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 CHALLENGE WEEK → Beth C. Saint-Jones

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MessageSujet: CHALLENGE WEEK → Beth C. Saint-Jones   Lun 4 Nov - 22:16





Beth Week

(du 4/11 au 10/11)

Règles

Un personnage, sept jours dans la semaine, sept mises en situation dans Town Square. Voici le principe des challenge weeks. Chaque jour de la semaine, un membre recevra une mise en situation qu'il devrait développer en un minimum de 500 mots. Dès qu'il aura répondu à une situation, Morning Coffee lui enverra la prochaine. Le tout, pendant sept jours, du lundi au dimanche. Si le membre a réussi son challenge, il gagne un prix.

Programme

Lundi ▪ Beth a eu la merveilleuse idée aujourd'hui de sortir avec une jupe à carreaux rouges. Alors qu'elle se balade en ville, un enfant l'accoste et lui demande si elle veut bien jouer de la cornemuse pour lui et si elle a des sous-vêtements sous son kilt.
Mardi ▪ Les premiers flocons de neige tombent sur Town Square !
Mercredi ▪ Un voisin complètement bourré essaye de rentrer par effraction chez Beth, pensant être devant sa propre porte d'entrée.
Jeudi ▪ Jour de repos avec le malaise de Beth. Tous ses proches y mettent de leur personne pour chouchouter et prendre soin de la jeune femme.
Vendredi ▪ Véritables retrouvailles avec Wesley.
Samedi ▪ Beth est invitée dans une soirée sur le thème des années 20. A cause de son récent malaise, elle hésite, mais finit par y aller pour se changer les idées.
Dimanche ▪ Beth reçoit un coup de fil... du commissariat. Wesley vient d'être arrêté et lui demande son aide.
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MessageSujet: Re: CHALLENGE WEEK → Beth C. Saint-Jones   Mar 5 Nov - 21:47





Tu portes une culotte ?


LUNDI


Aujourd’hui c’est journée nostalgie.
Je porte une jupe rouge à carreaux, avec un chemisier blanc. Queue de cheval relevée, et blaser. Boots et besace.  Oui ça me prend d’avoir des tenues un peu hors du temps. C’est bon la nostalgie de temps en temps. Demain je sortirais peut-être en barboteuse, en nostalgie de la petite enfance. Sacha a des gouts vestimentaires plutôt classiques. Moi j’ose. On s’est toujours expliqué ça parce que c’était moi l’artiste de nous deux. Et qui dit artiste dit droit-aux-looks-douteux-dans-certaines-occasions. Ce jour est une certaine occasion. Je n’ai pas encore trouvé cette occasion par contre …
Bref, je dois sortir Eustache, peut-être que l’occasion se montrera. Eustache m’attend bien sagement sur le tapis. J’attache sa laisse et c’est parti pour un tour mon kiki !

Il fait froid dehors finalement. La jupe n’a pas été le choix le plus judicieux que j’ai fait aujourd’hui. Et les chaussettes noires, qui s’arrêtent à mi-cuisse me le fond bien comprendre. Je les imagine bien me dire : « Tu vas attraper un rhume des fesses ! Haha ! » Je regarde Eustache se promener tranquillement : sa balade sera de courte durée, je commence à avoir froid aux fesses  En plus j’avais l’impression de donner un faux air de ressemblance avec Britney Spears. Le premier qui m’aborde dans la rue en me demandant de chanter Baby One more Time, je le mords.  J’essaye de ne pas faire attention au regard des gens, mais j’ai comme la vague impression que je n’étais pas seule à avoir regarder l’émission sur MTV hier soir qui retraçait tout le parcours de la chanteuse Pop : Madame Spears en personne.  Et que inconsciemment je viens de m’en rendre compte c’est peut-être à cause de cette émission que je me suis habillée comme ça aujourd’hui.  Flûte. Enfin à choisir, heureusement que mon inconscient n’a pas choisi de m’habiller comme dans son dernier clip : Work B***h…  

« Hey Madame ? » La voix du gamin me sort de ma rêverie britneyesque. Je le regarde, sourcils levés. « Quoi ? », avec un ton un brin désagréable. « Vous pouvez jouer de la cornemuse ? » Euh … « Pardon ?! » Il me regarde, blasé. « Ben oui, comme dans Rebelle ! Vous êtes écossaise. » Je ne saisi pas et le dévisage. « Écossaise ? » Là, c’est lui qui lève les sourcils. Le gamin doit avoir Six ans, pas plus. Une tête toute mignonne, blond, des grains de beautés un peu partout sur le visage. Une tête d’ange par définition. Et je vois bien dans son regard qu’il me prend pour une demeurée. « Pffff. Votre jupe, c’est un kilt espèce de banane. Et les Kilts ce sont les écossais qui les portent. Comme dans Rebelle ! Il y a même les le Seigneur Dingwall, Le Seigneur Macintosh, Le Seigneur McGuffin, puis le Seigneur … » « Oui bon ça va je connais le film. Mais je ne suis pas écossaise. Et je ne sais encore moins jouer de la cornemuse. » C’est à peine si je sais cuisiner, alors jouer d’un instrument … Ce gamin regarde trop les dessins animés. Et ma réponse le vexe, visiblement, puisqu’il a perdu son sourire et commence à faire la moue. « Ah non, tu vas pas te mettre à chialer. Elle est où ta mère ? » C’est vrai elle est où sa mère ? Je regarde autour de moi, mais à par lui, Eustache et moi, la rue est vide. Mince. « Elle est parti chercher du pain. Mais il y a la queue alors j’ai voulu tracer une marelle dehors pour attendre. » Il me montre ses mains pour se justifier. Elles sont planches de craies. Mais je m’en fiche qu’il joue à la marelle, c’est pas sérieux de laisser son gosse sans surveillance. Pain ou pas. «Retourne voir ta mère, c’est pas bien de s’éloigner. » « Leo ?! Viens ici tout de suite. » Ah ben tiens, en parlant du loup on en voit le bout de la queue. La mère, gueule sur son môme. Ben oui mais tu l’aurais gardé au près de toi aussi idiote. « Vous ne jouez pas de la cornemuse, d’accord. Vous êtes toute nue sous votre jupe ? » Ma respiration se coupe et je suis quasiment sûre de devenir toute rouge. Ce gosse est sans gêne ! Et d’où il sait qu’on ne porte rien sous un kilt ? Sa mère n’est pas une idiote, c’est une inconsciente de laisser son gamin sans surveillance. « Allez barre toi gamin ! Ta môman t’attend. » Je lui fait un geste de battement de main pour le pousser à s’en aller.  Nan mais franchement. « Et vous portez une culotte alors sous votre jupe ? » Là, mon sang se glace. Je me retourne pour voire un inconnu me faire un grand sourire. Un type du genre italien en costard rayé. Ma main, ne sachant pourquoi (enfin si je le sais), part, par réflexe s’écraser sur la joue du type. « Connard. » Je tire la laisse d’Eustache. On rentre,  et je brûle ma jupe.
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MessageSujet: Re: CHALLENGE WEEK → Beth C. Saint-Jones   Mer 6 Nov - 0:26





Snow White


MARDI


Ma jupe à carreaux avait mis une nuit entière a se consumer entièrement. Je regarde les derniers morceaux partir en fumer, une tasse de cappuccino entre les mains. Le regard vide, et un plaid sur mes jambes croisées en tailleur sur le canapé. Il fait froid aujourd’hui, plus que les derniers jours.  Je souffle sur ma tasse, plus pour jouer avec la fumer, essayer d’en faire des formes que pour refroidir le liquide.  Sacha est à l’autre bout du canapé, tête à l’envers et les pieds sur le haut du canapé. En train de compter les briques de la cheminée. « La prochaine fois, on saura qu’il ne faut pas brancher le four, la machine à laver, le fer à lisser, la télé et surtout ta boule à facette en même temps … » Je ressoufle sur ma tasse, en y mêlant un soupir. Sacha vient d’acheter une boule à facette qu’elle a trouvé dans un vide grenier. Elle était toute fière d’avoir fait cette découverte. Mais c’était l’installation de trop dans le loft. Depuis on a plus d’électricité. « ça fait combien de temps qu’on a appelé l’électricien ? » « Une heure … » Sacha soupir.
Ça fait une heure qu’on est plongées dans le silence. « Encore désolée pour tes cheveux Beth. » « C’est rien. Ça repoussera. » En faisant sauter les plombs, une décharge s’est propagé dans mon fer à lisser, et a cramé la mèche de cheveux que je lissais. « ça sera l’occasion de retrouver ma frange. » On se regarde, sérieusement, puis le fou rire vient instantanément creuser nos joues.  Je détestais les franges. Maman m’en avait collé une durant toute mon enfance pour me différencier de Sacha. J’avais eu la frange, et Sacha rien … Dès que j’ai eu l’âge de choisir ma coupe de cheveux j’ai retiré cette frange et fait le sermon avec Sacha de ne plus jamais avoir des cheveux au dessus de mes sourcils. Jusqu’à aujourd’hui. Je suis persuadée que c’était un coup monté de Sacha. Mais c’est pas grave, ça nous fait rire. Il était temps. La situation était tendue depuis plus d’une heure. Et j’étais figée dans mon mutisme avec ma mèche cramée.

Zip commence à s’agiter dans sa cage, ce qui nous interrompt. On regarde mon oiseau, perplexe. « Ben Zip … Tu dis rien d’habitudes. T’aimes pas la nouvelle coupe de Beth, c'est ça ? » Je pouffe.  « C’est bizarre. » Et Eustache s’y met aussi en aboyant et grattant la baie vitrée. Mes animaux deviennent fous. Je vais quand même voir ce qu’il se passe près de la vitre. Je ne vois rien. « Ils sont maboules. » me dit Sacha. Je hausse les épaules. Et ouvre la porte pour aller sur le balcon. Brrrrr… Il fait froid. J’attrape mon plaid sur le canapé avant de sortir. Eustache se précipite et renifle partout. Sacha est derrière moi. ON ne comprend pas ce qu’il se passe jusqu’à ce que je me prenne un truc glacé sur le bout du nez. Je lève les yeux au ciel… « SACHA ! Il neige ! » Elle lève elle aussi le menton. Les premiers flocons de neige nous tombent dessus. Eustache a la gueule ouverte pour avaler les premiers flocons, comme dans Boule & Bill. Je rigole, et sens montée en moi cette excitation de l’hiver. Celle que Zip et Eustache ont pressentie. Les animaux on bien un instinct sur-développé par rapport au notre.
Je regarde Sacha. Elle me regarde. On se regarde et on sautille comme des folles sur le balcon et hurlant. Retour à l’enfance les gars ! L’Hiver est notre saison préférée à toutes les deux. Et vu le ciel, ce n’était pas que l’histoire de trois pauvres flocons. La neige se met vite à tomber avec abondance. « Tu penses à ce que je pense ? » « Oh oui ! » On court dans nos chambres. Mon armoire se déverse sur le sol à cause de mon empressement.
Vingt minutes plus tard, on est toutes les deux armées : Bonnet, écharpe, pantalon, grosses chaussettes, et GANTS ! Eustache est aussi excité que nous deux. On sort tous, sauf Zip.
Dehors, une légère couche de neige recouvre déjà les trottoirs. Eustache se roule dans la neige, et Sacha entame une bataille de boule de neige digne de notre enfance, digne de l’Angleterre ! L’hiver est en avance cette année, et ce n’est pas pour déplaire aux sœurs Saint-Jones.

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MessageSujet: Re: CHALLENGE WEEK → Beth C. Saint-Jones   Jeu 7 Nov - 20:34





S.O.S.


MERCREDI


Un mouton… Deux moutons… Trois moutons … Cent soixante-quinze mouton… Cent soixante-seize moutons… Un chien qui aboie. Cent soixante dix-sept moutons… Cent soixante dix-huit moutons… Un chien qui aboie … un oiseau qui piaf … Cent soixante dix-neuf moutons…
Un chien qui aboie ? Un oiseau ?
Je me redresse dans mon lit, l’esprit complètement endormi. Un chien ? Un Oiseau ? ça vient faire quoi avec mes moutons ? Sourcils froncés j’essaye de comprendre ce qu’il se passe. Je meurs d’envie de me rendormir. Ou de retourner compter les moutons. Au choix. Je me rallonge.

Un mouton… Deux moutons … Trois moutons … un chien qui aboie. J’ouvre un œil et soupire. Un piaf d’oiseau. Zip ? J’ouvre le second œil. Ma chambre est plongée dans le noir. Seules les lumières de réverbères filtres mes rideaux. Un chien qui aboie. C’est Eustache. Pourquoi il aboie ? Je regarde l’heure : Trois heures quatorze. Ce n’est pas vrai. Je n’arrive déjà pas à dormir, mais si mes animaux m’empêchent de retrouver Morphée, ça va chier des bulles carrées. Je n’arrive pas à dormir depuis quatre jours à cause d’un projet. Puis un autre bruit. Un craquement. Là ce n’est pas normal.  J’attrape mon téléphone et je me faufile dans la chambre de Sacha. Je me mets sous la couette avec elle qui grommèle en me sentant venir. « Beth … tu ne dors pas ? » Le grattement contre la porte continue. « Eustache Aboie, Zip Piaf, et il y a des grattements. Ça me fout les pétoches. » Et ça m’empêche de dormir. Je n’ose pas aller voir ce qu’il se passe. Halloween est pourtant passé, mais ça me fait peur. Ce n’est pas pour rien que je n’aime pas les films d’horreurs ou d’épouvantes. « Quoi ? » Là elle est réveillée. Elle se redresse, et tend l’oreille. « Tu les entends ? » Elle me regarde, blasée. « Ben oui, comment veux-tu que je n’entende pas Zip et Eustache. » Elle se lève et va chercher sa batte de baseball dans son armoire. « Sacha arrête, et si c’est un voleur ? » « Ben je ne vais pas le laisser entrer. Garde ton téléphone avec toi, et compose le numéro de la police. » J’étais déjà pas rassurée, mais là je suis sur le point de faire pipi dans ma culotte. Je tape le neuf cent onze sur mon téléphone. Plus qu’à appuyer sur le téléphone vert en cas d’urgence.
On arrive dans le salon, Eustache est sur le paillasson en train d’aboyer sur la porte. Zip sautille nerveusement dans sa cage. « Reste derrière moi Beth. » Elle lève sa batte de baseball sur l’épaule, prête à balancer un coup. Elle a toujours été la plus courageuse de nous deux, la moins trouillarde. C’est toujours elle qui m’a protégé. Je suis incapable de me défendre toute seule. Sacha a gagné les gênes du courages à la grande loterie des chromosomes, moi celui de la naïveté. Je vois toujours du bon en tout le monde, même les pires psychopathes. Et ça, ça m’apporte beaucoup d’emmerdes.
La personne derrière la porte semble vouloir forcer la serrure. On entend des insultes bafouillées. On essaye bien de rentrer chez nous. C’est un voleur. « Sacha, j’ai peur. » « Eloigne toi, je vais ouvrir la porte et l’assommer. » Je part me planquer derrière un meuble, et gardant un œil sur ma sœur.  Fais attention Sacha… Elle ouvre la porte, le mec qui essayait de forcer la serrure se casse la gueule et tombe a plat ventre contre le sol. Eustache lui aboie dessus, et Sacha lâche sa batte. C’est le voisin, et moi, j’ai les jambes en cotons tellement je suis apeurée. Le mec ne bouge plus. « Beth appelle les pompiers, c’est Greg, le voisin, il est inconscient… et merde il pu l’alcool. » Je compose le numéro des pompiers. « Allô ? Mon voisin est inconscient, il a trop bu … » Et je vois flou, j’ai chaud et j’entends difficilement ce que Sacha me dit. Je m’effondre. J’entends Sacha hurler mon prénom dans un bruit sourd. La fatigue et la peur ne font pas bon ménage, je viens de l’apprendre a mes dépends, en tombant dans les pommes.  Malaise vagal. Trop forte émotion mélangée à la fatigue, mon corps et mon cerveau m’ont lâché …

S.O.S.



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MessageSujet: Re: CHALLENGE WEEK → Beth C. Saint-Jones   Ven 8 Nov - 21:06





Chaleur humaine


JEUDI


Retour à la maison en fin de matinée, après une dose d’examens.
Je me sens vidée. Ailleurs. Je suis peut-être sur une autre dimension. La force a quitté mon corps. Ce malaise c’était une sonnette d’alarme de la part de mon corps. Ça faisait quatre jours que je mangeais peu, que j’étais trop préoccupé pour dormir ou même boire. Le médecin m’a engueulé en me voyant sur le lit d’hôpital. Il a deviné avant même de faire des examens. Je l’avais écouté par défaut, mais je n’avais qu’une idée en tête : rentrer chez moi. Dormir.
Sacha m’a ramené à la maison. Elle me dit qu’elle va me préparer à manger,  me bichonner, tout ça. J’entends bien. Mais je préfère m’allonger sur le canapé, me recouvrir d’un plaid, et partir dans les bras de Morphée. Je suis trop fatiguée pour penser à quoi que ce soit… Même sortir Eustache dépasse mes forces.

Morphée, attends moi.

Impossible de rêver. Je dois être tellement fatiguée, que je n’ai même plus la force de rêver de quoi que ce soit. Fait chier.
Je suis dans un demi-sommeil. J’entends des bruits autour de moi. J’ai chaud aux pieds, que j’ai du mal à soulever en les tortillant. Il y a un poids dessus, ça doit être Eustache. Je sens des odeurs différentes. Des fruités, des chaudes, le feu, une odeur gourmande. J’ouvre les yeux. Il y a du monde autour du moi. J’ai du mal à analyser pour l’instant. « ça va marmotte ? » Sacha est à côté de moi. « Doucement… » Elle m’aide à m’asseoir dans le canapé. Je sens qu’elle est inquiète pour moi. Ses mains ne sont pas aussi sûres que lorsqu’elle était sur le poing de frapper le voisin. « Merci ». J’ai du mal à tout  reconnecter dans mon esprit. Il est quelle heure d’abord ? Je cherche mon téléphone. Il est sur la table. Dix SMS … Je les regarderai plus tard. Sur la table, il y a plein de choses : des fleurs, des cartes, des gâteaux, des chocolats… « Pas mal de monde est passé à l’appart pendant que tu dormais. Micah est passé déposer tes gâteaux préférés, il était avec Sebastian.  Ils sont partis un peu précipitamment parce que les chiens commençaient à faire le bordel et ça t’aurait réveillé. » Je regarde les gâteaux : Muffins chocolat aux morceaux de nougatines. Mes préférés en effet.  « Il y a Ino aussi qui est passé. Mais lui je le soupçonne plus d’être passé pour voir Zip que toi. Il a ramené un sac de graine.  Il reviendra ce soir. Il s’est invité à manger. Ton éditeur a envoyé des fleurs,  t’en as reçu de plein d’autres aussi. T’as un bel entourage souerette, t’as vu tous les cadeaux ?! Bon j’ai un peu pioché dans certains par contre. » Elle me fait sourire. J’ai de la chance d’avoir une jumelle comme elle.  « Il y a Aleyna qui est là en fait, elle est aux toilettes. » Je la cherche du regard, elle revient de la salle de bain. Je souris en la voyant. Elle aussi c’est une perle !  Sacha me chuchote que ça fait un moment qu’elle est là, et qu’elle tenait à attendre que je me réveille. Elle a l’air ravi de voir que je me suis enfin réveillée. « J’ai apporté de quoi t’occuper ! » Elle sort magazines, DVDs et un vieux Monopoly de son sac.  « Merci … Tu restes pour les regarder avec moi ? » Elle acquiesce.

Quelqu’un toque à la porte. Sacha va ouvrir. Je choisi un DVD parmi la sélection de Aleyna. En pointant du doigt « le Diable s’habille en Prada » Une bonne comédie pour remonter le moral. Mais je me fige en entendant une voix roque. Je lève les yeux : Wesley. Ça faisait des mois que je ne l’avais pas vu. Il était là, sur la palier de la porte avec un immense bouquet de fleurs : des lys et des roses orangés. Couleurs d’automne.
Ça faisait des mois que je ne l’avais pas vu. « Salut blondinette. » il me tend les fleurs. Je suis complètement abasourdie. Je ne sais pas quoi faire. Aleyna se lève pour aller chercher un vase. « Euh … mais … » « c’est Sacha qui m’a prévenu, par sms.  J’ai toujours gardé un œil sur toi. T’es pas assez forte pour rester toute seule. » Euh … chouette ? J’avais l’impression de voir un revenant. Mais un revenant avec un sacret atout charme avec un côté Prince Charmant.
J’en ai perdu les mots…


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MessageSujet: Re: CHALLENGE WEEK → Beth C. Saint-Jones   Sam 9 Nov - 20:57





Ta chaleur, plus que les autres


VENDREDI


Je sens la chaleur du jour filtrer mes rideaux et venir me caresser les joues.  J’ouvre les yeux, mon regard se pose sur mon radio réveil, la matinée est déjà bien entamée. Je suis allongée dans mon lit. Après avoir passé une journée complète dans le canapé, j’ai fini par échouer sur mon lit. Il était bien plus confortable que le canapé.  J’ai l’impression de sortir dune hibernation trop poussée. Je commence à retrouver des sensations « normales » dans tout mon corps, mais c’est comme si je les avait mis au chômage trop longtemps.
Un malaise vagal et ses conséquences : que du bonheur.
C’est sûr, je suis complètement aux antipodes de ce que j’ai l’habitude d’être. Je suis quelqu’un de très dynamique d’ordinaire, et là, de me retrouver à l’arrêt forcé, c’est pas évident. Je m’étire avant de poser le pied par terre. L’appartement est silencieux. Je marche à pas légers vers le salon. «  Wesley ? » Il est là. Dans mon salon, un plateau en mains, avec une tasse et des tartines dedans. « Tiens, petit dèj-presqu-au-lit si t’avais été moins rapide. » La syntaxe écorchée de Wesley lorsqu’il parle me fait toujours autant sourire.  Je me sens rougir. Pourquoi ? Parce qu’il est là ? Parce que je n’ai pas complètement retrouvé tous mes moyens. Peut-être aussi parce que je suis contente qu’il soit là. J’ose me perdre dans son regard. Pourquoi t’es encore là Wesley ? Pourquoi ?
Je prends le plateau, et vais m’assoir dans le canapé. Il a dormi là, une couverture et un oreiller sont mis dans un coin. Et il y a son odeur partout. « Pourquoi t’es resté ? » Je croque dans une tartine. « Pour garder l’œil sur toi. » ça me fait quelque chose qu’il me dise ça, je ne vais pas mentir. A part Sacha personne n’a jamais été aussi protecteur avec moi. Je suis censée réagir comment ? « Elle est où Sacha ? » Bravo Beth, détourner le sujet de conversation, c’est toujours bien pour éviter les vraies questions. « Dehors, avec ton chien. Elle est sortie y a pas longtemps. »  Il y a des blancs, des blancs gênant parce que je ne sais pas quoi dire, ni quoi faire. Je n’ose même pas le regarder. Ça fait des mois qu’on ne s’est pas vu, mais apparemment lui a toujours gardé un œil sur moi. Je suis censée réagir comment ? Même Hugh Grant n’a jamais fait ça dans aucun de ses films. Et Hugh Grant est à mes yeux l’incarnation du Prince Charmant d’aujourd’hui. Jamais dans mes histoires je n’ai osé penser un tel scénario. Ça me désarçonne de vivre un scénario en vrai sans même l’avoir imaginé.
L’imprévu me gifle violemment. Là, tout de suite. Je sens que j’ai envie de dire des trucs, mais et si ce ne sont pas les bons mots ? Quand j’écris un scénario, il y a toujours la touche EFFACER ou la gomme quand j’écris sur du papier. Il y a toujours moyen de retirer les mauvais mots pour en dire d’autres, mais là, dans la réalité, tu n’as pas l’option retour …  « Merci d’être là. » Voilà c’est sorti. Mais où est-ce que ça va me mener ? Je me sens tellement mal à l’aise. Je n’ai pas l’habitude d’étaler mes sentiments. « T’as besoin d’un mec dans ta vie Blondinette,  c’est normal. » QUOI ? Euh … c’est moi où c’est complètement irréaliste ce qu’il vient de me dire ? C’est un peu comme une demande de rencard … Il s’invite dans ma vie. Il prend racine dans mon environnement. Mais il n’a pas forcément tord. Je dois avoir besoin d’un repaire masculin fixe. Les mecs ont trop défilés depuis de nombreuses années. IL fallait que je commence à m’attacher à cette gente. J’ai bientôt trente ans, c’est le moment non ?
Mes bras s’enlacent autour de ses épaules. Pourquoi ? Je crois que c’est une pulsion de sentiments qui vient d’envahir tout mon corps. C’est étrange comme sensations. Après toutes ces années de rapports brutaux avec les hommes, je crois que c’est mon premier geste affectif envers eux. Il faut dire que Wesley est le mec qui m’a sorti plus d’une fois de la merde. Et il avait beau être tout l’inverse du Prince Charmant, il avait beau n’avoir rien en commun avec Hugh Grant, c’était mon ange gardien dans cette ville, et depuis que j’y ai fait mes premiers pas.
Je sens qu’il est surpris et qu’il tente de se braquer quand je l’enlace, mais il me laisse faire. C’est touchant. Mais je ne m’éternise pas, je me sens mal à l’aise, presque aussi mal que lui à en croire son regard.  Un silence pesant plane. J’ai fait une connerie…
La porte s’ouvre, Eustache et Sacha sont revenus.
Sauvés par la porte.



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MessageSujet: Re: CHALLENGE WEEK → Beth C. Saint-Jones   Dim 10 Nov - 14:57





The Great Gatsby


SAMEDI


Il y a des matins chagrins. Des matins chocolat. Des matins chignon et plein d’autres encore, comme dans la pub. Mais aujourd’hui, c’est surtout un matin câlin. Je le sens, je retrouve ma force et ma vivacité. Je vais pouvoir retourner faire des promenades avec Eustache dans le parc.
Je viens de passer mes deux dernières journées, confinée dans mon appart, avec interdiction de sortir. Je crois d’ailleurs me souvenir que le médecin aux urgences m’a donné pour ordre de rester au calme jusqu’à la fin de semaine. Mais il n’a pas précisé quel jour ? Et si ma fin de semaine était hier soir ? Je peux donc sortir dès maintenant …

Quinze heures. J’ai quand même pas mal dormi. Je me sens assez reposée pour pouvoir de nouveau profiter de tout ce qui m’entoure. « C’est le fait d’avoir passé la journée avec Wesley hier que tu es toute pimpante aujourd’hui ? » Sacha me fixe, avec un magazine entre les mains. Elle compte m’accuser à coup de presse à scandale ? Je souris, maladroitement. Si je rougis je suis cuite … « Meuh non … absolument pas. Je retrouve mes forces. C’est tout. » Je file derrière les éléments de cuisine pour me faire un café. Wesley n’a absolument rien à voir avec ma bonne humeur. Quoi que … Bon d’accord, je suis très heureuse qu’il soit revenu et qu’on ait passé la journée ensemble. Il ne pouvait pas y avoir un meilleur remède pour me faire remonter la pente. Mais qu’on se le dise : c’est un secret ! Un secret qui sera de courte durée avec Sacha, c’est sûr, mais pour l’instant je le garde pour moi, et rien que pour moi.

Je m’installe dans le canapé, café en main, et Eustache qui vient délicatement poser sa tête sur ma jambe pour que je le grattouille. Mais mon regard si souvent attiré par les taches de mon chien, et cette fois obnubilé par des paillettes sur une enveloppe. « C’est quoi ? » Je prends l’enveloppe, et en sort un carton d’invitation. « Une invitation pour une soirée rétro, retour dans les années Vingt. » « Et tu comptais me le cacher ? » « Ben... t’as encore besoin de repos. Donc on restera là. » C'est vrai ... j'ai besoin de repos. ça ne serait pas vraiment raisonnable d'y aller. Je prends un magazine sur la table basse que j'avais commencé à lire la veille. Bien sûr il faut que je tombe sur l'article qui parle des critiques du film "Gatsby le magnifique" avec Léonardo Dicaprio ...
Je bondis sur mes pieds, faisant sursauter Eustache. « Je tiens sur mes jambes, et je peux même danser un peu. On y va. » « Beth … » Elle proteste, mais elle est ravie de pouvoir finalement y aller. Les années folles, notre période préférée. Notre fête d’anniversaire pour nos Dix-Huit ans a été sur le thème des années folles, et le nombres d’autres soirées sur cette époque fait de nous deux des expertes de cette décennie. Nos placards aussi pouvaient en témoigner ! Des tiroirs regorgeant de collants vintage et sous-vêtements affriolants, et des étagères et petits talons rien que pour danser.  
« Ce soir je suis Daisy Buchanan, et toi Jordan Baker. » On sautille comme des folles, et on file se préparer.  

C’est dans un vieux cinéma a l’abandon rénové pour l’occasion qu’à lieu la soirée. Bras dessus, bras dessous, avec Sacha on s’apprête à faire la fête jusqu’au bout de la nuit. J’ignore qui est notre hôte, qui m’a envoyé cette invitation. Mais c’est comme dans Gatsby : une réplique identique, et chacun des convives à fait l’effort de s’habiller dans le thème.
Je trépigne d’impatience. Mon inconscience prend le dessus, et je m’échappe du bras de ma sœur pour me jeter dans les paillettes qui dansent au rythme des trompettes, pour valser entre les coupes de champagnes, accorder quelques danses endiablées avec des inconnus. Je me lâche, et plonge naïvement dans les années folles. Folies et démesures sont les maitres mots de la soirée. A mes risques et périls !




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MessageSujet: Re: CHALLENGE WEEK → Beth C. Saint-Jones   Dim 10 Nov - 20:17





Police municipale bonjour...


DIMANCHE


Dimanche matin.
Ça fait plusieurs jours que je n’ai pas ressenti le froid de l’hiver qui commence à arriver en ville. Mes joues sont rouges, et ce n’est pas mon écharpe qui va me réchauffer. Je suis assise sur un banc dans le parc. Eustache gambade tranquillement dans l’herbe. De temps en temps il me rapporte un bâton que je dois lui relancer.  Ça me fait du bien de ressortir.
Je n’ai pourtant pas complètement décuvé de la soirée d’hier. La soirée Gatsby au vieux cinéma. J’en ai que de vagues souvenirs. Mais le peu que je me souvienne, il est chouette.  Ça m’a fait du bien de sortir. Je veux bien respecter les consignes des médecins pour ma santé, mais je dois avant tout respecter mes envies. Et hier soir j’avais envie de sortir. J’en avais besoin. Je ne tiens pas longtemps en place. Et m’avoir gardé deux jours cloitrée dans l’appart relève déjà du miracle.

Mon téléphone sonne. Numéro inconnu. « Salut Blondinette. Tu peux venir me chercher au commissariat ? » « Wesley ? » Il raccroche. C’est tout lui ça. Qu’est ce qu’il a encore fait ? Je soupire, attrape la laisse d’Eustache, le siffle pour qu’il revienne. Wesley n’a rien dit de plus à part « viens me chercher » pour faire un raccourci. Super. Il a encore fait une connerie. Ça va lui retomber sur le coin de la gueule un de ces jours. Mais bon, j’ai pas le droit de le laisser dans sa merde. Il a toujours été là pour me protéger, des autres, de moi, de tout. Lui il se protège tout seul, mais parfois il faut venir l’aider un peu. Et je l’avais bien ressenti que ça l’emmerdait de me demander de l’aide. Wesley c’est un mec un peu macho, il n’aime pas qu’on lui doive quoi que ce soit. Il donne sans attendre rien en retour. Il veut montrer à la face du monde qu’il est assez fort pour tout défier. C’est un peu un héro, un héro contemporain.

Le commissariat n’est pas à côté, et Eustache qui renifle chaque poteau, angle de poubelle ou coin de rue me retarde un peu. Tant pis. Mais j’entre enfin dans l’immeuble, austère. Comme tous les commissariats me direz-vous. « Bonjour, je viens pour Wesley. » Dis-je à un policier à l’accueil. Même pas besoin de dire son nom de famille, c'est un habitué des lieux. Il me regarde en coin, avec plein de reproche. Qu’est ce que Wesley a encore fait … « Pourquoi il est là ? » « Violence envers un agent. » Je souris en coin. Ça ne m’étonne même pas. Je sors mon chéquier. « Bon annoncez-moi la couleur de son outrage. » Le flic me donne malgré lui le prix à payer pour laisser sortir mon taulard de derrière les barreaux. Je sens que ça le fait chier, ça devait être un pote à lui qui s’est fait refaire la gueule par Wesley.  Je signe le chèque, il me dit d’attendre. Je vais donc m’assoir, avec Eustache, qui n’arrive pas à se trouver un place. Ce n’est pas un endroit pour les chiens ici en même temps.
Trente minutes plus tard, Wesley sort, avec une pochette contenant ses effets personnels : porte feuille, lacets, couteau suisse, portable, … Je le regarde en coin. Je suis contente de le voir, même si c’est le pas le lieu de ouf pour revoir les gens qu’on apprécie. Et il ne voit bien sur mon visage. Il n’est pas à l’aise non plus de m’avoir demandé de l’aide. Eustache semble être le seul content de voir un visage qu’il reconnaît (ou l’odeur ?)  On reste muets, tous les deux, jusqu'à la sortie. « Je t’offre un truc à manger ? Hamburger ? » il acquiesce. On marche en silence pour trouver un endroit où manger. Mais c’est un silence pesant, plus encore que celui de l’autre jour, parce que là j’étais frustrée. Frustrée d’avoir dû le libérer de prison. Offrir du vin à quelqu’un, l’aider à pousser sa voiture quand elle est en panne d’essence, ou donner son bras à un vieux pour traverser la route : ça s’est normal.  « Tu comptes me le faire souvent ce coup là ? Nan parce que je ne suis pas du tout à l’aise avec ça. Si je dois venir de sortir de tes faux pas tous les deux jours, j’aime autant être prévenue. » Il m'attrape l'épaule, il a bien vu que ça m’a fait paniquer de devoir venir le libérer.  « ça ne se reproduira pas. » Il a beau y mettre toute sa bonne volonté, je n’en crois pas un mot. Mais je m’oblige à y croire un peu. Rien que pour ne pas tout gâcher. Mais je sais que ça se reproduira. Tout comme moi, trop naïve, je vais me refourrer dans des merdes pas possibles où Wesley sera le seul à pouvoir me sortir. Il le sait, et est prêt à l’assumer, j’en ai conscience. Mais est-ce que moi je suis prête à assumer l’autre part de notre relation ? Venir le sortir de taule lorsqu’il dérape ?
Je ne sais pas…

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