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 I won't let you fly, I won't say goodbye, I won't let you slip away from me ▲ Micastian

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MessageSujet: I won't let you fly, I won't say goodbye, I won't let you slip away from me ▲ Micastian   Mar 31 Déc - 2:06





Micah & Sebastian


Première partie


« Alooors… Professeur Violet… avec le chandelier… dans la cuisine. » me demanda Elena. J’analysais mes cartes une à une. Pas de professeur, de chandelier, ou de cuisine. « Rien, désolé. » Un froncement de nez plus tard et des gribouillis sur sa feuille, la jeune femme poussa un long soupir avant de répliquer : « Tant pis. » Au moins elle n’était pas mauvaise perdante. La partie continuait tranquillement dans le salon. Micah avait du mal à cacher sa victoire imminente, et moi à cacher mes cartes du regard de Sam qui trainait derrière moi. Tout le monde savait que le meurtre n’avait pas eu lieu dans le salon, la salle à manger ou la terrasse sans avoir eu à me le demander. Heureusement que je n’étais pas plus mauvais perdant que notre invitée.

Elena arrivait à la fin du septième moi de grossesse, et tout avait l’air de se passer à merveille. Elle continuait de m’appeler à n’importe quelle heure du jour et de la nuit pour que je lui apporte ou cuisine tout ce qui pourrait lui faire plaisir, ce qui n’était pas forcément du goût de Micah. Moi… j’avais fini par m’y faire. Je prenais ça comme un entrainement à ces nuits à venir où il faudrait se lever pour nourrir ou changer les petites. J’en venais presque à penser qu’elle le faisait exprès pour me tester. Il me restait deux mois pour m’entrainer. Deux mois pour devenir le meilleur père possible. Deux mois pour apprendre tout ce qu’il y avait à savoir sur les enfants, comment les élever, comment les aimer sans les pourrir. Je savais déjà comment les aimer. Je ne les avais pas encore vues, et pourtant elles étaient déjà les amours de ma vie avec Micah et Sam. Elles étaient ma famille. Nos enfants. La preuve de l’amour qui nous avait animé Micah et moi toute cette dernière année. Je les avais aimées depuis le jour où j’avais appris que l’insémination s’était bien déroulée et qu’Elena était enceinte.

Les prénoms étaient choisis et classés « top secret ». Il nous avait fallu des mois de réflexion, de compromis et d’illuminations, mais nos filles avaient leurs noms. On continuait de les appeler « les bébés » en public, mais je me plaisais à murmurer nos choix à l’oreille de Micah lorsque nous n’étions que tous les deux. Charlie essayait de me faire chanter pour que je lui avoue, sans réussite. Je venais de lui annoncer que j’avais reconstruit la maison de nos parents pour lui et sa famille, il ne pouvait plus vraiment me demander un autre « cadeau ». Il attendrait, comme tout le monde. Il n’avait plus qu’à aménager à Town Square comme il nous l’avait annoncé quelques mois auparavant et serait sur place lorsqu’Elena accoucherait. Il serait aux premières loges pour connaitre les prénoms de ses nièces. Il s’amusait à plaisanter sur le jour de l’accouchement, regrettant d’être déjà marié parce qu’il ne pouvait pas m’imiter et rencontrer sa femme le jour où ses nièces viendraient au monde. Parce que c’était le jour de la naissance de mon neveu que j’avais, non pas rencontré Micah, mais que notre relation avait débuté. C’était le 22 janvier. Ça fera un an dans moins de deux semaines.

« Oh je vous ai pas dit ! Je suis retournée dans ma famille pendant les fêtes. » commença-t-elle à expliquer alors que je rangeais la boite du cluedo. « Je n’ai jamais dit à mes parents que… » Elle désigna de son ventre d’un signe de main. « Enfin que je portais les enfants de quelqu’un d’autre. » Elena avait voulu changer de vie. Quitter sa campagne et sa famille un peu trop envahissante pour découvrir de nouvelle chose. Elle avait atterri à Town Square. Ce n’était peut-être le lieu rêvé, la grande ville où elle avait pensé débarquer… mais elle y était heureuse. J’ignorais comment l’idée lui était venue, mais elle avait décidé de gagner de l’argent en devenant mère porteuse. Ce n’était pas simple et peu conventionnel, mais je ne plaindrais jamais de son choix. J’adorais Elena. Elle était excentrique et attentionnée. Elle prenait soin d’elle et des bébés sans pour autant oublier de profiter de cette nouvelle vie qu’elle s’était offerte.

« J’ai jamais vu le regard de ma mère s’illuminer autant en me voyant. Elle a cru que je lui offrais enfin les petits enfants dont elle rêvait tant. » Oh comme ça a dû être gênant. « A l’inverse j’ai jamais vu autant de déception dans son regard que lorsque je lui ai expliqué que je portais les enfants de deux hommes. » Je venais m’asseoir près d’elle sur le canapé et portais une main sur son ventre, le caressant doucement. « Je suis désolé, ça a pas dû être évident à lui faire avaler. » Micah vint s’asseoir sur moi, enroulant l’un de ses bras autour de mes épaules. « Elle a eu du mal à comprendre comment je pouvais porter des enfants sans avoir le moindre lien biologique avec eux, mais elle a fini par s’y faire. Par contre j’ai dû lui promettre d’avoir des enfants bien à un moi un jour. » reprit-elle, finissant son explication en riant. « L’un de vous veut être le père ? » demanda-t-elle ironiquement. L’étreinte de Micah se resserra autour de moi. « Pas touche. » J’enroulais à mon tour mes bras autour de sa taille, le forçant à se rapprocher encore un peu plus de moi. « Son sperme est à moi. »

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MessageSujet: Re: I won't let you fly, I won't say goodbye, I won't let you slip away from me ▲ Micastian   Mer 1 Jan - 23:48





Micah & Sebastian


Deuxième partie


La soirée avait continué tranquillement. Sam avait été envoyée au lit rapidement après le cluedo, et nous ne restions plus que trois à discuter tranquillement dans le salon. La cheminée nous réchauffait alors que tout le monde se goinfrait des pâtisseries que Micah avait faites dans l’après-midi. Elena nous parlait de ce qu’elle ferait une fois qu’elle aurait accouché, de sa volonté d’ouvrir une petite galerie d’art dans le centre-ville. Un endroit qui lui ressemblerait, simple et élégant, qui exposerait les œuvres d’artistes locaux. « On pourrait t’aider dans ton projet. Si t’en as envie. » proposais-je tout à coup, captivé par la passion avec laquelle elle parlait de ses idées. « Comment ? » demanda-t-elle, surprise et curieuse. « Je pourrais… t’aider dans l’architecture de la galerie. Voir pour l’aménager selon tes goûts. » Je n’avais même pas besoin de tourner la tête pour deviner le sourire qui s’était glissé sur les lèvres de mon mari lorsque j’avais parlé d’architecture. Le sujet revenait de plus en plus souvent, mon envie de me replonger là-dedans grandissait jour après jour. Je n’étais pas près de le refaire complètement un jour. Mais j’appréciais ces occasions que la vie me donnait d’y accorder quelques heures de mon temps libre.

« Et on pourrait en parler aux clients du café ! » intervint Micah à son tour. « Tout marche par le bouche à oreille dans cette ville, ce serait le meilleur moyen pour te faire connaitre. » Mon mari se trouvait désormais assis à côté de moi sur le canapé, non plus sur moi. Quoique l’une de ses jambes grimpait dangereusement sur les miennes depuis quelques minutes. Nos doigts étaient eux aussi entrelacés, et le garçon resserra les siens alors qu’il parlait. Tout comme moi il voulait l’aider, la remercier à sa façon de ce qu’elle avait fait pour nous. Il avait beau râler lorsqu’elle me demandait des fraises au beau milieu de la nuit alors que j’étais nu dans nos draps avec lui… il l’adorait tout autant que moi. « Vous feriez ça ? » lâcha-t-elle, presque choquée qu’on veuille l’aider à réaliser ce qui la faisait rêver. Ni Micah ni moi n’avions l’intention de l’abandonner une fois qu’elle aurait accouché. Elle ne pouvait pas en douter.

« Elena. » l’appelais-je, comme si j’étais sur le point de la réprimander. « Tu portes nos enfants à Micah et à moi. Grâce à toi on va être parents. On pourrait te donner tout l’or du monde que ça ne serait pas assez pour te remercier de ce que tu fais pour nous. » J’avais bien l’intention de garder Elena dans nos vies après l’accouchement. Je m’étais attaché à elle, et j’étais certain qu’elle aussi s’était attachée à nous. J’aimais ses soirées « jeux de société » où on mangeait plus qu’on ne jouait. Et même si elle n’avait pas de vrais liens avec les bébés, je l’imaginais assez facilement présente dans leur vie. Elle serait « l’amie de papa Micah et papa Sebastian qui nous apporte toujours de jolies peluches ». « Vous êtes adorables les garçons. » conclut-elle en nous entrainant dans un câlin de groupe.

Elle n’avait jamais osé nous l’avouer avant ce soir, mais Elena avait réellement pensé qu’une fois les filles nées… nous ne garderions plus aucun contact. Peut-être qu’au début si, par simple politesse, mais qu’au fil des semaines on finirait par oublier la femme qui nous avait permis de devenir parents. J’en étais incapable. Je m’étais attaché à elle, à ses lubies culinaires, à ses coups de fil nous demandant si elle pouvait passer pour jouer à un jeu quelconque. Je voulais voir ses rêves se réaliser comme elle nous avait permis de réaliser l’un des nôtres. Et Sam s’était attachée à elle aussi. Elle s’extasiait constamment sur ses jolis cheveux blonds tandis que Micah se moquait de sa sœur en lui rappelant qu’elle virait de plus en plus sur le roux. Et c’était dans ces moments là que je jouais le meilleur grand frère de nous deux en lui rappelant que sa tante Stella était rousse et qu’elle aussi avait de beaux cheveux.

L’ambiance lourde de crainte sur le futur s’apaisait enfin. Je remarquais seulement maintenant l’heure tardive, et proposais à Elena de passer la nuit dans une des chambres libres de la maison. Ce fut une lutte acharnée entre elle et nous pour qu’elle accepte, mais elle finit par céder. Je lui proposais alors une des chambres du haut, la dernière non attribuée, en face de celle qui serait bientôt prêtes à accueillir nos filles. Je l’invitais alors à faire comme chez elle le temps de lui trouver quelques affaires pour la nuit. Je la rejoignais quelques minutes tard. C’est en ouvrant en grand la porte déjà entrouverte que je découvrais la jeune femme assise par terre, ses mains posées sur son ventre. Elle leva la tête vers moi, et la seule chose que je pouvais lire sur son visage était une pure frayeur. « Je crois que quelque chose ne va pas… »

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MessageSujet: Re: I won't let you fly, I won't say goodbye, I won't let you slip away from me ▲ Micastian   Jeu 2 Jan - 1:41





Micah & Sebastian


Troisième partie


Effectivement, quelque chose n’allait pas. Il ne m’avait pas fallu plus que les cris de douleur d’Elena pour l’aider à descendre et rejoindre immédiatement le rez-de-chaussée. J’allais chercher Micah aussitôt et volais son téléphone pour appeler Crash en catastrophe pour qu’il vienne garder Sam qui dormait profondément. Ni Micah ni moi n’étions prêts à rester à la maison pour veiller sur la petite pendant que notre mère porteuse avait un problème. Heureusement il n’habitait qu’à quelques centaines de mètre de là et arrivait presque aussitôt. Je lui expliquais rapidement la situation et promettais de le tenir au courant dès qu’on en saurait plus. D’ici là, je grimpais à l’arrière de la voiture avec Elena et laissait Micah nous conduire jusqu’à l’hôpital.

Nous étions pris en charge presque aussitôt. Il n’était pas loin de minuit, et heureusement pour nous, il ne se passait pas beaucoup de choses à Town Square à cette heure-ci. Notre médecin fut appelé aussitôt, et put rapidement s’occuper d’Elena. Micah et moi étions restés à l’écart pendant un long moment, le gynécologue ayant préféré faire les examens nécessaires loin de la peur et du stresse qui pouvaient se dégager de nous. J’avais l’impression que ça avait duré des jours entiers. Je perdais la notion du temps, j’avais simplement envie de savoir ce qu’il se passait, comment Elena et les petites allaient. Les infirmières essayaient de me calmer, me répétant sans cesse qu’elles n’avaient pour l’instant aucune information à me donner. Je perdais patience et la seule chose qui me permettait de tenir et de ne pas m’écrouler à terre était les mains de Micah sur moi. Il était tellement plus serein que moi. Ses mains caressaient mon visage, mes cheveux, mes épaules. Nos doigts s’entrelaçaient, ses lèvres se posaient sur ma joue pour m’apaiser. J’ignorais comment j’aurais pu tenir sans ces petits gestes qui arrivaient à me soulager. « Merci… » ne cessais-je de lui répéter à chacune de ses petites intentions.

La montre au poignet de Micah m’indiquait que nous étions là depuis un peu plus d’une heure. Mon cœur me disait que ça faisait environ une semaine. Peu importe qui avait raison, c’était à ce moment-là qu’une infirmière nous rejoignit pour nous amener jusque dans une chambre où nous attendait le médecin et Elena, couchée dans un lit. L’homme nous invita à nous asseoir. « Comme je vous l’avais dit lors de la dernière échographie, on a découvert que l’un des bébés avait un petit souci de croissance. »« Rose. » le coupais-je aussitôt. « Pardon ? »« Ce bébé… ce sera Rose. » Je ne pouvais plus les appeler par autre chose que leurs prénoms. Pas maintenant. « Oh. Bien, je vous avais dit qu’il n’y avait pas de raison de vous inquiéter pour Rose avant la trente cinquième semaine. Mais… on vient de découvrir qu’Elena avait un excès de liquide amniotique. C’est assez courant lors des grossesses multiples, et on en ignore le plus souvent la cause mais là il y a des chances que ce soit dû à ce problème de croissance. » reprit-il en essayant d’être le plus clair possible. « Mais donc, ça veut dire quoi ? Concrètement ? » Je serrais la main de Micah que je n’avais pas souvenir d’avoir prise dans la mienne. « Ça veut dire… qu’il va falloir déclencher l’accouchement. »

Coup de massue. J’avais essayé de me préparer au pire, donc à cette éventualité, mais je me rendais vite compte que j’y étais tout sauf prêt. « Mais – mais elles sont encore trop petites… Non ? » bégayais-je en direction du médecin. « Surtout Rose ! Vous avez vous-même dit qu’elle avait des problèmes de croissance ! » ajouta Micah. « Ça ferait de Rose et… ? »« Quinn. »« De Rose et Quinn de grandes prématurées, mais on prendrait le plus grand soin d’elles ici. Et… on a pas le choix. Je suis désolé. » On n’avait pas le choix. Il nous expliqua finalement que ce serait dangereux pour les filles comme pour Elena d’attendre. Il ne fallait pas perdre un jour de plus, et déclencher immédiatement l’accouchement. Micah et moi avions fini par accepter. On n’avait pas le choix. « Je suis désolée les garçons. » se fit enfin entendre Elena qui n’avait pas dit un mot depuis que nous étions entrés dans la chambre. « T’y peux rien, t’as pas à t’excuser. » la rassurait Micah. J’aurais voulu lui dire la même chose, parce que je le pensais, mais les mots étaient incapables de sortir.

Il était temps de préparer Elena. Pendant ce temps, une infirmière vint nous expliquer la procédure. Pendant et après. Comment ils s’occuperaient des filles, si on pourrait les toucher, ou pas. Je ne retenais que ça. Que je serai incapable de tenir nos enfants dans mes bras avant surement plusieurs semaines. Que je devrai me contenter des gants à travers les couveuses. Que je devrai les regarder à travers une vitre, reliées à différents câbles et sondes qui les maintenaient en vie. C’était donc comme ça que qu’allait commencer notre vie de pères ?

J’avais embrassé le front d’Elena avant qu’elle parte au bloc opératoire. Elle avait essuyé la larme qui perlait au coin d’un de mes yeux. On n’avait plus qu’à attendre. J’avais comme un sentiment de déjà-vu, lorsqu’on m’avait dit avant l’été que je n’avais qu’à attendre que Micah se réveille. Au moins, cette fois-ci il était avec moi. Nous pouvions affronter ça ensemble. C’est d’ailleurs ce que nous faisions, assis l’un à côté de l’autre près d’une machine à café. Mon gobelet refroidissait de minute en minute dans ma main. Je n’avais pas soif. J’essayais juste de me raccrocher à quelque chose que je connaissais, une odeur. « J’ai peur. » lâchais-je tout à coup, quittant le carrelage des yeux pour regarder Micah à côté de moi. « Pour Quinn. Pour Rose. Même pour Elena. » Je marquais une pause quelques secondes. « Surtout – surtout pour Rose. » Je baissais de nouveau le regard au sol. « Est-ce que… J’aimerais… J’y ai déjà réfléchi depuis qu’on nous a dit qu’elle avait ce problème et… J’ai envie qu’elle se batte. J’ai envie – j’ai envie de lui donner le prénom d’une battante. » Peu importe ce qui arriverait, j’avais envie que notre fille se batte pour survivre, pour vivre avec ce plus petit corps qui lui avait été donné. « J’ai envie qu’on l’appelle Mary. » avouais-je finalement en remontant mon regard vers Micah. Je voulais que notre fille se batte au moins autant que sa grand-mère.

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MessageSujet: Re: I won't let you fly, I won't say goodbye, I won't let you slip away from me ▲ Micastian   Ven 3 Jan - 12:15




Sebastian & Micah


Mary. Sebastian voulait nommer leur enfant Mary. Comme sa mère.

« Mary... » prononça Micah, faiblement parce qu'il avait la gorge sèche, et la bouche enfouie dans le col de sa veste. Un pauvre sourire triste naquit sur ses lèvres. Il déplia ses jambes remontées contre son torse, et répéta d'une voix plus claire. « Mary Summers-Petterson » comme lorsqu'ils avaient commencé à chercher des prénoms en septembre pour voir lequel sonnait le mieux. Mary ça sonnait bien. Ça sonnait familier, et il pouvait dessiner le petit sourire malicieux de sa mère s'il lui avait annoncé qu'il comptait appeler sa fille comme elle. Sarcastique pour sauver les apparences, mais touchée. Sebastian l'aurait conquise avec une idée pareille et elle l'aurait embarqué dans un de ses câlins de Summers dont elle avait le secret. Du genre affreusement gênant, mais qui ne traduisait rien d'autre que de l'affection et de la gratitude.

« Elle va se battre. » assura t-il en recouvrant la main libre de Sebastian de la sienne, glacée. Il entrelaça leurs doigts, savourant sa chaleur, le contact de son alliance. « Mary va se battre. »

Il lui lança un sourire qui se voulait encourageant et fit crisser les pieds de sa chaise pour la coller à la sienne, et venir se presser contre lui.

Il ne sut combien de temps ils restèrent ainsi, blottis l'un contre l'autre, mais Micah finit par se lever. Il avait froid, et ses muscles étaient engourdis par l'immobilité. Il s'étira, avant de se faire une place entre les cuisses de Sebastian toujours assit sur sa chaise. Il accueillit son visage contre son ventre, et glissa ses doigts dans sa chevelure. Son contact l'apaisait, d'une manière totalement infondée. Parce que Sebastian irradiait d'anxiété, alors que l'adolescent accusait le coup. Son esprit étourdit par un coup trop dur pour qu'il l'encaisse pleinement. Pour qu'il en prenne toute la mesure sans s'effondrer.

Pour l'instant Micah n'était qu'un père inquiet qui venait d'apprendre que ses enfants étaient en danger.

L'ampleur du danger restait l'inconnue. Quelque part dans un bloc, on déclenchait l'accouchement. C'était tout ce qu'il savait. Ça, et qu'il n'aimait pas les mots « grandes prématurées ». Que ça faisait naître une peur incontrôlable dans son estomac.

Bien-sûr, Micah avait aussi enregistré qu'il ne pourrait pas tenir leurs filles dans ses bras pendant des semaines. Il –

Il ne pouvait juste pas s'y faire maintenant. Il avait besoin de savoir qu'elles allaient bien avant de s'inquiéter de pouvoir les tenir contre lui. De savoir qu'un jour, il pourrait les tenir contre lui. Il ne demandait rien d'autre. Rien.

Une infirmière vint à leur rencontre. Aussitôt, Sebastian se leva à ses côtés, et Micah chercha sa main, la serra dans la sienne. « Comment vont elles ? » demanda t-il la gorge plus serrée qu'il ne l'aurait cru.

« Elena va bien. » commença la jeune femme. « Son état est stable et l'accouchement se déroule sans problème. L'une de vos filles se présente bien... » L'une de vos filles... Une seule. Ça voulait dire que l'autre... « L'autre montre des faiblesses préoccupantes dues à son retard de croissance. »

Les entrailles de Micah se liquéfièrent littéralement. Un poing glacé se referma sur son ventre et refusa de le lâcher tandis que les mots se formaient mécaniquement sur ses lèvres.

« Elle va survivre à l'accouchement. » Ce n'était même pas une question. Il n'arrivait pas à le formuler comme tel. Il avait besoin que ce soit vrai. « Votre fille fait de son mieux monsieur Summers-Petterson. » Ce n'était pas un oui. L'infirmière se voulait  rassurante mais – ce n'était pas un oui. Juste un peut-être. Un putain de peut-être enrobé dans du sucre. A la détresse se mêla la colère. Viscérale. Bienvenue. Micah l'embrassa pour continuer de se tenir debout.

Comment, par tout ce qui était bon sur cette Terre, comment cette chienne de vie pouvait exiger d'eux qu'ils perdent leur fille après leur avoir déjà arraché leurs parents ?

L'infirmière leur livra des derniers mots. Des encouragements vides de sens qu'il n'écoutait déjà plus. Il ne bougeait pas. Il avait envie de hurler et de pleurer. D'avoir pour une fois dans sa vie, un coupable à se mettre sous la dent. Quelque chose. N'importe quoi pour endiguer la terreur absolue qui affluait dans ses veines.

« Je peux pas le croire. » murmura l'adolescent d'une voix blanche. Assommée par la violence du choc. Rose – Mary. Mary et Quinn étaient sa seule réussite. Dans la longue suite d'échecs de sa vie, elles étaient le symbole qu'avec beaucoup d'amour tout peut s'arranger. Le fruit de leur amour à Sebastian et à lui. Leurs promesses de vie ensemble et de ce foyer qu'ils se construisaient contre vents et marées. « Je peux pas... »

Il ne s'en relèverait pas. Il le savait.

Sa vie reposait sur Sebastian. Sur cet avenir qu'il avait trouvé le courage de planifier avec lui, en lui faisant jurer de ne jamais l'abandonner. Sebastian –

« Sebastian ? » appela Micah, en sentant sa main dans la sienne qu'il n'avait pas lâchée. L'inquiétude qu'il ressentait pour leurs filles s'étendant tout à coup à son mari. « Parle moi. Dis quelque chose. »

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MessageSujet: Re: I won't let you fly, I won't say goodbye, I won't let you slip away from me ▲ Micastian   Dim 5 Jan - 2:09





Micah & Sebastian


« Mary Summers-Petterson. » C’était parfait. Un fin sourire se dessina sur mes lèvres. J’ignorais être encore capable d’en faire, pourtant j’avais envie de sourire. Ce prénom lui irait si bien à notre petite battante. J’aimais le prénom Rose, c’était le premier dont on avait parlé, et on était vite tombés d’accord dessus. Mais Mary me paraissait comme une évidence désormais. Et Micah semblait d’accord. « Elle va se battre. Mary va se battre. » C’est tout ce que j’avais besoin d’entendre. Une voix familière qui me rassurait, sa main qui se posait sur la mienne, son corps qui se rapprochait également de moi après un crissement de chaise. Je ne disais rien, mais j’avais l’impression d’aller un peu mieux. L’attente me tuait à petit feu, mais elle me semblait moins pesante avec Micah contre moi. Je me laissais aller contre lui lorsqu’il se leva après un moment. Il se posta entre mes jambes, mon visage venant immédiatement se blottir contre son torse. Je sentais son cœur battre dans sa poitrine, ses doigts caressant mes cheveux au même rythme. J’arrivais à me concentrer sur celui-ci. J’étais presque bien. L’esprit vide. Loin de toutes nos préoccupations. Simplement bercé pour ce battement et ces caresses.

J’étais rapidement sorti de ma petite bulle de confort lorsqu’une infirmière vint nous donner quelques nouvelles. Je me levais et jetais mon café dans la poubelle la plus proche. Je laissais Micah parler pour moi, il disait tout ce à quoi je pensais. Il le faisait même mieux que moi. J’aurais été incapable de parler. La seule chose qui me permettait de rester debout était la main de Micah dans la mienne, et son corps si proche de moi. Sa présence me sauvait. Sans lui je me serais effondré sur ma chaise, attendant patiemment que l’accouchement se termine pour avoir… de vraies nouvelles. Parce qu’au final, comme toujours, on nous disait d’attendre. L’infirmière se voulait rassurante, mais ce n’était pas ce que j’avais besoin d’entendre. Je voulais qu’on nous dise que nos filles allaient bien. Toutes les deux. Je n’arrivais même pas à me réjouir d’entendre que Quinn semblait bien aller. J’étais heureux. Vraiment. Mais comment je pouvais me montrer heureux lorsqu’en face l’une de nos filles avait plus de difficultés ? J’avais besoin de les savoir en bonne santé toutes les deux pour enfin pouvoir me réjouir. Je voulais les voir dans leurs couveuses, au chaud loin du monde extérieur encore trop dangereux pour elle. Je voulais au moins les voir. Même si elles étaient petites, fragiles, probablement reliées à bien des câbles. Je voulais voir nos filles.

L’infirmière avait fini par partir. Et j’avais cru entendre Micah parler. Pour dire quoi ? Je l’ignorais. Je fixais l’horizon, espérant peut-être voir apparaitre à un moment Elena, rayonnante et rieuse, nous annonçant que tout ça n’avait été qu’une fausse alerte. Mais elle ne viendrait pas. J’espérais pour rien. J’essayais… J’essayais de me raccrocher à n’importe quoi. Là en l’occurrence à mon imaginaire. « Sebastian ? » m’appela Micah au bout d’un moment. Je ne répondais pas. Je ne savais pas quoi dire. « Parle moi. Dis quelque chose. » Qu’est-ce que je pouvais bien dire de plus que tout à l’heure ? J’avais toujours aussi peur. Peut-être même plus. J’avais envie de m’écrouler. De pleurer. De dormir même si ça avait été possible. J’aurais pu dire ça. Mais à quoi bon ?

A la place je me laissais retomber sur ma chaise, sans pour autant lâcher la main de mon mari. Je la portais à mon visage, la caressant de ma joue avant de la porter à mes lèvres et y déposer quelques baisers. « J’irais bien nager. » lâchais-je tout à coup, sans trop savoir pourquoi. J’ôtais sa main de mon visage, gardant nos doigts liés simplement entre nous. Je me reconnaissais tellement tout à coup. Le schéma était toujours le même. Mon cerveau avait besoin de vagabonder loin des drames lorsque ça devenait trop difficile d’en parler. Lorsque Charlie m’avait annoncé l’accident de nos parents, lorsque j’avais réussi à retrouver mon calme, j’avais parlé baseball. Lorsqu’on m’avait appris l’accident de Micah avant l’été dernier, j’avais relancé le débat sur la couleur de nos costumes pour le mariage. Et là… j’avais envie de parler de ça : « J’en ai déjà parlé… vaguement, à quelques reprises – mais j’étais dans l’équipe de natation quand j’étais au lycée. » Ces souvenirs étaient bons. Loin. Tellement loin. Tout ce dont j’avais besoin en ce moment.

« Personne me voyait vraiment là-dedans mais… je me sentais moi-même dans l’eau. Loin de tout. J’étais seul avec... moi, j’étais le seul responsable de mes bons ou mauvais résultats. » Même si j’étais fortement influencé par le monde autour de moi, j’étais le seul maître de la situation. « Je maîtrisais le moindre de mes mouvements, ma respiration... tout. J’aimais avoir ce contrôle quasi-complet sur ce qui se passait. » Micah savait combien j’aimais pouvoir tout gérer autour de moi. Si à l’époque c’était seulement quelque chose que j’appréciais, aujourd’hui c’était véritablement un besoin. Un besoin que j’étais loin de posséder cette nuit. « Et là je contrôle plus rien. Je suis – je suis complètement impuissant face à tout ça. » Mon esprit n'était peut-être pas allé vagabonder si loin que ça finalement. Tout prenait son sens.

Mes yeux étaient restés rivés sur nos doigts enlacés lorsque j’avais parlé. Je remontais finalement mon regard de plus en plus humide vers Micah. « On peut rien faire. Je peux rien faire. Je peux pas les aider. Je suis pas médecin. Je suis pas... Dieu ou n'importe quelle puissance qui pourrait nous aider. Même – même quand elles seront là je pourrai rien faire. » Ma voix tremblait, quelques débuts de sanglots se faisaient entendre. « J’aimerais pouvoir les toucher, les prendre dans mes bras, leur dire que tout ira bien, que leurs pères sont là pour elles. Mais je peux même pas. » Je baissais le visage, ma main libre s’aventurant de frustration dans mes cheveux. Je restais silencieux un moment, respirant longuement pour effacer la boule de sanglots dans ma gorge. « C’est notre rôle de faire pour que le monde dans lequel elles arrivent est sûr pour elles. Et… je sais pas comment faire. » murmurais-je d’une voix rauque, la tête toujours baissée. J'avais du mal à laisser faire le temps. Je pouvais espérer tant que je voulais, ça ne les aiderait pas. Quel père j'étais, impuissant face aux combats de ses enfants.

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MessageSujet: Re: I won't let you fly, I won't say goodbye, I won't let you slip away from me ▲ Micastian   Lun 6 Jan - 19:19




Sebastian & Micah


« J’irais bien nager. »

Il n'avait fallut que quelques secondes à Micah pour juger l'état de Sebastian. Sous le choc, il s'était écroulé sur sa chaise. Ses yeux ne le cherchaient même pas. Il se contentait d'embrasser ses phalanges dans un automatisme effrayant.

« J’en ai déjà parlé… vaguement, à quelques reprises – mais j’étais dans l’équipe de natation quand j’étais au lycée. »

Micah ne répondit rien, se contentant d'acquiescer silencieusement, alors qu'à l'intérieur, c'était l'apocalypse. Il s'attendait à se que Sebastian pleure, s'effondre. N'importe quelle réaction qui lui aurait donné matière à réagir. Que son mari se mette à lui raconter ça... c'était encore pire. Parce que Sebastian s'imaginait vraiment que c'était le moment de parler piscine, et là Micah pouvait commencer à paniquer parce que le choc avait été trop dur à encaisser.

« Personne me voyait vraiment là-dedans mais… je me sentais moi-même dans l’eau. Loin de tout. J’étais seul avec... moi, j’étais le seul responsable de mes bons ou mauvais résultats. Je maîtrisais le moindre de mes mouvements, ma respiration... tout. J’aimais avoir ce contrôle quasi-complet sur ce qui se passait. »

Sebsatian n'avait toujours pas bougé, ses yeux dans le vague. Il semblait si loin, perdu dans ses pensées. Pourtant, son discours prenait peu à peu du sens. Il était seul. Seul et maître de tout. Ce n'était pas nouveau, cette addiction au contrôle. Ce besoin de maitrise sur sa vie. Sur la leur, depuis que Micah était entré dans sa vie. L'adolescent lui avait donné le goût de l'imprévu. De la spontanéité, de la vie. Il était doué pour la vie. Et Sebastian avait cette retenue. Cette peur de se laisser aller et d'en souffrir. Comme si le bonheur n'était pas dans son agenda.

Ensemble, ils avaient trouvé un équilibre. Sebastian avait la fermeté nécessaire pour canaliser l'électron libre qu'était Micah. En échange, il s'était ouvert, joueur et passionné. Un peu moins entravé par les chaînes de sa paranoïa. Mais parfois. Parfois. Quand la réalité devenait trop dure, le contrôle absolu était tout ce qu'il pouvait désirer. Ce que Sebastian confirma la seconde suivante. « Et là je contrôle plus rien. Je suis – je suis complètement impuissant face à tout ça. »

Micah ne savait pas quoi dire ou faire. Alors ne bougea pas lorsque Sebastian releva des yeux brillants de larmes sur lui. Ni lorsqu'il reprit la parole pour s'accuser de tous les maux du monde. Oui, ils étaient impuissants. Micah ne le ressentait qu'avec une plus grande acuité maintenant que Sebastian lui tombait en miettes sous les yeux. Son cœur se serrait, d'un cocktail dévastateur de peine, de révolte et de colère, alors qu'une fois de plus, Sebastian égarait son regard loin du sien.

« C’est notre rôle de faire pour que le monde dans lequel elles arrivent est sûr pour elles. Et… je sais pas comment faire. »

Et cette fois c'en fut trop. Micah se laissa tomber à genoux devant Sebastian, s'infiltra dans ses bras et le comprima contre lui. « Je suis là. » dit-il à son oreille. Parce qu'il était là. Parce qu'avoir un enfant était une décision qu'ils avaient pris ensemble. Si une personne avait son mot à dire sur quels parents ils seraient, c'était Micah. « On a fait ce qu'on a pu. Pendant toute la grossesse d'Elena, on a été là pour elle, pour les filles. » Il se détacha de lui, juste un peu et sans relâcher son étreinte autour de sa taille. Simplement pour le regarder, pour affronter la détresse dans ces yeux qu'il adorait. Pour embrasser doucement ses lèvres, sa joue et reposer son front contre le sien. « Tu... tu leur as acheté des saloperies de peluches et des dizaines de pyjamas. En double, Sebastian. T'as tout acheté en double et dans mon dos. Personne fera un meilleur père que toi. »

Micah était fort pour ça. Pour affronter le mal. C'était presque cruel de voir qu'un être aussi inoffensif avait pu devenir si dur au mal. A l'intérieur, l'inquiétude explosait comme du napalm, balançant ses gerbes destructrices d'incertitudes dans son âme, mais Micah tenait bon. « Tu te souviens quand on était à la lake house. Quand je m'inquiétais pour Oliver ? » Oui, Oliver. Le renard. « Tu m'as dis qu'il avait gouté à la vie des Summers-Petterson, que c'était un guerrier maintenant et qu'il pouvait survivre à tout. » Il le libéra pour prendre son visage entre ses mains. « C'est toi qui l'as dit. On peut survivre à tout. Tu t'es battu pour moi, pour Sam, pour qu'on reste ensemble. On a déjà survécu au pire. Nos filles vont survivre à ça. »

Ce n'était même pas des mensonges pour le rassurer. Ils n'étaient pas un couple comme les autres. Ils s'étaient aimés dans la peine et la souffrance dès les premières semaines de leur relation. Ils avaient appris à la dure que rien ne pourrait les séparer. Dans les larmes, dans le sang et dans la mort. Ils s'étaient porté l'un l'autre. Même quand tout semblait perdu. Même quand Micah était terrifié, paralysé par la peur de cette vie qui s'acharnait sur lui comme un chien enragé décider à festoyer sur ses os coute que coute. Rien ne leur avait été épargné, et quand il avait cru trouver la paix. Quand il s'était imaginé que sa vie avait enfin retrouvé un semblant de normalité et de calme, son téléphone avait retenti avec son père à l'autre bout de fil.

Comme d'habitude, c'est Sebastian qui avait ramassé les morceaux. Alors maintenant que c'était lui qui flanchait, c'était à Micah de faire le boulot. « Ça va aller. » murmura t-il en l'enveloppant dans ses bras une nouvelle fois. « Ça va aller, mon amour. »

***

Dehors la neige tombait à gros flocons, recouvrant le parking de l'hôpital, transformant les voitures en ilots informes au milieu d'une mer blanche. Micah était gelé et épuisé. Il avait juste enfilé  sa veste par dessus son t-shirt pour quitter la maison en catastrophe, mais la nuit allait être longue et l'inactivité dans les couloirs de l'hôpital était doucement en train de le rendre dingue.

Il avait déniché la seule brasserie de la ville. Encore ouverte malgré l'heure tardive pour cause de fête familiale. Ils ne prenaient pas de clients, mais Micah avait expliqué son cas et était ressorti avec un gros gobelet de café et un autre de chocolat chaud. Ce n'était pas grand chose mais c'était toujours mieux que ceux de la machine de l'hôpital. Et alors qu'il slalomait entre les voitures pour rejoindre Sebastian à l'intérieur, Micah dégaina son téléphone, et composa le numéro de Charlie.

« 'llo... » grommela une voix pas très fraiche à l'autre bout du fil. Dès qu'il l'entendit, Micah se figea sans s'en rendre compte à l'entrée de l'hôpital. A court de mots. « Micah ? » appela Charlie, l'inquiétude dans son ton palpable cette fois.
« C'est – Elena. » articula Micah, lentement, comme s'il était soudainement passé au ralenti « Elle – ils ont du déclencher l'accouchement. »
« Elle va bien ? Et les filles ? Qu'est-ce qui s'est passé ? »
« Je sais pas. Je sais pas si elles vont bien. » Le calme de surface qu'il arborait devant Sebastian s'effritait. Il ne savait pas. Mon dieu, il n'avait pas la moindre idée de l'état de santé de ses filles. « Ça fait des heures, Charlie. » admit-il, rattrapé par un sanglot. « Et j'suis mort de peur à l'idée qu'il leur arrive quelque chose. »
« Vous êtes à l'hôpital ? » Micah acquiesça dans un ''oui'' qui tenait plus du couinement. « Comment va Sebastian ? »
« Moins bien que moi. » Et ça en disait long, vu qu'il était déjà en train de se décomposer au téléphone.
« J'arrive. Et Micah ? »
L'intéressé renifla, et s'essuya les yeux d'un revers de manche. « Quoi ? »
« Ça va aller, ok ? »
« Ok. »

S'il avait eut toute sa tête, Micah aurait été surprit par la capacité de Charlie à dire « j'arrive » alors qu'il était à l'autre bout du pays. A la place, il réalisa qu'il avait raccroché, rangea son téléphone dans sa poche et contempla son reflet dans la porte d'entrée vitrée de l'hôpital. Il se passa une main sur le visage et essuya toute trace de neige dans ses cheveux et de larmes sur ses joues. Micah était à bout de nerfs et éreinté, mais il pouvait faire bonne figure devant Sebastian. Ça c'était dans ses cordes.

Après un dernier soupir venu du fond de sa détresse, il rejoignit son époux et lui glissa 50ml de café noir et brûlant entre les doigts. « J'ai appelé Charlie. » indiqua t-il, en se pressant doucement contre Sebastian, son propre gobelet serré entre ses deux mains pour grappiller un peu de chaleur. « Il va venir. »

Du coin de l'œil, il vit quelqu'un venir à leur rencontre. Le médecin. Pas une infirmière. Leur médecin, indéchiffrable lorsqu'il s'arrêta en face d'eux et déclara la seule phrase que Micah espérait autant qu'il la redoutait depuis des heures.

« L'accouchement est terminé. »

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Dernière édition par Micah B. Summers le Mar 7 Jan - 3:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I won't let you fly, I won't say goodbye, I won't let you slip away from me ▲ Micastian   Mar 7 Jan - 0:23





Micah & Sebastian


« Je suis là. » me rassura Micah en se glissant entre mes bras et me serrant dans une forte étreinte. J’enfouissais mon visage dans son cou. D’une part pour me rassurer, m’imprégner de son odeur qui me donnait l’impression d’être chez moi. D’autre part pour cacher l’émotion qui me submergeait. J’avais envie de m’effondrer contre lui, de pleurer de frustration de ne rien pouvoir faire, et de peur de perdre nos filles ou qu’il leur arrive quelque chose. « On a fait ce qu'on a pu. Pendant toute la grossesse d'Elena, on a été là pour elle, pour les filles. » Je reniflais honteusement dans son t-shirt alors qu’il se détachait de moi. « T’as raison. » murmurais-je difficilement avant d’accepter chacun de ses baisers. Je savais qu’on avait fait le maximum avec Elena et la grossesse. Malgré tout, ça  ne suffisait pas. Je savais qu’il n’y avait pas à se sentir coupable de quoi que ce soit. Mais c’était en ce moment que je voulais me sentir utile. C’était à cette minute même, pendant que l’une de nos filles luttaient pour vivre que je voulais trouver une manière de servir. Je n’étais bon à rien d’autre qu’à fondre sur ma chaise en attendant des nouvelles qui n’avaient pas l’air de vouloir venir.

Micah vint déposer son front contre le mien. Nos regards se croisaient et je réduisais l’espace entre nous un court instant en venant l’embrasser tendrement. Ce n’était pas grand-chose, mais j’oubliais tout le reste le temps d’un baiser. Ses caresses m’apaisaient, ses mains sur mon corps pansaient mes blessures invisibles. « Tu... tu leur as acheté des saloperies de peluches et des dizaines de pyjamas. En double, Sebastian. T'as tout acheté en double et dans mon dos. Personne fera un meilleur père que toi. » Je lâchais un rire muet et souriais timidement à Micah. « Tout comme toi. » répliquais-je presque aussitôt. Je n’avais pas eu à le connaitre depuis longtemps pour vite remarquer le travail extraordinaire qu’avait fait Micah en s’occupant presque seul de Sam. Si je l’aidais aujourd’hui, ce n’était pas tant pour le libérer que parce que je voulais m’impliquer dans la vie de la petite fille. Il n’avait pas besoin d’être libéré. Il faisait un boulot exemplaire et avait su maintenir le sourire de l’enfant sur ses lèvres. Après avoir vécu tout ça, ça relevait presque du miracle. Mais Micah était un faiseur de miracle.

« Tu te souviens quand on était à la lake house. Quand je m'inquiétais pour Oliver ? » J’acquiesçais d’un petit signe de tête. « Tu m'as dit qu'il avait gouté à la vie des Summers-Petterson, que c'était un guerrier maintenant et qu'il pouvait survivre à tout. » Je me sentais me calmer sous ses mains sur mon visage. Je fermais les yeux un instant, effacement la vue de ce mur d’hôpital derrière lui. J’avais besoin de me sentir ailleurs. Juste quelques secondes. « C'est toi qui l'as dit. On peut survivre à tout. Tu t'es battu pour moi, pour Sam, pour qu'on reste ensemble. On a déjà survécu au pire. Nos filles vont survivre à ça. » Je rouvrais les yeux. J’acquiesçais à nouveau légèrement. J’avais envie d’y croire. Et dans le fond j’y croyais. Mais on était des adultes. La vie nous avait appris à surmonter les épreuves. Et on s’était trouvés. L’un sans l’autre j’ignorais où on en serait maintenant. Mais pour l’instant les filles étaient livrées à elle-même. Elles étaient peut-être ensemble. Non. Elles étaient ensemble. Et même si Micah et moi étions encore trop loin, trop inaccessibles, nous étions là aussi. Toutes nos pensées se dirigeaient vers elles. Tout notre amour leur était porté. Je ne pouvais pas faire grand-chose, et il fallait que je m’en contente. Au moins, j’étais sûr de pouvoir les aimer, quoi qu’il arrive.

« Ça va aller. » essaya de me rassurer Micah à nouveau avant de me prendre dans ses bras. Cette fois-ci, je répondais à son étreinte et embrassais les parcelles de peau que mes lèvres pouvaient rencontrer. « Ça va aller, mon amour. » répéta-t-il. « Ça va aller. » l’imitais-je. Bien sûr que ça irait. On parlait de Mary et Quinn Summers-Petterson. Les petites filles les plus attendues, les plus aimées.

***

Micah était parti quelques minutes. J’en avais oublié la raison. Il avait dû me le dire, mais je n’avais pas réussi à retenir. La fatigue et l’inquiétude s’étaient entièrement emparées de moi. Je ne me concentrais que sur un seul souvenir, celui des dernières échographies. Je revoyais ses deux petits bébés, au chaud dans le cocon. Je me demandais pourquoi il avait fallu qu’elles en sortent. Elles y étaient si bien. Loin de ce monde difficile dans lequel elles allaient entrer. J’avais trépigné d’impatience en attendant ce jour où Elena m’appelerait en urgence en me disant qu’il était temps. Mais je ne pensais pas que ça arriverait dans de telles circonstances. Je n’étais même pas sûr d’y être préparé. Surtout maintenant que je savais qu’on aurait de grandes prématurées. Est-ce que ça changerait quelque chose ? Est-ce que j’étais vraiment capable de m’en occuper ? Etais-je vraiment le père qu’elles méritaient d’avoir ?

Je m’enfonçais dans mes questions. Tellement, que j’en perdais la notion du temps. Ce qui, dans le fond, n’était pas une si mauvaise chose que ça. J’avais tout de même besoin de me sortir de cette vague de questionnement. Heureusement pour moi, c’est à ce moment-là que réapparut Micah, deux gobelets entre les mains. L’un deux glissa dans ma main, et l’odeur familière me chatouilla les narines. Je me réchauffais les mains avec sa chaleur avant d’en siroter une gorgée. « Merci mon amour. » Je ne pensais pas qu’une simple gorgée pouvait me faire un tel bien, pourtant c’était le cas. J’avais l’impression de n’avoir rien bu depuis des jours. Ma gorge était sèche, tout comme le reste de mon corps à force d’avoir versé et caché des semblants de larmes.

« J'ai appelé Charlie. » lâcha Micah en venant s’asseoir à côté de moi. « Oh. » était la seule chose que j’arrivais à prononcer. « Il va venir. » Je l’imaginais facilement ne pas avoir laissé le choix. A peine Micah avait-il dû lui expliquer la situation qu’il avait réservé son billet d’avion depuis son téléphone. Ça ne m’étonnait pas de lui. C’était pour ça que j’aurais probablement attendu. Au moins d’avoir plus de nouvelles à lui dire. Mais j’imagine que nous en aurions plus lorsqu’il aura atterri. L’accouchement ne pouvait pas durer si longtemps. Ou alors c’est qui y avait des complications. Et dans ce cas… on nous aurait prévenus. Normalement. J’espère.

« L'accouchement est terminé. »

Je ne comprenais pas tout de suite que ces quelques mots que j’avais pourtant si longtemps attendus venaient de nous être annoncés par le médecin. Je ne l’avais pas vu arriver, trop concentré sur Micah à mes côtés et la tasse dans mes mains. Mon regard se redirigea sur l’homme. J’ignorais quoi lui dire. Enfin. Non. J’ignorais quoi comment à lui dire. Les questions et les inquiétudes se bousculaient dans ma tête, impossible de pouvoir y faire le tri. « Tout s’est déroulé comme prévu. » reprit le gynécologue, comprenant surement qu’il ne fallait pas compter sur moi pour ouvrir la bouche et lui poser des questions. « Je ne vous cache pas que Rose – »« Mary. Ce sera Mary finalement. » le corrigeais-je. S’il y avait bien quelque chose que j’étais capable de prononcer, c’était les prénoms de nos enfants. « Mary nous a fait quelques frayeurs, mais elle a l’air d’être une petite fille très forte. »

Un sourire se glissa sur mon visage. Ce n’était pas seulement Micah ou moi, dictés par nos instincts de pères qui essayaient de se rassurer qui disait ça. Notre médecin le disait aussi. Notre Mary était une battante. Comme sa grand-mère. « Quinn se présente bien aussi. On a encore quelques tests à faire, mais vous pourrez les voir bientôt. » Voilà une phrase qu’il m’avait tardé d’entendre. Nos filles étaient nées. On ne pouvait pas encore les voir… Mais bientôt. Bientôt. « Nos meilleurs médecins et infirmières s’occupent d’elles et on viendra aussitôt vous chercher dès que vous pourrez les voir. » On s’occupait bien d’elles. On les verra bientôt. Rien n’aurait pu plus me rassurer. J’expirais longuement un souffle que j’ignorais avoir retenu. « Merci. » murmurais-je la voix cassée par l’émotion avant de me tourner vers Micah et de lui lancer un sourire confiant. Je découvrais au passage que j’avais attrapé sa main à un moment. Je serrais donc ses doigts entre les miens. « Quant à Elena… elle ne devrait pas tarder à se réveiller et être ramenée dans sa chambre. Tout va bien pour elle. » Elena. Je m’étais tellement inquiété pour les bébés que j’en avais presque oublié leur mère porteuse. Elle aussi méritait qu’on s’inquiète pour elle. On aurait peut-être dû appeler sa famille. C’était la chose à faire dans ses moments-là. Je crois. Mais pour l’instant, l’important était de savoir qu’elle allait bien. Et qu’on pourrait bientôt voir nos filles.

***

Nous étions remontés dans la chambre d’Elena quelques minutes avant que celle-ci soit revenue de la salle de réveil. Ses yeux s’ouvraient difficilement, mais un léger sourire se glissa sur ses lèvres lorsque son regard embrassa la pièce et nous vit apparaitre près de son lit. Je me levais de la chaise et portais une main sur son front, écartant de son visage quelques cheveux blonds qui retombaient dessus. « Comment tu te sens ? » lui demandais-je bêtement. « Mal. » réussissait-elle à dire avec un demi-sourire. Je connaissais l’idiotie de ma question. « Les bébés ? »« Elles se battent. Mais on est confiants. » Sur ces mots, je lâchais le chevet d’Elena pour rejoindre Micah et enrouler l’un de mes bras autour de sa taille. J’enfouissais mon visage dans le creux de son épaule, m’y frottant comme un chaton affectueux avant de déposer un baiser sur sa joue. « Ça ira, n’est-ce pas ? » lui demandais-je, cherchant toujours à me rassurer un peu plus. Malgré les dernières bonnes nouvelles, une infirmière n'avait pas oublié de nous rappeler comment les prochaines semaines allaient se dérouler. Les petites seraient constamment surveillées, elles ne seraient nourries qu'à l'aide de divers tuyaux. Leur vie en faisait que commencer, mais celle-ci s'annonçait déjà difficile et de nouvelles complications n'étaient pas à l'abris d’apparaître. J'avais besoin des mots de Micah pour me rassurer, pour me faire me concentrer sur ce qu'il y avait de bon.

De longues minutes plus tard, voire peut-être au bout d’une heure, le médecin apparut de nouveau. L’inquiétude était toujours bien là, mais l’impatience commençait à prendre le dessus. Je n’en restais pas moins apeuré, mais pour l’instant je ne rêvais que d’une chose. « Messieurs ? » Je levais la tête vers lui, lui lançant le regard le plus plein d’espoir que j’avais émis depuis le moment où j’avais demandé à Micah de m’épouser. « Prêts à voir vos filles ? » Plus que jamais.

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MessageSujet: Re: I won't let you fly, I won't say goodbye, I won't let you slip away from me ▲ Micastian   Mer 8 Jan - 3:56




Sebastian & Micah


Micah était nerveux. Terriblement, positivement, nerveux. Un peu comme quand Sebastian lui avait fait l'amour la toute première fois. Ou avant de se présenter à ses côtés devant Devon pour dire « je le veux ». Ce qui n'était vraiment pas la comparaison du siècle mais Micah avait quelques moments qu'il chérissait dans sa vie même s'ils lui avaient foutu une trouille d'enfer. Et ces deux là figurait dans sa top list.

En parlant de Sebastian, sa main était crispée dans la sienne. Un peu genre broyeur, comme s'il rattrapait le manque de l'accouchement qu'il n'avait pas pu faire lui même en écrasant la main de son pauvre mari pour exorciser la douleur. Pas que Micah se sentait femme ou quoi, ni qu'il rêvait de porter un bébé. Définitivement pas de vagin.

Et qu'est-ce qui se passait avec son cerveau ?

Pas assez de sommeil. Voilà tout. La panique avait déjà prouvé ses effets dévastateurs sur ses connexions neuronales. Si on rajoutait une nuit blanche, des hectolitres de larmes contenues et le début d'ulcère dans son estomac, son filtre cerveau-bouche était définitivement hors circuit.

« On va voir nos filles. » glapit quand même Micah sans pouvoir s'en empêcher. Il était guilleret. Pas qu'il ai oublié toutes les complications à venir ou la nuit affreuse qu'il venait de traverser, mais ils allaient voir leurs filles. Il avait le droit d'être guilleret.

Il y avait d'autres bébés dans la nurserie, mais Micah braqua ses yeux directement sur les couveuses. Sur celles autour desquelles quelques infirmières s'affairaient encore, avant de s'éclipser en les voyant arriver en compagnie du médecin.

Il esquissa un pas vers elles. « C'est... » « Ce sont elles. » confirma doucement la voix du médecin, quelque part derrière lui. Micah se stoppa, jeta un coup d'œil à Sebastian, puis  arbora un de ses sourires indomptables et radieux qui voulait dire que son cœur battait à cent à l'heure. Une joie incomparable bouillonnait dans son ventre et répandait une énergie dont il se serait cru incapable dans ses veines.

Il aurait bien voulu se découper en deux pour que chaque moitié de lui aille voir leurs deux filles en même temps. Seulement l'anatomie en générale et quelques notions basiques d'instinct de survie l'empêchait de mettre son plan à exécution. Alors Micah se dirigea – précipita – vers l'une des deux couveuses.

Wow.

Le bébé... Quinn. C'était Quinn. C'était marqué sur la couveuse. Quinn était petite. Vraiment petite. Minuscule. Micah savait qu'un bébé avait forcément l'air petit. Parce qu'il avait vu Sam naître du haut de ses 11 ans et qu'elle lui avait l'air de la pire crevette au monde. Mais Quinn était minuscule. Du genre à tenir dans la paume dans ses deux mains – enfin sans doute pas, et il ne pouvait pas tellement vérifier à cause de la couveuse entre eux. Et ses petits poings étaient fermés, ou en tout cas essayaient de se fermer, comme si c'était trop d'efforts, pendant qu'elle pleurait. Couinait ? Un mélange des deux. Mais qui offrait à Micah une vue imprenable sur ses mini gencives toutes roses.

Et Micah n'aurait pas du trouver ça mignon, parce qu'elle était trop petite et qu'elle pleurait-couinait. Mais elle avait l'air tellement désarmée et adorable avec ses joues roses vif de fatigue et ses paupières fermement closes... Il avait envie de la prendre dans ses bras, de la serrer contre lui et de ne plus jamais la laisser partir.

« Hey Quinnie... » dit-il avec douceur, s'attirant un petit couinement intrigué entre deux sanglots. « Ça a pas été une première nuit facile hein ? T'inquiète pas, je laisserai plus personne te réveiller deux mois trop tôt comme ça. »

Puis plus bas, il s'adressa à Sebastian, toujours à ses côtés, une main dans la sienne. « Regarde comme elle est beeeelle. Et  elle a le même air revêche que toi quand t'es grognon et que tu fais semblant de pas m'écouter, avec sa bouille toute crispée. »

Fier comme un paon, Micah se pencha vers la vitre. « Tu sais que tu ressemble déjà à un de tes papas ? Non ! Pleure pas, pleure pas. C'est le plus beau compliment du monde. Une petite fille et Sebastian, c'est l'arme la plus mignonne du monde. Personne peut résister à un combo pareil. » Et surtout pas lui. « Mais faut qu'on aille voir ta sœur maintenant. »

Mary était encore plus petite. Si c'était possible. Micah ne voulait pas croire que c'était possible, mais si. Si Quinn tenait dans deux mains, pour Mary une seule suffisait. Une grande main. Et elle ne pleurait pas. Elle avait juste l'air absolument éreintée. Ses joues rosées d'énervement et de stress, faisaient ressortir ses yeux bleus, mi clos, et bordés de larmes silencieuses. « Elle est si petite. » murmura t-il, impressionné, tout en se rapprochant, comme aimanté par leur fille malgré la vitre. « Tu nous as fait une peur bleue. » Son cœur manqua un battement. Ou plusieurs. Micah avait l'impression qu'on lui avait compressé les poumons dans un étau et que tout se relâchait d'un seul coup.

Mary était là. Elle était réelle sous ses yeux. Il voyait sa poitrine minuscule se soulever et s'affaisser. Si seulement... Micah se mordit la lèvre. Si seulement il pouvait la toucher. « T'as été teeeellement courageuse. » se débrouilla t-il pour articuler, la gorge serrée. Il serra la main de Sebastian inconsciemment. « Mais ton père et moi, on savait que t'étais une petite battante. Et tout va bien aller maintenant. » Les cercles bruns de ses yeux se relevèrent vers Sebastian. remplis d'espoirs... et de détresse qu'il ne parvenait plus à dissimuler maintenant que la pression relâchait doucement ses nerfs à vif. Une dernière fois, il tourna la tête pour regarder les traits gracieux de leur fille qui s'apaisait peu à peu. Elle était adorable. Elle avait l'air d'un ange. D'un tout petit ange fatigué. Mais d'un ange quand même. « T'auras plus jamais besoin de te débrouiller toute seule. Nope. Ja-mais. »



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MessageSujet: Re: I won't let you fly, I won't say goodbye, I won't let you slip away from me ▲ Micastian   Jeu 9 Jan - 0:48





Micah & Sebastian


« On va voir nos filles. » C’était officiel. Nos filles étaient nées. Non sans difficultés, mais elles l’étaient. J’apercevais déjà les couveuses, loin des autres nouveaux nés. Elles étaient là. A quelques mètres de nous. Nos bébés. Nos filles. Nos précieuses petites filles. Nous avancions vers elles avec Micah, main dans la main. Je me rendais compte que j’étais en train de lui couper toute circulation sanguine. Mais j’étais incapable de me déraidir, de laisser s’envoler tout le stress qui montait en moi alors que nous arrivions près d’elles. « Ce sont elles. » Nous annonça le médecin. Je restais figé un moment sur place avant de faire les derniers pas pour approcher l’une des couveuses. J’étais tiraillé entre la joie de les voir pour la première fois, et la tristesse de les imaginer si petites, si fragiles, séparées de moi par une vitre, surement reliées par de nombreux tubes. C’était ce qui les maintenait en vie. C’était ce qui me permettrait un jour de pouvoir les tenir dans mes bras sans avoir peur pour elle. Mais pour l’instant, je maudissais tout ça.

C’est Micah qui me fait franchir la distance qui me maintenant loin d’elles. Ma main dans la sienne, j’étais obligé de le suivre où qu’il aille. Je sentis une petite hésitation. Comment décider de la première qu’on irait voir ? Il finit par se décider. Je n’avais pas encore le temps de regarder notre fille ou de lire le petit carton qui indiquait son nom que j’entendis Micah dire : « Hey Quinnie... ». Quinn. C’était Quinn. Notre petite Quinnie. Je laissais Micah parler, entendant parfois mon prénom être prononcé. Je lui demanderai peut-être plus tard de répéter ce qu’il lui avait dit, mais pour l’instant j’avais mieux à faire. J’étais bien trop occupé à admirer notre fille. Elle était parfaite. Derrière ses petits poings difficilement fermés, ses yeux plissés, ses tubes que je ne voyais même plus… elle était parfaite. C’était notre parfait petit bébé. Notre petit ange.

De premières larmes commençaient à perler aux coins de mes yeux. Ce n’était plus dû à la peur. C’était désormais un mélange de pure joie et de frustration. J’étais comblé. C’était mon premier enfant, l’un des amours de ma vie. Mais j’étais frustré. J’étais obligé de poser ma main sur la vitre qui nous séparait, incapable de sentir la douceur de sa peau sous mes doigts, incapable d’embrasser son front. « Quinn… » murmurais-je comme pour seulement elle et moi. Mon regard s’attarda quelques secondes sur carton rose sur sa couveuse.

Quinn Winnifred Summers-Petterson.
Née le 9/01/2014 à 3h48, à Town Square.
Taille : 41 cm.
Poids : 1,614 kg.


Les chiffres me frappèrent. Elle était si petite et si légère. Mais ce nom… Il lui allait tellement bien. On y avait réfléchi pendant des mois, chacun y était allé de sa proposition, et il avait fallu faire un choix. Mais c’était le meilleur des choix. Derrière son petit air grognon Pettersonien se cachait une petite Quinnie. Notre petite Quinnie. « – faut qu'on aille voir ta sœur maintenant. » D’un revers de manche, j’essuyais les quelques larmes à mes yeux et lançais un petit sourire à Micah qui se dirigeait déjà vers la seconde couveuse. Je le suivais sans broncher, même si au fond de moi je serais bien resté encore quelques minutes avec notre bébé. Mais il était temps de rencontrer notre Mary.

« Elle est si petite. » commenta Micah en arrivant vers elle. Un regard de nouveau humide se dirigea vers la petite fille derrière la vitre. C’était Mary. C’était enfin elle. Notre ange qui nous avait tellement effrayés. « Mary… » l’appelais-je à son tour. C’était décidément le prénom parfait pour elle. Rose lui aurait été très bien aussi mais… C’était une Mary. Une battante comme sa grand-mère. Notre petite fille qui nous rendait déjà si fiers d’avoir tant de courage. Elle aussi était parfaite. Tout autant que sa sœur. Elle se ressemblait déjà tellement. Elle était plus petite, mais elle avait le même petit nez, la même petite bouche. Je repérais déjà de beaux yeux bleus, quelques petits cheveux blonds qui sortaient de son bonnet comme avec Quinnie. Je les imaginais déjà plus grandes, deux belles jeunes filles blondes avec de grands yeux bleus. On aura du boulot avec Micah pour empêcher les garçons et/ou les filles de s’approcher de trop près de nos deux petites merveilles.

Mary Eponine Summers-Petterson.
Née le 9/01/2014 à 4h01, à Town Square.
Taille : 37 cm.
Poids : 1,320 kg.


Elle était encore plus petite et plus légère. C’est fou ce que quatre centimètres pouvaient changer. Quinn me paraissait vraiment petite, mais Mary semblait minuscule. J’avais peur de la briser si je devais un jour la tenir contre moi. Finalement c’était peut-être mieux que je ne puisse pas la toucher encore. Il fallait qu’elle devienne grande et forte. « T'auras plus jamais besoin de te débrouiller toute seule. Nope. Ja-mais. » entendais-je Micah dire. « On sera toujours là pour toi. » ajoutais-je, de plus en plus ému. Je serrais un peu plus (si c’était possible) la main de Micah dans la mienne. Nos regards se croisèrent, et je vis quelque chose dans les yeux de mon mari que j’avais été surpris de ne pas voir plus tôt. Derrière la joie et le soulagement se trouvaient de la peur et de l’inquiétude. Lui qui s’était si montré si fort à mes côtés, qui avait véritablement aidé à ne pas m’effondrer. C’était à son tour de sentir cette détresse que j’ai cru allait me perdre à de nombreuses reprises ce soir. « Micah… » l’appelais-je alors qu’il avait retourné son regard vers Mary. Je me rapprochais un peu plus de lui et enroulais mon bras autour de sa taille. « Viens avec moi. » Je nous laissais poser quelques derniers regards tendres à nos enfants et l’attirait avec moi en dehors de la pièce.

Avant qu’il ait le temps de dire quoi que ce soit, j’attirais Micah contre moi et le serrais dans une étreinte forte. Les larmes commencèrent véritablement à couler, chez moi comme chez mon époux. C’était toutes les émotions enfouies toute la nuit qui ressortait enfin. C’était le manque de sommeil qui se faisait finalement sentir. C’était la joie d’avoir enfin rencontré nos enfants qui nous faisaient sourire malgré les pleurs. C’était l’inquiétude de savoir qu’elles restaient en danger pendant encore quelques semaines. Nous venions tous les deux de vivre l’une des soirées les plus éprouvantes de notre vie. Malgré toutes les épreuves de ces dernières années, j’avais même envie de dire que c’était la plus éprouvante. Nous étions passés par tous les stades. Et nos enfants étaient en cause. C’était une douleur toute nouvelle de s’inquiéter pour ses enfants. Nos filles étaient le signe le plus sincère de notre amour. Elles étaient l’aboutissement de (presque) une année à vivre et survivre ensemble avec Micah.  C’était tout nouveau. Et c’était magique. Mais qu’est-ce que ça pouvait être effrayant aussi.

Je me détachais de Micah après de longues minutes collés l’un à l’autre, s’agrippant à nos vêtements comme si c’était le seul moyen qu’on ne s’écroule pas. Je portais mes deux mains au visage du garçon, le redressant pour qu’il me regarde alors que mes pouces essuyaient ses joues humides. « Ça va aller. » lui confiais-je, me voulant rassurant à mon tour. « Elles sont enfin là. Au chaud dans leur couveuse. Entourées de plein de très bons médecins qui vont s’occuper d’elles comme il faut. » C’était lui comme moi que j’essayais de rassurer. J’avais beau me répéter ces paroles dans ma tête, il n’y avait rien de mieux que les entendre de vive voix. Je lançais un large sourire à Micah avant de venir l’embrasser. « Je t’aime. » murmurais-je entre plusieurs baisers. « Je t’aime tellement. » Sans lâcher son visage je reculais quelque peu le mien. « On est parents Micah. On a deux petites filles absolument magnifiques. T’as vu comme elles sont parfaites ? » lui demandais-je à demi-amusé et à demi-ému. Je tenais là surement le discours de tous les pères, mais c’est vrai que nos bébés étaient les plus beaux des bébés.

Mes mains lâchaient finalement son visage pour glisser le long de ses bras et attraper ses mains. J’entrelaçais nos doigts et les admirais ainsi. « Je crois que le plus raisonnable serait qu’on rentre dormir. Au moins quelques heures. On pourra expliquer à Sam ce qu’il s’est passé à son réveil comme ça. Et on reviendra avec elle un peu plus tard. » Elle méritait d’entendre de nos bouches tout ce qui s’était passé pendant la nuit. Elle méritait de savoir qu’elle était l’heureuse tata de deux jolies petites filles. « Enfin avant on va retourner les admirer encore quelques minutes. Elles sont tellement belles. » Sur ces mots je retournais embrasser Micah et l’attirais avec moi en direction de la nurserie. Le médecin avait essayé de nous parler, mais je n’écoutais rien. Je n’avais d’yeux que pour Quinn, Mary et Micah qui les regardait comme les deux plus belles merveilles du monde. Et c’est ce qu’elle étaient.

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MessageSujet: Re: I won't let you fly, I won't say goodbye, I won't let you slip away from me ▲ Micastian   Sam 11 Jan - 3:57




Sebastian & Micah


Sebastian n'avait rien dit. Enfin si, les prénoms des filles. Pas trop compliqué vu qu'ils étaient actuellement marqués sur les petits cartons roses à 10 centimètres de son nez. Pour le reste ? Que dalle. Honnêtement, Micah n'était même pas certain qu'il l'ai entendu.

Qu'importe, Micah pouvait très bien s'extasier tout seul sur les ressemblances qu'il déterrait déjà entre leurs filles et leur père. Il espérait juste qu'elles seraient un peu plus loquaces. Ça et qu'il n'allait pas se mettre à pleurer devant elles. Parce que de quel père il aurait l'air à pleurer comme un bébé devant ses actuels bébés ?

C'était juste – qu'il était heureux, et tellement soulagé. La pression s'évacuait de lui comme d'une cocotte minute sur le point d'exploser, et Micah sentait ses genoux faiblir sous son poids –

Quelque chose lui broyait la main. « Aoutch ! » feula Micah, et – okay, pas quelque chose, quelqu'un. Sebastian.  Apparemment, en plus d'être à mille kilomètres de la conversation que Micah tentait d'établir, Sebastian avait aussi perdu la notion de sa propre force.

Quelque part dans les abysses de son cerveau paralysé par l'émotion, son mari dut se rendre compte que Micah était en train de se changer en loque humaine car il le traina littéralement hors de la pièce. L'adolescent eut le réflexe de se tendre. Il voulait protester. Rester là, avec leurs filles, mais son corps était incapable de résister. Puis Sebastian l'enveloppa brusquement dans ses bras. Micah expira l'air qu'il n'avait pas eu conscience de retenir pendant tout ce temps, et enfouit son visage dans le creux de son cou.

« Elles... elles vont bien... » murmura t-il, comme s'il avait encore du mal à réaliser. Elles allaient bien. Mary et Quinn étaient juste là dans la pièce à côté, avec plein d'autres bébés et une ribambelle de docteurs pour prendre soin d'elles. Il n'avait plus besoin d'être fort. Il n'avait plus besoin de se persuader que tout irait bien en dépit de l'horrible réalité qui lui hurlait le contraire.

Et il avait besoin de Sebastian.

De sentir son odeur, le contact familier de ses bras, la force avec laquelle il l'enserrait, comme pour le préserver du monde entier. Quoiqu'il arrive, Sebastian était son ancre. C'était par et pour lui que Micah avait tenu bon. Il avait besoin de le tenir et d'être tenu par lui. Il se sentait mieux. Même s'il pleurait. Il pleurait. Il ne s'en était même pas rendu compte. Et ce qui n'était que quelques larmes se changea en une myriade de sanglots qui secouaient son corps affaiblit par l'épuisement. Micah enfonça ses doigts dans la veste épaisse de Sebastian, s'y agrippa de toutes ses maigres forces. « J'ai eu si peur. »

« Ça va aller. » affirma doucement Sebastian en rompant leur étreinte. Trop tôt. Micah s'accrocha aux pans de sa veste. Pourquoi est-ce qu'il le relâchait déjà ? « Elles sont enfin là. Au chaud dans leur couveuse. Entourées de plein de très bons médecins qui vont s’occuper d’elles comme il faut. » Micah s'immobilisa. Les paroles de Sebastian faisant leur chemin tandis que le contact tendre de ses mains sur son visage humide le calmait un peu.

« Merci... » hoqueta t-il, la voix cassée. Avant de voir Sebastian lui sourire. Où est-ce qu'il trouvait encore l'énergie de sourire ? Qu'est-ce que Micah avait fait pour mériter un homme pareil ? Il n'eut pas vraiment le temps de se poser la question parce que Sebastian l'embrassait. « Je t’aime. » Micah sourit en se laissant embrasser. Parce qu'il n'avait pas la force de répondre, mais que le cœur y était. Et que dans le chaos d'émotions qui l'assaillaient, Sebastian le faisait frissonner de plaisir. « Je t’aime tellement. »

« Je t'aime. » répondit l'adolescent, en relâchant sa veste pour passer ses mains en dessous. « On est parents Micah. On a deux petites filles absolument magnifiques. T’as vu comme elles sont parfaites ? » Ah ! Il avait quand même remarqué ! « Je sais qu'elles sont parfaites ! » s'écria Micah, un petit rire se mêlant à ses pleurs. Il se rapprocha de Sebastian, collant son torse au sien, et murmura gentiment. « Elles te ressemblent. »

Finalement, Sebastian captura ses mains et proposa la seule chose censée à faire, à savoir : rentrer à la maison et se reposer. Après être retourné voir leurs filles, mais quand même. Micah esquissa une moue hésitante. « Je veux pas les laisser. » bouda t-il toujours accroché à Sebastian comme un koala à son eucalyptus. Même si d'un autre côté, il était toujours frigorifié et qu'il rêvait de se coucher contre son mari, au chaud dans leur lit. Il releva de grands yeux suppliant vers Sebastian et demanda d'une petite voix. « On retournera les voir dès qu'on aura dormi et parlé à Sam, hein ? »

Comme si Sebastian allait dire non.

***

Micah s'éveillait doucement dans la pénombre de la chambre. Les bras de Sebastian étaient enroulés autour de lui, et son odeur l'enveloppait dans un cocon rassurant de demi sommeil réparateur. Alors, hmm... pourquoi il se réveillait au juste ?

Il y avait du bruit.

Pas celui habituel des animaux. Non, il y avait du bruit. La présence de quelqu'un chez eux. Et pas quelqu'un de discret. Le jeune homme se pressa fort contre Sebastian et ferma résolument les paupières en priant pour se rendormir pendant qu'on les cambriolait. Ou que le bruit venait de son rêve et qu'il allait peut-être s'arrêter tout seul.



Non. Bien-sûr, ça continuait. Micah poussa un couinement désespéré qu'il nierait jusqu'à la fin de ses jours, et gigota pour se faufiler hors des bras de Sebastian sans le réveiller. Il s'assit sur le lit, et se rendit compte qu'il portait encore son jogging de la veille. Puis il attrapa sa montre et la passa à son poignet en zyeutant le cadran : 12h23.

Tout lui revenait en mémoire alors qu'il penchait pour attraper son t-shirt. Ils étaient rentrés, et avaient retrouvés Crash qui avait eut droit à rapide topo de la situation. Après quoi ils avaient gagné leur chambre, et Micah s'était juste – effondré comme ça, contre Sebastian, avant de s'endormir immédiatement comme une masse.

Ça expliquait qu'il ne soit pas nu. Mais ça n'expliquait pas le bruit. A moins que Crash soit revenu entre temps s'occuper de Sam ? Dans le doute, il s'élança souplement sur le lit pour voler un baiser à son époux toujours endormi, et sauta sur ses jambes, direction la cuisine.

« Hey ! » l'accueillit Charlie dès qu'il passa le seuil de la cuisine. Et c'est un Micah échevelé qui se frotta les yeux, passablement incrédule. A table, Jamie était pris en sandwich entre Stella et Sam. « T'as une mine affreuse. » remarqua sa belle-sœur en levant une mine inquiète sur lui. « Sam voulait vous réveiller quand on est arrivé, mais on lui a dit de vous laisser dormir. » signala Charlie, et wow – trop d'information, trop vite.

Micah alla s'asseoir sur une chaise, et attrapa un pancake. « Je savais pas ce que vous voudriez manger » expliqua Stella « alors j'ai préparé le repas pour nous et un petit déjeuner pour toi et Sebastian. »

« C'est gentil. » répondit sincèrement Micah. Il ne se sentait pas de faire quoi que ce soit aujourd'hui qui n'implique pas d'aller à l'hôpital voir les filles. Il fronça quand même les sourcils. « Comment vous êtes entré ? »

Charlie lui lança un sourire particulièrement fier de lui, et l'adolescent le coupa d'un geste. « En fait, je veux pas savoir. » « Il s'est passé quoi cette nuit ? Et elle est où Elena ? » interrogea Sam qui caressait Crème de marron sur ses genoux. « Elena est à l'hôpital. Et si on y a passé la nuit, c'est parce que Mary et Quinn sont nées plus tôt que prévu. » Il se mit à sourire bêtement, pendant que Sam s'exclamait. « Elles sont nées ? Je veux les voir ! On pourra aller les voir ? »

A sa question innocente, Micah avait bien vu Charlie et Stella se tendre avec appréhension. « Bien sûr qu'on va y aller ! » Le plus vite possible. Puis il leva les yeux tour à tour vers son beau-frère et sa belle-sœur. « Elles vont bien. Elles sont fragiles. Surtout Mary à cause de son retard de croissance, mais l'accouchement s'est bien passé et les médecins s'occupent bien d'elles. »

« C'est merveilleux. » réagit en premier Charlie. Et Micah n'avait aucune idée de se qui se passait, vraiment. Seulement qu'il était repassé en position debout, et que deux Petterson l'embarquaient dans un câlin. « Sebastian est visible ? J'ai envie d'aller le réveiller moi-même, et de le féliciter au passage. » Micah étouffa un rire à sa question. « C'est le seul matin de l'année où il est visible, profites-en. »

***


Elena était assignée à sa chambre. Repos forcé et observation jusqu'à la fin de la semaine minimum. Vers la fin de l'après-midi, elle s'était échappée avec Micah dans les couloirs, histoire d'aller voir les bébés en argumentant à grand coups de « je les ai mises au monde quand même ! » comme si ça lui donnait le droit de fureter contre l'avis des médecins.

On était le soir, et tout le monde avait plus ou moins passé l'après-midi à l'hôpital. Sam avait séché l'école, et même Crash était passé voir les filles après avoir rattrapé sa nuit de sommeil lui aussi. Sa petite sœur était rentrée à la maison avec Stella et Jamie. Charlie était avec Sebastian, probablement avec les filles, et Micah passait un peu de temps avec Elena.

Il y avait des fleurs dans sa chambre, amenées par sa mère. Elle essayait de les arranger en pestant contre son séjour obligatoire à l'hôpital.

« Je t'apporterai des gâteaux. » assura Micah en allant s'asseoir sur l'autre lit inoccupé de la pièce. « Tu vas avoir du mal à me faire des gâteaux si tu restes ici toute la journée. » remarqua t-elle avec un petit sourire en coin. Il y eut un silence, signe que Micah réfléchissait. Elle n'avait pas tort, c'est juste que – « J'ai pas envie de les laisser. Je voudrais toujours être près d'elles. » Il eut une moue de désolation sur le visage. « Je peux même pas les tenir contre moi. »

Elena ouvrit la bouche pour répondre quelque chose, mais fut interrompue par l'arrivée de Sebastian. Immédiatement, l'adolescent bondit du lit pour lui sautiller dans les bras. « Aloooors ? Quinn t'a fait le coup de la bouille toute crispée ? Dis moi que t'as eu l'impression te voir dans un miroir version bébé. »

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MessageSujet: Re: I won't let you fly, I won't say goodbye, I won't let you slip away from me ▲ Micastian   Dim 12 Jan - 1:25





Micah & Sebastian


« Micah… » grognais-je d’une petite voix endormie. « Tu me baves dessus. » Je sentais un filet humide couler le long de mon cou, et un poids sur mon torse. Je tâtonnais d’une main pour trouver son visage.   « Euh… » Ce n’était pas la tête de Micah. Ou alors il avait rapetissé et perdu pas mal de cheveux pendant le processus. J’entrouvrais un œil, mais le refermais aussitôt en découvrant que quelqu’un avait eu la bonne idée d’ouvrir les volets de la chambre. Il était trop tôt pour que le soleil me brûle ma vue. Il était aussi trop tôt pour que quelqu’un d’autre que Micah me bave dessus. « T’es toujours aussi difficile à réveiller, ça s’est pas arrangé avec l’âge. » entendais-je une voix bien trop familière me dire à côté de moi dans le lit. « Charlie ? » appelais-je, surpris et quelque peu dérangé par sa présence trop proche. Je luttais contre la lumière du jour, et ouvrais mes yeux pour découvrir mon frère couché sur les draps à côté de moi, et mon neveu couché sur moi, riant et dégoulinant joyeusement sur moi. « Jamie ! » m’écriais-je en reconnaissant le bébé contre moi. J’enroulais automatiquement mes bras autour de lui, le serrant dans une étreinte qui lui arracha un rire. « On voit lequel de nous deux tu es le plus heureux de voir. Ça fait plaisir. »

Après avoir feint l’indifférence quant à cette remarque, je faisais semblant de m’en rendormir, le petit garçon toujours dans les bras. Celui-ci jouait avec ma barbe, essayant de l’attraper entre ses petits doigts. Sa gaucherie enfantine me faisait trop rire pour rester calme, et me permettais de doucement sortir complètement de mon sommeil. Assez pour demander à mon frère qui n’avait pas bougé : « Qu’est-ce que tu fais là ? ». J’avais droit à un regard étrange. Comme si c’était évident et que j’avais juste… oublié. « Je te laisse tranquillement te réveiller. Ça te reviendra. » Sur ces mots, il quitta le lit et sortit de la chambre. J’échangeais un regard dubitatif avec Jamie, cherchant une réponse dans ses yeux. Ses grands yeux bleus.

« Oh mon dieu. »

Nos filles étaient nées la nuit dernière. Quinn et Mary étaient venues au monde. Tous les souvenirs de la veille m’étaient revenus en tête doucement, et j’étais sorti du lit pour rejoindre le reste de ma famille qui déjeunait tranquillement dans la cuisine. Je redonnais son fils à ma belle-sœur après l’avoir saluée, et allais prendre Micah dans mes bras. C’était comme si je lui confiais un secret, une bonne nouvelle que je venais d’apprendre. « On est parents mon amour ! » J’entendais la petite voix réjouie de Sam derrière moi, probablement aussi excitée que moi d’aller à l’hôpital pour les voir ou revoir. Elle m’avait d’ailleurs rejoint, enroulant ses petits bras autour de moi pour me féliciter et me dire qu’elle était la plus heureuse (et la plus jeune selon elle) des tantes. Stella se racla la gorge au loin, réclamant ce titre pour elle. « Egalité ? » lui proposa Sam. « Egalité. »

C’était au tour de Charlie de venir me féliciter. Et se moquer du fait que j’avais légèrement oublié pendant les premières secondes de mon réveil. Ses moqueries ne durèrent pas longtemps, à la place, il me prit dans ses bras et murmura à mon oreille : « Félicitations Sebastian. Elles n’auraient pas pu rêver de meilleurs parents que Micah et toi. ». Je le remerciais avec un simple sourire, trop ému pour prononcer le moindre mot. J’espérais être un bon père. Tous les doutes de la veille ne s’étaient pas effacés comme par magie, j’avais peur de ne pas être à la hauteur. Mais lorsque je voyais tout ce monde autour de nous, toutes ces personnes qui n’avaient pas hésité à prendre un avion en plein milieu de la nuit pour nous épauler Micah et moi… Je comprenais que Quinn et Mary étaient nées dans la plus aimante des familles. Et je n’avais plus aucune crainte à avoir.

***

« Elles sont magnifiques petit frère, t’as fait du bon boulot. » m’avoua Charlie alors que nous étions seuls avec Mary et Quinn. « Merci. » le remerciais-je sincèrement en décollant par miracle mon regard de la couveuse où dormait l’une des petites. Nous avions tous passé la journée ici, évitant d’y être tous en même temps, et alternant entre les couveuses et la chambre d’Elena qui se lamentait de devoir rester ici. « Je suis désolé que… que ça doive se passer comme ça. Mais vous êtes pas seuls. » Je le remerciais à nouveau, et reportais mon regard sur Quinn qui semblait se réveiller doucement. « Je veux dire… vous le serez plus. Du tout. »« Quoi ? » le questionnais-je en relevant la tête vers lui. « Vous… ? » Il acquiesça d’un petit signe de tête. « On avait prévu de revenir de toute façon. Autant le faire… dès maintenant. » J’écarquillais les yeux. Charlie nous avait annoncé vouloir revenir à Town Square il y a déjà quelques temps, mais ça ne devait pas se faire avant plusieurs mois. Au moins le temps de finir de reconstruire notre ancienne maison. Celle-ci était presque prête, mais restait tout de même inhabitable. Surtout avec un enfant de l’âge de Jamie. « On va louer quelque chose ici, retourner quelques jours à New York faire des cartons, mais on est de retour pour de bon. » continue-t-il comme s’il avait entendu mes pensées.

Je réfléchissais un instant et changeais de couveuse, rejoignant Charlie qui se tenait contre celle de Mary. Je souriais en regardant le bébé, oubliant sa si petite taille et toutes les machines qui lui permettaient de se battre pour être avec nous. « J’ai pas envie que vous fassiez ça pour nous. Enfin j’apprécie, vraiment, et je pense que là on en a besoin. Mais c’est pas la peine d’avancer autant votre démén –  » Je n’avais pas le temps de finir ma phrase qu’il m’interrompais. « C’est pas que pour vous. On a envie d’être là. » Je hochais la tête en signe d’abandon et de compréhension. Je connaissais assez mon frère pour savoir qu’il ne risquait pas de changer d’avis maintenant. Il semblait décidé et avait dû assez réfléchir à la question avant de me l’annoncer officiellement. « Mais louez pas un truc. J’ai pas créé un appartement indépendant dans la maison pour que mon frère aille dormir ailleurs. En attendant de finir la maison… ça devrait vous suffire. Laisse-moi en parler avec Micah avant quand même, mais il y a pas de raison qu’il dise non. »

***

La nuit était tombée. Les infirmières contournaient les règles en nous laissant rester malgré la fin des horaires de visite. Je ne devais pas être le premier parent à les supplier pour pouvoir passer encore un peu de temps avec mes enfants. Mais il était tout de même temps de leur souhaiter une bonne nuit, et avec Charlie nous repartions en direction de la chambre d’Elena où devait encore se trouver Micah. Mon frère m’abandonna sur la route pour aller chercher des cafés infâmes, et je pénétrais dans la chambre, seul.

Je posais à peine le pied à l’intérieur que Micah se précipitait sur moi. Il me serrait dans ses bras et je fis de même, déposant un baiser sur sa tempe. « Aloooors ? Quinn t'a fait le coup de la bouille toute crispée ? Dis moi que t'as eu l'impression te voir dans un miroir version bébé. » me demanda-t-il, enjoué. « Je ne vois absolument pas de quoi tu parles. » lâchais-je innocemment avant de voler un baiser à Micah pour clore le sujet. Toujours collé à lui, ma tête se reposant gentiment contre la sienne, je jetais un regard à Elena sur son lit. « Comment tu te sens ? » lui demandais-je. « Etonnement bien. Tellement que je ne comprends pas pourquoi je dois rester ici aussi longtemps. » lâchait-elle en haussant fortement la voix en espérant surement qu’un médecin ou une infirmière dans les alentours l’entende. « Si tu veux demain on discutera des projets donc tu nous parlais hier. Ça te changera les idées. »« Mon héros ! »

Charlie finit par nous rejoindre, et j’en profitais pour parler à Micah de ce que mon frère m’avait annoncé un peu plus tôt. Je n’avais pas eu besoin d’évoquer ma proposition pour qu’il lui fasse lui-même. A la seule condition qu’il ne vienne jamais nous chercher au matin dans notre chambre. Ce matin avait été l’exception de l’année, la seule fois où il ne risquait pas de découvrir une partie de nos anatomies qui préférerait surement ne pas voir. Il accepta aussitôt avant de nous rappeler subtilement que si on passait encore la nuit ici, notre non-nudité d’aujourd’hui ne serait pas exceptionnelle. Il n’en fallait pas plus pour nous donner la motivation de souhaiter une bonne nuit à Elena et de partir.

Cette nuit-là fut la première où je faisais l’amour à un père de famille. Et pas la dernière.

***

Voilà une semaine que Mary et Quinn étaient nées. Les médecins étaient de plus en plus optimistes, et les infirmières nous laissaient, Micah et moi, participer toujours un peu plus aux soins de nos filles. Tous nos mouvements devaient être doux et précis. Je n’aurais jamais cru devoir prendre tant de précaution pour à peine toucher nos enfants, mais du moment que je pouvais le faire… je me fichais royalement du reste. Je pouvais enfin sentir la peau de nos filles sous mes doigts, sentir les leurs essayer de s’agripper à mon index. Elles étaient si fragiles et si fortes à la fois. Elles me rendaient fier à chaque fois que je les voyais. Mes deux petits anges qui ne lâchaient rien. Je leur parlais tous les jours, de tout et de rien, simplement pour les habituer au son de ma voix. J’avais déjà l’impression qu’elle nous reconnaissait avec Micah. Elles semblaient plus attentives lorsque nous étions là. Je voyais surement ce que j’avais envie de voir, mais ça me réchauffait le cœur d’imaginer que c’était vrai. Elles reconnaissaient déjà leurs papas.

« Vous avez déjà entendu parler du peau à peau ? » nous demandait notre médecin ce matin-là. Il avait à peine le temps de finir sa phrase que je répondais un franc « Oui ! ». J’avais lu tout ce qu’il y avait à lire sur les bébés prématurés, leurs soins, les aides pour les parents, etc. J’avais compté les jours et prié pour que celui-ci arrive. « J’imagine que ça vous intéresse de l – »« Oui ! » le coupais-je, excité avant même qu’il n’ait le temps de nous proposer réellement d’essayer. Il rappela le principe, en quoi ça aidait le bébé. Je n’écoutais plus rien, j’étais déjà en train de m’imaginer faire voler mes vêtements pour pouvoir tenir l’une de nos filles contre moi.

Finalement, il nous proposa d’essayer tout d’abord avec Quinn. Je m’en voudrai plus tard pour mon égoïsme, mais je suppliais Micah du regard pour être le premier à pouvoir la tenir ainsi. Quelques minutes plus tard, on me faisait asseoir sur un fauteuil, une couverture sur les épaules pour éviter de me trimbaler à moitié nu dans le service. Le docteur sortit Quinn de sa couveuse avec le plus grand soin. Toujours reliée à toutes ses machines, il la déposa contre mon torse, sa peau chaude entrant en contact avec la mienne. Je posais mes mains délicatement sur elle pour la maintenir contre moi, mes yeux aussitôt embués par les larmes qui montaient. J’avalais difficilement ma salive en cherchant mon mari du regard près de moi. Je lui souriais, ému, avant de reporter mon attention sur Quinn. « Bonjour Quinnie… » murmurais-je tendrement en caressant l’arrière de son crâne alors qu'une première larme coulait le long de ma joue. Un peu plus loin, j’entendais le médecin proposer en direction de Micah : « Vous voulez essayer avec Mary ? ».

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MessageSujet: Re: I won't let you fly, I won't say goodbye, I won't let you slip away from me ▲ Micastian   Dim 12 Jan - 17:49




Sebastian & Micah


« Vous avez déjà entendu parler du peau à peau ? »

Aussitôt, Micah entraperçu Sebastian se mettre à frétiller du coin de l'œil. Il garda son sourire pour lui lorsqu'il coupa carrément la parole au pauvre docteur, et roula des yeux au regard de chien battu que son traitre d'époux lui envoya. Évidemment ils avaient entendu parler de cette pratique qui consistait à ce que les parents tiennent leur enfants contre leur peau nue. Ils en avaient lu les vertus autant physiques que psychologiques pour le bébé. Et rien que devant l'écran, il avait vu les yeux de Sebastian s'étoiler comme si c'était son deuxième Noël de l'année.

Il hocha doucement la tête, pour lui signaler que oui, il pouvait tenir Quinn contre lui en premier.

En un temps record, Sebastian se retrouva torse nu, muni d'une couverture et assit dans un fauteuil. Au moins trois infirmières étaient passées sur pause pendant ce court laps de temps, et Micah se rappela très fort que ce n'était ni le lieu, ni le moment pour un petit scandale option crise de jalousie. Lui aussi il avait eu un bug en voyant Sebastian entrer dans l'animalerie la toute première fois. C'était le Sebastian effect. Comme l'effet papillon, mais version sexy et totalement anti professionnel. Bref. Il comprenait : lui aussi il était passé par là.

Sauf que maintenant, Sebastian était à lui. Ça le rendait toujours incroyablement fier. D'un côté, parce que Micah était un petit con qui aimait bien se la péter aux dépends de son dieu grec, de l'autre parce que cet homme partageait sa vie. Celui qui accueillait avec une douceur incroyable leur toute petite fille contre son torse. Ses yeux magnifiques sur lesquels Micah ne pouvait toujours pas poser d'étiquette se voilaient de larmes contenues, et quittaient un instant leur fille pour se tourner vers lui.

Micah leur adressa un sourire bienveillant, et s'approcha d'eux, passant ses doigts fins dans les cheveux de Sebastian. « Bonjour Quinnie… »

« Vous voulez essayer avec Mary ? » proposa le médecin à peu plus loin. Micah reporta son attention sur lui, brusquement tiré de leur premier moment câlin avec Quinn. Il fronça les sourcils. « Je... je peux ? » demanda t-il, n'osant y croire. Une pointe d'inquiétude pour leur fille l'aiguillonna et il ajouta « Elle est pas trop petite ? »

« Ne vous inquiétez pas. » assura le médecin en lui offrant un sourire rassurant. « Comme je viens de vous le dire, la tenir contre vous ne peut être que bénéfique pour votre fille. C'est un véritable soin qu'on s'efforce d'offrir le plus rapidement possible à l'enfant. Et croyez moi, elle est prête à venir dans vos bras. »

Micah ne fit aucun effort pour retenir le sourire qui devait faire trois fois le tour de sa tête. « J'adorerais la tenir contre moi ! » Il sautillait surplace de contentement comme un chiot excité. Il jeta un regard sur l'autre fauteuil vide, puis à celui de Sebastian, puis sur le médecin. « Je peux le rapprocher du sien ? » demanda t-il, priant pour qu'il n'y ai pas de contre indication au fait d'être juste proches les uns des autres. Ce qui lui valu un rire du médecin. « Ça ne peut faire de mal à personne. Tant que vous restez bien chacun à votre place. » Le visage de Micah s'illumina et il poussa son fauteuil le plus prêt possible de celui de Sebastian et Quinn. « Promis ! »

Moins d'une minute plus tard, il était torse nu, couverture sur les épaules, et s'asseyait pour la première fois de sa vie avec le cœur battant d'appréhension. Le médecin avait sortit Mary de sa couveuse. Elle avait l'air encore plus petite entre ses mains, songea Micah en se dandinant dans son siège comme s'il cherchait la meilleur position pour Mary et lui. Enfin, il la lui déposa délicatement sur le torse. Plus délicatement encore, le jeune père, mon dieu, père – amusant comme il avait l'impression de l'être d'une manière plus ou moins bordélique depuis qu'il s'occupait de Sam, mais que le mot le heurtait en pleine figure seulement maintenant –  porta une main derrière sa tête et l'autre sous sa toute petite couche. « Woah, t'es toute légère. Encore plus que Fraise. Mais t'as pas de poils. Est-ce que t'as froid ? » Du pouce, il caressa son petit bonnet qui lui descendait quasiment jusqu'à ses yeux encore fermés. « Tu veux pas me montrer tes yeux aujourd'hui ? » Mary donna des petits coups légers avec ses pieds. « Hm, tant pis, parce qu'aujourd'hui on fait notre touuut premier câlin. »

Il ignorait d'où venait cette chaleur dans ses yeux, avant de comprendre que les larmes s'étaient logées là sans lui demander son avis. L'adolescent les retint en se mordant doucement la lèvre. Puis il leva ses prunelles vermeilles luisantes d'émotions vers Sebastian, et lui adressa un petit sourire rempli d'une joie sauvage. « Regarde nous, à pleurer comme deux imbé – » il s'interrompit et baissa le nez vers Mary. « – mot que je ne peux pas dire devant toi. » Puis de nouveau à Sebastian. « Avec nos filles dans les bras, alors qu'il y a un an je t'asticotais par tous les moyens pour travailler avec toi. »

Il bougea une jambe contre celle de Sebastian juste pour avoir un contact physique avec lui. Ça lui donnait l'impression d'être tous les quatre. Micah avait toujours eu besoin de sentir cette connexion physique entre lui et ceux qu'il aimait. C'était encore plus vrai dans l'intimité de leur couple, mais ça restait une règle qui s'appliquait à Sam... et à Mary et Quinn maintenant.

« Je t'aime. » dit-il, les yeux dans les yeux, avec leur fille dans les bras. « Je sais que j'te le dis tout le temps, mais je peux pas m'en empêcher. » Mon dieu, ses yeux se remettaient à pleurer à tout seuls. « Pardon. » s'excusa Micah en s'essuyant la joue contre son épaule. « C'est juste que – tu trouve toujours un moyen de me rendre encore plus heureux et... j'ai envie de te dire merci et de te sauter dessus, mais je peux pas là tout de suite, alors... »

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MessageSujet: Re: I won't let you fly, I won't say goodbye, I won't let you slip away from me ▲ Micastian   Mar 14 Jan - 0:25





Micah & Sebastian


Ça devait être la première fois depuis un an que la vue de Micah qui se déshabillait dans la même pièce que moi n’était pas ce que ce je préférais admirer. Je ne ratais pas l’occasion de le reluquer quelques secondes, mais maintenais tout de même tout mon intérêt sur mon tout petit bébé contre mon corps. Son visage se frottait contre ma peau, ses doigts se refermaient dans le vide contre celle-ci. C’était comme si comme moi, elle recherchait toujours plus de contact. Elle essayait de se raccrocher à ma présence, à ma chaleur, aux battements de mon cœur par lesquelles elle se laissait bercer. Je lui murmurais quelques mots, combien je l’aimais, à quel point elle était jolie. Je lui racontais comment serait sa chambre à elle et sœur, qu’elles s’y sentiraient comme des princesses.

Micah s’installa à son tour sur le fauteuil qu’il avait pris soin de coller au mien. J’observais le médecin amener Mary contre lui. Ses mains s’enroulaient aussitôt avec une simplicité incroyable autour de son si petit corps. « Woah, t'es toute légère. Encore plus que Fraise. Mais t'as pas de poils. Est-ce que t'as froid ? » réagit-il en l’accueillant contre son torse dénudé. Je fronçais les sourcils en le regardant. Il venait de comparer notre fille à notre furet. Comme si c’était la plus normale des comparaisons. J’étais trop heureux et ému pour lui faire remarquer. A la place, je reportais mon regard sur Quinn qui somnolait gentiment. Elle caressait ma peau, ou du moins c’est comme ça que j’interprétais ses petits poings qui se frottaient contre moi.

« Regarde nous, à pleurer comme deux imbé – » m’interpella Micah. Je reposais mon regard sur lui, souriant en le voyant se stopper. « – mot que je ne peux pas dire devant toi. » Il était tellement adorable, si câlin et prévenant avec elle. J’avais envie de les prendre tous les deux dans les bras. Tous les trois même. Je voulais embrasser les fronts de nos bébés. Je voulais embrasser mon mari, l’homme qui nous avait permis d’avoir tout ça. « Avec nos filles dans les bras, alors qu'il y a un an je t'asticotais par tous les moyens pour travailler avec toi. » reprit-il. « Tu m’asticotes toujours, mais pas pour les mêmes raisons. » remarquais-je tout bas juste pour lui et moi, évitant que les médecins et infirmières ne nous entendent. « Et… pas de la même façon. » Je lui lançais un clin d’œil avant de laisser mon regard être attiré par sa jambe qui venait se frotter contre la mienne.

Je me laissais me relaxer sous le poids de Quinn, sur sa chaleur contre moi. Si j’avais fermé les yeux ne serait-ce qu’une seconde, j’aurais surement pu m’endormir. Mais je préférais appuyer ma tête contre le fauteuil, la tournant pour regarder Micah et Mary. « Je t'aime. »« Moi aussi je t’aime. » répliquais-je aussitôt, un sourire au coin des lèvres. Comme je l’aimais. Je me surprenais à l’aimer encore un peu plus chaque seconde ; comme si c’était vraiment possible. Mais aujourd’hui… Aujourd’hui je nous sentais comme une famille plus que jamais. Je nous sentais parents, les deux êtres aimants qui s’étaient battus et se battaient toujours pour faire vivre une famille et la rendre heureuse. Micah était plus que mon mari, plus que l’homme avec qui je voulais passer le restant de ma vie. C’était l’homme qui m’avait permis d’avoir des enfants, d’avoir ces deux magnifiques petits anges qui se reposaient contre nous. « Je sais que j'te le dis tout le temps, mais je peux pas m'en empêcher. » Qu’il ne s’en empêche jamais. S’il y avait une seule chose que je voulais l’entendre dire encore et encore jusqu’à nos vieux jours, c’était ça.

« Pardon. » s’excusa-t-il avant d’essuyer les larmes qui se mirent à couler d’un coup. « Non, non – t’excuses pas. J’aimerais juste pouvoir effacer ces larmes moi-même mais… » Je baissais mon regard sur Quinn. Je voulais être celui qui effaçait ses larmes. Je voulais embrasser le sillon qu’elles laisseraient sur ses joues. « C'est juste que – tu trouves toujours un moyen de me rendre encore plus heureux et... j'ai envie de te dire merci et de te sauter dessus, mais je peux pas là tout de suite, alors... » Je lui lançais un sourire sincère, le genre qui voulait tout dire. Le genre que je faisais lorsque j’étais incapable de faire autre chose pour montrer combien je tenais à lui. « T’as pas idée à quel point j’ai envie de t’embrasser et de te prendre dans mes bras là maintenant. » J’agrandissais un peu plus mon sourire, et posais quelques instants mon regard sur Quinn. « Mais on aura tout le temps de faire ça plus tard. » reprenais-je en regardant Micah du coin de l’œil. « En attendant on va juste profiter de nos premiers câlins avec nos enfants. » Surtout que je n’avais pas l’intention de les lâcher de sitôt. « Plus tard par contre je prendrai le temps de te montrer combien moi je te remercie. Et ça impliquera encore moins de vêtement que maintenant. » Un dernier regard vers Micah, le tout accompagné d’un clin d’œil, et je m’enfonçais un peu plus dans mon fauteuil pour simplement apprécier la présence de plusieurs des personnes que j’aimais le plus dans ce monde.

***

Quelques jours plus tard, Micah et moi avions pris un moment juste pour nous. Loin de l’hôpital et des bébés. Loin de la maison et du reste de la famille. Pendant quelques heures, il n’y aurait que nous sur la plage. Bon, et les chiens aussi qu’on avait sorti pour qu’ils s’amusent dans la neige qui avait recouvert le sable. C’était le baptême de la plage pour Crème de marron. Le chiot s’enfonçait dans l’épais manteau blanc hivernal, et je devais fréquemment l’aider à en sortir. L’endroit était désert. Peu de monde pensait à venir ici durant cette saison, seulement quelques fous comme nous qui aimaient y emmener leurs animaux. Mais aujourd’hui il n’y avait que Micah et moi, marchant main dans la main le long du rivage gelé.

« Ça va bientôt faire un an qu’on s’est croisés ce jour-là sur la plage. Je promenais Carpette, toi Cachou. Je demandais conseil à la bête. Est-ce que je devais t’appeler ? Est-ce que tu m’en voulais trop pour ça ? » lançais-je après un long moment à simplement apprécier le calme des lieux. « Il n’avait pas été d’un grand secours. Heureusement que je t’ai vu apparaitre au loin. Qui sait où on en serait maintenant si on avait pas eu l’idée de venir se balader ici en même temps ? » Je préférais ne pas y penser. A la place je remerciais le destin qui avait quand même fait un beau boulot et nous avait permis de nous rencontrer, de nous marier, de fonder une famille. Je m’arrêtais dans notre balade. Sans lâcher  la main de Micah, je venais me mettre devant lui et attrapais l’autre. « Tu aurais pu imaginer à l’époque qu’on se retrouverait ici, presque un an plus tard, avec cette vie là ? » lui demandais-je, heureux et ému à la fois. L’année avait loin d’avoir été facile, et même aujourd’hui rien n’était simple. Je regrettais d’avoir eu à vivre toutes ces épreuves, mais comme j’étais heureux maintenant. Micah m’avait rendu heureux comme je n’aurais jamais cru l’être un jour. « Mariés, pères… grand-frère pour moi. » Il m’avait donné la vie dont j’avais toujours rêvé.

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MessageSujet: Re: I won't let you fly, I won't say goodbye, I won't let you slip away from me ▲ Micastian   Mer 15 Jan - 13:39




Sebastian & Micah


« Ça va bientôt faire un an qu’on s’est croisés ce jour-là sur la plage. Je promenais Carpette, toi Cachou. Je demandais conseil à la bête. Est-ce que je devais t’appeler ? Est-ce que tu m’en voulais trop pour ça ? »

Micah sourit au souvenir. Un moment à la plage avec Sebastian, c'était tout ce dont il avait besoin. Ce n'est pas qu'il voulait se tenir éloigné des filles ou de Sam, ni de Charlie et toute sa petite famille. C'est juste qu'il se sentait – submergé par tout ce monde. Toute cette agitation. Comme si le stress depuis la naissance des filles était monté, monté, pour se relâcher quand il avait enfin pu se permettre de pleurer dans les bras de Sebastian, mais pas tout à fait quand même.

Il n'aurait pas su dire quoi. Et toute cette agitation autour d'eux, les heures passées à l'hôpital, celles au café après avoir repris le travail, les dîner à six au lieu de trois... Micah avait déjà du mal à se focaliser sur une idée en temps normal alors en ce moment...

« Il n’avait pas été d’un grand secours. Heureusement que je t’ai vu apparaitre au loin. Qui sait où on en serait maintenant si on avait pas eu l’idée de venir se balader ici en même temps ? » entendit-il Sebastian se demander à lui même, ou à Micah, il ne savait pas.

« J'ose espérer que t'aurais fini par me rappeler » ironisa l'adolescent. Il esquissa une moue perplexe, parce qu'en y pensant, un type qui demandait conseil à son chien n'aurait peut-être jamais eu l'idée de le rappeler. Il avait tellement épousé un sociopathe. Bien planqué derrière un barista ascendant dieu grec élevé par une famille aimante et aimée de tous. Mais voilà – Sebastian était quand même du côté des mecs qui demandent conseil à leur chien.

Micah était certain de ne pas avoir rit. Ou même échappé un petit ricanement sournois dans sa barbe. Mais Sebastian vint quand même se placer devant lui. Barrage style. Un très sexy barrage, très musclé et avec un peu de neige dans les cheveux. Et tiens, il n'avait pas la tête en colère du j'ai-lu-dans-tes-pensées-que-tu-te-foutais-de-moi-et-je-m'apprête-à-t'engueuler. Oui, Sebastian lisait dans ses pensées. C'était horriblement gênant vu le flux constant façon autoroute qui bouillonnait entre son esprit tordu et sa libido. Mais c'était aussi rassurant ? D'une certaine manière ?

Micah ne tressaillit pas du tout quand Sebastian saisit sa main libre dans les siennes. Il était nerveux. Pourquoi est-ce qu'il était nerveux ? Peut-être l'appel du sexe. Ou le stress accumulé qui achevait ses connexions neuronales déjà défaillantes en temps de non-guerre mondiale.

« Tu aurais pu imaginer à l’époque qu’on se retrouverait ici, presque un an plus tard, avec cette vie là ? » Oh. Ça c'était une réflexion Pettersonienne typique. Juste assez tendre pour le calmer tout en remettant en place les trois wagons de pensées qui avaient déraillé en route. « Mariés, pères… grand-frère pour moi. »

« Eh bien... ça aurait été beaucoup moins fun si on l'avait prévu. » répondit le jeune homme en haussant les épaules. Il lui offrit un sourire malicieux et reprit avec un rien d'arrogance. « Et qui sait ? Peut-être que j'ai déployé tout mon mojo vaudou sur toi. Épouser Sebastian Petterson, fantasme de mes quelques nuits de solitude, propriétaire du Morning Coffee... cadeau de taille. » Il accentua le mot taille. Juste parce que.

Dans le fond, il n'avait pas tellement le cœur à rire. Il donnait le change par habitude. Parce qu'il c'était la seule chose à faire ces temps-ci. Ça et savourer tous les bons moments qu'il pouvait se mettre sous la dent. Mais peut-être... peut-être qu'il n'avait pas besoin de le faire là tout de suite. Peut-être qu'il pouvait lui confier ce nœud dans son ventre, et que Sebastian l'aiderait à le démêler.

Tout à sa réflexion, Micah avait baissé la tête, et laissé ses mains pendouiller dans celles de Sebastian. Ses mains qui tenaient les siennes. Qui le tenaient lui, comme il le faisait toujours.

Micah soupira et serra doucement ses doigts autour des siens. « C'est pas ce que je voulais. » dit-il enfin. Avant de se rendre compte que dit comme ça, ça sonnait horriblement faux. « Je veux dire – pour nos filles. C'est pas ce que je voulais. » Il hissa péniblement deux billes cuivrés sur le visage de Sebastian, en esquissant un demi sourire déçu et hésitant. « Je sais que je devrais m'estimer heureux qu'elles aillent bien et que ce soit deux petites battantes. Et je le suis. Je suis heureux sincèrement. Mais y a cette – cette peur en moi et... » Nouveau soupir. Micah baissa la tête et détacha ses mains de celles de son époux pour se tourner vers la mer.

Il fit quelques pas vers le large. Là où il y avait moins de neige et plus de sable humide, parce la houle l'emportait avec elle. Micah avait la capuche de son sweat relevée sur sa tête par dessous son manteau pour se protéger des embruns marins. Parce qu'il n'avait aucune classe et que toutes les villas de luxe du monde ne le changeraient jamais vraiment au fond.

C'était bien ça le problème : rien ne le changerait jamais vraiment.

Micah frissonna et fourra ses main dans ses poches. « Je sais que pour nous la route a été plutôt rock'n roll, et pas au sens positif du terme. Et j'ai pas envie de continuer dans un genre de trip funky family des emmerdes. Je voulais qu'elles aient une vie douce et – regarde comment ça commence... » Il avait dit ça d'une voix d'une voix trop basse, presque couverte par les vagues. La peine lui nouait la gorge et ses yeux le piquaient. Il n'avait pas envie de pleurer. Non. Micah se sentait en colère contre lui-même, et incertain.

Il se tourna à demi vers Sebastian, le visage sombre. Il n'avait pas l'air d'un adolescent à cet instant. Malgré le bout de son nez et ses joues rouges, engourdis par le froid. Il n'avait même plus l'air de Micah. « Est-ce que ce sera ça leur vie ? Toujours se battre, exactement comme leurs pères ? Je sais bien que tu vas trouver ça con, et me dire que j'ai tort. Mais parfois j'me sens comme un chat noir pour toi et pour Sam. Et ça me dérangeait pas, parce que c'était notre mode de vie et qu'on a toujours été heureux comme ça – » Il détourna les yeux, incapable de faire face à Sebastian plus longtemps. De soulever la question bien présente entre ses lignes : Est-ce qu'il avait commis une erreur en amenant dans sa vie de dingue deux petits êtres incapables de se défendre ? « C'est pas la vie que je veux pour elles... » Et c'est exactement comme ça qu'elle avait commencé.

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MessageSujet: Re: I won't let you fly, I won't say goodbye, I won't let you slip away from me ▲ Micastian   Jeu 16 Jan - 0:08





Micah & Sebastian


Quelque chose n’allait pas. J’ignorais encore quoi, mais je sentais qu’une bombe allait bientôt exploser. Et elle ne viendrait pas de moi. Micah souriait un peu moins, me parlait moins honnêtement. C’est à peine s’il avait l’air de sentir mes mains autour des siennes. Il avait le regard baissé, fuyant. J’avais du mal à comprendre son attitude. Tout allait mieux maintenant. L’inquiétude restait présente, mais on était confiants. On était seul dans un endroit qui avait son importance pour nous. Pourtant il semblait préoccupé. « C'est pas ce que je voulais. » finit-il par dire après un moment. « Quoi ? » demandais-je aussitôt. J’arquais un sourcil, perdu. Je venais de parler de notre passé, de cette année tumultueuse mais heureuse. C’était… de ça dont il ne voulait pas ? « Je veux dire – pour nos filles. C'est pas ce que je voulais. » C’était pire. Encore pire. J’avais envie de reculer lorsqu’il posait son regard sur moi, mais continuais d’espérer avoir mal compris. « Je sais que je devrais m'estimer heureux qu'elles aillent bien et que ce soit deux petites battantes. Et je le suis. Je suis heureux sincèrement. Mais y a cette – cette peur en moi et... » C’était lui qui a fini par se détacher de moi et s’éloigner. C’était probablement mieux.

Je restais immobile à ma place alors que je le regardais se rapprocher du bord de l’eau. Je ne disais rien. Je me refusais même à penser. J’avais peur de l’endroit sombre dans lequel mon esprit pourrait m’emmener. Je préférais juste attendre que Micah dise tout ce qu’il avait à dire. Parce que je sentais qu’il était loin d’avoir fini. « Je sais que pour nous la route a été plutôt rock'n roll, et pas au sens positif du terme. Et j'ai pas envie de continuer dans un genre de trip funky family des emmerdes. Je voulais qu'elles aient une vie douce et – regarde comment ça commence... » reprit-il justement. Lui aussi aurait dû arrêter de penser. Son esprit l’emmenait dans un chemin qu’il regretterait bientôt d’avoir pris. Je croisais les bras sur mon torse, plus par impatience que par contrariété. Je haussais les sourcils avec une certaine indifférence lorsqu’il jeta un regard vers moi. Je le sentais mal, au bord des larmes. Mais mon envie de le réconforter ne battait pas celle que j’avais de lui mettre le museau dans la neige pour lui rafraichir les idées.

« Est-ce que ce sera ça leur vie ? Toujours se battre, exactement comme leurs pères ? Je sais bien que tu vas trouver ça con, et me dire que j'ai tort. Mais parfois j'me sens comme un chat noir pour toi et pour Sam. Et ça me dérangeait pas, parce que c'était notre mode de vie et qu'on a toujours été heureux comme ça – » continua-t-il en retournant la tête pour observer l’horizon. J’en profitais pour me baisser et mettre un genou à terre. « C'est pas la vie que je veux pour elles... » Tandis qu’il finissait, je récoltais un peu de neige entre mes mains déjà gelées pour former une jolie boule. Je me relevais, neige en main, et me raclais la gorge pour attirer l’attention de Micah. Celui-ci se retourna aussitôt. Il n’avait pas dû voir venir la boule venir, mais elle atterrit pile entre son nez et son front. Je remerciais toutes ces années où Charlie et mon père m’avaient incité à jouer au baseball avec  eux. Elles m’avaient enfin servi.

« Ça c’était pour te remettre les idées en place. » lui lançais-je à distance, avant de finalement le rejoindre là où il était. « Toi-même tu te rends compte que ce que tu dis est con, tu peux pas sérieusement le penser. » J’arrivais enfin à son niveau. J’amenais une main sur son visage pour le débarrasser des restes de neige qu’il avait reçu. « Tu crois que je voulais que ça se passe comme ça moi ? Tu crois que j’aurais pas préféré qu’elles naissent à terme, avec deux bons kilos en plus ? Tu crois que j’ai pas réfléchi à la famille dans laquelle elles allaient tomber avant de vouloir faire des enfants avec toi ? » lui demandais-je sans attendre de réponse. J’avais toujours voulu fonder une famille, je n’en avais jamais douté. Mais ce n’est pas pour autant que je n’avais pas réfléchi avant de faire le nécessaire pour qu’on devienne parents. Je n’aurais jamais accepté de devenir père si j’avais douté du foyer heureux et stable dans lequel nos enfants allaient grandir. « Il y a des problèmes dans toutes les familles. Il y a des enfants prématurés qui naissent tous les jours. Tu n’es pas un chat noir. » annonçais-je sérieusement en prenant son visage entre mes mains pour être sûr qu’il me regarderait lorsque je lui dirais.

« L’univers aime bien nous mettre à l’épreuve. Mais on y peut rien. Personne y peut quelque chose. Ni toi, ni moi, ni Quinn, ni Mary. » reprenais-je en m’éloignant de Micah pour faire quelques pas. Je donnais de petits coups de pieds dans la neige, comme le ferait un enfant. « Ce qu’on peut faire par contre c’est se serrer les coudes. S’aimer. Se rassurer. » Je tournais en rond autour de mon mari sans le regarder, m’intéressant plutôt aux traces que je laissais par terre. « Merde notre vie n’est pas facile, mais t’es pas heureux ? » lâchais-je sans vraiment le prévoir en relevant enfin le visage vers Micah alors que j’arrivais de nouveau devant lui. « Il y a des hauts et des bas évidemment. Mais globalement… t’es pas heureux ? Tu ne penses pas qu’on est bien ensemble ? Toi, moi et Sam ? Tu penses que ce sera pas suffisant pour que les petites aient une belle vie à nos côtés ? » On s’était relevés de tout. Tout. Et ça seulement parce qu’il y avait une chose qui ne changerait jamais. « On s’aime plus que tout. » pensais-je à voix haute. « Et on les aime plus que tout. C’est pas ça que tu veux comme vie pour nos enfants ? Entourées de personnes qui se sont battues pour les avoir et qui ont été et seront toujours là pour elles quoi qu’il se passe ? »

C’était si idiot que ça de penser que c’était suffisant ? Moi aussi j’avais peur. J’avais peur parce que j’étais un père qui espérait le meilleur pour ses petites filles. Mais je ne douterai jamais de nous, du foyer qu’on leur offrait. On était le meilleur pour elles. On était leurs parents. Les deux hommes qui s’aimaient comme il n’était pas perdu d’aimer. Les deux hommes qui pouvaient se relever de tout et qui enseigneront ça à leurs enfants. On peut tout affronter du moment qu’on a quelqu’un à ses côtés. Et on peut surtout encore plus apprécier les bons moments lorsqu’on peut les partager avec quelqu’un. « Elles auront une vie douce. On fera tout pour. C’est ça le plus important. » finissais-je en supprimant la distance entre Micah et moi, m’accrochant aux pans de sa veste avec mes deux mains.

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MessageSujet: Re: I won't let you fly, I won't say goodbye, I won't let you slip away from me ▲ Micastian   Jeu 16 Jan - 21:43




Sebastian & Micah


« L’univers aime bien nous mettre à l’épreuve. Mais on y peut rien. Personne y peut quelque chose. Ni toi, ni moi, ni Quinn, ni Mary. Ce qu’on peut faire par contre c’est se serrer les coudes. S’aimer. Se rassurer. »

Parce que lui il était la quintessence même de l'amour et du soutien. A lui lancer une boule de neige dans la tronche en l'engueulant comme un malpropre. Sans déconner. Micah attendait le moment propice seuls sur la plage (bon avec les chiens mais c'était des chiens) pour mettre tant bien que mal des mots sur ce qui le rongeait depuis des jours, et la première réaction de Sebastian c'était de lui balancer une boule de neige dans la figure. La seconde ayant été de lui faire remarquer qu'il n'avait dit que des conneries. Sans blague.

Micah n'avait même pas essayé d'enlever la neige de son visage. Probablement à cause du choc. Elle était juste... tombée artistiquement de son visage en laissant quelques morceaux que Sebastian avait lui-même essuyé dans un élan de pseudo-affection vraiment inattendue après un rabrouage pareil. Franchement, il ne manquait plus qu'il le balance dans la mer et le tableau aurait été complet.

Micah reconsidérait sérieusement la notion de confession dans leur couple. S'il avait osé croire que Sebastian pourrait l'aider à démêler le nœud dans son ventre, force est de constater qu'il s'était fourré le doigt dans l'œil.

De son côté, Sebastian lui tournait autour. Soit il se la jouait faucon et il allait fondre sur sa proie d'une seconde à l'autre, pour effectivement la balancer dans la mer. Soit il établissait un périmètre de sécurité autour de lui. Comme si Micah était une bombe prête à exploser.

« Merde notre vie n’est pas facile, mais t’es pas heureux ? »

Quoi.

« Il y a des hauts et des bas évidemment. Mais globalement… t’es pas heureux ? Tu ne penses pas qu’on est bien ensemble ? Toi, moi et Sam ? Tu penses que ce sera pas suffisant pour que les petites aient une belle vie à nos côtés ? »

« Comment oses-tu me demander une chose pareille ? » cracha t-il, avec la hargne d'un animal blessé. « Après tout ce qu'on a traversé. Après mon – mon coma. » Il avait vacillé sur le mot coma. L'exact moment où il avait perdu foi en tout. En tout, sauf en Sebastian. « J'ai remis ma vie entre tes mains. Je t'ai dis des dizaines de fois combien tu me rendais heureux. De la toute première fois où je me suis senti revivre grâce à toi, même si tu venais de me dire que tu voulais qu'on reste cachés aux yeux de tout le monde, à y a peine quelques jours quand on a enfin pu tenir nos filles dans nos bras. J'ai jamais douté de mon bonheur à tes côtés. Pas une seule putain de fois ! »

Micah était à bout de souffle. Comme s'il venait de courir un 100 mètres, alors qu'il n'avait pas bougé. Sebastian... le faisait passer pour le monstre qui jetait leur couple aux orties. Comme si Micah n'avait pas le droit de s'inquiéter de refiler son mauvais karma à ses filles. Et – pour l'amour du ciel, qu'est ce-que le fait d'être heureux en couple venait foutre là-dedans ?

« On s’aime plus que tout. » sortit Sebastian de nul part. Ce qui avait au moins le mérite d'être censé et vrai. « Et on les aime plus que tout. C’est pas ça que tu veux comme vie pour nos enfants ? Entourées de personnes qui se sont battues pour les avoir et qui ont été et seront toujours là pour elles quoi qu’il se passe ? »

« Je... » commença Micah, pris de court par le virage très net de la conversation. « Si. » admit-il laconiquement, en baissant la tête.

« Elles auront une vie douce. On fera tout pour. C’est ça le plus important. » Il vit les mains de Sebastian saisir son manteau, mais ne releva pas le visage vers lui pour autant. Une partie de lui lui en voulait férocement. Il avait envie de le mordre. Comme littéralement, et dans un contexte pas du tout sexuel. Et il avait envie que Sebastian le prenne dans ses bras. En fait, il aurait voulu qu'il fasse ça dès le départ.

« On fera tout pour. » répéta l'adolescent, assimilant les paroles de son mari. Il ferait de son mieux. Parce qu'il ne pouvait pas faire autrement. Parce que quand on aime quelqu'un, on ne peut pas faire moins. Ça n'avait pas suffit pour sa mère et il avait – tellement de mal à se le pardonner. Mais ça avait suffit pour lui. L'amour de Sebastian avait suffit à le sauver. Alors... peut-être que parfois ça suffisait. Ça suffirait pour leurs filles. Parce que cette fois ils seraient deux. Sebastian et lui.

Et Micah – ne pleurait pas. Il n'osait pas vraiment le toucher non plus parce que... Sebastian était foutu de le plaquer dans la neige sans prévenir. Allez savoir, avec ses réactions d'homme des caverne complètement imprévisible... « J'arrive pas à croire que tu m'as lancé une boule de neige. » s'entendit-il commenter. Il releva la tête et scruta son époux toujours accroché à son manteau. « Tu te rends compte que c'est pas le genre de chose qu'on est censé faire quand son mari se confie sur ses craintes ? T'es tellement pas civilisé... t'es sûr que tes parents t'ont pas trouvé dans la forêt quand t'étais bébé ? » En parlant de se confier. Micah fronça les sourcils, et lui planta un index accusateur sur le torse. « T'avise plus jamais de dire que je suis pas heureux avec toi et Sam. »

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MessageSujet: Re: I won't let you fly, I won't say goodbye, I won't let you slip away from me ▲ Micastian   Jeu 16 Jan - 22:46





Micah & Sebastian


« On fera tout pour. » C’était tout ce que je voulais entendre. J’espérais aussi qu’il le pensait même si le doute était permis. Micah n’avait pas l’air plus rassuré. Il y avait toujours cette distance entre nous. Je restais accroché à sa veste, mais il ne faisait pas le moindre geste vers moi. Comme s’il était toujours… vexé, ou que sais-je, de lui avoir demandé s’il était heureux. « J'arrive pas à croire que tu m'as lancé une boule de neige. » remarqua-t-il après un moment. Son regard se posait enfin sur mon visage. « Tu te rends compte que c'est pas le genre de chose qu'on est censé faire quand son mari se confie sur ses craintes ? T'es tellement pas civilisé... t'es sûr que tes parents t'ont pas trouvé dans la forêt quand t'étais bébé ? » J’aurais pu m’excuser. C’était probablement ce qu’il attendait de moi. Mais je n’avais pas l’intention de le faire. Je ne regrettais pas mon geste. Il était quelque peu enfantin, ou peu civilisé s’il préférait, mais il m’avait fait un bien fou. Il ne se rendait pas compte à quel point ça avait été difficile pour moi de l’entendre dire ça. Il avait tous les droits d’être inquiet pour les filles, pour leur santé. Mais pas pour leur futur auprès de nous. Auprès de lui. Il n’avait pas apporté de malheur sur Sam et moi. Au contraire il avait été notre rayon de soleil dans les moments difficiles. J’étais incapable d’écouter ses paroles sans réagir. Je ne pouvais pas lui dire qu’il avait raison alors que je ne le pensais pas la moindre seconde. « T'avise plus jamais de dire que je suis pas heureux avec toi et Sam. » lâcha-t-il en posant son index contre mon torse.

Je le regardais silencieusement un moment. J’avais envie de peser mes mots, de ne pas lui donner raison en disant que je sortais de la forêt. Mais j’ignorais ce qu’il pourrait mal prendre ou pas. « J’ai jamais cru que tu n’étais pas heureux. » lui répondais-je finalement. « Mais j’avais l’impression que tu étais... résigné. Que tu pensais que notre vie allait forcément être remplie de malheur et que pour nous… c’était pas grave. On y est habitués. » continuais-je en lâchant d’une main son manteau pour venir enrouler mes doigts autour de celle qu’il tenait contre mon torse. « Mais c’est horrible de penser comme ça. Et j’avais besoin de te rappeler que justement tu étais heureux. Comme moi je le suis. Et comme Sam l’est. Si nous on est heureux comme ça, pourquoi les filles ne le seraient pas aussi ? » J’avais cette volonté de protéger nos enfants de tout. Tout comme je le faisais avec Sam et Micah. Mais il fallait être réaliste, même si on se battrait pour qu’elles aient la plus belle des vies, il y avait certaines choses qu’on ne pourrait pas éviter. Comme je n’avais pas pu éviter l’accident de mes parents. Ou celui de Micah. Il y avait des sales fatalités inévitables, mais c’était le cas dans chaque famille.

« On pourra pas les protéger de tout. Le principal c’est qu’on essaye, et surtout qu’on leur apprenne à passer outre si un jour on ne peut pas faire autrement. » J’amenais la main de Micah que je tenais jusqu’à mes lèvres pour l’embrasser tendrement. Je frottais quelque peu mon visage contre elle, simplement pour sentir sa présence contre moi. « C’est pour ça qu’on est heureux. Parce qu’on a appris comment vivre et affronter les évènements qui se mettent en travers de notre chemin. Ça nous permet d’apprécier un peu plus les bons moments qui s’offrent à nous. » Les épreuves nous avaient rapprochés. Elles nous avaient permis de nous connaitre plus vivre, de découvrir qu’on était fait l’un pour l’autre, qu’on s’aimait plus que tout et qu’on avait besoin de l’autre. « C’est ça être parent aussi. C’est apprendre à ses enfants que la vie est faite de petites – ou grosses, en fait – imperfections mais que ça nous empêche pas d’être heureux. Tu en es la preuve. On en est la preuve. »

J’expirais longuement avant de finalement enrouler mes bras autour de Micah, enfouissant mon visage dans son cou. Sa capuche m’empêchait d’accéder à sa peau, mais je sentais quand même sa chaleur à travers le tissu, et je pouvais respirer son odeur. « Je suis désolé de t’avoir blessé, c’était pas mon intention. » murmurais-je contre lui en serrant un peu plus mon étreinte. « Mais ça m’a fait mal de t’entendre dire ça, d’apprendre que tu pensais ça de toi, de nous. » Je laissais mon visage retomber sur son épaule et restais immobile un moment, contenant la faible larme qui demandait à sortir. Après un moment, je me détachais tout de même de mon mari. Je posais une main sur chacun de ses bras, les caressant activement comme pour le réchauffer même s’il n’avait rien demandé. « J’ai confiance en nous, en notre avenir et en celui de Quinn et Mary. » J’avais toujours eu confiance. Les seuls doutes que je m’étais permis étaient ceux que j’avais eus lors de l’accouchement. Parce que j’avais beau aimer nos bébés plus que tout, mon amour ne pouvait pas les aider ou les rassurer. Mais une fois qu’elles seront sorties de l’hôpital, il n’y aura rien de plus important. « J’ai besoin de savoir que toi aussi tu as confiance. Et que… ce n’est pas ta faute tout ce qui est arrivé. Ou tout ce qui pourrait arriver. » Je lâchais ses bras pour venir prendre son visage entre mes mains. J’effaçais la distance entre nous et venais déposer un baiser sur son front. « Tu es mon rayon de soleil. » Je souriais contre son nez alors que je l’embrassais lui aussi. « C’est toi qui me rend heureux et me fais me sentir aimé. Et je suis sûr que nos enfants ressentiront la même chose. » Il sera leur rayon de soleil. Et elles seront le sien.

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MessageSujet: Re: I won't let you fly, I won't say goodbye, I won't let you slip away from me ▲ Micastian   Dim 19 Jan - 13:51




Sebastian & Micah


« J'suis pas résigné. »

Sebastian ne l'écoutait pas. Pas vraiment. Il s'échinait à lui expliquer ce qu'il avait compris de travers. Et, okay. Peut-être qu'il y avait eu un quiproquo quelque part. Mais résigné ? Non. Réaliste. Meurtri. Blessé. Ça oui. Et l'adolescent pensait sincèrement que son mari pouvait saisir cette faille dans son âme sans que Micah ai à l'évoquer à voix haute avec force d'arguments.

Il n'avait jamais eu de mal à comprendre pourtant. Micah était abimé, mais ça ne l'avait jamais empêché de croquer la vie à pleines dents. Point.

Merde, il venait de voir ses filles naitre prématurément. Sa toute première expérience en tant que père était un putain de sentiment de d'impuissance. Il n'était pas résigné. Il n'était pas dans un trip baby blues à la con. Il avait peur.

Et Sebastian n'avait peut-être pas compris ça comme il fallait mais il était rationnel. La rationalité, c'était bien. Micah s'y raccrocher. Ils ne pourraient pas les protéger de tout. Ça faisait mal, mais c'était vrai. C'était le lot de tous les parents. Il n'était pas différent. Un peu plus bousillé, c'est tout.

Après s'être emparé de sa main, Sebastian le pris dans ses bras. « Je suis désolé de t’avoir blessé, c’était pas mon intention. » Micah cligna ses yeux, mais enfonça ses doigts dans son son dos en retour. « Mais ça m’a fait mal de t’entendre dire ça, d’apprendre que tu pensais ça de toi, de nous. » L'adolescent soupira. Il ne doutait pas d'eux. Il ne savait pas si Sebastian l'avait enfin compris mais Micah était rincé. Trop pour relancer le débat. Il clarifierait les choses. Plus tard. Pour l'instant il avait enfin droit à l'asile politique dans les bras de son mari et c'était tout ce qui comptait.

« J’ai confiance en nous, en notre avenir et en celui de Quinn et Mary. » reprit Sebastian en le relâchant. « J’ai besoin de savoir que toi aussi tu as confiance. Et que… ce n’est pas ta faute tout ce qui est arrivé. Ou tout ce qui pourrait arriver. »

« J'ai confiance. » répondit Micah. Parce que c'était vrai. Il avait confiance. Peu importe combien il se flagellait d'avoir vu sa famille éclater. Peu importe combien il se demandait quelle était sa part de tort. Celle qui avait conduit son père en prison et failli briser son couple. De toute façon, il n'était pas près de confesser ça. Pas pour se ramasser un nouveau regard bourré d'indifférence pendant qu'il expliquerait un truc qui lui faisait déjà bien assez honte comme ça. Micah n'était pas infaillible mais il était seul à l'époque. Tout irait bien avec Sebastian. Il rattrapait ses imperfections pour faire le duo parfait.

« Tu es mon rayon de soleil. C’est toi qui me rend heureux et me fais me sentir aimé. Et je suis sûr que nos enfants ressentiront la même chose. » Micah sourit et secoua son nez contre le sien. « Ton rayon de soleil hein ? » minauda t-il tout flatté. « Ça me va bien. »

Il hissa ses bras autour de son cou et déposa ses lèvres sur celles de Sebastian. Lentement, savourant le contact, mais sans approfondir. « Je te demande pardon. » murmura le jeune homme en redressant ses pupilles dans celles bien moins froides que tout à l'heure de son mari. « Je voulais pas te faire mal. Je crois que – » Il fronça les sourcils et se débrouilla pour ourler un petit sourire navré. « J'me suis mal exprimé. C'est ma faute. Je parle trop et quand je suis stressé, c'est quand encore pire – et là j'ai atteins le nirvana du stress alors je... je suis désolé. Ça a juste été difficile de les voir naitre comme ça aloooors, on va mettre ça sur le compte de la paternité ? Tous les papas de deux petites crevettes nées trop tôt doivent ressentir ça. »

Micah lâcha un soupire exaspéré par la tournure pas très agréable de leur virée à la plage. Il se mordilla la lèvre un instant en guettant une réaction quelconque, puis embrassa Sebastian. « Je compte t'embrasser. » avertit-il, en lui volant un deuxième bisou. « Jusqu'à ce que tu me pardonne. » Nouveau baiser. « Alors ? » encore un. « Pardonné ? »

***

« Je veux venir ! »

« Non, tu vas à l'école jeune fille ! » admonesta fermement Micah à sa petite sœur récalcitrante. Il était remonté comme une pile et pressé comme jamais. Le motif de sa joie ? Mary et Quinn allaient enfin rentrer à la maison avec eux.

Ils en avaient parlé la veille avec le médecin qui avait promis de les rappeler dans la matinée si la bonne nouvelle se confirmait. Micah avait guetté leurs téléphones (le sien et celui de Sebastian) de son couché jusqu'à son réveil. Et après, même s'il n'avait pas sonné, juste pour vérifier qu'il n'avait pas raté d'appel. Le pauvre appareil avait du sonner une demi seconde avant que l'adolescent ne se jette dessus.

Ils allaient ramener leurs filles à la maison ! Mon dieu, c'était trop beau pour être vrai. Enfin non, c'était bien vrai, parce que Sam le gonflait pour venir avec eux alors qu'elle avait école dans une demi heure. Le médecin leur avait dit de venir en début d'après-midi. Qu'ils aient le temps de s'occuper des petites à midi, puis de les préparer à sortir de l'hôpital. « Charlie tu pourras l'emmener ? » demanda Micah, les mains dans le lave vaisselle jusqu'au coude.

Il entendit un « Oui ! » lancé à la hâte puis un boucan pas possible qui voulait sans doute dire que Jamie le faisait tourner en bourrique et refusait de manger son dessert qui avait du valdinguer par terre. Micah cala le dernier verre dans le lave vaisselle et fila rejoindre Sebastian dehors en ignorant superbement les protestations de Sam sur son passage.

Devant chez eux, son époux vérifiait pour la énième fois que la voiture était bien équipée pour accueillir deux mini bébés.

« Tout est prêt ? » demanda t-il en se collant à Sebastian qui était déjà à moitié rentré à l'intérieur du véhicule. Une range rover flambant neuve qui remplaçait l'ancienne voiture de Sebastian trop petite pour une famille et celle des Summers dont Micah avait hérité, familiale mais désignée trop vieille et mise à la retraite d'office. Le jeune homme avait refusé de la revendre parce qu'il l'aimait bien. Mais il n'avait pas résisté à l'appel de la nouvelle voiture, et avait lutté bec et ongles pour avoir un vrai 4x4 avec des grandes vitres teintées façon serre ambulante, et des grosses roues tout terrain.

Sebastian lui avait rappelé que le but était de transporter leurs enfants et pas de participer à une compétition de monster truck. Et... un point pour lui.

« J'arrive pas à croire qu'on va enfin les ramener à la maison. » s'émoustilla t-il tout seul, en enroulant ses bras autour de Sebastian et en se collant à lui, et qu'importe si ce dernier était occupé à l'intérieur. Il avait gagné un parasite accroché à sa taille. Un gros parasite heureux et très câlin. « Si on avait le temps je te sauterais dessus là dans la voiture. » Il vit la tête de Sebastian se tourner vers lui et arqua un sourcil. « Quoi ? J'ai toujours envie de sexe quand j'suis de bonne humeur. Tu t'es jamais demandé le rapport entre notre vie sexuelle débridée et le fait que je suis tellement heureux depuis qu'on est ensemble ? »

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MessageSujet: Re: I won't let you fly, I won't say goodbye, I won't let you slip away from me ▲ Micastian   Dim 19 Jan - 17:27





Micah & Sebastian


Le téléphone avait sonné. Ce n’était pas le genre de coup de téléphone que j’avais si souvent redouté. Non, celui-ci était attendu avec impatience. C’était lui qui nous confirmerait que c’était bien aujourd’hui qu’on pourrait ramener nos enfants à la maison. Après trois très longues semaines à passer notre temps à l’hôpital, nous allions enfin pouvoir les ramener chez nous. C’était un poids que nous n’avions plus sur les épaules. Comme lorsque nous étions arrivés un matin vers nos filles il y a un peu plus d’une semaine et que nous avions découvert Quinn libérée de tous ses tubes, enfin capable de respirer et se nourrir normalement. C’était le jour de notre premier anniversaire avec Micah. Un an qu’il s’était coincé la main dans ma boîte aux lettres. On n’aurait pas pu rêver d’un plus merveilleux cadeau que celui de pouvoir prendre dans nos bras notre fille en bonne santé. Mary avait suivi quelques jours après, à la surprise générale. Notre petite battante se révélait l’être encore plus que prévu. Et au final, nous y voilà. Aujourd’hui, elles sortaient de l’hôpital.

Tout était prêt. Ou presque. Je devais encore finir leur chambre, mais j’avais encore un peu de temps devant moi. Au risque d’handicaper quelques semaines notre vie sexuelle, j’avais installé les berceaux des petites dans notre chambre. Le temps de finir la leur, et espérons-le, qu’elles fassent leurs nuits. Les Petterson avaient toujours été des bébés adorables qui faisaient rapidement leurs nuits, il ne restait plus qu’à prier pour que ça n’ait pas sauté une génération.

A part ça, nous étions fin prêts. Nous avions des stocks de lait, couches, et autres produits bébés en tout genre. Leurs armoires étaient remplies de vêtements de toutes les tailles, ni Quinn ni Mary ne risquait d’avoir froid cet hiver. Je sentais presque déjà leur présence dans la maison. J’avais hâte d’entendre leurs gazouillis résonner dans toutes les pièces. Je ne pouvais plus attendre de les voir s’endormir dans leurs petits lits. Je voulais pouvoir les observer dans le rétroviseur de notre jolie nouvelle voiture lorsqu’elles seraient dans leurs sièges autos sur la banquette arrière.

C’était d’ailleurs eux qui me prenaient tout mon temps. Nous étions sur le point de partir pour aller chercher les bébés, et je tenais à m’assurer qu’ils étaient parfaitement mis et bien sûrs pour elles. J’en étais à ma cinquantième vérification lorsque Micah arriva dans l’allée de notre maison. « Tout est prêt ? » me demanda-t-il en venant se coller à moi. J’étais à moitié dans le véhicule, seules mes jambes et mes fesses en sortaient. Hors de son contexte, la scène devait être… assez équivoque. « J'arrive pas à croire qu'on va enfin les ramener à la maison. » se réjouit-il en enroulant ses bras autour de moi. « Moi non plus. » rétorquais-je en me contorsionnant pour vérifier le siège le plus loin de moi. « Si on avait le temps je te sauterais dessus là dans la voiture. » lâcha Micah tout à coup. J’échappais un petit rire avant de lancer un regard interloqué vers mon mari. « Quoi ? J'ai toujours envie de sexe quand j'suis de bonne humeur. Tu t'es jamais demandé le rapport entre notre vie sexuelle débridée et le fait que je suis tellement heureux depuis qu'on est ensemble ? » Amusé, je sortais enfin mon corps de la voiture. Je tournais dans les bras du garçon pour lui faire face et lui volais un baiser. « Je pensais juste que tu étais dingue de mon corps et que tu voulais toujours me sauter dessus. De bonne humeur ou pas. » remarquais-je ironiquement en lui lançant un clin d’œil. Je fermais la portière derrière moi, et après avoir volé un dernier baiser, attrapais sa main pour le diriger avec moi à l’avant de la voiture.

Je m’y asseyais confortablement, et invitais Micah à venir s’installer sur moi, à califourchon. « On a le temps pour ça au moins. » annonçais-je en glissant mes deux mains dans sa chevelure et en attirant son visage contre le mien pour l’embrasser passionnément. Nos filles allaient bientôt rentrer et découvrir leur chez elles. Ça méritait bien quelques minutes de fougueux baisers. « Je te promets qu’un jour on prendra un moment pour faire l’amour dans cette voiture. » murmurais-je contre ses lèvres, à bout de souffle. « Elle est bien trop spacieuse pour louper une telle occasion. » Je léchais sa bouche entre plusieurs mots, mordillant ses lèvres par moment avec sauvagerie.

J’avais été incapable de me détacher de mon mari avant de très nombreuses minutes. Mais il avait fallu s’arrêter, sinon ma promesse se serait réalisée bien plus tôt que prévu. Et il était temps de partir. Nous allions enfin pouvoir aller chercher Quinn et Mary.

***

Les médecins auraient probablement voulu nous garder encore un peu plus longtemps avec eux, mais Micah et moi étions bien trop pressés de repartir. Ils nous avaient redonnés quelques informations essentielles, nous avions repris des rendez-vous pour vérifier que tout allait bien chez les petites, et nous avions enfin pu les faire sortir de ces locaux. Nos deux anges endormis flottaient dans leurs petits pyjamas encore un peu grands pour elles. Elles étaient adorables, emmitouflées dans les couvertures dans leurs sièges à l’arrière de la voiture. Pendant toute la route, Micah n’avait pas pu s’empêcher de passer son temps retourné à les admirer. J’étais jaloux. Je voulais pouvoir faire la même chose mais me contentais de le faire aux feux rouges.

Je n’avais jamais autant remercié Town Square d’être une si petite ville. Nous arrivions rapidement chez nous. C’est le moment que Quinn et Mary avaient choisi pour entrouvrir leurs petits yeux. Elles avaient dû sentir qu’elles arrivaient enfin chez elles. Micah s’occupait de sortir l’une des nacelles, et je prenais l’autre. J’avais presque loupé une des marches devant l’entrée à force d’admirer Mary qui me lançait des petits sourires. Elle ne se rendait probablement pas compte de ce qu’elle faisait, mais je préférais me dire qu’elle savait qu’elle souriait à son père, heureuse d'enfin passer le seuil de la porte.

Nous les amenions directement dans le salon. J’étais surpris de retrouver la maison vide, mais tombais vite nez à nez avec un post-it. « On a pensé que vous voudriez un peu d’intimité tous les quatre. On a embarqué les bêtes avec nous aussi. On revient plus tard dans l’après-midi. – C. » avait été écrit de la main de mon frère. Je souriais, ravi par son geste, avant de déposer la nacelle par terre. Je me débarrassais de ma veste que je balançais… quelque part, et m’attelais à découvrir Mary de toutes ses couches de couvertures et manteau-combinaison-nounours tout doux. Je la prenais délicatement dans mes bras et rejoignais Micah qui avait fait de même avec Quinn. Sans dire un mot, je venais embrasser tendrement mon mari, simplement ému de pouvoir enfin être seul avec lui et nos deux magnifiques petites filles. « Je t’aime. » lui murmurais-je tendrement avant de l’embrasser à nouveau. Je baissais mon regard vers les bébés dans nos bras, et leur murmurais à leur tour : « Et je vous aime toutes les deux. »

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MessageSujet: Re: I won't let you fly, I won't say goodbye, I won't let you slip away from me ▲ Micastian   Lun 20 Jan - 19:21




Sebastian & Micah


Le trajet jusqu'à la maison avait été un véritable chemin croix de la frustration. Pour Sebastian. Parce que Micah pouvait se dévisser le cou autant qu'il voulait pour regarder les filles s'agiter dans leurs nacelles. Dieu merci, malgré la tentation Sebastian était une vraie petite mamie au volant. Il respectait bien les limitations de vitesses et quittait la route des yeux exclusivement au feu rouge. Pas de troisième accident de la route en vue.

En revanche Mary manqua de peu son premier accident de... de perron. Sebastian avait les yeux rivés sur elle. Comme si elle allait soudainement s'évaporer en passant le seuil de la maison. En tout cas, c'était ce que Micah ressentait. Il regardait Quinn gigoter, agitée par toutes ces sensations nouvelles. Le bruits du moteur, la fraicheur d'un flocon de neige égaré sur sa joue. C'était étrange de la voir tout découvrir avec trois semaines de retard. L'adolescent avait du mal à rassembler ses esprits pour qualifier ce qu'il ressentait, mais c'était un mélange merveilleux de trop beau pour être vrai et de enfin.

Sans perdre Mary en route, Sebastian se débrouilla finalement pour ouvrir la porte. Micah le suivit à l'intérieur et fila directement dans le salon pour libérer Quinn, emmitouflée comme le plus minuscule et le plus adorable oignon du monde. Ex-aequo avec Mary.

« Et voilà. » lança t-il avec satisfaction en la soulevant délicatement. « Et si on allait voir comment se débrouille papa avec ta sœur ? »

Quinn gargouilla. Ce qui pouvait être une tentative de communication comme un réflexe guttural – que Micah était libre d'interpréter comme bon lui semblait. Définitivement un oui donc !

« Aww... l'entrainement avec Jamie a porté ses fruits. » constata t-il comme Sebastian avait presque fini. Son regard accrocha le post-it collé sur la table et le jeune homme se pencha pour y jeter un œil. « Tonton Charlie nous offre un moment en tête à tête. » Il avisa Sebastian qui se rapprochait de lui, bébé dans les bras, tandis qu'il reposait son post-it. « Quel homme prévenant. Pas un Petterson pour rien. »

« Je t’aime. » répondit simplement Sebastian en l'embrassant tendrement. Et Micah se pressa contre lui en ronronnant de plaisir. « Et je vous aime toutes les deux. »

« Nous aussi on t'aime. » rétorqua t-il en embrassant sa joue, près de laquelle il murmura. « Ya un truc que j'ai envie de faire depuis la première fois qu'on nous a permis de les tenir. »

Là dessus, l'adolescent alla s'asseoir sur la canapé. Il cala Quinn entre son torse et le creux de son bras et tapota la place à côté de lui de sa main libre. Dès que Sebastian fut à côté de lui, Micah attrapa son bras libre pour l'enrouler autour de ses épaules, cala une jambe sous ses fesses et hissa l'autre sur les genoux de Sebastian en prenant soin de ne pas gêner Mary bien installée sur le torse de son père. « Un vrai câlin à quatre. » roucoula Micah, greffé à son mari autant qu'il était humainement possible avec des vêtements sur le dos.

Il se sentait extraordinairement bien. Rassuré tant par la présence de Sebastian que par la certitude d'avoir enfin leurs filles avec eux, sous leur toit. « J'ai l'impression d'avoir attendu ce moment depuis que tu m'as demandé en mariage à la lake house. » avoua t-il en reposant sa tête entre son épaule et le creux de son cou. Il bougea Quinn pour la mettre entre eux, moitié sur lui, moitié sur Sebastian, et tendit un peu le bras pour effleurer Mary avec douceur du bout des doigts. « J'aimerais bien qu'on y retourne avec elles. Peut-être pas en avril comme l'année dernière parce que – je sais pas si elles vont apprécier les trois heures de route mais bientôt quand même. »

Entre l'appel de son père à Noël et la naissance prématurée de leurs enfants, Micah était secoué. Et d'une manière infondée et puérile, la lake house représentait un havre de paix. Et de sexe aussi. Là-bas, il s'était amusé sans craindre les ragots de qui que ce soit alors que rien n'allait, il avait accepté sa cicatrice et avait osé se balader nu sous le regard de Sebastian. Ils s'étaient retrouvés intimement et en tant que couple, et... Micah sentait qu'il en avait besoin. Qu'il en aurait besoin.

« J'te promets d'être sage pendant le trajet » Il leva le nez pour le frotter gentiment contre la ligne de sa mâchoire qu'il embrassa dans l'espoir d'inciter Sebastian à baisser la tête pour qu'il puisse accéder à ses lèvres. « Et de pas te harceler sexuellement. » Il marqua une pause en croisant le regard de son mari et déglutit avec une moue coupable à souhait. « Pas trop ? »

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MessageSujet: Re: I won't let you fly, I won't say goodbye, I won't let you slip away from me ▲ Micastian   Jeu 23 Jan - 23:27





Micah & Sebastian


« Nous aussi on t'aime. » Je tendais un peu plus la joue lorsque Micah venait l’embrasser pour sentir un peu plus ses lèvres contre moi. « Ya un truc que j'ai envie de faire depuis la première fois qu'on nous a permis de les tenir. » murmura-t-il avant de s’éloigner pour rejoindre le canapé. Je lui lançais un regard interrogateur avant de le suivre lentement. Je perdais du temps en route à force d’admirer mon petit ange dans mes bras, mais finissais par retrouver Micah et m’asseyais à côté de lui. Je lui lançais un petit sourire alors qu’il se hissait sur et contre moi pour : « Un vrai câlin à quatre. ». C’était à mon tour de déposer un baiser sur sa joue, et murmurais un petit « Enfin… » contre sa peau chaude. « J'ai l'impression d'avoir attendu ce moment depuis que tu m'as demandé en mariage à la lake house. » J’observais Quinn qui trouvait sa place sur nous deux avant de relever mon regard vers mon mari.

Un immense sourire se glissa sur mon visage, profondément heureux d’en être arrivés là ensemble. Et tout autant heureux de me souvenir de notre premier séjour à la lake house, de ma demande, de sa réponse, de son annonce au fait qu’il voulait des enfants avec moi. Pas dans un futur probable et plus ou moins lointain, non. Il en voulait à ce moment-là avec moi. Et nous voilà neuf mois plus tard, enlacés tous les quatre dans notre belle maison. Ni lui ni moi n’avions pensé qu’on se retrouverait si vite parents de deux enfants, mais on en était comblés. On n’aurait jamais pu rêver de se voir devenir les parents de deux si parfaites petites filles. Elles étaient – elles étaient juste parfaites. Elles étaient nos deux merveilleux. Nos deux petits anges.

« J'aimerais bien qu'on y retourne avec elles. Peut-être pas en avril comme l'année dernière parce que – je sais pas si elles vont apprécier les trois heures de route mais bientôt quand même. » reprit Micah en caressant Mary du bout des doigts. « J'te promets d'être sage pendant le trajet. Et de pas te harceler sexuellement. » continua-t-il en frottant son nez puis sa bouche contre ma mâchoire. Je souriais sous la caresse et baissais mon visage pour l’embrasser lorsqu’il finit sur un : « Pas trop ? ». Je m’amusais à mordiller sa lèvre inférieure avant de l’embrasser tendrement comme pour me faire pardonner. « J’en ai tellement envie aussi. » avouais-je finalement dans un sourire. « Et au contraire on pourrait y aller assez tôt, en avril. A cet âge-là elles pourront dormir pendant tout le trajet, ce sera mieux pour tout le monde. » Pour elles qui ne trouveront pas le temps long, et pour nous qui seront plus apaiser de faire la route sans devoir tout faire pour distraire les bébés à l’arrière. « Par contre j’ai bien peur qu’un trajet avec les bébés et Sam sur la banquette arrière risque de t’empêcher de me harceler sexuellement. Même « pas trop ». » remarquais-je avec une moue désolée. « Mais comme l’année dernière, on aura largement de quoi s’amuser une fois qu’on sera là-bas. » continuais-je avec un clin d’œil cette fois-ci.

Je m’enfonçais un peu dans le canapé, et repositionnais Mary sur mon torse pour que son visage se retrouve juste en dessous du mien. Je n’avais qu’à redresser à peine ma tête pour la couvrir de baisers. Après une séance câlin comme il se devait, je me laissais retomber contre l’épaule de mon mari, me frottant contre lui comme un petit animal en quête d’affection. Nous ne disons plus rien, appréciant simplement ce moment en famille. C’était la première fois qu’on était vraiment tous les quatre, seuls. Sans médecin pour nous couver. Sans… la circulation autour de nous dans la voiture. Il n’y avait que nous à ce moment-là, les quatre Summers-Petterson. On y était arrivés. On avait surmonté toutes les épreuves que l’univers avait mis sur notre chemin, et on avait enfin atteint ce moment de pur bonheur ensemble. Je ne m’étais pas senti aussi paisible et heureux depuis très longtemps. Je ne savais pas quoi demander de plus. Peut-être Sam contre nous aussi. Elle ne portait peut-être pas le même nom, mais elle faisait partie de notre famille au même titre que n’importe lequel d’entre nous. C’était peut-être le seul défaut à cette scène, mais il serait bientôt réglé.

Au final, nous avions passé l’après-midi sur le canapé. Quinn et Mary s’étaient endormies contre nous alors que Micah et moi avions discuté des répercussions néfastes qu’elles auraient sur nos taux quotidiens d’orgasmes. Je promettais que leur présence ne changerait presque rien, qu’il faudrait simplement faire des efforts au niveau sonore et que nous allions devoir devenir imaginatifs. Ce qui dans le fond n’était pas forcément plus mal. Nous aurions toute la liberté de baptiser la nouvelle voiture, ou d’exploiter mon bureau trop peu souvent utilisé. J’étais en train de lister tous les lieux qu’on pourrait utiliser lorsque j’entendis une voiture pénétrer dans l’allée de l’entrée. Quelques secondes plus tard, Sam déboulait dans le salon. « Les – » commença-t-elle à hurler avant de s’apercevoir que les petites dormaient contre nous. « – bébés ! » reprit-elle en murmurant. Elle se débarrassait de son sac à dos sur le passage, et venait nous rejoindre. Un sourire illumina son visage lorsqu’elle s’agenouilla devant le canapé et avança ses deux mains sur les dos de Quinn et Mary juste en face d’elle. « Je peux les caresser ? » demanda-t-elle, à la fois inquiète et surexcitée. Je l’encourageais à le faire d’un petit hochement de tête, et elle s’exécuta. « Bonjour Quinn et Mary… » leur susurra-t-elle en les câlinant et en avançant son visage près de leurs petits corps. « Bienvenue à la maison. »

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