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 « Hi, I'm Chucky. Wanna play? »

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MessageSujet: « Hi, I'm Chucky. Wanna play? »   Dim 27 Oct - 18:23





« Hi, I'm Chucky.
Wanna play? »


Quelques jours avant Halloween, Adrian J. Green découvre devant sa porte une boite. Curieux, il l'ouvre et y découvre une poupée parlante, joufflue à souhait, nommée Chucky. Rapidement, Adrian devient fou de sa poupée et lui seul connait son secret. Chucky sait faire bien des choses, elle est même capable de tuer...
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MessageSujet: Re: « Hi, I'm Chucky. Wanna play? »   Mer 6 Nov - 17:52





Death is coming


« Je vais vous raconter l'histoire, l'épouvantable histoire d'une poupée. Pas une poupée ordinaire, non, une poupée parlante, rousse, joufflue à souhait qui répond au doux nom de Chucky. C'est une chouette poupée qui parle, un compagnon de jeu idéal. Mais celle-ci est est un peu différente : c'est un être diabolique, réincarnation d'un criminel, dont le passe-temps est d'assassiner les gens. Sous l'apparence de cette innocente poupée rousse se cache le plus sinistre des tueurs en série des États-Unis. Vous pensiez que vous n'entendriez plus parler de Charles Lee Ray, le tueur en série complètement psychopathe de Town Square, tué dans un magasin de jouets il y a quelques jours ? Vous vous trompiez. Chucky est de retour et le visage de son adorable poupée sera certainement le dernier que vous verrez de votre vie. »



Dernière édition par Adrian J. Green le Ven 8 Nov - 11:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « Hi, I'm Chucky. Wanna play? »   Jeu 7 Nov - 17:40





Acte 1, scène 1


« Lundi 28 octobre, 04h13 : Première erreur, je n'aurais jamais du ouvrir cette foutue boite. »

Les Américains étaient dingues, complètement timbrés de leur Halloween. Le 31 octobre approchait à grand pas et je n'avais encore jamais vu ça de mes yeux. La ville s'était transformée en gigantesque parc d'épouvante dans les tons orangés, avec ses maisons de l'horreur, ses citrouilles-têtes de morts, ses affreuses sorcières et ses horribles fantômes. Je préférais m'arrêter là dans la citation car je n'avais pas non plus envie d'énumérer tous les monstres possibles et imaginable. Bref, Town Square avait pris ses couleurs de fête des morts à l'image de toutes les villes américaines des États-Unis. Certes, je n'avais pas à être surpris car je savais pertinemment que les Américains faisaient toujours les choses en grand et les séries/films que j'avais regardé durant ma courte existence n'avaient pas démenti ce fait avéré. Mais, c'était tout de même autre chose de voir ça en vrai, de le vivre surtout. Car oui, je n'avais jamais été aussi impatient et fébrile à l'idée de fêter Halloween, j'avais déjà préparé mon costume – un simple costume de bûcheron, mais un bûcheron un peu fou, avec du (faux) sang sur la hache sinon ce n'était pas drôle –, acheté des tonnes de bonbons et surtout j'avais noté toute les fêtes qui valaient le détour.

« Adrian, tu peux venir dans mon bureau, s'il te plaît. »
La voix de mon boss stoppa instantanément mes pensées. Je venais à peine fini mon service, essuyant quelques verres avant d'aller chercher mes affaires et enfin rentrer me coucher. Je me demandais ce qu'il me voulait, je n'étais pas du genre anxieux surtout que j'assurais en service de cocktails et compagnie – j'avais pas mal de pourboires et de conquêtes aussi – mais tout cela m'intriguait. Quelques fêtards se trouvaient encore à l'intérieur de la boite de nuit où je bossais, certainement trop bourré pour pouvoir rentrer chez eux, en train de décuver bien gentiment à côté des toilettes ou allongé sur les banquettes la langue pendante et les yeux pétés. Posant le torchon et rangeant les verres, je saluais mes collègues et montais à l'étage dans l'aile privée du grand patron. Le bureau était vraiment impressionnant, bien isolé, il n'entendait rien du boucan des soirées et pourtant la large baie vitrée lui offrait le spectacle à la meilleure loge. Ceux qui se trouvaient dans la boite de nuit voyaient seulement des miroirs qui reflétaient la salle sans savoir que quelqu'un pouvait les espionner à sa guise. À chaque fois, je me faisais la réflexion que cela ressemblait étrangement à une salle d'interrogatoire. Mauvais souvenir, je préférais ne pas l'évoquer.

« Vous vouliez me voir, Monsieur ? »
Ouais, quand je parlais à mon boss, j'étais ultra respectueux. Ça sonnait un peu faux mais le grand patron ne semblait pas s'en apercevoir. À croire que j'étais bon acteur. Enfin, il m'avait quand même sorti de la merde en m'embauchant et il n'avait pas tenu compte de mon casier ce qui expliquait pourquoi j'étais aussi reconnaissant. Rien que pour ça, je le respectais. Un criminel, condamné pour homicide volontaire, ça calmait un peu les esprits et refroidissait rapidement les potentiels employeurs. Celui-ci ne semblait pas de cette catégorie, tant mieux. C'était un peu la boite de nuit de la deuxième chance.
« Ah oui, Adrian. Ça vous dérange pas de bosser le soir d'Halloween ? Évidemment, ce sera soirée à thème donc venez déguiser. »
J'avais répondu que non, bien sûr que ça ne me dérangeait pas. J'allais venir déguiser et assurer le service durant la soirée. En même temps, il ne m'avait pas trop laissé le choix et je me voyais mal lui dire ''j'ai des soirées de prévu, désolé mec''. Bon, au moins, j'étais sûr d'être présent à une soirée animée, sauf que je serai de l'autre côté du bar, celui qui préparerait les cocktails pour ceux qui se la mettraient à l'envers.

Il fallait toujours voir le bon côté des choses. Serrant ma veste contre mon cou, je luttais contre la fraîcheur de la nuit en marchant pour rentrer chez moi. Je n'avais pas encore de voiture, j'avais coutume de dire que cela coûtait trop cher. En vérité, je n'avais pas encore le permis. Je n'avais jamais eu le temps de le passer avant de finir enfermé dans une cellule à dix-huit ans. C'était pas quelque chose que j'avais prévu dans mon parcours de vie mais malgré tout, ça m'avait forgé et je ne regrettais rien. Heureusement que je ne vivais pas loin de la boite, parce que je sentais mes paupières devenir lourde. Je vivais dans le quartier de la Vieille ville, c'était un quartier animé où il faisait bon vivre. Bon certes, en pleine nuit, il n'y avait pas un chat noir dans les rues, et on aurait pu trouver cet endroit un peu glauque mais j'aimais ce quartier. Les gens dormaient encore à poings fermés et il y en avait un qui allait les rejoindre de ce pas. Je parlais de moi, évidemment. Montant les escaliers qui menaient à l'étage de mon appartement, je sortis mes clés de la poste de ma veste et j'ouvrais rapidement la porte avant de buter contre quelque chose et de me prendre le rebord de la porte d'entrée en pleine gueule.

« Aïe. Putain de bordel de merde. Qui a foutu cette putain de boite devant ma porte ? Faut vraiment être con, c'est pas possible. »
J'avais sans doute parlé un peu fort mais je m'en foutais. J'avais mal et j'étais énervé. Je ramassais la boite brusquement et refermais la porte en la claquant. Je la jetais sur le canapé avant de regarder mon visage dans un miroir. J'étais rouge sur le front et j'allais certainement avoir une bosse. Je rageais intérieurement, enfin extérieurement aussi. Puis, c'était quoi cette foutue boite aussi ? Intrigué, j'ouvris la modeste boite en carton pour découvrir... une poupée. Une poupée moche en plus. Rousse, de grosses joues, un air débile, une coupe à dormir par terre et des vêtements de jardinier. C'était quoi ce bordel ? Qui se foutait de ma gueule ? Je regardais la boite, pas de marque de l'envoyeur. Un cadeau anonyme. Je lançais la poupée un peu plus loin d'un air rageur.
« Hi, I'm Chucky. And I'm your friend to the end. »
Putain, une poupée parlante. Ça, c'était cool. Je ramassais le dit-Chucky pour l'examiner davantage. Finalement, elle était pas si naze que ça cette poupée, elle avait un petit air angoissant de celui qui cachait bien son jeu. Parfait pour Halloween. Je ne savais pas encore combien j'avais raison.
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MessageSujet: Re: « Hi, I'm Chucky. Wanna play? »   Dim 17 Nov - 19:13





Acte 1, scène 2.


« Lundi 28 octobre, 14h35 : Deuxième erreur, je n'aurais jamais du garder cette foutue poupée. »

J'ouvrais doucement les yeux, m'étirant dans mon lit en appuyant sur le bouton qui relèverait mes volets électriques dans un bruit sourd. Je regardais l'heure et constatais que j'avais dormi dix bonnes heures. Cela m'avait fait été réparateur, j'avais bien dormi, je me sentais reposé et cela même si j'avais encore la flemme de me lever et que les rayons du soleil m'agressaient mes yeux faiblement ouvert. M'étirant, je ramenais mon oreiller contre le mur pour poser le haut de mon dos dessus et émerger des bras de Morphée.
« Ahhhhhhhh. ». Le cri était sorti sans que je ne puisse le retenir. Mon cœur s'était brusquement arrêté, j'avais eu le souffle coupé et les battements avaient repris d'une manière trop accélérée pour que j'arrive à respirer tranquillement. Une poupée, laide, rousse, avec un sourire malveillant se trouvait posée juste en face de mon lit, sur la commode où se trouvait ma télévision. Je me rappelais très bien de cette poupée mais ce dont je ne me souvenais pas, c'était de l'avoir posé ici avant de me coucher. Puis, la voir au réveil comme ça, les yeux encore endormis, c'était un peu la vision d'un cauchemar. C'était ridicule, ce n'était qu'une poupée, pourtant j'aurai juré qu'elle m'avait regardé et avait souri davantage lorsque j'avais hurlé comme une fillette.

« T'es vraiment moche quand même. ». Je m'étais levé pour attraper la poupée et la remarque était sortie d'elle-même en voyant l'objet de plus près. De jour, après une nuit de sommeil, enfin une journée, la poupée était encore plus laide que lorsque je l'avais découverte ce matin en rentrant de boîte.
« Hi, I'm Chucky. And I'm your friend to the end. ». Sa voix était nasillarde d'un enfant qui aurait perdu toute trace de candeur et de naïveté et j'avais de nouveau cette étrange impression que ses yeux me regardaient, comme si ils étaient réels, comme si derrière ce poupée se cachait une personne qui existait, une personne qui avait une conscience. Bizarrement, en l'entendant, mes poils se redressèrent sur mon corps et j'eus un frisson.
« C'est ça, mon pote. ». J'avais reposé la poupée à côté de la télé et je riais de ma bêtise. Une poupée avec une conscience. N'importe quoi. C'était la mienne qui me jouait des tours. L'approche d'Halloween avait de mauvais effets sur mes pensées. Une poupée avec une conscience... Je riais toujours tout seul en sortant de ma chambre, sans savoir que les yeux de la poupée en question me suivaient, et que son sourire cynique s'était élargi.

J'avais allumé la télévision dans le salon. De la cuisine, alors que je me préparais une bonne platée de pâtes que j'accompagnais avec de la bolognaise, j'entendais la voix de la présentatrice de météo Town Square qui annonçait le temps qu'il allait faire dans la journée. Prenant mon assiette, je m'installais confortablement sur mon canapé, devant la télévision, pour manger. J'allais changer de chaîne pour mettre une émission plus débile que cette chaîne d'informations mais le flash info m'intrigua.
« Charles Lee Ray, le tristement célèbre tueur en série de Town Square, a été tué, hier matin, dans l'explosion d'un magasin de jouets de la zone industrielle et commerciale. La police n'a pas encore retrouvé les restes du corps du psychopathe mais affirme que le criminel était bien présent sur les lieux. ». La voix de la présentatrice enchaînait sur le fait que tout le monde pouvait fêter Halloween sans risque, et qu'il y avait d'ailleurs des promotions dans un magasins de costumes du... Brusquement, je laissais tomber mon assiette sur le sol, qui se fracassa en mille morceaux envoyant des pâtes et de la sauce un peu partout. Chucky n'était plus dans ma chambre, il se trouvait face à moi, debout sur ses jambes, en train de regarder la télévision d'un air triomphant.

« Charles Lee Ray n'est pas mort. Je suis Charles Lee Ray. ». Sa voix était diaboliquement effrayante et le rire qu'il laissait échappé ne me rassurait pas. Je regardais la poupée avec de grands yeux jusqu'à ce qu'elle se retourne vers moi et me fixe de son regard de tueur. Je marquais un petit mouvement de recul dans mon canapé. Je n'étais pas un peureux normalement, mais là, j'étais complètement recroquevillé sur moi-même face à cette poupée qui parlait et qui avançait vers moi de ces petits pas ridicules. Tout cela était grotesque, je prenais sur moi, pour me relever, marchant sur un bout d'assiette coupé et me coupant le pied au passage. C'était bien ma chance. Sans prendre la peine de regarder l'état de mon pied, ni même de réfléchir davantage, j'attrapais la poupée sur le sol et me rendis dans la cuisine pour la jeter dans un grand sac poubelle et ensuite amener ce même sac loin de moi.
« Tu peux me jeter, Adrian. Cela ne m'empêchera pas de revenir. Je sais où tu habites, je sais tout de toi, Adrian. ». Son sourire me glaça le sang et je laissais tomber la poupée sur le sol qui rebondit deux fois avant de ne plus bouger.

La tête de Chucky était retournée sur elle-même, son bras semblait cassé et pourtant tout se remit en place naturellement dans un claquement sourd. C'était complètement fou. J'avais l'impression de rêver, ou plutôt d'être en plein cauchemar, mais un cauchemar tellement grotesque que cela en était drôle. Je me mis soudainement à rire, sans doute plus à cause de la scène et de ma nervosité qu'autre chose. Chucky était de nouveau immobile, répétant sa pitoyable phrase de présentation. J'avais certainement tout inventé. Peut-être que j'avais inhalé de la drogue sans le savoir durant mon service et que cela avait quelques effets secondaires. Je préférais croire cela. Posant la poupée sur le meuble d'entrée, je pris un balai et une pelle pour nettoyer mes conneries, espérant que la sauce n'avait pas tâché le canapé. J'avais à peine fini lorsque la sonnette retentit et que je trouvais Rebecca, une fille que j'avais rencontré dans un bar quelques semaines auparavant, derrière la porte.
« Qu'est-ce que tu fais là ? Attends, je vais enfiler un truc et je reviens. ». Ce n'était pas le fait que j'étais torse nu qui me gênait, nous avions couché une fois ou deux et elle avait vu beaucoup plus que ça, c'était plutôt le fait que mon bas de pyjama était tâché de sauce tomate. Mais si seulement j'avais croisé le regard que Chucky lançait à ma conquête d'un soir, je ne m'en serais pas embarrassé et surtout, je n'aurais pas laissé Rebecca toute seule.

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MessageSujet: Re: « Hi, I'm Chucky. Wanna play? »   Lun 18 Nov - 12:07





Acte 1, scène 3


« Lundi 28 octobre, 15h26 : Troisième erreur, je n'aurais jamais du la laisser seule. »

Je jetais mon bas de pyjama tâché par terre avant de me raviser et de le mettre dans le panier de linge salle puis j'enfilais un bas de jogging décontracté et j'attrapais un sweat gris qui tenait chaud. J'allais l'enfiler quand un cri strident me fit lâcher le vêtement. Rebecca. Je courais jusqu'au salon, le cœur battant à mille à l'heure. J'étais certain d'avoir reconnu la voix de Rebecca. Pourquoi criait-elle ? Le salon était vide. Elle n'était plus là. La porte d'entrée était fermée, je l'aurai entendu si elle était partie. Où était-elle ? Un courant d'air frais me fit avoir un frisson. La baie vitrée était ouverte mais Rebecca ne semblait pas être sur le balcon. J'avançais avant de trébucher sur quelque chose qui se trouvait sur le sol. Chucky, un sourire narquois sur le visage, les mains tendus en avant. Qu'est-ce que cette poupée faisait là ? J'avais un mauvais pressentiment mais je refusais de le croire. J'avançais encore, sortant sur le balcon, espérant y trouver Rebecca sans succès. J'hésitais à me pencher, je le fis néanmoins. Un mouvement de recul, un arrêt de respiration et la main sur la bouche, les yeux écarquillé d'horreur, je me penchais une seconde fois.

Rebecca se trouvait en bas, allongée sur le sol, du sang sortait de sa bouche et une flaque de sang coulait en dessous de sa tête, son bras droit était tordu. Elle ressemblait à une poupée de chiffon désarticulée. Elle était morte. Rebecca était morte. Une foule de gens s'était attroupée autour du cadavre et regardait en l'air me voyant, trois étages plus haut. Déjà les sirènes d'une ambulance retentissait alors que deux voitures de police s'arrêtèrent devant mon immeuble, écartant les badauds, prenant les téléphones portables de ceux qui filmaient la scène. Je n'osais plus bouger, je ne pouvais plus bouger. Je regardais la scène, simple spectateur d'un épisode qui me dépassait. On frappa à ma porte, j'étais incapable de détourner le regard.
« Ouvrez. Police. ». Je me retournais alors qu'ils défonçaient ma porte, levant spontanément les bras en l'air comme un automate, comme si j'étais coupable de tout. Je murmurais le nom de Rebecca alors que des larmes coulaient sur mes joues, mes genoux tremblaient et j'avais de plus en plus de mal à respirer. Les policiers, conscient du drame qui s'était joué devant mes yeux, m'aidèrent à marcher avant de me faire asseoir sur mon canapé.

« Rebecca... Elle est... morte. ». Je laissais tomber ma tête lourdement sur mes mains alors que ma respiration se faisait de plus en plus difficilement. Je toussais, reniflant, ne me rendant pas compte de la posture dans laquelle je m'étais réfugiée. J'avais déjà vu un corps mort, j'avais déjà tué quelqu'un, mais là, c'était tout autre chose. Je relevais la tête, Chucky me regardait.
« La poupée. C'est la poupée qui l'a tué. J'en suis sûr. ». Sans m'en rendre compte, je m'étais levé, je me débattais de ceux qui me retenaient, semblable à quelqu'un qui était en train de devenir fou. J'attrapais la poupée, je la secouais dans tous les sens, incapable de me contrôler.
« Monsieur, il faut vous calmer. On vous emmène au poste. ». Ils avaient dû se mettre à trois pour me retenir, attrapant mes mains violemment ce qui fit envoyer la poupée contre le mur. Les menottes au main, j'avais l'impression d'être en plein film alors qu'un policier me faisait baisser la tête pour me faire monter dans la voiture de fonction et que les gens qui s'étaient amassés me regardaient d'un air coupable.

Je ne savais plus le nombre de minutes que j'étais dans cette salle d'interrogatoire. J'avais l'impression de revivre la même scène qui s'était déroulée cinq ans auparavant, à la différence que je me trouvais dans un autre pays et que je n'étais plus le gamin que j'étais alors. Un agent entra, tenant dans sa main un dossier, mon dossier certainement.
« Adrian Jackson Green, 24 ans, Anglais, domicilié à Town Square, États-Unis. Vous avez fait cinq ans de prison pour avoir tué votre père, sans préméditation. ». J'acquiesçais silencieusement alors que le policier parcourait mon dossier. Je le connaissais pas cœur. C'était de la mauvaise poésie. Avec mes antécédents, la police me pensait coupable. J'avais vitre compris dans quel merde je m'étais fourré.
« Bien, Adrian. Que s'est-il passé ? Vous êtes vous battus avec Rebecca Forks ? ». Voilà, elle me pensait coupable. L'agent n'avait plus qu'à soutirer mes aveux et l'affaire était réglée. Je secouais la tête sans dire un mot. Ce n'était pas du déni, je n'étais coupable de rien. Coupable seulement de l'avoir laissé avec cette foutue poupée. Ce Chucky de malheur. Mais, je ne pensais pas qu'il était préférable de dire la vérité, j'allais finir dans un asile.

« Non. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé. Rebecca est arrivée, je suis allé dans ma chambre pour changer de vêtement. Mon pyjama était tâché de sauce tomate, j'avais fait tombé mon assiette de pâtes sur le sol et... ». Tout cela était ridicule. Je me taisais, une, deux, trois minutes. Je ne savais plus. Le policier me pressa de continuer.
« Je l'ai entendu crier. Avant même d'avoir pu réagir, je l'ai trouvée en bas, sur le sol. Morte. Oh my fucking god. ». Ma main se porta devant ma bouche ouverte, les yeux explosé d'émotion. J'avais encore du mal à réaliser. Un autre policier entra dans la salle, je l'entendis murmurer qu'il n'y avait pas de traces de coups sur la jeune femme, pas de lutte avant le décès. Il ajouta également qu'ils avaient bien trouvé un bas de pyjama tâché de sauce et des débris d'assiette dans une poubelle ce qui signifiait que je disais sans doute la vérité. L'affaire était classée, suicide. Défenestration. Ils n'avaient plus qu'à chercher les causes de ce malheureux geste.
« Merci, vous pouvez y aller. Je ne vous apprendrais rien en vous disant de rester à Town Square jusqu'à nouvel ordre. ». Non, il ne m'apprenait rien. Sans savoir comment, je me levais et je quittais la salle d'interrogatoire.

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