve qu'en grandissant, elle te ressemble de plus en plus !». Je me sens tellement bien là, entourée des deux amours de ma vie, je ne pouvais pas espérer mieux pour cette journée. J'embrasse ma fille sur sa joue et ne peux m'empêcher de multiplier les bisous sur toute sa petite bouille ronde, puis dans son cou, jusqu'à entendre son rire se propager dans tout mon corps. Je faisais toujours ça quand elle était toute petite et c'est d'ailleurs ce qui avait provoqué son premier rire. Je ris avec elle et me pince la lèvre tellement elle me fait craquer.
En la voyant rire je découvre deux petite quenottes sur sa gencive inférieure et me sens prise d'une nostalgie de ne pas avoir été là pour voir ça, pour la calmer quand elle avait mal... Je soupire doucement et secoue la tête avant de dire à ma fille. «Tu grandis trop vite !» et je lui refais de nouveau un bisou sur le nez. Elle baille et enfouit doucement sa petite bouille dans mon cou. J'ai l'impression d'être dans un rêve, j'ai peur de me réveiller et que tout ça ne soit que du vent. Je pose ma main sur sa tête et ses cheveux doux comme de la soie. Je la câline doucement et laisse perler une larme sur ma joue, les yeux clos pendant quelque secondes. En réouvrant les yeux, j'échange un regard tendre avec Isaac. Je me rends compte aujourd'hui plus que jamais l'erreur que j'ai pu faire. Il me connaît par coeur, et il sait ce que veux dire ce regard. Je m'excuse encore une fois, juste avec mes yeux. C'est sans doutes les excuses les plus sincères que je peux lui offrir, mais lui seul peut être dans la capacité de les recevoir, et peut être un jour de les accepter.

Malèa sort de sa chambre et entre dans le salon, me voyant dans le canapé avec ma fille dans mes bras, elle lance un regard interrogateur à Isaac. Je me sens vraiment de trop chez moi (si on peut encore appeler ça chez moi). Théa se redresse et se retourne pour regarder sa tata qui se tient debout à quelques mètres, et elle commence à s'agiter et pousser des petits cris dont elle seule a le secret. «Je pense que je vais y aller...». Je refais un bisou sur les cheveux de Théa et je la rends à son père avant de me lever du canapé. Je lance un regard désolé à Malèa et enfouis nerveusement mes mains dans mes poches. Je repose mon regard sur Isaac et le remercie juste avec mes yeux. Encore une fois, il me connaît par coeur et sait exactement ce que je veux lui dire. «Je vais dormir chez un ami quelques temps. Mon numéro n'a pas changé...». Je ne sais pas trop quoi dire de plus. Je me rapproche d'eux et dépose un dernier bisou sur la joue de ma fille, avant de lever les yeux vers Isaac, son visage à à peine quelques centimètres du mien. Je lui murmure alors «A bientôt.» avant de prendre mes distances et de me diriger vers la porte.



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Please, please forgive me * [Shasey]

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