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 + wake me up when it's all over (siloë)

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MessageSujet: + wake me up when it's all over (siloë)   Mer 11 Déc - 16:22





Too late to apologize?


Peu de choses ont changé à Town Square et tant mieux. J’avais besoin de retrouver cette stabilité, d’avoir cette impression qu’en revenant, ma vie allait être comme avant. J’avais peur aussi que New York m’ait changé, que je trouve la petite ville de l’Oregon bien ennuyante après avoir passé neuf mois dans la grande pomme, qu’une fois de retour, je me rendrais compte que j’avais gâché mon avenir. Mais heureusement, une fois passé la porte de mon ancien logement, c’est comme si tout redevenait comme avant. Enfin presque. Quand j’ai ouvert les yeux ce matin, après ma première nuit de retour à Town Square, il n’y avait pas d’interminable jambes douces sortant du duvet, aucune autre respiration ne se faisait entendre dans la chambre et son odeur n’était pas présente non plus. Ca fait neuf mois que j’ai quitté cette ville, j’aurai dû m’y faire et pourtant, il n’y a pas eu un seul matin où je n’ai pas rêvé qu’elle soit à côté de moi. Mais il faut que ça change. Je suis revenu pour elle, j’ai quitté l’équipe de mes rêves pour elle et je compte bien la récupérer. Je ne sais pas si c’est une bonne idée, je pense même que je vais en prendre cher mais quand ça concerne Siloë, ça ne peut qu’en valoir la peine.

Un soupire s’échappe de mes lèvres. J’ai entrainement dans deux heures, mais j’ai pas franchement envie d’y aller. Je peux m’estimer heureux que l’équipe m’ait repris mais tant que je n’aurais pas vu ses jolis yeux noisettes, je crains être une vraie merde à l’entrainement. Mais je n’ai pas le choix je crois non ? Je m’extirpe de mon lit et prends quand même la peine de me doucher. Par contre, inutile de perdre du temps à me raser, je suis déjà assez en retard. J’ai une bonne heure et demi de route jusqu’à Portland et il serait temps que je me mette en route. Je case mon sac de sport ainsi que ma crosse de hockey à l’arrière de ma vieille Chevrolet et me mets en route. Le problème avec les longs trajets c’est qu’on a trop de temps pour réfléchir. Et j’ai vraiment pas besoin de ça. Un CD d’ACDC plus tard, j’arrive enfin à Portland.

Comme prévu, l’entrainement fut un désastre. « On va te renvoyer là-bas si tu restes aussi nul Caldwell. » Je grimace. Mon coach a raison. « Ca ira mieux demain. C’est le décalage horaire qui me perturbe. » Faux, archi faux. Mais apparemment, cette minable excuse suffit au coach Peterson. Je retourne sur la glace et essaie de me concentrer sur mes passes plutôt que ses yeux noisette.

Une fois l’entrainement terminé, nous nous douchons dans les vestiaires et certains de mes anciens coéquipiers me font savoir qu’ils sont ravi de me revoir. On est une sorte de famille. On se voit tous les jours pour les entrainements puis on se voit les soirs de match. Il y a aussi les soirées spéciales avec les sponsors et autres séances de dédicasses. Ca crée facilement des liens. Une fois que je me suis débarassé de l’odeur très masculine de l’entrainement, je m’habille chaudement et reprends la route en sens inverse. Je n’ai pas envie de rentrer chez moi car voir mes cartons encore à moitié déballés va me donner encore plus envie d’aller vider une bouteille de whisky au Fitzgerald. C’est lorsque je passe le panneau annonçant l’entrée de Town Square que je me rends compte qu’ils ont déjà ouvert le marché de Noël. J’aime beaucoup cette période de l’année dans cette ville. Je ne suis pas un fan de Noël en lui même mais j’avoue que toutes cette animation fait plaisir à voir. Town Sqaure ne ressemble en rien à New York mais les fêtes ici sont bien plus simples et plus conviviales que dans la grande métropole.

Je ne rentre donc pas chez moi, me garant directement au centre ville. Je décide de marcher quelques rues histoire de me dégourdir les jambes après la route puis j’arrive enfin au marché. C’est comme toujours très bien décoré et il y a quasiment toute la ville présente. Je commence par m’arrêter à un stand pour prendre un bretzel et un vin chaud. Je meurs toujours de faim après les entrainements et que serait un marché de Noël sans un bon verre de vin chaud ? Par la suite, je me mets à arpenter les cabanons. Il faudrait que je songe à choisir les cadeaux pour ma sœur ainsi que pour mes parents. Noël est bien la seule fête que nous fêtons tous ensembles et Hope tient tout particulièrement à ce que j’oublie pas son cadeau.

Je m’arrête devant un stand vendant des planches à pain gravées à la main. Je me dis que ça pourrait faire plaisir à maman. Je me retourne une fraction de seconde en sentant que quelqu’un force le passage derrière moi et devine une jeune femme de petite taille avec un bonnet violet vissé sur la tête. Un bonnet que je ne connais que trop bien étant donné que c’est moi qui le lui ait offert. Immédiatement, ma gorge se serre et mes doigts se crispent autour de mon gobelet de vin chaud. Siloë. J’abandonne mon idée de planche à pain et m’avance dans la foule pour essayer de la rattraper. J’arrive pas à croire que c’était aussi facile de la retrouver… Ma main se pose sur son épaule. « Silo ? »
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MessageSujet: Re: + wake me up when it's all over (siloë)   Jeu 12 Déc - 12:19





Wake me up when it's all over


Assise a même le comptoir de la boutique, je balance mes jambes dans le vide au son de la chanson qui passe à la radio. Entre mes mains mon appareil photo préféré. J’essaye de le régler correctement. Le dernier stagiaire que nous avons eu dans la boutique c’est amuser à changer le focus et tout le reste et voilà que je me retrouve avec un appareil qui ne fais plus les clichés que je veux. Autant dire que c’est assez frustrant. Donc voilà une demi-heure que j’essaye de le remettre dans son état initial. J’aurais bien voulu faire cela depuis chez moi, mais James m’as demandé de tenir la boutique aujourd’hui étant donner qu’il devait faire des choses de son côté. Je ne pouvais pas lui refuser cela, ces derniers temps il m’a donné beaucoup de liberté. Je cherche et décroche des contrats toute seule et puis… Après le départ de Naël, il m’as souvent permis de rester chez moi alors que je n’avais absolument pas envie de sortir. Il ne m’a jamais rien dit, mais je sais qu’il a compris. Que rien n’allait dans ma vie et que j’avais besoin de temps pour m’en remettre. Aujourd’hui cela va un peu mieux. Enfin. Je ne veux plus penser à celui qui a été mon meilleur ami depuis toujours. D’ailleurs il ne faut pas que je pense à lui maintenant. Sinon je crois que je vais craquer et fondre en larmes. Et je ne veux pas de cela. Il ne mérite pas que je verse une larme pour lui. Plus maintenant en tout cas. Afin de ne pas laisser mon esprit vagabonder, je descends du comptoir et vais augmenter le son de la chaîne hi-fi. La radio du coin ce met alors à jouer un morceau qui me prends la tête depuis des semaines. Un boys band anglais qui fait danser toutes les jeunes du coin. Cette chanson est tellement entêtante que je finis par me déhancher moi aussi. Elle a un bon rythme et puis il faut dire que les paroles sont assez faciles à enregistrer. Je continue à me déhancher dans toutes la boutique tout en hurlant presque : « AND WE DANCED ALL NIGHT TO THE BEST SONG EVEEEER ! » J’étais à fond dans ma danse lorsque j’entends la porte de la boutique s’ouvrir. Je me retourne rapidement et tombe nez à nez avec un client habituel. Je sens le rouge me monter aux joues et baisse rapidement le son. J’ai un peu honte de moi, mais cela semble le faire rire. J’hausse les épaules et me rapproche de lui pour l’aider.

Quelques heures plus tard, la nuit commence à tomber sur Town Square. Depuis la boutique, je remarque les petites cabanes du marché de Noël s’allumer les unes après les autres. Je n’ai pas eu le temps d’aller faire un tour là-bas depuis qu’il a été installé et je compte bien le faire ce soir. Je me dirige vers l’arrière boutique et prends mon appareil photo chargé à bloc. J’ai bien l’intention de prendre un million de cliché même si je déteste Noël. Devon a réussi à me faire aimer sa version, Noelukkah. Mais je ne pourrais jamais aimer ce genre de fête de fin d’année. C’est à cette période précise de l’année que mon père à quitter notre famille. Il nous a abandonné, il a brisé ma mère et ma vie. Après cela c’est la famille de Naël qui a pris le relais. Je passais Noël avec eux chaque année, mais c’était juste pour ne pas être seule en ce jour là. Naël faisait toujours tout pour me redonner le sourire, mais voilà… Lui aussi il est partit. Il m’a abandonné sans même se retourner et pour cela je le déteste lui aussi. Tous mes proches ont finis par me quitter et depuis je ne m’attache plus à personne. Je suis devenue une solitaire alors que c’est quelque chose qui ne me correspond pas du tout. Enfin… Je soupire longuement et chasse une larme qui est venu couler sur ma joue. Je décide de fermer la boutique et m’habille chaudement pour sortir. J’enfonce mon bonnet sur ma tête et cache mon nez dans mon écharpe, direction – donc – le marché de Noël.

A croire que tout Town Square c’est passer le mot pour venir au marché ce soir. Je me sens toute petite dans cette foule et je dois dire que je n’aime pas du tout cela. Je suis obligé de jouer des coudes pour me déplacer et cela commence rapidement à me taper sur les nerfs. Je venais décider de rentrer chez moi lorsque je senti une main ce poser sur mon épaule et une voix finis par m’appeler. Une voix que je pourrais reconnaître entre milles. Je ne veux pas me retourner d’un seul coup. Je sais que c’est lui. Je sais que celui qui viens de me toucher n’ai autre que Naël. Pourtant je prends une longue inspiration et me retourne pour lui faire face. J’ai l’impression de prendre une claque énorme. Il est là, en pleine forme en face de moi. Je voudrais le gifler, mais je me retiens. « Qu’est-ce que tu fais ici. » dis-je tout en me dégageant de sa main. Je recule de quelques pas. Je suis tellement choquée. « Tu été censé ne jamais revenir. T’as pas le droit de revenir ! » finis-je par lui dire tout en essayant de contrôler ma voix qui se veux déjà tremblante. Je ne dois pas craquer devant lui. Surtout pas !
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MessageSujet: Re: + wake me up when it's all over (siloë)   Ven 13 Déc - 7:46





Too late to apologize?


L’air frais de l’Oregon me fait du bien après cet entrainement plus que minable mais où j’ai quand même laissé quelques gouttes de sueur sur la glace. On ne se rend pas compte mais il fait extrêmement chaud sous mon équipement de hockey. Les gens pensent que parce qu’on pratique un sport sur la glace, on se gèle les miches, mais pas du tout. Ca reste un sport où il faut apporter de l’effort physique et les multiples protections servant à garder mes os et mes organes vitaux en plus au moins bon état malgré les chocs encaissés.

Contrairement à beaucoup de personnes, je supporte mieux le froid que le chaud. J’ai beaucoup de peine en été à sortir de chez moi sans couler. L’hiver c’est plus facile de vadrouiller si on s’habille bien. Et j’aime le charme de l’hiver, ce petit suspens le matin de savoir si on va trouver de la neige ou pas devant notre fenêtre. Et j’adore les festivités de fin d’année. Je sais que ce n’est pas donné à tout le monde et qu’il y a des personnes qui n’ont pas autant de chance que moi d’avoir leur famille avec qui fêter Noël mais maman a toujours eu pour principe de mettre une assiette supplémentaire à table au cas où quelqu’un toquerait à la porte. Il faut être généreux le jour de Noël et partager.

Quand je pense que c’est le premier Noël que Siloë ne passera pas avec nous.

Par contre, j’ai toujours été plus ou moins nul pour acheter les cadeaux de Noël. J’ai toujours essayé de soudoyer ma sœur avec de l’argent pour qu’elle m’accompagne et qu’elle m’aide ainsi à trouver des cadeaux pour nos parents et pour Siloë mais cette année, elle a des répétitions très tardives à son université.

Je suis très fier de ma sœur, elle est promise à une grande carrière sur la scène et je la soutiens beaucoup dans ses choix. Elle a beaucoup de talent et on voit qu’elle aime ce qu’elle fait. Des fois, avec le recul je me dis que si elle n’avait pas été adoptée par mes parents, Hope serait peut-être toujours dans la rue, à vendre son corps pour avoir un morceau de pain. Grâce à cette adoption, elle va avoir un avenir prometteur et elle est entourée de personnes qui l’aiment.

Avec tout ça, je n’ai encore rien déboursé pour les cadeaux de Noël mais lorsque je croise un bonnet que je reconnaîtrais entre mille pour être certainement le plus moche de la décennie, je sens que je ne suis pas prêt de rentrer avec quelque chose sur les bras. Siloë se trouve en face de moi. Quel était le taux de chance que je tombe sur elle ici alors que Town Square reste une ville assez grande. Bien sur, tout le monde se connaît, mais il y a quand même assez d’habitant pour qu’il m’ait suffit de galérer à la retrouver. D’ailleurs, je n’avais encore aucun plan pour essayer de la reconquérir. Il faut croire que j’ai un coup de pouce du destin.

Sauf que la réaction de la demoiselle n’est pas vraiment celle à laquelle je m’attendais. L’air terrifié qui prend place sur son visage me fait revenir radicalement sur terre. Elle n’a pas du tout l’air ravie de me revoir et elle ne se le cache pas. Je ravale difficilement ma salive, me rendant compte que j’aurais peut-être mieux fait de rester à New York. Tous mes doutes me reviennent en pleine figure. « Je… » Tu quoi ? Tu ne t’attendais vraiment pas à cette réaction, ça c’est clair mais là surtout tu aimerais pouvoir t’enfuir en courant et te cloitrer chez toi pour le restant de tes jours. Je crois que ce qui me fais le plus de peine c’est le fait qu’elle se dégage de moi, comme si j’étais repoussant, comme si elle avait peur de moi alors qu’il fût un temps, ses yeux noisette me regardaient avec la plus grande tendresse. Enfin, « tendresse » n’est peut-être pas le mot approprié lorsqu’on connaît le caractère de Siloë. « Hum… J’ai quitté New York, je suis de retour à Town Square, » Mon ton se veut le plus détaché possible. A voir sa réaction, je ne vais en tout cas pas faire mon ravi de la revoir non plus… Mais je ne veux pas non plus la laisser filer comme ça. « Tu ne veux pas qu’on aille se mettre sous la chaufferette et qu’on parle ? » proposais-je en essayant d’être le plus gentil possible même si au fond de moi je suis à deux doigts de l’envoyer bouler pour avoir une telle réaction alors que lorsque je lui ai annoncé mon départ, elle semblait bien attristée.
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MessageSujet: Re: + wake me up when it's all over (siloë)   Dim 15 Déc - 2:06





Wake me up when it's all over


Je déteste Noël. Les chants de Noël ça me gonfle. Les lumières et autres décorations également. Je n’aime pas regarder les magasins à cette période de l’année car tous les clients sont là pour faire des cadeaux de leur proche. A qui je pourrais faire un cadeau ? Je n’ai plus de proche. Bien entendu il y a Devon, mais je lui ai offert un chiot l’année dernière alors cette année j’ai décidé de faire soft. Enfin juste décider parce que pour le moment je ne lui ai absolument rien acheter. Ca va se finir par une partie de jambe en l’air dans sa douche et encore. Enfin. Je déteste Noël. Je ne supporte vraiment plus cela. Chaque année c’est un véritable cauchemar pour moi. Parce que cela ne cesse de me rappeler que mon père est parti sans jamais donner de nouvelle, que ma mère ne m’adresse plus la parole depuis près d’un an et que mon meilleur ami a finis par prendre la fuite ici. Ah. Je déteste Noël. Et pourtant c’est droit vers le marché de cette fête que je me dirige à l’heure actuelle. Je ne sais pas… Je dois avoir des problèmes. Je dois aimer me faire du mal ou quelque chose comme cela. En réalité, j’aimerais juste avoir quelques clichés qui pourrait faire plaisir à James et qui me permettrait de me faire encore un peu d’argent. C’est uniquement pour cela que je me rends là-bas.

Je crois que j’ai eu une mauvaise idée au final. Je suis littéralement obliger de jouer des coudes pour marcher dans cette foule. Je viens de me faire bousculer par une bande de gamin surexcité. Ils ont dû abuser du sucre ou je ne sais quoi, mais ils m’insupportent déjà. Je crois que je ferais mieux de partir. Je préfère encore aller m’enfermer dans mon appartement. Oh oui, l’idée parfaite. Je vais rentrer chez moi, commander une pizza, déboucher une bouteille de vin blanc et m’enrouler dans une couverture en regardant un bon film. Voilà tout ce que je veux faire à cet instant précis. Je joue de nouveau des coudes avec l’idée de sortir d’ici une bonne fois pour toutes. C’est tout ce que j’ai en tête, jusqu’à ce que je sente une main se poser sur mon épaule. Je me tourne et me retrouve nez à nez avec Naël.

Je me sens frissonner de la tête aux pieds. Qu’est-ce qu’il vient faire ici ? Pourquoi est-ce qu’il est là ? Ne me dites pas qu’il est revenu. Je crois que je ne supporterais pas cela. Il m’a abandonné. Il m’a lâché abandonner, il n’as pas le droit de revenir aussi facilement. Je voulais tourner la page. L’oublier. Lui, nos souvenirs et les sentiments que j’avais commencé à développer pour lui. Mais il est là. Je m’adresse à lui et tout de suite je remarque que ma voix tremble légèrement. Non, non et non. Il ne faut pas que je craque devant lui. C’est quelque chose que je ne supporterais pas. Qu’il me voit pleurer à cause de lui. Auparavant, il était celui qui séchait mes larmes, mais aujourd’hui il n’as plus le droit à se privilège. Il n’avait pas le droit de partir comme cela. Je le déteste tellement pour avoir faire cela. Je crois que je ne pourrais jamais vraiment lui pardonner d’être parti sans se retourner. Mais Naël ne se démonte pas. Il me dit qu’il est de retour à Town Square. Je me sens fléchir d’un seul coup. Cette foule ne m’aide pas à me concentrer. Je commence à me sentir mal. Comme si Naël venait de comprendre, il me propose de nous éloigner un peu de la foule. Je ne réponds pas, mais finis par le suivre. Je crois que j’ai du mal à réaliser.

Une fois éloigné de la foule, je me plante face à celui qui a longtemps été mon meilleur ami. Je le regarde de la tête aux pieds. Il a l’air d’aller bien. Tout de suite, je me rends compte à quel point il a bien pu me manquer. Je voudrais me blottir dans ses bras, mais je n’ose plus bouger. « Naël… » Je ne sais pas quoi dire d’autres. Je me sens tellement perdue. Je ne m’attendais tellement pas à cela. Nerveusement je tire sur mon bonnet avant de l’enlever et puis de le remettre. Je me sens mal à l’aise. « Pourquoi ? » lui demandais-je alors. « Pourquoi tu reviens maintenant ? » Je lui en veux. C’est certains. Je lui en veux plus que tout. Je me mords la lèvre, mais voilà qu’une larme puis plusieurs autres finissent par couler sur mes joues. Je passe une main rageuse sur mes joues, mais rien n’y fait. « Tu… Tu m’as abandonné Naël. Je te déteste. »
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MessageSujet: Re: + wake me up when it's all over (siloë)   Jeu 2 Jan - 10:31





Too late to apologize?


Je me suis fait une centaine de films sur nos retrouvailles, sur comment ça se passerait et surtout sur comment elle réagirait. Siloë est tellement imprévisible comme fille. Elle peut être souriante puis l’heure d’après fondre en larmes. Elle est comme une putain de bombe à retardement, on ne sait pas quand ça va exploser et il est clairement impossible de deviner ses réactions. Je me suis imaginé qu’elle me colle une sacrée baffe en pleine rue, qu’elle me tire dans son appartement et qu’on finisse au lit en moins de cinq minutes, je me suis imaginé qu’elle soit sous le choc et qu’elle ne bouge plus, qu’elle se mette à m’engueuler, à rire, à pleurer… Bref, je me suis fait un peu près tous les scénarios possibles quant à sa réaction en me voyant de retour à Town Square. Et même maintenant qu’elle est face à moi, j’ai de la peine à mettre un adjectif sur sa réaction. Elle semble surtout surprise à vrai dire, mais aussi en colère et peut-être même un peu triste… Je suis confus. De toutes les expressions que je vois sur son visage, aucune n’est vraiment positive et en une fraction de seconde, j’hésite à prendre les jambes à mon cou pour retourner à New York. Peut-être bien que c’était une grosse erreur en fin de compte. Mais je ne partirais pas sans lui donner les explications qu’elle mérite. C’est pour ça que je décide d’être un adulte – oui, ça m’arrive des fois – et de l’attirer un peu plus loin de la foule. Je sais qu’elle n’a jamais aimé ça. Lorsqu’on allait à la fête foraine il fallait toujours qu’on aille soit très tôt, soit très tard pour éviter de se retrouver aux heures où la foule est très danse. Je trouve une chaufferette près d’un cabanon de gaufres et de crêpes. Mon estomac est déjà en train de se manifester mais ce n’est clairement pas le moment de penser à la bouffe.

Siloë retire son bonnet et le remet presque immédiatement, signe qu’elle ne sait pas quoi faire de ses mains et qu’elle n’est franchement pas à l’aise. J’enfonce mes mains dans les poches de mon pantalon, me mordant l’intérieur de la joue pour ne pas partir en courant. Elle me détaille du regard et je me sens un peu mal. Je suis en pleine forme. A part peut-être quelques cernes et un petit doigt cassé à cause du hockey, je ne montre pas vraiment un signe de faiblesse ou d’une quelconque tristesse. Elle finit par rompre en le silence en me demandant simplement pourquoi, pourquoi je suis revenu que maintenant… J’ai longuement réfléchi à ce que je répondrais à cette question mais après m’avoir creusé la tête à m’en donner la migraine, je me suis à chaque fois dis que j’improviserais. Résultat, je n’ai aucune inspiration, je ne sais absolument pas quoi lui donner comme raison. Pourtant, il  y en a. Sinon je ne serais pas là devant elle, à Town Square.

Le visage de Jules se décompose. Je vois des larmes percer aux coins de ses magnifiques yeux et immédiatement je ressens le poids de la culpabilité dans ma poitrine. Je ravale difficilement ma salive, complètement désarmé par ses larmes. Si je pouvais avoir un super pouvoir en ce moment même, ça serait certainement la faculté d’être invisible. Mais le pire ce sont ses derniers mots. Ils me frappent en pleine gueule et une charge de hockey ce n’est rien du tout face à ça. J’ai l’impression qu’on me lâche une montagne en travers de la gueule. Pourtant, j’aurais dû m’en douter, j’aurais dû deviner que pendant que je me morfondais à New York, Silo me détestait. « Silo.. Dis pas ça… Je t’en prie… » Je ferme brièvement les yeux, comme si ça pouvait faire disparaître la triste réalité. Mais lorsque j’ouvre à nouveau les yeux, rien n’a changé, ma Jules et toujours en pleurs devant moi et les mots « je te déteste » résonnent encore dans ma tête. « Je suis revenu pour toi… La vie à New York était incroyable mais il me manquait quelque chose et ce quelque chose je ne l’ai qu’ici, à Town Square. C’est toi Silo et je suis vraiment désolé. Je sais que mes mots ne valent rien en ce moment même mais crois moi, j’aimerais que tu me pardonnes… » Je déteste faire dans les sentiments, elle sait que c’est pas mon genre mais je crois que si je ne lui ouvre pas mon cœur, je n’aurais jamais la chance de pouvoir la compter à nouveau parmi les personnes qui me sont les plus chères. « Il me manquait quelqu’un a la sorte des matchs, il me manquait quelqu’un pour partager la pizza la plus chargée du siècle, il me manquait quelqu’un pour parler pendant des heures et des heures. » J’étais complètement seul à New York, sans elle.
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MessageSujet: Re: + wake me up when it's all over (siloë)   Jeu 9 Jan - 21:48





Wake me up when it's all over


Je me sens mal. C’est inévitable. Je ne sais absolument plus quoi faire. Je suis planté là devant Naël, incapable de dire quoique ce soit. J’ai l’impression d’être figé sur place. L’espace d’un instant, je me demande si cela n’est pas juste un mauvais rêve. J’ai passé tellement de nuit à me tourner sans cesse dans mon lit en pensant à lui. Oui je l’ai haï le jour où il est parti. Je l’ai même insulté de tous les noms. Je criais sur tous les toits que je ne voulais plus entendre parler de lui et que je n’avais pas besoin de sa présence dans ma vie. J’ai essayé de me persuader de tout cela. J’ai essayé plus que tout. Passé un temps, je pensais avoir réussi. Je ne l’avais pas totalement oublié, parce que Naël est celui que je connais depuis mon enfance, il est celui qui m’a si souvent soutenu lorsque rien n’allait avec ma famille, mais je pensais avoir tourné la page. Puis j’ai eu la très bonne idée de faire un peu rangement dans mon appartement et je suis tombé sur de vieille photo de nous et plus particulièrement une prise à l’époque du Lycée. Lorsque tout allait parfaitement bien entre nous. A cette époque, il n’y avait aucune ambiguïté entre le jeune homme et moi. Nous étions les meilleurs amis du monde et cela n’allait pas plus loin. Dans le fond, je me demande vraiment ce qui nous a pris de partir dans les sentiments de cette manière. On n’aurait jamais du faire cela, parce que notre relation était plus importante que tout. Mais voilà… Aujourd’hui il est là en face de moi et j’ai l’impression que je vais tourner de l’œil tellement je me sens submerger par un millions d’émotions. Je passe une main sur mon visage et finis par suivre Naël un peu plus loin de la foule.

On se retrouve face à face et je n’ose même pas ouvrir la bouche. Qu’est-ce que je pourrais bien dire ? Je viens tout juste de lui faire comprendre que je le déteste et je pense que cela est déjà suffisant. Je n’ai jamais aimé lorsque nous étions en conflit tous les deux. En général, cela ne durait jamais bien longtemps. On se prenait la tête, chacun disait ce qu’il avait à dire et moins d’une heure plus tard on retournait vers l’autre en le suppliant de nous pardonner. Mais aujourd’hui les choses sont bien différentes. Je sais que je ne pourrais pas lui pardonner facilement. Il sait que je lui passerais beaucoup de chose, mais pas un abandon comme celui-là. Les personnes que j’aime ont un peu trop tendance à me faire ce coup-là et c’est quelque chose que je ne supporte plus. Naël sait. Il m’a connu alors que mon père venait de nous abandonner ma mère et moi. Il est celui qui m’as récupérer lorsque ma mère à commencer à me laisser tomber. Et voilà qu’il me fait le même coup. C’est cela que je n’arrive pas à lui pardonner. Parce que je sais pourquoi il est parti à New York. On faisait n’importe quoi tous les deux et puis il y avait sa carrière aussi. Enfin. Je crois que je m’attendais à tout, sauf à ce qu’il vient de me dire. Ma vision est légèrement flouter à cause de mes larmes, mais je croise son regard empli de culpabilité et je sens mon cœur se serrer. Je baisse rapidement les yeux et l’écoute. Visiblement je lui manque. Cela me touche, mais a aussi le don de faire redoubler mes larmes. Je ne sais plus quoi faire.

Après une longue hésitation, je finis par relever les yeux vers Naël. « Tu es sincère ? » finis-je par lui demander tout en reniflant quelque peu. Cette question est un peu bête, j’en ai pleinement conscience. Je suis sans aucun doute celle qui le connais le mieux, mais je ne sais pas… Tout me fait douter désormais. Pourtant il est là devant moi, il vient d’ouvrir son cœur et je n’en peux plus de lutter contre moi. Je soupire et passe une main sous mes yeux avant de faire un pas vers le beau brun. Mon regard plonge dans le sien et un sourire – un peu triste – se dessine sur mon visage. « Je te déteste pour m’avoir abandonné. Je ne vais pas te le cacher, mais… » Je n’arrive plus à parler tellement les larmes se précipitent sur mes joues. J’ai la gorge serré. Je soupire de nouveau et finis par venir me blottir dans les bras de Naël. Comme avant. Comme j’ai toujours eu l’habitude de le faire. « Tu m’as manqué… » dis-je doucement. Mes paroles sont à moitié étouffer dans son manteau, mais j’espère qu’il m’a compris. J’enroule mes petits bras autour de son corps et reste là, tout simplement. Je ferme les yeux et mes réapproprie son parfum et le plaisir d’être là, contre lui.
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MessageSujet: Re: + wake me up when it's all over (siloë)   Ven 10 Jan - 6:51





Too late to apologize?


Il fut un temps où je savais comment réagir lorsque Siloë se mettait à pleurer. J’ai toujours su quoi faire ou quoi dire pour la rassurer, la consoler et lui redonner le sourire. J’aimais quand notre relation était comme ça, quand il n’y avait que l’amitié qui comptait entre nous. A partir du moment où on a mélangé amitié et sentiments, tout s’est dégradé, tout a commencé à aller trop vite, trop loin et surtout trop fort. Nos disputes n’étaient plus de simples désaccords entre amis, elles sont vite devenues de vraies engueulades comme je me suis toujours promis d’éviter.

Je sais très bien ce que cet abandon a représenté pour la jeune femme, un abandon de plus, une personne supplémentaire qui ne veut plus de sa présence et qui s’en va sans remords. Dommage que je m’en suis rendu compte trop tard. Je ne sais pas je dois croire au karma ou à toutes ses conneries, je ne sais même pas si Silo croit aux deuxièmes chances et dans quel contexte. On a beau avoir parlé de tout durant toutes ces années, il y a encore certains points qui restent un mystère pour moi chez la jeune femme. Mais vu sa réaction en me voyant, j’ai de la peine à croire qu’on réussir à retrouver un minimum de ce qu’on avait avant. Je commence même à croire que c’est impossible. Les joues de la jeune femme sont désormais complètement inondées par ses larmes. Je me sens mal, je me sens impuissant. J’aimerais pouvoir la prendre dans mes bras comme à l’époque mais j’ai peur qu’elle me repousse. Je crois que ça ferait encore plus mal qu’elle refuse mes bras plutôt que de la regarder sans pouvoir rien faire. Alors comme je ne peux pas compter sur les gestes, pour une fois, j’opte pour les paroles. Je ne veux pas qu’on reprenne notre chemin sans qu’elle sache ce que j’ai sur le cœur, sans qu’elle comprenne à quel point je ne voulais pas ça. Parce que dans le fond, c’est bien ça qui me fait peur ; qu’elle pense que ça m’a fait plaisir de partir, que c’était une promenade de santé pour moi. Je ne suis pas à l’aise avec les mots en temps normal, alors je laisse tout simplement mon cœur parler. Je ne prends même pas la peine de respirer, je lui dis tout. Si on doit se quitter sur ce marché de Noël, je veux au moins qu’il n’y ait plus de non-dits. Je ne veux pas me coucher ce soir en me disant que je n’ai pas saisi l’occasion de tout lui dire ce que je ressentais juste par pudeur. Alors oui, nous sommes au milieu du marché de Noël, beaucoup de personnes nous regardent à cause des larmes de Siloë mais c’est ma seule chance de pouvoir tout lui dire. J’ai limite l’impression de la demander en mariage tellement je suis nerveux et que les gens se demandent ce qu’il se passe.

Je reprends mon souffle, j’ai le cœur un peu plus léger maintenant qu’elle sait tout. La jeune femme me dévisage quelques instants, reniflant ses larmes. Elle finit par me demander si je suis sincère et j’hausse les épaules avant de hocher la tête. Je ne me rappelle pas lui avoir menti une seule fois. J’ai peut-être « oublié » de lui dire des choses, mais je ne lui ai jamais menti. Je baisse tristement les yeux en entendant ses paroles, je sais qu’elle me déteste, elle me l’a déjà dit et ça fait toujours autant mal à entendre. Mais lorsque je relève les yeux, ses lèvres sont légèrement étirées en un sourire. Sans que je ne comprenne la suite, Jules vient se blottir contre moi. Il me faudra plusieurs secondes pour réagir et finalement passer mes bras autour de son petit corps. Elle est tellement petite et fine à côté de moi. J’ai toujours eu peur de la briser. Je l’ai fais, mais pas physiquement. Je pose ma tête sur la sienne, profitant de cet instant. Je n’aurais jamais cru que ça arriverait de nouveau. J’avais perdu espoir de pouvoir la reprendre dans mes bras. Je l’entends murmurer contre moi et un soupir de soulagement s’échappe de mes lèvres. Je crois que je n’ai jamais connu un moment aussi heureux. Je suis tellement soulagé. Bien sur, j’ai bien conscience que ce n’est pas avec un câlin que je suis pardonné, mais c’est déjà un début. Pouvoir sentir son parfum et son bonnet qui me gratte la joue est déjà un pur bonheur. « Je suis désolé… Mais toi aussi tu m’as manqué Jules… » Je m’écarte un peu d’elle et prends son visage en coupe entre mes mains. Mes pouces sèchent doucement ses joues humides à cause de ses larmes. Me plonger dans son regard, c’est quelque chose qui m’a manqué. Silo n’a jamais pu mentir, pourquoi ? A cause de son regard. Il suffit de bien la connaître pour tout deviner, juste en la regardant dans les yeux. Je me penche légèrement en avant et l’embrasse délicatement sur le front avant de lui sourire, sans cacher ma joie. « Laisse moi t’offrir un vin chaud ou un chocolat… »

Je glisse ma main dans la sienne et m'approche furtivement du petit cabanon où j'ai acheté mon vin chaud. Je demande un chocolat chaud - connaissant les goûts de la jeune femme - et nous attendons une minute avant de payer et de nous retourner dans l'allée du marché de Noël. Je ne veux pas faire comme si de rien était, mais je veux pas non plus qu'on continue de remuer le couteau dans la plaie. « Tu as pu faire de belles photos? » Je ne suis pas dupe, Siloë déteste les marchés de Noël, elle déteste la foule. La seule raison qui l'aurait poussée à venir ici c'était la photographie.
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MessageSujet: Re: + wake me up when it's all over (siloë)   Mar 14 Jan - 0:26





Wake me up when it's all over


Je me sens tellement mal face à lui. J’ai l’impression d’être vulnérable et c’est quelque chose que je déteste. Pourtant je suis parfaitement consciente que Naël est la seule et unique personne dans ce monde qui puisse me faire flancher en un seul regard. Il est le seul qui me connaisse vraiment par cœur et le seul à qui je me suis jamais confier dans toute ma vie. Il était mon pilier, ce que j’avais de plus précieux dans ma vie et ces six mois passer sans lui on été un véritable cauchemar. Je me suis sentie seule au monde. Bien entendu il y avait Devon, mais ce n’était pas pareil. Il me manquait celui que j’ai toujours considérer comme ma famille. Et visiblement il n’y a pas que moi qui ai pu ressentir un véritable manque. Je suis touché de voir que Naël arrive toujours à ce confier à moi. Parce que lui pour le faire parler ça n’as jamais été facile. Bon. Je sais que je peux me taire à ce sujet-là, mais bon… Je sens que mes yeux sont encore emplis de larmes, mais je plonge mon regard dans celui du beau brun pour écouter attentivement tout ce qu’il veut me dire. Je me sens tellement bien avec lui. C’est idiot et d’ailleurs je déteste ce sentiment, mais c’est comme ça. Avec lui je me sens bien. Tout simplement. Il suffit qu’il me regarde de cette manière pour que je me dise qu’au final la vie vaut le coup d’être vécue et que tout n’es pas aussi terrible que cela. Il m’avoue donc que je lui manque et un léger sourire se dessine sur mes lèvres. Je ne veux pas lui pardonner ou tout du moins pas tout de suite et pas aussi facilement, mais je ne peux m’empêcher de venir me coller à lui. J’ai besoin qu’il me prenne dans ses bras. D’un seul coup, je réalise qu’il est bel et bien de retour. Il est là. Et cette fois je ne le laisserais plus jamais repartir. Hockey ou pas, il a interdiction de partir d’ici. Je me blottis donc dans ses bras et après une hésitation je sens ses bras m’entourer. Après six mois de dépression, c’est juste le bonheur, le paradis sur terre. Je me serre le plus possible contre lui et m’imprègne de son parfum. J’ai tellement rêvé de ce moment. Lorsque Naël finis par me dire que je lui ai également manqué, je lâche un soupire de soulagement. Mes larmes finissent par sécher doucement. Naël se recule et emprisonne mon visage entre ses mains. Je me surprends à retenir mon souffle. Mon regard se plonge dans le sien et lorsqu’il approche ses lèvres de mon visage pour m’embrasser sur le front, je me retiens presque de me mettre sur la pointe des pieds pour poser mes lèvres sur les siennes. Non. Il ne faut pas que je commence à penser comme cela. Nous ne devons plus agir de la sorte tous les deux. Il serait littéralement stupide de recréer les erreurs du passé. Alors je me contente de son baiser. Il veut m’offrir une boisson chaude et je me contente d’hausser les épaules, un léger sourire en coin. Main dans la main nous nous dirigeons vers un cabanon. Je reste silencieuse et profite simplement du moment présent. J’ai encore l’impression de vivre un rêve éveiller et préfère garder les questions inutiles pour plus tard. Je récupère le gobelet que me tends Naël et continue à lui sourire un peu. Nous reprenons notre marche et c’est Naël qui pose la première question. « J’en ai fait quelques unes. » répondis-je simplement. J’ai encore du mal à me dire que nous allons discuter comme s’il ne c’était absolument jamais rien passer. Je sais que le jeune homme est assez douer pour faire ce genre de chose, mais je ne suis pas assez forte psychologiquement pour cela. Nous marchons en silence, mais après quelques minutes seulement je me plante devant mon ami. « Tu voudrais pas me raccompagner ? Je déteste Noël. » Je pense qu’il est au courant de tout cela. « Je te laisserais entrer. Je pense qu’on a quand même deux/trois trucs à se dire. »
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MessageSujet: Re: + wake me up when it's all over (siloë)   Jeu 30 Jan - 6:41





Too late to apologize?


Aux yeux de tout le monde dans ce marché de Noël, nous ressemblons sûrement à un couple qui vient de vivre une grosse dispute et qui se pardonne leurs erreurs. Elle a trouvé refuge dans mes bras, puis je l’ai embrassé sur le front et maintenant je la dirige vers un cabanon de nourriture en lui tenant la main. Mais il ne faut jamais se fier à ce qu’on voit. Les gens ne savent que nous ne sommes plus ensembles, que nous venons juste de se retrouver et que même si Siloë est venue dans mes bras, la bataille est loin d’être gagnée. Elle peut être rancunière. Combien de fois m’a-t-elle ressorti une connerie que j’avais fait presque dix ans en arrière ? C’est fou la mémoire qu’elle a et j’ai tout à fait conscience que cette connerie là, elle ne l’oubliera pas de si tôt. Et moi non plus. Je me demande encore ce qui m’a pris, je me fouterai encore des claques pour l’avoir abandonné en sachant pertinemment qu’à part moi, elle n’avait personne. Enfin, je ne sais pas si je peux avoir cette prétention mais j’aimerais le croire.

J’essaie d’engager la conversation parce que je sais que Jules déteste les blancs entre deux personnes mais  part une réponse brève et un peu sèche, je ne récolte rien. Ta gueule Caldwell. Elle est où ma petite conscience qui est sensée me souffler les bonnes choses à faire ou ne pas faire ? Comme si on allait pouvoir parler comme si de rien était après tout ce qu’il s’est passé… J’aimerais prendre mes jambes à mon cou en ce moment même mais la voix de Silo me sort de mes pensées. Je tourne mon regard azur vers le sien, avec cette impression que peu importe où je serais, tant qu’il y aura ces deux billes noisette en face de moi, tout ira bien. Elle me demande gentiment si je peux la raccompagner. J’hésite deux secondes avant de finalement hocher la tête. Je glisse mes doigts entre les siens et l’attire en dehors du marché de Noël pour retrouver le centre ville où j’ai garé ma vieille Chevrolet. Je sais très bien ce que la jeune femme pense de mon tas de boue mais moi je l’adore. J’ouvre la portière passagère et dégage vite toutes mes affaires de hockey du siège pour les mettre dans le coffre. Je fais signe à Jules de s’asseoir et je contourne la voiture pour aller m’installer derrière le volant.

Après un trajet dans le silence, je me gare devant chez Siloë. Ca me fait un peu bizarre de revenir dans le quartier. Depuis mon retour, j’ai tout fait pour ne pas devoir passer par là, jusqu'à emprunter des routes plus longues pour arriver à destination. De quoi j’avais peur ? Sûrement de tomber sur elle ou avoir des vieux souvenirs remonter à la surface. Je ne peux pas m’empêcher de regarder la fenêtre de manière mélancolique avant de finalement serrer le frein à main et de sortir de ma voiture pour suivre la jeune femme. « Tu es sûre que tu veux que je monte ? » La dernière fois que je suis venu chez elle, j’en suis reparti le cœur lourd et célibataire. Je n’ai pas envie que ça fasse remonter des choses en elle.
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MessageSujet: Re: + wake me up when it's all over (siloë)   Sam 15 Fév - 22:22





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En silence, je regarde nos doigts entrelacer. Jamais je ne l’avouerais à haute voix, mais ce genre de geste m’as plus que manquer. Je sais que nous avons rompu tous les deux, notre couple ne marchait plus. Il n’a jamais fonctionné de toute manière. Je crois que l’on ne pourra jamais être ensemble Naël et moi. Et pourtant… Voir nos doigts entrelacer de cette manière, me donne envie de retourner dans ses bras, de sentir ses lèvres sur les miennes et ses mains sur mon corps. Je secoue quelque peu la tête pour chasser rapidement ces quelques idées de mon esprit. Il ne faut pas que je commence à penser comme cela. Je viens tout juste de le retrouver et je ne veux pas le perdre en faisant de nouvelles bêtises. J’ai besoin de lui dans ma vie. Naël est mon pilier. L’homme dont j’ai besoin pour me sentir bien tous les jours. Il est mon frère, mon meilleur ami, mon amant. Du moment où il est venu me parler sur cette balançoire lorsque nous étions enfants, il est devenu quelqu’un de très important pour moi. Alors sans bruit, je le suis parmi la foule. Je le laisse me guider. Je lui fais une confiance aveugle. Peut être que je ne devrais pas. Je sais que je devrais me méfier. Qu’il pourrait repartir en quelques minutes, mais voilà… Il s’agit de Naël et toutes les minutes qu’il voudra me donner, je les prendrais et les chériraient jusqu’au bout.

Le froid est plutôt mordant ce soir et de partout on peut respirer l’esprit de Noël. Autant dire que je n’ai pas du tout, mais alors du tout envie de rester dans les parages. Pourtant je ne veux pas me séparer de lui. Pas tout de suite en tout cas. Alors c’est de manière un peu timide que je demande à Naël de me raccompagner chez moi. Je me rends bien compte que la situation est un peu tendu, mais bon… On pourrait peut être parlé tranquillement dans mon appartement. On sait ce tenir après tout, on ne va pas se sauter dessus. Je sais aussi que je vais devoir éviter les remarques méchantes. Il est parti sans rien dire, il m’a fait un mal de fou, mais je veux le retrouver. Au moins le temps d’une soirée. Pour me sentir un peu moins seule et surtout pour être sûre qu’il ne va pas partir à nouveau. Tel un gentleman il m’ouvre la porte de la voiture et je m’installe en souriant. Je déteste sa voiture. On est tombé en panne bien trop souvent avec cette vieille caisse, mais c’est sa voiture et je sais à quel point il l’aime. Le trajet ce fera en silence jusqu’à chez moi. Après tout, je n’ai pas besoin de lui indiquer le chemin.

On arrivera rapidement devant chez moi et je vois Naël hésiter avant de sortir de sa voiture. Il me demande si je suis sûre de moi et je me tourne pour lui faire face. Mon regard croise le sien et je soupire quelque peu. Je me rapproche de lui. Pas au point de pouvoir le toucher, mais pour être sûr qu’il m’écoute bien. « Je ne vais pas dire que tout sera comme avant. Ce n’est pas possible. Pas tout de suite. Mais… Tu es revenu. J’ai besoin de toi dans ma vie Naël. Je veux te retrouver. Je veux plus te laisser partir. » lui dis-je avant de baisser les yeux. Je n’aime pas parler aussi clairement de ce que je ressens, mais des fois il vaut mieux pour être sûr que le message passe bien. « Viens. Juste un peu. » Je vois bien qu’il hésite encore, mais finalement il me suit. On monte dans mon appartement. Ici rien n’as changé depuis son départ. De toute manière, j’ai passé plus de temps chez Devon que chez moi ces derniers temps. Je me tourne vers Naël qui semble être plus mal à l’aise que jamais et me retiens de courir dans ses bras. On passe dans le salon et je me recroqueville sur moi même dans le canapé. « Alors… Tu était passé où ? » J’ai envie de savoir ce qu’il avait fait en partant. Peut être que la réponse va me décevoir, mais au moins, je serais au courant.

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MessageSujet: Re: + wake me up when it's all over (siloë)   Ven 28 Fév - 8:22





Too late to apologize?


Il faut que je cesse de me mentir. Siloë est la femme de ma vie. Je sais qu’elle ne pense pas la même chose, qu’elle prend même notre relation amoureuse comme un échec, que pour elle, on ne sera jamais capable de s’aimer autrement qu’en amitié. Mais pour moi, c’est déjà trop tard. J’ai déjà eu un pied dans le bonheur que c’était d’être avec elle, de pouvoir l’embrasser et poser mes mains sur elle… Bien sur, on se prenait la tête. C’était même violent des fois mais on est comme ça. On en a peut-être besoin pour que ça marche. Je ne pourrais jamais lui avouer que je ne veux pas d’une autre femme qu’elle parce que si ça se trouve, pendant mon absence, elle a refait sa vie et elle… Peut-être qu’elle a trouvé quelqu’un d’autre… Cette possibilité me tord les boyaux bien sur, parce que moi je n’ai pas eu d’autre femme qu’elle. Ca a toujours été Siloë et ça le sera toujours. Mais je préfère garder ce genre de révélations pour moi car comme je le disais, je ne pense pas qu’elle puisse nous imaginer à nouveau en couple et si ça de trouve, elle a trouvé une autre paire de chaussure à son pieds…

Mais alors pourquoi insister ? Pourquoi lui prendre la main comme si c’était normal ? Pourquoi accepter son invitation à venir chez elle ? Parce qu’elle m’a manqué. Parce que si je peux gratter ne serait-ce qu’une poignée de minutes avec elle après toutes ces semaines de solitude, je le ferais. Même si je dois en souffrir. Même si à la fin de la soirée je devrais retourner chez moi, la queue entre les jambes. Je le ferais quand même parce que je l’aime et que je ne veux que son bonheur.

Ma voiture reconnaît le chemin toute seule. Oui, c’est con à dire mais pour moi, ma vieille Chevrolet a une âme et je suis sûr que même si c’est moi qui l’a conduit, elle pourrait m’emmener d’elle même, là où je le désirerais. Même si Jules déteste cordialement cette voiture. C’est peut-être pour ça qu’elle ne parle pas durant le trajet. Ou peut-être que comme moi, elle est en train de se demander si c’est une bonne idée ou pas. Alors que j’hésite sur le pas de l’immeuble, Siloë se rapproche de moi et prends une profonde inspiration. Mon regard azur la scanne, comme si j’essayais de voir si elle était honnête ou pas. Elle me fait part de son ressenti et j’avoue que je suis un peu rassuré. Au moins, elle ne m’a pas invité par pitié ou par envie de bien faire. Elle a tout autant envie que moi que je sois près d’elle. « Et je ne compte plus repartir. » ai-je envie de rajouter mais je le retiens avant que les mots franchissent mes lèvres. Je hoche la tête, la mâchoire crispée. Je ne sais même pas pourquoi.

Pourquoi ? Parce que son appartement n’a pas changé. Il est exactement pareil que lorsque je suis parti la dernière fois. Mon cœur se serre en repensant aux derniers mots que nous avons échangés ici. J’ai du mal à respirer en la revoyant, les yeux brillants lorsque je lui ai tourné le dos pour quitter la ville. Rien n’a changé, les meubles sont toujours au même endroit, les bibelots pareil, les photos aussi. Siloë se dirige vers le canapé, où elle se roule en boule comme elle le fait toujours. J’ai toujours trouvé ça adorable. Pour ma part, je m’installe sur le petit fauteuil en face, appuyant mes coudes sur mes genoux. Je ne suis pas à l’aise et je pense que ça se remarque directement. C’est fou cette impression d’être un parfait étranger alors qu’avant, c’était comme chez moi ici. On passait plus de temps ici car chez moi il y avait ma petite sœur et maintenant… Tout est si différent…

La voix de la jeune femme brise le silence gênant qui s’était installé dans le salon. Je me gratte nerveusement la nuque avant de soupirer. « A New York. L’équipe de la ville cherchait un défenseur, j’ai sauté sur l’occasion. Mais en réalité, c’est un peu des cons. Et des nuls. » Je ne pu pas m’empêcher de lâcher un petit rire avant de fixer mes doigts. Je n’ai pas envie que Siloë pense que j’ai mené une vie de rêve là-bas. C’était bien le contraire d’ailleurs. « Les gens là-bas… Ils sont ouverts d’esprit oui… Mais ils sont stressés et il se fiche des petites choses essentielles. Pour eux, être New Yorkais ça rime a être les rois des Etats-Unis. Ca devenait très vite agaçant. Rien ne vaut Town Square et sa petite population qui prend soin de la nature et qui connaît chaque habitant… Et puis bon, tu n’y étais pas alors… » Alors quoi ? Je soupire une nouvelle fois, évitant le regard de Jules. Je me laisse tomber dans le fauteuil. « Et toi alors ? Tu as fait quoi pendant tout ce temps ? Des nouveaux projets pour la photo ? Des nouvelles rencontres ? » C’était ma manière diplomatique de demander si elle s’était recasée et si elle comptait partir de la ville prochainement.
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MessageSujet: Re: + wake me up when it's all over (siloë)   Dim 30 Mar - 16:03





Wake me up when it's all over


A peine Naël accepte de me suivre que tout de suite, je me pose un millions de questions. Est-ce que c’est une bonne idée ? Franchement ? La dernière fois que nous avons parlé tous les deux ça c’est très mal fini. Il m’annonçait qu’il partait et je m’étais littéralement senti m’effondrer. Toute les personnes que j’ai pu aimé dans ma vie on finit par m’abandonner. Tour à tour. Mon père d’abord, ma mère ensuite et pour finir le seul homme en qui j’avais confiance. Je sais parfaitement que je suis grandement responsable de son départ, mais je n’aurais jamais pensé qu’il allait partir sans jamais donner de nouvelles. Il m’a manqué d’une manière inimaginable. Vraiment. Et c’est bien pour cela que je lui propose de venir chez moi quelques instants. Juste pour m’assurer qu’il est bel et bien là. De nouveau. Pendant son absence, je me suis rendu compte de beaucoup de choses, nous concernant. J’ai pris conscience de ma part d’erreur, mais surtout de l’importance qu’il peu avoir dans ma vie. Il n’est pas qu’un simple ami. Il faut se rendre à l’évidence. Je l’aime, mais je ne l’assume pas. Ou tout du moins, je n’ose pas l’assumer. Mais la vérité est là. Je l’aime. Je ne me vois pas en câliner un autre ou en embrasser un autre. Pourtant à chaque fois, je me dis la même chose : plutôt crever que de lui avouer tout cela. Pourquoi ? Je n’en sais rien. Sans aucun doute pour me protéger. Ou nous protéger plutôt. Parce qu’il est clair que nous avons deux caractères bien trop prononcer pour pouvoir s’entendre. On est incapable de faire des concessions tellement nous avons un égo sur dimensionné. Et pourtant…

Une fois chez moi, je vais m’installer dans le canapé. Je sais que Naël est ici comme chez lui. Je n’ai pas besoin de lui montrer le chemin. Surtout que rien n’as changé ici depuis son départ. Enfin. Je remarque assez rapidement qu’il a l’air mal à l’aise. Habituellement il serait venu s’asseoir à côté de moi. Et pourtant il va prendre place sur le fauteuil en face. Le plus loin possible de moi. Un moment je ne détache plus mon regard du jeune homme. Il est tellement beau. Il ne c’est pas raser depuis trois jours au moins et j’adore cela. Il a un charme fou et tout de suite je me dis qu’il a dû faire chavirer un millions de cœur depuis son départ. Cette idée me donne juste envie de fondre en larmes. Je suis persuader qu’il c’est trouver une autre femme, qu’il l’aime et qu’il est revenu juste pour m’étaler son bonheur à la figure. Enfin. Je n’en sais rien. J’essaye de ne pas y penser. Je ne veux surtout pas me disputer avec lui. Pas alors que je viens tout juste de le retrouver. J’ai tellement besoin de lui dans ma vie que cette fois, c’est certains, je ne le laisserais plus jamais repartir. Après un long silence je finis par lui demander où il avait bien pu disparaître tout ce temps. La réponse arrive rapidement. New-York. Je n’ai jamais mis les pieds à New-York. Il m’explique qu’il n’as pas du tout aimé l’ambiance et les gens et je lui offre un petit sourire. « Il n’y a rien de mieux que la maison. » Town Square est une petite ville. Parfois il n’y a pas grand chose à faire, mais cette ville est juste chez nous. On aura toujours du mal à en partir. Lorsque Naël finis par me dire que je n’étais pas là-bas, je sens que mon cœur à un rater. Je lui ai manqué alors. Ne serait-ce qu’un peu…

Finalement il me retourne la question et me demande ce que j’ai bien pu faire depuis son départ. Je soupire un peu en y pensant. Il n’y a rien de bien reluisant dans ma vie dernièrement. « J’ai bossé. Principalement je n’ai fait que cela. » J’ai passé mon temps enfermer dans une chambre noire. Rien de bien passionnant donc. J’ai tellement honte de dire que j’ai arrêté de vivre après son départ que je finis par baisser la tête. Je n’ose plus vraiment croiser son regard. « Métro, boulot, dodo quoi. J’ai arrêté de sortir. Enfin je vais encore voir Isaac et Devon de temps en temps, mais c’est tout. Plus d’écart… » En gros, plus de plan cul. J’espère qu’il va comprendre où je veux en venir parce que je n’ai pas vraiment envie d’être plus explicite. Je soupire un peu et finis par relever la tête vers Naël. A le voir assis dans ce fauteuil je n’ai qu’une seule idée en tête. J’hésite un instant et finis par me lever. Son regard croise le mien et je lui souris quelque peu en me rapprochant. « Ne dit rien. S’il te plaît… » Je finis par m’asseoir doucement sur ses genoux pour venir me blottir dans ses bras. A cet instant précis je ressemble à une enfant. J’en suis consciente, mais je m’en fiche totalement. J’ai trop besoin de sentir ses bras autour de moi. Je pose ma main sur son torse et cale ma tête dans le creux de son cou. Je finis par en soupirer de bonheur. Je me sens bien. Je me sens chez moi à nouveau. « Tu m’as tellement manqué Nanou… » Ce vieux surnom. Je pensais ne jamais pouvoir le dire à nouveau. « Je sais que tout était de ma faute, mais ne repart plus jamais. J’ai changé tu sais… » Je laisse ma phrase en suspend et ferme les yeux pour profiter de ce moment unique qui se reproduira peut être plus jamais.
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