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 Will you hold my hand when I go ? ▽ Micastian

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MessageSujet: Will you hold my hand when I go ? ▽ Micastian   Dim 30 Juin - 1:22





Soulmate dry your eyes


« J'ai besoin de toi pour m'aider à gouter les gâteaux. Comment ça quels gâteaux ? Pour le mariage ! Non je compte pas les faire moi même. Devon c'est mon mariage. Tout ce que je compte faire c'est être beau, dire oui, et faire l'amour comme une bête toute la nuit. »

Micah sourit à son portable. Devon n'avait pas oublié leur rendez-vous, il prenait juste un malin plaisir à l'asticoter. Ça faisait une petite semaine que Sebastian allait mieux et que leur vie avait repris son cours. Ils avaient décidé de se marier cet été. A partir de là, les choses s'étaient enchainées rapidement.

Tant que Charlie et sa petite famille étaient à Town Square, autant les faire participer aux préparatifs ! Micah avait laissé les frères entre eux, parce que Sebastian tenait à ce qu'ils aient des costumes sur mesure. Et c'était peut-être un truc de marié stupide mais Micah préférait voir son fiancé le jour J. Les filles l'avaient jeté dehors pour les mêmes raisons. La robe de demoiselle d'honneur de Sam, c'était du sérieux, et comme Stella lui avait fait remarquer en le congédiant avec son chien : « un truc de filles ».

Elles avaient emmené Carpette, soit disant que Cachou était trop chiant pour faire du shopping. Bin voyons. Personne ne comprenait Cachou. Il avait juste quelques problèmes de concentration, et de l'énergie à revendre. Comme Micah. Version canine.

Voilà comment il s'était retrouvé dehors avec son labrador à trainer sur la plage en attendant l'heure de son rendez-vous avec Devon. « Je sais bien que tu préfèrerais essayer les costumes avec Sebastian. » l'accusa t-il d'un ton faussement vexé en remontant vers la rue. « Mais ça m'embêterait que tu mates mon futur mari. J'veux dire, je comprends qu'on le mate. Je vais l'épouser et j'arrête pas de le mater. Et si j'étais pas son fiancé, j'essaierais de me consoler en me disant que derrière ce corps parfait, il doit compenser parce qu'il en a une toute petite. Sauf que même ça, c'est proportionnel au reste du corps. J'te laisse imaginer. »

Devon était la seule personne à qui Micah pouvait raconter ses ébats sexuel. La seule consentante en tout cas. Crash y avait droit, mais 1) il était hétéro 2) il n'était pas tellement fan de Sebastian et se portait bien mieux sans savoir tout les détails de son anatomie. C'était tragique, et l'adolescent était persuadé que Sebastian était tout autant coincé et que Devon pouvait se brosser pour avoir son lot de potins croustillants. Il faisait d'une pierre quatre coups en se rapprochant de Devon ! Cinq si on comptait le fait qu'il avait enfin pu démentir de vive voix la rumeur sur son vagin.

« Faut que je te laisse. J'arrive en ville, j'dois attacher le chien. »

Il raccrocha précipitamment. Cachou avait traversé la plage comme une flèche pour le rejoindre. Il était passé sous le nez de Micah sans s'arrêter. Bien-sûr.

« Cachou ! » appela l'adolescent, trop habitué aux élans suicidaires de son imbécile de clébard. Coup d'œil à gauche à droite. Pas de voiture. Il s'élança au pas de course sur la route pour récupérer le canin.

Un coup de klaxon retentit. Alarmé, Micah eut à peine le temps de tourner la tête vers le véhicule qui arrivait à une vitesse hallucinante sur sa gauche, et encore moins de se pousser ou même de faire une quelconque manœuvre qui aurait pu lui sauver la vie.

L'impact fut foudroyant. Monstrueux. Il ne lui avait pas donné l'occasion de comprendre ce qui se passait. C'était quelque chose d'ignoble que de ressentir ses os exploser jusqu'aux tréfonds de son corps. Ils vibraient à chaque nouvelle roulade contre le bitume, et la douleur fulgurante qui éclatait lui donnait envie de hurler. Et puis plus rien. A présent, Micah gisait au sol comme un pantin désarticulé. Ses lèvres s'ouvrirent pour pousser un cri qui mourut dans sa gorge.

Autour de lui, une foule de passants bien inutile s'affairait.

Quelque part à l'arrière de son crâne, le sang jaillissait à gros bouillons d'une plaie atroce. Micah essaya de tourner la tête pour apercevoir quelque chose, mais une myriade de points noirs obscurcissaient sa vision. Les sons lui apparaissaient en une cacophonie lointaine, et bientôt, l'adolescent fut seul avec le bruit implacable des gouttelettes de sang qui s'échappaient de sa bouche pour s'écraser par terre.

Plic. Plic. Plic.

Des larmes roulèrent sur ses joues tuméfiées, se mêlant au sang. Il ne pouvait pas bouger. Mon dieu, il ne pouvait plus bouger. Il ne pouvait même pas hurler.

Plic. Plic. Plic.

L'adrénaline le maintenait conscient. Dernier coup en traître de l'univers que de l'obliger à rester spectateur impuissant. De savourer chaque seconde de sa propre agonie. Et c'était terrifiant. Micah était seul. Si seul. Personne ne serrait sa main qui avait tant caressé pour le rassurer. Personne ne contemplait la lueur de panique dans ses grands yeux ambrés qui se fermaient inexorablement.

Plic. Plic. Plic.

Il pensa. « Je vais mourir » puis « Sam » et enfin « Sebastian ».

Et tout devint noir.

***

Micah était assit sur une balançoire. Le soleil caressait sa peau à travers le feuillage des arbres, formant des arabesque dorées et chatoyantes sur l'herbe verte. L'air embaumait la douceur de l'été et l'odeur de la lessive. Il connaissait cette balançoire, ce parc. C'était un petit parc de quartier où sa mère l'emmenait quand il était enfant.

C'était un moment parfait. Absolument parfait.

Pourtant, quelque chose manquait. Micah n'aurait pas su dire quoi. C'était juste un peu moins parfait, un peu moins beau...

« Micah. »

Micah releva la tête pour découvrir le sourire le plus tendre qu'il ne lui jamais été donné de voir. Ses yeux se remplirent de larmes de joie pure. Et là, juste comme ça, tout redevint parfait. Plus de doute. Plus de douleur.

« Maman ? »

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MessageSujet: Re: Will you hold my hand when I go ? ▽ Micastian   Dim 30 Juin - 23:15





Jour 1


« Non mais sérieusement, t’avais une tronche de pingouin avec le dernier ! » s’exclama Charlie alors que nous passions ensemble la porte de la maison. Voilà une semaine que lui et sa famille avaient installé leurs bagages dans l’ancienne maison de Micah, et personne ne semblait prêt à les voir s’en aller. Moi le premier. Ils arrivaient à me faire aimer ces murs, ce qui était probablement l’exploit de l’année. Et rien que pour ça, je ne voulais pas les voir partir. En attendant, je profitais de leur présence (ou les exploitais) pour m’aider à organiser le mariage. Stella s’occupait de trouver une robe pour Sam. Micah avait réquisitionné Devon pour aller goûter les gâteaux. Et Charlie et moi débutions les essayages de costumes. C’était mal parti. « Arrête il était pas si –  » Le regard dédaigneux de mon frère me coupa dans ma phrase, et me força à voir la réalité en face. « Ouais bon, d’accord. J’avais l’air d’un pingouin. Mais en quelle couleur tu veux que je me marie ? Tu étais en gris de la tête au pied au tien. Je refuse de nous faire porter du gris à Micah et à moi. » Sérieusement. Charlie avait le don pour réussir à porter ce qu’il voulait sans avoir l’air trop ridicule, mais même pour lui, le gris, c’était honteux. « Et on va pas se marier en blanc, beige, écru, ou toute couleur du genre. » reprenais-je en me libérant de ma veste sur le porte manteau à l’entrée. Charlie fit de même, et me demanda : « Bah pourquoi pas ? ». C’est vrai ça. Pourquoi pas ? « Sinon en bleu. » Les yeux écarquillés, je m’avançais près de lui et posais mes mains sur ses épaules : « Non mais faut arrêter là Charlie. » En bleu ! Pourquoi pas en rose fluo pendant qu’il y était ?

Après avoir débattu pendant encore de longues minutes, nous tombions d’accord sur une chose : la prochaine fois, j’irai faire les essayages tout seul. Je laissais Charlie disparaitre dans la cuisine faire des cafés, et attrapais mon téléphone pour joindre Micah et lui demander comment se passait la dégustation. Pas de réponse. Il devait probablement être la bouche pleine et préférait ne pas décrocher. C’était tout à son honneur. Il me raconterait bien en rentrant plus tard, pendant qu’on essayerait ensemble de lui faire perdre les quelques kilos qu’il avait surement du prendre à manger toutes ces sucreries. Je souriais pour moi-même, amusé et excité par cette idée de programme pour la fin de journée. C’est alors que le téléphone de la maison se mit à sonner.

« Allo ? » répondais-je plein d’entrain en décrochant le combiné. « Non, il est pas là. C’est son fiancé. » Charlie ressortit à cet instant de la cuisine, une tasse dans chaque main, et s’arrêta net devant moi, curieux de savoir avec qui je pouvais bien discuter. « D’accord. D’accord. Oui. D’accord. » ne cessais-je de répéter comme un robot, incapable de trouver de meilleurs mots pour répondre à la personne à l’autre bout du fil. « Oui. Je comprends. D’accord. Je… je lui dirai. Merci. Au revoir. » réussissais-je à répondre tout au long de la conversation, la voix de plus en plus cassée au fur et à mesure que les secondes défilaient. Le regard figé sur Charlie, celui-ci avait rapidement vu que quelque chose n’allait pas. Il posa donc les tasses sur le meuble près de lui, et s’approcha de moi, d’un pas lent, et surtout mort d’inquiétude. « Seb, qui est-ce que c’était ? » demanda-t-il, plus inquiété par mon état que par la véritable nouvelle qu’on venait de m’annoncer. « L’hôpital. » lâchais-je sans réfléchir, comme si ça suffisait à expliquer la situation. « Qu’est-ce qu’ils t’ont dit ? » reprit-il, cherchant à en savoir plus comme tout bon grand frère qu’il était. « Faut que j’appelle Micah. » Et ce n’était probablement pas ce qu’il s’attendait à entendre, mais c’était la seule chose à laquelle j’arrivais à penser en cet instant.

J’attrapais alors à nouveau mon portable, et tentais à nouveau de joindre Micah. Le répondeur. Une fois. Deux fois. Trois fois. J’essayais de ne pas m’inquiéter, et décidais d’appeler Devon à la place. Après tout, ils étaient ensemble cet après-midi. « Ah ! Sebastian ! Tu tombes bien ! Une idée d’où peut bien se trouver ton fiancé ? » répondit-il au bout d’une sonnerie. « Quoi ? » lâchais-je, incrédule. « Tu sais, ton fiancé ? A peu près la même taille que toi, des cheveux dans tous les sens, recouvert de grains de beauté ? Micah quoi ! Ça fait près de trois heures que je l’attends pour goûter vos gâteaux, et même si j’ai déjà quelques préférences, c’est pas trop à moi de choisir. » s’expliqua-t-il avec plus de clarté. « Attends, attends. Tu veux dire qu’il t’a jamais rejoint cet après-midi ? » demandais-je, trop pétrifié par l’inquiétude pour réaliser que Charlie venait de s’asseoir à côté de moi sur le canapé et avait posé sa main sur mon avant-bras pour me rassurer. « Yup, c’est ça. Donc tu seras gentil de lui transmettre ma volonté de lui botter le cul la prochaine fois que je le verrai. » J’aurais bien aimé, mais je n’avais aucune idée d’où il pouvait être. « J’le ferai. » finissais-je en raccrochant le téléphone, et en me tournant vers mon frère. « Micah est introuvable. Et l’état de sa mère est en train de se dégrader, de manière assez inquiétante. » lui résumais-je la situation, impressionné par le fait que je ne m’étais pas encore écroulé. « Tu crois que c’est possible de littéralement mourir d’inquiétude ? Parce que j’ai l’impression que c’est ce que je suis en train de vivre. »

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Dernière édition par Sebastian L. Petterson le Lun 1 Juil - 1:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Will you hold my hand when I go ? ▽ Micastian   Lun 1 Juil - 1:19





Jour 1, suite


Le silence s’était installé dans la maison. Pour la première fois depuis longtemps, Charlie ne trouvait pas les mots pour me rassurer. Lui comme moi ne pouvions qu’attendre. Attendre que Micah passe la porte. Attendre qu’il téléphone pour donner des nouvelles. Attendre que l’un de nous trouve une meilleure idée que de rester là. Mais qu’est-ce que je pouvais bien faire ? Courir à travers toute la ville pour essayer de savoir où il était passé ? Prier ciel et terre qu’il ne lui soit rien arrivé ? Espérer que tout ça était un sale mal entendu et qu’en réalité tout allait bien ? J’avais pensé un instant me rendre à l’hôpital, vérifier s’il n’était pas au chevet de sa mère, mais il m’aurait prévenu. Il me connaissait, savait à quel point je m’inquiétais vite. Il ne me ferait pas subir ça. Rien n’était logique. Même si j’essayais de garder espoir, la réalité me revenait au visage : il y avait un problème.

Wooh my love, my darling,
I've hungered for your touch,
A long, lonely time.


Je décrochais dans l’empressement, reconnaissant là la sonnerie que j’avais attribué à Micah depuis… toujours. « Mon Dieu Micah enfin ! J’ai – Vous n’êtes pas Micah. » Une voix féminine m’avait répondu à l’autre bout du fil. Une voix féminine que je ne reconnais pas. Une voix féminine qui n’aurait jamais dû avoir le téléphone de Micah encore les mains. « Pourquoi vous m’appelez avec le portable de mon fiancé ? » ne pouvais-je m’empêcher de demander, même si au fond, j’en connaissais déjà la réponse. La voix m’expliqua alors tout. Du moment où un jeune homme avait été percuté par une voiture, restant pendant de longues minutes gisant dans son sang sur la route avant que les secours arrivent. A l’instant où elle n’avait cessé d’entendre ses affaires sonner là où les infirmières les avaient laissées, décidant de rappeler ce numéro qui n'arrêtait pas de revenir encore et encore dans son journal d'appel. Elle m’expliqua qu’il était en ce moment  même au bloc, qu’elle ne pouvait pas m’en dire beaucoup plus pour l’instant, et que la meilleure chose à faire était d’attendre. Je savais le faire ça, attendre.

« Très bien, merci. Au revoir. » raccrochais-je une fois qu’elle m’avait dit tout ce qu’elle pouvait. Les bras ballants, je laissais mon portable tomber au sol, bien incapable d’y voir le moindre souci. Le regard vide, le visage inexpressif, et mon corps tenant par pure magie tant mes forces m’avaient abandonné, j’attendais. « Sebastian ? » entendais-je une voix m’appeler, près de moi. « Oui ? » demandais-je, sans pour autant bouger ou réagir d’une quelconque manière. « Parle-moi. » Je tournais la tête machinalement, posant mon regard vide sur mon frère. « Pour dire quoi ? » lâchais-je sèchement, persuadé qu’il n’y avait rien que j’aurais pu dire qui allait arranger quoi que ce soit. On m’avait dit d’attendre, alors c’est ce que je faisais. « Ce que tu veux. » Je haussais un sourcil, et réfléchissant un instant à ce que je pouvais bien lui dire. Il devait ignorer ce qu’on m’avait dit au téléphone, même si ça me paraissait évident. J’aurais pu lui parler de ça. Mais à la place… « Finalement le beige c’est peut-être pas si mal pour un costume. »

***

C’était long d’attendre. Surtout quand on ne savait pas ce qu’on attendait. Heureusement, un nouvel évènement nous sortit Charlie et moi de notre mutisme. Ça faisait bien une heure qu’aucun de nous n’avait prononcé un mot. Il avait essayé pendant longtemps de me changer les idées, me proposant d’aller nous balader, voire même d’aller à l’hôpital pour être au plus proche des nouvelles. Mais quitte à me ronger les ongles jusqu’au sang en attendant qu’on m’annonce que Micah était sorti du bloc, autant que je le fasse depuis notre canapé. L’hôpital… je préférais autant que possible ne pas y aller. J’y avais déjà passé trop de temps l’année dernière, et j’avais le sentiment que je serais amené à y passer de longues heures encore très bientôt. Alors pour l’instant, le canapé c’était bien. Jusqu’à ce que la porte de l’entrée s’ouvre derrière nous, révélant Stella, Jamie dans les bras, et Sam qui courait juste devant eux. « On est rentréééés ! » Oh mon Dieu. Sam.

« Sebastian ! Sebastian ! J’ai trouvé ma robe pour le mariage ! J’aimerais bien te la montrer mais la dame a dit qu’il fallait faire des retouches d’abord, donc je l’ai pas encore. » m’annonça-t-elle remplie de joie de vivre en se dirigeant vers moi près du canapé. Elle m’avait attrapé les deux mains, et les secouais comme pour me transmettre toute son énergie débordante. Elle ne stoppa qu’au moment où nos regards se croisèrent. Etonnement, je n’avais encore versé aucune larme. Jusqu’à maintenant. Une première goute se mit à couler le long de ma joue, contredisant parfaitement le sourire que j’essayais de montrer à la petite. « Pourquoi tu pleures ? » me demanda-t-elle, inquiète, alors qu’elle portait sa petite main contre ma joue pour essuyer la larme qui continuait d’y glisser. « Je… » commençais-je, la voix cassée, ne sachant pas comment expliquer à l’enfant que sa mère était dans un état critique et que son frère… Un sanglot s’arracha à ma gorge, et je baissais la tête en essayant, en vain, de cacher le flot de larmes qui commençaient à couler. Sam grimpa dans l’instant sur mes genoux, et enroula ses bras autour de mon cou. Je faisais de même, serrant contre moi son petit corps, essayant de me donner un peu de courage avant de devoir tout lui expliquer.

Elle se détacha après de trop courtes minutes, reportant ses mains sur mon visage pour effacer toutes mes larmes. Son geste m’arracha un rire dont j’avais bien besoin, et prenais enfin mon courage à deux mains. « C’est maman ? » me demanda-t-elle, me prenant au dépourvu alors que je cherchais les mots justes à lui dire. « Ou c’est Micah ? » Je prenais une large inspiration, et venais caresser ses cheveux d’une main. « C’est… les deux. » Le regard que me lança Sam à cet instant devait être la pire image qui m’avait été donné de voir. J’aurais tout donné pour ne jamais avoir à la voir avec une telle tristesse sur le visage, comme si le moindre de son trait exprimait que son monde entier s’était écroulé. Je la sautais chercher ses mots, cherchant peut-être des explications, des excuses, ou des solutions. Mais au lieu de parler, elle s’accrocha à nouveau à mon cou. Je sentais quelques-unes de ses larmes couler le long de ma nuque, et serrais mon étreinte, berçant quelque peu l’enfant dans mes bras. « Ça va aller Princesse. Je suis là. » J'embrassais sa chevelure et caressais son dos, essayant de lui apporter un peu de réconfort. « Je t’aime Sam. »« Je t’aime Sebastian. »

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MessageSujet: Re: Will you hold my hand when I go ? ▽ Micastian   Lun 1 Juil - 2:30





Jour 1, suite et fin


J’avais voulu passer le reste de la journée sur le canapé à faire des câlins avec Sam. Mais il avait bien fallu que je lui explique tout ce que je savais. Et même si elle savait qu’on n’aurait pas la possibilité de voir Micah avant qu’il ne sorte du bloc, il restait sa mère qu’elle voulait et pouvait voir. Et qui étais-je pour l’empêcher d’aller voir sa mère dans un tel moment ? Moi-même j’aurais tout donné pour être près de la mienne en cet instant. A la place, je prenais mon frère dans mes bras, et lui demandais de nous amener avec Sam à l’hôpital. Même si je voulais me montrer fort pour la petite, il fallait être réaliste, j’étais incapable de prendre le volant. Pour un trop grand nombre de raison pour pouvoir les citer. Il accepta sans broncher, et nous conduisit sans plus attendre devant les portes de l’hôpital. « Appelle-moi quand vous voulez que je vienne vous chercher. » proposa-t-il avant de nous laisser seuls devant ces grandes portes.

Sam me mena sans attendre ou demander sa route dans l’aile où se trouvait sa mère. Un médecin nous arrêta devant sa chambre. La petite dont je tenais la main serra ses doigts autour des miens, sûremenst apeurée qu’il nous annonce une autre mauvaise nouvelle. A la place, il nous expliqua que son état s’était de nouveau stabilisé, et qu’on pouvait lui rendre visite sans problème. Je laissais alors la petite rentrer dans la chambre de sa mère, lui promettant de la rejoindre bientôt. Pendant que j’avais quelqu’un sous le coude, je demandais au médecin s’il pouvait me donner des informations sur Micah, et celui-ci me dirigea plutôt vers des infirmières. J’apprenais qu’il était toujours au bloc, et que comme toujours, je ne pouvais qu’attendre. Je retournais alors près de Sam. Celle-ci me retrouva à l’extérieure de la chambre de sa mère, et après que je lui ai dit que je n’avais pas plus de nouvelles sur son frère, elle me posa une question à laquelle je n’avais pas pensé : « Où est Cachou ? ». Je haussais les sourcils, surpris qu’elle pense au chien dans un tel moment, et surtout… surpris de ne pas y avoir pensé plus tôt moi-même. « Micah était avec lui cet après-midi. Il est où ? » J’étais étonné de ne voir aucune peur dans ses yeux, comme si l’éventualité que l’animal ait subi le même choc que son maître ne l’avait même pas effleurée. Et c’était tant mieux. « Je vais me renseigner. » lui promettais-je en la laissant retourner dans la chambre.

Je ne m’étais jamais senti plus impuissant qu’aujourd’hui, mais s’il y avait bien quelque chose que je pouvais faire… c’était retrouver Cachou.

***

J’avais fait le tour de l’hôpital, essayant de trouver quelqu’un, n’importe qui, qui aurait pu être sur les lieux de l’accident et saurait où était passé le chien. Personne n’avait vu ou entendu parler d’un chien dans la collision. C’était… une bonne nouvelle. Probablement. Ça voulait sûrement dire qu’il vagabondait dans les rues en ce moment même. Je décidais de demander du renfort, et sortais sur les marches extérieures de l’hôpital pour pouvoir passer un coup de fil. C’était au moment où j’allais appuyer sur le nom de « Devon Griffinth » qu’une tête toute noire sortit d’un des buissons bordant l’allée. « Cachou ! » Je rangeais aussitôt mon téléphone dans ma poche, et me précipitais sur l’animal qui se rapprochait de moi. Je me baissais à son niveau, et le prenais dans mes bras. « Sale bête, tu m’as fait peur. J’ai cru qu’on t’avait perdu. » Comme s’il comprenait ce que je lui avais dit, le labrador commença à léchouiller mon cou. Je l’entendais pleurnicher contre mon corps, et comprenais qu’il savait probablement mieux que moi tout ce qui s’était passé. « Il a couru sur la route pour venir te chercher c’est ça ? » lui demandais-je, dépité, sachant parfaitement la réponse moi-même. J’avais toujours su que ça arriverait tôt ou tard. Jamais je n’aurais pensé que ce serait dans des conditions aussi dramatiques.

Un coup de fil plus tard, et Charlie déboulait de nouveau devant moi, chargé de ramener l’animal suicidaire à la maison. Même si le ridicule de cette situation m’attristait au plus haut point, j’étais au moins soulagé d’enfin pouvoir annoncer une bonne nouvelle à Sam. Je retrouvais alors sans plus attendre près de la petite, prêt à la rassurer sur l’état de son chien. C’est alors que j’entendis une voix presque familière m’appeler alors que j’avais enfin rejoint l’enfant. Je reconnaissais la voix de l’infirmière que j’avais eu tout à l’heure au téléphone, celle qui m’avait annoncé l’accident de Micah. Sam, accrochée à ma jambe, la jeune femme nous expliqua qu’il était finalement sorti du bloc, que l’opération s’était bien passée, et qu’à partir de maintenant, tout devrait aller mieux. Je me baissais aussitôt pour prendre Sam dans mes bras, et la porter contre moi. Cette fois-ci, c’était des larmes de soulagement qui coulaient tant chez elle que chez moi.

***

Ce que l’infirmière avait oublié de préciser, c’est qu’on ne pourrait pas voir Micah avant de nombreuses heures encore, et qu’il fallait attendre qu’il soit amené à une chambre pour ça. La nuit tombait alors sur Town Square, et la meilleure chose à faire était… de rentrer. Tous les médecins que j’avais croisé me disait la même chose, il ne se réveillerait probablement pas avant le lendemain. En tant qu’adulte responsable que j’étais, je préférais alors rentrer, promettant à Sam qu’on retournerait à l’hôpital à la première heure le lendemain matin.

Une fois chez nous, personne ne fut d’humeur pour rire, manger, ou même prononcer le moindre mot. C’est donc très tôt que tout le monde se décida à aller dormir. J’étais sur le point d’installer le canapé pour Sam lorsque celle-ci vint tirer sur mon t-shirt, des peluches plein les bras, et déjà vêtue de son pyjama. « Sebastian ? » m’appela-t-elle pleine d’innocence. « Oui Princesse ? »« Je peux dormir avec toi cette nuit ? » Et comment dire non lorsqu’elle me regardait comme ça ? J’esquissais alors un sourire, et embarquais sous mon bras l’oreiller avec lequel elle dormait normalement dans le salon. « Absolument. » répondais-je sans la moindre hésitation, me retenant de préciser que j’avais moi-même voulu lui proposer un peu plus tôt.

Sam collée contre moi, ses petits poings serrés dans mon t-shirt, j’avais difficilement réussi à trouver le sommeil ce soir-là. C’était la première fois depuis tellement longtemps que je n’avais pas dormir avec Micah, et j’étais certain d’être incapable de dormir normalement jusqu’à ce qu’il me revienne. Heureusement, je savais que je le reverrai dès demain, et qu’il ne faudrait certainement pas longtemps avant qu’il puisse quitter l’hôpital.

Je ne m'étais jamais plus trompé.

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MessageSujet: Re: Will you hold my hand when I go ? ▽ Micastian   Mar 2 Juil - 1:52





Jour 2


« Comment ça, « on ne sait pas quand il va se réveiller » ? »

Quelques minutes plus tôt.

« On va voir Micah ce matin ! » chantonnait Sam lors du trajet jusqu’à l’hôpital. Main dans la main, nous avions décidé aujourd’hui de faire le chemin à pied, profitant du soleil de cette belle journée. « Oui ! On va le voir. » confirmais-je, confiant en avançant dans l’allée du bâtiment. J’amenais l’enfant jusqu’à la chambre de sa mère, lui promettant de revenir la chercher une fois que je saurais où son frère avait été amené à son réveil. J’attrapais alors une infirmière au vol, je commençais à avoir le coup de main. Elle m’indiqua où trouver son médecin, et je partis à sa recherche. Par chance, il n’était pas très loin de là, et je pouvais enfin prendre des nouvelles positives concernant mon fiancé.

Présent.

« Comment ça, « on ne sait pas quand il va se réveiller » ? » pouvait-on entendre à travers toute l’aile de l’hôpital. J’étais de nature plutôt posé, haussant que très rarement le ton. Mais là… Là. « Eh bien, pour une raison qui nous est totalement inconnue… votre fiancé refuse de se réveiller. Tous les signes vitaux sont bons, il aurait dû le faire dans les heures suivant la fin de l’opération mais… Quelque chose l’empêche d’ouvrir les yeux. Il pourrait se réveiller dans les minutes qui viennent, dans plusieurs semaines, dans plusieurs années. Personne ne pourrait le dire. On ne peut –  »« Qu’attendre. Oui, je connais la chanson. ». C’était ce qu’on n’arrêtait pas de me répéter depuis hier. Attendre. Attendre encore et toujours. Attendre d’avoir des nouvelles. Attendre que l’opération se termine. Attendre qu’il se réveille de l’opération. Attendre qu’il se réveille… tout court. Et qu’est-ce que j’étais censé dire à Sam moi maintenant ? Je lui avais promis qu’on verrait un Micah éveillé, sûrement épuisé, mais tout de même éveillé. Et là…

Je baissais la tête, comme si toute la misère que j’accumulais depuis bientôt un an se décidait enfin à porter une trace sur moi. La main se voulant chaleureuse du médecin se porta sur mon épaule, et il disparut au fond du couloir. Je restais alors immobile devant la chambre bien trop calme en face de moi. Je levais les yeux, reconnaissant cette silhouette immobile sous les draps. Je m’avançais lentement vers cette dernière, le regard plaqué contre le sol, ne m’arrêtant que lorsque j’y étais obligé. Je fermais les yeux un instant, me lançant bercer par les bip, bip des machines qui auraient normalement dû m’apporter un peu de réconfort. Sauf qu’à cet instant, la seule chose qui aurait pu me consoler serait de voir Micah éveillé, son regard tourné vers moi lorsque j’ouvrirais enfin les yeux.

3... 2... 1.

J’ouvrais les yeux. En face de moi gisait le corps blessé de Micah. Toujours endormi.

L’arrière de son crâne était recouvert d'une bande, et son visage de coupures et d'hématomes. Je devinais que le reste son corps comportait de nombreux bandages et autres soins, mais préférais croire les médecins sur parole plutôt que de vérifier moi-même en soulevant son drap. Son visage ainsi était déjà bien assez dur à affronter. Je sentais les larmes monter, et une boule serrer ma gorge. « Micah… » lâchais-je d’une petite voix pleine de sanglot. Je venais m’asseoir sur le bord de son lit, certain que j’allais m’effondrer d’une seconde à l’autre si je ne trouvais pas vite un endroit où me poser. Je laissais retomber tout mon poids sur mon coin de matelas, réalisant que mes forces me quittaient une à une.

Je portais une main à son visage, caressant le moindre de ses traits comme j’en avais souvent l’habitude. Il avait l’air si paisible. Comme si c’était un simple matin chez nous, et que je m’étais réveillé en premier et que j'en profitais pour caresser et apprécier l’homme que j’aimais. « Micah. Mon amour. » l’appelais-je d’une voix toujours aussi faible. J’essayais de me racler la gorge, persuadé qu’il m’entendrait mieux si j’y mettais plus d’intonation. « Mon amour s’il te plait… réveille toi. » Il aurait dû se réveiller. Il – Il se réveillait toujours lorsque je caressais son visage. Il souriait contre mes doigts lorsque je les portais sur ses lèvres. Il plissait les yeux, et ouvrais juste un œil, comme pour s’assurer que j’étais bien là, que tout ça était bien réel. Mais il ne bougeait pas. Pas un battement de cils. Pas un sourire au coin des lèvres. Rien. « Je t’en supplie. Réveille-toi. » répétais-je encore et encore, me convainquant qu’il finirait bien par m’écouter si j’insistais vraiment. « Réveille-toi… » murmurais-je une dernière fois avant de fondre en larme.

***

Il m’avait fallu de longues minutes avant de réussir à stopper le flot de larmes qui refusait d’arrêter de couler. Il suffisait que j’essaye à nouveau de prononcer le moindre mot, pour que mes pleurs l’emportent et repartent. J’essayais de me donner du courage en pensant à Sam, me disant qu’il fallait que je fasse bonne figure pour elle, qu’en ce moment elle n’avait que moi. Je ne pouvais pas la laisser me voir dans cet état. Hélas, la moindre pensée pour Sam me rappelait qu’il fallait que je lui annonce qu’il faudra encore un peu de temps avant de pouvoir véritablement retrouver Micah. Non. Je ne pouvais même pas lui dire ça. J’ignorais combien de temps il nous faudrait encore. Elle vivait depuis un an avec l’espoir que sa mère se réveillerait « bientôt ». Rien ne pouvait nous assurer que lui nous retournerait prochainement. Mon Dieu, qu’est-ce que j’allais pouvoir lui dire ?

« Je t’ai toujours dit que c’était toi le plus courageux de nous deux. » trouvais-je finalement la force de prononcer. Je caressais d’un revers de pouce sa joue, réussissant à retrouver une voix presque assurée. « Je sais pas… Je sais pas comment affronter tout ça. » J’essuyais les quelques larmes qui coulaient à nouveau le long de mes joues d’un coup de manche, et attrapais la seule main qui reposait sur les draps. « Je sais pas comment expliquer ça à Sam. Je sais pas comment la faire sourire. Je sais pas… » Un nouveau sanglot me brisa la voix, m’empêchant de poursuivre pendant quelques instants. « Je sais pas comment vivre sans toi à mes côtés. J’ai besoin du son de ta voix dans mes oreilles, de tes bras autour de mon corps, de… J’ai juste besoin de toi. » Je me penchais près de son visage, déposant un baiser humide de larme sur son front. « On a un mariage à préparer Micah. Si tu te réveilles pas très bientôt, Charlie nous fera porter du bleu à tous les deux. Je sais pas si tu te rends compte. » arrivais-je à blaguer, recouvrant cette fois ci le son de mes pleurs par un rire franc. « Et je suis certain qu’on nous recontactera bientôt pour le bébé. Lui aussi a besoin de toi. Notre famille entière à besoin de toi. » Je reposais à nouveau un baiser sur son front, puis sur ses lèvres. « Tu peux pas nous abandonner Micah. Tu peux pas. »

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MessageSujet: Re: Will you hold my hand when I go ? ▽ Micastian   Sam 6 Juil - 2:16





Jour 3


Sept ans plus tôt.

« Mon fils va bientôt nous abandonner ! » pleurait faussement ma mère ce matin-là alors que je venais à peine de pénétrer dans le café. Elle m’avait sauté dessus, et me serrais dans ses bras avant une force que je l’ignorais posséder. « Tu sais qu’un seul mot de vous me ferait rester. » lui annonçais-je en déposant un baiser sur sa joue avant de me dégager de son étreinte pour rejoindre le comptoir. « Chut. Pas de discussion. On te demandera jamais de renoncer à tes rêves pour nous. Alors aide nous une dernière fois au café avant ton grand départ, et laisse une bonne image de Sebastian Petterson dans la tête des habitants de la ville. » C’est mon père qui me rassura ce jour-là. Je devais en effet retrouver New York dès le lendemain. Je savais que je reviendrais le plus possible, mais je savais également que je devais me faire à l’idée que Town Square ne serait plus ma seule maison. Il fallait que je m’en détache, que j’apprenne à vivre ailleurs, par moi-même, et surtout pour moi-même.

En attendant, j’avais promis une dernière journée de travail au Morning Coffee. Histoire de dire au revoir à ses machines, à ses habitués, ou même aux simples touristes qui devaient repartir de l’endroit avec un merveilleux souvenir. Mon père me balança un tablier au visage, et je l’enfilais rapidement avant de déambuler entre toutes les tables pour servir et discuter avec tout le monde. J’ai reçu pas mal d’accolades ce jour-là, des personnes qui m’avaient vu grandir et me côtoyaient chaque semaine me souhaitaient bien du courage dans une aussi grande ville que New York. Les gens étaient adorables, et de telles rencontres me remettaient le doute. C’est vrai que la Grosse Pomme était un monde si différent du nôtre. Les personnes n’y seraient probablement pas si accueillantes. Et peut-être que mes rêves allaient se faire bouffer là-bas. Tellement que je finirai par rentrer plein d’amertume et déçu par l’univers. Et peut-être que finalement je devrais rester.

Boum.

Je baissais les yeux au sol et découvrais des peluches, livres, et jouets de bébé divers à mes pieds. Tout devait être tombé de la poussette à mes côtés. Je lançais un regard vers la jeune mère paniquée qui tenait une petite fille d’à peine quelques mois dans les bras. « Je peux peut-être vous aider ? » lui proposais-je en tendant les bras, signe que je pouvais certainement la libérée de l’enfant le temps que la femme fasse… ce qu’elle devait faire. « Oh mon Dieu, oui, s’il vous plait. » Elle m’installa alors la petite qui pleurait à chaudes larmes contre le torse, et j’enroulais soigneusement mes bras autour d’elle. Elle s’accrocha à mon t-shirt, et enfouit son visage dans mon cou alors que je tentais de la bercer quelque peu. « Sa tétine est introuvable et elle refuse de se calmer sans. Elle était dans la poussette avant qu’on rentre dans le café ! Elle doit pas être bien loin ! » paniqua la jeune mère un peu plus. J’ignorais si elle essayait de s’expliquer auprès de moi, ou si ça la libérait simplement de décrire la situation, mais je l’écoutais attentivement.

Pris d’une véritable envie de l’aider, je redressais l’enfant sur moi et plongeais mon regard dans le sien, lui lançant un immense sourire : « Alors Princesse ? T’as pas besoin d’une tétine pour prouver que tu es la plus adorable des petites filles. ». Je venais frotter légèrement mon nez sur celui du bébé, et fus surpris de l’entendre arracher un rire plutôt qu’un cri. La mère releva le visage vers moi, les yeux écarquillés, et je pouvais y lire un véritable soulagement. Au même moment, j’entendais une cuillère tomber dans une tasse à côté de moi. Je tournais mon regard vers la provenance du bruit, et y découvrait un genre garçon d’une petite dizaine d’année, l’air aussi ahuri que sa mère. « Elle a arrêté de pleurer à cause de toi ! » me lança-t-il avant de fermer sa bouche bée, et de tourner la tête vers la jeune mère. « Maman ! C’est un magicien ! On peut l’adopter ? » lui demanda-t-il plein d’espoir. Je lâchais un rire devant le sérieux de sa question, et tendais l’enfant à la jeune femme semblait ravie à l’idée de retrouver sa fille calme et souriante.

« J’ai déjà assez de difficulté à m’occuper de toi et ta sœur, je peux pas me permettre d’adopter un nouveau fils. En plus, il a déjà assez d’une famille aimante. Deux familles aussi exceptionnelles que les nôtres combinées, ce serait bien trop pour cette petite ville. » répondit-il enfin à son fils avant de se rasseoir à sa table. Je ramassais ce qui était tombé un peu plus tôt, et les posais sur le filet en dessous de la poussette. « C’est Sebastian, c’est ça ? » me demanda-t-elle alors que je me relevais. J’acquiesçais d’un signe de tête. « Ravie d’enfin faire ta connaissance ! Moi c’est Mary. Je te présence Micah, avec sa moustache de chocolat chaud. Et cet adorable bébé qui t’a déjà adopté, c’est Samarah. »« Enchanté ! ».

Présent.

Je n’avais encore jamais mis le pied dans cette chambre. J’accompagnais Micah et Sam depuis des mois à l’hopital pour lui rendre visite, mais je n’étais jamais venu moi-même. Je n’avais jamais trop su pourquoi. Si c’était Micah qui ne le voulait pas. Ou si c’était moi. C’était probablement les deux. Au fond de moi, je rêvais que la première fois où je verrais la mère de mon futur mari, la grand-mère de mes enfants, ce serait lorsqu’elle reprendrait conscience. Seulement, aujourd’hui, j’avais passé cette porte, et je l’avais vue. Mary.

Sam m’avait demandé un peu plus tôt si j’avais déjà été rendre visite à sa mère dans sa chambre. Je lui avais dit que non, sans trouver une raison qu’elle pourrait saisir. Elle m’avait alors proposé de lui présenter, et j’avais accepté. Il m’avait fallu quelques secondes avant de comprendre d’où me venait ce sentiment de déjà-vu. Les photographies se faisaient rares chez les Summers, et ça aurait dû être la première fois que je voyais son visage. Pourtant… pourtant je la connaissais. Et soudainement, ça me revenait.

Sept ans plus tôt.

« Tes parents m’ont dit que tu allais rejoindre ton frère à  New York. J’aurais imaginé que tu serais plus excité que ça à l’idée de quitter cet endroit. » me lança-t-elle après que j’ai pris place à leur table. « Disons que… »« Que… ? »« J’ai peur. » Voilà, c’était dit. J’avais peur. L’inconnu m’effrayait, et la sécurité de Town Square était tellement attirante. « Je peux comprendre. C’est jamais facile de changer de vie comme ça. Mais je peux te parler franchement ? » Je fronçais légèrement les sourcils, avant de hocher la tête pour l’inciter à continuer. « Parfois… on en a besoin. Ça s’explique pas toujours, et c’est rarement rationnel, mais je pense que les choses arrivent pour une raison. Une force quelconque t’a fait dire qu’aller à New York serait une bonne chose ? Alors fonce, et te retourne pas. » Elle marqua une pause, comme pour donner plus d’intensité à ses paroles. Je buvais ses paroles, pressé d’en entendre plus, oubliant complètement le reste du monde autour de nous. « Peut-être qu’un jour tu reviendras à Town Square. Ou peut-être pas. Mais réfléchis pas trop à ce qui pourrait arriver ou pas. Juste… concentre toi sur ce que ton cœur te dit. Là, je suis sûre qu’il te dit de partir. Et peut-être que dans quelques années, il te dira que la chose à faire c’est de revenir t’installer à Town Square. Quoiqu’il arrive, je suis certaine que où que tu poses tes affaires, tu y trouveras quelque chose qui te fera avancer. » Un sourire se dessina sur mon visage, comme si j’avais enfin compris ce que je devais faire. « De ce que j'ai pu voir, et je me trompe jamais sur les gens, tu es un garçon exceptionnel Sebastian. Tu mérites de vivre tes rêves et d’être heureux. » A ce moment-là, je n’avais pas pu m’empêcher de me pencher pour enlascer la jeune femme, prenant soin de ne pas écraser le bébé sur ses genoux au passage.

« Merci. »

Présent.

Le monde était quand même sacrément ironique. Il avait fallu que la personne qui m’incite à partir de Town Square, soit aussi celle qui m’avait donné la force d’y revenir. Elle m’avait offert cet amour de la spontanéité, à moi qui aimais tout prévoir. Elle m’avait donné le courage de me jeter dans l’inconnu pour changer de vie, en espérant que le meilleur m’arrive. Mais ce n’était pas le plus drôle dans cette histoire, oh non. C’était plutôt qu’il avait fallu que cette femme qui m’avait tant marqué soit la mère de l’homme de ma vie. Homme à qui j’avais d’ailleurs adresser pour la première fois la parole alors qu’il n’avait qu’onze ans, la veille de mon départ pour New York. Je sais qu’on vivait dans une petite ville et que c’était presque certain qu’on se soit croisés par le passé. Mais là…

J’avais fini par quitter la chambre de Mary, bouleversé, mais aussi heureux. J’avais envie de partager ma découverte avec Micah, hélas il était toujours endormi lorsque je le rejoignais dans sa propre chambre. J’avais envie de lui dire que sa mère avait changé ma vie, qu’elle était exceptionnelle et que j’avais réellement l’impression qu’elle m’avait apprécié à l’époque. Et sincèrement, qu’est-ce qu’un gendre peut espérer de plus que l’amour de sa belle-famille ? En parlant de ça…

Sept ans plus tôt.

J’avais fini par quitter la table de Mary, posant un dernier baiser sur le crâne du bébé, et ébouriffant les cheveux du jeune garçon. Il fallait tout de même que je travaille, et décidais de prendre le relai derrière le comptoir. J’y retrouvais ma mère.  « T’as rencontré les Summers ? Chouette famille n’est-ce pas ? » me demanda-t-elle avec son sourire habituel plaqué sur les lèvres. « Tu les connais ? » demandais-je à mon tour après avoir acquiescé d’un signe de tête à ses questions. « Ce sont des habitués. Cette femme est incroyable, et ses enfants sont merveilleux. » Un regard malicieux se tourna vers moi, et je pouvais déjà sentir une remarque déplacée venir de ma mère. « D’ailleurs peut-être que d’ici quelques années le fils pourrait être à ton go –  »« Maman ! » hurlais-je avant qu’elle puisse finir sa phrase. « Hey ! Une mère a le droit de rêver. Je les aime bien, tu penses pas que la famille « Petterson-Summers » ça sonnerait bien ? » lâcha-t-elle comme si c’était la conversation la plus normale du monde sans cesser de servir les clients à la caisse. Je réfléchissais un instant, considérant ce qu’elle venait de me dire. « Summers-Petterson ça sonne mieux. »

Présent.

Je venais m’asseoir sur le lit de Micah, parcourant comme à mon habitude les traits de son visage de mes doigts. C’est comme si j’avais besoin de m’assurer que tout ça était bien réel, qu’il était bien là, endormi devant moi. J’avais tellement envie de lui parler, de l’embrasser, de le serrer fort contre moi. Hélas je ne pouvais rien faire, seulement l’admirer si paisible en attendant qu’il se réveille. Pourtant, aujourd’hui plus qu’hier, et probablement moins que demain, j’avais besoin de lui parler. Alors, même s’il ne pouvait pas répondre, et même s’il ne pouvait probablement pas entendre, je lui expliquais tout. Toute cette journée, il y a sept ans. Cette première rencontre entre nous. Cette discussion avec sa mère. Celle avec la mienne. Cette sensation qu’elles auraient été fières et tellement heureuses de nous savoir amoureux l’un de l’autre à ce soir.

Des nouvelles larmes avaient coulé. Des larmes de joie et de frustration que Micah ne puisse pas partager ça avec moi. J’avais envie de savoir s’il s’en souvenait de ce jour lui aussi, même s’il était jeune à l’époque. J’avais tant de questions. Et juste… j’avais besoin de lui. J’avais besoin de tout partager avec lui. Je voulais qu’il se réveille pour qu’on puisse nous marier et fonder notre famille. Je voulais l’embrasser et lui dire que je l’aimais. Aujourd’hui plus que jamais, je comprenais qu’on était destinés l’un à l’autre. Micah était mon âme-sœur.

Sept ans plus tôt.

« Dis maman ? » pouvait-on entendre une petite voix demander alors qu’une tasse venait se poser violement sur le bois de l’une des tables du Morning Coffee. « Si on peut pas l’adopter pour qu’il fasse partie de notre famille… Tu crois que je peux l’épouser ? » N’importe quelle mère à l’époque aurait dû être surprise par une telle question venant de son fils. Surtout lorsque celui-ci évoquait un probable mariage entre lui et un homme de sept ans son aîné. Mais Mary Summers n’était pas n’importe quelle mère. « Sans le moindre doute. Tu es mon fils après tout. Et tu auras mon entière bénédiction. »

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MessageSujet: Re: Will you hold my hand when I go ? ▽ Micastian   Dim 7 Juil - 23:34





Jour 4


Son sourire me manquait. La courbure de ses lèvres sous mes doigts lorsque je les caressais me manquait. Le bonheur qui ne s’effaçait pas sur son visage même lorsque je l’embrassais me manquait. C’était Micah. Son sourire et sa bonne humeur en toute circonstance étaient son identité. Même maintenant que je me souvenais de lui plus jeune, je me rendais compte qu’il avait toujours été comme ça. Toujours cette lueur dans son regard, cet amour de tout ce qui l’entourait, sa façon de se réjouir des toutes petites choses de la vie. C’était ce qui le caractérisait. Et c’était ce que j’étais incapable de voir chez lui en cet instant.

En vérité, tout me manquait chez lui. Mais j’étais effrayé de le voir si calme, si… peu lui. Je voulais revoir le Micah qui m’avait fait tomber amoureux de lui en une soirée passée ensemble. Je voulais revoir l’homme qui avait accepté de partager ma vie. Je voulais revoir mon fiancé, cet être exceptionnel qui m’avait fait à nouveau rêver.

Les journées étaient longues. Si longues. J’en oubliais de vivre. Je me réveillais chaque matin, et partais à l’hôpital, priant pour qu’il se soit réveillé pendant la nuit. Mais je le retrouvais toujours dans le même état que la veille, immobile, endormi. Je passais mes journées à ses côtés, avec ou sans Sam qui décidait parfois de passer du temps avec sa mère. L’état de cette dernière était instable, et même si je n’avais rien dit à l’enfant, les médecins étaient de plus en plus pessimistes. J’essayais de ne pas projeter cet état à Micah, me disant que lui se réveillerait très bientôt.  Je refusais de m’imaginer un an plus tard toujours à son chevet, attendant son réveil, écoutant les docteurs me donner leurs pronostics vitaux. Non, il se réveillerait bientôt. Très bientôt.

C’était le quatrième jour. Et même si je ne perdais pas espoir, et ne le perdrai jamais, l’attente devenait de plus en plus pesante. Toujours assis sur le rebord de son lit, je continuais de lui parler, lui racontant des souvenirs le concernant, parlant de notre vie à la maison sans lui, et surtout, lui expliquant combien il me manquait et j’avais besoin de lui. J’étais incapable d’évoquer ce manque sans avoir les larmes aux yeux. Il me suffisait de penser à une vie sans Micah à mes côtés pour que j’aie l’impression que quelqu’un s’amusait à écraser mon cœur dans ma poitrine. Pour essayer d’oublier ma peine, je déposais alors un baiser sur son front. C’était la seule chose qui me paraissait… normale. D’habitude, chacun de mes baisers le faisaient réagir, il y répondait, et posais ses mains sur moi. Mais là, j’embrassais souvent son front lorsqu’il était endormi, et ça ne le faisait pas bouger. Comme maintenant. C’était la seule chose qui me donnait l’impression qu’il était toujours le même, que rien n’avait changé. « Je t’aime Micah. Reviens-moi. Reviens-nous. » avais-je murmuré contre lui un peu avant de quitter la pièce.

***

J’avais eu besoin de prendre un peu l’air. Assis sur les marches de l’entrée de l’hôpital, je profitais du calme et de la verdure environnante pour me vider l’esprit. J’avais besoin de penser à autre chose, de respirer et d’oublier qu’en ce moment… tout allait mal.

Nothing goes as planned,
Everything will break,
People say goodbye.


Oh l’ironie. Un jour il faudrait que je change de sonnerie de téléphone. En attendant, j’extirpais mon portable de ma poche et répondais au numéro qui ne me parlait absolument pas. « Allo ? […] Oui c’est moi. […] Oh ! Oh… Oui, bonjour. […] Oh. Vraiment ? […] Oui oui, bien sûr. Evidemment. […] Non je… je crois que j’ai besoin de réaliser. Mais merci. Merci infiniment. […] D’accord. […] A vous aussi. » Et je raccrochais. Laissant tomber mes bras ballants le long de mon corps.

Ça aurait dû être le coup de fil le plus heureux de ma vie. De notre vie. A la place j’avais du paraitre triste, et absolument pas enjoué par la nouvelle qui venait de m’être annoncée. J’étais simplement perdu. J’avais perdu mes repères, je ne savais plus ce qui devait me réjouir ou pas. Parce que… avec qui j’étais censé partager mon bonheur ? Et ce n’était pas quelque chose que je pourrais concrétiser sans Micah. A cet instant plus que jamais, il fallait qu’il se réveille.

***

J’étais donc retourné d’un pas lent vers la chambre de mon fiancé, les larmes montant petit à petit au fil des mètres qui se réduisaient entre lui et moi. Je retrouvais ma place près de lui, et comme à mon habitude, portais ma main contre sa joue que je caressais tendrement. « Mon amour… Je sais que j’arrête pas de te le demander, mais là… j’ai vraiment vraiment besoin que tu te réveilles. » Je fermais les yeux une seconde, essayant de contenir mes larmes. « Notre dossier a été accepté. Je veux dire… pour le bébé. On va l’avoir notre bébé Micah. Et je devrais sauter de joie mais je peux pas parce que t’es pas là. » Ma voix avait fini par se briser sur mes derniers mots, et je serrais la gorge pour ne pas craquer. « Alors s’il te plait… j’ai besoin de toi. Réveille-toi. Je t’en supplie. Réveille-toi… »

Ça devenait douloureux de le regarder et de ne recevoir aucune réaction. Malgré les larmes, les supplications, les baisers et les caresses, rien n’en changeait. Je regardais impuissant l’homme que j’aimais… être ailleurs. J’ignorais ce qui pouvait bien se passer dans son esprit, et j’espérais qu’au moins il y était heureux et en paix, mais j’aurais tellement aimé qu’il en sorte. On avait besoin de lui ici. J’avais besoin de lui ici. Maintenant plus que jamais. « Par pitié Micah… » Je ne perdais pas espoir, mais la tristesse, l’attente, la frustration de ne pouvoir rien faire étaient en train de me rendre malade. « Je peux pas vivre sans toi. »

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MessageSujet: Re: Will you hold my hand when I go ? ▽ Micastian   Lun 8 Juil - 2:29





Jour 5


Aujourd’hui encore, je suis rentré dans la chambre de Micah pour l’y trouvé toujours endormi. Je devrais probablement y être habitué, mais c’était un poignard dans le cœur à chaque fois. Et chaque jour, je devais répéter à Sam qu’il faudrait encore attendre. Bizarrement, je la sentais plus courageuse que moi. Elle me sourit toujours, comme pour me dire « Peut-être que demain on aura une bonne surprise », et garde sa bonne humeur jusqu’au soir. J’aurais peut-être dû l’inciter à retourner à l’école au lieu de passer ses journées avec moi à l’hôpital. Mais sincèrement, comment lui demander de se concentrer sur ses leçons lorsque les deux personnes qu’elle aimait le plus au monde étaient inconscientes sur un lit d’hôpital ? Il faudrait bien qu’elle y retourne un jour, et que je remette le pied au Morning Coffee par la même occasion. Mais pour l’instant, c’était l’espoir de retrouver Micah qui nous donnait la force de nous lever chaque matin. Alors ce n’était peut-être pas très responsable, mais pour l’instant, c’était de ça qu’on avait besoin.

Nous étions tous les deux sur le lit de Micah lorsqu’une femme vint toquer à notre porte, demandant à me parler. Je la retrouvais dans le couloir, et celle-ci m’annonça la raison de sa venue. « Excusez-moi ? » lâchais-je, outré, en entendant ses explications. Elle répéta la même chose, me mettant de plus en plus hors de moi. « Comment… Non ! Pardon mais non, je refuse d’avoir cette discussion. » Elle essaya de me raisonner, sans résultat. « Je m’en fiche ! Mon fiancé, le frère de Sam, est dans le coma depuis quatre jours… QUATRE jours ! Laissez-lui le temps de se réveiller avant de le condamner. Il va se réveiller. Très bientôt. Alors non, le sujet n’est pas ouvert à la discussion. » Pas encore.

Je laissais la femme là où elle était, voyant sur son visage qu’elle avait compris qu’il était inutile de parler de ça avec moi. Elle voulait évoquer la garde de Sam, savoir si j’étais prêt à prendre les mesures nécessaires pour que j’en devienne son tuteur étant donné que Micah était incapable d’endosser ce rôle. J’aurais dû être soulagé que les services se dirigent vers moi sachant que je n’étais pas (encore) de la famille directe. Mais… c’était inutile. Micah avait eu son accident il y a à peine quelques jours ! Il mettait du temps à s’en remettre, mais j’étais certain qu’il irait vite mieux. C’était une histoire d’heures, de jours, peut-être de semaines… C’est comme s’ils pensaient que son état était irrémédiable, que Sam l’avait véritablement perdu et qu’il fallait vite trouver un autre gardien. Non. Non, c’était inutile. Et je refusais d’en parler.

Une fois de retour près des enfants Summers, Sam dirigea immédiatement son regard sur moi. «  Ça va pas Sebastian ? » Je lui lançais un sourire rassurant, et m’approchais d’elle pour la prendre dans mes bras. « Ça va Princesse, ça va. J’ai juste… Micah me manque juste beaucoup. » Elle serra un peu plus notre étreinte. « A moi aussi. »

***

« Sebastian… » entendais-je une petite voix triste derrière moi alors que j’étais toujours posé sur le lit de Micah. « Sam ? Qu’est-ce qui va pas ? » m’inquiétais-je en descendant du lit pour rejoindre l’enfant et me mettre à sa hauteur. Je pouvais voir des larmes perler aux coins de ses yeux, et enroulai aussitôt mes bras autour d’elle avant qu’elle puisse me répondre. « J’étais… j’étais avec Maman. Et les machines ont commencé à faire beaucoup de bruit. Et… et… les médecins sont arrivés et m’ont demandé de sortir. » pleurnicha-t-elle contre mon épaule. Je serrais mes bras autour d’elle, et la soulevais pour la porter contre moi. « Tu veux qu’on reste ici ou qu’on retourne la voir ? » demandais-je simplement, prêt à faire n’importe quoi pour lui apporter un peu de soutien. « Je veux la voir… » dit-elle d’une petite voix. Son ton me fit un pincement au cœur. Comme si… comme si elle avait hésité à dire « une dernière fois » à la fin de sa phrase.

A juste titre.
***

Lorsque nous arrivions près de sa chambre, plusieurs médecins en sortaient. Je rejoignais la seule toujours présente près d’elle, rangeant tout le matériel qui avait l’air d’avoir été utilisé un peu plus tôt. Je croisais son regard, et compris vite. Les bip, bip me rassuraient un instant, mais lorsque la jeune femme s’approcha de nous, posant sa main sur le bras de Sam, je comprenais que mes espoirs seraient de courte durée. « Je pense qu’il est temps de lui faire vos adieux. » Et sur ces mots, elle s’éloigna de quelques mètres, nous laissant Sam et moi, seuls face aux derniers souffles de Mary Summers.

Je laissais l’enfant recouverte de larmes grimper sur le lit de sa mère qu’elle prit dans ses bras. Elle colla son visage contre sa poitrine, se berçant probablement avec les faibles battements de son cœur. Je m’approchais d’elles, et prenais la main de Mary dans la mienne. Mes pensées se dirigèrent vers Micah qui ne pouvait hélas pas être là, et c’était la pire pensée qui soit.

Lorsque j’avais appris le décès de mes parents, mon plus grand regret était de ne pas avoir été là pour leur dernier souffle. Même si mon père était mort sur le coup, ma mère s’était  battue encore quelques heures. Et j’aurais pu être là. J’aurais dû être là. Mais elle avait fini par partir avant notre arrivée à moi et mon frère. J’aurais voulu que quelqu’un pour qui elle avait vraiment comptée soit là pour elle à ce moment-là, moi ou un autre. Et aujourd’hui, même si j’avais peu connu Mary, elle restait l’une de plus belles rencontres de ma vie, et elle faisait partie de ma famille. Sa main dans la mienne, j’essayais de lui apporter mon amour, comme un fils l’aurait fait. « Merci pour tout. »

Bip. Bip. Bip. Bip.

Plus rien.

Elle était partie.

***

Sam collée contre mon torse, une cascade de larmes coulant sur son visage, les miennes bloquées dans mes yeux, j’avançais lentement et difficilement vers la chambre de Micah. Il venait de perdre sa mère, et il allait falloir que je lui annonce dès qu’il se réveillerait. J’étais déjà accablé de voir Sam dans un tel état, je n’osais pas imaginer sa réaction à lui. Il vivait depuis presque un an avec l’espoir de la voir se réveiller un jour, et elle était partie. Et… je ne savais plus quoi penser, quoi espérer. Je m’avançais sans but près du lit de mon fiancé, parce qu’il fallait bien qu’on aille quelque part avec Sam. Mais c’était un supplice d’affronter une telle vision de l’homme que j’aimais. Il était si paisible, ignorant tout des derniers événements. J'aurais aimé être celui qui le ferait toujours sourire, annonçant seulement les meilleures nouvelles, le rendant heureux. Mais là, son monde allait s’écrouler dès qu’il ouvrirait les yeux.

Et il ouvrait les yeux.

« Micah… »

_________________



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MessageSujet: Re: Will you hold my hand when I go ? ▽ Micastian   Lun 8 Juil - 18:49





'Cause soulmates never die


Mon amour s’il te plait… réveille toi.

« C'est toi qui l'as fait ? » demanda Micah en tirant une part de tarte aux pommes du panier à sa droite.

Mary arbora un petit sourire énigmatique et flatté. Son sourire de chat qu'elle avait transmis à Micah. « Hé ! C'est moi qui t'ai appris à faire des gâteaux je te rappelle ! »

Elle avait cette mine faussement vexée et souriante, ses longs cheveux blonds brillaient un peu plus nettement sous les rayons du soleil et Micah voulu imprimer ce sourire à jamais dans sa mémoire.

« Je voudrais que tu sois encore là pour m'apprendre à en faire d'autres. » remarqua Micah sans trop savoir pourquoi. Il regarda ses chaussures s'enfoncer dans l'herbe près des pieds nus de sa mère. Elle était assise à côté de lui, comme s'ils faisaient un pique-nique juste là, à une dizaine de mètres de la balançoire.

« Je suis là. Juste... » Elle posa le bout de son index sur la tempe d'un Micah incrédule. « ...ici. » Puis sur son cœur. « Et là. »

L'adolescent mordit pensivement dans sa tarte. La pomme lui fondait agréablement en bouche. Elle avait le goût de toutes les autres depuis qu'il était petit. C'était bon. Si bon, et réconfortant. Personne ne faisait les tartes aux pommes comme sa mère. Il n'avait jamais su l'égaler. Mais c'était une tricheuse, et il soupçonnait qu'elle avait un ingrédient secret qu'elle ajoutait dès qu'il tournait le dos.

« On pourrait rester ici. » Il aurait voulu rester là jusqu'à la fin des temps, avec sa mère. Ça sentait bon l'herbe, la pomme et le soleil. Et c'était calme, mon dieu comme c'était calme.

Tu peux pas nous abandonner Micah. Tu peux pas.

Micah secoua la tête pour chasser cette impression. Cette impression que quelqu'un l'appelait. Mais pour aller où ? Il était bien ici. Il était à sa place. Il ne voulait pas aller ailleurs. Ailleurs c'était trop...

« Chaotique. »

« Quoi ? »

« Chaotique. C'est le mot que tu cherches. » Elle laissa sa tête retomber contre l'épaule de Micah. « Mais ça ne le sera pas toujours. Tu n'étais juste pas prêt. »

« J'ai pas envie d'être prêt. » marmonna le jeune homme, tandis que Mary posait ses doigts sur les siens qui tenaient sa part de tarte, pour le mener à son visage et lui en chiper un morceau. « Arrête ! Tu te débrouilles comme un chef ! » répliqua t-elle, la bouche pleine de pomme. « C'est pas une raison ! » « Si ! » « Non ! » « Ah non ? » Et elle plongea son doigt dans sa part dans tarte, et lui planta sur le nez avec tout le sucre qui y était collé pour faire valoir son avis. « Maman ! » râla Micah dans un éclat de rire.

Il voulu se venger mais elle avait déjà détalé comme un lapin à quelques mètres de sécurité de lui. Elle riait en le scrutant de ses grand yeux noisettes, puis son rire se mua en un sourire tendre et elle lui tendit une main pour qu'il la rejoigne. « Viens, j'ai quelque chose à te montrer. »

Le jeune homme ne se fit pas prier, il se leva et glissa sa main dans celle de sa mère. Elle le mena jusqu'à un chemin qu'il ne connaissait pas entre les arbres. On entendait les oiseaux chanter et le bruissement de l'eau. « Qu'est ce qu'il y a là-bas ? » demanda Micah. Il n'osait pas s'avancer mais il en avait envie sans trop comprendre pourquoi.

« Je ne sais pas. Mais ça a l'air joli, non ? » Micah acquiesça, sa curiosité piquée au vif. Il échangea un regard avec sa mère et esquissa un pas en avant. « On y va ? »

« Micah attends. » le retint Mary. « Tu dois les rejoindre. » L'adolescent se figea et regarda leurs mains jointes. Ils étaient là tous les deux, ça ne suffisait pas ? « Rejoindre qui ? » « Tu ne l'entends pas ? » Il secoua la tête avec impuissance. Il y eut un silence, puis sa mère fit courir son index prêt de son œil, sur sa joue, légère et douce. Elle sourit. « Vas le rejoindre. »

Il y avait plus qu'un suggestion dans sa voix, mais ce n'était pas non plus un ordre. Sa mère avait toujours appris à Micah la différence entre une menace et une promesse, entre la discipline et l'affection, entre prendre et recevoir. Elle lui a appris qu'une famille a besoin d'amour pour tenir bon. Qu'il y a tant de raisons d'aimer la vie sans en avoir peur.

Alors Micah n'avait jamais eu peur. C'était juste qu'il – ne comprenait pas. Sa mère dû le sentir car elle reprit la parole. « Tu lui as apporté un foyer, maintenant, il faut que tu le retrouve. »

Il soupira. Quelque chose au fond de lui lui disait qu'elle avait raison même si il ne savait pas de quoi elle parlait. « Je veux rester avec toi. » s'entendit-il supplier malgré tout.

Elle sourit avec bienveillance face aux yeux noisettes brillants de larmes contenues. « Je t'aime tellement Micah. Et je suis si fière de toi. » Ses mains fines entourèrent délicatement le visage de son fils. « Tout ira bien pour toi. Tu verras. » Elle posa un baiser sur son front, comme une caresse, comme une bénédiction. Et Micah ferma les yeux. Il se dégageait de ce contact tant de tendresse et d'amour qu'il se sentit immédiatement apaisé. Il ne pouvait rien à l'accident. Il ne pouvait rien à ce qui était arrivé à son père. Il n'y pouvait rien si leur famille avait éclatée en morceaux. Toutes ses pensées lui venait avec clarté, perçant le voile de ses doute, de ses craintes, de sa culpabilité.

Il ouvrit les yeux lentement, de peur que sa légèreté ne disparaisse.

Sa mère n'était plus là.

« Maman ? »

Elle était partie sans lui ! Elle – elle ne l'avait pas attendu. « Maman attends ! » Micah s'élança dans le sentier, jusqu'à ce que le bruissement de l'eau se rapproche. Jusqu'à ce qu'il arrive à un petit cours d'eau. Il fallait qu'il le traverse s'il voulait la rejoindre.

Micah posa son pied sur une pierre, puis sur une autre. Il glissa, perdit l'équilibre et se sentit tomber en arrière. L'eau arrêta sa chute. Il s'y enfonça encore et encore...

***

Je t’aime Micah. Reviens-moi. Reviens-nous.

Micah s'éveilla sur une plage. Les vagues venaient lécher son corps étendu dans le sable. Il se redressa lentement. Il était trempé, et ses vêtements collaient à sa peau.

Une fois debout, l'adolescent embrassa le paysage du regard. Il était souvent venu ici. Il y promenait Cachou quand il avait du temps à tuer ou besoin de se changer les idées. Mais qu'est-ce qu'il faisait là ?

Sa mère ? Où était sa mère ?

Il lui courait après et il était tombé, et maintenant, il était là. Micah réfléchit à toute vitesse. « Maman ? » appela t-il en cherchant partout autour de lui. Mais la plage était déserte.

Elle.

Elle n'était plus là.

D'un revers de manche inutile, l'adolescent essuya les larmes qui s'amoncelaient au bord de ses cils. Peut-être... peut-être qu'elle était à l'hôpital ! C'était à quelques rue d'ici. Elle était forcément à l'hôpital. Micah se mit à courir à en perdre haleine. Il traversait les rues de la ville sans s'arrêter malgré ses vêtements trempés. De toute façon, personne ne le regardait, ni ne faisait attention à lui. Et personne ne l'arrêta non plus lorsqu'il déboula dans l'hôpital.

Il monta à l'étage, passa un couloir, puis un second, il connaissait par cœur l'emplacement de chambre –

Il y avait une porte entrouverte.

Je peux pas vivre sans toi.

Micah se stoppa devant cette porte. Ce n'était pas la chambre de sa mère, mais il la poussa tout de même.

Il y avait quelqu'un étendu dans un lit. L'adolescent entra dans la chambre. Une autre personne était assise au bord du lit. Un homme qu'il reconnu instantanément. Micah ouvrit de grands yeux et sentit son cœur se fendre dans sa poitrine.

Sebastian.

« Tout de suite les grands mots. Vous êtes toujours aussi mélodramatique ? »
« J’ai cru que tu étais un bonhomme de neige que des gamins du quartier avaient fait sur mon palier ! »
« Je me sens bien. Ici, maintenant... »
« Merci d'être là... »
« Tu veux sortir avec moi ? »
« Et… pour mon anniversaire… je veux une soirée avec toi. »
« Allez viens, fais pas ton macho man qui regarde sa poule danser pour lui ! J'suis pas une poule ! »
« Je ne sais pas comment j’ai fait pour tenir trois jours sans pouvoir te sentir contre moi… »
« Surpriiiiiiiiiiiiiiise ! »
« Je suis content que vous soyez là… »
« La première fois que j'ai dormi ici. Je t'ai dit que je pourrais tomber amoureux de toi. »
« Et aussi longtemps que tu voudras être dans mes bras, tu y trouveras ta place. »
« Je t'aime. »
« J’ai envie… qu’on crée nos propres traditions ensemble. »
« Alors monsieur Petterson, à ton tour. A quoi tu rêves pour cette année ? »
« Je t’aime… »
« J'aurais jamais cru avoir ce que j'ai aujourd'hui. »
« Micah qu’est-ce qu’il t’arrive… ? »
« Emmènes nous, Sam et moi. Loin d'ici. »
« Tout va s’arranger… je te le promets. »
« Tu crois VRAIMENT que sous prétexte qu'on s'envoie en l'air toute la journée, je suis devenu étanche à la vision de ton corps nu ? »
« Dans dix ans, je veux que tu sois toujours aussi excité par moi. »
« Je suis prêt à parier que dans le moooonde entier, ya personne de plus heureux que moi en ce moment. »
« Micah… veux-tu m’épouser ? »
« Tu crois aux âmes sœurs ? »
« J’y crois. »

***

« Micah... »

« Sebastian ? » Sa voix était à peine un murmure, rauque, faible. La lumière lui faisait papillonner les yeux.

« Micah ? » Sam ouvrit de grands yeux pleins de larmes vers lui. « Micah ! » Elle se jeta contre lui, et Micah pouvait l'entendre pleurer dans sa nuque. Mon dieu qu'il avait mal à la tête. Mais la douleur n'était pas insupportable. Elle était juste là, anesthésiée, sans doute par la morphine, mais assez présente pour que le simple contact de Sam puisse lui arracher un cri de douleur. Si seulement il était en état de crier. Est-ce qu'il pouvait seulement bouger ?

« Où... » suis-je, voulu t-il demander, mais il avait encore du mal fixer sa vision sur un point fixe alors faire une phrase entière était encore quelque peu hors de portée. « Tu es à l'hôpital. Sam s'écarta, et Micah tourna difficilement le visage pour voir Sebastian s'approcher lui. Il avait les yeux gonflés de larmes et les traits tirés, comme s'il n'avait pas dormi depuis des jours. Mais il souriait. « Tu as eu un accident. » Un accident. Micah se remémora. Cachou. La plage. Il était au téléphone. Quelques mots lui revenaient, des images, des flashs tout au plus. Il tenta de bouger. « Non, bouge pas. Tout va bien Micah, tu es en sécurité. » Il glissa sa main sur son visage, puis ses lèvres sur les siennes et Micah se calma au contact familier. Il aurait voulu lui rendre son baiser, mais c'était vraiment trop difficile.

Sam était toujours contre lui, agenouillée sur le lit, ses petites mains posées sur le ventre de Micah. Elle pleurait toujours. Elle pleurait. Pourquoi est-ce qu'elle pleurait autant ? Et pourquoi lui aussi avant tellement envie de pleurer ?

Du bout des doigts, Micah chercha ceux de Sebastian, les serra, essaya tant bien que mal de fixer son regard dans le sien.

« Sebastian... ma – ma mère. »

Ce n'était pas une question, juste un écrasant pressentiment. Quelque chose de palpable mais pas tout à fait en surface. Une peine insondable gardée sous clé avec ses souvenirs.

Sebastian ne répondit pas immédiatement. Avait-il besoin de le faire ? Ils échangèrent un regard et Micah lu la détresse dans les yeux de Sebastian. Dans sa manière de serrer un peu plus sa main. Dans le pli triste de ses lèvres.

Micah cligna des yeux lentement, parce qu'il se sentait trop faible pour pleurer. Et parce qu'il savait. Il le savait. Il n'arrivait juste pas à le réaliser.

Sa mère était partie.

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Will you hold my hand when I go ? ▽ Micastian

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