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 You're still the one pool where I'd happily drown

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MessageSujet: You're still the one pool where I'd happily drown   Mar 13 Aoû - 5:41




Sebastian & Micah


« I've been trying to do it right. I've been living a lonely liiiife. »

A peine dix-sept ans que Micah était sur terre et sa vie était déjà détruite. A qui la faute ? L'équipe de natation du lycée de Town Square. Pour une raison mystérieuse, ses résultats sportifs occupaient une belle place dans son dossier d'inscription à l'université. Pour une raison encore plus mystérieuse, Micah avait découvert ça plus tard que tout le monde, et alors qu'il ne restait plus de place que dans l'équipe des têtards de Town Square.

Ce n'était pas vraiment leur nom, mais il était de mauvaise humeur. Il avait le droit de les appeler comme il voulait.

Parce qu'il était là, dans une chambre d'hôtel glacée, à des heures de chez lui et comble du pire, il partageait sa chambre avec Sebastian Petterson.

« I don't know where I went wrong, but I can write a sooong. »

Tout en fredonnant, Micah extirpa un bras de la couette dans laquelle il était roulé et attrapa un caramel dans un petit sac posé sur le lit. Il avait froid. Et encore c'était l'euphémisme de l'année. L'adolescent n'avait aucune idée de pourquoi diable on faisait des compétitions trois jours après Halloween à Ploucland, la ville rival de Town Square dans le domaine de la natation. Mais toujours est-il qu'il était là, assit en tailleur, un devoir de math sur les genoux, en plein milieu du lit deux places qu'il allait partager avec Perfect Boy, l'élite de l'équipe. Et non, il n'allait pas penser à lui. Il déjà bien assez proche. Le temps de sortir de la salle de bain qu'il squattait sans vergogne (sans doute dans le but de piquer toute l'eau chaude), et il serait encore plus proche. Dans le même lit. Oh mon dieu -

« I belong to you, you belong to me you're my sweetheaaaaart. » Il ferma les yeux comme si ça allait l'aider à conjurer le mauvais sort qui s'acharnait sur lui, et se concentra sur la musique. « I belong to you, you belong to me you're my sweetheaaaaart. » Il se mit à se dandiner en rythme. « Looove, we need it now. » Ses voyelles adoucies par le caramel, Micah reprit de plus belle sur sa lancée. « Let's hooooope, for some. »

Il s'interrompit, parce que – la douche ne faisait plus de bruit. Le sang de Micah se glaça, comme tout le reste de son corps déjà congelé. Immobile, ses bras à demi relevés et ses poings serrés figés dans sa mini chorégraphie, il ouvrit un œil, puis l'autre. Sebastian était là, emmargeant d'un nuage de vapeur dans toute sa splendeur naturelle, une serviette vraiment trop minimaliste nouée autour de sa taille menaçant de se détacher d'une seconde à l'autre.

Bon sang, pourquoi est-ce qu'il n'avait pas rejoint l'équipe de ping pong ? Est-ce que Sebastian savait seulement que Micah était en plein exploration de sa bisexualité ? Pas qu'il en était sûr à 100%, parce qu'il n'avait jamais eu de relation avec des garçons. Okay, ni avec des filles. Mais sa libido menait clairement une politique d'égalité des sexes. Micah Blake Summers, pas tellement avec les hétéros. Plutôt avec les flexibles. Les très très flexibles. Comme cette goutte qui serpentait le long des muscles sans doute tellement flexibles de Sebastian et qui glissait long de son bas-ventre...

Micah réajusta ses lunettes, cligna des yeux, plusieurs fois, bonjour l'imitation de la chauve souris myope, et ferma sa bouche restée ouverte trop longtemps pour que ça n'ai pas l'air hyper suspect.

« Tu pourrais frapper avant de sortir de la salle de bain ! » s'écria t-il d'une voix beaucoup trop haut perchée à son goût. « C'est pas parce que je te vois tout le temps en maillot de bain que ça te donne le droit de te balader quasiment nu dans un contexte autre que la piscine ! » Il retira ses écouteurs et enfourna un autre bonbon qu'il mâchonna furieusement. « Tu vois cette chambre ? C'est notre chambre – seigneur ça me perturbe de dire une chose pareille. Ce qui veut dire que pour cette nuit, tu vas devoir respecter quelques notions de pudeur, Perfect Boy. »

Micah lui lança un oreiller pour donner corps à sa phrase. Ce qu'il n'avait pas prévu ? Que son strip teaser ai besoin de ses deux mains pour attraper l'oreiller... et de lâcher sa serviette. Sa serviette très étroite. Micah vira au blanc, puis au rouge vif, ce qui donnait une teinte rosée du plus bel effet. Ses yeux automatiquement calés sur la serviette, il inspira longuement et dit très sérieusement.

« Je te préviens, si tu lâche cette serviette, je dors dans la baignoire. »  

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MessageSujet: Re: You're still the one pool where I'd happily drown   Mer 14 Aoû - 2:11




Micah & Sebastian


« I've been trying to do it right. I've been living a lonely liiiife. I don't know where I went wrong, but I can write a sooong. I belong to you, you belong to me you're my sweetheaaaaart. I belong to you, you belong to me you're my sweetheaaaaart. Looove, we need it now. Let's hooooope, for some. »

Ceci n’était pas la radio, non. Ceci était la voix de mon colocataire d’un soir, Micah Summers. Probablement la seule personne au lycée à ne pas me supporter. Je n’étais pas forcément du genre à rechercher la popularité, ou à vouloir absolument que le monde entier m’adore. Je m’efforçais simplement d’être moi-même, de faire ce que j’aimais, et pour une raison qui m’échappait, ça avait l’air de plaire à mes camarades. Sauf à lui. Pourtant c’était bien la seule personne qui était obligée de me côtoyer jour après jour.  C’était peut-être ça en fait. Il était le seul à vraiment devoir me subir quotidiennement. Et il était le seul à ne pas m’apprécier. Ce n’était probablement pas une coïncidence. J’ignorais comment il avait bien atterri dans l’équipe de natation. J’ignorais surtout pourquoi le coach tenait absolument à ce qu’il s’occupe de moi, mes performances et mon… bien-être générale dans l’équipe. Je n’avais jamais vu Micah mettre un pied dans l’eau. Et je ne l’avais jamais vu porter le moindre intérêt à ce qui se rattachait de près ou de loin à une piscine. Pourtant on devait se subir depuis quelques semaines. Et même si j’étais parti plutôt optimiste quant à notre… collaboration, j’avais vite compris que je me voilais la face. Il n’avait pas envie d’être là, ne semblait apprécier aucune chose chez moi, et… ça me dépassait. Mais il fallait que je fasse avec. Aujourd’hui plus que d’habitude, parce qu’on partageait une chambre. Et un lit. Ô joie.

J’essayais de faire le vide sous la douche. Me préparant psychologiquement pour la compétition demain. Tout le monde me voyait vainqueur. Sauf moi. Et un jour, ce manque de confiance en moi allait sérieusement m’handicaper. J’adorais ce sport, vraiment. Mais j’aurais probablement été plus à l’aise avec l’idée de ne jamais faire de compétition. La concurrence, la pression sur mes épaules, mes débordements d’émotions, tout ça m’empêchait de prendre du plaisir à concourir. Je voulais simplement nager pour moi, pour me dépasser, ou juste… pour m’amuser comme n’importe quel autre garçon de dix-sept ans. Mais avec l’accès à la piscine venait l’adhésion à l’équipe, et les compétitions. Il fallait que je m’y fasse. C’était ma dernière année ici avant que je retrouve (très certainement) mon frère à New York. J’y serai enfin libre.

Mais pour l’instant il fallait que je gagne demain, et pour l’instant, que je survive à cette nuit avec Micah. Le seul élève qui maudissait tous les dieux d’avoir fini dans la même chambre que moi. Pas comme si c’était une partie de plaisir pour moi aussi. J’avais tout sauf besoin d’un rabat-joie qui détestait tout ce que je faisais et critiquait le moindre de mes faits et gestes. J’ignorais quelle serait sa prochaine remarque, mais j’y aurais bientôt droit. Je finissais ma douche, et enroulais rapidement une serviette autour de ma taille. Je retournais dans notre chambre, remarquant que ma venue avait stoppé la chanson de Micah. Je ne prêtais pas attention à lui, sentir son regard transpercé mon corps était déjà un assez gros contact avec. « Tu pourrais frapper avant de sortir de la salle de bain ! » remarqua le garçon alors que je me penchais vers mon sac pour y sortir des affaires à mettre. « Je vais pas toquer à la porte de ma propre chambre quand même ! Et c’est pas comme si tu avais à regarder quelque chose que tu ne connaissais pas déjà. » Il me voyait déjà à moitié nu presque tous les jours depuis un mois, il devait s’y faire. Et surtout, personne ne l’obligeait à m’épier comme ça. « C'est pas parce que je te vois tout le temps en maillot de bain que ça te donne le droit de te balader quasiment nu dans un contexte autre que la piscine ! » Je relevais la tête de mon sac, haussant les sourcils vers Micah. Mais qu’est-ce que ça changeait de me voir dans cette tenue ici ou autour d’une piscine ? J’avais le même corps, et j’étais trempé dans les deux cas. J’étais définitivement incapable de comprendre ce qui se passait dans la tête de ce garçon.

« Tu vois cette chambre ? C'est notre chambre – seigneur ça me perturbe de dire une chose pareille. Ce qui veut dire que pour cette nuit, tu vas devoir respecter quelques notions de pudeur, Perfect Boy. » Perfect Boy. Il allait vite devoir arrêter avec ce surnom. J’étais loin d’être parfait. Et si c’était ça qui le dérangeait chez moi, c’était la pire des raisons. J’étais juste un garçon normal qui essayait de vivre sa vie le plus simplement possible. S’il me voyait autrement, c’était complètement idiot. « M’appelle pas co – » Un oreiller se dirigea vers moi. Et par réflexe je tendais les deux bras pour le rattraper avant qu’il n’atteigne mon corps. Le problème, c’est que ma courte serviette décida au même moment de se détacher de mon hanche pour libérer mon intimité. Par une suite de mouvements dont j’ignorais l’origine et ne comprenais pas la possibilité physique, je parvenais à rattraper ma serviette in extremis, gardant en main un seul coin qui me permettait de rester digne. « Je te préviens, si tu lâches cette serviette, je dors dans la baignoire. » lâcha-t-il en posant un regard insistant sur mon entrejambe. « Je me trimballe en maillot de bain devant toi depuis des semaines, me dis pas que t’as pas encore pu deviner ce qui se cachait derrière le tissu. » remarquais-je avec sarcasme en relançant le coussin que j’avais gardé dans une main vers Micah. Je retrouvais la liberté de mes deux mains pour repositionner ma serviette sur mon intimité, cherchant à ne cacher qu’elle. « Et si tu pouvais arrêter de fixer mon entrejambe comme ça, je pense que ça nous arrangerait tous les deux. » Je n’étais pas pudique, et je me fichais royalement de ce qu’il aurait pu voir, mais j’avais tellement l’air de le dégouter qu’il serait plus simple qu’il… ferme simplement les yeux. « Tiens ! Ferme tes yeux, ou tourne la tête pendant que je m’habille. » proposais-je en replongeant dans mes affaires, en sortant un caleçon. Je jetais un dernier regard vers Micah, et me tournais, lui offrant cette fois ci la vue de mes fesses dénudées. Oups.

Caleçon enfilé, je balançais ma serviette sur une chaise non loin. J’attrapais cette fois ci un bas de pyjama, et le mettait à son tour. « Ce serait une atteinte à la pudeur de dormir torse nu ? Parce que j’ai pas l’habitude de dormir avec plus que ça. » demandais-je à un Micah qui n’avait toujours pas bougé de sur le lit. « Si ça te plait pas, il reste la baignoire. » Après tout, c’était son idée de s’y refugier. Et je n’étais pas contre si ça pouvait me permettre de passer une nuit tranquille loin des critiques du garçon. Je n’attendais pas de réponse de sa part, et venait me coucher sur la partie de lit inoccupé. J’attrapais un des bonbons que mon colocataire d’une nuit avait déversé sur le lit, et portais mon regard sur lui : « Ça t’embête tant que ça de passer la nuit avec moi ? ». J’avais du mal à comprendre pourquoi Micah agissait ainsi envers moi. Et j’avais encore plus de mal à comprendre pourquoi ça m’affectait autant de le voir si distant. J’avais l’habitude de me dire que je me fichais des avis d’autrui, mais je ne comprenais juste pas ce qu’il pouvait me reprocher concrètement. J’avais toujours essayé de me montrer amical envers lui. Du moins jusqu’à ce que je comprenne que ça ne servait à rien de faire des efforts avec lui. Au final, tout était différent avec Micah. Et j'adorais ça.

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MessageSujet: Re: You're still the one pool where I'd happily drown   Lun 19 Aoû - 16:35




Sebastian & Micah


« Je me trimballe en maillot de bain devant toi depuis des semaines, me dis pas que t’as pas encore pu deviner ce qui se cachait derrière le tissu. »

Oh, parce qu'il s'imaginait vraiment que Micah passait ses journée à se faire des représentations visuelles mentales de ce qu'il cachait dans son maillot ? L'intéressé – ou le pas intéressé. Il n'était pas intéressé par le contenu du maillot de Sebastian. Nope. Pas du tout – aurait roulé des yeux si ces derniers n'était pas fixés sur sa serviette. Le cerveau de Micah atteignait des sommets de panique au fur et à mesure que ladite serviette dégringolait dangereusement. Son armée personnelle de sirène d'alarmes et de loupiotes rouges s'activait comme jamais : « MAYDAY MAYDAY ! Crash imminent ! Je répète, crash imminent ! »

Tout à son niveau d'alerte maximal, il ne vit même pas le coussin lui revenir en pleine figure. Micah encaissa le choc avec surprise, et cligna des yeux parce que Sebastian venait de lui demander d'arrêter de le fixer, et tiens, son devoir de math était soudainement très intéressant. Froissé aussi, à cause de la collision avec l'oreiller. Micah réajusta ses lunettes de travers sur son nez, et passa ses mains dessus pour essayer de lisser tant bien que mal. « Tiens ! Ferme tes yeux, ou tourne la tête pendant que je m’habille. »

Et puis quoi encore ? Il ne voulait pas non plus qu'il lui amène un paravent ? Il ne pouvait pas se changer dans la bon dieu de salle de bain, comme tout le monde ?

C'était aussi SA chambre ! Et Micah avait le droit de regarder ce qui se passait dans sa chambre ! De toute façon, il voyait des garçons nus tout le temps, dans les vestiaires. C'était exactement la même chose ! Sauf que pour une raison obscure, ce n'était absolument pas la même chose.

Il dégaina son portable, enclencha l'appareil photo et cadra en direction de Sebastian. Pas pour prendre une photo, parce que d'une manière générale, Micah préférait ne pas immortaliser les moments de déchéances qui rythmaient sa vie, mais peut-être qu'il pouvait jeter un coup d'œil à Sebastian par pur esprit de contradiction. En dézoomant au maximum. C'était comme de le voir de très loin, il n'y aurait rien à voir – NON ! Dézoomer ! Pas zoomer ! Dézoomer ! Oh mon dieu ! C'était ses fesses ! Les fesses de Sebastian ! En très gros plan. En très très gros plan. Annuler ! Annuler ! Clic ! Comment ça CLIC ?

Toute la pièce fut éclairée d'un très bref, très visible flash.

Non ! Non ! Un univers de non ! Micah était blême. Pâle comme un linge. Il venait de prendre en photo les fesses de Sebastian. Par quel miracle désastreux ses doigts avaient accomplit l'exact opposé de ce qu'il voulait faire ? En plus, il n'y avait pas moyen que Sebastian n'ai rien grillé avec cette sérénade de lumière ! Micah balança son téléphone sous l'oreiller comme si c'était une bombe à retardement, et se retourna tout aussi vite pour épier la réaction de Sebastian. Dieu merci, il était habillé cette fois. « Ce serait une atteinte à la pudeur de dormir torse nu ? Parce que j’ai pas l’habitude de dormir avec plus que ça. » Micah déglutit. Son cœur lui battait littéralement dans les tempes. Il ne savait pas à quel moment il était venu se loger là, mais s'il pouvait redescendre... Et nope. Pas moyen que Sebastian, son torse et ses fesses – non pas ses fesses – dorment dénudés à côté de lui. Il ouvrit la bouche pour donner son avis. « Si ça te plait pas, il reste la baignoire. » le devança Sebastian parce qu'il était acerbe en plus d'être arrogant.

Micah ne répondit pas. Vexé d'une part, que Sebastian se foute ouvertement de sa gueule ainsi que de son avis, et soulagé parce que hé, il n'avait rien grillé au drame de la photo !

Indifférent aux clairons de victoire qui trompétaient joyeusement dans la tête de Micah, Sebastian vint s'affaler sur le lit à ses côtés. On aurait dit un mannequin en train de poser pour des sous-vêtements, avec sa grâce athlétique et sa pose parfaite. La seule fois où Micah avait essayé de poser comme ça, sa mère était rentrée dans sa chambre pour récupérer son linge et lui avait demandé s'il avait une crampe...

« Ça t’embête tant que ça de passer la nuit avec moi ? » demanda Sebastian en tapant dans ses bonbons durement récoltés avec Sam à Halloween. Micah ne releva ni l'un, ni l'autre. Les bonbons parce qu'il était un garçon généreux, et que personne, même Sebastian, ne méritait d'être privé de sucre. Et la réflexion parce que hello ? Sebastian qui lui demande son avis ? D'ici trois secondes maximum, il répondrait lui même à sa popre question avec une petite pique sarcastique de son cru.

L'adolescent se contenta donc de récupérer son portable sous l'oreiller. Conscient qu'il disposait quand même d'un éventuel élément de chantage en or (il n'y avait que Sebastian pour ne pas comprendre la différence d'impact dans toute l'école entre ''nu dans les vestiaire'' et ''nu dans une chambre avec Micah''), il envoya son cliché à Crash, accompagné de la mention : « Pose pas de question. Garde juste ça dans un coin. »

Crash allait hurler en voyant ça, mais il était un vrai meilleur ami et si Micah lui disait de garder la photo, il la garderait. Règle numéro 1 de l'apprenti maître chanteur : toujours avoir une copie.

Micah releva la tête, satisfait de son coup et se rendit compte que Sebastian le dévisageait. Comme s'il était l'être le plus impoli de la planète, ou qu'il attendait quelque chose de lui. Micah papillonna des yeux, incrédule. « Quoi ? » Et se souvint qu'il lui avait posé une question. « Attends. Pas de ''Si ça te plait pas tu peux dormir dehors ?'' Tu me demande vraiment mon avis ? »

Et bin ça c'était nouveau. Et pas désagréable. Micah en resta comme deux ronds de flan. Finalement, il retira ses lunettes, les déposa sur la table de chevet avec ses devoirs et pivota sur ses fesses pour toiser Sebastian.

« Je t'ai entendu demander au coach ce que je foutais dans l'équipe de natation. » avoua t-il un peu déconfit, parce qu'il avait capté cette conversation bien malgré lui et que pour une fois, il s'en serait bien passé. « Et je sais bien que ça t'emmerde que je sois là, alors essaie pas de me faire passer pour le méchant qui veut pas dormir avec toi. » Il y avait un mélange de reproche et de regret dans sa voix. Mais surtout du reproche, et plus d'aplomb. Parce que c'était une chose que Sebastian ne l'aime pas, mais qu'il le prenne pour un imbécile au point d'essayer de lui faire croire l'inverse, c'était définitivement hors limites. « Tu sais Perfect Boy, si tu m'emmerde pas, j'irais pas égratigner l'image de type parfait que tu t'efforces de servir à tout le lycée. Mais juste pour ton information, j'avais aucune envie de faire partie de l'équipe. J'en ai juste besoin si je veux avoir une chance de décrocher une bourse pour l'année prochaine. Tout le monde est pas né avec une cuillère d'argent dans la bouche. »

Il s'allongea là-dessus, toujours enroulé dans la couette, ses prunelles ambrées rivées dans celles de Sebastian, parce qu'il avait un regard captivant, et que ça les empêchaient d'aller trainer sur le reste de son corps. « Et si tu te demande pourquoi je vais pas faire des longueurs avec toi, c'est parce que je peux pas. J'ai essayé, mais j'y arrive pas. » expliqua t-il sans mentionner son asthme. C'était plus simple si Sebastian s'imaginait qu'il avait juste peur de l'eau, ou qu'il ne savait pas nager. En plus, il avait vraiment essayé. Micah détestait être handicapé par sa maladie. Encore plus quand il devait rejoindre une équipe et qu'il ne pouvait pas participer à l'actuel sport de l'équipe. Ça craignait, parce qu'il savait bien que la moitié du groupe allait le mépriser juste pour ça.

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MessageSujet: Re: You're still the one pool where I'd happily drown   Lun 19 Aoû - 19:57




Micah & Sebastian


J’attendais. Un mot. Une phrase. Un battement de cils. N’importe quoi aurait pu faire l’affaire. Mais je n’avais droit à rien. Micah semblait plus intéressé par son téléphone que par mes inquiétudes. Je savais bien que j’aurais dû arrêter de faire des efforts. Dès que je faisais un pas vers lui, il m’ignorait. Ça m’apprendra à m’intéresser à lui et son bien-être. Pour autant, je voulais quand même avoir une réaction. J’ignorais en quoi ce silence pouvait l’aider. Il n’avait qu’à me dire clairement qu’il ne voulait pas voir ma tête toute la nuit, et j’aurais trouvé un coin ailleurs où dormir. Ou j’aurais demandé à échanger ma place avec quelqu’un. Je n’avais pas forcément envie de donner satisfaction à quelqu’un qui me détestait sans aucune raison, mais je sentais que ça affecterait ma nuit aussi. Alors autant nous satisfaire tous les deux, et partir. Mais pour ça j’avais besoin d’une réponse de sa part. Soit il me confirmait que je devais partir. Soit il me disait être capable de se montrer courtois pour les heures avenir. Alors j’attendais en le fixant. Peut-être que le poids de mon regard sur lui le ferait réagir. « Quoi ? » Ah enfin, il se souvenait de ma présence. « Attends. Pas de ''Si ça te plait pas tu peux dormir dehors ?'' Tu me demande vraiment mon avis ? » Je fermais les yeux automatiquement, inspirant longuement. Il cherchait la merde. Il cherchait la merde, et il risquait de vite la trouver. Micah devrait apprendre à reconnaitre les bonnes des mauvaises intentions de quelqu’un. Parce que ma question, aussi pacifique soit-elle, pourrait vite se retourner contre lui s’il continuait à me parler ainsi. « Pardon de vouloir nous accommoder tous les deux. Si tu le prends comme ça à chaque fois qu’on essaye de te rendre service, rappelle moi de plus recommencer. » remarquais-je finalement, une pointe de déception dans la voix.

Je ne comprenais pas d’où venait une telle attitude de sa part. J’avais écrasé son chat sans le savoir ? Je lui avais volé la dernière part de flan au lycée ? « Je t'ai entendu demander au coach ce que je foutais dans l'équipe de natation. » s’expliqua-t-il après avoir enlevé ses lunettes et s’être plus correctement mis sur le lit. C’était donc ça. Je haussais les sourcils, choqué par une telle révélation. « Et je sais bien que ça t'emmerde que je sois là, alors essaie pas de me faire passer pour le méchant qui veut pas dormir avec toi. » Ma mâchoire tomba. Mais où est-ce qu’il était allé chercher ça ? Comment n’avait-il pas réalisé que j’étais simplement intéressé d’en savoir plus sur lui ? C’était lui que ça avait l’air de déranger d’être là. Pas juste ce soir, mais , dans l’équipe. Bien évidemment que j’avais voulu en savoir plus. Parce que j’étais ahuri de voir quelqu’un d’aussi peu intéressé par la natation en intégrer l’équipe. Il n’avait jamais mis le pied à l’eau, et semblait si peu enthousiaste à l’idée de la moindre compétition. Je n’allais pas rester là à le regarder sans vouloir en savoir plus. Et j’aurais dû lui dire tout ça, maintenant. Sauf que la seule chose qui sortit de ma bouche à ce moment-là fut un large : « Tu te fous de moi ? » J’en avais vraiment l’impression. Micah n’était pas idiot, mais il était en train d’agir comme tel. Il était en train de mal interpréter tout ce que j’avais pu dire. Au coach, comme à lui ce soir. Et j’étais juste abasourdi.

« Tu sais Perfect Boy, si tu m'emmerdes pas, j'irais pas égratigner l'image de type parfait que tu t'efforces de servir à tout le lycée. Mais juste pour ton information, j'avais aucune envie de faire partie de l'équipe. J'en ai juste besoin si je veux avoir une chance de décrocher une bourse pour l'année prochaine. Tout le monde est pas né avec une cuillère d'argent dans la bouche. » Il avait pas osé. Non, il ne m’avait pas dit ça. Pas lui. Pas sans savoir la moindre chose de moi. Pas sans s’être regardé dans une glace avant. Je restais immobile un moment, le laissant s’enrouler dans sa (notre) couette. Son regard n’avait pas quitté le mien, et il pouvait certainement y voir la rage grandir. Avant que j’ai le temps de lui répondre, il reprit, cette fois ci plus calmement. « Et si tu te demandes pourquoi je vais pas faire des longueurs avec toi, c'est parce que je peux pas. J'ai essayé, mais j'y arrive pas. » Oubliant pendant un instant ses précédentes paroles, je lâchais un curieux : « Pourquoi – pourquoi t’y arrives pas ? ». Mais à peine les mots étaient-ils sortis de ma bouche que je retrouvais mes esprits, et ma promesse de ne plus m’intéresser à lui. Je ne lui laissais donc pas le temps de réagir, et reprenais : « Tu sais quoi ? Me réponds pas. Parce que jusqu’à maintenant, les seules fois où j’ai osé m’intéresser à ta vie, à tes raisons d’être là, t’en as juste profité pour tout mal interpréter. » J’attrapais un caramel entre nous, et il lançait sur le front. Je n’y avais mis aucune force, cherchant simplement à attirer son attention. « J’ai jamais cherché à t’emmerder. J’ai juste été curieux de savoir pourquoi quelqu’un qui a l’air d’avoir une sainte horreur de l’eau voulait intégrer notre équipe. J’y tiens à ce sport et à ces gens, alors même si tes raisons sont très nobles, je suis en droit d’attendre un minimum d’enthousiasme de ta part. Surtout qu’on est forcé de se côtoyer souvent. J’ai pas envie de te voir ronchonner d’être là quand moi je viens faire quelque chose qui me plait. » Je lui relançais à nouveau un caramel dessus, cette fois ci plus fortement, mais sur son torse. « Et je suis peut-être né avec une cuillère en argent dans la bouche comme tu dis si bien, mais moi je suis pas un connard qui gueule dès que quelqu’un s’intéresse un minimum à lui. Utilise pas ta situation pour justifier ton comportement auprès de moi. Il y a pas de bonne raison d'agir comme ça. Alors ne pense pas que je vais m’amuser à t’emmerder alors je suis la seule personne à toujours avoir essayé d’apprendre à te connaitre. Si t’as envie de rester dans l’équipe sans parler à personne, sans jamais mettre un pied dans la piscine, soit. Mais viens pas me faire chier par-dessus. » Je me levais du lit, et retournais à ma valise, cherchant un t-shirt à me mettre sur le dos.

« J’ai bien compris que t’en avais rien à faire de moi, alors pardon d’avoir essayé d’être sympa avec toi. Tu m’y reprendras plus. » J’enfilais le t-shirt que j’avais fini par trouver. « Je vais chercher un autre endroit où dormir. » annonçais-je dépité, attrapant mon sac dans une main et m’avançant lentement jusqu’à la porte de notre chambre. Enfin, de sa chambre maintenant. Je posais ma main libre sur la poignée, prêt à ouvrir pour enfin sortir de cette ambiance lourde et pesante qui s’était installée ici. Je n’arrivais pas à croire qu’on en était arrivé là. J’avais été ravi de sortir de Town Square, au moins pour deux jours. Et même si je n’avais pas été excessivement transporté par l'idée de partager une chambre avec Micah, j’avais osé espérer que ça pourrait peut-être arranger les choses entre nous. Que j’avais été naïf.

Avant de finalement sortir, une pensée se rappela à moi. Je laissais alors tomber mon sac à terre, et me tournais pour à nouveau faire face au garçon. « Je comprends pas ce que tu fais là. On ne pouvait pas être le seul endroit où tu pouvais aller. Même si c’était le cas, pourquoi tu ne cherches pas à apprécier un minimum ce que tu fais ? Ça serait bien plus agréable pour toi comme pour nous. Je sais pas ce qui t’en empêche. Si tu sais pas nager, j’aurais pu t’apprendre. Ou  si t’as juste pas la forme physique pour faire autant que nous, tu pourrais au moins… faire des petites longueurs, à ton rythme. J’aurais pu t’aider pour ça aussi. » Je soupirais longuement, baissant le regard à terre. « J’ai l’impression que tu m’as immédiatement vu comme un enfoiré, et que ça t’a empêché de voir la main que je te tendais pour t’aider. Et ça m’tue. Parce que je suis pas un enfoiré. » Du moins, je n’avais jamais eu l’impression de l’être. J’essayais juste de faire des choses qui me plaisaient. Et je ne m’amusais jamais à emmerder les gens gratuitement. Je pouvais les taquiner, et c’était sûrement ce que Micah avait mal interprété. Mais je n’étais pas le monstre qu’il semblait croire que j’étais.

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MessageSujet: Re: You're still the one pool where I'd happily drown   Mer 21 Aoû - 19:02




Sebastian & Micah


Micah était médusé. Il avait cherché une réponse. Il avait vraiment cherché une réponse à offrir à Sebastian ! Il avait hésité à lui parler de son asthme, parce que Sebastian avait demandé pourquoi et que c'était stupide, mais Micah venait se rendre compte qu'il n'avait jamais parlé avec lui.

Et juste comme ça, Sebastian l'avait interrompu avant qu'il ai le temps de formuler une réponse. Encore. Sec et visiblement hors de lui. « – Parce que jusqu’à maintenant, les seules fois où j’ai osé m’intéresser à ta vie, à tes raisons d’être là, t’en as juste profité pour tout mal interpréter. »

Bouche bée, Micah tressaillit et cligna des yeux par réflexe lorsqu'un bonbon non-identifié lui percuta le front. « Hey ! » glapit t-il en gesticulant dans la couette pour cacher son visage derrière ses bras.

« J’ai jamais cherché à t’emmerder. » enchaina Sebastian, totalement indifférent à ses protestations. « J’ai juste été curieux de savoir pourquoi quelqu’un qui a l’air d’avoir une sainte horreur de l’eau voulait intégrer notre équipe. J’y tiens à ce sport et à ces gens, alors même si tes raisons sont très nobles, je suis en droit d’attendre un minimum d’enthousiasme de ta part. Surtout qu’on est forcé de se côtoyer souvent. J’ai pas envie de te voir ronchonner d’être là quand moi je viens faire quelque chose qui me plait. » Nouveau lancé de bonbon façon missile sol-air. Micah se recroquevilla, résistant à l'envie soudaine de ramper sous le lit pour se cacher le temps que la tempête passe.

Il n'avait rien vu venir. Il ne comprenait pas pourquoi Sebastian n'était pas venu le voir lui-même s'il était si curieux. Pourquoi il avait fallu attendre qu'ils soient coincés dans une chambre et que Micah lance les hostilités pour qu'il se décide à lui déballer tout ce qu'il avait sur la conscience. Il n'avait pas pensé à mal ! Il était juste... mal à l'aise et condamné à partager le lit d'un type qui n'avait pas l'air (et okay, il s'était trompé) de le porter dans son cœur. Un type qui lui plaisait. Parce que Micah avait un genre. C'était affreux et cliché, mais il avait un truc pour les sportifs inaccessibles idolâtrés par tout le lycée. Ou pour l'un d'eux en tout cas. Et sérieusement, il n'avait pas besoin d'un béguin à sens unique pour lui empoisonner la vie.

« Et je suis peut-être né avec une cuillère en argent dans la bouche comme tu dis si bien, mais moi je suis pas un connard qui gueule dès que quelqu’un s’intéresse un minimum à lui. Utilise pas ta situation pour justifier ton comportement auprès de moi. Il y a pas de bonne raison d'agir comme ça. Alors ne pense pas que je vais m’amuser à t’emmerder alors je suis la seule personne à toujours avoir essayé d’apprendre à te connaitre. Si t’as envie de rester dans l’équipe sans parler à personne, sans jamais mettre un pied dans la piscine, soit. Mais viens pas me faire chier par-dessus. »

Interdit, Micah l'observa se lever et fourrager dans son sac. Il se redressa à son tour, lentement, ses doigts crispés autour de la couette dans une protection futile contre l'incompréhension et la culpabilité qui l'envahissaient. « J’ai bien compris que t’en avais rien à faire de moi, alors pardon d’avoir essayé d’être sympa avec toi. Tu m’y reprendras plus. » Quoi ? Quoi ? Non ! « Je vais chercher un autre endroit où dormir. »

Le jeune homme ouvrit la bouche, puis se ravisa. Sebastian s'en allait. Il prenait la fuite, comme si Micah était une plaie qui vivait pour l'emmerder – et actuellement, fair play. Alors l'adolescent le scrutait sans oser bouger ou même prendre la parole. Est-ce que Sebastian allait se mettre encore plus en colère s'il lui barrait le chemin ? Micah avait l'habitude de déclencher des réactions variées chez ses interlocuteurs, des regards qui tuent, aux levés de sourcils. Ça ne l'empêchait pas de continuer. Il avait de la suite dans les idées et il était coriace. Pas cette fois. Pas quand les reproches de Sebastian le jetaient à terre plus violemment qu'une gifle.

« Je comprends pas ce que tu fais là. » Micah redressa la tête et plissa les yeux sans comprendre. Le peu d'assurance qui lui restait s'écroulait artistiquement alors que Sebastian s'expliquait. Il voulait l'aider. Il lui aurait apprit à nager. Il ne se moquait même pas de lui ! Et Micah se sentait ridicule et puérile. Et – d'une manière totalement stupide, heureux aussi.

« Attends ! » s'écria t-il en sautant debout sur ses jambes. L'adolescent lâcha sa couette et rejoignit Sebastian contre la porte, main sur la poignée pour l'empêcher de sortir. « J'ai eu tort. Okay – je t'ai catalogué et j'aurais pas dû, mais tu crois que c'est si simple ? » aboya t-il avec la hargne d'un animal blessé. Il se mesura à son regard sans ciller, un instant, puis baissa les yeux. Sa voix se fit basse, décontenancée.  « Tout le monde est pas comme toi. » Un type bien. « Et je m'en fous de ce que les autres pensent. Mais t'as autre chose à faire que t'occuper de moi, et j'suis cool avec ça. » Micah releva le visage, et – mon dieu, il était ridiculement proche de Sebastian. « Tu sais Sebastian... » Il avait dit son nom lentement, comme s'il le goutait sur sa langue aussi sûrement qu'il goutait son souffle effleurant son visage. C'était la première fois qu'il l'utilisait. « Je me sers pas de ma situation, j'suis assez grand pour encaisser que je ferais jamais vraiment parti de l'équipe sans m'effondrer ou mourir de jalousie. » Un petit sourire désinvolte ourla finement ses lèvres, immédiatement remplacé par une moue coupable. « Excuse moi. Je me suis comporté comme un connard – pour ma défense, j'aurais pas pensé autant de mal de toi, si t'étais un peu plus porté sur la communication avec moi. » Micah égara son regard sur la bouche de Sebastian. Il relâcha la poignée, et glissa ses doigts le long de son bras. « Et je serais moins sur mes gardes si t'étais moins sexy. »

Oh mon dieu. A quel moment Micah avait déniché assez d'aplomb pour faire... Qu'est-ce qu'il était en train de faire ? Il flirtait ? Micah Blake Summers, excité par les confrontations hostiles et les embuscades contre une porte. Génial.

Il se mordit la lèvre et captura la main de Sebastian dans la sienne, avant de reculer d'un pas, parce que hmm – il n'était pas tellement à l'aise non plus après la volée de gravier qu'il venait de se prendre en pleine figure. « T'en vas pas, steuplait. Enfin tu peux partir si t'y tiens vraiment, mais j'te promets de plus t'appeler Perfect Boy. Et je peux te laisser un côté du lit si t'as une préférence. Et la couette. Toute la couette ! Ou j'peux te donner mes bonbons ! » Il essayait variment de l'acheter avec des bonbons ? Micah étouffa un rire, et recula encore un peu pour l'entrainer avec lui loin de la porte, en reprenant de plus belle. « Je t'amènerai le petit déjeuner au lit demain matin si tu veux ! Et tu peux dormir torse nu ! Mais juste torse nu. J'ai pas envie que ma première expérience avec un autre garçon nu soit un truc affreusement frustrant qui tuera ma libido à tout jamais. »

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MessageSujet: Re: You're still the one pool where I'd happily drown   Mer 21 Aoû - 22:48




Micah & Sebastian


J’attrapais à nouveau mon sac, prêt à sortir de cette chambre maintenant que j’avais dit tout ce que j’avais sur le cœur. Mais j’avais à peine le temps de récolter mes affaires que Micah avait bondi près de moi, m’empêchant d’atteindre la poignée de la porte. « Attends ! » Je levais le regard vers lui, curieux d’entendre ce qu’il avait bien à me dire après tout ça. « J'ai eu tort. Okay – je t'ai catalogué et j'aurais pu dû, mais tu crois que c'est si simple ? » Je restais silencieux, réfléchissant une seconde à la possibilité d’enlever sa main de la porte pour partir de là. Mais je lui laissais une chance de s’expliquer. Il m’avait laissé parler, c’était la moindre des choses que je le fasse à mon tour. Je me laissais donc légèrement tomber contre la porte, reposant mon sac à terre. Et j’attendais. « Tout le monde est pas comme toi. » reprit-il, provoquant un haussement de sourcils de ma part. Comme moi ? J’étais quoi ? « Et je m'en fous de ce que les autres pensent. Mais t'as autre chose à faire que t'occuper de moi, et j'suis cool avec ça. » Nos regards se croisèrent alors qu’il relevait son visage vers moi. « Mais j’en avais envie. » remarquais-je d’une petite voix. Peut-être même que j’en avais encore envie, mais ça dépendait de lui.

« Tu sais Sebastian... » Un léger sourire se glissa sur mon visage. C’était probablement la première fois qu’il m’appelait par mon prénom. Et c’était rafraichissant. Il sonnait bien sur ses lèvres. Je n’étais pas contre qu’il le répète. Souvent même. « Je me sers pas de ma situation, j'suis assez grand pour encaisser que je ferais jamais vraiment parti de l'équipe sans m'effondrer ou mourir de jalousie. » Ce n’était pas vraiment ce que je voulais entendre. Ou, pas ce dont j’avais besoin. J’acquiesçais d’un léger signe de tête, montrant que je l’avais écouté… mais que j’étais toujours aussi décidé à sortir. Je lançais alors un regard furtif vers la poignée, espérant surement que ça lui ferait dire ce que j’attendais. « Excuse moi. Je me suis comporté comme un connard – » Ah, voilà quelque chose qui retenait mon attention. « – pour ma défense, j'aurais pas pensé autant de mal de toi, si t'étais un peu plus porté sur la communication avec moi. » Evidemment, ça restait ma faute. Pardon d’avoir voulu faire mon enquête auprès de quelqu’un d’objectif plutôt qu’auprès du garçon qui avait l’être de détester être là.

Je commençais à avoir le sentiment que quoi qu’on se dise, Micah et moi ne nous comprendrions jamais. Et c’était assez triste. Parce que je voulais bien faire des efforts, mais pas en vain. Je ne voulais pas faire un pas vers lui pour qu’à nouveau il  cherche des excuses pour mal interpréter mes intentions. Alors je ne savais pas si je voulais rester, même après ça. Ce serait peut-être plus simple de prendre nos distances, d’éviter toute… friction. Je me redressais alors, me rapprochant malgré moi de Micah qui enlevait sa main de la poignée. J’avais cru qu’il avait compris, qu’il me laissait enfin partir. Mais au lieu de s’éloigner comme j’aurais pu m’y attendre, il déposa ses doigts sur mes bras, le caressant quelque peu. « Et je serais moins sur mes gardes si t'étais moins sexy. » J’écarquillais les yeux en l’attendant prononcé ces mots. Sexy ? Moi ? Enfin si, moi. Mais. Il me trouvait sexy ? Quand est-ce qu’on était passé du « te déshabille pas devant moi » au « je serais moins sur mes gardes si t’étais moins sexy » ? « Euh. Je. J’ai pas fait exprès. » Oh oui Sebastian, très bonne réaction. Mais qu’est-ce que j’étais censé dire à ça ? Je devais le remercier au nom de mes parents parce que c’était grâce à eux que je ressemblais à ça ? Je devais lui dire que lui aussi était sexy ? Est-ce qu’au moins je le trouvais sexy ?  En toute objectivité il était charmant. Quand on oubliait son caractère de cochon, j’imagine qu’on pouvait lui trouver certains atouts. Il était… grand. Enfin, autant que moi. Il était… svelte. Tout en semblant cacher une certaine musculature sous tous ces vêtements. Et… Et là n’était pas la question ! Je n’étais pas là pour penser au potentiel sexy de Micah. J’étais là pour… Pourquoi ? Où j’étais ? Qui j’étais ?

Une main s’empara de la mienne, me sortant immédiatement de mes pensées. Et j’avançais. Et Micah reculait. Ah, c’était sa main, et il me tirait avec lui loin de la porte. Malin. « T'en vas pas, steuplait. » Mon dieu,  il était adorable. « Enfin tu peux partir si t'y tiens vraiment, mais j'te promets de plus t'appeler Perfect Boy. Et je peux te laisser un côté du lit si t'as une préférence. Et la couette. Toute la couette ! Ou j'peux te donner mes bonbons ! » Un léger rire s’échappa de ma gorge. Il voulait vraiment se racheter. Et j’adorais ça. Parce que pour la première fois depuis que j’avais rencontré Micah, il semblait intéressé par moi, par ma présence. C’était tout ce que j’avais toujours désiré avec lui. « Je t'amènerai le petit déjeuner au lit demain matin si tu veux ! Et tu peux dormir torse nu ! Mais juste torse nu. J'ai pas envie que ma première expérience avec un autre garçon nu soit un truc affreusement frustrant qui tuera ma libido à tout jamais. » Je riais à nouveau, baissant le visage pour cacher cette joie soudaine. C’était difficile d’assumer que Micah arrivait avec une telle facilité à me faire passer de l’énervement le plus profond à la gaieté la plus intense. Je restais un moment ainsi, me repassant en tête toutes ses propositions. Je ne relevais le visage que pour lui répondre : « Je crois que la seule chose que j’ai vraiment besoin que tu fasses… c’est continuer de m’appeler Sebastian. » Je m’avançais quelque peu contre lui, lâchant sa main pour porter la mienne sur son torse. « J’aime beaucoup la façon dont sonne mon nom sur tes lèvres. » Je lui lançais un petit sourire provocateur, le faisant reculer de par ma main sur lui. Il rencontra très vite le lit, notre lit, et tomba dessus, atterrissant dans les restes de bonbons. Je grimpais alors rapidement sur le jeune homme, m’asseyant sur ses cuisses à la califourchon. « Il y a autre chose que j’aimerais te demander. » J’attrapais un bonbon près de nous, et le mettais aussitôt en bouche. « Quand on retournera au lycée, à la piscine… Viens dans l’eau avec moi. » Je me laissais tomber en avant, bras tendu, une main plaquée de chaque côté de son visage. « J’ai pas de raison à ça. J’ai juste – j’ai juste toujours eu envie que tu nages avec moi. Je crois que je me suis même promis d’un jour te convaincre de piquer une tête. » Je plongeais mon regard dans le sien, nos visages à quelques centimètres l’un de l’autre. « T’es d’accord ? » Je lui lançais un petit sourire plein d’espoir, le genre auquel j’espérais qu’il ne pourrait rien refuser.

Mais avant qu’il ne puisse répondre, je me laissais retomber sur le côté, roulant pour me retrouver couché à côté du garçon, face tournée vers lui. Je calais mon bras derrière ma tête pour me surélevé, et posais mon regard sur Micah. « T’es pas obligé de répondre tout de suite. Tu peux même me faire la surprise et débarquer en maillot de bain dans la piscine la semaine prochaine. J’aime pas les surprises normalement, mais là… je peux faire une exception. » Je descendais mon regard jusqu’à son torse, me berçant avec la vision de sa respiration. C’était reposant. Paisible. Hypnotisant. Je glissais alors ma main sur l’adolescent, juste au niveau de son cœur, sans trop savoir pourquoi. « Ça – ça te déran – Je peux ? » demandais-je, quelque peu ailleurs. « Et je peux – je peux garder mes vêtements. Pour dormir je veux dire. Je veux pas – je veux que tu te sentes à l’aise. » Mon regard était resté figé sur ma main sur son torse, mais je le remontais d’un coup jusqu’à son visage, espérant y voir… quelque chose. « Tu l’es ? À l’aise ? » Je me dandinais quelque peu pour me rapprocher de son corps. « T’as plus envie de dormir dans la baignoire ? » demandais-je avec humour, retrouvant peu à peu mes esprits. Très étrangement, Micah avait le pouvoir de complètement me faire perdre la tête. Et c'était complètement déroutant.

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MessageSujet: Re: You're still the one pool where I'd happily drown   Ven 23 Aoû - 23:59




Sebastian & Micah


Micah trépignait dans l'attente d'une réaction. Sebastian avait la tête baissée, mais il était sûr de l'avoir vu sourire ! Peut-être qu'il était encore un peu en colère, et qu'il lui faisait payer ? Soit ! Micah encaissait sa punition avec dignité. De toute façon, il tenait sa main en otage.

« Je crois que la seule chose que j’ai vraiment besoin que tu fasses… c’est continuer de m’appeler Sebastian. » C'est tout ? Et pourquoi est-ce qu'il retirait sa main ? Pour la poser sur son torse. O – okay. « J’aime beaucoup la façon dont sonne mon nom sur tes lèvres. » Oh mon dieu. Ce n'était définitivement pas un combo action-réponse censé sortir de la bouche d'un garçon parfaitement hétérosexuel et non intéressé, à un autre garçon qui venait de lui avouer combien il le trouvait sexy.

Micah tomba sur le lit avant même de se rendre compte que Sebastian le repoussait exprès dans ce but. Et avant qu'il ai le temps de faire quoi que ce soit, ce dernier s'élança sur ses cuisses.

Sebastian. Sur ses cuisses.

« Il y a autre chose que j’aimerais te demander. » « Huh ? » Ce n'était sans doute pas ce qu'il voulait dire mais c'était un son. Ce qui représentait un exploit en soi. Et Attendez ! Où était ses mains ? Trop tard, Sebastian reprenait. « Quand on retournera au lycée, à la piscine… Viens dans l’eau avec moi. »

Il – il était obligé de lui grimper dessus pour lui demander un truc pareil ? Non parce que Micah n'était pas vraiment regardant sur les détails du genre espace personnel, mais Sebastian était sur lui. Or il le trouvait le trouvait sexy, il avait dix-sept ans et il n'avait aucun contrôle sur les réactions de son corps à un frottage imprévu avec un autre homme. Ou avec n'importe quelle surface, étant donné son absence totale de vie sexuelle qui jugeait bon de se rappeler quotidiennement à lui.

« T’es d’accord ? » Micah était presque sûr que Sebastian avait dit autre chose entre temps. Mais quoi ? Aucune idée. Sebastian était sur lui ! Il le tenait prisonnier entre ses bras et son corps, intrusif et odieusement excitant. Son kidnappeur dû prendre son absence de réponse pour une hésitation car il se laissa rouler sur le côté et ajouta. « T’es pas obligé de répondre tout de suite. Tu peux même me faire la surprise et débarquer en maillot de bain dans la piscine la semaine prochaine. J’aime pas les surprises normalement, mais là… je peux faire une exception. » Bien ! Parce que Micah était un plein redémarrage système. Honnêtement, il aurait été ravi de réfléchir à la question, si son sang ne prenait pas le chemin opposé à son cerveau.

Il inspira lentement, pour se calmer et parce qu'il avait chaud. Bon sang, il avait les joues tellement rouges qu'elles devaient faire des mini étincelles. Et il pouvait sentir le regard de Sebastian posé sur lui, alors qu'il tentait désespérément de reprendre ses esprits. Micah se sentait totalement pris de court et désarçonné. Il n'avait jamais vu que Perfect Boy, le sportif un tantinet hypocrite qui faisait semblant d'aimer tout le monde. Sebastian... Sebastian était imprévisible et – mystérieux. Carnassier aussi. Il avait ce sourire sûr de lui, que l'adolescent n'avait jamais vu avant ce soir. Jamais vu adressé à quelqu'un d'autre...

Sebastian déposa sa main sur son torse et Micah aurait pu bondir surplace tant son corps était encore parcouru de frissons totalement inattendus. Mais le contact était étrangement tendre. Rassurant. L'adolescent se tourna sur le côté pour faire face à Sebastian et secoua doucement la tête en réponse à sa question. Non, ça ne le dérangeait pas. « Et je peux – je peux garder mes vêtements. Pour dormir je veux dire. Je veux pas – je veux que tu te sentes à l’aise. » Il se sentait – bien. Pas vraiment à l'aise, parce que son cœur palpitait de toutes ses forces sous la paume de Sebastian et c'était affreusement gênant. Est-ce qu'il le sentait ? « Tu l’es ? À l’aise ? T’as plus envie de dormir dans la baignoire ? »

Micah eut un petit rire malicieux et... peut-être un peu nerveux aussi, parce que Sebastian était tout proche de lui maintenant. « Je veux pas dormir dans la baignoire. » confia t-il en portant sa main sur la sienne. Il la retira de son torse et se faufila sous le bras de Sebastian. Ce qui... n'était pas une bonne idée. Ou peut-être que si. Fifty fifty, Micah n'était pas sûr. Il était tout contre Sebastian, face à face, pour la deuxième fois en quelques minutes. Et il n'avait aucune idée de ce qu'il faisait. Seulement que son cœur était en pleine samba et qu'il était dans un lit (d'accord, dessus) avec un garçon sexy qui s'inquiétait de son bien être. Est-ce qu'il avait la moindre idée de par quoi passait le bien être de Micah là tout de suite ?

« Mais c'est pas parce que j'ai dis que t'étais sexy que ça te donne le droit de me sauter dessus pour me proposer d'aller me baigner avec toi. » glissa t-il dans le tout petit, ridicule, espace entre leurs lèvres. Ses doigts se resserrèrent sur le t-shirt de Sebastian. Et qui leur avait donné la permission de faire ça ? « Sauf si t'as pas peur des conséquences. » Joueur, l'adolescent récupéra le contrôle de l'une de ses mains. Il fit remonter lentement ses doigts le long du cou de Sebastian, sur sa mâchoire. Il la caressa précautionneusement comme il la découvrait sous ses phalanges.

Ses grand yeux ambrés suivaient la progression de ses doigts, comme quelqu'un qui touche quelque chose de rare. Micah captura sa lèvre inférieure entre ses dents, il délogea ses pupilles de leur découverte pour les remonter dans celles de Sebastian. « Dis moi que je peux t'embrasser. » Ce n'était pas vraiment une demande. Il y avait trop d'urgence et de désir chargé dans sa voix pour que ça ai seulement l'air d'une demande. « On peut juste regarder un truc à la télé si tu veux. J'suis quasi sûr que la vieille télé pourrie dans le coin de la chambre fonctionne. Mais j'ai juste – vraiment envie de t'embrasser. » Oh mon dieu, pourquoi ça lui si semblait si rapide ? Sebastian allait croire que Micah draguait tout ce qui lui passait sous le nez ! Il n'était pas une trainée ! « Je – j'ai... » commença l'adolescent un peu paniqué en retirant sa main du visage de Sebastian. Il baissa le nez complètement déconfit, et confia d'une petite voix honteuse. « J'ai jamais embrassé personne. »

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MessageSujet: Re: You're still the one pool where I'd happily drown   Dim 25 Aoû - 3:24




Micah & Sebastian


J’avais envie de faire glisser ma main le long du torse de Micah pour rejoindre son visage. Je voulais caresser ses joues rosies, ses lèvres entrouvertes probablement malgré lui, ses paupières pour sentir ses longs cils sous mes doigts. Mais j’étais bien là, bercé par sa respiration quelque peu rapide. J’étais si proche, et en même temps si loin de lui. « Je veux pas dormir dans la baignoire. » répondit-il finalement, à mon plus grand soulagement. Sa main se faufila contre la mienne, et j’avais cru un instant qu’il voulait simplement me maintenir là. Mais je m’étais largement trompé, car très vite le jeune homme se retrouvait sous mon bras, face à moi, et tellement tellement près. Je callais ma main dans son dos, caressant du bout des doigts sa colonne vertébrale, le maintenant contre moi. « J’ai pas envie que tu y dormes non plus. » remarquais-je après un moment, à voix basse. Je voulais le garder à mes côtés toute la nuit. Sentir sa chaleur, son souffle contre ma peau, ses mains sur ma peau. Les idées commençaient à germer dans ma tête. Encore plus maintenant que je sentais sa main s’agripper à mes vêtements.

« Mais c'est pas parce que j'ai dit que t'étais sexy que ça te donne le droit de me sauter dessus pour me proposer d'aller me baigner avec toi. » Il était si proche que j’avais pu sentir son souffle sur mes lèvres. C’était tellement tentant de réduire ce si minuscule espace entre nous. Je n’avais que quelques centimètres à faire pour ça. C’était dérisoire. Et tellement tentant. Tellement, tellement tentant. « Sauf si t'as pas peur des conséquences. » continua-t-il en glissant sa main jusqu’à mon visage. Ses phalanges commencèrent par caresser mon cou, puis ma mâchoire. Micah semblait bien plus intéressé par celle-ci, car son regard ne semblait pas résigner à la quitter. Le mien préférait rester figé sur ses lèvres. « J’ai pas peur. » murmurais-je alors que je croisais son regard qui remontait. J’avais peur de beaucoup de choses, mais pas de ça. Comment avoir peur de quelque chose dont j’avais tant envie ?

Son regard plongé dans le mien, ses doigts ancrés sur mon visage, j’avais cru rêver lorsque j’entendis Micah prononcer ces mots. « Dis moi que je peux t'embrasser. » Mon corps avait loupé un battement, et pour pallier à ce manque, commençait à palpiter comme jamais. J’avais envie de lui hurler qu’il pouvait. Qu’il avait même toujours pu si j’étais parfaitement franc avec moi-même. Mais il ne m’en laissa pas le temps. « On peut juste regarder un truc à la télé si tu veux. J'suis quasi sûr que la vieille télé pourrie dans le coin de la chambre fonctionne. Mais j'ai juste – vraiment envie de t'embrasser. » Un léger sourire apparut au coin de mes lèvres. Alors c’était ça mes options ? Regarder la télévision, ou l’embrasser ? Est-ce qu’il avait vraiment besoin de me demander ça ? « Micah… » murmurais-je, la voix suave et… timide. Contrairement à ce qu’on pouvait penser, je n’étais pas la plus à l’aise des personnes sur ce domaine. Je n’avais jamais recherché de contact amoureux ou intime avec quiconque. Et même si j’avais toujours été à l’aise avec mes préférences, sachant pertinemment que le sexe de la personne en face n’importait pas, ça ne voulait pas dire que tout ça ne m’intimidait pas. J’avais envie d’embrasser Micah. Oh que j’en avais  envie. Mais… « Je – j'ai... » reprit-il, timide lui aussi, voire paniqué. Je pinçais mes lèvres, anxieux de le voir retirer sa main de ma mâchoire. Il avait changé d’avis ?

« J'ai jamais embrassé personne. » me confia-t-il enfin, mettant fin à mes craintes. Un sourire soulagé et plein d’espoir prit la place de l’inquiétude sur mon visage. « Moi – moi non plus. » avouais-je avec une aisance que je ne reconnaissais pas. Je dépliais le bras sous ma tête, et menais ma main jusqu’au menton de Micah, le caressant d’un léger revers de pouce avant de le forcer à relever quelque peu le visage pour mieux me faire face. « Tu – tu veux… Tu veux que je sois ton premier baiser ? » demandais-je, une pointe d’inquiétude dans la voix. J’ignorais l’importance que tout ça pouvait avoir pour lui, et j’avais besoin d’être sûr de ce qu’il voulait. Je n’aurais jamais supporté qu’il regrette de me donner cette petite part de lui. « J’ai très envie que tu sois le mien. » avouais-je de mon côté, si ça pouvait lui être d’un quelconque réconfort. J’avais assez entendu parler des escapades de mes camarades masculins dans l’équipe pour savoir que j’étais le seul homme à se soucier de tels détails. Qui d’autre était vraiment intéressé par l’identité de la première personne qu’il avait ou allait embrasser ? Mais était-ce vraiment si ridicule de penser à mon futur, et à la fierté que j’aurais de raconter à mes enfants que la première personne que j’avais embrassé importait pour moi ? J’ignorais où tout ça allait nous mener avec Micah, si ce serait plus qu’un premier baiser, mais je savais que je serais fier de citer son nom dans quelques années. Fier de dire que ce garçon importait pour moi, même si je ne savais pas trop pourquoi. Alors ça ne faisait aucun doute, je voulais réduire cet espace entre nous. Alors j’attendais le moindre signe approbateur de sa part, et j’avançais.

Je me déplaçais lentement, maintenant toujours son visage de ma main, mes yeux rivés dans les siens. Je rencontrais son nez que je frôlais tendrement avec le mien, nous offrant un premier contact affectueux. Mais ses lèvres étaient désormais toutes proches. Si proches. Alors après un large sourire, le signe le plus fragrant que j’avais envie de ça, j’effaçais tout espace entre nous et déposais délicatement mes lèvres sur les siennes. C’était un baiser tendre et parfait. Alors je recommençais. Encore, et encore. Ma main s’était déplacée sur sa joue contre le lit, et nos corps se rapprochaient automatiquement lorsque j’intensifiais nos baisers. Je venais lécher timidement sa lèvre inférieure, comme pour demander la permission de plus. Permission que je recevais aussitôt alors que sa bouche s’entrouvrait, me donnant l’accès que je quémandais. Je gémissais de surprise et de plaisir au contact de sa langue contre la mienne. C’était nouveau, et déjà tellement addictif. Je ne savais pas quand m’arrêter. Je ne savais même pas si j’en avais envie. Probablement pas. Mais ma respiration devenait haletante, et celle de Micah aussi. Après un moment d’une longue parfaitement indéterminée, je reculais mon visage, non sans déposer de nouveaux petits baisers sur ses lèvres. Je frottais à nouveau mon nez contre le sien, et venais reposer ma tête sur les draps, un sourire béat plaqué sur le visage.

Ma main s’aventura jusqu’à ses lèvres et je laissais mon pouce glisser contre celles-ci. « C’était parfait. » confiais-je à voix basse, émerveillé par la beauté de ce moment. J’avais entendu dire que les premiers baisers étaient souvent ratés, maladroits, peu agréables. Mais ça avait été tout le contraire. C’était tendre, instinctif, tout ce dont j’avais pu rêver. Et j’espérais que ça avait été pareil pour Micah. « Et tellement mieux que si on avait regardé la télé. » blaguais-je en alternant mon regard entre les yeux de Micah et ses lèvres, comme pour demander l’autorisation de retourner l’embrasser. C’était à nouveau de très simples baisers, comme pour vérifier que l’euphorie de la nouveauté ne m’avait pas troublé l’esprit. Non, c’était tout aussi bien, et j’aurais probablement pu continuer à l’embrasser pendant des heures durant.

Toc toc toc.

J’aurais pu si l’univers ne se mettait pas en travers de mon chemin. Je grognais à l’idée de devoir me lever pour ouvrir la porte, mais me résignai tout de même à le faire, n’oubliant pas au passage de déposer un baiser sur le bout du nez de Micah. J’allais ouvrir, laissant apparaitre sur le palier notre coach. « Comment ça se passe là-dedans ? Comment va ma star ? Comment se sent notre héros de demain ? » demanda-t-il en posa sa main sur mon épaule, la broyant au passage. « Tout va bien. » répondais-je après avoir lancé un petit regard en direct de Micah. « Tout va très bien. » Un large sourire prit place sur les lèvres de l’adulte. « Voilà quelque chose que j’aime entendre ! » s’écria-t-il en attrapant cette fois-ci mes deux épaules un court moment. Son regard se dirigea vers mon compagnon de chambre, et il le pointa du doigt. « Micah ! Prends bien soin de lui ! J’ai besoin qu’il soit en pleine forme demain. Alors pas de télévision jusqu’à trop tard, et s’il te demande un massage des pieds… Tu lui donnes un massage des pieds ! Bien compris ? » Nous n’avions pas le temps de répondre. « Parfait ! » Il disparut presque aussitôt, et je refermais lentement la porte derrière lui. Cet homme était fou.

La porte refermée, je me retournais vers Micah. Le voir ainsi sur le lit me rappelait la scène qui s’était déroulée quelques minutes plus tôt, et je ne pus m’empêcher de sourire. Je m’avançais alors à nouveau près du lit, et grimpais dessus, m’agenouillant près du garçon. Je reposais ma main sur son torse, cette fois ci pour le caresser tendrement. « Je me faufilerais bien sous le draps en mettant un film. » proposais-je simplement. « J’aurais bien proposé de continuer de t’embrasser pendant des heures, mais j’ai déjà l’intention de faire ça toute la nuit. » Autant varier les plaisirs. Et l’idée de se câliner sous les draps en regardant un film était très alléchante.

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MessageSujet: Re: You're still the one pool where I'd happily drown   Mer 28 Aoû - 19:48




Sebastian & Micah


Comment ça lui non plus ? Sebastian-star-du-lycée-Petterson n'avait jamais embrassé personne ? Micah n'en croyait pas ses oreilles. Intrigué, et mis en confiance par cet aveu, il laissa les doigts logés sous son menton lui relever le visage. « Tu – tu veux… Tu veux que je sois ton premier baiser ? » C'était une vraie question. Hésitante et inquiète. A des millénaires du Sebastian qui l'avait plaqué sur le lit sans l'ombre d'une hésitation.

Micah n'avait pas pensé à la connotation romantique d'un premier baiser. En fait, il n'avait pas pensé du tout. Il avait juste... envie d'embrasser Sebastian, ici et maintenant. C'était un désir nouveau, intense et spontané. Ton premier baiser, répéta une petite voix dans sa tête. Et c'était bien. Idéal. Il ne voulait le partager avec nul autre que Sebastian. « J’ai très envie que tu sois le mien. »

Lui ? Micah n'avait encore pas bien assimilé l'information. De tout le lycée, c'était sur lui que Sebastian jetait son dévolu ? « J'ai envie d'être le tien. » murmura t-il, flatté et heureux, alors que leurs nez se frôlaient en une infime caresse. « Et que tu sois le mien. »

Sebastian effleura doucement ses lèvres. L'effleurement se transforma en pression, chaude et douce. Micah décida qu'il aimait la sensation, et essaya d'imiter ce que faisait Sebastian, happant les lèvres pressées contre les siennes. Il faillit se reculer en sentant la langue de Sebastian frôler sa lèvre pour la première fois, mais la main glissé sur sa joue le retint. Sa bouche s'entrouvrit alors, naturellement, sous la caresse et Micah s'agrippa à la nuque de son... son quoi ? Peu importait pour le moment. Micah avait besoin d'un point d'ancrage au milieu du flot de sensations nouvelles qui l'assaillaient. Sebastian avait un goût sucré de bonbon et de quelque chose d'autre... d'indicible. D'unique. Sebastian était unique. Et Micah n'avait jamais rien gouté de meilleur dans toute sa vie.

Beaucoup trop tôt à son goût, Sebastian écarta son visage pour mettre fin à leur échange. Micah poussa un petit gémissement de protestation. Il resserra ses doigts autour sa nuque, le gardant à lui pour lui voler encore quelques baiser.

« C’était – » « Génial ! » s'exclama Micah en capturant son pouce entre ses dents. Il y pressa ses lèvres avec un petit sourire joueur.  « – parfait. » Hm, c'était bien aussi ! « Et tellement mieux que si on avait regardé la télé. » « Te moque pas de ma proposition télé ! » protesta l'adolescent en lui collant une tape sur l'épaule. « J'suis un vrai gentleman, j'te laissais une échappatoire ! » Il lui adressa sa plus belle moue boudeuse, et  gigota surplace pour se coller un tout petit plus contre lui en miaulant comme un bébé chat. « J'en veux encore. » Au cas où Sebastian se poserait la question, Micah esquissa un demi sourire entendu, et précisa. « Des bisous. »

Loin de se faire prier, Sebastian s'empara de ses lèvres à nouveau. Micah poussa un gémissement de contentement pur. Il ne savait même pas qu'embrasser quelqu'un pouvait rendre si heureux ! Peut-être que ça lui faisait cet effet parce que c'était Sebastian ?

Toc toc toc.

Micah sursauta. Il s'accrocha à Sebastian par reflexe. Et pas parce qu'il avait eu peur. Nope. Le jeune homme avait d'autres préoccupations. « On pourrait faire comme si y avait personne. » couinait il, collé-serré contre son partenaire de baisers. Pour toute réponse, il reçu un baiser sur le nez, et Sebastian se leva du lit. Raté.

Micah poussa un soupire interminable. Il s'étendit sur le lit, parce que le matelas était chaud sur la place que Sebastian venait de quitter, et que c'était anormalement agréable de fourrer son nez dans cette partie des draps.

« Comment ça se passe là-dedans ? Comment va ma star ? Comment se sent notre héros de demain ? » entendit-il claironner quelque part derrière lui. Micah roula des yeux, et se contenta d'inspirer profondément. « Tout va bien. » A moitié intéressé par la conversation, l'adolescent roula sur le côté histoire de donner une signe de vie. Il capta le regard de Sebastian sur lui, et fit un coucou de la main au coach. « Tout va très bien. »  S'il s'écoutait, Micah aurait bondit du lit pour aller l'embrasser, tant il lui faisait plaisir avec ses sous-entendus et ses regards en coin.

Au lieu de ça, le coach remarque finalement Micah. « Micah ! Prends bien soin de lui ! J’ai besoin qu’il soit en pleine forme demain. Alors pas de télévision jusqu’à trop tard, et s’il te demande un massage des pieds… Tu lui donnes un massage des pieds ! Bien compris ? » Bin voyons. Maintenant, Micah comprenait pourquoi ils les avait collé dans la même chambre. Le champion et sa bonniche personnelle. Génial.

Micah lui lança un regard assassin. Reçu par la porte. Que Sebastian venait de refermer. Il ne pouvait même pas lui envoyer son regard noir, parce que Sebastian lui souriait et que Micah avait envie de se tortiller sous sa main pour réclamer des caresses. « Je me faufilerais bien sous le draps en mettant un film. J’aurais bien proposé de continuer de t’embrasser pendant des heures, mais j’ai déjà l’intention de faire ça toute la nuit. »

« Oublie pas de dormir Champion ! Tu dois gagner demain, pour le bien de mon dossier scolaire ! » Micah se redressa comme un ressort à genoux sur le matelas, et lui vola un chaste baiser sur les lèvres. « Je vais me faufiler sous la douche. » expliqua t-il en lui offrant un sourire affectueux. « T'as qu'à allumer la télé pendant ce temps là. »

A contrecœur, Micah s'extirpa du lit pour de bon, et fila dans la salle de bain. Il prit une douche rapide, et s'enroula aussi vite que possible dans une serviette. Sa brosse à dent était restée dans son sac avec le reste de ses affaires. Pour sa défense, il était trop occupé par son nouveau statut de flirt de la star du lycée – et par son envie de retrouver ses bras très rapidement – pour se préoccuper d'un détail tel que  son pyjama ! Qu'à cela ne tienne, après un emprunt de sa brosse à dent, le jeune homme passa la tête à travers la porte de la salle de bain. « Te moque pas. » prévint-il en sortant seulement vêtu de sa serviette. « J'suis perturbé par ton sex appeal et j'ai oublié mes affaires. Je t'ai pas du tout fait un reproche que j'applique pas à moi-même. » mentit-il honteusement. Il dénicha son pantalon de pyjama et... lança sa serviette à Sebastian déjà installé sous les draps. « Me mate pas, j'suis un garçon pudique ! » avertit -il en enfilant son pyjama.

Il attrapa au passage le sweat de Sebastian. « Dis, je peux te le piquer pour dormir ? » demanda t-il en grimpant sur le lit avec sa prise. « Je pensais pas qu'il existait un bled dans le monde où il faisait encore plus froid qu'à Town Square, et j'ai pas vraiment prévu le coup. » Il appuya sa demande d'un baiser, perché à quatre pattes au dessus de Sebastian. Tout son corps frémit au contact et à cause des gouttelettes fraîches qui serpentaient encore sur la peau chaude de son dos. Les lèvres de Sebastian étaient encore rougies et humides, et Micah voulait explorer la texture de sa bouche toute la nuit. Alors il l'embrassait, avec un mélange d'inexpérience et de passion, comme s'il n'arrivait pas bien à se maitriser. Ses mains capturèrent le visage de son partenaire et il laissa son bassin redescendre pour s'asseoir sur ses cuisses.

« Si on était dans un film, tu serais un gladiateur, et moi la catin que notre maître-coach t'offre avant ton grand combat demain dans l'arène. » susurra t-il, en lui mordillant les lèvres par jeu.

Un cri strident déchira tout à coup l'élan sensuel du jeune homme. Si Micah était cardiaque il serait mort dans la seconde. A la place, il tressaillit si violemment, et si près du visage du Sebastian que son nez entra en collision avec l'œil de ce dernier. « Oh mon dieu ! » cria t-il, complètement ratatiné entre Sebastian et la tête du lit.

Mais qu'est ce que c'était que ce bordel ?

La télévision. Une femme était en train de se faire sauvagement assassiner à la télévision. Micah cligna des yeux. Il ne s'était même pas rendu compte qu'il venait d'éborgner Sebastian, et s'accrochait à lui tous ongles dehors en essayant tant bien que mal de retrouver un rythme cardiaque humain.

« C'est tellement glamour un film d'horreur. » nota Micah avec une pointe de sarcasme amusée, dès qu'il fut capable d'aligner deux mots. « Merci de nous offrir le fond sonore le plus romantique de tous les temps. »

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MessageSujet: Re: You're still the one pool where I'd happily drown   Ven 30 Aoû - 1:11




Micah & Sebastian


« Oublie pas de dormir Champion ! Tu dois gagner demain, pour le bien de mon dossier scolaire ! » Heureusement que je commençais à reconnaitre le sarcasme dans la voix de Micah. Quelques minutes plus tôt j’aurais certainement pu prendre ses phrases au sérieux et menacer (à nouveau) de quitter cette chambre. Mais cette fois, je préférais en rire et répondre au baiser que le garçon déposait sur mes lèvres après s’être redressé. « Je vais me faufiler sous la douche. » m’expliqua-t-il, souriant. « T'as qu'à allumer la télé pendant ce temps là. » J’acquiesçais par un léger signe de tête et un « D’accord. » avant de le laisser s’échapper dans la salle de bain.

J’avais fixé la porte où j’avais vu disparaitre Micah pendant de très longues minutes. Ou peut-être seulement quelques secondes, mais ça m’avait paru durer une éternité. J’étais déjà affecté par son absence. Je voulais le voir très vite ressortir de là, si possible peu habillé, des gouttelettes d’eau dégoulinant sur son corps. Si je me laissais emporter par mes fantasmes, j’irais même jusqu’à vouloir lécher la trace que laissait derrière elle chaque des gouttes sur lui. Mais pour l’instant, j’évitais de penser à tout ça. Et j’évitais surtout de penser à Micah sous la douche. C’était probablement un peu tôt pour ça. Il m’avait déjà été difficile de ne pas lui proposer de lui tenir compagnie. Mais là, ça aurait définitivement été trop tôt. Alors je me faufilais sous les draps de notre (notre !) lit, et allumais la télévision pour focaliser mon esprit sur quelque chose de neutre. C’était bien le neutre.

Soap opéra, non. Documentaire animalier, encore moins. Film érotique, très mauvaise idée. Film d’horreur, ah. Soudainement très inspiré par l’idée de regarder un film d’horreur blotti contre Micah, je restais sur cette chaine. Je plissais des yeux lors de quelques scènes, mais le tout semblait raisonnablement visionnable. Ni lui ni moi ne devrions faire de cauchemar cette nuit. J’avais l’occasion de regarder le film que quelques courtes minutes avant que la porte de la salle de bain s’entre-ouvre pour laisser apparaitre la tête de Micah. « Te moque pas. » dit-il en sortant de la pièce, vêtu d’une simple serviette. Les rôles étaient soudainement inversés, et je comprenais mieux ce qu’il avait ressenti plus tôt. Quoique je n’avais rien contre cette vision. Ça ne faisait que confirmer ma volonté de voir le garçon nager avec moi. Il pouvait trainer autour de moi humide et peu vêtu autant qu’il le désirait. « J'suis perturbé par ton sex appeal et j'ai oublié mes affaires. Je t'ai pas du tout fait un reproche que j'applique pas à moi-même. » Sans lâcher son corps du regard, je répondais amusé : « J’allais pas te faire le même reproche en tout cas. J’adore que tu te promènes à moitié nu devant moi. ». Est-ce qu’une telle remarque était déplacée alors que nous avions à peine eu notre premier baiser quelques minutes plus tôt ? Probablement. Mais ça ne pouvait pas moins m’importer. Ce soir, j’assumais pleinement mes désirs pour le jeune homme.

Micah dénicha un bas de pyjama, et j’avais à peine le temps de me rincer l’œil que sa serviette enlevée atterrissait sur mon visage. « Me mate pas, j'suis un garçon pudique ! » avait-il dit lors de mon aveuglement. Le temps que je retire la serviette de mes yeux, le garçon avait presque fini d’enfiler son pyjama. J’avais vu à peine quelques centimètres de peau, mais c’était bien assez pour me donner envie d’en voir plus. Beaucoup plus. « Dis, je peux te le piquer pour dormir ? » Il désigna en même temps l’un de mes sweats qui trainait par là. J’allais lui répondre lorsque le garçon grimpa sur le lit, me faisant presque oublier sa question. « Je pensais pas qu'il existait un bled dans le monde où il faisait encore plus froid qu'à Town Square, et j'ai pas vraiment prévu le coup. » reprit-il avant un baiser. Je prolongeais celui-ci, et laissais avec plaisir Micah s’installa sur mes cuisses. Je le laissais prendre possession de mes lèvres tandis que je glissais mes deux mains dans son dos humide. J’essuyais chaque goutte que je rencontrais d’un léger passage de main, et en profitais pour rapprocher son corps près du mien.

« Si on était dans un film, tu serais un gladiateur, et moi la catin que notre maître-coach t'offre avant ton grand combat demain l'arène. » murmura-t-il contre mes lèvres entre quelques baisers joueurs. Je riais doucement devant cette remarque… assez représentative de la situation. Je n’oserai jamais considérer Micah comme une catin, mais c’était probablement ainsi que le coach le voyait. Ou plutôt comme un serviteur à mes soins. J’allais réagir à tout ça lorsqu’un cri nous assourdit et que je recevais quelque chose dans l’œil. « Oh mon dieu ! »« Aïe ! » hurlait-on en cœur. J’avais continué de tenir Micah contre moi par reflexe, et portais ma main libre sur mon œil blessé. Le garçon avait manqué de peu la tête du lit, et je l’aidais à se redresser sur mes cuisses. Un œil fermé, je le regardais tourner son regard sur la télévision derrière lui. « C'est tellement glamour un film d'horreur. Merci de nous offrir le fond sonore le plus romantique de tous les temps. » commenta-t-il alors que je clignais intensément des yeux pour essayer de retrouver les capacités totales de mon œil. « Hey ! Critique pas, ça semblait être une bonne idée à l’époque. » lâchais-je aussitôt avant de chercher de mon regard trouble le sweat que Micah avait lâché en plein hurlement. Je l’attrapais, et lui tendais afin qu’il l’enfile. « Tiens, enfile le avant que je décide de te priver de mes vêtements pour m’avoir éborgné. »

Je le laissais enfiler mon pull, non sans quitter son corps du regard. Une fois complètement vêtu, j’attrapais délicatement son visage dans mes mains pour l’embarquer dans un tendre baiser. « Pardonne-moi. Je pensais qu’un film d’horreur serait une bonne excuse pour que tu te faufiles sous les draps et te colle à moi par peur. » reprenais-je posément, caressant gentiment son visage. « Enfin, maintenant que tu es prévenu… On pourrait quand même faire ça. Si tu veux. » proposais-je en me pinçant les lèvres. J’attendais un quelconque signe d’approbation avant d’empoigner un coin de la couverture pour la tirer et l’inviter à passer en dessous. Je regrettais l’instant où l’adolescent quittait mes cuisses, mais me réjouissais de le sentir se coller à moi aussitôt sous les draps. J’enroulais mon bras autour de lui, hésitant un instant à la position la plus adéquate pour regarder le film tout en ayant accès à ses lèvres. Tout ça était très nouveau pour moi, et j’appréhendais de faire une bêtise ou n’importe quoi de gênant. Pour l’instant, tout semblait aller, et je profitais de ma chance. Micah contre moi, je retrouvais le chemin de sa bouche pour l’embrasser parce que c’était désormais mon activité préférée. Ses lèvres étaient si douces, tellement parfaites contre les miennes. J’étais dépendant de son parfum sur le bout de ma langue et ne pouvais plus vivre sans sentir la chaleur de sa peau sous mes doigts. C’est pourquoi j’oubliais le film quelques instants, bien trop occupé par mon compagnon, savourant tout ce qu’il pouvait m’offrir. Je l’embrassais comme si c’était la chose la plus précieuse dans ma vie, et caressais tendrement le plat de sa main que j’avais pris dans la mienne. « Tu sais… » commençais-je contre son visage. « Même si j’adore te voir dans mes vêtements. » Plus que je n’oserais l’assumer. « Tu aurais pu me demander pour que je te tienne chaud. J’ai entendu dire qu’il n’y avait rien de tel que la chaleur d’un autre corps contre le sien pour ne pas avoir froid. » expliquais-je entre quelques baisers.

Ma main quitta sa paume pour rejoindre son bas ventre. Je glissais mes doigts sous le tissu de mon sweat, juste à peine pour sentir sa peau et lui laisser toute la marge de manœuvre pour m’empêcher d’aller plus loin. « J’arrive pas – je comprends pas pourquoi on a pas fait ça plus tôt. » lançais-je, passionné par mes baisers incessants, mais tout de même perturbé par ma propre réflexion. C’était si bon. Pourquoi et comment on avait pu se retenir si longtemps de s’embrasser et de se toucher comme ça ? « Mais peu importe, j’ai bien l’intention de rattraper tout ce temps perdu. Ce soir, et même après. » C’était certainement ma manière de lui dire que j’en voulais plus. Pas plus, tout de suite. Mais plus… après. Une fois de retour à Town Square, je ne voulais pas oublier cette soirée. Enfin, j’en oublierais volonté le début, mais pas ce moment. Je ne voulais pas que tout ça reste dans cette chambre d’hôtel. « Dis-moi que t'en as envie aussi. S’il te plait… » gémissais-je presque en prolongeant un baiser passionné.

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MessageSujet: Re: You're still the one pool where I'd happily drown   Dim 8 Sep - 20:11




Sebastian & Micah


« Tiens, enfile le avant que je décide de te priver de mes vêtements pour m’avoir éborgné. »

Éborgné ? Comment ça éborgné ? La bouche de Micah se figea dans un « oh » de compréhension tardive. C'était donc ça qu'il avait senti contre son nez ?

Sans se faire prier, et avant que Sebastian ne mette sa menace à exécution, le jeune homme enfila son sweat. Rapidement, parce qu'il sentait le regard de Sebastian épier chacun de ses mouvements. Micah n'était pas vraiment habitué à être scruté comme ça. C'était troublant et agréable à la fois. Et gênant aussi, parce que ses joues rosissaient significativement, comme si il était une jeune vierge effarouchée. Ce qu'il était. A moitié. Jeune et vierge. Mais pas effarouché.

Ça tombait bien, parce qu'à peine habillé, Sebastian s'appropriait déjà son visage et ses lèvres. Surprit, mais définitivement pas farouche, Micah se détendit sous le baiser. Ses muscles se seraient totalement relaxés de sa presque crise cardiaque si ça n'avait pas été si court. Micah retint le gémissement quémandeur qui lui nouait la gorge. « Pardonne-moi. Je pensais qu’un film d’horreur serait une bonne excuse pour que tu te faufiles sous les draps et te colle à moi par peur. » Il étouffa un rire. « Je me suis déjà vengé sur ton œil. T'es tout pardonné. » susurra t-il, complice. « Enfin, maintenant que tu es prévenu… On pourrait quand même faire ça. Si tu veux. »

« C'est un truc de fille. » bouda faussement Micah en observant Sebastian relever un coin de drap en invitation. « Pas le truc du film, parce que c'était mon idée et c'était une super idée. Mais avoir peur devant un film d'horreur ? C'est un truc de fille. Et okay – j'suis pas comme toi, à faire des compétitions et tout ça, mais je suis totalement viril ! J'ai pas peur ! Bon – ptêtre bien que j'ai eu peur, mais c'était l'effet de surprise ! » Il s'interrompit, bouche ouverte. La referma, fronça les sourcils, et se faufila sous les draps sans un mot de plus.

« Je te conseille de te taire. » prévint-il en se pelotonnant le plus confortablement possible tout contre Sebastian. Comme si c'était normal de le menacer en le câlinant en même temps. « J'ai vraiment envie de me coller à toi. » Il se cala contre le bras de Sebastian enroulé autour de lui et glissa une main sur son torse. Juste assez près du col pour tirer dessus et se hisser à hauteur de son visage. Micah planta ses yeux ambrés dans ceux clairs de Sebastian. « Et si je sursaute, ça sera parce que je fais semblant d'avoir peur. »

Il attendit, deux secondes, pour s'assurer que le message était bien passé, et retourna avec plaisir explorer sa bouche de la sienne. Parce qu'il n'arrivait pas bien à se maitriser d'une manière générale, mais que c'était encore pire quand les lèvres de Sebastian étaient impliquées. Et ça aurait du l'inquiéter d'une certaine manière parce qu'il n'avait aucune idée de ce qu'il faisait, et que ce genre de rapprochement ne l'aidait vraiment pas à enterrer son béguin à sens unique. Sauf que hmm... ça n'avait plus vraiment l'air à sens unique ?

« Tu sais… » commença Sebastian, et le cœur de Micah se mit à battre trop fort. Il n'avait pas parlé à voix haute au moins ? « Même si j’adore te voir dans mes vêtements. » L'adolescent ravala le petit sourire qui menaçait de lui dévorer le visage et attendit patiemment la suite. « Tu aurais pu me demander pour que je te tienne chaud. J’ai entendu dire qu’il n’y avait rien de tel que la chaleur d’un autre corps contre le sien pour ne pas avoir froid. »

« Mhh... je vois. » murmura Micah, son échine parcourue de frissons incontrôlables. « Tu veux qu'on fasse des câlins de survie nus l'un contre l'autre ? »

Sebastian effleura sa peau de ses doigts, et Micah tressaillit en réponse. Son souffle bloqué dans sa gorge, l'adolescent agrippa sa main dans la chaleur de son cou. Il leva les yeux dans ceux de Sebastian, ses lèvres entrouvertes, perdu, pris de court par son propre désir. « J’arrive pas – j » « Quoi ? » haleta Micah dans la chaleur de sa bouche, son corps se cambrant malgré lui sous les doigts de Sebastian contre sa peau échauffée par leur échange. « je comprends pas pourquoi on a pas fait ça plus tôt. » « Disons que c'est de ta faute. » souffla Micah de manière totalement arbitraire, un petit rictus au creux des lèvres. Parce qu'il n'avait vraiment pas de meilleure idée et qu'il était tout disposé à pardonner à Sebastian de ne pas lui avoir sauté dessus dès qu'il l'avait croisé dans les couloirs de l'école. Il se pressa un peu plus contre lui, et glissa ses mains sous son t-shirt pour le distraire, explorant la sensation des muscles sous la peau, se gorgeant du goût de ses lèvres, de son odeur. « Et que j'te pardonne, et qu'on s'en fiche. »

« Mais peu importe, j’ai bien l’intention de rattraper tout ce temps perdu. Ce soir, et même après. » Et Micah ne pouvait pas cessé d'embrasser Sebastian, et de se tordre sous ses caresses. Il le désirait. Maintenant. Il voulait s'abandonner à lui, se perdre dans cette sensation toute neuve et intime. Sauf que Sebastian reprit. « Dis-moi que t'en as envie aussi. S’il te plait… »

Cette fois Micah entreprit un processus d'analyse de chaque mot. Ce qui était plus long que d'habitude parce que son cerveau et ses lèvres et ses mains, avaient apparemment un mal fou à se partager le centre des commandes. Mais Sebastian avait presque l'air anxieux, et Micah n'aimait pas voir cette expression sur ses traits. Alors il nicha son visage entre son épaule et son cou, et embrassa la peau juste là où le pouls de Sebastian battait aussi vite que le sien.

« J'ai envie de... » commença t-il, puis se ravisa. Il avait la sensation que lui dire qu'il avait envie de lui n'allait pas arranger grand chose à la question. Il fallait juste qu'il reformule la question dans sa tête. « Ce soir et même après » avait dit Sebastian. Ce qui expliquait tout. Sauf que ça n'expliquait rien ! Sans rire. Même si Micah accusait un manque circulation sanguine flagrant, Sebastian n'aurait pas pu être plus vague que ça, même s'il avait fait exprès.

Est-ce qu'il avait fait exprès ?

Micah se mordit la lèvre, et retira à contrecœur, ses mains de sous le t-shirt de Sebastian, pour se préparer mentalement à une conversation gênante. Gênante, et pas entrecoupée de bisous.

« Est-ce que par rattraper le temps perdu, tu parles de hmm – de faire des trucs sexuels ? » demanda t-il d'une petite voix coupable en reculant son visage pour le regarder. « Parce que je sais pas si j'ai envie de dire non à cette partie là. Mais comme, tu sais – j'avais jamais embrassé quelqu'un avant, et sans avoir l'air trop romantique, j'aurais mis quelques étapes entre les deux. » Il se tortilla, mal à l'aise et resserra la couette contre son torse. « Enfin j'adorerais continuer et puisqu'on est dans les confessions gênantes, peut-être que j'ai choisi l'équipe de natation parce que je craquais un peu pour toi. Ce qui est vraiment pas original parce que la moitié du lycée craque pour toi, et même si je te prenais pour un sale con, c'est pas incompatible. C'est pas un crime d'avoir un faible pour les sales cons inaccessibles. » Il se passa la main sur la nuque et jeta un coup d'œil discret vers la porte. Peut-être qu'il pouvait s'enfuir assez vite pour que ça ai l'air naturel ? « ...Tout ça pour dire que je comprendrais que t'ai pas vraiment envie des étapes entre le rattrapage de temps perdu, parce que le reste de l'équipe va te regarder d'un drôle d'air si tu t'affiche avec moi. Et je te traiterais pas de sale con si c'est ce que tu veux. Mais j'suis totalement sexy et je me fous de ce qu'ils peuvent dire, aloooors si la question c'était une manière totalement nulle de me demander si je veux sortir avec toi... » Micah fit une petite moue incertaine et baissa les yeux sur un point de la couette avant de murmurer timidement. « J'aime bien les fast food et le cinéma. »

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MessageSujet: Re: You're still the one pool where I'd happily drown   Dim 8 Sep - 22:40




Micah & Sebastian


La main de Micah s’était glissée sous mon t-shirt, et je découvrais rapidement que la chaleur de ses doigts sur ma peau était l’une de meilleure sensation qui soit. Pas loin derrière ses lèvres qui trouvaient sa place dans mon cou. Je ravalais un gémissement, gêné de sentir mon cœur s’emballer ainsi dans ma poitrine face à des gestes si simples. Embrasser Micah était devenu un acte naturel en à peine quelques minutes, pourtant, ça restait nouveau et tellement excitant. J’avais envie de sentir son corps contre le mien, de l’embrasser sans arrêt, mais plus encore, je voulais que ça dure. Je voulais pouvoir l’embrasser au détour d’un couloir dès qu’on serait de retour chez nous. Me balader main dans la main avec lui dans les rues de la ville. Et… le présenter à mes parents. J’aurais probablement dû avoir peur de leur réaction, mais une réaction négative de leur part ne m’effleurait même pas l’esprit. Ce n’était pas eux. Ils seraient simplement heureux pour moi. Pour nous. Et voudraient tout savoir sur Micah, quitte à ce que lui prenne peur.

« J'ai envie de... » murmura-t-il contre moi. « De… ? » J’espérais qu’il avait les mêmes envies que moi. J’avais déjà commencé à rêver de la suite, je souriais à la moindre possibilité d’avoir une vraie et belle relation avec Micah. Mais il fallait que lui aussi en ait envie. Alors j’attendais une réponse, une réaction. Mais la première que je recevais était ses mains sortant de mon t-shirt, et son corps s’éloignant quelque peu du mien. Et c’était tout sauf encourageant.

Micah recula son visage et nos regards se croisèrent. Je serrais les lèvres, anxieux mais aussi pressé de savoir ce qu’il avait à me dire. « Est-ce que par rattraper le temps perdu, tu parles de hmm – de faire des trucs sexuels ? » J’avais envie de lui hurler que « non ». Mais j’étais très choqué qu’il ait pu penser à ça directement. J’avais été si peu clair que ça ? J’avais vraiment l’air de demander du sexe là et seulement ça ? Je lâchais alors un simple « Quoi ? » incrédule alors qu’il reprenait. « Parce que je sais pas si j'ai envie de dire non à cette partie là. Mais comme, tu sais – j'avais jamais embrassé quelqu'un avant, et sans avoir l'air trop romantique, j'aurais mis quelques étapes entre les deux. » Je fronçais les sourcils, essayant de comprendre comment le cerveau de Micah fonctionnait. Il s’éloignait quelque peu, resserrant la couette contre lui comme pour se cacher. Ou se protéger. « Micah, je – » commençais-je, impatient de lui expliquer ce que j’avais voulu dire un peu plus tôt. Mais il ne m’en laissait pas le temps, et continuait. « Enfin j'adorerais continuer et puisqu'on est dans les confessions gênantes, peut-être que j'ai choisi l'équipe de natation parce que je craquais un peu pour toi. Ce qui est vraiment pas original parce que la moitié du lycée craque pour toi, et même si je te prenais pour un sale con, c'est pas incompatible. C'est pas un crime d'avoir un faible pour les sales cons inaccessibles. »

Le froncement de sourcils laissa place à un haussement de ceux-ci. J’étais surpris et amusé par un tel aveu de sa part. Je lâchais alors un léger rire, heureux et flatté de l’entendre me dire ça. L’idée que Micah puisse avoir un faible pour moi ne m’avait même pas effleuré l’esprit depuis qu’on se connaissait. Il avait l’air tellement détaché de l’équipe, là plus par obligation que par plaisir, que je n’aurais jamais osé penser que quelque chose (ou quelqu’un) l’avait véritablement attiré parmi nous. « ...Tout ça pour dire que je comprendrais que t'ai pas vraiment envie des étapes entre le rattrapage de temps perdu, parce que le reste de l'équipe va te regarder d'un drôle d'air si tu t'affiche avec moi. Et je te traiterais pas de sale con si c'est ce que tu veux. Mais j'suis totalement sexy et je me fous de ce qu'ils peuvent dire, aloooors si la question c'était une manière totalement nulle de me demander si je veux sortir avec toi... » J’essaye de faire abstraction de la partie où Micah pensait que je voulais simplement coucher avec lui et le jeter après, et attendais qu’il finisse sa phrase. « J'aime bien les fast food et le cinéma. »

Je maintenais le silence une seconde. Probablement pour le torturer et le punir d’oser penser ces choses de moi. Je le regardais alors tranquillement, son regard posé sur la couette. « Micah ? » l’appelais-je pour attirer son attention. Je menais ma main sur l’une des siennes, agrippées à la couette. Je desserrais son emprise sur le tissu, et l’attirais vers moi, caressant sa paume avec mon pouce. « C’était une manière totalement nulle de te demander de sortir avec moi. » lui expliquais-je, une pointe d’amusement dans la voix. « Je t’ai pas demandé ça parce que j’ai envie de sexe. Enfin – je, j’aimerais qu’un jour on en arrive là. Mais je suis pas prêt, et… j’ai pas envie de précipiter les choses avec toi. » Je tirais quelque peu sur sa main pour l’inciter à se rapprocher de moi. Je déposais délicatement mes lèvres sur les siennes, dans un baiser tendre, semblable à notre premier. « J’ai envie qu’on apprenne à se connaitre d’abord. Je veux te présenter à ma famille. Que tu viennes dîner chez nous. Qu’on aille… au fast food, au cinéma, où tu veux. » énumérais-je contre ses lèvres, entrecoupant mes propositions de courts baisers. « Alors, si cette fois ça peut être plus clair… » commençais-je en reculant mon visage du sien. « Micah, est-ce que tu veux sortir avec moi ? »

J’étais prêt à assumer d’avoir une relation avec le garçon. Je voulais jeter des regards noirs à quiconque voudrait redire quelque chose sur nous, et avancer fièrement à ses côtés au lycée ou ailleurs. Je savais que tout le monde n’accepterait pas, mais je ne pouvais pas moins m’en moquer. Si certaines personnes étaient dérangées par l’idée que je sois avec un homme, ou que je sois… avec quelqu’un d'autres qu'elles, il allait falloir qu’elles s’y fassent. C’était Micah que je voulais, personne d’autre. Je retrouvais alors le chemin de ses lèvres pour le prouver, embrassant le garçon avec passion après avoir lâché sa main pour porter la mienne à son visage. « Je craque complètement pour toi. » avouais-je contre ses lèvres que j’avais du mal à quitter. « Et je t’en veux presque de pas m’avoir sauté dessus plus tôt. » Je glissais une main dans le bas du dos de Micah, et le forçais à se coucher complètement sur le lit. Je venais me coller à lui, et enfouissais mon visage de son cou pour l’embrasser juste en dessous de sa mâchoire. « T’aurais jamais dû me dire que tu craquais pour moi depuis aussi longtemps. Ça me donne envie d’en savoir plus. » Je remontais mes baisers jusque sur son visage, embrassant la ligne de sa mâchoire avant de retrouver ses lèvres. « T’as jamais eu envie de m’inviter ? Ou même de me plaquer contre un mur pour m’embrasser ? Tu aimais me voir nager juste pour toi ? » demandais-je curieux de savoir comment il avait vécu ce mois à tant se côtoyer sans qu’il puisse me faire quoi que ce soit. Je savais qu’à présent, j’aurais été incapable de passer tout ce temps avec Micah sans me retenir de le toucher, de l’embrasser, ou simplement de lui sourire comme s’il était la plus belle chose qui m’était arrivée.

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MessageSujet: Re: You're still the one pool where I'd happily drown   Jeu 19 Sep - 19:27




Sebastian & Micah


Sebastian avait fait quelque chose de compliqué avec ses sourcils. Ça pouvait être bon signe, parce qu'il avait aussi émit un petit rire. Mais ça pouvait tout aussi bien être mauvais signe, parce que Micah l'avait traité de sale con deux ou trois fois. Pas directement, mais l'expérience lui avait appris que Sebastian était un garçon susceptible.

En plus de ça, il y avait une chance sur deux qu'il se soit ridiculisé en parlant de sortir ensemble. Et s'il était complètement à côté de la plaque ? Micah était souvent à côté de la plaque. Le plus innocemment et le plus gentiment du monde, il était capable de partir dans des suppositions incroyables qui mettaient tout le monde mal à l'aise. Lui le premier dans 99% des cas.

Tout à coup, le temps passa très lentement. Comme si l'univers avait décidé de s'acharner sur sa conscience torturée. Et Sebastian était son complice, parce qu'il ne disait rien, ne gratifiait pas Micah d'un petit geste. Non. Il le regardait silencieusement. Micah le sentait, même si ses propres yeux étaient cloués sur la couette. Peut-être qu'il se retenait de rire de lui ? L'adolescent pinça les lèvres, à deux doigts de l'ulcère.

« Micah ? » Ouaip ! C'était lui ! Micah leva le nez immédiatement en se retenant miraculeusement de hurler le « OUI ? » qui lui titillait les cordes vocales avec la force d'un troupeau de gnous en colère. Des doigts vinrent desserrer les siens, fermement accrochés à la couette. Le jeune homme résista – un peu, par principe. Il n'avait plus beaucoup de dignité mais il aurait bien aimé conserver le peu qui lui restait. Et être à moins de vingt centimètres de Sebastian s'il riait de lui allait vraiment décupler le potentiel ridicule de la situation. D'un autre côté, il était tellement bien contre lui. Dilemme, dilemme...

« C’était une manière totalement nulle de te demander de sortir avec moi. » Oh. Micah cligna des yeux et retint un souffle. Son cœur était en pleines montagnes russes. Et Sebastian avait l'air de s'amuser. Non, sans rire. Il souriait ! Comme si c'était drôle de faire attendre Micah et de le laisser se morfondre pendant... au moins cinq secondes ! « Je t’ai pas demandé ça parce que j’ai envie de sexe. Enfin – je, j’aimerais qu’un jour on en arrive là. Mais je suis pas prêt, et… j’ai pas envie de précipiter les choses avec toi. » Micah aurait rougit, pire, il se serait illuminé comme une luciole – mais rouge, si Sebastian ne l'avait pas embarqué dans un tendre baiser de réconciliation. Il avait toujours une légère envie de le taper, mais l'embrasser ? C'était beaucoup mieux ! Il eut un petit soupire de satisfaction tandis qu'il lui mordillait la lèvre par vengeance, et se recolla contre lui, cherchant une place dans le creux de son torse.

« J’ai envie qu’on apprenne à se connaitre d’abord. Je veux te présenter à ma famille. Que tu viennes dîner chez nous. Qu’on aille… au fast food, au cinéma, où tu veux. » Attendez là. Quoi ? L'adolescent ouvrit la bouche pour dire quelque chose, mais Sebastian le bâillonna immédiatement d'un nouveau baiser. « Alors, si cette fois ça peut être plus clair… » Micah avait les yeux ronds comme des soucoupes. Sebastian – il voulait le présenter à sa famille ! Oh mon dieu. Les montagnes russes étaient de retour. « Micah, est-ce que tu veux sortir avec moi ? »

« Oui je veux ! » Il captura le visage de Sebastian entre ses mains. Un mélange de joie et de crainte bouillonnaient dans son estomac. « On dirait que tu me demande en mariage. » gloussa t-il, de nouveau lové dans ses bras. « Je craque complètement pour toi. » confia Sebastian entre deux baisers. Micah sourit contre ses lèvres, avant d'effectuer une moue boudeuse alors qu'il reprenait. « Et je t’en veux presque de pas m’avoir sauté dessus plus tôt. »

Ah parce qu'il lui en voulait ! La star du lycée lui en voulait de ne pas lui avoir sauté dessus !

Ou alors non. Parce qu'il le renversait et le plaquait avec une aisance déconcertante contre le matelas. « Quand j'disais que le gladiateur t'allait à la perfection. » ricana le jeune homme, en retrouvant avec délice la peau cachée sous le t-shirt de Seabstian. Il rejeta la tête en arrière en sentant ses lèvres prendre d'assaut son cou. Ses doigts s'enfoncèrent dans la peau du dos de Sebastian et quelques chose qui aurait pu être un gémissement, ou un rire, s'échappa de ses lèvres entrouvertes à l'avalanche de questions qui lui tombait dessus.

« Avant d'être dans l'équipe, j'emmenais Crash vous mater dans les gradins au bord de la piscine. » confessa Micah, avant d'embrasser Sebastian encore un peu. Ça ne comptait pas tellement avant, quand Sebastian était là maintenant, et qu'il l'embrassait, qu'il le poussait contre le matelas. Et leurs jambes étaient mêlées dans un mauvais angle, mais Micah ne savait pas comment réclamer encore et plus. « Et j'osais pas t'inviter parce que – » Ses hanches remuaient contre le bassin de Sebastian. « Parce que si t'es jamais sorti avec une de ces cheerleaders parfaites qui te bavent dessus à longueur de journée, y'avait – hmm – aucune raison pour que tu me dise oui à moi. » bredouilla l'adolescent, perdu dans un brouillard de désir.

A bout de souffle, il se détacha à contrecœur de la bouche de Sebastian et tenta son plus beau regard accusateur – absolument pas crédible dans sa position, mais ça valait le coup d'essayer. « C'était à toi de faire le premier pas Spartacus. » Il fit une pause et se mordilla la lèvre, retenant un gémissement. Il avait du mal à parler. Tout ce qu'il pouvait faire, c'était agiter ses hanches dans une sorte de rythme brouillon et embrasser Sebastian. « Tu sais que – » Inspirer. Expirer. C'était la clé. Il lui vola un baiser parce qu'il était faible et que Sebastian était une sorte de drogue, lécha voracement l'intérieur de sa bouche. « Ce qu'on est en train de faire, je l'ai fantasmé des dizaines de fois. »

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MessageSujet: Re: You're still the one pool where I'd happily drown   Jeu 19 Sep - 23:29




Micah & Sebastian


« Quand j'disais que le gladiateur t'allait à la perfection. » remarqua Micah alors que je le plaquais contre le matelas, attaquant de mes lèvres son cou exposé. J’ignorais ce que je faisais, mais le creux juste en dessous de sa mâchoire m’avait attiré. J’avais envie d’y glisser ma langue, et de sentir frémir Micah sous moi. J’eus droit pour réaction à ses doigts s’aventurant sous mon t-shirt, puis dans ma peau lorsque j’intensifiais mes baisers. Ou d’en savoir plus sur ses désirs. Ma langue se déliait, et ma curiosité prenait le dessus lorsque je venais embrasser ses lèvres. « Avant d'être dans l'équipe, j'emmenais Crash vous mater dans les gradins au bord de la piscine. » m’avoua-t-il avant de reprendre possession de mes lèvres. Je fondais sous ses baisers, retenant mes gémissements. « Et tu as tellement apprécié la vue que tu as décidé de nous rejoindre. » murmurais-je contre sa bouche, légèrement amusé.

Sans que je m’en rende vraiment compte, mon bassin commença à se frotter contre Micah, recherchant une friction que je n’avais pas encore réalisé tant désirer. « Et j'osais pas t'inviter parce que – » A son tour, le garçon roula son bassin, m’arrachant un gémissement. Tout était maladroit, et ni lui ni moi n’arrivait à trouver son compte dans ce peu de contact que le corps de l’autre nous offrait. « Parce que si t'es jamais sorti avec une de ces cheerleaders parfaites qui te bavent dessus à longueur de journée, y'avait – hmm – aucune raison pour que tu me dise oui à moi. » Je mordillais sa lèvre inférieure et l’embrassais comme pour m’en excuser. J’avais du mal à gérer mes actions, et j’avais beau vouloir parler, ma langue préférait caresser celle de Micah. J’arrivais tout de même à me détacher quelque peu de l’adolescent, et murmurais contre sa joue que j’embrassais du bout des lèvres : « Peut-être que je ne suis jamais sorti avec elle parce que quelqu’un d’autre m’intéressait. ». Un autre baiser sur sa joue. « Un homme. Un homme qui sait me tenir tête. » Encore un. « Un homme qui me fait rire et me rend fou. » Je retournais à ses lèvres. « Toi. »

Je continuais de l’embrasser encore un peu jusqu’à ce que Micah se détache de moi en me lançant un regard accusateur. « C'était à toi de faire le premier pas Spartacus. » Je haussais les sourcils, amusé. C’était lui qui m’avait demandé l’autorisation de m’embrasser. Je le lui avais donné, et avant ça, j’avais surement été très clair sur mes intentions envers lui. Mais au final, c’était lui qui avait exprimé à haut voix nos intentions à tous les deux. Je rêvais de l’embrasser. Et lui aussi. Et j’ignorais si j’aurais été capable de lui demander la permission moi-même.

Micah se mordit les lèvres et changea le rythme de son bassin. C’était toujours aussi chaotique, mais tellement agréable. Il me vola un baiser avant de reprendre la parole. « Tu sais que – »« Oui ? » Il avait peut-être l’intention de me répondre plus tôt, mais je l’en empêchais en suçotant sa langue. Un nouveau coup de bassin m’arracha un gémissement, me forçant à abandonner sa bouche. « Ce qu'on est en train de faire, je l'ai fantasmé des dizaines de fois. » Sa phrase court-circuita mon cerveau. Je me redressais quelque peu, et laissais trainer mon regard sous tout le corps de Micah sous moi. « Tu – tu fantasmais de quoi exactement ? » bredouillais-je en me décollant un peu plus du garçon. Je glissais une main sur son torse et la laissais trainer le long de son corps, jusque sur son ventre. « On s’embrassait simplement ? » J’appuyais mes paroles en déposant un baiser sur son menton. « Ou quelques vêtements volaient, peut-être ? » Ma main sur son ventre vint se glisser sous mon pull qu’il s’était si facilement approprié. Je caressais son bas ventre, jouant avec l’élastique de son pyjama un peu plus bas.

« Je sais pas ce que je fais Micah. » avouais-je en continuant de parcourir sa beau exposée du bout des doigts. « Je sais pas jusqu’où je suis prêt à aller mais – » J’inspirais et expirais longuement, me donnant le temps de trouver les mots adéquats. « J’ai envie de répondre à tes fantasmes. Au moins quelques-uns. » Je plongeais mon regard dans celui du garçon, cherchant une réponse dans celui-ci. « Et j’ai envie d’apprendre à – à connaitre ton corps. A te faire plaisir. » Je me mordais la lèvre inférieure, mon cœur s’affolant dans ma poitrine. « Mais j’ai besoin que tu me guides. Et que tu me dises de quoi tu as envie surtout. » Je baissais mon regard jusqu’à ma main, observant le peu de peau que je pouvais apercevoir.

Je me redressais un peu plus, m’asseyant presque sur le lit à côté de Micah. Je laissais glisser ma main le long de son corps, quittant son bas ventre pour atterrir sur l’une de ses cuisses. Mon regard observait son corps entier, remarquant combien sa respiration était rapide. J’arrêtais mes yeux sur son entrejambe, et je pouvais voir ma main s’en rapprocher sans que j’ai souvenir d’en avoir pris la décision. « Est-ce que – Qu’est-ce que je te faisais dans tes fantasmes ? » Je ravalais difficilement ma salive, me rendant compte que j’avais oublié de le faire pendant un moment. « Tu veux… ? Est-ce que je peux te toucher ? » demandais-je, surpris d’avoir enfin trouvé les mots. Il avait dit que c’était à moi de faire le premier pas. Il était temps que j’accepte mon rôle. Et je mourrais d’envie d’apprécier les courbes de son corps, de lui donner ce qu’il réclamait tant, de… de le découvrir, tout simplement. J’avais beau vouloir prendre mon temps, ne rien brusquer, je pouvais sentir qu’il avait (au moins autant que moi) envie de profiter un maximum de cette première soirée ensemble. En attendant une réponse, ma main reposait sur le haut de sa cuisse. J'espérais un signe d'acquiescement, n'importe quoi qui me permettrait d'apprécier ce que Micah m'autoriserait à faire.

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MessageSujet: Re: You're still the one pool where I'd happily drown   Jeu 10 Oct - 21:10




Sebastian & Micah


Sebastian s'arrêta tout à coup de l'embrasser. Micah cligna des yeux alarmé, et les redressa vers le visage interrogateur au dessus de lui.

« Tu – tu fantasmais de quoi exactement ? »

L'adolescent fronça les sourcils. Est-ce qu'il avait dit une connerie ? A contrecœur, il laissa Sebastian se détacher de lui. J'ai été trop loin, pensa t-il confusément, alors que Sebastian caressait son torse, plus calmement. Comme s'il essayait de reprendre le contrôle.

« On s’embrassait simplement ? » Micah déglutit. Parce que non ils ne s'embrassaient pas simplement. Mais que l'avouer maintenant n'avait pas l'air d'une bonne idée. « Ou quelques vêtements volaient, peut-être ? » Sa main se glissa sous le sweat volé, et Micah frissonna. Se tendit. Désorienté, il résistait à l'envie de se pencher sous la caresse. Sebastian – il s'était écarté si brusquement. Et s'il ne reprenait pas le contrôle pour les refréner ? Si Micah avait juste – appuyé sur son starter ? Son sexy starter.

Sebastian prit la parole, brisant le silence et les conjectures qui fusaient dans la caboche de l'adolescent. « Je sais pas ce que je fais Micah. Je sais pas jusqu’où je suis prêt à aller mais – » Non, non ! Il n'avait pas besoin d'aller où que ce soit ! Micah ouvrit la bouche pour le rassurer, mais Sebastian le coupa. « J’ai envie de répondre à tes fantasmes. Au moins quelques-uns. Et j’ai envie d’apprendre à – à connaitre ton corps. A te faire plaisir. » Seigneur... Comment-est-ce qu'il était supposé résister à ça ? « Mais j’ai besoin que tu me guides. Et que tu me dises de quoi tu as envie surtout. »

Il s'assit là-dessus. Et c'était amusant le contraste entre ses mots et son corps qui s'éloignait résolument de Micah. Le jeune homme capta son regard rivé sur – son entrejambe. Okay. Ce n'était pas si contradictoire. Sebastian s'était juste éloigné pour avoir une meilleure vue. Pourtant, il semblant hésitant, comme si il ne savait pas quoi faire de lui.

« Est-ce que – Qu’est-ce que je te faisais dans tes fantasmes ? » Le retour de la question gênante. Micah rougit. Il se sentait si vulnérable. Si exposé. Ce qui était ridicule parce qu'il portait encore ses vêtements. « Tu veux… ? Est-ce que je peux te toucher ? »

« Tu sais, me demander mes fantasmes c'est un peu – » Il se racla la gorge, sa pomme d'Adam glissant lentement de haut en bas. « Intime comme question ? Étant donné que je sais même pas ta couleur préférée. Ce qui serait plutôt un bon début. » Qu'est-ce qu'il racontait ? Avec ça Sebastian allait croire qu'il ne voulait pas de lui. « Ou pas. » rectifia t-il à toute vitesse. « Comme on a pas vraiment commencé par là de toute façon. » Génial. Maintenant il allait penser qu'il regrettait. Bravo Micah.

Le jeune homme se redressa, et prit le visage de Sebastian entre ses mains pour l'empêcher de s'enfuir. « Sebastian écoute... » tenta t-il en inspirant son odeur. « J'en ai envie. Vraiment. J'ai vraiment envie de toi et que – tu me touches. » Il baissa les yeux, honteux d'avouer tout ça à voix haute. « Mais t'es pas obligé. J'ai dis ça comme ça et mes fantasmes en plus, ils sont... enfin... » Ses mains retombèrent lentement. Micah captura celles de Sebastian dans les siennes et joua avec ses doigts, n'osant le contempler. « T'étais encore Perfect Boy, le sale con qui m'aimait pas, et c'était – plutôt violent, toi et moi, contre les casiers après une engueulade. Et je t'aimais pas. » Est-ce qu'il était en train de lui dire qu'il l'aimait ? Oh mon dieu. Micah releva la tête et enchaîna sans reprendre son souffle. « Bien ! Je t'aimais pas bien ! Parce que je t'aime bien ! J'suis pas en train de te dire que je suis amoureux de toi, ça serait hyper gênant et tout. »

Il s'enfonçait là non ? Dans le doute, l'adolescent ferma la bouche.

Pour mieux la rouvrir au bout de dix seconde. Ce n'était pas sa faute ! Le silence le mettait à l'aise. Encore plus quand il paniquait déjà intérieurement.

« J'ai envie d'être avec mon petit-ami. Pas juste dans son lit. » murmura t-il, penaud. Son petit-ami. Le mot lui arracha un petit sourire timide. « On est un couple maintenant. » réalisa Micah. Un éclat de joie fit pétiller ses yeux. « Pas de retour en arrière. Nos nous de demain pourront pas revenir là-dessus. » Il captura les poignets de Sebastian, et noua ses mains dans son dos, les faisant glisser sous le sweat au passage.

« Je préfère le vrai toi au toi des mes fantasmes. » roucoula Micah tout près de ses lèvres. Il les embrassa pour faire bonne mesure. Longuement et profondément, jusqu'à ce que ses poumons l'obligent à reprendre son souffle. « On peut passer la nuit à s'embrasser, c'est parfait pour moi. » Il sourit avec douceur. « Et si tu veux me toucher. » A son tour il faufila ses mains sur la peau chaude de Sebastian, ses doigts agiles rampants le long de son dos. « Je te toucherai en retour, comme ça, je me vengerai si tu me fais un truc qui me plaît pas. » Conscient que Sebastian risquait de le prendre au sérieux, il enfouit son visage dans le creux de son cou, embrassa affectueusement la peau chaude à cet endroit. Puis plus près de son oreille à laquelle il susurra. « J'te fais confiance. »

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MessageSujet: Re: You're still the one pool where I'd happily drown   Dim 13 Oct - 0:28




Micah & Sebastian


« Tu sais, me demander mes fantasmes c'est un peu – » Inhabituel ? « Intime comme question ? » Oui, ça aussi. « Étant donné que je sais même pas ta couleur préférée. Ce qui serait plutôt un bon début. » Je fronçais les sourcils d’incompréhension. Il voulait connaitre ma couleur préférée ? Dans un tel moment ? « Ou pas. » Non, il ne le voulait plus ? « Comme on a pas vraiment commencé par là de toute façon. » Commencé quoi par où ? Micah était en train de me perdre. Je n’étais pas pressé de recevoir une réponse à ma question initiale, j’avais tout mon temps. Mais j’aurais aimé qu’on reste… dans le thème. Parce que pour l’instant, Micah était simplement en train de m’embrouiller. Il aurait pu me dire simplement non, et me poser toutes les questions qu’il désirait. Quelle était ma couleur préférée ? Qu’est-ce que je prenais au petit déjeuné ? Comment s’appelait le chien que je n’ai jamais eu dans mon enfance ? Ce soir, je serais comme un livre ouvert, il suffisait de me dire quelle page il voulait que je lui lise. Mais j’avais besoin qu’il soit plus clair.

Il finit par se redresser, prenant mon visage entre ses mains. Je plongeais mon regard dans le sien et appréciais ce contact nouveau et très agréable. « Sebastian écoute... » Je lançais un petit sourire au garçon, essayant de le mettre en confiance pour qu’il me parle sans sentir le besoin de retenir la moindre parole. « J'en ai envie. Vraiment. J'ai vraiment envie de toi et que – tu me touches. » Mon sourire s’agrandit peu à peu. Pas parce que j’étais heureux qu’il me dise ce dont il avait envie. Bon, si, ça aussi. Mais surtout parce que j’étais heureux qu’il ait le courage de le dire à haute voix. Je sentais sa gêne, je voyais son regard baisser, mais il avait quand même réussi à être honnête avec moi. « Mais t'es pas obligé. J'ai dit ça comme ça et mes fantasmes en plus, ils sont... enfin... » Ses mains lâchèrent mon visage pour venir entrelacer nos doigts. Je baissais mon regard à mon tour, pas par embarras, mais simplement parce que j’aimais voir nos mains comme ça. C’était étrangement intime, c’était parfait pour nous. Pour un début. « Tu peux tout me dire Micah. » le rassurais-je en relevant le regard vers lui un court instant. Il finit par s’expliquer : « T'étais encore Perfect Boy, le sale con qui m'aimait pas, et c'était – plutôt violent, toi et moi, contre les casiers après une engueulade. Et je t'aimais pas. » J’étais tiraillé entre la tristesse et l’amusement. Et l’excitation aussi peut-être. Un peu. Ça me faisait mal de savoir qu’il ne m’avait  pas toujours autant porté dans son cœur. Et encore plus qu’il ait pensé que c’était réciproque. Mais en même temps la situation était drôle. Je pouvais le visualiser avec une facilité déconcertante s’imaginer des scènes dignes des meilleurs pornos contre les casiers. C’était aussi cet imaginaire incroyable qui m’intéressait et m’intriguait chez le garçon. « Bien ! » Quoi ? « Je t'aimais pas bien ! » Hein ? « Parce que je t'aime bien ! J'suis pas en train de te dire que je suis amoureux de toi, ça serait hyper gênant et tout. » Je haussais un sourcil. Pourquoi… Comment… Est-ce que j’étais censé avoir pensé à ça à un moment pour qu’il sente le besoin de se rectifier ? « Hey, calme-toi. » le rassurais-je en caressant ses mains dans les miennes. « Aucune ambiguïté. Moi aussi je t’aime bien. »

Un certain silence s’installa, et c’était pour le mieux. Micah pouvait retrouver le fil de ses pensées, et moi je pouvais continuer de caresser ses mains et ses avant-bras calmement. Ce n’est qu’après un moment que la voix du garçon se fit à nouveau entendre. « J'ai envie d'être avec mon petit-ami. Pas juste dans son lit. » Je relevais les yeux vers son visage lorsqu’il avait prononcé ses mots. Nous avions souri en même temps au son du « petit-ami ». « On est un couple maintenant. » réalisa-t-il à haute voix. Mon sourire s’agrandit et j’acquiesçais d’un petit hochement de tête. « Pas de retour en arrière. Nos nous de demain pourront pas revenir là-dessus. » Je le laissais s’emparer de mes poignets qu’il lia derrière son dos. « Mon moi de demain en aura aucune envie. » le rassurais-je avant de faire glisser gentiment mes doigts sous son pull.

Nos lèvres se rapprochaient dangereusement, et Micah murmura contre les miennes : « Je préfère le vrai toi au toi de mes fantasmes. ». Il m’embrassa sur ses mots. J’émettais un long gémissement alors qu’il prolongeait ses baisers, les rendant plus passionnés, plus sauvages. Mes mains remontaient un peu plus dans son dos, parcourant un peu plus de sa peau chaude, rapprochant nos corps par la même occasion. « On peut passer la nuit à s'embrasser, c'est parfait pour moi. » m’avoua-t-il après avoir retrouvé son souffle. « Et si tu veux me toucher. » reprit-il en remontant à son tour ses mains dans mon dos. « Je te toucherai en retour, comme ça, je me vengerai si tu me fais un truc qui me plaît pas. » Je n’avais pas le temps de râler qu’il venait enfouir son visage dans le creux de mon cou, et l’embrassais tendrement. Il remonta ses lèvres jusqu’à mon oreille : « J'te fais confiance. »

Il m’avait suffi d’entendre ses mots pour me donner le courage de dire tout ce qui pesait sur mon cœur et mes lèvres. Mais avant ça, je profitais de mes bras qui entouraient le corps du garçon pour le faire se recoucher à côté de moi. Je l’avais accompagné dans sa descente, profitant de la position pour lui voler quelques baisers. Je passais de ses lèvres à son menton, puis à son cou. « Ma couleur préférée c’est le vert. » avouais-je contre sa peau, faisant écho à sa remarque quelques minutes plus tôt. « Si j’ai envie de te toucher c’est parce que j’avais l’impression que tu en avais envie aussi. » Je me relevais enfin, non sans embrasser une dernière fois Micah, et portais une main sur son torse. Je le caressais à travers son sweat, descendant doucement jusqu’à son bas ventre. « Je pouvais sentir ton… Je pouvais te sentir. Et… c’est nouveau. C’est excitant. J’ai envie de te faire tellement de choses. Ce soir, dans plusieurs jours, semaines ou mois. Mais je sais tellement pas comment faire. » Mes doigts se faufilaient, tremblants, sous le tissu de son pull. Je caressais sa peau du bout des doigts, essayant de me faire à ce nouveau contact. « Je pourrais aussi t’embrasser toute la nuit. J’en serais même plus que ravi. Mais… Mais j’ai envie de voir tout l’effet que je te fais. C’est peut-être bizarre mais… Ton – ton… ton érection… » avais-je bégayé à voix basse. « Tu l’as parce que t’as envie de moi. Comme… tout comme moi j’ai envie de toi. »

C’était désormais à mon tour de perdre le fil de mes pensées. J’ignorais quel était le but de toutes ses paroles. Et il fallait que je trouve un moyen de me taire. Alors je laissais tomber mes beaux discours, et je me laissais de nouveau me pencher en avant, m’allongeant de tout mon corps contre celui de Micah pour retourner l’embrasser. Je gardais ma main sur son ventre, et menais l’autre sur le visage du garçon pour en caresser sa joue. Je n’arrivais pas à estimer le temps qui passait. Et encore moins à réaliser ce que mon corps faisait malgré moi. Dans un moment de lucidité, je remarquais que mon bassin se frottait contre les hanches du garçon, lui faisant sans le moindre doute sentir toute mon excitation. « Micah… » gémissais-je dans un nouveau moment de lucidité, détachant après un long moment nos lèvres. Ma main s’était dirigée par elle-même sur son entrejambe. Je pouvais sentir sous mes doigts son membre. Dur. Tellement dur. « Euh. Je. Ça va ? » demandais-je, stoppant les caresses que j’avais entreprises sur celui-ci. Je scrutais sa réaction, et décidais de reprendre ce que j’avais commencé. Mon regard se baissait sur ma main, et je pouvais décider par moi-même que faire. C’était… nouveau. Différent. Et en même temps pas tant que ça. Ce n’est pas comme si c’était une partie anatomique qui m’était complètement inconnue. Nous étions formés pareil. Plus ou moins dans les mêmes proportions. C’est juste… Un angle différent. Et… c’est Micah. Qui est excité par moi. Ok. Si. C’est bizarre. Mais tellement bon.

Après m’être habitué à ce nouveau contact, je remontais à peine ma main jusqu’à l’élastique du pantalon. « Je… peux ? demandais-je, attendant le moindre signe d’acquiescement ou de refus. Ça ressemblait à un acquiescement. Je faisais donc lentement glisser ma main sous le tissu, découvrant rapidement la peau chaude du membre du garçon. « Oh mon dieu. » ne pouvais-je m’empêcher de murmurer en enroulant mes doigts autour. C’était à cause de moi. Enfin grâce à moi. Je provoquais une telle excitation. Mon dieu. Mon dieu. Mon dieu. « Dis-moi… dis-moi si je fais quelque chose de mal. Ou de bien. C’est bien aussi de dire ce qui est bien. » Je commençais de lent mouvement de va-et-vient sur cette érection inconnue dans ma main. J’essayais de faire ce que j’aimais me faire à moi-même, ce que j’aimerais qu’on me fasse également. Et… ça avait l’air d’être efficace. Je n’entendais pas de cri de douleur, c’était rassurant. Au contraire. Il – il semblait satisfait. Plus que satisfait. Il – « Jouis pour moi Micah. » le suppliais-je presque, me surprenant moi-même d’entendre ces mots sortir de ma bouche. J’accélérais mes mouvements, et repenchais mon visage pour embrasser le cou du garçon. Son pantalon m’empêchait de voir quoi que ce soit, et ce soir je me contentais de simplement sentir son intimité entre mes doigts. C’était probablement mieux pour l’instant. Ça nous offrait cette dernière petite part d’intimité entre nous. Une intimité qu’on offrirait à l’autre… ailleurs que dans un hôtel bas de gamme. « S’il te plait Micah… » susurrais-je cette fois ci à son oreille avant d’en mordre gentiment le lobe. C’est presque instantanément que je le sentis se déverser entre mes doigts, son corps se contractant sous moi. Je n’avais cessé d’observer son visage à ce moment-là, admirant cette jouissance alors que je lui donnais des derniers mouvements de va-et-vient, profitant de son orgasme jusqu’au bout. Je venais déposer de petits baisers sur ses lèvres alors qu’il essayait de reprendre ses esprits. « Tu étais magnifique. Parfait. » Je l’embrassais encore un peu plus. « Dis-moi que c’était bon. » Parce que de mon côté ça avait été merveilleux. C’était une toute nouvelle excitation de se savoir tant désiré. De savoir qu’on avait ce pouvoir de donner du plaisir à quelqu’un.

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I'll follow you into the park, through the jungle, through the dark. Boy, I've never loved one like you. We laugh until we think we'll die, barefoot on a summer night. Never could be sweeter than with you.
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You're still the one pool where I'd happily drown

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