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 Natheeghan ❤ I hate hospitals, especially when you are there...

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MessageSujet: Natheeghan ❤ I hate hospitals, especially when you are there...   Dim 3 Nov - 21:08





I hate hospitals, especially when you are there.


Ok, je suis peut être hyper active, et légèrement insomniaque, mais j’ai quand même le droit de dormir un peu non ? Depuis que j’ai quitté la maison de Nathan, il y a exactement 6 jours, j’ai beaucoup de mal à trouver le sommeil. J’ai beau retourner le problème dans tous les sens, je ne trouve aucune solution à mon problème. Lui et moi, on n’est pas faits pour être ensemble. C’est comme ça et puis c’est tout. Nos vies sont trop différentes, on est trop différents, ça ne pourrait pas marcher de toute manière. Et puis, finalement je ne le connais pas, peut être qu’en le connaissant il ne me plairait plus autant. Il faut garder la magie de notre seule et unique nuit ensemble.

Chaque fois que je ferme les yeux, j’ai l’impression de sentir le goût de ses lèvres, l’odeur de sa peau, je frissonne et quand je réouvre les yeux, c’est un immense vide qui s'empare de moi. Depuis 6 jours, je ne m’arrête plus de danser, c’est la seule chose qui me fait penser à autre chose, et qui m’aide à avancer, ne pas être une loque. J’ai eu tellement mal en sentant le regard de Nathan quand je suis sortie de chez lui, je me suis sentie comme une étrangère. Moi qui pensais qu’il n’avait pas bu assez pour que ce ne soit pas un trou noir. Mais au réveil, c’est une grande claque dans la tête que j’ai reçue. Comme si j’avais atterri dans son lit comme par magie, comme s’il ne m’avait pas amenée là, comme si on n’avait pas vécu une soirée de rêve. Sûrement une des plus belle que j’ai pu vivre d’ailleurs, mais quand on voit le revers de médaille, on se dit qu’on aurait préféré que tout ça ne se passe pas finalement. Je suis à deux doigts de regretter cette soirée, aussi merveilleuse eut elle été.

A force de danser, je sens que ma cheville recommence à me faire mal, et les souvenirs qui remontent avec ça me font plus mal encore. Je me souviens de ce porté avec mon partenaire, lors d’une grande scène pour un chanteur connu, et ma chute. Plus de peur que de mal, mais je n’ai pas pu danser pendant plusieurs mois le temps que ma cheville se répare, et parfois quand je danse trop, que je ne fais pas assez de pause, je sens que ma cheville me tire, que je lui en demande trop. C’est le cas en ce moment, mais j’ai trop besoin de danser, je ne peux pas m’arrêter. Jusqu’à une nouvelle chute. Cette fois je sens que c’est différent. Elle m’a lâchée parce que je ne l’ai pas écoutée. Ce matin je décide d’aller faire un tour à l’hôpital, qu’ils me donnent quelque chose pour soulager la douleur, et sans doute quelque chose pour immobiliser quelques jours ma cheville.

Aux urgences, il n’y a pas trop de monde, et je suis rapidement prise en charge, finalement ce n’est pas tellement une urgence, mais je ne savais pas à qui m’adresser, je n’ai pas encore de médecin ici. Je tombe finalement sur un urgentiste adorable à qui j’explique mon problème. «Très bien, on va faire des radios quand même au cas où.» Je n’aime pas les hôpitaux, je n’ai jamais aimé ça. Je n’ai pas de raison particulière, je suppose que personne n’aime les hôpitaux, excepté peut être les gens qui y travaillent, et encore. J’espère simplement que ce ne sera pas trop long. Lorsqu’il revient me voir avec les radios, je croise les doigts pour que tout aille bien. «Ok, y’a rien de grave, fatigue musculaire je pense, mais si c’est votre métier, il va falloir ralentir un peu pour ne pas causer une catastrophe.» «Ralentir genre ?» «L’idéal serait de carrément stopper tout appui sur votre cheville pendant environ 15 jours. Et reprendre progressivement la danse en faisant bien attention. Je pense que votre entorse n’a pas été bien soignée, et si vous forcez trop vous risqueriez de vraiment casser votre cheville, ce serait fatal, surtout pour une danseuse !». Je soupire. Je sais qu’il a raison, je vais devoir ralentir vraiment. Je me contente d’hocher la tête, et le laisse me bander la cheville avec un bandage élastique. «Revenez la semaine prochaine pour changer le bandage, il faut qu’il soit suffisamment serré mais pas trop. A moins que vous connaissiez un médecin ou une infirmière dans votre entourage ?». «Non.». Pas que je sache. «Je reviendrai, je reviens vous voir ?» «Non une infirmière pourra faire ça !». Je hoche la tête une nouvelle fois. «Bien docteur. Merci.». Une fois terminé, je le remercie, et repars avec mes belles béquilles. C’est l’horreur, tous les souvenirs remontent en même temps.

J’appuie sur le bouton de l’ascenseur, et sans savoir exactement pourquoi, je sens mon coeur se presser dans ma poitrine. C’est une sensation très étrange. Pourtant, il ne s’est rien passé de particulier. Sûrement les sales souvenirs de ma chute. L’ascenseur arrivé, j’entre et fais demi-tour avant d’appuyer sur le bouton du RDC. Mais avant que les portes ne se referment, un jeune homme entre en trombe. Je sursaute et pose ma main sur mon coeur comme si j’avais failli faire un arrêt cardiaque. Mais le pire est à venir, lorsque le jeune homme brun fait demi tour pour me dire bonjour poliment, je reste bloquée. Nathan, avec une blouse de médecin. Je déglutis, et commence à sentir une vague de chaleur m’envahir, le rouge me monter aux joues. Rapidement je baisse les yeux, ne voulant pas croiser son regard plus longtemps, c’est un supplice. Je ne réponds même pas à son bonjour. J’ai juste envie que l’ascenseur arrive rapidement, et que je quitte cet établissement, vite, vite, vite !



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MessageSujet: Re: Natheeghan ❤ I hate hospitals, especially when you are there...   Lun 4 Nov - 17:49





I wish there were a rulebook for intimacy.


Je me réveille en sursaut, ne sachant plus où je suis, ni quel heure il peut bien être. C'est toujours ce même rêve, se souvenir d'une nuit passée qui me hante. Cette sensation d'avoir tour foiré, d'avoir fait du mal. Je me passe les mains sur le visage en soupirant puis jette un œil autour de moi. Ma chambre est plongée dans le noir le plus profond et quand je jette un coup d’œil à la place vide à côté de moi je ressens ce serrement au cœur. Celui qui a de la peine à me quitter depuis ma nuit avec Teeghan. Cette soirée qui me hante nuit et jour, ce moment de partage, cette sensation de ne plus être seul, de ne faire qu'un puis cet instant où je gâche tout. Je sais bien que j'ai agi comme un idiot mais que pourrais-je bien faire maintenant ? J'ai passé une nuit avec cette fille et la suite à prendre avait semblé claire. Garder ce souvenir et avancer. Alors pourquoi ça n'était pas suffisant ?

A peine le temps de me demander quel heure il est que j'entends des chuchotements derrière la porte. « Non c'est toi qui le réveilles. » « Non toi ! » « Toi ! » Je me lève pour ouvrir la porte et me retrouver face à mes frères sur le point de se taper dessus. « Qu'est ce qui se passe ? » Aucun des deux ne semble décidé à ouvrir la bouche. Je les regarde l'un après l'autre attendant une explication. « On a oublié de te dire que aujourd'hui il fallait nous amené à l'école parce que Tatie ne peut pas. » « Quoi ? » J'ouvre grand les yeux et je jette enfin un coup d’œil à ma montre. Merde Évidement il faut que l'école des jumeaux soit à l'exact opposé de l’hôpital. « Vous auriez pas pu me dire ça avant ? Filez vous habiller et manger un truc. » Pour ma part je saute sous la douche. Pas le temps de me raser, je m'habille en quatrième vitesse et attrape une biscotte alors que les jumeaux finissent juste leur lait. La journée commence bien

J'arrive à l’hôpital avec plusieurs minutes de retard et après avoir enfilé ma blouse je tente de m'introduire discrètement dans la réunion du matin. « Monsieur Bridgestone on ne vous dérange pas j’espère ? » Je redresse mon dos que je courbais tentant de me rendre invisible aux yeux du patron et esquisse un légère salutation de la main. Grillé « Vous passerez dans mon bureau une fois la réunion finie. » Super

La réunion enfin finie, j'attrape mes dossiers de la journée pour y jeter un œil et je prends la direction des ascenseurs pour ce qui s'annonce être une conversation tout à fait intéressante avec le patron. La tête encore dans mes dossiers je la relève pour voir que l'ascenseur est prêt à partir sans moi. J'entame donc une petite course pour m'y introduire de justesse avant que les portes se referment derrière moi. Une jeune femme est déjà à l’intérieur mais je ne fais pas de suite attention à elle, remarquant uniquement que je lui ai fait un peu peur. En lui adressant les salutations d'usages je reporte enfin mon attention sur elle, et là c'est une surprise de plutôt mauvais goût qui m'attend. « Teeghan... » Son nom est sorti dans une sorte de soupire alors que ma mâchoire s'ouvrait laissant voir mon étonnement de la voir là. Je jette un coup d’œil à ses béquilles puis à nouveau à son visage alors qu'elle détourne le regard.

J'ai l'impression de sentir un fossé immense nous séparer. « Je... » ma phrase se perd, ne trouvant pas de fin – je ne sais pas quoi lui dire. Elle me regarde à peine et ne parle pas – pas un mot, ce qui ne fait que renforcer mon malaise. Mon cœur bat à mille à l'heure dans ma poitrine alors que l’ascenseur entame sa descente. Je sens tout mon corps trembler et je ne peux décrocher mon regard d'elle. « Désolé de t'avoir fait peur. » C'est tout ce que je trouve à dire. Comme si j'étais réellement désolé de ça Comme si l'important de la conversation pouvait se résumer à une simple excuse à cause de mon arrivée en fracas. Alors que je reporte mon attention sur le sol à mon tour – gêné par la situation – l'ascenseur s'immobilise en fracas. C'est une blague ? Je me dirige vers la porte et commence à taper sur les boutons tel un demeuré – comme si ça allait changer quelque chose. Une des lumières finit par s'éteindre mon espoir de résoudre le problème comme ça en même temps. « Je crois qu'on est coincé. » Sans rire petit génie.

Je m'adosse contre les portes et je jette un regard à Teeghan. « Je suis désolé – vraiment désolé. » cette fois je ne parle clairement plus de la peur que je lui ai fait. « J'ai vraiment réagi comme un imbécile la derrière fois. C'était pas prévu que les jumeaux reviennent et j'ai carrément paniqué. J'ai été nul et tu méritais mieux que ça. » Je n'ose pas l'a regarder alors que je lui parle. Mon regard trottine un peu partout sur le monstre de métal qui nous retient maintenant. « J'ai voulu venir te présenter des excuses plus d'une fois, j'ai même tenté de grappiller ton adresse chez Crash mais Scott est passé avant moi pour lui demander de fermer son clapet. Je t'annonce que tu as l'honneur d'être sa nouvelle amoureuse. » J’esquisse un léger sourire en pensant à mon frère puis je me ravise. Je sais que même si je ne l'ai pas clairement dit, mon langage corporelle l'a mis dehors de chez moi ce fameux matin et je ne peux pas justifier la façon dont j'ai agi. Même moi je ne la comprends pas. « J'avais jamais vécu ce genre de situation – enfin d’expérience – avant. » J'ai l'impression de lui dire que j'étais puceau. Et au fond je me sens un peu comme ça, comme un vierge des relations d'un soir, parce que je n'ai pas pu m’empêcher de ressentir des choses bien plus fortes que « on tire un coup et bye bye » quand nous avons passé cette nuit ensemble. Et je les sens encore ces sensations.  Cette attirance, ce besoin, cette envie de la connaître d'en savoir plus. Mais au delà de ça tout nous oppose et semble nous séparer.
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MessageSujet: Re: Natheeghan ❤ I hate hospitals, especially when you are there...   Mar 5 Nov - 12:03





I hate hospitals, especially when you are there.


Le choc est à la hauteur de son entrée dans cet ascenseur. Il était bien la dernière personne que je m’attendais à voir ici. C’est aussi me reprendre en pleine face que je ne le connais vraiment pas, pas du tout. Je ne savais même pas qu’il était médecin. « Teeghan... » . Mon nom vient de sortir d’entre ses lèvres. Mon regard jonche le sol et je préfère carrément fermer les yeux, mais c’est pire, je le réentends prononcer mon prénom pendant nos ébats. « Je... Désolé de t'avoir fait peur. » . Je hoche doucement la tête l’air de dire ‘ok ok’ mais à vrai dire je m’en fous éperdument qu’il m’ait fait peur ou pas. Le pire c’est juste qu’il soit là. Mon regard toujours en direction du sol, je n’ose pas relever les yeux pour le regarder. Je sais que je pourrais être blessante dans mes propos.

Mais lorsque l’ascenseur s’arrête brusquement dans un bruit étrange, j’essaie tant bien que mal de me retenir où je peux, lâchant mes béquilles. Ma respiration et mon coeur s’accélèrent en même temps. Pas maintenant... pas maintenant je vous en supplie ne me laissez pas là avec lui.... Je ne suis pas claustrophobe mais me retrouver là coincée dans un ascenseur avec Nathan ne me réjouis qu’à moitié. La lumière s’éteint ne laissant alors que la lumière bleutée de sécurité. « Je crois qu'on est coincé. ». Je soupire largement pour lui faire comprendre qu’il n’avait pas besoin de me le dire, je l’avais bien compris.

Je me laisse tomber contre la paroi, mon dos glisse contre celle-ci pour finalement me retrouver assise par terre. J’étends ma jambe pour ne pas abimer ma cheville. Nathan se retourne vers moi et s’excuse. « Je suis désolé – vraiment désolé. ». Ses excuses auraient pu être pour un million de choses, mais dans son regard, dans sa voix, je comprends bien qu’il parle de ce matin là, qui nous a séparés brusquement. « J'ai vraiment réagi comme un imbécile la derrière fois. C'était pas prévu que les jumeaux reviennent et j'ai carrément paniqué. J'ai été nul et tu méritais mieux que ça. ». Je suis heureuse de l’entendre dire, même si depuis 6 jours, je me sens comme une pauvre merde. Une fille facile qui couche, qui s’attache, et qui se fait jeter. Je hoche la tête une nouvelle fois, je ne peux pas prononcer un mot tellement ma gorge est serrée. Mes yeux quittent de nouveau le jeune homme.

« J'ai voulu venir te présenter des excuses plus d'une fois, j'ai même tenté de grappiller ton adresse chez Crash mais Scott est passé avant moi pour lui demander de fermer son clapet. Je t'annonce que tu as l'honneur d'être sa nouvelle amoureuse. ». Plus il se confie à moi, et plus mon coeur bat fort. Savoir qu’il voulait venir me voir me fait vraiment du bien, mais une blessure de cette ampleur ne va pas s’évaporer en quelques plates excuses. En guise se réponse, je réponds entre mes dents, comme une pensée dite à demi-voix, presque inaudible «Peut être que lui prendrait soin de moi...». Un nouveau silence s’installe avant que Nathan ne reprenne la parole. « J'avais jamais vécu ce genre de situation – enfin d’expérience – avant. ». «Je sais tu me l’as déjà dit. Et arrête de t’excuser. Ça changera rien à ce qui s’est passé de toute manière. C’était le deal. Une soirée arrosée, une nuit ensemble et basta. Tu me dois rien Nathan, et j’attends rien de toi.» [i]Tu mens.[/] Je crois que même quelqu’un qui ne me connaît pas sur le bout des doigts pourrait m’entendre mentir à cet instant précis. Ma voix serrée, tremblante. Il ne faut pas être dupe pour voir que je tiens à lui plus que je ne le devrais.

«Je...» j’hésite un moment avant de lui dire le fond de ma pensée, lui parler avec mon coeur. «J’aurai juste préféré que ça se finisse autrement. J’me suis sentie comme une pauvre merde, comme... comme une pute ! Une fille d’un soir qu’on envoie chier au réveil. Tu sais quoi, quand tu t’es endormi j’ai hésité à partir, te laisser dormir seul, finir la nuit comme elle avait commencé, un mirage. En te réveillant t’aurais peut être cru à un rêve, et on aurait jamais essayé de se revoir, pour s’excuser...je regrette d’avoir fini la nuit avec toi...». Cette dernière révélation n’est qu’à moitié vrai. J’était tellement bien dans ses bras que même avec un peu plus de volonté, je n’aurai pas voulu le quitter. Mais si je l’avais fait, ce qui est sûr c’est que j’aurai eu moins mal.

Je remonte mes genoux contre ma poitrine et passe mes mains sur mon visage. Pourquoi je me suis attachée à lui ? Pourquoi j’ai si mal quand je sens son regard se poser sur moi ? Pourquoi j’ai envie de lui sauter dans les bras pour l’embrasser. Je déteste me sentir comme ça. J’ai toujours été irresponsable, instable, je n’ai jamais ressenti de sentiments amoureux tels que ceux que je ressens pour lui, et pourtant je sais que c’est voué à l’échec, et que je vais devoir me faire violence pour l’oublier et passer à autre chose.

Je sors de ma poche mon téléphone, espérant pouvoir appeler au secours. Nathan s’est excité sur le bouton d’appel à l’aide mais rien n’a l’air de fonctionner. Evidemment, pas de réseau. Je vais devoir être patiente et rester calme sachant que je risque de passer plusieurs heures avec lui. Ça s’annonce compliqué.



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MessageSujet: Re: Natheeghan ❤ I hate hospitals, especially when you are there...   Mar 5 Nov - 14:51





I wish there were a rulebook for intimacy.


«Peut être que lui prendrait soin de moi...» Je baisse les yeux honteux, je sais que j'ai mal fait. Je sais bien que je l'ai blessé, je peux le voir, le sentir mais je n'ai jamais voulu lui faire de mal. Je voudrais lui expliquer, je voudrais pouvoir en dire plus, mais les mots sont bloqués dans ma gorge puis je me rends bien compte rien ne peux réellement justifier mon attitude. Alors je répète ses même mots comme si ils allaient suffire à me faire pardonner.  «Je sais tu me l’as déjà dit. Et arrête de t’excuser. Ça changera rien à ce qui s’est passé de toute manière. C’était le deal. Une soirée arrosée, une nuit ensemble et basta. Tu me dois rien Nathan, et j’attends rien de toi.» Je sens un frisson parcourir mon dos en entendant ses mots. Avait-on réellement un deal ? Et si il était si claire pourquoi tant de colère, pourquoi cette tristesse latente qui me renvoie mes erreurs à la figure.

J'ai envi de faire quelque chose, de réagir mais mon corps me l'interdit. Contre cette parois je ne peux que la regarder en ne sachant quoi répondre. Tout ce qu'elle me dit  reflète l'exact opposé de ce qu'elle laisse percevoir et je suis totalement perdu. Pourquoi ce fichu ascenseur ne peut-il pas se remettre en marche ? «Je... J’aurai juste préféré que ça se finisse autrement. J’me suis sentie comme une pauvre merde, comme... comme une pute ! » Mes yeux s'arrondissent à ce mot, je savais que ma façon d'agir avait été mauvaise mais pas une seconde je ne pensais lui avoir donné l'impression qu'elle était une pute. « Une fille d’un soir qu’on envoie chier au réveil. Tu sais quoi, quand tu t’es endormi j’ai hésité à partir, te laisser dormir seul, finir la nuit comme elle avait commencé, un mirage. En te réveillant t’aurais peut être cru à un rêve, et on aurait jamais essayé de se revoir, pour s’excuser...je regrette d’avoir fini la nuit avec toi...» Ses mots me blessent et j'ai beau tenter de la comprendre j'ai l'impression que quelque chose se brise en moi. Quand Teeghan remonte ses jambes contre son torse mon sentiment se renfonce encore plus, j'ai la sensation qu'elle tente de mettre un mur entre nous, comme si elle avait peur que je la blesse encore. Je retiens mon envie de me rapprocher d'elle pour la prendre dans mes bras. « Je savais pas... » Les mots à peine sortis de ma bouche j'ai envie de ma taper la tête contre le mur. C'est quoi cette justification de merde ? Il m'aurait simplement suffi d'ouvrir les yeux, d'écouter un peu mon cœur et un peu moins les mots qui étaient sortis de sa bouche pour me rendre compte du mal que je faisais ce matin là. Son regard avant de partir, je l'avais vu, comment pouvais-je prétendre le contraire aujourd'hui ?

Pourtant tout n'était pas mensonge, je m'étais voilé la face. J'avais réellement essayé de me persuader que cette nuit n'avait été rien de plus qu'un bon moment. J'avais voulu mettre de côté les sentiments qui m'avaient envahis parce qu'ils n'avaient pas de sens pour moi. Parce qu'il m'était inconcevable de me sentir à ce point proche d'une personne que je connaissais à peine et pourtant c'était le cas et là – dans cet ascenseur – je partageais sa peine et sa douleur, parce qu'elles étaient aussi mienne. Parce que je me sentais brisé.

Les secondes de silences me semblent des heures, je respire difficilement, comme de peur de lui piquer son oxygène et je la vois sortir son portable. Je n'ai même pas essayé, je connais assez bien cet hôpital pour savoir que dans les ascenseur on ne trouve aucun réseau.

Le silence est plus que oppressant, j'ai l'impression d'étouffer ici. Non pas que je sois claustrophobe, non le problème vient d'autre chose. Je finis par prendre mon courage à deux mains et je me rapproche d'elle pour me laisser glisser le long de la parois à côté d'elle tout ça très lentement alors que je prends soin de ne pas la toucher pour lui laisser son espace vital. Je regarde devant moi puis je ferme les yeux en disant doucement. « C'était pas le cas. » Je ne sais pas pourquoi il m'est si dur de lui parler comme ça. De m'ouvrir un peu à elle, mais ça me fait crever de trouille. « C'était pas juste une histoire de cul. C'était tellement – tellement plus pour moi. J'ai ressenti des émotions auxquelles je m'attendais pas Teeghan. Je crois que ça m'effraye. » C'est en fait bien plus que ça. Je suis totalement paralysé par la peur, celle de souffrir, de faire souffrir, de ressentir trop de choses, de me faire trahir, de faire souffrir mes frères, ma famille. J'ai des millions de peur qui me bloquent totalement. « Parce que en vérité j'ai pas grand chose de plus à offrir. C'est un vrai bordel dans ma vie et t'en a eu juste un bref aperçu ce matin là, avec mes frères. Je fais souvent les choses de travers et aujourd'hui je peux pas me le permettre – plus me le permettre. Ma famille c'est ce que j'ai de plus chère et je peux pas prendre le risque que mes actions les affectent. » Je sais que mon discour est un peu confus, qu'elle n'en connaît sans doute pas assez sur notre vie pour savoir de quoi je parle. Qu'elle ne sait pas à quel point mes frères ont déjà perdu et à quel point ma rupture avec Ana a été dur pour eux. Tout ça à cause de moi. De plus ils connaissent déjà Teeghan, et si je foirais tout ? Et si elle ne voulait pas de tout ça ? Si elle prenait peur. « Tu me l'as dit toi même. Tu n'arrives pas à te poser et... Et tout ce que j'ai ressenti ce soir là j'ai pas su le gérer en sachant ça. En sachant que t'allais finir par partir. » Je laisse une très courte pause. « J'ai jamais voulu te blesser. » Je l'ai murmuré, comme un aveu qu'on est honteux d'annoncer. C'est le cas, j'ai honte d'avoir pu lui faire ressentir ce genre d'émotion – l'impression d'être une moins que rien, un objet sexuel alors que c'est tellement loin de la vérité.

Mes mains tremblent comme deux feuilles alors que j'ai l'impression de me mettre à nu devant elle. Avant qu'elle ne réagisse et parce que j'ai peur qu'elle me fuit – même si le plus loin qu'elle puisse aller pour le moment est le fond de l’ascenseur – je déplace ma main pour venir effleurer sa peau avant de poser ma main sur le sienne pour la serre. Ce contact m'arrache un long frisson alors que ma main est encore tremblante sur la sienne. Je regarde toujours face à moi, pas assez courageux pour l'affronter. « Je regrette rien de cette nuit. » l'idée qu'elle puisse regretter est douloureuse mais je veux qu'elle sache que ce n'est pas mon cas et que peu import la finalité je ne pourrai jamais regretté d'avoir connu ce moment précieux. Pour ce qui était du réveille c'était une autre histoire.
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MessageSujet: Re: Natheeghan ❤ I hate hospitals, especially when you are there...   Mer 6 Nov - 11:09





I hate hospitals, especially when you are there.


A peine j’ai prononcé le mot ‘regret’, que je le regrette déjà. Je n’ai aucun regret de cette soirée, si je pouvais la revivre, je revivrai la même, sans rien changer. J’ai bien compris que je ne pouvais rien attendre de Nathan, le problème c’est juste moi, je suis trop sensible, je prends les choses trop à coeur. J’ai juste besoin d’un peu de temps pour digérer tout ça, ça fait beaucoup pour une seule et même nuit. « Je savais pas... ». C’est sa seule et unique réponse quant à mes révélations. Ok. Je vois qu’en mode handicapé des sentiments, j’ai trouvé quelqu’un à la hauteur de mes espérances. Je soupire un peu, mes jambes toujours contre moi. Après avoir remarqué qu’il n’y avait pas de réseau, je commence à me faire une raison. Même si j’avoue que j’aurai sûrement préféré être avec quelqu’un d’autre coincée là. Enfin, tout sauf un pervers.

Nathan se laisse glisser contre la paroi, à côté de moi. Je me sens perdue dans mes sentiments. A la fois j’ai envie de le repousser, de l’ignorer, et à la fois j’ai envie de me blottir dans ses bras. J’opte pour l’instant pour le silence, même si c’est difficile. Mes yeux rivés vers le sol de l’ascenseur, je préfère ne pas regarder Nathan. « C'était pas le cas... C'était pas juste une histoire de cul. C'était tellement – tellement plus pour moi. J'ai ressenti des émotions auxquelles je m'attendais pas Teeghan. Je crois que ça m'effraye. ». Chaque mots qu’il prononce me fait battre le coeur un peu plus vite. Je sais que je vais souffrir en m’attachant à lui, je le sais, et pourtant je ne peux pas m’empêcher de penser à lui sans cesse. Il se livre à moi peu à peu, sans que je ne lui ai demandé quoi que ce soit. Je sens qu’il est sincère, et ce qu’il me dit, je l’ai ressenti cette nuit là. Même s’il était alcoolisé, il y a des choses qui ne trompent pas. Et son regard sur moi ce soir là, je ne l’oublierai jamais. Je ne me suis jamais sentie aussi bien dans le regard de quelqu’un.

« Parce que en vérité j'ai pas grand chose de plus à offrir. C'est un vrai bordel dans ma vie et t'en a eu juste un bref aperçu ce matin là, avec mes frères. Je fais souvent les choses de travers et aujourd'hui je peux pas me le permettre – plus me le permettre. Ma famille c'est ce que j'ai de plus chère et je peux pas prendre le risque que mes actions les affectent. ». Doucement je tourne la tête vers lui. Mes yeux sont humides. J’aurai préféré éviter cette discussion, éviter d’en passer par là. Mais finalement si on en est là, c’est qu’on doit en passer par là. Je sens que le jeune homme est aussi paumé que moi, dans sa vie personnelle, comme dans sa vie familiale, et maintenant, à moi de venir foutre un peu plus le bordel dans sa vie. « Tu me l'as dit toi même. Tu n'arrives pas à te poser et... Et tout ce que j'ai ressenti ce soir là j'ai pas su le gérer en sachant ça. En sachant que t'allais finir par partir. ». Ma voix s’est radoucie. Je ne veux pas me disputer avec lui, ça ne ferait que rendre les choses plus difficiles. «Les gens changent Nathan. Les situations font que chaque personne évolue, à son rythme. J’ai que 21 ans, jusqu’à présent j’ai toujours été instable, et j’ai une vie sûrement aussi compliquée que la tienne, mais ça veut pas dire qu’un jour je tomberai pas sur quelqu’un qui m’aidera à changer ma vision des choses, des relations. Qui m’aidera à me poser...» Et cette personne ça aurait pu être toi....

« J'ai jamais voulu te blesser. ». «Je sais. Je sais Nathan, j’ai bien vu dans ton regard ce matin là que t’étais juste paumé et que tu savais pas comment réagir. Et ce que moi j’ai ressenti, c’est pas forcément que par rapport à ton attitude, c’est aussi ce que moi je pense de moi même. Et ça, c’est mon histoire.» Je ferme les yeux et laisse tomber ma tête en arrière, lâchant un long soupir. C’est tellement dur d’être sincère, de parler avec son coeur. Et c’est tellement dur de s’attacher a quelqu’un quand on sait que c’est une histoire impossible. Je commence à me sentir maudite.

Je sens la main de Nathan effleurer la mienne, doucement, avec hésitation pour finalement la serrer. Je sens un long frisson parcourir mon corps tout entier, et ma respiration pratiquement se couper. Ce nouveau contact me donne à la fois envie d’exploser de bonheur, et d’exploser en sanglot. « Je regrette rien de cette nuit. ». Les larmes me montent aux yeux, et je ferme fortement les paupières pour laisser couler une larme, puis deux. J’entrelace mes doigts avec les siens, et après une seconde d’hésitation, je viens me blottir dans ses bras, comme j’en rêve depuis qu’on s’est retrouvés là tous les deux. Discrètement j’essuie mes larmes, je ne veux pas qu’il me voit pleurer. Ses bras autour de moi, ma main toujours entrelacée à la sienne, je profite simplement de ce moment. A demi-voix, je lui avoue finalement «Moi non plus je regrette rien. Si c’était à refaire je le referai sans aucune hésitation. J’ai menti tout à l’heure, même si j’avais voulu j’aurai pas pu partir alors que tu dormais. Je l’aurai regretté. Je préfère être restée et m’être quand même pris une belle claque en partant.» Je câline le dos l’intérieur de sa paume de main avec mon pouce. Je connais la connotation, mais à vrai dire je n’y pense même pas. Pour moi c’est juste un geste tendre. «Et puis qui sait, peut être que plus tard tu seras mon beau frère et que je serai mariée avec Scott !». Mon rire se mêle rapidement au sien, détendant ainsi la situation. «Tu sais la première fois que je l’ai vu, il m’a volé un paquet de bonbons. Je l’ai coursé dans tout le parc pour finalement le rattraper. Je crois qu’il a vu en moi une wonderwoman...». Peut être comme toi quand je suis arrivée dans ce bar...



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MessageSujet: Re: Natheeghan ❤ I hate hospitals, especially when you are there...   Ven 8 Nov - 10:11





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Je n'avais jamais réellement cru au destin, préférant penser que l'on était maître de notre vie. Que rien n'était défini auparavant mais une simple accumulation de moments. Pourtant là, dans cet ascenseur avec Teeghan je ne pouvais m’empêcher de penser que si le destin existait il devait avoir un sens de l'humour bien à lui. Le fait de me retrouver ici avec elle était irrationnelle. Quel était les chances pour que je la croise à nouveau ? Pour qu'elle vienne dans l’hôpital où je travaille ? Que l'on se retrouve dans le même ascenseur et que ce dernier tombe comme par hasard en panne ? J'avais l’impression de me retrouver dans une mauvaise série. Ce n'était pas le cas et plus la conversation s’engageait, plus j'avais l'espoir qu'elle ne soit pas vaine, que ce coup du destin allait nous mener à quelque chose. Il nous obligeait déjà à nous parler ce qui était énorme.  «Les gens changent Nathan. Les situations font que chaque personne évolue, à son rythme. J’ai que 21 ans, jusqu’à présent j’ai toujours été instable, et j’ai une vie sûrement aussi compliquée que la tienne, mais ça veut pas dire qu’un jour je tomberai pas sur quelqu’un qui m’aidera à changer ma vision des choses, des relations. Qui m’aidera à me poser...» Je tournais mon regard vers elle pour lui offrir un léger sourire. J'aurais voulu dire que je pouvais être cette personne – que je voulais l'être mais au lieu de ça je m'entendis prononcer un vague. « J'espère que tu trouvera cette personne. » Rien ne me disait qu'elle était prête à changer maintenant et encore moins pour moi, nous nous connaissions à peine, notre nuit avait été merveilleuse mais à aucun moment cette pensée n'avait traversé mon esprit. Puis avais-je vraiment envie de lui demander de changer pour moi ? Je n'avais déjà pas une minutes pour moi et ça m'avait coûté une première relation. Comment un nouvel essaye pourrait-il être différent ? J'avais la sensation que nous nous ferions plus de mal que de bien et je n'étais sans doute pas prêt à prendre le risque. Il y avait trop de choses en jeu, aujourd'hui ce n'était plus que moi.


«Je sais. Je sais Nathan, j’ai bien vu dans ton regard ce matin là que t’étais juste paumé et que tu savais pas comment réagir. Et ce que moi j’ai ressenti, c’est pas forcément que par rapport à ton attitude, c’est aussi ce que moi je pense de moi même. Et ça, c’est mon histoire.»  Je ne suis pas sûr de tout comprendre mais je me contente de hocher la tête comme si c'était le cas. Je sais à quel point il peut-être difficile de passer au delà de l'image qu'on a de soit même et des erreurs que l'on peut faire.
Mon geste est lent et hésitant quand j'attrape sa main. Depuis que je l'ai vu, j'ai envie de la toucher, de retrouver ce contact qui me manque étrangement. Mais quand ma main touche la sienne je me sens envahi d’émotions et de souvenir. Sa main est douce comme dans mes souvenirs, et je fais glisser mon doigt pour profiter de ce contact.. Et je ressens à nouveau cette connexion étrange, cette envie de ne plus la quitter. Alors quand elle vient se blottir contre moi je l'émotion me submerger et je serre son corps contre le mien un peu plus fort comme pour garder l'empreint de ce moment. Je ne comprends pas tout ce qui se passe ni de ce qui rend cette situation si émouvante mais j'ai l'impression que je pourrais rester comme sa des heures, sans parler sans bouger. Juste pour profiter encore un peu.

Quand j'appercois les quelques larmes sur son visage je sens mon cœur se serrer pourtant je me contente de déposer un baiser sur son front et  de faire comme si je n'avais pas vu, sans doute parce que c'est aussi plus simple pour moi et que la vitesse à laquelle elle les a fait disparaître me laisse penser qu'elle ne voulait pas que je les vois «Moi non plus je regrette rien. Si c’était à refaire je le referai sans aucune hésitation. J’ai menti tout à l’heure, même si j’avais voulu j’aurai pas pu partir alors que tu dormais. Je l’aurai regretté. Je préfère être restée et m’être quand même pris une belle claque en partant.» Je ne peux empêcher un léger sourire de s'afficher sur mon visage. Je ne sais pas réellement pourquoi ça me rend si heureux. Si elle était partie avant le matin, nous nous serions évité bien des problèmes et entre autre cette discutions, mais je ne peux m'empêcher d'être heureux qu'elle soit restée. Aussi stupide que ça puisse être. «Et puis qui sait, peut être que plus tard tu seras mon beau frère et que je serai mariée avec Scott !». Nos rires se mêlent et je sens que mon corps se détend un peu, comme si l'orage était passé. Je ne suis pas sûre que les choses aient vraiment été mise au point. Que l'on soit plus avancé mais je m'en moque. Dans cette cage d’ascenseur l'espace d'un instant le temps semble se figer. « Tu devrais pas trop en rire, tu serais étonnée de voir comme ce gamin peut être acharné. » J'avais pu le voir à l’œuvre plus d'une fois et quand Scott voulait réellement quelque chose il savait redoubler d'efforts pour l'avoir.

«Tu sais la première fois que je l’ai vu, il m’a volé un paquet de bonbons. Je l’ai coursé dans tout le parc pour finalement le rattraper. Je crois qu’il a vu en moi une wonderwoman...» J'ouvre grand la bouche et tourne ma tête vers Teeghan, nos corps enlacés, nos visages sont proches l'un de l'autre mais je n'y prêtes pas trop attention et je commence à rire. « Mais non. » J'ai de la peine à arrêter mon fou rire. « Je peux pas croire que c'est toi. J'ai entendu parler de cette histoire pendants des jours. » Dani en avait profité pour se moquer un peu de son frère. Se faire battre à la course par une fille c'était moyen mais Scott – avec ses yeux de l'amour – n'y avait même pas prêté attention.
Les choses prenaient petit à petit leur place dans mon esprit et je comprenais que sans le savoir nos vies c'étaient déjà liées bien avant cette rencontre au bar. « Tu as fait un sacré effet aux garçons de notre famille. » Au fond Teeghan avait aussi un peu été ma wonderwoman je ne pouvais pas le nier. Elle m'avait sorti d'une soirée morose pour en faire quelque chose exceptionnel, une nuit que je n'étais pas prêt d'oublier.

Alors que j'ai à peine fini ma phrase la lumière se rallume dans l’ascenseur, je ne sais pas trop ce qui se passe alors dans mon cerveau, quel liens étranges se créent, mais j'approche mon visage du sien pour lui voler un baiser. Comme si j'avais peur que l'on nous extirpe de ce moment avant d'avoir pu le faire. Que l'ascenseur se remet en marche et que chacun de nous reprenne sa vie, pour cette fois ne plus jamais se croiser. Pourtant quand mes lèvres quittent les siennes rien ne se passe. L'ascenseur reste bien à sa place – sans bouger. Fausse alerte. Nos mains toujours l'une dans l'autre et nos visages encore dangereusement proche après ce court échange. Je scrute son regard pour tenter d'anticiper sa réaction mais je n'y décèle rien pour le moment. Je sais bien que je n'aurais pas du le faire mais c'était comme un besoin, pas une seconde je n'avais réfléchi. Et là tout de suite je n'avais qu'une envie : recommencer. Je bredouillais pourtant déjà un bref. « Je – j'aurais pas du. » Mais je ne pouvais pas bouger comme si mon corps me criait l'exact opposé de ce que je lui disais. J'avais envie de ce contact aussi irréfléchi que cela puisse être. J'en avais besoin.

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MessageSujet: Re: Natheeghan ❤ I hate hospitals, especially when you are there...   Sam 9 Nov - 11:00





I hate hospitals, especially when you are there.


Peu à peu j’essaie de me détendre. Après tout ça ne sert à rien de lui en vouloir, de lui en faire baver. Il est sûrement aussi paumé que moi à propos de cette situation. Il n’a pas voulu me faire de mal ce matin là, je le sais. Et même si j’ai encore mal à y repenser, je sais que ce n’était pas intentionnel de sa part. Je me radoucit doucement, mais au moment où je lui dis que j’espère trouver quelqu’un qui m’aidera à me poser, sa réponse a le don de me glacer le sang. « J'espère que tu trouvera cette personne. ». Je serre les dents pour essayer de ne pas prendre de travers ce qu’il vient de dire. Moi qui l’espace d’un instant, pensait que ça aurait pu être lui, mes espoirs s’envolent en fumée. Oui, nous nous connaissons à peine, mais ça ne change rien sur ce que j’ai ressenti cette nuit là. Il y a des choses qui ne trompent pas. Je ne crois pas au hasard, notre vie, c’est nous qui nous la construisons, on est seul maître de nos choix. Mais à côté de ça, le hasard n’existe pas, ce que la vie nous réserve, on ne peut pas passer à côté. Ce qui change, c’est les décisions que nous prenons face aux épreuves que la vie met sur notre chemin. Je ne peux pas croire que me retrouver là avec Nathan soit le fruit du hasard. Un ascenseur en panne, pile au moment où il entre... n’importe quoi !

Nathan s’excuse une nouvelle fois et je lui explique que j’ai déjà du mal à me sentir quelqu’un de bien quand je me regarde dans le miroir, alors cet épisode n’a fait qu’empirer les choses. Mais ce n’est pas de sa faute, il a réagi comme il pouvait, il a paniqué. Je ne peux pas lui en vouloir après tout.

Un nouveau silence s’installe dans l’ascenseur plongé dans la pénombre. La main de Nathan vient se poser sur la mienne et je retrouve toutes ces émotions ressenties pendant la nuit qu’on a passée ensemble. Un lot de sentiments à la fois puissants et contradictoires. Mais ce qui me tue le plus, c’est que je n’arrive même pas à le repousser, même si je sais qu’un nouveau contact entre nous n’est pas une bonne idée. Je sens mon coeur fragile, et je sais que si je le laisse faire, il pourrait facilement le piétiner, même involontairement. Pourtant, je plonge les yeux fermés, c’est plus fort que moi.

Je viens me blottir contre lui, comme si ça en devenait vital, comme si je ne pouvais respirer qu’entre ses bras. Je sais que tout ça ne nous mènera à rien, mais encore une fois, je ne peux contrôler mes sentiments lorsque je suis avec lui. Il m’entoure de ses bras et me serre contre lui. Je ferme simplement les yeux pour profiter de cet instant. Rapidement il m’avoue ne rien regretter de cette nuit. J’en ai un tas de regrets. Mais pas celui là en tout cas, même si j’ai eu mal, et je souffre encore de cette situation.

Toujours dans ses bras, je décide de détendre l'atmosphère en lui parlant de son petit frère. Nos rires se mêlent l’un à l’autre, tout comme nos doigts enlacés depuis quelques minutes déjà. « Tu devrais pas trop en rire, tu serais étonnée de voir comme ce gamin peut être acharné. ». Le sourire sur mes lèvres ne me quitte pas. Je repense à notre première rencontre, que je raconte rapidement à Nathan. « Mais non. » Il se met à éclater de rire, il est tellement beau, j’adore quand il rit, mon sourire s’élargit encore un peu, juste de le regarder rire. Je sens son ventre se soulever sous mon corps. « Je peux pas croire que c'est toi. J'ai entendu parler de cette histoire pendants des jours. ». Je ris avec lui, je ne pensais pas lui avoir fait un effet directement comme ça. Il a eu un coup de foudre pour moi, c’est mignon ! « Tu as fait un sacré effet aux garçons de notre famille. ». Mon rire se calme, et je pique légèrement un fard, baissant les yeux pour ne pas qu’il voit trop mes joues rosies. «Oui... eux aussi tu m’diras...». Je pince mes lèvres dans une petite grimace mignonne avant de plonger mon regard dans le sien.

La lumière se rallume dans l’ascenseur et je lève les yeux au plafond, les laissant glisser sur les parois, puis sur la porte, les oreilles alertes à n’importe quel bruit qui pourrait parvenir. Mais au moment où je repose mon regard sur Nathan, ses lèvres viennent se poser sur les miennes pour les sceller d’un baiser dont je ne m’attendais absolument pas. Le frisson qui me traverse de part en part est comme un électrochoc, comme quelque chose qui me montre encore une fois à quel point je suis très -trop- attachée à cet jeune homme. Mais je ferme les yeux et profite de cet instant comme si c’était le dernier, et lorsque ses lèvres quittent les miennes, je comprends qu’il a fait ça au cas où l’ascenseur reprenne sa route, et nous aussi par la même occasion. Mon coeur bat à tout rompre dans ma poitrine, c’est comme si tout le monde pouvait l’entendre, lui en premier.

Nos mains toujours enlacées, ses bras toujours autour de moi, je n’arrive pas à décrocher de son regard. Au moment où il s’excuse , mes yeux glissent sur ses lèvres. « Je – j'aurais pas du. ». Je ferme les yeux pour essayer de me contenir. Je sais que c’est pas une bonne idée, mais c’est plus fort que moi, et lorsque je réouvre les yeux, je les plonge dans les siens, alternant rapidement avec ses lèvres. Je ne rêve plus que d’une chose, l’embrasser à nouveau. C’est bien plus fort que moi... Et cette fois, c’est à mon tour de m’approcher de lui pour l’embrasser. Mais mon baiser n’a plus rien d’hésitant, nos langue reviennent se chercher et j’ai juste l’impression de revivre, comme si pendant une semaine j’avais été plongée dans un bain de glace, et que mon corps reprenait enfin sa chaleur initiale, simplement parce que je suis dans ses bras.

Ma main libre glisse dans la nuque du jeune homme alors que nos bouches ne se quittent plus, nos baisers devenant de plus en plus langoureux, ardents. Je lâche alors sa main et me redresse - sans quitter ses lèvres - pour me mettre assise sur lui, j’ai bien compris que ça lui faisait tourner la tête. Je ne vais pas m’en priver. Une main toujours dans sa nuque, mon autre main glisse sur son torse, par dessus sa blouse de médecin sexy. Ses bras entourent mon corps et un nouveau frisson s’empare de moi. A cet instant précis je n’espère qu’une seule chose, que personne ne vienne réparer l’ascenseur avant plusieurs heures....



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MessageSujet: Re: Natheeghan ❤ I hate hospitals, especially when you are there...   Sam 16 Nov - 22:49





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L’atmosphère semble se détendre enfin et j'en profite un peu. J'ai envie de rire de ne pas penser tragique mais simple. Pourquoi devrait-on se compliquer la vie alors qu'il est tellement plus simple de passer un bon moment à parler de tout et des rien.  «Oui... eux aussi tu m’diras...» Je sens mes joues rougirent légèrement alors qu'un sourire amusé anime mon visage. Non pas que ça soit une grande surprise, je le savais déjà, je l'avais vu – mais l'entendre de sa bouche me faisait son petit effet. Nos regards se croisent et une fois de plus je sens mon ventre se tordre bizarrement. Comment cette fille peut-elle avoir cet effet sur moi ?

Je ne sais pas ce qui me prend, d'où me vient cet instinct animal. Cette brusquerie qui me donne envie de lui sauter dessus d'un coup tout ça parce que la lumière se rallume. Comme si quelque chose m'avait attiré vers elle sans que je ne puisse y résister. Parce que si je ne le faisais pas maintenant je n'aurai peut-être plus jamais l'occasion de le faire. Une fois qu'elle aurait passé les portes de l’ascenseur, qu'est ce qui me disait que j'aurais encore une chance de pouvoir l'embrasser ?
Pourtant je me retrouve bien vite à m'excuser. Parce que je pense que c'est ce qu'il faut faire, parce que je sais bien que Teeghan est elle aussi un peu perdue dans ses sentiments et que ce que je viens de faire ne va qu'aggraver la situation. Pourtant j'ai déjà envie de recommencer et le regard qu'elle me lance une fois les yeux rouvert me fait vite comprendre que je ne suis pas le seul.

Nos langues s’entremêlent à nouveau, retrouvant les automatismes, comme si entre cette nuit passée et maintenant nous ne nous étions jamais quitté. Nos baisers se font plus ardents et profonds et je sens déjà une frisson de chaleur me parcourir. Quand Teeghan vient s’asseoir sur moi je laisse même échapper un juron, je sais qu'elle a compris l'effet que cette position a sur moi et j'en perds tout mes moyens. J'en oublie où l'on est et la conversation que nous venons d'avoir, pour profiter simplement de ce moment passionnelle. Mes mains courent dans son dos et je la serre fortement contre moi alors que mes lèvres descendent le long de son cou puis remontent vers son oreille que je vais mordiller avant de lui susurrer un « Tu me rends complètement fou Teeghan » C'est ce que j'ai l'impression d'être, un fou. Puis mes baisers reprennent encore plus fougueux pour descendre jusqu'au creux de ses seins.

J'attrape enfin son bassin pour nous faire changer de position et alors que je tente de reprendre le dessus, je vois son visage afficher un sorte de grimace et son expression change du tout au tout. Je me rends compte que je fais pression sur sa cheville apparemment endolorie. « Merde je suis désolé. J'y ai plus pensé. Ça va ? » J'ai l'impression d'un coup de redescendre sur terre, comme si on m’extirpait avec violence de ce moment simple et si bon pour me rappeler à la vie cruelle et à la situation. Nous sommes dans l’ascenseur de l’hôpital, hôpital où je travaille. Je sens alors mon ardeur se calmer un peu et au lieu de lui ressauter dessus comme prévu je me rassois à ma place initiale à côté d'elle. « Je peux pas... On peut pas. Pas ici. Je travaille ici, c'est l’hôpital. C'est pas – pas adéquate. » Je tente de retrouver une respiration normale et surtout de ne pas la regarder car je me sais incapable de lui résister.

« Qu'est ce que tu t'es fait ? » Je désigne sa jambe d'un signe de tête- Si j'avais été un peu plus délicat j'aurais du lui poser cette question avant même de lui sauter dessus, mais je ne l'étais pas. Je me faisais l'impression d'être une sorte de bête guidé par ses pulsions. Je laisse pourtant mon regard remonter le long de son corps pour finir par replonger mes yeux dans les siens. Le bleu de son regard me fait monter un frisson et je ne peux plus décoller mon regard du sien. C'est attractif, maladif comme j'ai envie d'elle là toute de suite. Je me sens tellement proche de céder encore une fois et je laisse déjà mon visage se rapprocher du sien. Il est proche, trop proche du sien et ma main prend le chemin de son visage pour remettre une mèche de ses cheveux en place puis elle s'attarde, caressant sa joue, sou cou puis jouant avec ses cheveux.

Nos regards ne se quittent pas alors que nos lèvres sont si proches maintenant, son souffle qui se mêle au mien. Je me sens proche de céder même si je sais qu'il ne faut pas. « Je ne sais pas comment te résister. » Je lui adresse un petit sourire gêné et désolé. Pourquoi je viens de lui dire ça ? C'est une grande question, peut-être parce que j'aimerai qu'elle le fasse pour moi, qu'elle me repousse, qu'elle me stoppe. Alors que ma main est retournée sur son visage caressant de mon pouce sa joue. Je me retiens de ne pas franchir cette barrière si fine. « Il faut que tu me dises non. » J'ai l'impression que je vais me faire du mal mais pire que je vais lui en faire à elle et qu'il faut qu'elle me stoppe. « Dis-moi non. » Mais je n'ai en fait qu'une seule envie. Briser l'espace si mince qui nous sépare maintenant. Cette distance qui me permet encore de garder un peu de conscience. C'est intenable.
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MessageSujet: Re: Natheeghan ❤ I hate hospitals, especially when you are there...   Lun 18 Nov - 12:24





I hate hospitals, especially when you are there.


J’ai bien essayé, mais je n’y arrive pas, je ne sais pas lui résister. Lorsqu’il plonge ses yeux dans les miens, que sa peau est en contact avec la mienne, je n’ai qu’une seule envie, c’est de l’embrasser. Et c’est d’ailleurs ce que je fais. Je n’hésite pas bien longtemps avant de caresser sa langue avec la mienne, et plus notre baiser devient puissant, plus mon coeur s’accélère. Pourquoi il me fait cet effet ? Je pensais que la première fois, c’était l’alcool, mais là, il n’a pas vu, et moi non plus. C’est autre chose, autre chose de plus grave qu’une soirée alcoolisée.

Assez rapidement, je me retrouve assise à califourchon sur lui, comme il adore. Ma main glissant dans sa nuque, j’attrape ses cheveux entre mes doigts et serre doucement, ne séparant toujours pas nos lèvres. J’ai de plus en plus de mal à respirer, et ma tête tourne et une chaleur enivrante s’empare de moi. J’oublie tout, l’endroit où nous sommes, ma douleur à la cheville, tout ce que je sais, c’est que je suis avec lui*, et que je ne veux plus le quitter, je ne veux plus avoir à séparer mes lèvres ses siennes. C’est comme si d’un seul coup je basculais dans un monde parallèle, ou plus rien n’existe à part lui et moi.

Je sens ses lèvres quitter les miennes pour venir embrasser mon cou, puis me murmurer à l’oreille : « Tu me rends complètement fou Teeghan ». Je penche ma tête en arrière, me mordant la lèvre inférieure d’envie. Lorsque je repose mes yeux sur lui, un petit sourire au coin des lèvres, je lui fais simplement comprendre que c’est réciproque, même si je ne lui dis pas. C’est comme si je me sentais quelqu’un d’autre en sa présence, je deviens carrément dingue. Il revient m’embrasser dans le cou, puis il descend peu à peu dans mon décolleté, faisant descendre mon t-shirt un peu plus. C’est ce moment qu’il choisit pour attraper fermement mon bassin et nous faire basculer. Ma ma cheville se retrouve coincée entre son corps et le sol, ce qui me provoque rapidement une forte douleur, et me fait ainsi grimacer. Il se relève rapidement pour libérer ma cheville et prends une étrange distance. « Merde je suis désolé. J'y ai plus pensé. Ça va ? ». Je me redresse sur mes bras, le souffle encore court. Je hoche la tête en lui répondant «Oui oui ça va... j’y pensais plus non plus à vrai dire...».

Nathan met en place une sorte de distance de sécurité en se rasseyant contre une des parois de l’ascenseur, non loin de moi, mais encore trop à mon goût. Je sens mon coeur se serrer, comme si une fois de plus il venait de couper court à quelque chose dont on avait envie tous les deux. Je préfère ne pas le regarder, il me fait me sentir mal en plus de ça... « Je peux pas... On peut pas. Pas ici. Je travaille ici, c'est l’hôpital. C'est pas – pas adéquate. ». Les yeux rivés sur le sol, je me contente d’hocher la tête, comme pour lui faire comprendre qu’il a sans doute raison. Mais alors pourquoi cet ascenseur s’est arrêté à ton avis ?.

Un silence pesant s’installer dans la boîte en métal. Seules nos respirations encore rapides prennent le pouvoir sur le lourd vide. Nathan brise alors ce silence, comme s’il était toxique. « Qu'est ce que tu t'es fait ? » me demande-t-il en désignant ma cheville. Je remonte mes genoux contre ma poitrine comme un peu plus tôt, comme un signe de protection. «J’ai trop dansé cette semaine, et ma cheville était déjà fragilisée d’un ancien accident que j’ai eu... quand je force trop elle me demande de la laisser tranquille, c’est le cas...». Même si mes yeux sont toujours rivés sur le sol, je sens le regard de Nathan remonter le long de mon corps, ce qui m’arrache un long frisson, se caractérisant par une chair de poule sur tous mes membres. Je tourne alors la tête pour croiser son regard, et c’est comme si une nouvelle faille spatio-temporelle venait s’emparer de moi, de nous. Le visage de Nathan est déjà en train de se rapprocher dangereusement du mien. Nous sommes comme 2 aimants, impossible de les séparer plus de quelques secondes, la pression est bien trop forte, trop présente, et surtout très incontrôlable. Les doigts fins de Nathan viennent remettre une mêche de mes cheveux bruns derrière mon oreille, frôlant délicatement ma joue, mon cou. Je ferme les yeux, ma respiration s’accélérant de nouveau, je sens que je ne vais pas pouvoir résister très longtemps. Lorsque je réouvre les yeux et que je croise le regard de Nathan, c’est pire que ce que j’imaginais. « Je ne sais pas comment te résister. ». J’accompagne son petit sourire du mien, alors que mes yeux glissent sur ses lèvres, de plus en plus proches des miennes. Le temps semble s’être arrêté. « Il faut que tu me dises non. ». Mon regard jongle doucement entre ses yeux et ses lèvres. Je secoue la tête délicatement, pour lui dire non, mais mon corps dit autre chose, rapprochant un peu plus mon visage du sien, ne laissant entre nos lèvres que quelques minuscules centimètres. « Dis-moi non. ». Je lui murmure alors : «...non...» avant de poser une nouvelle fois mes lèvres sur les siennes. Il m’est impossible de lui dire réellement non.

Et c’est repartit pour un tour, tels deux aimants, attiré l’un par le corps de l’autre, en quelques minutes à peine, nous voilà allongés au milieu de l’ascenseur, Nathan est sur moi, et je peux sentir tout son corps tendu contre le mien. Je me débarrasse de sa blouse blanche et il en fait de même avec les première couches de mes vêtements. Prise d’un instant de panique, je plaque mon index sur ses lèvres et pose mes yeux aux 4 coins de l’ascenseur, au niveau du plafond. «Y’a pas de caméras au moins là dedans ?». Ma question extirpe un rire amusé à mon compagnon alors que je détends la raideur de mon cou, soudainement rassurée. Je ne suis pas exhibitionniste non plus ! Et mes lèvres reviennent s’emparer de celles de Nathan. Et à seulement quelques instants du moment propice, j’entends une voix qui me fait sursauter «Allo ! Allo ! Y’a quelqu’un là dedans ?». Mes yeux s’écarquillent d’un coup et je pousse Nathan pour le faire rouler sur le dos, alors que je me relève en faisant attention à ma cheville. Je me dirige vers l’interphone et appuie sur le bouton «Allo ! oui.. euhm... on est deux ici !». «Ok mademoiselle, vous êtes une patiente ? Vous êtes blessée ? Dites moi qui est avec vous tout va bien ?» «Oui je suis une patiente et non ça va, et je suis avec euhm...» Je me retourne vers Nathan, toujours allongée par terre. «...avec le docteur... c'est quoi votre nom ? ». Il me souffle son nom avec un petit sourire, et je pince ma lèvre tout en le regardant. C’est sexy un médecin quand même... surtout lui ! «...avec le Dr Bridgestone.». «Ok très bien, l’intervention va prendre encore au moins une heure, vous n’êtes pas claustrophobe ?» «Non non...» «Et dites... pourquoi n’avez vous pas appelé au moment où l’ascenseur est tombé en panne ?» Je regarde Nathan, la bouche ouverte, ne sachant pas trop quoi répondre, et après une seconde d’hésitation, je réponds à l’homme de l’ascenseur : «... On a essayé, mais ça ne marchait pas visiblement !». Je prends soin de garder mon doigt appuyé sur le bouton pour discuter avec l’homme. «Ok, on essaye de réparer ça au plus vite mademoiselle.» «Merci !». Je Lâche le bouton et fais un test quand même au cas où. Je rapproche ma bouche du haut parleur et discute -seule- «Allo ? Vous m’entendez allo ?». Personne ne répond.

Je me retourne vers Nathan, un petit sourire au bord des lèvres. Je suis toute débraillée, et lui n’en parlons pas... Mes yeux glissent sur son torse nu avec envie. Je reste debout, contre une des parois de l’ascenseur. «On en était où déjà ?». Il se lève pour me rejoindre et me plaque contre la paroi avec ardeur. Je vais devenir folle... «On a encore au moins une heure devant nous... ça nous laisse un peu de temps...». Je laisse ma main perdre de l’altitude, glissant sur son torse, et atterrissant rapidement au niveau de l’endroit tant convoité. J’avoue que l’ascenseur ne faisait pas partie de mes fantasmes avant aujourd’hui. Comme quoi les choses peuvent changer...



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MessageSujet: Re: Natheeghan ❤ I hate hospitals, especially when you are there...   Jeu 21 Nov - 22:37





I wish there were a rulebook for intimacy.


Avec Teeghan j'ai toujours cette impression étrange que je fais mal les choses. Que je redeviens un adolescent maladroit qui choisit mal ses mots. Mes envies font opposition à ma raison. Je devrais prendre de la distance – arrêter de la regarder, de la vouloir, mais j'en suis simplement incapable.
Il faut que je parle, que je lui pose une question, que j'arrête de penser à ce que je voudrais lui faire. J'ai à peine fini ma phrase que Teeghan replie déjà ses jambes contre elle, une réaction de protection qu'elle a déjà eu une fois aujourd'hui et qui m'est toujours aussi douloureuse. Je sais que je suis maladroit, et je voudrais que tout soit plus simple mais c'est encore loin d'être le cas.  «J’ai trop dansé cette semaine, et ma cheville était déjà fragilisée d’un ancien accident que j’ai eu... quand je force trop elle me demande de la laisser tranquille, c’est le cas...» Je hoche la tête comme si j'avais réellement écoute ce qu'elle vient de me dire mais mes pensées sont à des années lumière de sa cheville. Je laisse mon regard s'attarder sur elle pour finir par revenir à ses yeux bleus et le regard que nous échangeons et plus qu'équivoque. Je sais qu'elle en a envie autant que moi tout comme je sais qu'il serait bien plus sage de s'abstenir.

C'est sans doute ce désir partagé qui est le plus dur. Plus mon visage s'approche de celui de Teeghan plus je souhaite qu'elle me repousse. Mais si sa tête fait non tout son corps crie oui et nous sommes déjà bien trop proche pour revenir en arrière. L’ascenseur – j'avais déjà entendu parler de la tension sexuelle qui pouvait y planer, aujourd'hui tout prenait son sens. Je me sentais excité au plus au point par cette situation. «...non...»  Elle avait dit non mais j'avais entendu oui – comme un cris – alors que ses lèvres étaient déjà contre les mienne et que nos bouches se possédaient comme elle aimait le faire. Je laissais mon côté trop réfléchi s'envoler. Pourquoi ne pouvions nous pas simplement profiter d'un bon moment ? J'avais décidément un problème avec les choses simples, il me fallait tout compliquer. Mais devant Teeghan je baissais les armes parce qu'il m'était impossible de faire autrement, l'attraction qu'elle avait sur moi était encore plus forte que celle qui me tenait à la terre. Impossible d'y résister.

Nos corps se retrouvent vite, nous entraînant contre le sol, moi au dessus d'elle. Nos habits nous quittent déjà dans des mouvements automatiques. L’excitation a pris le dessus et mes mains parcourent son corps alors qu'elle se raidit et vient poser son index sur mes lèvres, m'empêchant de lui administrer d'autres baisers. La panique me saisit durant un millième de seconde avant que Teeghan n'ouvre la bouche pour me dire mi-amusée mi-angoissée : «Y’a pas de caméras au moins là dedans ?» Je laisse un petit rire m'échapper.
Mais pas le temps de répondre que nos lèvres se scellent à nouveau. La tension monte de plus en plus dans l’ascenseur et mon excitation est maintenant palpable ce que je ne manque pas de faire remarquer à ma partenaire. Je me fais alors couper dans mon élan par une voix d'homme. Niveau sensualité on a fait mieux ! «Allo ! Allo ! Y’a quelqu’un là dedans ?» Pas le temps de comprendre ce qui se passe que je me retrouve sur le dos. Teeghan m'ayant expédiée vite fait pour aller répondre à la voix. « On est vite remplacé avec toi. » Je le dis évidement sur le ton de la plaisanterie alors qu'encore couché sur la sol je peux profiter de regarder un peu Teeghan qui se tortille en répondant  à l'interphone. «Allo ! oui.. euhm... on est deux ici !» «Ok mademoiselle, vous êtes une patiente ? Vous êtes blessée ? Dites moi qui est avec vous tout va bien ?»«Oui je suis une patiente et non ça va, et je suis avec euhm......avec le docteur... c'est quoi votre nom ? » Un petit sourire amusé est encré sur mon visage alors que je lui réponds d'un voix mielleuse pour me moquer un peu d'elle. « Bridgestone » Accompagné d'un petit regard qui se veux ténébreux à souhait et donc sans doute totalement ridicule. «...avec le Dr Bridgestone.».Je le sens un peu perturbée en disant ça et ça me fait sourire.  «Ok très bien, l’intervention va prendre encore au moins une heure, vous n’êtes pas claustrophobe ?» «Non non...» «Et dites... pourquoi n’avez vous pas appelé au moment où l’ascenseur est tombé en panne ?» Nous échangeons un bref regard avant qu'elle ne réponde. «... On a essayé, mais ça ne marchait pas visiblement !» Et toc ! «Ok, on essaye de réparer ça au plus vite mademoiselle.» «Merci ! » Enfin on va pouvoir être tranquille. «Allo ? Vous m’entendez allo ?» Pas de réponse nous sommes à nouveau seul.

. «On en était où déjà ?» Son regard se pose à nouveau sur moi et il n'en faut pas plus pour réveiller mon ardeur et je me lève d'un coup pour la rejoindre et plaque son corps contre la parois avec ardeur. Mes mains vont se poser sur ses hanches alors que je vais déposer un baiser à droite dans son cou. « On en était là ? » Puis je dépose un baiser de l'autre cotée, m'attardant cette fois un peu plus pour lui laisser une petit marque de ce moment. « Ou peut-être là ?» Puis je viens reprendre possession de ses lèves dans un baiser fougueux. « Non clairement on en était là. » J’éloigne un peu mon visage pour regarder l'expression de ma partenaire alors qu'elle prend la parole.  «On a encore au moins une heure devant nous... ça nous laisse un peu de temps...» « Ça devrait suffire pour ce que j'ai en tête. » Nous échangeons un petit regard coquin alors que la main de Teeghan descend le long de mon corps pour venir s’attarder sur mon entre-jambe déjà bien gonflé. Je laisse échapper un petit grognement et alors que sa main trouve sa place je vais nicher ma tête au creux de son cou où je dépose quelques baisers remontant machinalement vers sa bouche pour retrouver ce contact avec sa langue.  

Ma main glisse lentement le long de ses hanches pour finir par attraper sa jambe et la relever alors que j’accentue la pression de mon corps contre le sien la forçant à stopper son mouvement sur mon intimité. « Je vais jamais tenir une heure si on commence comme ça. » Je lui adresse un petit sourire malicieux et attrape son autre cuisse pour la soulever complètement. Teeghan enroule déjà ses jambes autours de moi alors que mes mains trouvent leur place sous ses fesses pour la soutenir bien que la pression que j'exerce contre elle soit sans doute suffisante. Son bassin à la hauteur de mon intimité je sens une vague de chaleur m'envahir. J'enverrais bien balader nos vêtements – là tout de suite – sans plus réfléchir.
C'est d’ailleurs à cette pensée que mon cerveau fait un petit apartée pour me rappeler gentiment que docteur Bridgestone ne se balade pas avec des préservatifs sur lui. Il faudra que je remédie à ça au plus vite mais pour le moment je profite des baisers endiablés que Teeghan m'offre, on abordera le problème quand il  se présentera. Je profite aussi de ce moment pour glisser l'une de mes mains dans son dos et lui enlever sous soutien-gorge ne lui laissant plus que son pantalon qui est encore bien en place, ce qui me permet sans doute de garder un peu mon calme. Mais il va me falloir remédier à ce problème au plus vite.
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MessageSujet: Re: Natheeghan ❤ I hate hospitals, especially when you are there...   Mer 27 Nov - 10:04





I hate hospitals, especially when you are there.


C’est incroyable comme je me sens attirée par lui, même si ma tête n’avait pas voulu, je crois que me corps se serait lui même jeté dans les bras de ce bel apollon. Mes lèvres retrouvent les siennes comme si elles étaient faites pour être scellées. Mon coeur reprend sa course folle et ma respiration va de pair, devenant de plus en plus saccadée de minute en minute. L’endroit même où nous nous trouvons n’a plus aucune importance, l’important, c’est seulement que je suis avec lui, et que je ne pense plus à rien.

Je sursaute en entendant une voix, et me lève en 4ème vitesse. « On est vite remplacé avec toi. ». Je me tourne vers lui et lui adresse un petit regard noir en plissant mes yeux pour le fusiller gentiment.

J’ai du mal à retirer mes yeux du corps de Nathan. Il est là, allongé par terre, sa chemise ouverte et je peux me délecter de son torse nu. Alors que je suis debout, tout aussi débraillée que lui, je me contente de répondre au technicien de l’ascenseur, en essayant de lui soutirer des informations pour savoir combien de temps il me reste avec Nathan. Une fois fait, je me colle contre une paroi de l’ascenseur, et regarde mon partenaire avec un petit sourire en coin, lui demandant rapidement où on en était.

Le regard qu’il me lance provoque en moi un long frisson, avant qu’il ne me rejoigne d’un pas rapide. Il n’y avait pas beaucoup de trajet à faire, mais il n’a quand même pas pris son temps. Il me plaque avec ardeur contre la paroi de l’ascenseur tout en posant ses mains sur mes hanches. Il dépose des baisers dans mon cou et je penche ma tête en arrière fermant les yeux pour bien apprécier ce moment. « On en était là ? », je mordille ma lèvre inférieure en souriant, il me rend complètement dingue. Le baiser que l’on échange a tendance à me faire perdre la tête. Je glisse ma main dans sa nuque, puis dans ses cheveux. Je suis obligée de mettre fin à notre baiser pour reprendre mon souffle. « Non clairement on en était là. ». Je lâche un petit rire avant de lui dire que l’on a encore au moins une heure devant nous. Effectivement, ça nous laisse un peu de temps pour finir ce qu’on avait commencé. « Ça devrait suffire pour ce que j'ai en tête. ». Je hausse les sourcils, un sourire mutin sur le coin des lèvres, l’air de dire ‘ah bon et à quoi tu penses ?’. Ma main glisse le long de son torse nu, pour s’attarder légèrement au niveau de son entre-jambes. Le râle qu’il lâche à cet instant précis me procure une vague de chaleur intense. L’envie de lui faire l’amour est de plus en plus présente et je ne vais pas tarder à craquer.

Alors que je prends soin de défaire sa ceinture et de déboutonner son pantalon pour pouvoir passer plus aisément ma main dans son boxer, Nathan revient m’embrasser avec une passion inouïe. Sa main glisse le long de ma hanche, puis de ma cuisse pour remonter ma jambe contre lui et ainsi rapproche nos corps l’un de l’autre, me forçant à retirer ma main de l’endroit où elle se trouvait. Une nouvelle vague de chaleur m’envahit et je lâche même un petit gémissement de surprise. « Je vais jamais tenir une heure si on commence comme ça. ». Son petit sourire malicieux me fait totalement craquer. Il me soulève un peu pour que je puisse entourer ma 2ème jambe autour de lui. Ses mains sous mes fesses et la pression qu’il exerce pour me tenir contre la paroi me rendent carrément dingue.

Je mains jusqu’à présent libre, glissent sous sa chemise, jusqu’à ses épaules puis son dos pour la faire tomber sur le sol. Je caresse ses pectoraux légèrement dessinés avant de plonger mon regard dans le sien, et je lui murmure d’une voix suave : «J’adore cette position mais... si je peux faire une suggestion... c’est encore mieux quand il y a un peu moins de vêtements entre nous...». Avec une précipitation torride, je repose pieds à terre juste le temps pour lui de finir de me deshabiller, et pour moi de baisser son pantalon. J’en profite pour laisser mes mains se balader sur son corps. J’évite de penser que si le technicien est meilleur que ce qu’il avançait, quelqu’un pourrait nous trouver dans ce non accoutrement. A moi de plaquer Nathan contre la paroi quelques instants, juste le temps de l’embrasser avec une passion infinie, laissant le loisir à mes mains de caresser con corps tout entier. Mais il ne lui faudra pas longtemps avant de retourner la situation pour me soulever et reprendre la même position que tout à l’heure. Je le sens hésitant un petit instant, je crois savoir à quoi il pense, mais pour le rassurer, je lui murmure à l’oreille : «Je prends la pillule docteur...». Il ne lui en fallait pas plus pour me faire lâcher un gémissement au moment où son premier coup de bassin nous fait nous unir pour la seconde fois. Mes jambes serrées autour de lui, mes mains glissant dans sa nuque, j’ondule mon corps en même temps que le sien. Ce n’est pas la position la moins sportive mais dieu que c’est bon... J’essaie au mieux de ne pas trop m’exprimer, j’étouffe mes gémissements dans son cou, où je le mordille de temps en temps. Mes ongles griffent son dos sans même que je ne m’en rende compte.

Pourquoi c’est si bon de faire l’amour avec cet homme ? Pourquoi je sens que notre relation est unique ?

Après quasiment 30 minutes à retenir l’ultime orgasme, nous nous étalons, épuisés, sur le sol de l’ascenseur. J’ai du mal à reprendre mon souffle. Je tourne ma tête pour regarder Nathan qui a visiblement autant de mal que moi. Je souris, puis me redresse pour récupérer mes affaires et me rhabiller. Mon partenaire en fait de même, le silence de la pièce est loin d’être pesant, il est simplement rempli de phéromones sexuelles. Je le regarde s’habiller, et je lui pique sa blouse que j’enfile par dessus mes vêtements. Je le regarde, un sourire en coin. «Ça m’irait bien moi aussi nan ?». Je me rapproche de lui et dépose un doux baiser sur ses lèvres. «C’est marrant je t’imaginais pas médecin... mais ça te va bien... et puis la blouse... c’est sex !». Je lâche un petit rire et l’aide à reboutonner sa chemise.

J’hésite un instant et plonge mon regard dans le sien. «Qu’est-ce qu’on va faire de nous ? Hum ? Visiblement on est pas prêts ni l’un ni l’autre à vivre quelque chose de sérieux mais... on a bien vu que c’était plus fort que nous alors...». Je caresse délicatement sa joue et laisse mon regard s’attarder sur ses lèvres avant de remonter à ses yeux. «Tu proposes quoi ?»



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MessageSujet: Re: Natheeghan ❤ I hate hospitals, especially when you are there...   Dim 1 Déc - 22:32





I wish there were a rulebook for intimacy.


Plus rien ne semble pouvoir nous séparer, je laisse mes mains courir le long du corps de Teeghan épousant chacune de ses courbes alors que nous échangeons des baisers passionnés. A chaque fois que je sens les mains de Teeghan s'attarder un peu sur l'une des parties de mon corps mon excitation monte un peu plus et mon envie d'elle devient irrésistible. Je ne suis apparemment pas le seul à le ressentir puisque Teeghan ne tarde pas a s'adresser à moi. «J’adore cette position mais... si je peux faire une suggestion... c’est encore mieux quand il y a un peu moins de vêtements entre nous...» Je laisse échapper un petit rire alors que ma partenaire pose déjà les pieds à terre pour que nous puissions ne séparer de nos habits superflus. Puis c'est son tours de me plaquer contre la parois me faisant lâcher un petit soupire de plaisir avec que ses lèvres se collent aux miennes pour échanger un baiser passionné.

Je reprends vite le dessus pour revenir à notre position initiale mais les même inquiétudes me trottent encore dans la tête. En un simple regard Teeghan comprend où je veux en venir et se penche vers mon oreille pour me chuchoter une phrase rassurante.«Je prends la pillule docteur...» Je lui adresse un petit sourire. C'est sûre que ce n'est pas du tout le moment pour moi de devenir père, mais ce n'est pas tout ce qui m’inquiète. A l’hôpital j'entends parler MST tout les jours alors autant dire que je suis plutôt bien renseigné sur le sujet et normalement assez méfiant. « Ce n'est pas la seule chose qui m’inquiète. » Nous échangeons un bref regard et ce que je peux y lire me rassure d'un coup. Je ne devrais peut-être pas, je sais que je ne serai pas le premier à faire confience bêtement, mais le désir prend le dessus et je me laisse glisser en elle alors que mes lèvres vont prendre possession de son cou. Tout mon corps se tend d'un coup à cette première pénétration, le souffle chaud de Teeghan contre ma peau me fait frissonner. Je laisse alors les émotions m'envahirent pendant que nous nous unissons avec un simplicité qui me surpasse encore. Comme si nous avions été crées pour nous trouver.

Moi qui pensais avoir idéalisé notre première union, je découvre le plaisir de faire l'amour avec Teeghan sans une goutte d’alcool dans le sang et contre tout attente c'est encore meilleur que la première fois. Mon corps m'appartient totalement et je ressens chacune de ses ondulations qui finissent par me mener à l'orgasme et me laissent vide de toute énergie.

Allongé sur le sol, j'ai de la peine à retrouver une respiration normale. Je jette un œil à Teeghan qui elle aussi semble épuisée. Je n'avais pas souvenir que c'était aussi sportif. Le silence c'est à nouveau installé entre nous mais cette fois rien de gênant, je la regarde se lever pour attraper ses affaires un sourire au coin des lèves profitant encore quelques secondes d’observer son corps dénudé avant de suivre le mouvement. Mais alors que j'attrape ma blouse, Teeghan me la chipe pour l'enfiler. «Ça m’irait bien moi aussi nan ?». Je lui adresse un petit sourire coquin. Je comprends d'un coup beaucoup mieux les gens qui prétendent que la blouse blanche est sexy.
Je profite du baiser qu'elle vient déposer sur mes lèvres, il se veut plus tendre, moins animal comme si une certaine affinitée se créait entre nous sans que nous nous en rendions vraiment compte. «C’est marrant je t’imaginais pas médecin... mais ça te va bien... et puis la blouse... c’est sex !» Qu'est ce que je disais décidément cette blouse blanche. « Je suis plutôt d'accord avec toi pour le coup. C'est super sexy cette blouse blanche. » J'attrape les deux pans de la blouse qu'elle a encore sur le dos pour l'attirer contre moi et lui offrir un autre baiser. J'ai envie de profiter encore un peu de cet instant qui nous est offert.

Mais alors que profite inconsciemment, je vois bien que Teeghan hésite à me dire quelque chose et je lui adresse un petit sourire alors que ses yeux plongent dans les miens et qu'elle se lance.  «Qu’est-ce qu’on va faire de nous ? Hum ? Visiblement on est pas prêts ni l’un ni l’autre à vivre quelque chose de sérieux mais... on a bien vu que c’était plus fort que nous alors...». Je hoche bêtement la tête aux propos de Teeghan sans savoir quoi lui répondre. Je sais que cette discution est inévitable mais je n'ai aucune idée de comment gérer les choses. Je pensais que l'on pourrait simplement se dire que l'on avait passé une bonne soirée et rien de plus mais maintenant cela me semble impossible au vu de ce qui vient à nouveau d'arriver. Puis plus que ça je n'en ai pas du tout envie, je n'ai pas envie de me séparer d'elle car tout me semble beaucoup plus simple quand elle est là et que son regard bleu trouve le mien.  «Tu proposes quoi ?» Un petit rire m'échappe alors que je cherche les mots pour dire ce que je ressens. « Je ne sais pas trop... J'ai pas de solution mais peut-être qu'on pourrait essayer de pas se poser trop de questions ? J'ai tendance à m'en poser trop mais là, j'ai envie de faire les choses un peu plus simplement. J'aime les moments qu'on partage et – et peut-être qu'on pourrait se contenter de profiter de ce qu'on a et de ce qu'on est capable de s'offrir... non ? » J'ai l'impression que mes mots sont maladroits et je scrute son regard. Mais Teeghan ne semble pas s’offenser. Elle hoche la tête même si je ne suis pas persuadé que c'est ce qu'elle voulait entendre. Je n'ai malheureusement pas de solutions miracles pour nous.

Mais Teeghan n'a pas le temps de me répondre que l'ascenseur semble reprendre du service. Il se met en marche pour continuer sa descente et les portes s'ouvrent sur nous alors que nous sommes encore entrain de nous regarder. « Tout va bien là dedans ? » Je tourne la tête vers le réparateur qui vient de nous libérer. « Bien merci » « Vous mademoiselle ? » Teeghan hoche la tête  et attrape déjà ses béquilles pour sortir de l'ascenseur. Je la suis de près et glisse un vague. « Je dois aller voir mon boss... Faut que je file » Encore une fois je suis entrain de me défiler comme un imbécile, même si c'est la vérité.
Hochant la tête je peux voir que cette situation la contente aussi peu que moi. Elle m'adresse un bref au revoir et me tourne le dos partant en clopinant sur ses béquilles. Je lui tourne à mon tours le dos en prenant la direction des bureaux. Tout s'embrouille dans ma tête et je me sens comme le dernier des imbéciles. Puis sur un coup de tête je fais demi-tours et la rattrape en courant. « Teeghaaan attends ! » Je me place face elle et tout en regardant mes pieds comme une enfant timide et je me m'exprime beaucoup trop rapidement « Est ce que tu serais d’accord de – de me donner ton numéro ? Ça serait plus simple que de repartir à la chasse aux infos au près de Crash. » Je vois un petit sourire fendre son visage et elle sort son portable pour que nous échangions nos numéros. Une fois le numéro en poche je jette un coup d’œil à l'heure et me rend compte que je suis déjà bien en retard. Je me penche donc vers la jeune femme pour déposer un baiser à la lisière de ses lèvres. « On se revoit très vite Teeghan. » Puis je file pour de bon cette fois. Avec l'impression – enfin – de ne pas avoir totalement merdé.
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