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 In the air there's a feeling of Christmas ▲ Micastian

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MessageSujet: In the air there's a feeling of Christmas ▲ Micastian   Dim 17 Nov - 19:49





Micah & Sebastian

Et Sam


Town Square, Oregon. Voilà bien longtemps que je n’y avais pas mis les pieds. La dernièrement fois, ça devait être à Noël. Il y a donc très exactement un an. Pourtant, lorsque je sortais du taxi qui m’avait mené en face du Morning Coffee, j’avais comme l’impression d’être de retour chez moi après seulement quelques heures d’absence. J’avais du mal à quitter New York depuis que j’y avais emménagé, pourtant, je considérais toujours cette petite ville comme ma véritable maison. J’avais grandi ici, j’y avais mes plus beaux souvenirs, et surtout, j’y avais mes parents. En parlant d’eux, c’est en sortant du taxi que je sentis mon téléphone vibrer dans ma poche. Je le sortais aussitôt et découvrais un message de ma mère : « On a fait croire au plus récent employé que les serveurs devaient tous porter une tenue de lutin du Père Noël pendant la période des fêtes. J’ai hâte de voir ce que ça donne ». Je riais ouvertement avant de faire le tour de la voiture pour sortir du coffre mon énorme valise. Il fallait au moins ça pour survivre un mois dans le froid hivernal de l’Oregon.

Un mois. C’était le temps que mes parents allaient devoir me supporter. J’étais tombé dans le seul cabinet d’architecture de la ville qui fermait pendant un mois lors des fêtes de fin d’année. Alors quitte à avoir de longues vacances, autant les passer auprès d’eux. Ils pensaient que comme mon frère, je ne reviendrais que pour quelques jours pour le réveillon. Etonnement, lui et moi avions réussi à garder ma venue prématurée secrète. J’avais hâte de voir un sourire illuminer leur visage une fois que j’aurais passé la porte du café. Je pouvais déjà sentir les bras de ma mère me serrer dans une étreinte après qu’elle m’ait sauté dessus. Mon père cachant la honte qu’elle lui causait un peu plus loin. Je ne perdais donc plus une seconde, et passais les portes vitrées du Morning Coffee, les roulettes de ma valise trainant juste derrière moi.

L’endroit n’avait pas changé. A l’exception de toutes les magnifiques décorations de Noël recouvrant les murs, les tables, le comptoir…. tout. Je pouvais déjà sentir la chaleur des fêtes me remplir le cœur. L’odeur du café me chatouillait les narines avant d’être recouverte par celle des petits gâteaux de fête. Mon regard embrassa la pièce, en appréciant les moindres détails. Des clients s’enfonçaient dans les canapés confortables, une tasse fumante entre les doigts. D’autres regardaient les premiers flocons tomber à travers la baie vitrée, leurs cafés attendant patiemment d’être sirotés sur la petite table à côté d’eux. C’était… parfait. C’était la maison.

Quelque chose attira mon regard. Ou plutôt, l’absence de quelque chose le fit. Il n’y avait personne derrière le comptoir. Ni mes parents, ni le soi-disant employé habillé en lutin. Soit. Ils étaient peut-être dans l’arrière-boutique, j’attendrais. En attendant, quelque chose d’autre m’interpellait. Ou plutôt, quelqu’un. Une petite fille était assise à l’une des chaises au comptoir. Celle-ci semblait être passionnée par le dessin qu’elle était en train de réaliser. Je m’approchais alors doucement d’elle, glissant ma valise à côté de moi alors que je grimpais sur la chaise à côté de l’enfant. Un regard et un sourire vers elle, et je lui lançais un franc et heureux : « Bonjour ! ». Ses grands yeux se tournèrent aussitôt vers moi et elle me rendit mon sourire. « Bonjour ! » dit-elle à son tour, abandonnant son dessin quelques instants. Je lançais un petit regard vers celui-ci. « Qu’est-ce que tu dessines ? » demandais-je, innocemment curieux. « C’est la maison de mes rêves ! » s’écria-t-elle avant de retourner tracer quelques nouvelles lignes à ce qui, pour l’instant, ressemblait à tout sauf à une maison. Je lâchais un « Oh. » intéressé, l’observant continuer de dessiner en silence.

Les minutes passaient dans le calme le plus complet. Du moins, jusqu’à ce qu’un fort « Voilà ! J’ai fini ! » sorte de la bouche de la petite fille. « Tu aimes ? » me demanda-t-elle en levant ses grands yeux vers moi. Je fis mine de réfléchir, jugeant son travail de loin. « Tu sais… c’est un peu » Beaucoup. « mon travail de dessiner des maisons. Enfin, ça pourrait l’être. Alors tu ne pourrais pas avoir d’avis plus professionnel que le mien. » Je sentais que je venais de mettre une certaine pression sur les frêles épaules de l’enfant. Je faisais durer le suspense encore quelques secondes avant de finalement reprendre. « Et donc… je pense que c’est du très bon boulot. » annonçais-je finalement, récoltant le plus grand sourire que j’avais jamais vu. « J’aime tout particulièrement le fait que chaque mur ait une couleur différente. Il y a trop d’architecte qui font des murs de la même couleur. C’est pas original. T’es une avant-gardiste ! » Les yeux de la petite se plissèrent, comme si elle n’était pas complètement convaincue par ce que je venais de dire. « J’ai pas tout compris, mais ça sonnait comme un compliment. Alors merci ! » répliqua-t-elle fièrement. Elle retourna un instant à son dessin pour noter dans un coin « Sam » et la date du jour. Elle prit le dessin entre ses petites mains et me le tendit.  « Cadeau ! » J’écarquillais les yeux de surprise et répondais par un large sourire. « Oh. Merci ! » C’était la première fois qu’un enfant m’offrait un dessin. C’était un sentiment nouveau, et très agréable. « Au fait, moi c’est Sam ! Et toi ? » se présenta-t-elle en tendant sa main. Je la serrais avec plaisir, me présentant à mon tour : « Sebastian. Ravi de te rencontrer. »

Les présentations faites, Sam et moi commencions à discuter comme des amis de longue date. Elle me disait avoir six ans et demi, que son grand frère travaillait ici, que les patrons l’autorisaient à l’amener avec lui au café tous les jours et à lui offrir tous les chocolats chauds qu'elle voulait. Je lui expliquais être le fils des patrons, et que j’étais de retour quelques semaines pour Noël. Elle m’expliquait avoir parlé de New York à l’école, et me demandais comment c’était réellement. La seule chose que j’avais réussi à lui dire c’était : « Grand. ». Elle avait ri, et nous avions changé de sujet de conversation.

Ce n’est qu’après de très longues minutes que je vis la porte près du comptoir s’ouvrir pour voir en sortir… un lutin. Sans pouvoir me contrôler, j’éclatais de rire, manquant de perdre l’équilibre sur ma chaise par la même occasion. « Micah ! » s’écria la petite fille à côté moi, me laissant deviner qu’il s’agissait de son frère. J’essuyais les larmes qui coulaient, essayant de retrouver le sens de la vue pour regarder le jeune homme qui s’était mis juste en face de nous deux. « Je suis désolé. Vraiment. » De derniers rires m’échappaient. « On m’avait prévenu de… ça. » Je désignais d’un signe de main la tenue du jeune homme. « Mais je pensais pas que ce serait tellement… » Ridicule ? « tellement… » Moulant ? « tellement… comme ça. » Il n’existait pas de mot pour décrire un tel costume. Des collants vert et rouge, un mini short, une veste boutonnée avec des grelots, et un chapeau ridicule. Mes parents ne pouvaient décemment pas aimer le jeune homme pour lui avoir fait porter quelque chose comme ça. Quoique ça pouvait avoir un certain charme. Disons qu’il le portait bien. « Pardon. Mes parents ont un sens de l’humour parfois douteux. » m’excusais-je à nouveau, cette fois pour eux. Je tendais une main amicale vers le garçon dans l’espoir de me faire pardonner mes moqueries : « Je suis Sebastian, le fils des sadiques qui t’ont fait porter ça. » J'ignorais pourquoi, mais j'avais soudain le sentiment que ces fêtes de fin d'année allaient être très intéressantes.

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MessageSujet: Re: In the air there's a feeling of Christmas ▲ Micastian   Dim 17 Nov - 23:36





Sebastian & Micah

Et Sam aussi


Stan était mort de rire. Micah avait souvent eu envie de lui coller des baffes pour diverses raison, mais là c'était la cerise sur le gâteau. Ou plutôt le grelot sur le chapeau de lutin.

Sérieusement. Il rigolait tellement qu'il avait les yeux brillants de larmes. Okay – Micah était totalement ridicule. Avec son mini short et ses collants,et ses grelots qui tintaient dès qu'il bougeait un orteil.

Est-ce que les lutins pouvaient tuer des gens ?

Non. De toute façon, ses envies de meurtres étaient dirigées sur la mauvaise personne. Tout ça, c'était de la faute de Jim et Nancy, les patrons du Morning Coffee. Le problème, c'est que Micah ne pouvait pas tuer ses patrons. De un, parce que les lutins ne font pas ce genre de chose. De deux, parce qu'il tenait à ce job.

C'est Nancy qui lui avait proposé. Pas longtemps après sa sortie de l'hôpital. Crash l'avait trainé au café pour fêter son anniversaire à sa façon. Elle avait entendu leur conversation sur les problèmes de Micah. Combien il avait besoin d'un job maintenant que sa mère était dans le coma et vouée à rester à l'hôpital jusqu'à son réveil. Elle lui avait dit qu'un serveur supplémentaire ne ferait pas de mal au café. Plus tard, elle lui avait aussi dit garder espoir pour sa mère, et Micah avait compris qu'elles se connaissaient. Il ne souvenait pas bien, il était petit, mais des images des deux femmes discutant autour d'un café lui étaient revenues depuis.

Au début, elle ne l'avait pas ménagé pour autant. Micah avait commencé avec des horaires pas possibles. Il passait son temps à cavaler entre le café, l'école, l'hôpital et la maison. Au sortir de son accident, c'était épuisant mais ça l'empêchait de broyer du noir. Et contre toute attente, il s'était fait au job de serveur. Au fil des mois, il avait récupéré ''ses clients'', il avait un mot pour tout le monde et retenait en une fois les commandes les plus compliquées. Jim leur apprenait à Stan et à lui, à dessiner des trucs sur la mousse des cafés, et Nancy lui avait finalement arrangé ses horaires pour qu'il puisse aller voir sa mère aux heures des visites sans avoir à courir dans tous les sens.

Micah ne pouvait pas tuer ses patrons parce qu'il les adorait.

D'accord, Nancy, lui avait fait un gros coup bas là tout de suite. Mais elle était adorable tout le reste du temps. Elle avait cette douceur nimbée de fermeté toute maternelle. Et elle gardait toujours un œil sur Sam quand il n'était pas en salle. Tout le monde avait toujours un œil sur Sam, et c'était l'un des nombreux services que son travail ici lui offrait. Alors si il devait servir tout le monde en lutin. Ainsi soit-il !

« Tu sais quoi ? Je vais porter ce costume. Et si la moitié des clients se fout de ma gueule, j'suis sûr que l'autre moitié sera charmée par la magie Noël qui irradie littéralement des joyeux lutins travailleurs. »

« Ya un type louche avec ta sœur. »

Micah se précipita. Sa tête rejoignit celle de Stan glissée en salle comme si ils essayaient d'être discrets. « C'est qui ? »

Ils connaissaient tout le monde. Mais ce type n'était clairement pas d'ici. Micah ne le voyait pas bien d'où il était, mais il ne pouvait pas louper la grosse valise à côté de sa chaise qui criait ''Étranger ! Étranger !''.

« J'en sais rien moi. Le Père Noël incognito venu chercher son lutin ? » Il pouffa de rire et se ramassa un coup de coude dans les côtes. « Aïe ! T'as qu'à aller lui demander ! »

Ni une ni deux, l'adolescent fila en salle. Ses grelots fendirent la foule des clients venus se réchauffer pour s'arrêter pile poil en face de sa sœur et de l'inconnu.

Et – pour l'amour du ciel ! L'homme qu'il avait sous les yeux n'avait rien du Père-Noël. Oh ça non. Mais le Père Noël était définitivement passé par là, et il lui avait apporté un Super Canon en guise de cadeau. Micah s'était attendu à un type inquiétant qui accostait sa sœur. Et ce type là aurait pu avoir l'air inquiétant, entre sa structure armoire et glace et sa barbe de bad boy… s'il n'était pas complètement mort de rire. « Je suis désolé. Vraiment. » « C'est flagrant » persiffla Micah dans sa non-barbe. « On m’avait prévenu de… ça. » Voilà qu'il le pointait du doigt en se bidonnant de plus belle. « Mais je pensais pas que ce serait tellement… » Noëlesque ? « tellement… » Incroyablement sexy ? « tellement… comme ça. »

Il se mit à le reluquer de bas en haut. Micah sentait littéralement ses yeux parcourir ses jambes, son short trop court, sa veste tintinnabulante. Ses joues rougirent mais il ne cilla pas. Il en avait maté des plus coriaces. Mais aussi moins canons. Bon sang, il se sentait fondre quelque part vers les genoux. Ça serait ballot de s'effondrer sur lui, et pas très viril.

« Pardon. Mes parents ont un sens de l’humour parfois douteux. » expliqua Super Canon. Et Micah avait du planer très haut dans les abysses de la contemplation émerveillée parce qu'il ne voyait pas ce que ses parents venaient faire là-dedans. Il lui tendit la main, et Micah la regarda. Il la regarda juste bêtement parce que les clients ne lui tendaient pas la main. Pas les inconnus en tout cas. « Je suis Sebastian, le fils des sadiques qui t’ont fait porter ça. »

Sebastian. Comme Sebastian et Charlie Petterson, les fils de ses patrons ? Dans la tête de Micah, tout s'éclaira comme une guirlande de Noël électrique en plein court-circuit. Oh merde. Il fantasmait sur le fils de ses patrons. Merde merde merde. Est-ce qu'il avait le droit de faire ça ? Ou est-ce qu'il violait une règle sacrée ? Techniquement ça ne faisait pas de Super Canon son patron ? Si ?

« Enchanté, Sebastian. » Trop tard, il lui serra brièvement la main. Ses doigts saisirent le calepin coincé entre sa très très basse ceinture et son short. Il coinca le capuchon de son stylo entre ses dents pour l'en débarrasser et sourit. « Que puis-je faire pour vous ? » Il n'avait vraiment pas besoin d'un calepin pour retenir une commande. Mais ça lui laissait le champ libre pour glisser son pouce entre le rebord de son short et sa peau entre dessous. « Ou plutôt, qu'est ce que je ne peux pas faire pour vous ? Et la réponse est rien. Il n'y rien que je ne puisse faire pour vous, Sebastian. »

Il susurra son prénom avec malice. Sa voix un rien plus basse, plus intime. Quelques secondes s'égrainèrent durant lesquelles il se mesura aux yeux incroyables de Super Canon. Oh oui, le Père Noël était passé par là, et fils du patron ou pas, Micah comptait bien lui faire payer son méchant fou rire. S'il pouvait le séduire dans la foulée et bien... c'était un bonus qu'un jeune homme célibataire ne pouvait refuser !

« Micah, je peux avoir un chocolat chaud? » demanda Sam « Avec une licorne dessus ! » Micah fronça les sourcils, un petit air désolé se peignit sur ses traits. « J'sais pas faire les licornes. » dit-il d'une voix contrite, avant de se tourner vers Super Canon. « Votre père m'apprend à dessiner sur les cafés et les chocolat chaud. Mais je sais pas encore tout faire. » Son visage s'illumina tout à coup. « Mais vous savez ptêtre ! Quand je fais des conneries, votre mère me dit toujours que ses fils étaient les meilleurs serveurs qu'elle ai jamais eu, et qu'elle regrette bien de vous avoir laissé vous enfuir à New York ! » Il eut un petit rire innocent, puis se mordit la lèvre conscient qu'il n'était pas censé demander ça au fils prodigue de retour à la maison. « Vous voulez bien me montrer comment on fait une licorne ? »

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MessageSujet: Re: In the air there's a feeling of Christmas ▲ Micastian   Lun 18 Nov - 1:11





Micah & Sebastian

Et Sam


Pourquoi il ne serrait pas ma main ? Il n’y avait rien de plus gênant qu’avoir la main tendue vers quelqu’un et d’attendre. Longtemps. Trop longtemps.  Je l’agitais un peu, comme pour me rappeler à lui. Serre ma main. Serre ma main. « Enchanté, Sebastian. » dit-il finalement en embarquant ma main dans une brève poignée. C’était rapide. Un peu trop rapide. Ses doigts glissèrent jusqu’à sa ceinture pour récupérer le petit calepin qui s’y trouvait. Le bouchon de son stylo se retrouva coincé entre ses dents, et le garçon articula avec une incroyable aisance : « Que puis-je faire pour vous ? ». « Vous » il me vouvoyait ? Ou « vous » sa sœur et moi ? Le capuchon retournait sur l’arrière du stylo, et il reprit plus clairement : « Ou plutôt, qu'est ce que je ne peux pas faire pour vous ? Et la réponse est rien. Il n'y rien que je ne puisse faire pour vous, Sebastian. » Je plissais les yeux, intrigué. Est-ce que… Est-ce que l’employé de mes parents était en train de me draguer ? Devant sa sœur ? Celle-ci se rappela d’ailleurs à nous en demandant : « Micah, je peux avoir un chocolat chaud ? Avec une licorne dessus ! » J’étais curieux de voir si mon lutin préféré savait dessiner une licorne sur un chocolat chaud.

« J'sais pas faire les licornes. » J’avais ma réponse. Je lâchais un petit rire imperceptible. Le regard du jeune serveur se redirigea vers moi, captant mon attention. « Votre père m'apprend à dessiner sur les cafés et les chocolat chaud. Mais je sais pas encore tout faire. » m’expliqua-t-il avant d’avoir le teint illuminé de quelconque idée. « Mais vous savez ptêtre ! » J’aurais dû le sentir venir. « Quand je fais des conneries, votre mère me dit toujours que ses fils étaient les meilleurs serveurs qu'elle ait jamais eu, et qu'elle regrette bien de vous avoir laissé vous enfuir à New York ! » Je riais calmement, reconnaissant bien le côté mélodramatique de ma mère dans ces paroles. « Vous voulez bien me montrer comment on fait une licorne ? » me supplia-t-il presque.

Mon regard erra entre Sam et Micah, reconnaissant facilement de leurs regards leur parenté. Il y avait la même petite flamme qui vivait au feu de leurs yeux. Sans rien dire, j’enlevais ma veste en silence, la déposant sur la chaise vide à côté de moi. « A plusieurs conditions alors ! » annonçais-je en descendant de mon siège. Je faisais glisser ma main le long du comptoir alors que je le longeais, retrouvant rapidement la place qui m’avait manqué derrière celui-ci. Je me retrouvais en face du jeune homme, et le pointais du doigt. « Premièrement, par pitié, tutoies moi ! On ne doit pas avoir tant d’années d’écart que ça, et tu me fais me sentir affreusement vieux comme ça. » Ou alors je me sentais dans un drôle de contexte sexuel dominant/dominé où on essayait de m’aguicher en me vouvoyant. C’était très dérangeant. « Deuxièmement… » Je me tournais cette fois-ci vers Sam, de l’autre côté du comptoir. « Sam, est-ce que tu veux goûter au meilleur chocolat chaud de toute ta vie ? » demandais-je solennellement. « Oui ! » s’écria-t-elle aussitôt, prenant appui sur le plan devant elle pour se surélever lorsqu’elle se fit entendre. « Parfait ! » Je me retournais à nouveau vers Micah, le défiant du regard. « Tu sais pourquoi ma mère regrette vraiment de m’avoir laissé m’enfuir à New York ? » Je ne lui laissais pas le temps de répondre, et reprenais aussitôt : « C’est parce que je suis le Roi du Chocolat Chaud. Ce qui veut dire… » Je déposais mes deux mains sur les épaules du garçon en face de moi, et le forçais à inverser nos positions pour qu’il puisse librement rejoindre l’autre côté du comptoir. « Que la troisième condition est de ne pas regarder ce que je fais ! Parce que j’ai une recette secrète que j’emporterai dans ma tombe ! » J’hésitais à donner une tape sur le mini short du lutin pour qu’il file plus vite. Mais c’était déplacé. Tellement déplacé.

Je m’exécutais en silence, montrant mon dos à mes deux clients du jour. Ingrédient secret après ingrédient secret, les deux chocolats chauds que je leur faisais prenaient vite forme. Une fois prêts, je les déposais entre eux et moi. Vierges de tout dessin, j’attrapais le matériel ultra sophistiqué dont j’avais besoin… un pic en acier. « Regardez la magie opérer. » Je m’intéressais tout d’abord à la tasse de la petite fille. J’insérais lentement la crème, et commençais mes dessins. Sans rien dire, je donnais mes coups de « crayon », voyant petit à petit apparaitre… une licorne. Je retournais la tasse pour que l’animal soit visible pour Sam, et m’attardais maintenant à celle de Micah. Même opération, j’essayais de garder le plus longtemps possible le suspense quant à l’objet de mon œuvre. Pas peu fier du résultat, je tournais à son tour la tasse, le laissant admirer... un lutin dans la mousse.

Un silence s’était installé alors que j’avais réalisé mon « art », et c’est seulement en relevant la tête pour regarder les deux frère et sœur qu’il se brisa. « Micaaaah ! Il t’a dessiné dans ton chocolat chaud ! » s’exclama Sam en découvrant le dessin dans la tasse de son aîné. « Et moi ma licorne est trop jolie. Merci Sebastian ! » me remercia-t-elle finalement, formant un cœur avec ses mains en ma direction. « De rien Princesse. » répliquais-je en leur tendant à tous les deux des petites cuillères. Sam s’empara de la sienne, et au moment de la plonger dans sa tasse, se stoppa aussitôt. « J’ai pas envie de détruire ma licorne… » s’expliqua-t-elle, profondément triste. « Mais ton frère a vu comment on faisait, il pourra t’en refaire tout le temps maintenant ! » essayais-je de la rassurer, peu convaincu que celui-ci ait réellement saisi comment faire. « Je suis là pendant encore un mois. Je pourrais t’en faire pendant tout ce temps. Et j’aurais des semaines pour lui apprendre s’il n’y arrive pas. » reprenais-je en jetant un petit coup d’œil vers le garçon. Un clin d’œil m’échappait. Il n’aurait jamais dû sortir, mais c’était trop tard. Je retournais mon regard vers la petite fille, comme si rien ne s’était passé. « En attendant, goûte moi ça, et dis-moi si c’est le meilleur chocolat chaud du monde ou pas ! » Je retournais la tête vers Micah. « Il en va de même pour toi, goûte petit lutin. »

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MessageSujet: Re: In the air there's a feeling of Christmas ▲ Micastian   Lun 18 Nov - 4:17





Sebastian & Micah

Et Sam aussi


« A plusieurs conditions alors ! » accepta Super Canon. Et si Micah ne sautait pas de joie, c'est parce qu'il était trop occupé à contempler de quoi il avait l'air avec une couche de vêtements en moins.

Il le rejoignit de l'autre côté du comptoir. Même sa démarche capturait son attention, sa manière de laisser glisser ses doigts sur le bois comme s'il lui avait manqué. Lesdits doigts se détachèrent du comptoir et l'un d'eux  se pointa (encore) sur Micah. Est-ce que quelqu'un lui avait appris que c'était malpoli de pointer les gens du doigt quand on se trouvait à moins d'un mètre d'eux ? Oh mon dieu, c'est vrai, qu'il était proche tout d'un coup. « Premièrement, par pitié, tutoies moi ! On ne doit pas avoir tant d’années d’écart que ça, et tu me fais me sentir affreusement vieux comme ça. » réprimanda t-il vexé comme un pou. Micah retrouva un peu de contenance et lui offrit un petit sourire d'excuse. « Condition acceptée. »

« Deuxièmement… » Il se tourna vers Sam, et Micah se demanda si elle aussi elle allait se faire engueuler. Il n'avait aucune idée de ce qu'ils s'étaient racontés pendant qu'il n'était pas là, mais il avait clairement vu le dessin en face de Super Canon.  « Sam, est-ce que tu veux goûter au meilleur chocolat chaud de toute ta vie ? » Rien que ça, songea Micah à deux doigts de lever les yeux au ciel. Ça ne loupa pas, Sam marchait à fond dans son petit jeu. « Oui ! 

Super Canon Je-me-la-pète Petterson lui lança un regard brillant de défi. Micah ne devait pas, mais il sentit un frisson venir lui mordre l'échine. « Tu sais pourquoi ma mère regrette vraiment de m’avoir laissé m’enfuir à New York ? » Parce qu'un Super Canon aussi canon que toi ne devrait pas s'exiler à l'autre bout de du pays ? « C’est parce que je suis le Roi du Chocolat Chaud. » Ah oui. Ça aussi. « Ce qui veut dire… »

Pourquoi est-ce qu'il se rapprochait encore de lui ? Et pourquoi il le tenait par les épaules ? Leurs corps se frôlèrent alors que Super Canon le manœuvrait comme sa poupée de chiffon personnelle. Un instant, Micah fut perdu. Il croisa le regard de Sebastian... qui le repoussa. « Que la troisième condition est de ne pas regarder ce que je fais ! Parce que j’ai une recette secrète que j’emporterai dans ma tombe ! »

L'adolescent détala sans demander son reste. Il ne s'attendait pas à se faire virer. C'était à son tour d'être vexé. Et décontenancé. Il rejoignit la chaise libre à côté de Sam, peu habitué à être de ce côté du comptoir... ou à frôler des Supers Canons. Dos à eux, Super Canon mijotait sa recette secrète justement. Micah se dandinait sur sa chaise pour apercevoir l'ingrédient mystère, en vain, et se figea comme un gosse pris en flagrant délit quand Sebastian se retourna tasses en main.

« Regardez la magie opérer. »

Micah se concentra. Il observait, essayait de mémoriser. Parfois son regard oscillait sur le visage de Sebastian. Il était imperturbable. Il savait exactement ce qu'il faisait, comme si il n'avait jamais quitté le café de sa vie. Les deux dessins se formaient dans leurs tasses. La licorne de Sam et... Micah découvrit un lutin dans la sienne. Il pouffa de rire alors que Sam s'extasiait. « Micaaaah ! Il t’a dessiné dans ton chocolat chaud ! » « C'est très ressemblant » félicita le jeune homme en admirant le petit lutin tout sourire. « Et moi ma licorne est trop jolie. Merci Sebastian ! »

« De rien Princesse. » « Merci. » ajouta Micah à son tour en plongeant sa petite cuillère dans le nez du lutin. Sam arbora une mine tristounette, et se stoppa en plein élan. « J’ai pas envie de détruire ma licorne… »

« Mais ton frère a vu comment on faisait, il pourra t’en refaire tout le temps maintenant ! » Micah acquiesca, cuillère en bouche.  « Je suis là pendant encore un mois. Je pourrais t’en faire pendant tout ce temps. Et j’aurais des semaines pour lui apprendre s’il n’y arrive pas. » Hey ! Le lutin ouvrit de grands yeux scandalisés. Sebastian lui fit un clin d’œil en réponse.

Arrêt sur image. Super canon venait de lui faire un clin d'œil.

Micah se laissa retomber sur sa chaise. Côté genoux, ça bloblotait encore plus que tout à l'heure. Mon dieu, ce type allait être sa mort. Il fallait qu'il se ressaisisse, et vite ! Pas question d'être une proie. Les proies n'ont pas de cadeau de Noël à déballer.

« ...goûte petit lutin. »

Hein ? Quoi ? Ah, son chocolat chaud ! Il gouta en même temps que Sam. « Wow ! C'est vraiment le meilleur chocolat chaud du monde ! » « C'est trooop bon ! » ajouta Sam, avec la même moustache de lait que son frère au dessus des lèvres. « T'es vraiment le Roi du chocolat chaud ! Si j'avais une couronne, je te la donnerais ! Mais j'suis qu'un lutin, c'est pas en mon pouvoir. »

Il s'essuya la bouche, parce qu'il était quand même au travail. Et aussi, parce que Super Canon le regardait avec cette même étincelle dans le regard qui allumait la petite flamme passionnée que Micah avait étouffé ces derniers mois. Sur une impulsion, le jeune homme s'humecta les lèvres et se pencha sur le comptoir. « Un jour tu me diras quel est ton ingrédient secret. » affirma t-il. Et cette fois, c'était son tour de lui envoyer un clin d'œil charmeur.

Là dessus, il le rejoignit de l'autre côté du comptoir. « J'espère que ton arrogance n'est pas la seule chose démesurée chez toi, ô mon Roi du chocolat chaud » murmura t-il tout bas à son oreille, en l'effleurant délibérément alors qu'il retrouvait le place que Sebastian l'avait obligé à quitter. C'était mal. Mais il avait désespérément envie de jouer avec son étranger Super Canon qui venait de leur faire le show. « Tu m'as toujours pas dit ce que je peux faire pour toi. » reprit il, le regard posé sur Sam en face d'eux. « Enfin, t'es parfaitement apte à te servir ce que tu veux toi-même, et tes parents sont pas là si tu veux savoir. Tu ne les as pas prévenus que tu revenais aujourd'hui ? Non, tu les as pas prévenu, j'en aurais entendu parler sinon. » Un sourire tendre se glissa sur ses lèvres en s'imaginant combien ils l'auraient bassiné avec ça toute la journée. « Ils vont être tellement contents. »

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MessageSujet: Re: In the air there's a feeling of Christmas ▲ Micastian   Mer 20 Nov - 0:39





Micah & Sebastian

Et Sam


J’attendais patiemment le verdict des deux juges devant moi. Pas pour autant doté d’une fierté démesurée, j’avais envie de conserver mon titre royal. Surtout auprès de ces deux-là. Je les avais rencontré à peine quelques minutes auparavant, pourtant, j’avais envie de faire bonne impression. Après les dessins, je voulais que le goût plaise. Heureusement, le résultat se fit vite connaitre. « Wow ! C'est vraiment le meilleur chocolat chaud du monde ! » s’exclama le jeune homme. « C'est trooop bon ! » dit sa petite sœur, presque au même moment. Je lâchais un soupir de soulagement et leur adressais un grand sourire, heureux d’avoir obtenu de telles réactions. « Ravi que ça vous plaise. » réagissais-je simplement. Je regardais avec plaisir et humour les moustaches de lait au-dessus de leurs lèvres supérieures. Sentant Sam sur le point d’effacer la sienne d’un revers de manche, j’attrapais rapidement une petite serviette que je lui tendais afin d’éviter le massacre. Son aîné semblait moins préoccuper par ce détail, et préféra reprendre la parole : « T'es vraiment le Roi du chocolat chaud ! Si j'avais une couronne, je te la donnerais ! Mais j'suis qu'un lutin, c'est pas en mon pouvoir. » . Je fis mine d’être déçu, adoptant une légère moue. « T’as plus qu’à espérer monter en grade et devenir le prince des lutins. Les princes doivent bien avoir le droit de donner des couronnes ! » Je crois que la vision de cette moustache laiteuse sur la lèvre de Micah était en train de me faire perdre la tête. J’avais tellement envie de me pencher pour lui enlever moi-même. Une simple caresse avec mon pouce et il en serait débarrassé. En tout bien tout honneur.

C’est avec soulagement que je le vis essuyer le lait sur son visage par lui-même. C’est par contre avec un certain malaise que je l’observais s’humecter les lèvres en s’avançant près de moi. « Un jour tu me diras quel est ton ingrédient secret. » m’annonça-t-il avec conviction. « Oh, vraiment ? On verra ça. » J’emporterai ce secret dans ma tombe. Mes propres enfants ne le connaitraient jamais ! Ou à la limite sur mon lit de mort. En tout cas, ce n’était pas au lutin martyr de mes parents que j’allais le dire. Quoiqu’avec les bons arguments… Je secouais vivement ma tête pour effacer ces pensées. Personne ne saura mon secret !

Un clin d’œil. Micah venait de me faire un clin d’œil avant de descendre de sa chaise pour faire le tour du comptoir et me rejoindre. Pourquoi l’avait-il fait ? Mais surtout, pourquoi je n’avais pas bougé d’un poil depuis ce moment-là ? « J'espère que ton arrogance n'est pas la seule chose démesurée chez toi, ô mon Roi du chocolat chaud » murmura le jeune homme en arrivant près de moi. Je fis mine de ne pas remarquer ses lèvres qui s’étaient légèrement promenées sur mon oreille. « Je ne dirais pas démesurée. » répliquais-je aussitôt à voix basse. C’était désormais à mon tour de venir murmurer à son oreille : « Mais tout est chez moi dans de très bonnes proportions. ». J’aurais dû avoir honte de rentrer dans un tel jeu avec un inconnu. Mais ce que c’était tentant.

Je retrouvais une distance de sécurité raisonnable, m’accoudant au comptoir, l’un de mes flancs contre celui-ci. « Tu m'as toujours pas dit ce que je peux faire pour toi. » remarqua le garçon. « Enfin, t'es parfaitement apte à te servir ce que tu veux toi-même, et tes parents sont pas là si tu veux savoir. Tu ne les as pas prévenus que tu revenais aujourd'hui ? Non, tu les as pas prévenu, j'en aurais entendu parler sinon. » J’imitais le petit sourire qui se glissait sur les lèvres de Micah. Il avait l’air comme… heureux pour eux. Ou pour moi. Comme s’il pouvait s’imaginer en avance la réaction qu’il allait adopter en me voyant. Il avait l’air de plutôt bien les connaitre même s’il ne travaillait pas ici depuis longtemps. C’était rassurant. Ça me prouvait bien que rien ici n’avait changé. Mes parents étaient toujours eux-mêmes, racontant leur vie avec le même plaisir qu’il avait à écouter celle des autres. « Ils vont être tellement contents. » reprit-il avant que j’ai le temps de réagir. Mon sourire s’élargissait. « J’espère… » murmurais-je sans décoller mon regard du jeune homme.

Un court silence s’installa le temps que je me souvienne de sa première remarque. « Mh. Oui. Donc. Tu peux me montrer tes talents et me faire un café. Noir. Juste… très noir. » lui répondais-je enfin. Réalisant que je n’étais surement pas à ma place derrière le comptoir, je le contournais à nouveau pour retrouver ma chaise près de ma nouvelle amie de six ans. Et demi. Je m’asseyais et observais le serveur s’atteler à la tâche. Mon regard alternait entre lui et la petite fille qui avait de nouveau entrepris un dessin. « Qu’est-ce que tu dessines cette fois ? » lui demandais-je avec la même curiosité que tout à l’heure. « Le plus beau des sapins de Noël ! Avec plein de cadeaux en dessous. » Je me décalais quelque peu pour la regarder ajouter trait après trait pour effectivement former un arbre. Elle y ajoutait minutieusement tout ce qui faisait un bon sapin, abusant légèrement de la couleur rose. J’étais sur le point de lui demander ce qu’elle avait bien pu demander de beau à Noël et ce qu’elle et toute sa famille avait prévu, mais étais coupé dans mon élan par une tasse se posant juste à côté de moi. « Merci gentil lutin. » lançais-je au garçon, le sourire jusqu’aux oreilles. J’attrapais la boisson, et y trempais mes lèvres légèrement. Assez pour le goûter, mais pas trop pour me brûler. « Mh… pas mal. » commentais-je avec une moue approbatrice avant de prendre une gorgée plus franche. Je reposais la tasse, et retournais observer l’avancement de l’œuvre qui était en train d’être créée à côté de moi.

***

Les clients allaient et venaient au Morning Coffee, et j’étais presque tenté de rejoindre Micah derrière la caisse. Je me retenais. D’une part parce qu’il faisait très bien son boulot sans moi, d’autre part parce que je savais qu’on me demanderait bien assez tôt comme ça de retrouver les machines à café. Je savourais ma (probable) unique vraie journée de vacances en discutant avec une petite fille d’un peu plus de six ans. Je n’aurais rien pu demander de mieux.

« Micah Summers ! Sors de ta cachette et montre-moi ces jolies jambes ! » entendait-on à travers tout le café alors que la porte s’ouvrait à nouveau. Un homme et une femme venait d’entrer, et c’est celle-ci qui se fit entendre. « Il faut que je prenne ça en pho – » Je me tournais sur ma chaise en reconnaissant là la voix de ma très chère mère. Elle croisa mon regard alors qu’elle parlait, se stoppant immédiatement dans sa phrase pour hurler : « SEBASTIAN ! ». Voilà la réaction que j’espérais. Les tympans de toutes les personnes présentes au Morning Coffee avaient probablement explosé, mais peu importe. Je me levais de ma chaise et écartais les bras en rejoignant ma mère. Elle me serra rapidement dans une forte étreinte, me berçant légèrement comme si j’étais toujours son bébé. Ce que dans le fond… j’étais.

« Bonjour maman. » la saluais-je en déposant un baiser sur ses cheveux avant de me détacher de son embrassade. « Mais qu’est-ce que tu fais là si tôt ? » demanda-t-elle, la surprise de me voir s’effaçant rapidement pour laisser place à une profonde joie. « Pose pas de question ! Il va croire qu’on veut pas de lui ! » dit enfin mon père, ne me laissant pas le temps de répondre. Je lui souriais avant de le prendre dans mes bras, plus brièvement cette fois ci. Il garda néanmoins son bras autour de mon épaule, me gardant près de lui quelques instants de plus. « Je vous expliquerai tout plus tard. En attendant… » Je tournais mon regard vers ma mère. « Tu parlais de jolies jambes et de photo non ? » lui rappelais-je avec de poser mes yeux sur Micah à quelques mètres de là. « Je ne voudrais pas voler la vedette au plus charmant lutin de Town Square avec mon retour impromptu ! » Ils avaient un mois pour me harceler de question. Mais j’avais le sentiment qu’on n’aurait pas aussi longtemps la chance d’admirer le jeune serveur dans une telle tenue. Et c’était bien dommage.

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Dernière édition par Sebastian L. Summers le Jeu 21 Nov - 20:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: In the air there's a feeling of Christmas ▲ Micastian   Jeu 21 Nov - 6:24





Sebastian & Micah

Et Sam aussi


« Micah Summers ! Sors de ta cachette et montre-moi ces jolies jambes ! » Hé merde. Il était bon pour une humiliation en bonne et due forme devant l'ensemble du café. Micah serra les fesses, et leva des grands yeux de chat potté vers sa patronne qui débarquait en trombe dans sa direction. « Il faut que je prenne ça en pho –  SEBASTIAN ! »

Sauvé par le gong ! Quand il disait que cet homme était un cadeau du Père Noël ! Pour une fois les instances supérieures étaient de son côté ! Débarquement de diversion à l'apparence d'un Super Canon livrée tout droit de New York !

Micah était en veine, mais il ne voulait pas non plus pousser le destin. Il se fit tout petit derrière son comptoir, laissant la famille se retrouver et se câliner en oubliant sa présence.

Manque de bol, son cadeau ne l'entendait pas de cette oreille. Médusé, Micah vit Sebastian reporter l'attention générale sur lui. « Tu parlais de jolies jambes et de photo non ? » Oh le salaud. Il était trop parfait. Il aurait du se douter qu'il y avait un vice de fabrication quelque part. « Je ne voudrais pas voler la vedette au plus charmant lutin de Town Square avec mon retour impromptu ! » Charmant. Il avait dit charmant en parlant de lui. Techniquement, ce n'était pas difficile d'être le plus charmant lutin de Town Square, étant donné que Micah avait la certitude d'être le seul imbécile en collants et grelots de la ville. Qu'importe. Il était charmant.

Il avait bien envie de se liquéfier derrière son comptoir quand il se souvint que a) Super Canon venait de le balancer b) qu'il était bien décidé à en faire son quatre heure et non à être le sien c) que la moitié des gens présents avaient les yeux rivés sur lui.

Pas facile d'être une star, mais Micah devait faire bonne impression pour espérer concrétiser le point b de sa liste. Avec toute sa grâce de lutin charmant, il tintinnabula joyeusement jusqu'au trio familial. Jim s'esclaffa sans essayer une demi seconde de masquer son fou rire, pendant que Nancy le regardait de haut en bas, l'envie de rire très claire sur son visage se mêlant à une franche admiration. « Si ce costume allait aussi bien à tous mes serveurs, j'en aurais fait une véritable tradition depuis longtemps ! » « Le short, ça va pas à tout le monde. » intervint prudemment Stan qui passait par là (comme par hasard) pour servir la table juste derrière.

S'il n'était pas en pleine retenue de ses jambes cotonneuses pour ne pas succomber au regard de Super Canon rivé sur son short et ses collants rayés, Micah aurait rougi. A la place, il fit une révérence exagérée et esquissa un fin sourire flatté. « Oh attendez ! » s'écria t-il tandis que sa patronne sortait son téléphone pour le prendre en photo. Il bondit au côté de Sebastian, un bras autour de sa taille et une main sur son torse pour lui couper toute retraite. « Il n'y a pas de raisons qu'on ne partage pas les honneurs ! » suggéra t-il en papillonnant des yeux innocemment vers sa proie. Nancy sembla considérer sa demande, puis acquiesça finalement « Pourquoi pas ! » Elle les cadra et eut un sourire ravi derrière son appareil. « Vous savez que vous allez bien ensemble tous les deux ? »

« Oh vraiment ? » minauda l'adolescent en se blottissant un peu plus contre Sebastian, pose de joyeux lutin et sourire radieux dégainé.

Le clic de la photo parti en même temps qu'une glorieuse main au cul de Sebastian.

« Charmant. » susurra t-il appréciateur quelque part entre le cou et l'oreille du concerné, tandis que sa mère s'extasiait sur son cliché.

Super Canon 1. Charmant Lutin 1. Remise en jeu, la balle au centre.

« Sebastian... tu fais une drôle de tête sur la photo. »

Micah étouffa un rire, et s'éclipsa derrière son comptoir.

***

Micah était de mauvais poil. Un sale type lui avait fait du rentre dedans comme si... comme si il était une espèce d'escort boy au rabais, et pas un honnête serveur. Trop, c'était trop. Le jeune homme s'était retenu de lui coller son café sur la tronche, mais il avait directement filé se changer en demandant au passage à Stan de garder un œil sur Sam.

« Connard. » grommela t-il en balançant rageusement son short sur le reste de son costume déjà retiré. « Vieux pervers... » Il s'accroupit pour farfouiller dans son sac à dos en quête de son jean. « ...en manque. » Il se les gelait en caleçon en plein mois de décembre. Rapidement, il rampa dans son pantalon. Une jambe, puis l'autre, lorsque la porte s'ouvrit derrière lui. Micah pivota sur ses jambes emmêlées et manqua de se casser la gueule, jean enfilé jusqu'à mi cuisses.

« Mon dieu Stan, je t'ai demandé de garder un œil sur Sam pas de venir me mater le cul ! Un seul pervers fétichiste ça suff – oh, salut Sebastian. »

Micah pouvait se sentir rougir jusqu'au oreilles. Il devait plus ressembler à Rodolphe le renne au nez rouge qu'à un lutin maintenant. Par chance (ou pas) il était encore trop en colère pour se liquéfier comme un gros chamallow.

« Si tu viens pour te venger, le karma s'en est chargé à ta place. » ronchonna t-il en terminant d'enfiler son pantalon d'un coup sec. « Un sale type m'a mis la main au cul, et pas pour rire. Brrr... » Il grimaça de dégout, termina de boutonner son jean et releva les yeux sur Sebastian. « Ça m'aurait pas dérangé si c'était toi. » fit-il, désinvolte. Plus pour dédramatiser que par réelle envie de jouer. Il n'avait pas besoin que Sebastian s'inquiète. Il allait très bien, il était juste légèrement refroidit.

Il enfila son t-shirt puis son pull, attrapa son tablier et s'approcha de Sebastian. « Au fait merci pour la licorne. » il lui offrit un sourire sincère duquel toute trace de jeu avait disparu. « Pour ma p'tite sœur. » expliqua t-il conscient que Sebastian venait de retrouver sa famille et avait peut-être déjà mis de côté leur moment ensemble. « Elle s'ennuie des fois au café pendant que je travaille alors c'était – gentil. De passer un peu de temps avec elle. »

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MessageSujet: Re: In the air there's a feeling of Christmas ▲ Micastian   Jeu 21 Nov - 23:42





Micah & Sebastian

Et Sam


« Sebastian... tu fais une drôle de tête sur la photo. » Sans rire. Qu’elle essaye d’avoir l’air sérieux sur une photo alors qu’un lutin lui mettait la main aux fesses. Mais j’aurais dû m’y attendre. Peut-être pas à ça particulièrement, mais j’aurais dû m’attendre à des représailles. C’était malin de sa part. Sauf que maintenant c’était à mon tour de le provoquer. Je gardais l’idée des mains baladeuses quelque part dans un coin de ma tête. Parce que quitte à prendre ma revanche, autant que ce soit en me faisant plaisir. Et au fond, j’étais sûr qu’il apprécierait aussi. S’il ne m’avait pas pris au dépourvu, devant tout le monde, pendant la photo, ça ne m’aurait certainement pas dérangé non plus. En attendant, mon expression était immortalisée sur la photo de ma mère. Et j’étais presque sûr qu’elle finirait encadrée quelque part dans le café d’ici peu.

***

Le lutin était retourné travailler, et mes parents m’avaient collé à une table pour que je leur raconte tout. Pourquoi j’étais là si tôt. Quand je repartais. Si Charlie et Stella allaient bien. Comment sa grossesse se passait. Si j’étais heureux dans mon travail. C’était comme si on ne s’était pas parlés depuis des mois alors que je leur téléphonais plusieurs fois par semaine. J’avais senti le corps de ma mère se crisper lorsque j’avais dit rester un mois, comme si elle se retenait de me sauter à nouveau dessus. Eux-aussi me racontaient les dernières nouvelles. J’en connaissais déjà la plupart, mais ne me lassais pas de les entendre me parler des choses qui leur tenaient à cœur. Les minutes passaient, et nos tasses se vidaient à vive allure comme pour nous indiquer tels des sabliers  qu’il était temps. Temps de partir.

Mes parents réglaient quelques détails avec Stan, et mon regard voguait dans la salle en quête de quelqu’un. Je trouvais rapidement Micah en train de servir un homme à sa table. Sans que j’ai le temps de comprendre ce qui se déroulait sous mes yeux, une main volait sur les fesses du garçon. Je pouvais presque sentir d’où j’étais toute la volonté qu’il lui avait fallu pour mettre la tasse de l’homme sur sa table et pas sur son entrejambe. J’avais failli intervenir, mais préférais laisser le garçon s’échapper avant ça. Je le suivais du regard, le voyant parler brièvement avec Stan avant de sortir de la pièce. J’hésitais un instant. Ce n’était pas ma bataille et ce n’était pas mon café mais… « Sortez. » ordonnais-je au client que j’avais fini par rejoindre. Son visage plein d’incompréhension se tourna vers moi. « Si vous souhaitez tripoter des gens c’est pas ici qu’il faut venir. » Il avait l’air de comprendre mon intervention, et commença à récolter ses affaires. « Et je vous conseillerais vivement de ne plus jamais remettre les pieds ici. » le prévins-je alors qu’il se levait de sa chaise, prêt à prendre la fuite. Il acquiesça d’un petit signe de tête avant de disparaitre du café.

Je croisais le regard intrigué de ma mère au passage alors que j’empruntais le même chemin que Micah un peu plus tôt. « J’ai un petit truc à régler, je reviens tout de suite. » la rassurais-je avant de rejoindre l’arrière-boutique. Il ne me fallut pas longtemps pour ouvrir la porte qui dévoilerait plus de Micah que je n’aurais pensé voir aussi rapidement. Sans regarder qui venait de pénétrer dans la pièce, il dit : « Mon dieu Stan, je t'ai demandé de garder un œil sur Sam pas de venir me mater le cul ! Un seul pervers fétichiste ça suff – oh, salut Sebastian. ». Je faisais un petit signe de main pour répondre à sa salutation. J’essayais de rediriger mon regard ailleurs que sur son corps, en vain. « Si tu viens pour te venger, le karma s'en est chargé à ta place. » reprit-il en remontant (hélas) son pantalon.  Je refermais la porte derrière moi. « Un sale type m'a mis la main au cul, et pas pour rire. Brrr... » Sa grimace me fit mal au cœur, mais me réconforta dans la volonté que j’avais eu de virer l’homme du café. « Ça m'aurait pas dérangé si c'était toi. » Dans sa voix, il manquait le brin d’humour qui le caractérisait. Je ne pouvais pas pour autant m’empêcher d’esquisser un petit sourire.

Sans rien dire, je m’avançais vers lui. Il fit de même en enfilant quelques vêtements de plus. « Au fait merci pour la licorne. » Ah, voilà le sourire que je voulais voir. « Pour ma p'tite sœur. » précisa-t-il. « Elle s'ennuie des fois au café pendant que je travaille alors c'était – gentil. De passer un peu de temps avec elle. » Je m’avançais un peu plus, et pris des mains du garçon son tablier. « Ça m’a fait plaisir. Vraiment. Elle est adorable. » Je baissais le regard vers le tablier pour vérifier qu’il était dans le bon sens. Chose faite, j’en prenais un bout dans chaque main et venais le passer autour de ses hanches. « Je suis désolé pour le client de tout à l’heure. Il aurait jamais dû faire ça. » expliquais-je calmement en nouant le tablier dans le bas de son dos. J’y laissais mes mains un moment avant de les glisser lentement jusqu’à ses fesses, un léger sourire joueur sur les lèvres. Je relevais mon regard pour croiser celui de Micah. « T’as dit que ça te dérangeait pas. J’espère que c’est toujours vrai. » Je restais ainsi pendant de longues secondes, caressant quelque peu les (très agréables) fesses du garçon en provoquant son regard. « J’espère aussi que j’aurai l’occasion de te revoir souvent pendant que je suis ici et qu’on pourra continuer ce… petit jeu. » continuais-je d’une voix suave. J’émettais une petite pression de mes mains et lâchais mon emprise avec tristesse. Je me reculais d’un pas pour prendre un peu de distance. « Et je prendrai le temps de t’apprendre à faire les licornes. Parce que Sam mérite d’avoir des licornes dans chacun de ses chocolats chauds. Et… je serai pas toujours là pour les faire. » continuais-je en retrouvant petit à petit la porte. « Je dois y aller, mes parents m’attendent. Mais on se reverra très vite. » Je prenais la poignée en main et ouvrais la porte, un pied dehors, je tournais une dernière fois le visage vers Micah. « Oh et… cet homme… il devrait plus te poser problème. Si tu le revois, n’hésite pas à me le dire. » Maintenant que j’y avais gouté, j’espérais bien être le seul à pouvoir profiter des fesses du jeune homme. Du moins, le temps que j’étais là.

***

En me réveillant le lendemain matin, j’étais heureux de retrouver en ouvrant les  yeux la chambre qui m’avait vu grandir. Mais ce qui me réjouissait encore plus, c’était la vue à la fenêtre. La ville était recouverte de blanc. Une épaisse couche de neige habillait les maisons et immeubles de la veille ville, n’épargnant pas la mienne. Ma part d’enfance prenait le dessus, et j’avais simplement envie de sauter dans cette masse et y faire bonhommes, igloo et autres créations hivernales. Mais pour l’instant j’avais besoin d’un café et de saluer mes parents.

Quelques heures plus tard et des idées plein la tête, je me décidais à prendre le téléphone. Je laissais un message sur le répondeur. « Mh, bonjour c’est… Sebastian. J’aurais voulu savoir si Sam et toi étiez intéressés pour passer la journée chez moi pour… jouer dans la neige. Ça pourrait être une excuse honteuse pour simplement passer du temps avec vous deux, mais j’ai vraiment envie de faire des boules de neige. Mais seul, c’est triste. Et j’ai aussi très envie de vous revoir. Donc mh, rappelle-moi pour me dire si ça vous intéresse. Mes parents m’ont filé ton numéro en me disant que tu ne travaillais pas aujourd’hui donc si tu veux me donner une excuse pour pas venir, faudra chercher autre chose. Mais si ça peut te convaincre… je ferai du chocolat chaud ! Donc… voilà. A bientôt ! » Restait plus qu’à attendre une réponse. Et surtout à trouver des vêtements chauds pour pas mourir de froid dans la neige.

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MessageSujet: Re: In the air there's a feeling of Christmas ▲ Micastian   Dim 24 Nov - 4:22





Sebastian & Micah

Et Sam aussi


« Ça m’a fait plaisir. Vraiment. Elle est adorable. » Micah n'en doutait pas mais hmm... Pourquoi est-ce qu'il lui volait son tablier ? « Je suis désolé pour le client de tout à l’heure. Il aurait jamais dû faire ça. » Et juste comme ça, Sebastian s'approcha de lui. Comme très près. Hého ! Adolescent bouillonnant d'hormones ici ! Indifférents aux S.O.S intérieurs de Micah, Sebastian lui noua son tablier autour de la taille. L'adolescent n'en menait pas large. Il retint son souffle, ses yeux éperdus rivés la bouche de Sebastian, tressaillit au contact de ses mains plaquées impudiquement sur ses fesses. « T’as dit que ça te dérangeait pas. J’espère que c’est toujours vrai. » Un léger gémissement s'échappa des lèvres entrouvertes de Micah, comme une invitation silencieuse. Il pouvait sentir le souffle chaud de Sebastian s'échouer contre sa langue. Son corps s'embrasa en réponse et ses mains se crispèrent sur le torse de son cadeau de Noël aux allures soudaines de prédateur. « J’espère aussi que j’aurai l’occasion de te revoir souvent pendant que je suis ici et qu’on pourra continuer ce… petit jeu. » Il se détacha de lui sur ses mots. A contrecœur, Micah le relâcha. Il l'entendit à peine lui parler de licornes et de Sam et de ses parents qui l'attendaient, la frustration grandissant en lui alors que Sebastian rejoignait la porte pour s'en aller. Micah voulait lui dire quelque chose. Le retenir. Mais quoi ? Sebastian l'attirait dans sa toile et l'adolescent sentait qu'inexorablement, il finirait par s'y brûler les ailes. une partie de lui était terrifiée. L'autre avait envie de s'abandonner à ce nouveau jeu sans réfléchir à ce qu'il pourrait bien lui en couter.

***

Sebastian était juste un type rencontré la veille au café et Micah n'avait pas à ce point envie de le revoir.

En tout cas, c'est ce dont il essayait de se persuader tandis qu'il terminait d'emballer le fraisier qu'il avait confectionné exprès pour lui après reçu son message. Il ne savait pas faire grand chose à part des gâteaux, et d'une manière totalement infondée, ça l'aidait toujours à réfléchir.

Ce n'était même pas un rencard, il avait invité Sam. « Micaaah, on peut y aller ? » demanda justement Sam. Manteau enfilé, écharpe enroulée autour du cou et capuche sur la tête. Elle était aussi pressée que lui avait la trouille. S'il s'écoutait Micah se serait enfoncé sous la couette et prétendu n'avoir jamais reçu le moindre message. Ou bien, il aurait oublié d'en informer sa sœur pour profiter d'une journée seul à seul avec sa proie. Oui... plutôt ça. Mon dieu, quel horrible grand frère il était.

***

Puisque ce n'était pas un rencard, Micah avait déployé les grand moyens anti-séduction. Pupull de Noël avec des petits loups dessus, bonnet sur la tête et ses lunettes d'intello. Pas de bol, les lunettes n'étaient vraiment pas pratiques en hiver avec les flocons qui venaient s'agglutiner sur les carreaux. Il s'étonnait que personne n'ai encore inventé l'essuie-glace à lunette et galérait largement pour les essuyer d'une main en trimballant son fraisier de l'autre.

Tout ça le rendait dingue. Pas les lunettes. Sebastian. Est-ce qu'il l'invitait vraiment pour jouer à faire des igloos dans le neige ? Micah s'imaginait qu'un riche New Yorkais de retour dans son bled natal devait se faire accaparer par une tonne d'amis. Mais Sebastian voulait le voir lui. Lui et Sam, les gosses qu'il avait rencontrer la veille. Cet homme était une énigme et Micah ne pouvait pas laisser une telle énigme se balader librement à Town Square. Sebastian était nouveau et intrigant. Micah aimait son arrogance et son répondant. Il avait du chien et captivait son attention. Personne ne captivait jamais Micah. Il était un être insatiable et curieux de tout, mais personne ne le surprenait jamais. Et si le revoir lui faisait autant plaisir, c'était sans doute parce qu'il titillait toute sa fibre de chaton curieux – et qu'il était un Super Canon.

Une fois devant la porte, Micah essuya un vent de panique sans précédent. Son cœur faisait des petits bonds vraiment gênants dans sa poitrine. Il était encore temps de faire demi tour ! Ding dong. Trop tard, Sam avait sonné.

Sebastian apparu dans l'encadrement de la porte.

Un gros flocon s'écrasa sur les lunettes de Micah.

« Hey ! » le salua t-il en essuyant maladroitement son carreau d'un revers de manche. Même d'un seul œil il était toujours aussi beau. Micah regretta instantanément les lunettes. « Bonjour Sebastian ! » lança joyeusement sa petite sœur en s'avançant directement pour lui faire un bisou. Micah aussi aurait bien aimé lui faire un bisou. Ou plusieurs. Planté sur le seuil, il se décida à lui tendre sa boîte. « On t'a fait un fraisier. » expliqua t-il « Comme t'as promis de faire les chocolats chauds, fallait quelque chose à manger avec. » précisa t-il en ajustant un sourire ravissant. Puis il eut une moue à la fois reconnaissante et embrassée. « Et puis, j'voulais te remercier pour hier. Stan m'a dit que t'avais chassé le client  du café. »

« Quel client ? » s'enquit Sam, pendant que Micah effleurait un peu plus que nécessaire les mains de son sauveur qui le débarrassait de son gâteau. « Un méchant client qu'on reverra plus jamais. » De la capuche de sa sœur, il remonta ses yeux vers Sebastian. Un mélange d'excitation et de joie puérile affluait dans ses veines tant le revoir lui faisait plaisir. « Tu nous montre notre terrain de jeu ? J'te préviens j'suis très doué quand il est question de jouer avec des boules ! »

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MessageSujet: Re: In the air there's a feeling of Christmas ▲ Micastian   Lun 25 Nov - 3:16





Micah & Sebastian

Et Sam


Il aurait appelé s’il venait. Ou envoyé un message. Un pigeon voyageur à la limite ! On n’accepte pas une proposition sans prévenir. Je ne voyais pas Micah et Sam débarquer à ma porte, un  grand sourire aux lèvres, alors qu’ils ne m’avaient rien dit ! Ou peut-être que c’était leur genre. Peut-être que c’était comme ça qu’on fonctionnait à Town Square maintenant. Ou alors il essayait de me provoquer en me laissant penser qu’il refusait alors qu’en fait il voulait me voir. Mon dieu ce garçon était en train de me rendre fou. Il n’avait rien fait et j’étais tout de même en train de faire les cent pas entre le salon et la cuisine. C’était bien ça le problème. Il n’avait rien fait ! Pas un mot, pas un signal télépathique, rien.

Ou alors il dormait encore. C’était possible aussi. C’était un de ses rares jours de congé dans la semaine, il était en droit de vouloir faire la grasse matinée au lieu de regarder s’il avait reçu un coup de téléphone. Il était jeune, il avait besoin de sommeil pour grandir. Bon, il n’était pas si jeune. J’avais subtilement réussi à faire dire à mes parents son âge pour vérifier si je n’étais pas en train de faire dans l’illégalité à caresser les fesses d’un mineur. Bon, si, il était mineur. Mais la loi m’autorisait à caresser un jeune homme de dix-huit ans. C’est tout ce que je demandais. Enfin. Oui. Non. Si ! « Mon dieu je deviens fou ! » hurlais-je à travers toute la maison, manquant de renverser ma tasse de café sur le tapis du salon.

Sinon, il avait refusé mon offre et n’osait pas me l’avouer. C’était possible aussi. J’étais le fils de ses patrons. J’étais plus vieux. J’étais un homme. J’étais seulement de passage pendant un mois. Il ne préférait peut-être pas continuer ce qu’on a commencé hier. Pourtant c’était tellement bon. Il m’intriguait. J’avais envie d’en savoir plus sur lui, de voir comment il pouvait réagir à chacune de mes provocations. Je savais que je ne me cantonnerai jamais à un sexe, à un âge, à n’importe quoi. Mais je n’aurais jamais cru être aussi intéressé par un jeune homme de dix-huit ans travaillant pour mes parents. Et pourtant. J’avais tellement envie de le revoir. Je ne savais même pas ce que j’espérais vraiment. M’amuser avec lui ? Discuter ? En faire un ami ? Le plaquer violemment contre un mur et embrasser ses lèvres toujours entrouvertes qui ne semblaient demander que ça ? Peut-être un peu de tout ça au final. Mais j’avais besoin de savoir ce qui le rendait si… intéressant à mes yeux. Et pour ça j’avais besoin de le revoir. De préférence en dehors du café, des clients et surtout, de mes parents.

Ils avaient l’air étrangement réjoui de me voir m’intéresser à Micah. Depuis le « Vous savez que vous allez bien ensemble tous les deux ? » de ma mère la veille, j’avais l’impression que de drôles d’idées étaient en train de germer dans leurs têtes. Je n’étais pas entièrement contre ces idées que je devenais mais… je ne voyais pas en quoi des parents normaux pouvaient vouloir que leur fils se rapproche de leur employé alors qu’il n’était là que pour un mois. Ils espéraient quoi ? Que j’allais tomber follement amoureux de lui et que je déciderais de ne plus jamais repartir de la maison ? Ils n’étaient pas si dérangés ! Il devait y avoir autre chose. J’ignorais encore quoi mais j’avais quatre semaine pour le découvrir. En attendant, j’avais besoin de savoir ce que fabriquait Micah et pourquoi j’avais tant envie de sentir à nouveau sa présence près de moi.

On sonnait à la porte.

« Dieu merci ! » remerciais-je le ciel en entendant la sonnette. Tasse toujours à la main, je rejoignais l’entrée et ouvrais la porte sans attendre. Pour ma plus grande joie, je découvrais Sam et Micah sur le palier, tous les deux habillés comme s’ils allaient grimper l’Everest. « Hey ! » me salua enfin l’aîné. « Hey… » Mon dieu. Il avait des lunettes. Et un bonnet. Et j’ignorais pourquoi, mais cette vision était la plus pornographique que j’avais jamais vécu. Que quelqu’un m’explique ce que ce garçon était en train de briser en moi. « Bonjour Sebastian ! » lâcha Sam qui se rappelait à moi. Heureusement qu’elle était là. Je me baissais à son niveau et acceptais son bisou en lui donnant une petite accolade. « Bonjour Princesse ! » Je me relevais aussitôt en invitant les deux Summers à l’intérieur.

« On t'a fait un fraisier. » m’annonça Micah en me tendant une boite. « Oh. Merci ! » C’était surement pour ça qu’il n’avait jamais répondu. Il était trop occupé à faire son gâteau. Mais je penchais plus pour le sadisme et la satisfaction de m’imaginer ronchonner d’impatience. « Comme t'as promis de faire les chocolats chauds, fallait quelque chose à manger avec. » Je répondais à son sourire et tendais les bras pour accepter son paquet. « Et puis, j'voulais te remercier pour hier. Stan m'a dit que t'avais chassé le client  du café. » Oh. « Pas la peine de me remercier pour ça. » le coupais-je aussitôt en le débarrassant de sa boite. Ce n’était pas forcément parce que c’était Micah et qu’il avait cette chose bizarre qui était en train de se passer avec lui. J’aurais viré quiconque aurait osé faire ça à quelqu’un dans le café. Mais il fallait bien avouer que ça me touchait encore plus parce que c’était Micah. « Quel client ? » demanda une Sam curieuse. « Un méchant client qu'on reverra plus jamais. » J’acquiesçais d’un signe de tête pour appuyer son explication. Pour la survie du client, il ne valait en effet mieux pas qu’on le revoit un jour au Morning Coffee.

Curieux, je jetais un œil au fraisier après l’avoir déposé sur l’îlot central. Wow. Juste… wow. Ce garçon avait du talent. Soit pour la pâtisserie, soit pour le mensonge parce qu’il était très convaincant lorsqu’il m’avait dit qu’il l’avait fait eux-mêmes. Je n’avais pas le temps de satisfaire ma curiosité que Micah reprenait : « Tu nous montres notre terrain de jeu ? J'te préviens j'suis très doué quand il est question de jouer avec des boules ! » Je manquais de m’étouffer… avec de l’air. Je levais des yeux écarquillés vers le garçon. « Oh comme j’ai hâte de voir ça ! » lâchais-je aussitôt, plein de sous-entendu. Je refermais le carton et rejoignais la baie vitrée près de nous dans la cuisine. « Mes parents n’ont pas un magnifique jardin parfait pour les batailles de boules de neige mais… » J’ouvrais les portes en grand, laissant toute la place à mes deux invités pour voir l’arrière de la maison. « Ils ont une plutôt jolie terrasse. Je me disais qu’il y aurait largement de quoi faire. J’espère que ça vous ira. » Les petits cris de la petite fille à côté de moi répondaient aussitôt à ma question. « C’est parfait ! » s’écria-t-elle avant de bondir comme un petit animal, rejoignant sans plus attendre la trentaine de centimètres de neige qui étaient tombés pendant la nuit.

Avant que Micah ait le temps de rejoindre sa sœur, je retournais au gâteau qu’ils avaient emmené. « Ça va me travailler si je ne le dis pas tout de suite, mais ce fraisier est absolument magnifique. » avouais-je, véritablement impressionné en y jetant un nouveau coup d’œil. Je tendais le bras en direction du garçon, le tirant légèrement par ses vêtements pour qu’il se rapproche de moi. « Dis-moi… c’est à cause de lui que tu as oublié de me dire si vous veniez ou pas ? » murmurais-je, réalisant que le garçon était désormais dangereusement près. « Ou alors tu voulais juste voir à quel point j’étais heureux de te voir débarquer sans avoir été prévenu ? » Je marquais une légère pause, et rapprochais un tout petit peu plus  nos visages. « Parce que j’étais vraiment très très heureux. » Je lançais un petit sourire au garçon avant de me reculer et fermer à nouveau le carton. Sans me retourner, je me repartais en direction de la baie vitrée, prêt à mettre un premier pied dehors. Mais avant ça… « Faut que je te demande quelque chose. » annonçais-je, lui tournant toujours le dos. « Je pense qu’à un moment ou un autre de la journée, je vais vouloir t’embrasser. Et même si d’habitude j’arrive plutôt bien à me retenir, j’ai le sentiment qu’aujourd’hui j’en serai incapable. » Je me retournais finalement pour voir son visage en même temps que j’entendrai sa réponse. « Alors… quand ce moment arrivera… est-ce que je pourrai ? T’embrasser, je veux dire. » C’était officiel. Micah m’avait complètement fait perdre la tête.

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MessageSujet: Re: In the air there's a feeling of Christmas ▲ Micastian   Mar 26 Nov - 3:26





Sebastian & Micah

Et Sam aussi


« Ça va me travailler si je ne le dis pas tout de suite, mais ce fraisier est absolument magnifique. » Okay. Sebastian complimentait son gâteau. C'était... gentil ? Micah détacha son regard de la terrasse sur laquelle il louchait avec envie, pour reporter son attention sur le gâteau. « J'espère qu'il sera bon. » remarqua t-il avec une petite grimace pleine d'appréhension. « J'ai pas eu beaucoup de temps pour le – eeep ! »

Sebastian était partout, son regard impénétrable, sa prise ferme sur ses vêtements, tout son corps envahissant son espace personnel, son souffle pillant son air exactement comme la veille. Et il avait ce regard à la fois inquisiteur et carnassier, comme si Micah avait fait quelque chose de mal et qu'il prévoyait de le dévorer en punition.

« Dis-moi… c’est à cause de lui que tu as oublié de me dire si vous veniez ou pas ? »  Oh-oh... « Et bin je – euh » bredouilla Micah en réfléchissant furieusement à la réponse qui lui éviterait de finir au menu avec son propre gâteau. La vérité, c'est qu'il l'avait laissé mariner exprès. Une vengeance contre Sebastian qui l'avait laissé en plan la veille après l'après l'avoir peloté sans vergogne. Pas que Micah se plaignait du pelotage ou que ce soit. Mais... okay, il était stupide et il jouait avec la mauvaise personne. « Ou alors tu voulais juste voir à quel point j’étais heureux de te voir débarquer sans avoir été prévenu ? »

« Un peu de ça ? » tenta t-il faussement ingénu. Oh, attendez. Il était en train de dire qu'il était heureux là ? Difficile à dire d'aussi près. Tiens, ses lèvres avaient l'air vraiment douces à cette distance. Micah avait envie d'en gouter la texture sous les siennes, d'y saisir cette odeur de café qui émanait de son hôte, mêlée à... autre chose.  Quelques chose d'indescriptible mais qu'il avait envie de découvrir. Ce qui allait être drôlement compromis si Sebastian était en colère et le mangeait avant la fin de la journée.  « Parce que j’étais vraiment très très heureux. » souffla t-il, incandescent contre son visage. Et cette fois il souriait. D'un petit sourire coincé entre « je suis très très heureux » et « je pourrais toujours te manger si tu recommences ».

Micah retrouva tout à coup de sa superbe. Parce qu'il était suicidaire et qu'être mangé par Sebastian était une fin idyllique si ça lui permettait d'effleurer ses lèvres avec une quelconque partie de son corps. Et Sebastian était si proche. Peut-être que s'il inclinait juste un peu son visage comme ça –

Raté. Sebastian se recula. ENCORE. Exactement comme la foutue veille ! L'adolescent en resta comme deux ronds de flan tandis que Sebastian tournait les talons pour rejoindre la terrasse.

« Faut que je te demande quelque chose. » déclara t-il en lui tournant ostensiblement le dos. « Je pense qu’à un moment ou un autre de la journée, je vais vouloir t’embrasser. Et même si d’habitude j’arrive plutôt bien à me retenir, j’ai le sentiment qu’aujourd’hui j’en serai incapable. »

QUOI ? Parce qu'il se retenait ?! De là où il était, ça ressemblait plutôt à de la provocation gratuite et totalement flagrante ! Micah n'avait pas vraiment (okay, aucune) expérience en matière de contact physique avec un homme (ou une femme), et s'il n'était pas encore secoué par ce viol de son espace vital, il aurait attrapé un bout de gâteau pour lui lancer dans la tronche face à tant de mauvaise foi.

En l'occurrence, l'adolescent fragile qu'il était tentait tant bien que mal de ramener son corps à une température décente, et de rappeler à son entrejambe d'ado (et donc doté d'une volonté propre) que la situation sexy était terminée. « Alors… quand ce moment arrivera… est-ce que je pourrai ? T’embrasser, je veux dire. »

Micah papillonna des yeux, à la fois scandalisé et certain de rougir comme jamais, parce que Sebastian avait cette retenue terriblement craquante qui lui donnait envie de lui sauter dessus ! Bon sang, il ne savait pas où il situait le baiser sur la liste des choses à faire quand on flirt, mais même malgré sa non-expérience, lui l'aurait définitivement placé avant le pelotage sous la ceinture !

Un fin sourire ourla ses lèvres alors qu'il s'avançait d'un pas chaloupé vers son flirt si attentionné. Lentement, il approcha sa bouche de son oreille, savourant l'infime supplice de pouvoir le faire attendre à son tour une nouvelle fois. Ses lèvres s'entrouvrirent...

Et une boule neige le frappa en plein visage.

« SAM ! » brailla Micah en braquant un regard assassin vers sa petite sœur, planqué derrière une barricade de neige. Le petit monstre s'était déjà fait un monticule de munitions. Une deuxième boule éclata sur la tête de Sebastian, répandant de la neige partout dans ses cheveux. L'adolescent s'écarta pour le regarder, et un début de rire se glissa insidieusement dans sa gorge. Il l'épousseta affectueusement, son corps secoué de petits rires. « J'crois qu'il nous reste plus qu'une chose à faire... » annonça t-il, comploteur, avant de sauter dans la neige à son tour. « Contre attaque ! »

Sam essuya une volée de boules de neige. En moins de dix secondes, la terrasse s'était changée en champ de bataille. Pas de quartier ! Dès que Sebastian mit un pied dans l'arène, les deux Summers l'accueillirent à grand coup boules de neige. Mais Micah ne faisait pas d'alliance, et se retrouva vite à canarder les deux autant l'un que l'autre, et à se retrouver sous leurs feux croisés en guise de sentence, parce eux faisaient alliance contre le sale anarchiste qu'il était.

Une fois trempés et à bout de souffle et de rires, Sam proposa de faire un igloo.

« Comme Sebastian est architecte, je suggère qu'il s'attèle à la construction ! » suggéra Micah en secouant son bonnet pour en retirer la neige. Il avait rangé ses lunettes dans son manteau et avait les joues et le bout du nez tout rouges. « Nous on sera tes ouvriers ! » Il s'assit dans la neige et commença à façonner un petit pavé de glace pour illustrer sa proposition.

L'architecte New Yorkais se devait de leur faire faire un bel igloo. Et rapidement, Micah profita de la concentration générale pour réunir un peu de neige et se glisser traitreusement dans le dos de Sebastian. D'un coup, il tira sur l'arrière sur l'arrière de son col pour lui glisser de la neige dans le cou. « Ah-ah ! Je t'ai eu ! » scanda t-il en se reculant d'un pas, pas trop téméraire non plus.

La riposte fulgurante de Sebastian le prit de court. Micah voulu s'enfuir, glissa et tomba lamentablement sur ses fesses, laissant le champ libre à Sebastian pour lui sauter dessus et lui faire payer son sale coup.

Coincé à terre, Micah se tortillait comme un vers de terre hystérique sous Sebastian en suppliant de toute ses forces. « Non ! Pas de neige sous les vêtements ! Pas de neige sous les vêtements ! » Mais Sebastian était plus fort et il gagnait du terrain. Changement de tactique. Au lieu de le repousser, Micah l'attira contre lui, attrapa son visage entre ses mains et s'écria « Oui ! » Puis plus bas pour eux seuls, parce que le contact de Sebastian tout contre lui lui envoyait de drôle de décharges dans l'estomac. « Pour m'embrasser. C'était oui... » chuchota t-il en effleurant avec douceur son nez du sien.

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MessageSujet: Re: In the air there's a feeling of Christmas ▲ Micastian   Mar 26 Nov - 18:53





Micah & Sebastian

Et Sam


Micah avançait lentement vers moi, un mélange de gêne et d’excitation remplissant son regard. C’était tout ce je rêvais voir en lui. C’était l’effet que j’avais envie de lui faire. C’était déjà une prémisse de réponse à la question que je ne venais de lui poser. Il ne pouvait pas me dire non. Pas avec un regard comme ça. Pas avec un tel pas me rejoignant. Il voulait jouer, je le savais. Mais il allait dire oui. Il fallait qu’il le dise. J’ignorais comment je pouvais survivre à ses côtés le reste de la journée s’il ne le faisait pas. Mais il avançait, se rapprochant toujours plus de moi,  tellement que je n’avais qu’à tendre mon avant-bras pour toucher son corps. Son visage se rapprochait du mien, ses lèvres à quelques millimètres de mon oreille, son souffle chaud caressant ma peau. Il allait me répondre. Enfin ! « Mic – » Une boule de neige venait d’atterrir sur son visage. « – ah… » finissais-je en ayant perdu toute la sensualité dans ma voix. Le jeune homme reculait. « SAM ! » hurla-t-il en direction de sa sœur, sur la terrasse. Les restes de neige sur son visage me firent rire. Mais l’amusement fut de courte durée, car c’était désormais à mon tour de recevoir une boule sur l’arrière de mon crâne. Les rôles étaient inversés, Micah riait à son tour, portant ses mains dans mes cheveux pour me débarrasser des quelques flocons qui y restaient. « J'crois qu'il nous reste plus qu'une chose à faire... » La bombarder à notre tour de boules de neige ? « Contre attaque ! » Gagné.

Je rejoignais mes deux invités dans la neige, ceux-ci ayant déjà commencé à faire voler les boules sur toute la propriété. Je sortais des gants des poches de la veste que j’avais sur le dos depuis les deux heures où je les avais attendus. « A l’attaque ! » hurlais-je en canardant Micah et Sam de mes plus belles armes. Je n’arrivais pas vraiment à comprendre si des clans s’étaient créés, alors j’attaquais tout le monde sans réfléchir. Mais je devais bien avouer que ma proie préférée était le garçon. Peut-être qu’inconsciemment j’essayais de le recouvrir de neige en espérant qu’il faudrait plus tard le débarrasser de ses vêtements trempés. Peut-être même que ce n’était pas aussi inconscient que ça, et que c’était l’unique raison qui m’avait donné envie de jouer dans la neige avec lui.

Après un moment, alors que tout le monde commençait à s’écrouler à terre de fatigue, Sam eut la bonne idée de proposer de construire un igloo. Comment étais-je censé refuser une telle proposition ? Je rejoignais les deux Summers qui commençaient déjà à réaliser quelques pavés. « Comme Sebastian est architecte, je suggère qu'il s'attèle à la construction ! » annonça Micah de vive voix. « Nous on sera tes ouvriers ! » Je venais m’asseoir à côté de lui, imitant sa production. « Ça veut dire que tu feras tout ce que je te dis de faire. Parfait. » remarquais-je à voix basse, juste pour lui et moi. Il pouvait être sûr que je ferais mon possible pour exploiter au maximum ce nouveau pouvoir.

L’igloo prenait forme, doucement mais surement. Sam se révélait être une bien meilleure ouvrière que son frère aîné. Celui-ci semblait… ailleurs, plus intéressé par autre chose. « Mais qu’est-ce que tu f – AH ! » J’avais senti ses  mains dans ma nuque, sur mes vêtements plutôt. Mais avant que j’ai le temps de finir ma question, je comprenais la situation. « Ah-ah ! Je t'ai eu ! » s’écria-t-il en voyant la glace glisser sous mon col, s’insinuant sous ma couche de vêtement. Je me levais d’un coup, gigotant dans tous les sens en espérant faire descendre la neige un peu plus vite. En attendant, je pouvais voir Micah déguerpir et… tomber. J’aurais bien ri de sa chute si la glace n’arrivait pas jusque dans le bas de mon dos, se coinçant au niveau de mon pantalon. D’un geste brusque, j’arrivais à l’enlever de là, respirant à nouveau. « L’heure de la revanche à sonner ! » le prévenais-je de loin.

J’attrapais un peu de neige sur ma route alors que je rejoignais Micah à terre. Allongé au sol, je venais le chevaucher sans vergogne, le menaçant de ma boule de neige que j’exhibais sous son nez. D’une main, je défaisais lentement le nœud de son écharpe pour découvrir sa peau. « Non ! Pas de neige sous les vêtements ! Pas de neige sous les vêtements ! » me supplia-t-il. « Si si si ! » Mais avant que je termine ce que j’avais commencé, le garçon m’attira vers lui, forçant à laisser retomber ma boule d’où elle venait. « Oui ! » s’écria-t-il après avoir emprisonné mon visage entre ses mains. « Quoi… ? » demandais-je dans un murmure, sans comprendre. « Pour m'embrasser. C'était oui... » expliqua-t-il avant de venir frotter gentiment son nez contre le mien. « Oh… » J’imitais son geste, effleurant à mon tour son nez avant de faire de même contre sa joue. « D’accord… » Je déposais un baiser juste là, sur sa joue. Puis un autre près de sa mâchoire. « C’était qu’un avant-goût. » murmurais-je contre sa peau fraîche et rougie. « Mais j’ai bien l’intention de goûter à tes lèvres lorsqu’on sera que tous les deux. » finissais-je avant de me redresser sur lui. Je me relevais, et tendais une main au garçon pour l’aider à faire de même. Ma main toujours dans la sienne, je le forçais à rester contre moi. « T’as plus qu’à trouver un moyen pour qu’on s’éloigne de Sam quelques minutes. » Je lançais un clin d’œil joueur dans sa direction avant d’abandonner à contrecœur sa main et de repartir vers la petite fille qui n’avait cessé d’avancer la construction de notre igloo.

Quelques caresses discrètes, des regards qui en disaient long, et des sourires très équivoques. C’était tout ce qui m’avait permis de tenir aux côtés de Micah alors que nous avions repris ensemble l’avancée de notre maison d’esquimau. La neige commençait à retomber à gros flocons lorsque Sam s’exprima : « Je commence à avoir froid. » Je levais les yeux vers elle et remarquais la neige refusant de fondre sur ses longs cils. « Tu veux retourner au chaud ? » lui proposais-je innocemment. « On pourra retourner jouer un peu plus tard ? »« Evidemment ! » répondais-je aussitôt. J’avais la réelle impression qu’elle pensait qu’elle n’aura jamais le droit de jouer à nouveau si elle rentrait maintenant. Ma réponse la rassura alors aussitôt et elle me tendit sa petite main pour que je l’accompagne à l’intérieur, Micah suivant juste derrière.

Tout le monde se débarrassait de ses chaussures, vestes, bonnets, écharpes, et j’en passe, lorsqu’on arrivait à l’intérieur. J’étais le premier à m’en extirper et rejoignais aussitôt le salon juste en face pour allumer la cheminée. Le feu prenait vite, et je lâchais un long gémissement de plaisir en sentant la chaleur de l’âtre fouetter mon visage. Sam me rejoignait vite, s’asseyant juste devant les flammes. Elle tournait son visage vers son frère afin de lui demander : « Pourquoi on a pas de cheminée ? » Je ne lui laissais pas le temps de répondre, et le faisais à sa place. « Parce que si vous en aviez une, vous n’auriez plus de raison de venir ici. Et j’ai envie de vous revoir le plus possible pendant que je suis là ! » Elle sembla réfléchir un moment, comme si elle analysait le moindre mot que je venais de lui dire. « On serait revenus même sans ça. » conclut-elle tout simplement avant de reporter son regard sur le feu qui semblait la passionner. Je caressais rapidement sa chevelure avant de me relever et de rejoindre son frère qui se débattait toujours à enlever quelques vêtements.

« Besoin d’un coup de main ? » lui proposais-je sans vraiment attendre sa réponse. Je démêlais (à nouveau) son écharpe avant de la déposer sur le radiateur près de nous. Je fis de même avec son bonnet. « Joli pull. » remarquais-je sérieusement, même si une pointe d’ironie pouvait surement être entendu dans ma phrase. Disons simplement que le pull de Noël avec des loups dessus… ça n’allait pas à tout le monde. J’abandonnais à contrecœur le garçon pour rejoindre le plan de travail de la cuisine. Je lui lançais un petit regard par-dessus mon épaule pour lui proposer : « Chocolats chauds pour tout le monde ? »

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MessageSujet: Re: In the air there's a feeling of Christmas ▲ Micastian   Jeu 28 Nov - 20:30





Sebastian & Micah

Et Sam aussi


« T’as plus qu’à trouver un moyen pour qu’on s’éloigne de Sam quelques minutes. » avait dit Sebastian, après lui avait fait un malheureux bisou sur la joue. Sur la joue ! Micah ne savait pas si ce sale type faisait exprès pour le torturer ou si il ne savait pas reconnaître une invitation à embrasser quand on lui en mettait une sous le nez (ou la bouche) mais c'était le 3e ratage en moins de 24h !

A la guerre comme à la guerre. S'il devait leur arranger quelques minutes ensemble, il emploierait les grands moyens ! Malin comme un singe, Micah faisait admirablement semblant de lutter avec le zip de son manteau alors que les deux autres avaient fini depuis belle lurette. Le truc c'est que Sebastian ne semblait pas avoir compris le message. Et qu'il était parti allumer tranquillement son feu dans la cheminée.

« Pourquoi on a pas de cheminée ? » demanda innocemment Sam en se faisant griller la couenne, pendant que Micah marinait toujours dans ses fringues trempées et gelées. « Parce que si vous en aviez une, vous n’auriez plus de raison de venir ici. Et j’ai envie de vous revoir le plus possible pendant que je suis là ! » répondit aussitôt Sebastian. Ce qui fit sourire Micah. Même si ça ressemblait plus à un rictus gelé qu'à un véritable sourire. « On serait revenus même sans ça. »

« La vérité sort de la bouche des enfants. » marmonna Micah pour lui même en retournant aussi sec à son manteau rebelle. Cent ans et une pneumonie plus tard, Sebastian s'intéressait enfin à son cas. « Besoin d’un coup de main ? » Le manteau céda par magie, et si Micah se rapprochait l'air de rien de Sebastian tandis qu'il dénouait son écharpe, il pouvait totalement invoquer l'hypothermie qui s'infiltrait sous sa peau !

Son bonnet suivit son écharpe sur le radiateur. « Joli pull. » commenta son New Yorkais préféré, et l'adolescent piqua un phare en se rappelant qu'il avait sorti le pupull de Noël dans un manque profond de connexions de neuronales. « J'ai toujours mon costume de lutin si tu préfères. » répliqua t-il tout de même d'un air espiègle. Il n'allait pas se laisser démonter par un vilain sarcasme. Pas après avoir enfin retrouvé un peu de proximité avec Sebastian ! Ils étaient éloignés de Sam, ils avaient quelques minutes devant eux. Bien assez pour s'embrasser. Micah offrit un petit sourire entiché à son hôte...

… qui se détourna de lui pour rejoindre le plan de travail de la cuisine.

« Chocolats chauds pour tout le monde ? »

Ah non ! Cette fois c'en était trop. Micah était en pleine déconfiture. Son sourire fanait lamentablement sur ses lèvres. Est-ce qu'il faisait mal quelque chose ? Perdu, le jeune homme le rejoignit. Il le regarda faire les chocolats chauds sans rien dire. Micah était nerveux tout d'un coup, il ne savait pas quoi dire ou faire, mais il aimait bien être à côté de Sebastian. « On devrait jouer à un jeu. » proposa t-il. Si les instances supérieures avaient décidé qu'il ne s'embrasseraient pas, il arriverait bien à faire sa connaissance ! « Je te dis trois trucs sur moi, et en échange, tu m'en dis trois sur toi. »

Sans lui laisser le choix, Micah se mit à tapoter le plan de travail de ses doigts. « J'adore jouer dans la neige. » commença t-il, en tournant un sourire plein d'espoir vers Sebastian. « Et c'est pas comme ça que j'imaginais mon premier rendez-vous, mais c'est génial. Enfin – si c'est bien un rendez-vous. J'espère ! Mais c'est bizarre avec ma p'tite soeur, ça y ressemble pas trop alors... je donne ma langue au chat. »

Ses yeux retombèrent sur les chocolats chauds en pleine élaboration. Sebastian le laissait regarder donc, il n'y ajoutait sans doute pas d'ingrédient secret. Ou alors il se débrouillerait pour faire ça en ninja dès qu'il tournerait le dos ? « J'aime pas le café. » dit Micah en second lieu. « Je sais, j'en sers toute la journée ! Mais je trouve ça trop amer et corsé alors j'en bois pas. »

Des tasses, il repassa au profil de Sebastian qui se découpait nettement dans la lumière pâle d'une journée neigeuse. « Et contrairement à ce que tu peux croire, j'suis pas un garçon facile. J'ai jamais couché avec un homme. Ou avec une fille. Et j'laisse pas les types venus de New York approcher mes fesses dès le premier soir. T'es l'exception qui confirme ma règle. » Voilà ! Maintenant si Sebastian prévoyait encore de l'embrasser, il allait repousser l'idée à... jamais. Bravo Micah. Il venait de se casser son tout premier coup avec son cadeau de Noël. A sa décharge, la cadeau de Noël était sacrément récalcitrant et passait son temps à le fuir !

Une musique de Noël s'éleva du salon. Micah tourna la tête en direction du bruit et se contorsionna pour essayer de voir ce qu'il s'y passait. « Sam a du trouver ta télé. » expliqua t-il « Elle adore les téléfilms de Noël. Si elle en a chopé un qui vient de commencer, on est bon pour une heure et demi de magie de Noël. » De nouveau il se tourna vers Sebastian. Et... merde, il avait tourné la tête ! « T'as ajouté l'ingrédient mystère pendant que je regardais pas ? » demanda t-il, soupçonneux, avant de l'accuser franchement en brandissant son index directement dans ses côtes. « Tu l'as fait ! T'es le James Bond du chocolat chaud ! » Scandalisé, mais surtout très amusé, Micah se détacha d'un bond du comptoir et se positionna à reculons face au passage qui menait au salon pour barrer la route à Sebastian et à ses chocolats chauds. « A toi James Bond. Tu dois me dire trois trucs sur toi ! »

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MessageSujet: Re: In the air there's a feeling of Christmas ▲ Micastian   Ven 29 Nov - 1:58





Micah & Sebastian

Et Sam


J’étais en train de préparer les tasses de chocolats chauds lorsque la voix de Micah se fit entendre à côté de moi. « On devrait jouer à un jeu. » Je relevais le visage vers lui, lui lançant un petit regard intrigué. « Je te dis trois trucs sur moi, et en échange, tu m'en dis trois sur toi. » s’expliqua-t-il. Je lui souriais, amusé et en adoration devant sa proposition. C’était exactement le genre d’idée auquel je m’attendais de sa part. Avant que j’ai le temps d’accepter les règles du jeu, ou même de dire que je voulais y jouer, il commença : « J'adore jouer dans la neige. ». J’avais un petit rire que j’essayais de cacher derrière mon épaule en continuant de faire mes boissons. Je l’avais vu tellement heureux et épanoui dans la neige que cette première information n’était rien d’un secret pour moi. Certes il avait été déconcentré par nos roulades dans la neige ou cette glace sous nos vêtements, mais Micah n’en était pas moins resté rayonnant dehors. Et je n’oserais pas dire que son bonheur était dû à ma présence à ses côtés. J’aimais penser que c’était vrai, au moins un peu, mais je ne l’avouerais jamais.

Micah relevait une question intéressante. « Et c'est pas comme ça que j'imaginais mon premier rendez-vous, mais c'est génial. Enfin – si c'est bien un rendez-vous. J'espère ! Mais c'est bizarre avec ma p'tite sœur, ça y ressemble pas trop alors... je donne ma langue au chat. » Est-ce que c’était un rendez-vous ? Est-ce que c’en était devenu un ? J’avais cherché des prétextes pour l’inviter, pour réussir à récupérer son numéro, pour le persuader de venir. Je l’avais joué subtil, essayant de montrer par des moyens détournés que je voulais passer du temps avec lui, apprendre à le connaitre. Je n’aurais peut-être été jusqu’à donner un « titre » à ce moment qu’on passait ensemble mais… « Je – je crois qu’on peut dire que c’est un rendez-vous. » lâchais-je quelque peu gêné comme un adolescent face à son premier flirt. On avait échangé des regards, des caresses, je l’avais même embrassé chastement sur la joue. Ce serait hypocrite de dire que c’était une simple journée amicale dans la neige. Et que Sam soit là ou pas… pour moi c’était un rendez-vous. Plus de doute possible.

« J'aime pas le café. » avoua par la suite Micah. Je lâchais un long souffle d’horreur, écarquillant les yeux comme s’il venait de m’annoncer le pire sacrilège. « Je sais, j'en sers toute la journée ! Mais je trouve ça trop amer et corsé alors j'en bois pas. » se justifia-t-il. C’est juste qu’il n’avait jamais goûté à de bons cafés. Pas les miens. Il était peut-être aussi trop jeune pour en apprécier toutes les nuances. Il fallait qu’il s’habitue à ce coup si particulier mais tellement agréable sur le bout de sa langue. J’avais un mois pour lui faire aimer le café. J’en faisais une affaire personnelle. « Tu finiras par aimer. » lui annonçais-je solennellement en posant un regard doux sur lui. J’avais confiance.

Je retournais à mes tasses, espérant qu’à un moment ou un autre, Micah serait distrait ailleurs afin que j’y mette ma petite touche personnelle. Je voulais qu’il aime le café, pas qu’il découvre ce qui faisait mes chocolats chauds si merveilleux. Jamais il ne les abandonnerait pour cette chose si « amère et corsée ». Mais en attendant de pouvoir donner la touche finale à mes préparations, j’avais droit à la troisième et dernière information sur le jeune homme : « Et contrairement à ce que tu peux croire, j'suis pas un garçon facile. J'ai jamais couché avec un homme. Ou avec une fille. Et j'laisse pas les types venus de New York approcher mes fesses dès le premier soir. T'es l'exception qui confirme ma règle. » Les chocolats chauds attendraient. « Tu… » bégayais-je, assez surpris par ses paroles. Il n’avait… Jamais ? Personne ? Est-ce que les gens de cette ville étaient devenus complètement aveugles pendant mon absence ? Ils ne voyaient pas le jeune homme séduisant, drôle, adorable et incroyablement intéressant qui vivait à quelques mètres de chez eux ? Il avait vécu en ermite pendant le lycée ? Ou peut-être que c’était le fait de l’avoir fini qui l’avait fait devenir le beau jeune homme qu’il était désormais. Mais ça restait incroyable. Ou peut-être que c’était sa propre volonté. Il préférait attendre. Ou n’était intéressé par personne. Et tout ce jeu entre nous, qu’est-ce que c’était ? Ses sous-entendus, ses mains aux fesses ? Comment un garçon sans expérience pouvait agir ainsi aussi naturellement avec moi ?

J’avais envie d’en savoir plus. Tellement, tellement plus. J’étais intrigué et intéressé. Mais je n’avais pas le temps d’y penser plus parce que mon esprit était soudainement envahi de musiques de Noël. « Sam a du trouver ta télé. » C’était donc ça. « Elle adore les téléfilms de Noël. Si elle en a chopé un qui vient de commencer, on est bon pour une heure et demi de magie de Noël. » expliqua Micah en se penchant pour observer sa petite sœur un peu plus loin. Je profitais de son inattention envers moi pour faire ma magie du « Roi des chocolats chauds ». « T'as ajouté l'ingrédient mystère pendant que je regardais pas ? » réagit-il aussitôt en reportant son regard vers moi. « Qui sait ? » lançais-je innocemment. « Tu l'as fait ! T'es le James Bond du chocolat chaud ! » Je souriais tel un ange, appréciant intérieurement ce nouveau titre qu’il me donnait.

D’un coup, Micah bondit à une extrémité de l’îlot centrale pour m’empêcher de sortir de mon côté du plan. Bon, je pouvais faire le tour, mais j’étais plus intéressé de savoir pourquoi il m’empêchait d’un coup de partir. « A toi James Bond. Tu dois me dire trois trucs sur toi ! » Ah, c’est vrai. Le jeu. Je haussais des épaules, feignant l’indifférence de devoir participer. « Très bien ! » lâchais-je en m’adossant sur le frigo pile en face de lui. « Mh… j’ai très honte, et j’espère que tu ne le diras à personne. Mais moi aussi j’adore les téléfilms de Noël. J’en loupe pas un, je les enregistre, et je me les repasse en boucle sur mon canapé, plaid sur les genoux, café dans les mains. » C’était assez étrange, mais malgré ce que je disais, je n’avais aucune honte de raconter ça à Micah. Ça m’amusait. Et c’était une anecdote tellement bête, mais surtout tellement vraie que ça me plaisait de lui dire. Surtout que c’était bien la première fois que je l’avouais. Et c’était plutôt plaisant.

Je tendais un bras vers Micah et l’attrapais par son fameux pull. Je tirais légèrement dessus pour l’inciter à arrêter de faire barrage et à simplement se laisser aller à venir vers moi. Ou contre moi. Contre moi c’était mieux. « Ensuite… J’ai jamais fréquenté d’hommes. Non pas parce que j’en avais pas envie, mais parce que j’en avais jamais rencontré qui me donnait envie de vivre quelque chose avec eux. » J’enroulais mes bras autour du corps du garçon, liant mes mains dans le bas de son dos. « Jusqu’à ce que je pose mon regard sur toi. Là j’ai compris que je voulais tout découvrir avec toi. » Je serrais mon étreinte autour de Micah, forçant nos visages à se rapprocher un peu plus. Je pouvais désormais coller mon front contre le sien, et caresser tendrement son nez du mien. « Et troisièmement… » Je repensais à ce qu’il m’avait dit, à son manque d’expérience tant chez les hommes que chez les femmes. Et une question me taraudait. Est-ce qu’il avait déjà été embrassé ? « J’ai très très envie d’enfin t’embrasser… » murmurais-je contre ses lèvres, luttant un dernier instant avant de céder.

Il avait peut-être déjà vécu cette expérience. Ou peut-être qu’il m’avait autorisé à lui donner son premier baiser. Dans tous les cas, je voulais que ce soit parfait. En jetant alors un dernier regard plein tendresse vers le garçon, j’effaçais cette barrière invisible entre nos lèvres et venais l’embrasser doucement. Mes bras se resserraient automatiquement autour de lui, cherchant un moyen de le sentir plus proche. Je l’embrassais à nouveau. Lentement. Avec précaution. Je me retrouvais à sourire contre sa bouche, simplement heureux de pouvoir embrasser l’homme qui hantait tellement mon esprit depuis la veille. Je me reculais un instant, juste le temps d’admirer son visage toujours quelque peu rougi par le froid hivernal. Il était tellement beau. Tellement que je ne pouvais pas me retenir de retourner l’embrasser, cette fois ci avec plus de passion. L’une de mes mains lâchait son dos pour passer dans son cou, sa mâchoire, sa joue. Je les caressais du bout des doigts, orientant son visage pour approfondir des baisers que j’avais tellement attendus.

Après un moment, je détachais nos lèvres, non sans pousser un léger gémissement de frustration au passage. Je gardais nos visages proches, frôlant à nouveau son nez et lui volant un dernier court baiser. « Je t’offre une quatrième information bonus. Je sais pas ce qui va se passer, mais je sais que j’ai envie que ça se passe. Je veux profiter de ce mois pour te voir le plus possible, pour t’embrasser le plus possible pour… pour qu’on découvre des choses ensemble si t’en as envie. Je veux seulement passer le maximum de temps avec toi pendant que je suis là. » Avant de lui laisser le temps de réagir, je l’embrassais une dernière fois, profitant de goût de ses lèvres tant que je pouvais. C’était bon. Tellement bon. Plus que bon si j’osais être honnête avec moi-même. C’était parfait.

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MessageSujet: Re: In the air there's a feeling of Christmas ▲ Micastian   Sam 7 Déc - 11:30





Sebastian & Micah

Et Sam aussi


« Mh… j’ai très honte, et j’espère que tu ne le diras à personne. Mais moi aussi j’adore les téléfilms de Noël. J’en loupe pas un, je les enregistre, et je me les repasse en boucle sur mon canapé, plaid sur les genoux, café dans les mains. »

Micah ouvrit la bouche dans un ''o'' de stupéfaction muette. « Non ? » Il observa Sebastian de bas en haut, en essayant de visualiser mentalement avec son café et sa couverture sur les genoux, en train de sourire béatement devant le père Noël et ses lutins bons marchés. C'était... craquant. Il l'imaginait sportif jusqu'aux bout des ongles, où terre à terre, ou peut-être même le nez toujours fourré dans ses plans. En un mot : inaccessible.

C'était totalement illogique vu que Micah s'était actuellement retrouvé très près de Sebastian. Mais au fond, qu'est-ce qu'il savait de lui ? Qu'il était un dieu grec, riche, fils de ses patrons et qu'il avait réussi à New York. Sa petite confession honteuse le rendait humain, et accessible.

Tellement accessible qu'il le tirait par son pull tout contre lui. Micah se lova dans ses bras, attendant la suite. « Ensuite… J’ai jamais fréquenté d’hommes. Non pas parce que j’en avais pas envie, mais parce que j’en avais jamais rencontré qui me donnait envie de vivre quelque chose avec eux. Jusqu’à ce que je pose mon regard sur toi. Là j’ai compris que je voulais tout découvrir avec toi. » Lui, il était le premier homme à lui taper dans l'œil ? Micah n'osait y croire. Pourtant il savait que Sebastian lui disait la vérité. Un sourire flatté et timide à la fois joua sur ses lèvres. « Et troisièmement… » reprit-il, son visage tout proche du sien. Leur infligeant cette forme de torture pour la énième fois en trop peu de temps. « J’ai très très envie d’enfin t’embrasser… »

Et cette fois, Sebastian l'embrassait. Il était tendre et attentionné. Micah ne savait pas si on pouvait dire ce genre de choses d'un baiser. Il n'y connaissait pas grand chose (d'accord, rien). Mais il se sentait unique et convoité. Peut-être était-ce pour cette raison qu'il n'avait jamais été proche de qui que ce soit avant lui.

Sans plus attendre, il l'embrassa à son tour, appuyant ses lèvres contre les siennes, puis entrouvrant la bouche pour y glisser lentement la langue. De sa main, il vint même caresser la barbe de Sebastian, savourant le contact de ces picots sous ses doigts. Puis bien trop tôt, son partenaire rompit le contact. Micah cligna des yeux, et passa inconsciemment sa langue sur ses lèvres humides et rougies par leur échange. Un instant, il crut avoir fait quelque chose de mal. Il leva un regard interrogateur sur Sebastian. Ce dernier l'observait d'un air tendre, un beau sourire éclairait son visage. Il revint chercher ses lèvres. Enfin. Micah étouffa un gémissement sous le brusque assaut, lécha l'intérieur de sa bouche avec ferveur. Son cœur battait la chamade, des frissons l'assaillaient et son pouls se faisait irrégulier. Il se sentait perdre pied, mais Sebastian le maintenait d'une main solidement ancrée dans son cou. Comme s'il le gardait sur terre. Auprès de lui.

Une nouvelle fois, il le relâcha. Mais Micah haletait contre ses lèvres, vint les chercher, y déposa de petits baisers, juste pour les sentir contre les siennes. « Je t’offre une quatrième information bonus. Je sais pas ce qui va se passer, mais je sais que j’ai envie que ça se passe. Je veux profiter de ce mois pour te voir le plus possible, pour t’embrasser le plus possible pour… pour qu’on découvre des choses ensemble si t’en as envie. Je veux seulement passer le maximum de temps avec toi pendant que je suis là. » Micah entendait les mots sans les écouter. Il savait juste que Sebastian parlait et qu'il l'empêchait de l'embrasser. Dieu merci, Sebastian y remédia pendant que l'adolescent faisait le tri dans le brouillard de désir qui l'enveloppait.

« Pendant que je suis là » c'était la deuxième fois que Sebastian le répétait. Comme une épée de damoclès au dessus de leur idylle naissante. C'était irresponsable, mais Micah s'en foutait. Ils avaient quelque chose. D'éphémère certes, mais quelque chose quand même. Comme une bulle de bonheur inattendue dans son quotidien lourd de responsabilités.

« C'était le meilleur premier baiser du monde. » souffla t-il, les joues rouges et le regard luisant de plaisir. Son sourire s'illumina de complicité. Comme s'il pouvait le retenir à jamais, il attira Sebastian un peu plus contre lui. « Un mois, c'est parfait. Mais va falloir m'offrir un peu plus de vrais rendez-vous tous les deux. » dit-il, tout contre ses lèvres, les embrassant entre chaque mots. « Entre mon job, Sam et... » l'hôpital « mes autres obligations. J'suis un garçon très pris. »

Il se pencha et reprit possession de sa bouche, l'embrassant avec une passion effrayante  par sa profondeur et par sa nouveauté. Il était inexpérimenté mais ce qu'il souffrait de maladresse, il le compensait par l'évidente tendresse du geste. Et il voulait Sebastian. Le corps de Sebastian, sa chair, ses muscles qui l'enserraient dans leur étreinte, ses lèvres, son souffle... « Je – j'ai envie de toi. » de lui ? « D'être avec toi ! » rectifia précipitamment Micah. Mon dieu, Sebastian allait croire qu'il voulait se débarrasser de sa virginité avec le premier venu ! Ce n'est pas comme si son corps y mettait de la bonne volonté pour démentir. Il était presque sûr que Sebastian pouvait sentir l'érection vraiment malvenue qui refusait tout net de disparaître, mais – est-ce que c'était de sa faute ? Un type super sexy venait de l'embrasser. Et même si Micah était intrigué par Sebastian, à la fin il y avait toujours un type super sexy qui l'embrassait. Ce n'est pas comme si on pouvait lui en vouloir d'apprécier un peu d'attention après avoir été si facilement ignoré par les filles et les garçons pendant toute son adolescence.

« J'sais vraiment pas ce que je fais. » avoua t-il en étouffant un rire. De son torse, Micah remonta ses mains derrière la nuque de Sebastian et lui offrit un sourire mi sérieux, mi ivre de toutes les sensations qu'il faisait naître en lui. « J'veux dire, j'ai jamais été avec quelqu'un avant. Même pas un mois. Alooooors – » Il fronça les sourcils, en pleine réflexion. « Est-ce qu'on est ensemble ? » demanda tout à coup Micah. « Est-ce que j'dois hmm... pas te toucher devant tes parents ? Je peux pas me faire virer à cause de toi. Tu vas pas me faire virer hein ? »

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MessageSujet: Re: In the air there's a feeling of Christmas ▲ Micastian   Dim 8 Déc - 1:45





Micah & Sebastian

Et Sam


« C'était le meilleur premier baiser du monde. » J’avais envie de penser que c’était son premier baiser, et pas seulement notre premier baiser. Cette relation avait déjà une date de fin, et c’était peut-être une mauvaise idée d’offrir seulement ça comme première relation au garçon mais… J’aimais l’idée d’être la seule personne à avoir pu goûter à ses lèvres. Ses lèvres si parfaites qui manquaient déjà contre les miennes. Il m’avait embrassé avec assurance et envie, et il aurait surement été plus logique de penser qu’il avait de l’expérience. Mais quelque chose dans son attitude et dans sa façon de dire les choses me faisait penser qu’il n’y avait jamais eu que moi. C’était peut-être simplement ce que moi je voulais voir, mais c’était suffisant. Il n’avait pas besoin de le confirmer ou de l’infirmer, je me satisfaisais de ma version des faits.

Je me plaisais à sentir la chaleur du corps de Micah contre le mien. Nos regards se croisaient et je pouvais deviner dans ses yeux qu’il appréciait cet instant tout autant que moi. « Un mois, c'est parfait. Mais va falloir m'offrir un peu plus de vrais rendez-vous tous les deux. » Avant que j’ai le temps de réagir, il reprit possession de mes lèvres. J’avais vraiment envie de lui répondre, mais j’avais encore plus envie de l’embrasser à nouveau. « Entre mon job, Sam et... mes autres obligations. J'suis un garçon très pris. » s’expliqua-t-il entrecoupés de plusieurs baisers. « Je t’offrirai tout ce que tu veux. » susurrais-je contre ses lèvres avant de les embrasser tendrement. Dîner romantique, cinéma, promenade dans le marché de Noël, quelques tours sur la patinoire, de longues heures dans les bras l’un de l’autre à rien faire à part s’embrasser. Je voulais lui offrir tout ça. Je voulais qu’on passe un mois parfait ensemble. Le genre de mois dont on se souviendrait toute sa vie. Le genre de mois qu’on n’aurait jamais voulu voir s’arrêter.

« Je – j'ai envie de toi. » me confia-t-il après avoir stoppé nos baisers. J’écarquillais les yeux, amusé par un aveu si… soudain. « D'être avec toi ! » corrigea-t-il presque aussitôt. C’était bien essayé, mais la pression qu’il exerçait contre mon bas ventre me donnait plus envie de croire à la première version de sa phrase. Je ne relevais pas et caressais simplement son dos du bout des doigts comme pour le rassurer qu’il pouvait tout me dire, tout m’avouer. « J’ai envie de toi, et d’être avec toi. » avouais-je à mon tour. C’était quelque peu effrayant, mais j’avais bien conscience de l’effet que le garçon avait sur moi. C’était nouveau mais en même temps tellement naturel que j’avais envie d’en profiter plutôt que de me poser trop de questions. J’étais là un mois, j’ignorais jusqu’où on irait bien. Je voulais simplement que les choses se fassent simplement et naturellement. Du moment qu’on passait de bons moments ensemble et qu’il acceptait de s’ouvrir un peu à moi… j’en serais heureux.

Les mains de Micah venaient se nouer dans ma nuque alors qu’il reprenait : « J'sais vraiment pas ce que je fais. ». Son petit rire me rassura. Il n’avait pas peur malgré cette situation qui lui était complètement étrange. « J'veux dire, j'ai jamais été avec quelqu'un avant. Même pas un mois. Alooooors – » Je lui laissais un petit sourire, l’incitant à continuer. Micah aiguisait ma curiosité. « Est-ce qu'on est ensemble ? » demanda-t-il enfin. « Est-ce que j'dois hmm... pas te toucher devant tes parents ? Je peux pas me faire virer à cause de toi. Tu vas pas me faire virer hein ? » Je lâchais un rire franc avant de venir le stopper en embrassant tendrement les lèvres du garçon. Je me reculais de nouveau pour porter mon regard sur son visage, et restais silencieux un instant. Un sourire au coin des lèvres, je m’amusais à observer la multitude de sentiment qui passait dans ses traits. Je pouvais presque sentir le supplice, attendant patiemment que je daigne bien lui répondre. « On est ensemble. » lâchais-je enfin, presque comme une évidence. Après l’avoir embrassé ainsi, évidemment que je voulais nous considérer comme « ensemble ». J’avais toujours eu du mal à donner des « titres » à mes relations, mais j’aimais au moins dire ça de Micah et moi. On était ensemble.

« Quant à mes parents je crois que c’était leur rêve secret-plus-si-secret qu’il se passe quelque chose entre nous. » reprenais-je après m’être détaché de lui pour simplement garder comme contact nos mains l’une dans l’autre. « Je me l’explique pas, mais ils ont dû sentir qu’on devrait s’entendre… de cette manière. Donc ils ne vont pas te virer. Et tu peux faire ce que tu veux devant eux. Enfin. Dans les limites de la décence. » Je baissais mon regard sur nos doigts entrelacés et commençais à légèrement balancer nos bras. « Tu peux faire ça par exemple. » Je me rapprochais de nouveau de lui pour l’enlacer. « Ou tu peux me prendre dans tes bras comme ça. » Je me penchais quelque peu pour déposer un tendre baiser sur sa joue. « Tu peux m’embrasser comme ça… » Puis un autres sur ses lèvres. « Ou comme ça. » Je l’embrassais à nouveau ainsi. « Surtout comme ça. » murmurais-je contre sa bouche avant de recommencer, encore. Et encore. Et encore. Jusqu’à ce que Sam nous appelle pour la rejoindre devant son film, quémandant au passage les chocolats chauds qu’elle m’avait entendu promettre un peu plus tôt.

Au final, on était retournés dans la neige que de très longues heures plus tard. Tout le monde était mieux entre la chaleur de la cheminée et le divertissement de la télévision. Surtout Micah et moi, nonchalamment entrelacés l’un contre contre sur le canapé, nous volant quelques discrets baisers lorsque l’envie devenait trop forte. Je les avais laissé partir à contre cœur, câlinant un long moment Sam pour lui dire au revoir, et ne cessant d’embrasser son frère lorsqu’il essayait de passer le pas de la porte. Sans surprise, j’avais eu droit à un interrogatoire de la part de mes parents lorsqu’ils étaient rentrés du Morning Coffee. Et le peu d’étonnement sur le visage lorsque je leur avais raconté que Micah et moi nous étions rapprochés me confirmait que c’était bien leur souhait depuis le début.

***

Je regrettais déjà d’avoir dit à Micah que je lui offrirais tout ce qu’il voulait. A peine quelques jours plus tard, voilà que je me retrouvais au centre de la piste d’une boite de nuit de la ville, dansant collé serré contre le jeune homme. Mes parents s’étaient moqués de moi lorsque je leur avais raconté, sachant pertinemment que ce n’était pas le genre d’endroit que j’avais souvent fréquenté dans ma vie. Voire jamais. Ça devait surement être dû à mes pas de danse gênants, au désir que je pouvais éprouver lorsque je dansais contre la personne que je fréquentais et… au minimum d’amour propre que j’avais. J’étais bien plus à l’aise dans un bureau, dans un café ou chez moi qu’entouré d’une foule de personnes qui ne trouvait rien de mieux à faire que nous observer Micah et moi. Mais j’avais promis de lui offrir tous les rendez-vous qu’il désirait. Et au fond, du moment que je pouvais passer un peu de temps avec le garçon, je me moquais bien de l’endroit. Même si j’aurais préféré un lieu où je n’avais pas l’impression que tout le monde lorgnait sur mon petit ami.

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MessageSujet: Re: In the air there's a feeling of Christmas ▲ Micastian   Dim 8 Déc - 15:45





Sebastian & Micah

Et Sam aussi


La musique assourdissante lui vrillait les tympans. Autour de lui, les corps ondulaient, massés les uns contre les autres à un rythme effréné. Ils n'étaient que des fantômes flous à la vision altérée de Micah dont les pupilles dilatées étaient entièrement focalisées sur son partenaire. Drogué ? Pas du tout ! Alcoolisé ? Légèrement. Fallait bien que ça serve de sortir avec un adulte ! Micah ne s'était pas privé pour lui faire commander leurs boissons à sa place. Même pas besoin de dégainer sa fausse carte d'identité !

Le hic dans tout ça, c'est que même avec quelques verres dans le nez, Sebastian était hermétique à toute forme d'amusement. D'ailleurs, Micah le soupçonnait d'avoir fait semblant de boire pour mieux le chaperonner. Sans déconner ! Il était aussi crispé que Micah était détendu. Quoique détendu n'était pas le mot qu'il aurait utilisé... L'adolescent s'amusait. Il essayait vraiment. Mais c'était difficile avec Sebastian qui lançait des regards de la mort de tous les côtés !

« Tu comptes tuer quelqu'un avant la fin de la soirée ? On est en boite, ya des gens qui dansent et qui matent d'autres gens qui dansent... » Il le quitta des yeux pour darder l'assemblée. « Surtout toi pour être honnête... » Il revint sur Sebastian. Est-ce qu'il était jaloux ? Quelle question. Il le serrait contre lui comme si quelqu'un allait surgir et essayer de le kidnapper à tout moment. Micah n'allait pas mentir. Il adorait danser collé-serré contre Sebastian. C'est juste que le côté sensuel s'était fait la malle au moment il avait eu l'impression de danser avec un garde du corps très zélé, et pas avec son petit-ami. « Écoute, faut vraiment que tu te détendes et que tu profites. Viens. » Il l'entraina main dans la main au bar où leurs boissons fraîchement commandées les attendaient. Micah sauta sur un tabouret et ouvrit les bras à Sebastian pour l'accueillir contre lui. « Je suis venu avec toi, et je compte bien repartir avec toi, et personne d'autre. » Non non non. Personne ne le priverait d'une fin de soirée en tête en tête avec Sebastian. Il le captura possessivement entre ses cuisses. « Et si quelqu'un t'approche, j'lui casse la gueule, même si c'est une fille. La parité homme femme, c'est important. »

Il siffla d'un trait le contenu de son verre, une substance hautement alcoolisée mais assez sucrée pour qu'il l'avale comme du petit lait, et grimaça. « Wah ! A toi ! » Il chipa celui de Sebastian. Cul sec, mais sans l'avaler, prit son visage entre ses mains et lui roula une pelle d'enfer pour partager le liquide directement dans sa bouche. Une fois le baiser rompu, Micah lui lapa affectueusement les lèvres. « Allez, on retourne danser ! »

Retour sur la piste de danse. Les téléfilms de Noël c'était super. Mais Micah était jeune ! Il avait besoin d'action, et de dépenser le trop plein d'énergie et de stress accumulé par sa vie devenue trop pesante et terne ces derniers mois. Ça tombait bien, le genre de musique qu'il lui fallait pour s'évader dans les bras de Sebastian venait de démarrer !


Langoureusement, le jeune homme approcha ses lèvres de celles de son petit ami, les embrassa légèrement avant de murmurer suave au possible. « J'espère que tu me montreras de quoi t'es capable avant la fin de la soirée. » En attendant, il se retourna entre ses bras. Son dos épousa le torse de Sebastian, et il se laissa sensuellement choir tout contre corps tout en se caressant les hanches, puis les cuisses dans sa descente. Les muscles de Sebastian glissant au creux de ses reins étaient un délice.

L'alcool, et une bonne dose de confiance en Sebastian aidant, Micah se dévoilait libre et sauvage, loin de toute contrainte morale superflue. Et alors qu'il remontait, il tourna la tête pour attraper sa bouche. Entre ses lèvres, il suçota sa langue avec insolence tandis que de ses mains il guidait les siennes sous le tissu de sa chemise déjà passablement débraillée. Et les mains de Sebastian sur ses abdominaux étaient de véritables tisons ardents. Micah se cambra, gémit dans sa bouche. Un bouton de sa chemise sauta alors qu'il remontait lentement ses caresses le long de son torse. Son corps était en feu, et ses reins en nage. La présence de Sebastian partout, dans sa bouche, dans son dos, sur sa peau brûlante était puissante. La sensation de lui appartenir implacable et enivrante.  

Les regards envieux autour d'eux glissaient sur lui avec indifférence. Micah ne s'exhibait pas. Il lâchait enfin prise, insoumis et séducteur. Incapable de se rassasier de l'homme qui l'avait séduit quelques jours plus tôt. 27 jours. Il leur restait 27 jours à passer ensemble. C'était trop peu pour combler l'abysse de désir dans lequel il avait l'impression de se noyer. Mais Micah était prêt à donner de sa personne ! Et la soirée ne faisait que commencer...

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MessageSujet: Re: In the air there's a feeling of Christmas ▲ Micastian   Mar 10 Déc - 13:09






Je comprenais de mieux en mieux pourquoi j’avais réussi à rester éloigné des boites de nuit pendant un peu plus de vingt-quatre ans. J’y étais aussi à l’aise qu’un curé dans un club de striptease homosexuel. La comparaison n’était peut-être pas appropriée, mais elle était tellement vraie. Ça allait contre tout ce que j’aimais. Je ne dansais qu’aux mariages, et seulement parce que j’y étais forcé par les règles de bien séance. Et aussi parce que mon frère m’aurait mis la tête la première dans la pièce montée si je n’avais pas bougé mes fesses lors du sien cet été. A part ça, je détestais être entouré de monde ainsi. Je sentais contre mon corps des parties dont je ne préférais pas savoir l’origine, et dont je m’en serais fortement passé. La musique était trop forte. La salle trop noire. Ou trop lumineuse peut-être. Dans les deux cas, mes yeux ne suivaient pas le rythme. La seule chose qui me faisait rester était le regard plein de désir que Micah posait sur moi. Il me faisait oublier ceux qui se posaient sur nous, ceux qui nous jugeaient ou nous enviaient. Il me faisait oublier toutes mes réticences, me rendant assez fort pour oublier tout ce qui me dérangeait. Il avait l’air tellement épanoui, libéré. Plus rien à part la musique dans ses oreilles et nos corps l’un contre l’autre ne semblait lui importer. Je ne connaissais que trop peu de choses sur le garçon pour l’instant, et ce n’était certainement pas ce soir qu’il me parlerait de lui. Mais j’avais le sentiment qu’il avait besoin de cette soirée remplie de danse, d’alcool et de baisers passionnés.


« Tu comptes tuer quelqu'un avant la fin de la soirée ? On est en boite, ya des gens qui dansent et qui matent d'autres gens qui dansent...  Surtout toi pour être honnête... » remarqua Micah à un moment. Je libérais l’assemblée de mon regard tueur avant d’en poser un plus doux sur le jeune homme. Je relâchais quelque peu mon emprise sur lui, redevenant un petit-ami affectueux et non plus un garde du corps prêt à tabasser quiconque oserait toucher à son client.

« Excuse-moi. Je suis vraiment pas dans mon élément ici. Je crois que je sais pas trop comment me comporter. » lui expliquais-je, assez perdu. C’était assez vrai. J’avais si  bien réussi à me tenir à distance de ce genre d’endroit que j’ignorais complètement comment y agir. « Écoute, faut vraiment que tu te détendes et que tu profites. Viens. » En voilà une bonne idée. Se détendre. C’est exactement ce que j’avais besoin de faire. Je laissais Micah attraper ma main et me guider jusqu’au bar. J’ignorais si l’alcool allait vraiment aider vu le peu d’effet qu’il avait eu sur moi jusqu’à présent, mais ça valait le coup d’essayer.

Le garçon grimpa sur un tabouret et m’invita à venir contre lui, entre ses cuisses. « Je suis venu avec toi, et je compte bien repartir avec toi, et personne d'autre. » dit-il en enroulant ses jambes autour de moi. Je souriais à la remarque. « J’espère bien ! » répliquais-je aussitôt. Je n’étais pas venu ici pour perdre mon petit ami au bénéfice de quelqu’un autre. J’avais déjà assez peu de temps avec lui comme ça. « Et si quelqu'un t'approche, j'lui casse la gueule, même si c'est une fille. La parité homme femme, c'est important. » Je riais, faussement attendri. « Ooh. Tu serais prêt à battre une femme pour moi. » l’admirais-je avec ironie avant de capturer ses lèvres dans un baiser passionné. Ce n’était pas forcément pour moi que j’avais peur. Ce qui m’effrayait le plus c’était que le monde comprenne enfin quel homme attirant et désirable était Micah. Il avait eu dix-huit ans pour le découvrir et était resté aveugle. Il ne m’avait fallu que quelques secondes pour avoir envie de connaitre tout ce qu’il y avait à connaitre de lui. Je n’avais qu’un mois pour le faire, et je n’avais pas l’intention de le partager avec quelqu’un.

En une gorgée, le jeune homme avala le verre qui l’attendait sur le bar. « Wah ! A toi ! » lâcha-t-il avant de s’emparer de ma boisson… et de l’avaler d’une traite à son tour. « Bah ? » Avant que j’ai le temps de comprendre, Micah attrapa mon visage entre ses mains et m’entraina dans un baiser langoureux très humide. L’alcool me piquait les lèvres, et je comprenais ce qu’il venait de faire. Le fourbe. Un dernier coup de langue obscène sur mes lèvres et il s’exclama : « Allez, on retourne danser ! ».

J’étais de nouveau entrainé sur la piste, cette fois-ci avec un peu plus d’entrain. J’étais décidé à ignorer tout ce qu’il y avait autour de moi pour me concentrer seulement sur l’homme qui était en train de changer ma vie. Il n’était pas le premier à avoir essayé de me trainer dans un club, mais il était bien le seul à avoir réussi à le faire. J’avais l’impression d’être capable de tout pour  lui. « J'espère que tu me montreras de quoi t'es capable avant la fin de la soirée. » murmura-t-il contre mes lèvres après les avoir tendrement embrasser. De tout. J’étais capable de tout pour lui. Je ne répondais pas par des mots mais par un profond baiser, dévorant ses lèvres et laissant mes mains parcourir tout son corps pour intensifier la passion avec laquelle j’avais envie de combler tous ses désirs.

Micah se tourna entre mes bras, dansant contre mon corps en plaquant son dos contre mon torse. Enfin. Surtout en plaquant ses fesses contre mon entrejambe. Je découvrais tout à coup pourquoi la danse plaisait tant aux gens. Mes mains glissaient sur son corps tandis que mes hanches imitaient le rythme qu’avaient adopté celles du garçon. Il tourna son visage, m’embrassant passionnément, nos langues dansant comme pour accompagner la musique. Ses mains s’emparaient des miennes, les glissant sous sa chemise qui se libérait d’un bouton au passage. Mes doigts caressaient ses abdominaux avec envie, glissant parfois un peu trop bas et effleurant la bordure de ses sous-vêtements qui dépassaient à peine.  Je rompais notre baiser et gémissais à son oreille, l’attrapant entre mes dents pour la mordiller quelque peu.

Pour la première fois de la soirée, j’arrivais enfin à prendre du plaisir malgré le monde, la musique, les lumières, et tout ce qui m’avait gêné un peu plus tôt dans la soirée. Ça n’avait rien à voir avec l’alcool. J’étais ivre de Micah, de l’effet qu’il avait sur moi, de son corps mouvant contre le mien, de la chaleur de sa peau sous mes doigts, de la douceur de ses lèvres contre les miennes. Il était en train de me rendre fou. Mon corps entier bouillonnait de désir pour le garçon. Je n’avais envie que d’une chose, trouver le mur le plus proche et le plaquer contre celui-ci pour abuser de tout ce qu’il avait à m’offrir. Encore. Et encore.

Après un moment à danser l’un contre l’autre, le faisant parfois tourner entre mes bras pour pouvoir l’embrasser avec plus de facilité et offrir une nouvelle friction contre mon bas-ventre, je rapprochais un peu plus mon corps du sien. Oubliant la danse un instant, je ne faisais que l’enlacer, portant mes lèvres à son cou pour l’embrasser tendrement. Je remontais jusqu’à son oreille, la mordillant gentiment avant de murmurer contre celle-ci : « Dis-moi que tu as prévenu que tu ne dormirais pas chez toi. » le suppliais-je presque. « Je suis incapable de m’imaginer passer la nuit sans toi. » Pas après tout ça. Pas après qu’il ait réussi à me faire oublier tout ce que je détestais en quelques mouvements de rein. Il voulait voir de quoi j’étais capable. Voilà de quoi j’étais incapable. Je voulais m’endormir cette nuit avec Micah dans mes bras. Si possible, sans le moindre vêtement et avec un ou deux orgasmes très récents. J’ignorais ce que nous nous autoriserions à faire après seulement quelques jours de relation, mais j’avais besoin de quelque chose. Je voulais sentir son corps contre le mien sans tous ces vêtements. Je voulais voir son visage au matin et l’embrasser pour le réveiller. Je voulais vivre ce moment gênant lorsque mes parents le découvriraient à leur table au petit déjeuner. Je voulais tenir sa main à ce moment-là pour le rassurer et lui dire que tout irait bien. « J’ai envie de finir la nuit avec toi. Chez moi. » éclaircissais-je après un moment. « Est-ce que… est-ce que t’en as   envie ? » Il avait déjà dit un peu plus tôt dans la soirée qu’il comptait bien repartir avec moi, mais nous n’avions rien établi pour le reste de la nuit. C’était peut-être implicite depuis le moment où il m’avait proposé ce rendez-vous, mais j’avais besoin de l’entendre me dire « oui ».

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MessageSujet: Re: In the air there's a feeling of Christmas ▲ Micastian   Mer 18 Déc - 19:33





Sebastian & Micah

Et Sam aussi


Sebastian l'avait capturé entre ses bras, stoppant leur danse. Micah avait enregistré l'information mais son corps se mouvait malgré lui sous les baisers remontant le long de son cou.  « Dis-moi que tu as prévenu que tu ne dormirais pas chez toi. » La voix de Sebastian grondante de désir à son oreille lui fit entrouvrir les lèvres pour avaler une bouffée d'air. « Je suis incapable de m’imaginer passer la nuit sans toi. » Lui non plus. Mais les mots avaient du mal à se faire une place dans le torrent de sensations qui le submergeait. C'était comme si... une vague de chaleur se propageait dans son ventre et brûlait, brûlait –

« J’ai envie de finir la nuit avec toi. Chez moi Est-ce que… est-ce que t’en as envie ? »

« J'en ai envie. » répondit Micah, le souffle court, mais sans l'ombre d'un doute. Il aurait pu laisser Sebastian le raccompagner chez lui et se séparer là. C'était l'autre fin de soirée envisageable. Mais qui faisait ça ? Pas un ex lutin quelqu'un qui gesticulait dans les bras de son petit-ami-pour-le-mois après avoir passé la moitié de la soirée à le décoincer ! Le spectre de ses mains sur son corps lui arracha un frisson, et à contrecœur, il se détacha de Sebastian. « On devrait rentrer chez toi. » dit-il en entrelaçant leurs doigts. « Maintenant. »

Il n'avait rien prévu pour la nuit à part 1) être sûr que son père serait à la maison pour s'occuper de Sam 2) que le club s'octroie les services de taxis pour ramener leurs clients alcoolisés. Il faisait trop froid pour que Micah s'amuse à crapahuter dehors sous la neige quand il pouvait peloter Sebastian pendant tout le trajet retour.

Et Micah était une véritable boule de câlins et de désir. Il embrassait sa main liée à la sienne pour s'empêcher de le trainer furtivement dans les vestiaires pendant qu'une employée était partie y chercher leurs manteaux. De retour, elle tendit son manteau à Micah sans un regard. Bon il avait l'habitude qu'on le regarde pas alors rien d'anormal jusque là. Sauf que Sebastian lui, avait droit à un sourire ravageur et se faisait carrément bouffer des yeux. Hey ! C'était le sien ! Sa relation avec avait déjà une date de péremption, pas question d'en laisser une miette à la concurrence d'ici là ! Avant qu'il ai le temps d'articuler un merci, l'adolescent lui saisit la nuque et plaqua ses lèvres contre les siennes jusqu'à ce que ses poumons lui rappellent qu'il avait besoin d'air. Satisfait, il prêta à peine attention à l'air déçu de la fille, et mena SON petit-ami temporaire à l'extérieur.

Une fois dans le taxi, il alla directement se coller à Sebastian et nicher ses mains sous son manteau. « Fait froid » prétexta t-il d'une petite voix. Ce qui était quand même vrai. D'accord – à moité. Il avait le nez rose à cause du froid, et l'enfouit dans le cou de Sebastian. Il embrassa la peau chaude à cet endroit et serra son étreinte comme un koala frigorifié. Puis il se pencha près de son visage, et lapa avec langueur le goût sucré et âcre de l'alcool sur ses lèvres. L'une de ses jambes s'était emmêlée dans celle de Sebastian et ses doigts cherchaient les boutons de sa chemise. Il en voulait plus, voulait continuer de l'embrasser, sentir sa peau nue contre la sienne. La trouva. Gémit au contact de ses phalanges incertaines sur le ventre ferme de Sebastian. A la hâte, il termina d'ouvrir sa chemise, en écarta les pans et se désolidarisa de sa bouche pour jeter un œil.

« Oh mon dieu – » Un... grognement, il n'y avait pas d'autres mots, lui échappa et avant qu'il le temps de réaliser, il avait plongé explorer le haut de son torse. « Fais moi penser à regarder à nouveau demain matin, quand je serais sobre. » De sa langue il suivit le chemin menant à un téton, et décida de le prendre en bouche. Il sourit intérieurement en le sentant durcir entre ses lèvres...

« Hum hum. »

Le jeune homme se figea. Lentement il relâcha Sebastian, remonta à hauteur de son visage et constata qu'ils étaient arrivés. Il arbora une intéressante teinte carmine, et se mordit la lèvre. Mon dieu, son cerveau avait définitivement rendu l'âme. Jeté dehors par sa libido d'ado en manque. Génial.

Il laissa Sebastian descendre et leur ouvrir la porte de chez lui, pendant qu'il réglait le taxi. Puis il le rejoignit dans l'entrée, et son embarras se mua en un petit rire cristallin. « Je suis désolé. » dit-il à voix basse, l'une de ses mains cherchant automatiquement celle de Sebastian pour retrouver un contact physique. Il l'enlaça contre la porte qui se refermait derrière eux, et l'embrassa langoureusement. « Enfin – non j'suis pas vraiment désolé, mais un peu quand même ? » Il se mordit la lèvre, à la fois coupable et amusé, mais pas repentant pour un sou.

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MessageSujet: Re: In the air there's a feeling of Christmas ▲ Micastian   Sam 21 Déc - 22:42






« J'en ai envie. » Voilà les plus beaux mots que tout homme rêvait d’entendre. Du moins, c’était ceux que je rêvais d’entendre à ce moment-là. Un large sourire se glissa sur mon visage, il ne disparaissait pas lorsque je venais embrasser brièvement Micah. « On devrait rentrer chez toi. » lâcha-t-il en se détachant de moi pour attraper mes mains. « Maintenant. » précisa-t-il. « Oh. » C’était soudain. Pas déplaisant, loin de là, mais soudain. « D’accord. » Je n’avais certainement pas eu l’intention de partir maintenant mais l’idée était de plus en plus alléchante. Même si j’avais réussi à me faire à cet endroit, je savais que nous serions encore mieux loin de là. Chez moi par exemple. Dans mon lit. Quelques vêtements en moins. « Allons-y. » murmurais-je à son oreille avec de l’entrainer dans les vestiaires rechercher nos vestes.

Micah se faisait câlin, et c’était loin de me déplaire. Collé à lui, je ne faisais attention à plus rien d’autre. Je souriais à son baiser sur ma main avant d’en déposer un sur sa tempe. Un (une ? peut-être) employé s’occupait de nos affaires tandis que j’essayais de décoller mon regard du visage du garçon. J’essayais de faire l’inventaire des choses que j’aimais le plus sur ce visage. Ses yeux peut-être ? Si brillant et qui s’illuminait dès qu’ils se posaient sur moi. Ou ses lèvres. Rougies par le passage des miennes sur elles. Ses grains de beauté avaient aussi un effet… particulier sur moi. Je voulais embrasser chacun d’eux, d’en retenir l’emplacement exact jusqu’à pouvoir le faire sans avoir à ouvrir les yeux. J’aimais sa peau, sa douceur sous la mienne ou sous mes lèvres. J’aimais la manière dont elle rougissait si vite, se laissait marquer si facilement par mes dents. Je n’avais pas encore trouvé une chose que je n’aimais pas sur ce visage. Et j’étais persuadé de ne pas en trouver sur le reste de son corps.

La veste de Micah apparaissait dans mon champ de vision, et je me tournais pour attraper la mienne à mon tour. Je découvrais une employée au sourire tellement grand qu’elle devait s’en faire mal à la mâchoire. Je n’avais pas le temps de la remercier et d’empoigner mon manteau que mon petit-ami m’attirait vers lui pour m’embrasser comme si sa vie en dépendait. J’en oubliais ce qu’était « respirer » jusqu’à ce qu’il se détache de moi. J’écarquillais les yeux et inspirais longuement, offrant de nouveau de l’oxygène à mon cerveau complètement embué de désir. Sans que j’aie le temps de le réaliser, nous étions dans un taxi en direction de chez moi. Enfin, chez mes parents. Détail.

Mon manteau à peine enfilé, Micah avait toute la place pour glisser ses mains dans celui-ci, feignant d’avoir froid. Il faisait peut-être froid, mais je doutais que ce soit la véritable raison à son geste. Pris dans son jeu, j’ouvrais les pans de ma veste pour le recouvrir quelque peu, ou au moins cachant au conducteur de taxi à l’avant le déshabillement que mon compagnon était en train d’opérer sur moi. Les boutons de ma chemise ne faisaient pas long feu sous ses doigts. Mais j’étais trop passionné par ses lèvres dans mon cou puis sur les miennes pour l’empêcher de continuer. Je sentais le froid environnant venir frapper mon torse, réalisant que Micah avait réussi à faire ce dont il rêvait depuis que nous étions entrés dans la véhicule : me déshabiller. Ses longs doigts caressaient mon corps, descendant lentement jusque sur mes abdominaux, les traçant du bout de ses phalanges avant de détacher nos lèvres pour regarder ce qu’il avait découvert. « Oh mon dieu – » grogna-t-il. « Fais moi penser à regarder à nouveau demain matin, quand je serais sobre. » J’acquiesçais avec un gémissement lorsque sa langue se fraya un chemin sur mon torse. Sa bouche recouvrit l’un de mes tétons durcit par l’excitation, et peut-être un peu aussi par le froid. « Mon dieu… » murmurais-je en venant glisser mes doigts dans ses cheveux alors qu’il savourait l’effet qu’il pouvait me faire.

Un « Hum hum. » se fit entendre à l’avant du véhicule. Véhicule. On était dans le taxi. Pas chez moi, dans l’intimité de quatre murs. Micah sembla réaliser en même temps que moi et se figea sur place. Je relâchais sa chevelure et le laissais s’éloigner de moi. J’aurais pu être amusé par l’expression sur son visage à ce moment-là si je n’étais pas en train d’arborer la même. Je sortais presque aussitôt du taxi, refermant un bouton de ma chemise au passage. J’allais ouvrir la porte d’entrée, attendant patiemment au chaud dans l’entrée le temps que le garçon paye le taxi. Il me rejoignit rapidement. « Je suis désolé. » lâcha-t-il en rentrant. Je lui tendis une main accueillante pour qu’il vienne de nouveau près de moi. Fermant la porte, il en profita pour me plaquer contre celle-ci et m’y embrasser. « Enfin – non j'suis pas vraiment désolé, mais un peu quand même ? » reprit-il en se mordant la lèvre. Je venais y déposer un court baiser pour le déculpabiliser. « T’as pas à t’excuser. » le rassurais-je aussitôt en enroulant mes bras autour de sa taille pour le maintenir contre moi. « Ou du moins pas auprès de moi. Plutôt auprès du pauvre taxi qui voulait peut-être pas assister à ça. » Quoiqu’il avait peut-être apprécié le spectacle. Nous ne saurions jamais !

Je retournais embrasser tendrement Micah, menant mes mains jusque sur sa veste pour l’en débarrasser, faisant de même pour moi. Je les déposais dans l’entrée et attrapais de nouveau la main du garçon. Je l’attirais avec moi en direction de l’escalier, gardant un regard malicieux et plein d’arrières pensées posé sur lui. Nous montions tous les deux les marches, lentement. D’une part pour ne réveiller personne, mais pour ma part surtout pour éviter de montrer combien j’étais en vérité pressé de me retrouver seul avec Micah dans l’intimité de ma chambre. En arrivant devant celle-ci, j’en ouvrais la porte, laissant le jeune homme y pénétrer le premier. Je le suivais de près en refermant derrière lui. Joueur, je m’en rapprochais et portais mes mains sur mon torse, le poussant doucement jusqu’à ce qu’il se heurte à mon lit et tombe sur celui-ci. Je le laissais s’y installer plus confortablement et le rejoignais après nous avoir libéré tous les deux de nos chaussures. Je longeais son corps comme un animal qui se rapprochait de sa proie, mes jambes de chaque côté de ses flancs. Je remettais mes mains sur son torse, cette fois-ci pour le caresser tendrement, laissant glisser parfois mes doigts sous l’encolure de sa chemise, en ouvrant le premier bouton. J’embrassais sous cou un moment, descendant petit à petit le long de son torse que je déshabillais lentement, un bouton après l’autre jusqu’à ce que le dernier cède sous mes doigts. J’imitais l’action du garçon un peu plus tôt pour en ouvrir les pans et l’admirer un moment. C’était exactement ce que j’avais imaginé, sa peau était toujours aussi douce sous mes lèvres et mes mains. Elle était recouverte de nouveaux grains de beauté que j’allais m’amuser à mémoriser. Et je rêvais de faire rougir sa peau blanche sous le passage de ma barbe ou de mes dents.

Mes lèvres se dirigèrent immédiatement sur son bas ventre que j’embrassais tendrement, le caressant du bout des doigts par la même occasion. Je relevais parfois mon regard vers son visage, souriant lorsqu’il croisait le sien. Je recouvrais chaque parcelle de ma bouche, le mordillant ou le léchant parfois. Je remarquais une cicatrice du coin de l’œil et m’en rapprochais. Je la frôlais du bout des doigts, comme de peur qu’elle soit assez récente pour lui faire toujours mal. Elle semblait récente, mais pas forcément douloureuse.  Je l’embrassais doucement, comme pour faire s’envoler tout le mal qu’elle avait pu et pouvait encore causer. « Comment c’est arrivé ? » lui demandais-je en remontant au niveau de son visage. Je m’allongeais contre lui, déposais un baiser sur le haut de son épaule dénudée. Je gardais l’une de mes mains sur sa hanche, caressant toujours à peine sa cicatrice. « T’as pas… t’as pas à me le raconter si t’en as pas envie. » le rassurais-je avec un petit sourire. J’aurais aimé qu’il me fasse assez confiance pour me parler de tout. Mais notre relation était récente et vouée à ne pas continuer après ce mois passé ensemble. J’aurais compris qu’il ne veuille pas rentrer dans ce genre de détail personnel. Même si j’avais envie de tout savoir de lui, de ce qu’il mangeait au petit déjeuner à ce qui avait bien pu laisser une telle marque.

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MessageSujet: Re: In the air there's a feeling of Christmas ▲ Micastian   Dim 5 Jan - 2:25





Sebastian & Micah


Guidé jusqu'à la chambre sans un bruit, Micah s'amusait autant qu'il languissait de retrouver les lèvres de Sebastian. En attendant, il s'accrochait à lui parce qu'entre la pénombre et l'alcool, les escaliers lui tanguaient dangereusement sous les pieds.

Il entra en premier dans la chambre, et fit volte face pour épier Sebastian. Un pic de nervosité grimpa dans son estomac. C'était la première fois qu'il entrait dans la chambre d'un autre homme. Enfin – non, ok, pas exactement la première. Parce qu'il avait squatté la chambre de Crash pendant des heures mais... Crash et lui – nope. Il n'avait pas pensé à ça. C'était une non-pensée. Il n'en restait même pas une trace dans le tissu de l'univers.

Sebastian le poussa sur le lit. Micah rebondit pas très gracieusement sur le matelas, et se dressa sur ses coudes. L'instant d'après, Sebastian était sur lui. Ses lèvres demandeuses et sa barbe frottant contre la peau chaude de son cou. Micah échappa un soupire d'extase « Ah » il agrippa son dos, se cambra contre son corps. « Sebastian... » murmura t-il tournant la tête pour chercher ses lèvres.

Raté. Les mains de Sebastian étaient sur lui mais il échappa sans difficulté à la prise que l'adolescent avait sur lui. Et Micah ne – savait pas quoi faire. Il voulait sentir son corps sur le sien à nouveau. Un rush de désir pulsait impitoyablement dans ses veines, sauf que Sebastian voulait le voir à son tour et qu'il n'était pas vraiment en position de lui refuser quoi que ce soit.

Il se tortillait maladroitement sous ses mains occupées à déboutonner sa chemise, quémandant malgré lui. Son cœur battait à toute vitesse, parce que Sebastian le regardait. Non l'admirait. Il admirait son torse dénudé comme si – comme un prédateur. Et c'était une drôle de sensation de se sentir proie face à lui. Une proie consentante. Micah le désirait. Il avait tout fait pour que Sebastian le désir en retour, depuis leur danse au club.

La bouche de Sebastian sur son bas ventre envoya une puissante décharge dans tout son corps. Micah souda ses hanches au matelas pour s'empêcher de bouger mais Sebastian – il le mordait, aspirait sa peau entre ses dents, la léchait. L'adolescent crispa ses mains sur les draps. La tête lui tournait sous le flot de sensation nouvelles qui brutalisaient ses sens, et il gémissait. Il gémissait, incapable de fermer la bouche, ou même de penser à se taire parce que ses patrons risquaient de l'entendre.

« Comment c’est arrivé ? »

Qu – quoi ? Micah avait entendu les mots mais il ne parvenait pas à leur donner du sens à travers le brouillard de désir qui envahissait son corps et ses pensées. Qu'est-ce qui était arrivé ? Micah relâcha ses muscles tendus alors que Sebastian abandonnait son ventre pour revenir s'allonger contre lui. Précautionneusement, l'adolescent se blottit contre lui, le souffle court. Il respira son odeur pour se calmer, et mobiliser quelques cellules grises survivantes. « T’as pas… t’as pas à me le raconter si t’en as pas envie. » signala Sebastian à un Micah toujours plus ou moins opérationnel. Il se lécha les lèvres et jeta un coup d'œil à la main de Sebastian, basse sur sa hanche.

Sur sa cicatrice.

La réalité heurta Micah comme une tonne de brique. Il releva le visage éperdu, vers Sebastian qui lui souriait. Il baissa les yeux aussitôt. « Je... » Il avait complètement oublié sa cicatrice. Il la détestait. Il avait envie de la couvrir. Mais ça impliquait d'enlever la main de Sebastian de là où elle était et Micah ne voulait pas le rejeter. Son corps appelait le sien. Tellement que ça lui faisait mal.

« J'ai eu un accident. » admit-il à voix basse. « On a eu un accident de voiture. Mon père, ma mère, Sam et moi. » Il ne voulait pas parler de ça avec lui. Il voulait conserver ce cocon de bien-être , de complicité et de légèreté qui s'était tissé naturellement entre eux. Mais Sebastian demanderait à ses parents s'il ne lui donnait pas de réponse et – Micah n'avait pas envie de ça. Pas envie qu'ils le plaignent sans qu'il soit là pour dire que ça allait. « Je m'en suis plutôt bien sorti si on enlève cette affreuse cicatrice. » s'empressa t-il d'ajouter, et joignant ses doigts à ceux de Sebastian restés sur sa hanche.

Il les remonta à son visage et embrassa ses phalanges. Les souvenirs de l'accident encore vivaces l'assaillaient. Le sang, la panique, les derniers mois à endiguer tant bien que mal les pleurs de Sam quand elle se réveillait en pleine nuit secouée de cauchemars. Un frisson désagréable parcouru son échine. Il ferma les yeux. Micah voulait se presser contre Sebastian, serrer ses bras autour de lui –  

Il ne pouvait pas.

Micah se détacha de lui, et s'assit sur le rebord du lit, lui tournant le dos. Il ne pouvait pas trouver le réconfort dans ses bras. Pas pour ça. Pas alors qu'il le perdrait dans un mois. C'était un mal qu'il ne pouvait pas s'infliger.

« Je devrais rentrer chez moi. » dit-il, exhalant son mal être dans un soupir. Il remonta sur ses épaules sa chemise qui lui tombait sur les coudes. Il ne voulait pas le quitter. C'était la dernière chose dont il avait envie ce soir. Sebastian voulait seulement le connaître, mais qu'est ce qu'il avait de léger ou d'intéressant à dire à son sujet ? Rien. Micah se sentait pris au dépourvu et complètement désemparé. « Je suis désolé. »

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MessageSujet: Re: In the air there's a feeling of Christmas ▲ Micastian   Sam 11 Jan - 1:46






Je regrettais ma question presque instantanément. A l’instant mal où je pus lire dans le regard de Micah toute la gêne qu’elle générait. Je continuais de caresser la peau douce de sa cicatrice, espérant que d’une certaine manière, ça pourrait le rassurer. « Je... » commença-t-il. « J'ai eu un accident. » avoua-t-il après un moment, les yeux baissés. J’avais envie de relever son regard, qu’il croise le mien et y lise toute la compassion dont je pouvais faire preuve. Je devinais toute la douleur que cet accident pouvait encore provoquer en lui, et je voulais pouvoir l’effacer. Ou au moins essayer. « On a eu un accident de voiture. Mon père, ma mère, Sam et moi. » reprit-il avec plus de précision. « Je suis désolé. » murmurais-je presque aussitôt. Ce n’était pas ce « désolé » banal de personnes qui se fichent pas en réalité de ce qui avait pu leur arriver. C’était un « désolé » qui montrait tout mon attachement envers le garçon. J’étais désolé de ne pas avoir été là pour lui à l’époque. J’étais désolé des conséquences qu’il y avait eu sur lui et sa famille. J’étais désolé que ça lui fasse toujours autant de mal d’en parler. J’étais désolé d’avoir même abordé le sujet. La soirée, aussi tumultueuse soit-elle, avait été formidable, et je voulais qu’elle continue ainsi. Surtout maintenant que je pouvais être seul avec Micah pour véritablement profiter de lui. Dans tous les sens du terme.

« Je m'en suis plutôt bien sorti si on enlève cette affreuse cicatrice. » reprit-il en détachant ma main de sa hanche pour la porter à ses lèvres et l’embrasser. Je souriais à la douceur de ses lèvres sous mes doigts et décidais de venir poser un baiser sur sa joue. Mais alors que je pensais que la pression était redescendue, je sentis Micah se raidir contre moi, comme s’il venait d’avoir une affreuse réalisation. Il finit par se redresser sur le lit, fuyant et allant s’asseoir sur le rebord de celui-ci. « Je devrais rentrer chez moi. » lâcha-t-il en remettant en place sa chemise qui tombait sur ses bras. « Qu – quoi ? » bégayais-je en me redressant à mon tour sur le matelas. Je m’y mettais à genoux, tendant une main vers le garçon alors qu’il s’excusait. « Micah… » l’appelais-je d’une petite voix désolée.

Je ravalais difficilement ma salive, réfléchissant à l’attitude à adopter, aux mots que je pouvais lui dire. Je ne voulais pas qu’il s’en aille. Et surtout pas pour ça. « Excuse-moi de  t’avoir parlé de ça. » J’avançais sur le lit et portais une main rassurante le long de son dos. Je caressais tendrement ce dernier en venant m’asseoir juste derrière lui. « C’est juste – je rêve de tout savoir de toi. Tout. » Je me serrais un peu plus contre lui, enroulais mes deux bras autour de son corps et déposais mon visage contre son épaule. « Je voulais pas te rendre mal à l’aise, je voulais juste… connaitre tout ce qu’il y avait à connaitre. » Je me rendais compte d’un coup que ce n’était pas forcément mon droit. J’avais posé une date limite à notre relation. C’était à cause de moi qu’on savait que ça n’irait pas plus loin qu’un petit mois. Est-ce que j’étais vraiment en droit de lui demander de se livrer ? «  J’aurais pas dû te demander de me dire quelque chose d’aussi… personnel. Je devrais pas – je devrais pas t’en demander tant alors que je serai bientôt parti. »

Après avoir déposé un baiser sur sa nuque exposée, je descendais du lit pour me poster devant Micah. A moitié accroupi par terre, j’attrapais les mains du jeune homme dans les miennes. « Le problème c’est qu’en à peine quelques jours je me suis attaché à toi comme… je me suis rarement autant attaché à quelqu’un. J’ai envie d’effacer tous tes mauvais souvenirs et les remplacer qu’avec des bons à mes côtés. » J’embrassais brièvement les mains de Micah dans les miennes, frottant mon visage contre elles. « J’aimerais bien pouvoir te dire de partir, qu’on devrait s’arrêter là. » avouais-je en détachant ses mains de ma joue. « Parce que j’ai peur de pas pouvoir le faire dans plusieurs semaines. Sauf que j’ai l’impression que ce sera encore plus difficile de les passer ici sans toi. » Je marquais une pause et me redressais quelque peu. Je relâchais ses mains pour poser les miennes sur ses cuisses que je caressais du bout des doigts.

« Est-ce que ce serait complètement irraisonnable de ma part de te demander… d’oublier que je vais partir ? Je sais parfaitement qu’en janvier je serai incapable de partir sans te supplier à genoux pour qu’on continue. Quitte à ce je revienne tous les weekends, ou que toi tu viennes à New York. » Je riais bêtement, amusé et halluciné par les paroles que j’étais en train de dire. J’ignorais qu’il était possible de s’attacher aussi vite à quelqu’un qu’on connaissait si peu. C’était d’ailleurs ça mon problème. Je voulais apprendre à le connaitre, sans qu’il ne veuille ou ressente le besoin de partir lorsque ça devenait trop personnel.   « J’ai l’impression que cette… date de péremption de notre relation nous empêche de vraiment profiter l’un de l’autre. J’ai pas commencé tout ça pour simplement aller danser et te déshabiller sur mon lit. J’ai envie de… de vraiment te connaitre, qu’on soit capable d’aborder les moments durs de notre passé sans vouloir partir. » Je ne voulais pas le forcer à parler. Ni à rester s’il n’en avait pas envie. Mais j’avais l’impression qu’il se retenait pour les mauvaises raisons. Il aurait pu dire qu’il ne voulait simplement pas me parler par manque de confiance ou d’affection pour moi. J’aurais compris. Mais j’avais l’impression qu’au moins sur ça on était d’accord. Je n’étais pas simplement le mec qu’il pourrait se taper pendant les fêtes de Noël. J’étais… plus que ça. Je crois. J’espère. « Dis moi ce que tu veux de moi. » Un copain pour le mois, quelqu'un qui malgré le manque de communication serait toujours là pour lui durant cette période ? Ou quelqu'un à qui il pouvait tout dire, et qui continuerait d'être là pendant encore longtemps ?

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MessageSujet: Re: In the air there's a feeling of Christmas ▲ Micastian   Lun 13 Jan - 18:15





Sebastian & Micah

Et Sam aussi


Micah se sentait ridicule. Ridicule et impuissant. Parce que Sebastian s'excusait et – il ne voulait pas qu'il s'excuse. Il n'avait rien fait de mal. C'était lui le problème. Seulement lui et sa stupide pudeur vis à vis de sa peine.

Sebastian l'enveloppa dans ses bras, tout contre lui. Et Micah se détendit immédiatement. C'était tout ce dont il avait besoin pour se calmer, ce contact à la fois rassurant et attentionné. Il se sentait si seul. Depuis des mois, Micah avait appris à faire face sans l'aide de personne. Et voilà que Sebastian débarquait dans sa vie et lui donnait envie de lui confier un peu de son fardeau.  « Je voulais pas te rendre mal à l’aise, je voulais juste… connaitre tout ce qu’il y avait à connaitre. » Il aurait voulu lui dire que ce n'était rien. Mais Micah ne trouvait pas les mots. Alors il se lova plus confortablement contre Sebastian et recouvrit ses bras des siens. Pour lui montrer qu'il était là, et qu'il lui faisait confiance. Assez pour ne pas s'enfuir. Assez pour tourner son visage et se frotter avec douceur contre sa joue râpeuse. «  J’aurais pas dû te demander de me dire quelque chose d’aussi… personnel. Je devrais pas – je devrais pas t’en demander tant alors que je serai bientôt parti. »

« Arrête... » soupira l'adolescent. Son cœur se serrait, tant de culpabilité qu'à l'évocation de son départ. C'était irrévocable. Il le savait. Micah savait pertinemment dans quoi il s'embarquait. C'était hypocrite de repousser Sebastian pour quelque chose qu'il avait accepté à la base.

A contrecœur, il laissa son même-pas-amant se détacher de son dos pour venir... à ses pieds ? Micah voulu passer ses bras autour de son torse dans un simili de protection contre la conversation qui allait certainement suivre, mais Sebastian captura ses mains dans les siennes, pour prévenir toute fuite.

« Le problème c’est qu’en à peine quelques jours je me suis attaché à toi comme… je me suis rarement autant attaché à quelqu’un. J’ai envie d’effacer tous tes mauvais souvenirs et les remplacer qu’avec des bons à mes côtés. » L'adolescent ouvrit de grands yeux ronds. Il s'était attaché à lui ? En seulement trois petits jours ? Il – il aurait voulu caresser lui-même son visage, mais Sebastian reprit :  « J’aimerais bien pouvoir te dire de partir, qu’on devrait s’arrêter là. » Quoi ? Cette fois, le cœur de Micah manqua un battement. Il ouvrit la bouche pour répondre avec empressement « Non, je... » avant de se raviser et de se taire, attendant la suite. « Parce que j’ai peur de pas pouvoir le faire dans plusieurs semaines. Sauf que j’ai l’impression que ce sera encore plus difficile de les passer ici sans toi. » Cette fois Micah était perdu. Mon dieu, Sebastian jouait au yoyo avec son cœur . Ce type allait être sa mort dans les dix prochaines secondes s'il continuait de lui dire des trucs pareils.

« Est-ce que ce serait complètement irraisonnable de ma part de te demander… d’oublier que je vais partir ? Je sais parfaitement qu’en janvier je serai incapable de partir sans te supplier à genoux pour qu’on continue. Quitte à ce je revienne tous les weekends, ou que toi tu viennes à New York. » Wow. Il avait vraiment dit ça ? « J’ai l’impression que cette… date de péremption de notre relation nous empêche de vraiment profiter l’un de l’autre. J’ai pas commencé tout ça pour simplement aller danser et te déshabiller sur mon lit. J’ai envie de… de vraiment te connaitre, qu’on soit capable d’aborder les moments durs de notre passé sans vouloir partir. »

Micah se lécha les lèvres. A l'intérieur, son cœur battait la chamade. Il avait envie de bondir du lit, de le plaquer au sol et de recouvrir son corps de baisers tant ce qu'il disait lui faisait plaisir. Mais la petite voix de la raison dans sa tête lui soufflait de se contenir. Que toute cette situation était bien plus compliquée qu'elle n'en avait l'air. Bon sang, Sebastian lui parlait de revenir tous les weekends ! De l'emmener à New York !

« Dis moi ce que tu veux de moi. »

Lentement, Micah se laissa se laissa choir du bord du matelas et obligea Sebastian à s'asseoir tandis qu'il s'installait sur ses cuisses. « Déjà, j'ai envie que tu me fasse un câlin. » demanda t-il en glissant ses bras autour de sa taille. Il enfouit son visage quelque part entre son épaule et la naissance de son cou. « J'aurais jamais cru me sentir aussi bien dans les bras de quelqu'un. Okay – j'ai jamais été dans les bras de qui que ce soit avant, alors j'ai pas vraiment de quoi comparer mais... j'adore être dans les tiens. »

Il ferma les yeux, et resta blotti contre son corps. Le temps de faire le tri des mots de Sebastian et de ce qu'il désirait de lui. De temps en temps, il goutait la peau de son cou, puis resserrait imperceptiblement son étreinte autour de lui.

« Je peux faire comme si t'allais pas partir. » dit-il au bout d'un moment. « Ça m'dérange pas, et puis tu peux me demander des trucs sur moi. Après tout, moi je sais des choses sur toi à force de travailler avec tes parents et toi... tu sais rien de moi. Alooors, tu pourras me demander ce que tu veux. Je te promets de pas m'enfuir. »

Comme changement de cap, c'était radical. Micah en avait bien conscience. Il offrit un petit sourire à Sebastian et l'embrassa sur les lèvres. D'un baiser chaste, juste pour marquer son affection. « C'était le deal à la base. Profiter de ce mois pour se voir et découvrir des trucs ensemble. » expliqua t-il en remontant ses mains sur le torse indécent de Sebastian qu'il avait seulement entraperçu dans le taxi, et qui lui faisait de l'œil derrière sa chemise débraillée, seulement fermée par un unique bouton. « J'ai envie de te voir, et de danser avec toi, et que tu me déshabilles sur ton lit. Et je veux de te connaître. J'en avais pas spécialement envie au début mais... t'es plutôt addictif dans ton genre. » Il eut un petit sourire gêné, qui se mua en moue déconfite. « Ça me fait peur, parce que j'ai pas envie de te piéger dans une relation alors que t'as ta vie à New York. Et j'adorerais vivre là-bas, je veux dire... waaah vivre à New York ! » Et c'était quelque chose pour lui qui n'avait jamais quitté son bled en 18 ans. « Mais je peux pas. Ma – ma mère est ici à l'hôpital de Town Square et ya mon père et Sam. J'peux pas les abandonner. »

Il marqua une pause. Peu importe comment il retournait la situation, Micah ne voyait pas de solution. Et il ne voulait pas que Sebastian se tue à traverser le pays tous les weekends. Même si c'était juste des idées en l'air prononcées au bout de trois jours, il savait qu'il ne voudrait pas de ça. Pas plus que de le voir lui rester à Town Square.

« Je te veux toi. » dit-il, enfin. « Je veux qu'on fasse comme si tu partais pas. Je veux plus qu'on en parle et je veux pas que tu me fasses des promesses à ce sujet. Je veux m'attacher à toi, sans me retenir ou regretter quoi ce soit. Je suis nul pour me retenir, et de toute façon tu commences déjà à me manquer quand t'es pas là. »

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MessageSujet: Re: In the air there's a feeling of Christmas ▲ Micastian   Lun 20 Jan - 14:50






« Déjà, j'ai envie que tu me fasses un câlin. » m’annonça tout d’abord Micah après s’être laissé glisser du lit pour venir s’asseoir sur mes cuisses. Ses bras s’enroulaient autour de moi, et je fis de même. « Je peux faire ça. » murmurais-je dans son cou lorsque j’y enfouissais mon visage. Je serrais un peu plus notre étreinte, heureux de sa réaction face à tout ce que je venais de lui dire. « J'aurais jamais cru me sentir aussi bien dans les bras de quelqu'un. Okay – j'ai jamais été dans les bras de qui que ce soit avant, alors j'ai pas vraiment de quoi comparer mais... j'adore être dans les tiens. » Je souriais contre sa peau, l’embrassant du bout des lèvres. « J’adore ça aussi. » Je respirais un peu son odeur, m’imprégnant de sa présence et de ses bras forts autour de moi. C’était… nouveau. Et tellement bon. Ce n’était pas la première fois que j’échangeais de telles étreintes avec quelqu’un. Mais celles de mon passé ne valait rien comparées à celles que je partageais avec Micah. J’aimais cette force qu’il exerçait sur moi, ses lèvres qui trouvaient toujours leur chemin sur ma peau, la manière dont son visage venait toujours se frotter contre moi comme un petit animal câlin. Chacun de ses touchés me rassurait, me faisait me sentir bien, me donnait envie de goûter à plus. Je voulais découvrir tout ce qu’il y avait à découvrir avec le jeune homme. Et je ne voulais jamais arrêter de le faire. Pas dans un mois. Pas dans des années. Parce que j’avais l’impression qu’il me faudrait toute une vie pour apprendre tout ce qu’il y avait à apprendre à ses côtés.

« Je peux faire comme si t'allais pas partir. » reprit-il en desserrant son étreinte. « Ça m'dérange pas, et puis tu peux me demander des trucs sur moi. Après tout, moi je sais des choses sur toi à force de travailler avec tes parents et toi... tu sais rien de moi. Alooors, tu pourras me demander ce que tu veux. Je te promets de pas m'enfuir. » J’avais envie de lui demander ce qu’il pouvait bien savoir sur moi grâce à mes parents. Je connaissais le plaisir qu’ils pouvaient prendre à me faire honte auprès de… tout le monde. J’avais peur de découvrir quelques informations compromettantes pouvait bien avoir sur moi. Mais ce serait le sujet d’une autre conversation. En attendant, je préférais répondre au chaste baiser de Micah. « C'était le deal à la base. Profiter de ce mois pour se voir et découvrir des trucs ensemble. » Ses mains glissaient le long de mon torse à demi couvert. « Je veux toujours qu’on le fasse. » relevais-je en observant ses mains sur moi. « Mais je propose une amélioration qui n’inclut pas de date de fin à notre… découverte mutuelle. » J’allais peut-être un peu vite, mais je savais ce que je voulais. Et je voulais plus qu’un mois.

Je haussais les sourcils de surprise en l’entendant me dire qu’il n’avait pas voulu me connaître au début. J’essayais de ne pas mal le prendre en me disant qu’il avait rapidement changé d’avis et que désormais il semblait vouloir les mêmes choses que moi. « Ça me fait peur, parce que j'ai pas envie de te piéger dans une relation alors que t'as ta vie à New York. Et j'adorerais vivre là-bas, je veux dire... waaah vivre à New York ! » Ce fut bref, mais j’avais adoré voir Micah rêver à l’idée de vivre à New York. Je sentais que quelque chose le retenait, mais j’étais heureux de le voir enjoué à une telle idée. A cet instant, je me promettais d’un jour lui faire visiter la ville. « Mais je peux pas. Ma – ma mère est ici à l'hôpital de Town Square et ya mon père et Sam. J'peux pas les abandonner. » Cette révélation ne soulait que plus de question. Je me retenais néanmoins et les casais simplement dans un coin de ma tête. A la place, je m’emparais de ses mains toujours sur moi et les portais à mes lèvres pour les embrasser brièvement. « Je comprends parfaitement. Je te demanderai jamais de quitter cette ville et ta famille juste… pour moi. » Ça aurait été flatteur, mais je n’aurais jamais voulu ça. J’avais réussi à quitter ma famille parce que je savais qu’elle s’en sortirait très bien sans moi. Mes parents me manquaient et je leur manquais, mais je savais pertinemment qu’avec ou sans moi ils vivaient très bien. C’était tout ce qui m’importait.

« Je te veux toi. » m’annonça-t-il finalement, m’arrachant un large sourire. Avant qu’il ne reprenne, je m’empressais de lui voler un baiser maladroit. « Je veux qu'on fasse comme si tu partais pas. Je veux plus qu'on en parle et je veux pas que tu me fasses des promesses à ce sujet. Je veux m'attacher à toi, sans me retenir ou regretter quoi ce soit. Je suis nul pour me retenir, et de toute façon tu commences déjà à me manquer quand t'es pas là. » Les paroles de Micah m’attendrissaient plus que prévu. C’était exactement ce que je voulais entendre sortir de sa bouche. C’était exactement ce que je pensais aussi. « D’accord. » dis-je simplement, un sourire ancré sur le visage. « D’accord. » répétais-je. « On en parle plus. On trouvera une solution le moment venu si besoin, mais en attendant… profitons simplement l’un de l’autre. » J’ignorais ce que l’avenir nous réservait, et étrangement, je ne voulais pas le savoir pour l’instant. Mon cœur rêvait d’y voir Micah pendant encore longtemps, mais la réalité nous en empêcherait peut-être. Je décidais donc de ne plus y penser. Pour l’instant.

Après avoir lancé un regard joueur et provocateur vers le jeune homme, je glissais mes deux mains de chaque côté de l’encolure de sa chemise pour l’en libérer et la faire glisser le long de ses bras. « On reprend là où on en était restés ? » demandais-je avant de venir capturer ses lèvres avec les miennes dans un profond baiser. Débarrassé de sa chemise, je glissais mes mains dans son dos pour l’attirer avec moi lorsque je me laissais tomber par terre. Je faisais sauter le dernier bouton de ma propre chemise pour pouvoir sentir le corps de Micah contre le mien lorsqu’il venait se coucher sur moi. Mes mains exploraient son dos et venaient caresser tendrement ses fesses à travers son pantalon. Je gémissais contre sa bouche, appréciant plus qu’il n’était permis la simple sensation de son corps et de ses lèvres sur moi. Après un moment, je murmurais à bout de souffle « Lit. » entre deux baisers. « Vite. » ajoutais-je tel l’homme primitif que Micah me faisait devenir.

Après s’être détaché de moi et relevé, je rejoignais le garçon près du lit et venais me coller à lui pour l’embrasser à nouveau. Dans un mouvement (presque) délicat, je le faisais retomber sur le matelas et retournais me coucher sur lui après m’être à mon tour libéré de ma chemise inutile. Je me frayais un chemin entre ses jambes qu’il enroulait autour ma taille alors que je retournais l’embrasser. Nos bassins collés l’un à l’autre, je débutais une légère friction malgré moi. Je maudissais l’existence des pantalons et priais pour que les nôtres volent très vite quelque part dans la pièce. Mais malgré tout le désir que je pouvais éprouver en ce moment, je préférais prendre mon temps. Ou du moins, je laissais Micah faire ce qu’il voulait. J’avais encore du mal à le croire, mais il n’avait aucune expérience de… quelque sorte, et je ne voulais rien brusquer. Même si c’était mal parti vu comme l'une de mes mains refusait de m'écouter et se glissait elle-même entre nos deux corps pour venir caresser l'entrejambe du garçon à travers le tissu. « Si on va trop vite... un mot de toi et j'arrêterai. » le prévenais-je dans un murmure contre ses lèvres dont j'étais déjà complètement dépendant.

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