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 CHALLENGE WEEK → Lana-Joy Fitzgerald

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MessageSujet: CHALLENGE WEEK → Lana-Joy Fitzgerald   Dim 19 Jan - 20:53





Lana Week

(du 20/01 au 26/01)

Règles

Un personnage, sept jours dans la semaine, sept mises en situation dans Town Square. Voici le principe des challenge weeks. Chaque jour de la semaine, un membre recevra une mise en situation qu'il devrait développer en un minimum de 500 mots. Dès qu'il aura répondu à une situation, Morning Coffee lui enverra la prochaine. Le tout, pendant sept jours, du lundi au dimanche. Si le membre a réussi son challenge, il gagne un prix.

Programme

Lundi ▪️ Lana a fait la fête tout le weekend avec ses copains et elle as complètement oublier qu'elle devait garder sa nièce aujourd'hui. Elle prends tout de même la petite chez elle, malgré sa fatigue. Sauf qu'aujourd'hui Théa est surexcitée (mais vraiment surexcitée )
Mardi ▪️ N'ayant toujours pas trouver de travail, Lana accepte de faire un service avec son frère pour se faire un peu d'argent. Au bar, elle trouve une femme très belle et cette dernière semble également intéresser. Un coup à ne pas manquer, mais voilà, Isaac est là et il ne sait rien.
Mercredi ▪️ Toujours à la recherche d'un travail, Lana décroche un entretien. Mais tout ne se passe pas vraiment comme prévu, la patron est un vrai macho qui se cherche plus une assistante personnel qu'autre chose...
Jeudi ▪️ Lana passe chez son frère pour voir sa nièce. Elle se retrouve seule avec Shanae, Isaac étant absent. Une discussion entre filles s'impose ?
Vendredi ▪️ Lana revoit la jeune femme du bar et l'emmène chez elle. Jusqu'à ce que débarque Mathéo... Qui visiblement connaît bien cette jeune femme également!
Samedi ▪️ En rentrant chez elle Lana tombe nez à nez avec ses parents. Parents qui visiblement souhaiterais rattraper le temps perdu...
Dimanche ▪️ Après une coupure de courant du au froid, Lana se retrouve coincer dans un ascenseur (seule ou avec quelqu'un) et très vite la demoiselle perds patience!
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MessageSujet: Re: CHALLENGE WEEK → Lana-Joy Fitzgerald   Lun 20 Jan - 9:37





Bouille de crapule


Lundi

5:48 Au bar «Melting pot»
«Mia ! Sers moi un autre mojito s’il te plais tu seras chou !». La nuit précédente n’a pas été moins festive que celle-ci, puisque nous avons fêté l’anniversaire d’un de mes meilleurs amis d’enfance. Ce soir, c’est avec une amie très proche que je suis sortie, histoire de penser un peu à autre chose, et puis un peu pour draguer aussi j’avoue. Dans ce bar, nous y passons toute la nuit, jusqu’au petit matin.

8:05
La sonnerie de la porte de l’appartement me tire d’un rêve un peu bizarre, et je marmonne à moitié, assez fort pour essayer de me faire comprendre «Maaaatt, va ouvrir ça peut être que pour toi...». Je ne me souviens même pas de comment je me suis endormie. La sonnerie retentit de nouveau, aucun bruit dans l’appartement. Je soupire et me lève de mon lit, les cheveux en bataille, les yeux plus petits que jamais. J’enfile un peignoir et arrive à la porte avec un peu de mal, je dois l’avouer. J’écarquille les yeux en voyant mon frère, Théa dans ses bras. «Oulà, t’as bossé cette nuit ?» «Hein ? Euh... non, enfin oui un peu...». Je plisse les yeux et le regarde fixement, avant de me souvenir qu’il m’avait demandé de garder Théa ce matin pour je-ne-sais-plus-quelle-raison. «T’es sûre que ça va Lana ?». Impossible de lui dire que j’ai fait la bringue tout le week end et que j’avais oublié que je gardais ma nièce préférée. «Oui oui, j’ai juste oublié de mettre mon réveil, et comme j’ai bossé tard... hum. Je t’offre un café ?». Il me tend Théa qui elle même tend les bras vers moi, et je la récupère rapidement. «Non j’ai pas le temps, je passe la chercher en début d’aprem ok ?». Je hoche la tête et le voilà qui disparaît aussi vite qu’il est arrivé. Théa a l’air toute excitée de venir chez tata Lana, sauf que c’est un peu le bordel à la maison, que j’ai pas pris de douche, ni même pris de petit déjeuner. Je vous explique même pas ce qui se passe dans ma tête à cet instant, alors que Théa gesticule déjà pour descendre de mes bras. «Ok ma puce, tu sais quoi, on va aller toutes les deux dans la salle de bain, comme ça j’te surveille pendant que je prends ma douche ! Ça te va comme début de programme ?».

Direction donc la salle de bain. Je pose la pitchoune sur le tapis, en vérifiant bien qu’il n’y ait rien de dangereux à sa portée, et je retire mon peignoir pour entrer dans la douche - en sous vêtements, je vais pas me montrer nue devant ma nièce quand même - et ce n’est qu’une fois le rideau tiré que je me deshabille complètement pour prendre ma douche. 3 minutes top chrono, j’attrape une serviette à l’aveugle et m’enroule dedans avant de dégager le rideau de devant mes yeux. J’avoue que la vision qui s’offre à moi est à moitié affolante, et à moitié risible. Théa a trouvé un de mes rouges à lèvres et s’est barbouillée la moitié du visage avec. Ça commence bien. Allez, débarbouillage, et on file dans ma chambre. A peine le dos tourné pour m’habiller, que j’ai perdu Théa des yeux. «Théa ? Théa t’es où ma chérie ? Réponds à tata !» C’est en sous-vêtements que je cherche la petite partout dans ma chambre, ce n’est pourtant pas si grand. Je la retrouve finalement sous le lit, en train de jouer avec tout ce qui peut trainer sous un lit, ayant roulé dessous. «Je sens que ça va être long...».

Après l’avoir récupérée, et m’être habillée, je retourne dans le salon. Heureusement que Matt est parti pour la journée avec son molosse. Imaginez le carnage ! Je mets Théa avec son doudou sur le canapé, devant un dessin animé. Je reste là avec elle quelques secondes pour vérifier qu’elle est bien absorbée, et que je peux aller m’engloutir un café. Mais quelques secondes à peine plus tard, j’entends les petits pieds de pitchounette taper contre le parquet, et la voilà déjà derrière moi. Elle tire sur mon pantalon «baba». «Non mon coeur, tata, ou Lana si tu veux, mais pas baba !». Je ris un peu et me penche pour la prendre dans mes bras et lui faire un bisou, mais elle en a décidé autrement. Elle gesticule pour descendre, et la voilà qui cours autour de la table, jouant à cache cache. Et elle pousse ses petits cris dont elle a le secret. Je crois qu’elle me demande de courir après elle. Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça aujourdhui ? Alors c’est parti pour une course poursuite... Mon mal de crâne aura sûrement raison de moi avant Théa. Ou pas.

A midi, je prépare à la princesse quelque chose de bon, ou du moins je m’y efforce. Je la pose sur une chaise et commence à lui donner à la cuillère. Mais elle ne l’entend pas de cette oreille, et me fait comprendre qu’elle veut manger seule comme une grande. Je m’y résous et la laisse faire. Elle en fout vraiment partout. Il y en a autant dans son ventre que sur ses vêtements, sur la table, et même jusque sur mes vêtements. Je soupire légèrement, la fatigue n’aidant pas, et je la regarde faire, mettant ses doigts dans la purée de carotte. Je n’ai même pas la force de l’en empêcher. Et elle rit, comme si c’était le meilleur jeu de l’année. Elle est à croquer quand même, mais c’est pas facile quand on a dormi que 5h au total les 3 derniers jours.

Après le repas, je décide de nous mettre un dessin animé, espérant qu’elle s’endorme avec moi devant le dessin animé. Après tout à un an et demi, on fait encore la sièste non ? Une fois bien calées sur le canapé, Théa semble être plutôt sage, elle discute avec les personnages du dessin animé, pendant que je commence à m’endormir. Mais chaque fois que je ferme les yeux un peu trop longtemps, Théa me tapote sur le bras avec sa petite main pour me réveiller et me raconter tout un tas de trucs qui ont l’air passionnants, mais incompréhensibles à propos du dessin animé. «Oui ma puce. T’as raison. Ça doit pas être facile pour eux non plus...». Et je referme de nouveau les yeux. Une seconde, deux secondes. Quand je les réouvre Théa a disparu. Je me lève en catastrophe et la cherche du regard, mon appartement n’est pas assez grand pour qu’elle soit bien loin. Je la retrouve grimpée sur une chaise, près de la commode de l’entrée, son bras plongé dans l’aquarium du poisson rouge. Oh mon dieu. «Mais non mais Théa !». Je soupire et la récupère, sa manche complètement trempée, et c’est à ce moment que mon frère sonne à la porte. Je me dépêche de retirer à Théa son petit pull et de le changer avec un qui était dans son sac. J’ouvre à Isaac après plusieurs sonneries. «Bah tu foutais quoi ?». Théa est dans mes bras, toute propre et toute excitée de voir son papa, qui la récupère dans ses bras. «On était au pipiroom !». Je lui offre un sourire et lui tend le sac de Théa. «Ça a été ?» «Ouiiiiii.... très bien. Elle a été très sage ! Hein ma puce !» Je lui fais un bisou et n’espère qu’une chose, c’est qu’Isaac ne me propose pas de rester boire un café, parce que mon lit m’appelle...



Dernière édition par Lana-Joy Fitzgerald le Mar 21 Jan - 23:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: CHALLENGE WEEK → Lana-Joy Fitzgerald   Mar 21 Jan - 23:01





S.O.S. frangin des les pattes


Mardi

Lorsque je pousse la porte du Fitzgerald’s, c’est une sensation étrange qui s’empare de moi. Ça fait un moment que ce bar est comme ma 2ème maison, j’y ai passé des soirées entières, j’y ai travaillé longtemps aussi. «Salut frangin !». Pas de réponse, génial. Je m’assieds sur un tabouret de bar et attends qu’il daigne m’offrir ne serait-ce qu’un sourire. Il n’y a pas encore trop de monde, je comprends pas pourquoi il a l’air si excité. «J’ai dit BONJOUR !». Il se retourne finalement vers moi. «Ah t’es là toi !». Il s’approche et se penche au dessus de bar pour venir me faire un bisou. «Tu tombes mal Aley est malade du coup j’suis tout seul ce soir et...» Il s’arrête net. «En fait tu tombes pas si mal que ça, tu bosses ce soir ?». Je fronce les sourcils, comprenant vite son petit manège. «Non. Mais j’ai pas envie de...» Isaac me coupe tout en faisant un signe de tête. «Allez viens, t’auras un gros billet pour t’acheter une paire de pompes...». Là il me prend par les sentiments. Une nouvelle paire de pompes c’est pas de refus. Il ajoute finalement «Même si je comprends toujours pas pourquoi cette addiction pour les godasses.». «Tu comprendras jamais, t’es un mec, cherche pas !». Je ne bronche pas et file dans la réserve pour poser mon sac et mon manteau, et me voilà de retour derrière le bar. «Bon, t’as besoin de moi pour quoi ?». Je reste plantée là, attendant qu’il m’accorde une minute. Il me pousse pour pouvoir passer et ça me fait rire. «Tant que tu me dis pas quoi faire je bouge pas de là !». Je suis d’humeur chieuse et taquine.

«Roh bah fais du air houla houp ça t’occupera !». Je le regarde avec un petit sourire. «Ok mais, ici ou carrément sur le bar ?». Il n’en fallait pas moins pour que je le vois arriver vers moi, un regard noir dont il a le secret. Oh bah non, faudrait pas que la petite soeur protégée dandine ses fesses devant tous les clients. Surtout pas ! Il me tend finalement un  bloc note et un crayon. «Tiens, vas prendre la commande de la table de nanas là bas, j’te veux pas au bar ce soir, tu m’as assez cassé de verres la dernière fois.» Quoi ? Moi gaffeuse ? Non mais je ne vois pas de quoi il veut parler... Je récupère tout ce dont j’ai besoin, et pioche dans le bocal sous le bar pour récupérer une broche avec le logo du bar.

Je m’avance finalement vers la table occupée par 4 jeunes femmes, et leur demande «Bonsoir, je peux prendre votre commande ?». Je ne mets pas longtemps à remarquer une jeune femme dans le lot, brune, les yeux bleus, un visage angélique et un sourire à faire damner un saint. Mon regard se veut plus insistant, sans que je n’y fasse attention. Rapidement, je sens que le courant passe entre nous, nous échangeons un sourire, et ses amies ne tardent pas à remarquer ce qui se trame. Une fois la commande prise, je retourne vers le bar, me retournant à mi chemin, re-croisant ainsi le regard de la jolie brune.

Je passe le relais de la commande et continue mon boulot, tout en ne lâchant pas des yeux la brunette aux yeux bleus. Au moment de leur amener leur commande, l’attirance se fait plus intense, les sourires qu’elle me tend ont le pouvoir de me donner vraiment chaud. Rester calme. Je finis par repartir à mes occupations. Environ une heure plus tard, arrivant presque au bar, je sens une main attraper la mienne. Je me retourne et elle est là. Mon coeur s’accélère un peu, je tourne la tête machinalement pour vérifier que mon frère ne me surveille pas. Il ne manquerait plus qu’il apprenne mon attirance pour les femmes de cette façon. «On y va, je tenais à te souhaiter une bonne soirée...». Je ne peux pas la laisser partir comme ça. «Non attends...». Un dernier regard vers le bar, Isaac est occupé, je tire la jeune femme vers les cuisines et la plaque contre un mur pour l’embrasser.

Evidemment, comme toujours, mon frère arrive au bon moment «Lana ?». Je me décale de la jeune femme et Isaac finit par nous découvrir. «Qu’est-ce que vous foutez là ?» «Elle se sentait pas bien elle était à deux doigts de faire un malaise avec le monde qu’il y a alors je l’ai amenée à l’écart qu’elle respire un peu. T’inquiètes je m’en occupe, j’arrive ok ?». Il fronce les sourcils et finit par partir. Je crois que si ça avait été un mec, il ne m’aurait jamais crue. La brunette me sourit et je me sens obligée de me justifier. «Mon grand frère... un peu trop protecteur...». Je sors de ma poche le bloc notes du bar et y inscrit mon numéro de téléphone. «Tiens... si t’as envie de me revoir...». Je la laisse finalement repartir et rejoins Isaac ni vu ni connu. Je m’en tire plutôt pas mal !

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MessageSujet: Re: CHALLENGE WEEK → Lana-Joy Fitzgerald   Mer 22 Jan - 17:48





Gros boulet en vue


Mercredi

Moi qui pensais qu’en sortant d’une école de journalisme, j’allais trouver un boulot facilement. Mais je me prends en pleine face que ce n’est pas si simple de trouver un job dans la branche qui nous plait. Après avoir aidé mon frère au bar hier, et dépensé l’argent gagné dans une magnifique paire de chaussures à talons, je me décide à éplucher les petites annonces de boulot sur un site de recherche d’emplois.

Assise dans notre nouveau canapé, Armstrong couché sur mes pieds, mes lunettes sur le nez, je ne quitte pas l’écran de mon ordinateur portable. Mon téléphone se met alors à sonner, et je réponds sans même regarder le numéro s’afficher. «Allo ?». S’en suit un mini interrogatoire par une femme à la voix plutôt agréable, et elle me donne rendez vous dans l’heure qui suit pour rencontrer le patron de la maison d’édition. Ce n’est pas pour un job dans un journal, mais dans une maison d’édition. J’ai besoin d’argent, ça fera l’affaire.

Je me prépare comme pour chaque entretien, prends soin de m’habiller correctement, sans trop en faire non plus, mais de quoi ‘plaire’ un minimum et ne pas passer pour la nana je-m’en-foutiste. A l’heure convenu, je me présente à l’adresse donnée, et rencontre donc la réceptionniste que j’ai eu au téléphone un peu plus tôt. «Bonjour, je suis Melle Fitzgerald, j’ai un rendez vous avec...» Je regarde mon petit papier avec mes notes, et relève le nez vers la réceptionniste. «Mr Janvier.». Mon accent français est quasi parfait, ayant une adoration particulière pour toutes les langues étrangères. «Venez avec moi, je vous amène jusqu’à son bureau.».

Quelques minutes plus tard, me voilà dans le bureau du fameux Mr Janvier. Un homme d’une quarantaine d’années, je dirai 45 ans. Un bel homme, si tenté qu’on aime les hommes. Il est plutôt grand, bien bâti, et son costume 3 pièces lui donne une allure élégante. «Je vous en prie mademoiselle, vous pouvez vous asseoir. Melle Fitzgerald c’est ça ?» Je hoche la tête. «Comme le bar le fitzgeralds en ville ?». Je lui offre un sourire et lui répond donc. «Oui, c’est mon frère qui en est le propriétaire.» «Bien ! J’adore cet endroit.». Le voilà qui fait le tour de son bureau, et s’y affaisse du côté même où je me trouve, resserrant ainsi la distance entre nous. Je lui donne mon CV, qu’il prend et parcours des yeux rapidement. «Faculté de journalisme de Town Square, plusieurs piges dans des magazines et journaux réputés... ça ne vous effraie pas de travailler dans une maison d’édition ?» Je hausse les épaules avec un petit sourire. «Je ne vais pas vous cacher que je voyais mon avenir autrement mais pourquoi pas. Toutes les expériences sont bonnes à prendre.» Oh mon dieu, qu’est-ce que je n’ai pas dit là. Je ne pensais pas que ça allait déclencher en lui ce dont je vais être spectatrice, voire même victime.

«Très bien je vous explique, j’ai besoin de quelqu’un pour m’assister dans mon travail. C’est à dire me seconder, être présente la plupart du temps lorsque j’ai besoin de vous. Pour ça il me faut quelqu’un qui n’a pas peur de finir tard le soir. Je travaille très tard le soir.» Son regard commence à devenir salace. Je plisse un peu les yeux et ne me laisse pas faire quant à ses avances, qui pour l’instant sont encore sous-jacentes. «Tout dépend du salaire, et ce pour quoi vous auriez besoin de moi exactement...». Ma voix est plutôt sèche, ce n’est pas dans mon intention d’entrer dans son jeu, bien au contraire. Je commence sérieusement à me méfier de lui. «Hum. Lana. je peux vous appeler Lana ?» «Je ne préfère pas non. Je ne travaille pas encore pour vous, et... nous ne sommes pas intimes !». «Oh. Mais on pourrait bien le devenir !». Je lâche un rire presque moqueur, qui le désarme quelque peu. «Pardon. Mais si je peux me permettre, votre petit jeu de patron croqueur de secrétaires est complètement dépassé. Et plus que ça, il ne me fait ni chaud ni froid.» Je me lève de mon fauteuil et le regarde avec un petit air répugné. «Je ne pensais pas que des goujats comme vous ça existait encore...». Au moment de faire demi-tour, l’homme m’attrappe et me plaque contre lui alors que je suis encore de dos. Sa main sur mon ventre me donne juste envie de vomir, et je ne mets pas plus d’une demi seconde pour me retourner et lui foutre une baffe monumentale. «Parfois j’me demande pourquoi j’aime les femmes. Et c’est quand je rencontre des pervers comme vous que je m’en souviens.». Mon regard de dégoût envers lui n’a pas tellement l’air de lui plaire. Mais qu’importe. Jamais je ne travaillerai avec une personne comme lui. Et avant de quitter le bureau je me retourne pour le regarder, et lui dis : «Et ne vous avisez jamais de remettre les pieds dans le bar de mon frère, vous le regretteriez amèrement !». Puis je claque la porte du bureau et m’enfuit quasiment en courant. Courageuse mais pas téméraire. Manquerait plus qu’il me rattrape...

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MessageSujet: Re: CHALLENGE WEEK → Lana-Joy Fitzgerald   Jeu 23 Jan - 12:22





Mea culpa


Jeudi

Depuis qu’Isaac m’a parlé de cette histoire de cancer qui est revenu dans le corps de Shanae, j’avoue que je ne suis pas totalement sereine. Ma future filleule est en danger dans le corps de sa maman, mais pire que ça, la jeune maman doit être exténuée. J’ai beau essayer de tout retourner dans mon cerveau, je ne peux rien faire pour eux, et sentir que mon frère est malheureux me fend le coeur. J’ai beau avoir des différends avec ma belle soeur, je ne veux pas qu’elle meure. Je ne veux pas voir mon frère dépérir, je ne veux pas que Théa grandisse sans sa maman.

Penser à tout ça me fait bouillir de l’intérieur, je ne peux pas rester là à rien faire en attendant qu’Isaac m’appelle pour me demander de soulager sa future femme. Alors je prends mes affaires et sors de mon petit appartement pour rejoindre la maison de mon frère. Je frappe à la porte, personne ne répond. Je frappe une seconde fois, toujours rien. J’appuie finalement sur la poignée et ouvre la porte doucement, en passant ma tête dans l’entrebaillement, je balaye la pièce - vide - du regard. «Y’a quelqu’un ?». J’entends la voix de Shanae à l’étage, et après quelques secondes d’hésitation, j’entre dans la maison de mon frère. après tout, j’y ai vécu, c’est un peu comme ma 2ème maison. Je me dirige vers l’escalier et en haussant la voix, j’annonce ma présence, je ne compte pas lui faire avoir une crise cardiaque en plus de tous ses problèmes.

«Isaac ? Shanae ? C’est Lana je peux monter ?» Je vois Théa passer en courant seulement vêtue d’une couche, dans le couloir à l’étage. Ça me fait sourire. Shanae est à sa poursuite, elle s’arrête en haut de l’escalier et me regarde. «Monte, tu vas m’aider à attraper cette petite pile sur pattes !». Un sourire au coin des lèvres, je monte les escaliers 4 à 4 et pousse la petit barrière en bois prévue pour éviter que Théa ne se casse la figure dans les escaliers. J’entends le rire de ma nièce, et Shanae est à la porte de la chambre de sa fille. Elle n’a pas la tête des meilleurs jours, elle est plutôt palotte, surtout qu’elle n’est pas maquillée. Je m’avance vers elle et la prend dans mes bras. Depuis pratiquement un an, c’est la première fois que j’ai un geste tendre envers elle. Je sens qu’elle hésite un peu et finis par resserer l’étreinte de ses bras. «Je sentais que t’avais besoin d’aide avec la crapule alors me voilà !». Je lui adresse un petit sourire et lui demande finalement. «Isaac n’est pas là ?» «Non... il est parti faire une course avec Arya pour le bar. On a fait de la pâte à sel avec Théa elle s’en est foutu partout, j’essaye de la changer mais elle me fait tourner en bourrique...». J’esquisse un petit sourire. «Elle m’en a fait voir de toutes les couleurs lundi quand je l’ai gardée à la maison. Elle est vraiment en mode conneries ! Bon vas te poser je vais récupérer le monstre !». Shanae ne se fait pas prier et va s’asseoir dans le canapé de la chambre de Théa. Pendant ce temps, je cours après Théa. «Grrrrr... attention c’est tata Lana... je vais te mannnnnger !». Elle est cachée dans le dressing de la chambre de ses parents, derrière quelques vêtements pendus. «Trouvééée !». Je la prends dans mes bras et fais comme si je la mangeais, en grognant et en lui faisant des bisous dans le cou et sur son petit ventre tout nu. un vrai petit bonheur cette enfant. «Allez on va s’habiller, tu sais que tu mènes la vie dure à maman ? Crapule va !».

Je rejoins Shanae dans la chambre de pitchoune et je l’habille - difficilement - avant de m’asseoir aussi dans le canapé. La porte fermée, Théa ne peut pas s’échapper pour jouer à cache cache n’importe où. Je me tourne vers ma belle soeur et regarde son ventre avec un petit sourire. «Dis donc... ça grandit là dedans !». «Oui heureusement. Oh. Attends je sais pas si elle a senti que sa marraine était là mais elle bouge, tu veux sentir ?». Je me souviens encore de quand j’avais posé pour la première fois ma main sur le ventre de Sha’ quand elle était enceinte de Théa. J’hésite un instant et pose finalement ma main sur le ventre de ma belle soeur, sentant les petits coups de pieds de ma filleule, ce qui me fait sourire. Je redresse le regard vers elle, puis retire ma main. Je sens que si je suis venue là, et qu’Isaac n’était pas là, ce n’est pas le fruit du hasard. «Tu sais Shanae.. Je...». Je soupire un peu, ne sachant pas par quoi commencer. «Déjà je voudrais te dire que je suis désolée de tout ce qui vous arrive. C’est pas drôle mais je sais que vous allez vous en sortir, vous êtes un couple uni et mine de rien, vous êtes forts. Et puis.. vous êtes pas seuls...». Je dis tout ça en regardant mes pieds, mon côté enfant ayant légèrement repris le dessus sur ma personnalité à cet instant précis. «Et je voudrais m’excuser pour mon comportement puéril ces derniers mois. Depuis que t’es rentrée en fait.». «Je suis contente que tu sois venue vers moi pour me dire ça. Saches que je ne t’en veux pas, c’est normal que tu m’aies rejeté avec le mal que j’ai fait à Isaac en m’enfuyant. Mais je suis de retour pour de bon. J’ai longtemps attendu le jour où tu reviendrais vers moi, et où tu me pardonnerais. Ça me fait du bien...». Je relève le regard vers elle et le plonge dans ses yeux bleus. «C’est bête d’en être arrivées là alors qu’on s’entendait si bien avant. J’suis désolée. Vraiment. J’ai juste peur pour Isaac, j’suis tellement proche de lui que je veux pas qu’il souffre et...» Elle me coupe directement. «Je ne le ferai plus souffrir je te promets.». Je hoche la tête et lui offre un petit sourire, aussi mince soit-il, il est sincère.

Théa arrive en courant dans notre direction, comme un boulet de canon, et je la récupère avant qu’elle ne fonce droit dans le ventre de sa mère. «Hé ho toi ! Faut te calmer hein ! J’vais te filer des somnifères tu vas voir !». J’éclate de rire et la chatouille pour l’entendre rire aussi. C’est la meilleure thérapie qui soit...

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MessageSujet: Re: CHALLENGE WEEK → Lana-Joy Fitzgerald   Jeu 23 Jan - 20:23





You suck !


Vendredi

Pourquoi un téléphone sonne quand on est sous la douche ? Vous pouvez m'expliquer ? Ils peuvent pas créer un paramètre ou je sais pas quoi, qui pourrait prendre en compte le fait qu'on est pas dispo, et que le téléphone le détecte ? Bon ok je pars sur une autre planète. Toujours est-il qu'en sortant de ma douche, je déteste voir que j'ai loupé un appel, et pire que ça, quand c'est un appel masqué qui n'a pas laissé de message. Autant dire que c'est LE truc qui ne sert à rien. D'un air dépité, je file dans ma chambre, ce soir il est prévu que je passe la soirée toute seule à terminer un article pour le magazine sportif pour lequel je fais des piges. Une fois dans une tenue plus confortable, je me jette mollement dans le canapé, mets mes lunettes sur mon nez, et commence à tapoter sur mon ordinateur.

Mon téléphone se met à sonner, encore ce foutu appel masqué. En règle générale je n'aime pas répondre, mais il se peut que ce soit pour du boulot, même si à cette heure-ci ça me parait un peu bizarre. Je décroche, une vois légèrement passive. «Allo ?». «Oui bonsoir, c'est Andy, je sais pas si tu te souviens on s'est croisées mardi soir au bar de ton frère...». Ma voix devient soudainement plus amicale, voire même étrangement plus sensuelle. «Oh, Andy, oui bien sûr. J'me rends compte que je connaissais même pas ton prénom.» «Moi non plus à vrai dire.» «Lana. Je m'appelle Lana. Ça me fait plaisir que tu appelles, je m'y attendais pas. A vrai dire je donne rarement mon numéro comme ça à quelqu'un que je connais pas, c'est pas tellement dans mes habitudes et...». La jeune femme me coupe rapidement et d'une voix suave me demande «Ça te dirait qu'on se voit ce soir ?». Je jete un oeil sur l'heure en haut a droite de mon écran d'ordinateur et me relève. «Oui carrément ! Enfin j'veux dire... avec plaisir !». J'entends un petit rire amusé au bout du fil. «Tu... tu veux passer chez moi ?» «Oui pourquoi pas ! Tu me donnes l'adresse ?». Une fois l'adresse donnée, elle me dit qu'elle sera là d'ici une petite heure le temps de se préparer. Je raccroche finalement et reste bloquée un instant, ne me rendant pas trop bien compte que je viens d'inviter un fille ici. D'un coup je suis prise d'un instant de panique et je me lève en 4ème vitesse pour ranger un peu l'appart, et pour aller me changer. J'opte pour un jeans noir plutôt basique et un top à manches courtes, moulant et légèrement décolleté. Je passe quelques minutes devant la glace, et entends finalement la sonnerie de l'appartement retentir.

Je file donc ouvrir, et là voilà. Elle est encore plus jolie que dans mon souvenir, les lumières du bar lui allaient moins bien que celles de mon appartement. Je suis un peu gênée, cette situation ne me ressemble qu'à moitié, mais je ne compte pas me liquéfier. Après tout, elle me plait, pourquoi refuser ce genre de rendez vous de dernière minute. «Je t'offre quelque chose à boire ?» «Volontiers !». Je l'invite à s'installer dans le salon pendant que je vais nous chercher quelque chose de rafraichissant dans le frigo, et quelques petits trucs à grignoter au cas où.

Assises toutes les deux sur le canapé, assez proches c'est indéniable, nous commençons à faire connaissance, tout en appliquant un petit jeu de séduction loin d'être désagréable. «Et euhm... tu bosses souvent dans le bar de ton frère ? On y vient souvent avec mes amies et on t'a jamais vue. Enfin je m'en souviendrai si ça avait été le cas.». Je lui offre un petit sourire avant de porter mon verre à mes lèvres, puis de lui répondre. «Non en fait je lui donne un coup de main de temps en temps, quand j'ai le temps et qu'il a besoin de main d'oeuvre.» «Ok et sinon tu fais quoi dans la vie ?» «Je suis journaliste, et je trouve que tu as plutôt de la chance, je ne t'ai pas encore assaillie de questions...». Une petite lueur coquine dans les yeux elle me répond. «J'ai un moyen d'y remédier, avant que te prenne l'envie d'en savoir un peu trop sur moi...» Et là voilà qui s'approche de moi, scellant nos lèvres d'un baiser, aussi intense que le premier que nous avions échangé 3 jours plus tôt. De fil en aiguille, la chaleur monter et il ne faudrait pas être devin pour comprendre l'envie qui nous habite. Nos mains deviennent plus entreprenantes, et nos baisers plus langoureux. Je peux déjà sentir sa main sous mon t-shirt, alors que nos langues s'apprivoisent.

Et un t-shirt qui vole un. Je commence à mon tour à deshabiller Andy, et elle s'allonge sur moi, profitant de l'ampleur du canapé. Ma respiration s'accélère, et mes mains viennent la caresser un peu partout, sans avoir eu pour autant le temps de la deshabiller complètement. Je déboutonne son jean et passe ma main à l'intérieur pour entendre gémir sensuellement la jeune femme à mon oreille.

Mais ce dont je n'avais absolument pas calculé, c'est que mon coloc pouvait rentrer à tout moment, alors qu'il m'avait bien prévenu qu'il ne rentrerait pas de la soirée. J'entends donc la porte d'entrée s'ouvrir, et ça a le don de me ramener sur terre. Andy se redresse rapidement et récupère son t-shirt avant de l'enfiler à une allure folle. Quant à moi, je me contente de plaquer un coussin sur ma poitrine, bien que Matt m'ait déjà vu plus d'une fois en sous-vêtements. Andy est toujours de dos quand Matt s'avance vers nous. «Hum intéressant, si j'avais su je serai rentré plus tôt.» «Matt ta gueule putain !» «Quoi ? Je gêne ?». Andy finit par se retourner et je sens le malaise s'inviter chez nous. «Oh, Andrea !». Oh non manquait plus que ça, il la connaît. «Mathéo... je savais pas que...». Andy se retourne vers moi, puis vers Matt, et là je comprends ce à quoi elle pense et j'éclate de rire, les nerfs sûrement. «Ah non mais... enfin Matt c'est mon coloc, je coucherai jamais avec lui !» «Ce qui n'est pas le cas de tout le monde !». Matt regarde Andy avec un petit sourire, avant d'ajouter. «Je savais pas que tu jouais sur les 2 tableaux...». «Je vais y aller.» La jeune femme fait le tour du canapé pour récupérer ses affaires, prête à partir. Je ne compte pas la retenir, je suis bien trop énervée contre Mathéo, et j'ai besoin de me défouler sur lui. J'enfile mon t-shirt, fusille le jeune homme du regard avant de suivre Andy jusqu'à la porte. «Je suis désolée. Si j'avais su que vous vous connaissiez je..» «T'inquiètes.» Elle semble hésiter un instant et dépose un baiser sur le coin de mes lèvres avant de faire demi tour pour quitter le palier de notre porte. Je me retourne vers Matt et claque la porte. «Tu m'expliques ?» «Oh bah y'a rien à expliquer, c'est con pour toi que j'sois arrivé parce que c'est vraiment un bon coup !». J'ai envie de le tuer. «T'es vraiment un putain de blaireau !». «Bah quoi, suffisait de me dire, j'serai pas rentré, et puis si tu m'avais dit comment elle s'appelait, et comment elle était, je t'aurai dit que j'étais déjà passé avant toi.» «Putain mais... je trouve même pas de qualificatif pour te décrire...». Il lâche un petit rire et je me jette sur lui pour le frapper - comme une fille - ce qui a le don de le faire rire encore plus. Je sais même pas comment je fais pour pas lui demander de dégager. Faut vraiment que je l'aime...

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MessageSujet: Re: CHALLENGE WEEK → Lana-Joy Fitzgerald   Sam 25 Jan - 23:49





Quand t'as pas envie, t'as pas envie.


Samedi

On ne peut pas dire que j’ai passé une semaine de tout repos. Parfois il y a des semaines qui semblent paisibles, où même on s’ennuie - quand on n’a pas de travail j’entends - et parfois il y a des semaines comme celle que je viens de passer, qui marquent par certaines choses que j’ai vécues. Toujours est-il que aujourd’hui samedi, j’ai décidé de réserver ma journée à ma petite personne. Au programme, shopping - avec les sous gagnés en bossant pour mon frère - et farniente. C’est un joli programme ça. Mathéo est sensé ne pas être là de la journée, même si je me méfie un peu avec ce qu’il me raconte celui là. Après une matinée de grasse matinée, je me prépare un bon petit plat et file directement en centre ville pour aller faire quelques emplettes.

Je ne manque d’ailleurs pas de me faire draguer par la vendeuse d’un de mes magasins fétiches. Mais je ne sais pas trop pourquoi, je suis un peu froide, sûrement à cause d’Andy hier soir. Bref. En rentrant à la maison, toute joyeuse, je m’arrête net au bout de la rue, bloquée par ce que je vois devant moi. Je n’ai pas mis plus de quelques secondes à reconnaître mes parents, enfin, disons plutôt mes géniteurs. Je prends une grande respiration et m’avance dans leur direction d’un pas décidé. Je lâche un vulgaire «Bonjour.» d’une froideur incomparable. Ma mère se retourne en entendant ma voix, et se fond directement en m’entourant de ses bras. «Ma chérie...». Je reste les bras ballants, mes paquets encore dans les mains. Ça doit bien faire pratiquement un an que je ne les ai pas vus, et ça ne m’a pas manqué. «Qu’est-ce que vous faites là ?», mon père d’un ton sec me répond «Je vois que tu as l’air enchantée de voir tes parents.» Je ne réponds rien. Il vaut mieux pas. Ma mère essaie avec un grand sourire de remonter le moral des troupes. «On voulait prendre des nouvelles, on n’arrive pas à t’avoir au téléphone. Et puis on a appris que tu vivais ici.». Je hoche la tête d’un air légèrement blasé. «Ben... ouai... je vis ici.» Mon père lève les yeux pour regarder l’immeuble, et me demande finalement. «Tu nous offre un café ?».

Bon, la question est : est-ce que je les envoie bouler, ou est-ce que je fais un pas vers eux. Avec tout ce qu’ils n’ont pas fait pour Isaac et moi depuis qu’on est nés, je ne sais même pas si je pourrai un jour les pardonner, ou les aimer comme un enfant aime ses parents. Je pense à mon frère, j’essaie de penser à ce qu’il ferait à ma place. Je sais qu’il les enverrai bouler. Mais je ne suis pas Isaac, je suis sans doute moins impulsive. Et finalement, après une longue hésitation, j’accepte de les faire entrer chez moi. Sauf qu’en entrant, Matt est là. Comment je vais expliquer à mes parents sa présence, surtout qu’il est dans la cuisine, et qu’en m’entendant rentrer il crie, depuis la cuisine. «Chérie tu vas être fière de moi j’ai fait la vaisselle !». Oh mon dieu. Le regard insistant de ma mère me demande une explication. Je n’en donne pas une pour autant. Armstrong arrive en trombe et j’essaie de le retenir avant qu’il ne bouffe mes parents. Bien réfléchi, ce serait pas une si mauvaise idée que ça ! «Installez vous sur le canapé, je vais faire couler du café.» «Tu nous présente ton petit ami ?». Matt sort de la cuisine en entendant une autre voix que la mienne et je soupire. Je laisse mes parents s’installer sur le canapé et je rejoins Mathéo dans la cuisine, le poussant pour le faire reculer. «C’est qui ?» «Mes parents.» «Mais je croyais que tu les voyais plus parce que t’étais en froid avec eux.» «C’est le cas. Pourquoi tu m’as appelée chérie toi ? Tu pouvais pas me donner tes surnoms merdiques comme d’habitude ? Je vais leur expliquer comment que t’es pas mon mec ?» «Bah j’peux me faire passer pour ton mec si tu veux !» «Mais dans tes rêves Harrington !» Je le frappe et fais couler du café avant de rejoindre mes géniteurs dans le salon.

«Tu nous présentes pas ton petit ami ?» «Maman. C’est pas mon fiancé. C’est un ami, mon colocataire. Et si tu veux savoir, je n’aime pas les hommes.» Mon père me sert une tête complètement choquée, et ma mère cherche à comprendre un peu mieux. «Mais c’est à dire que euh... tu préfères ne pas encore vivre en couple avec un homme parce que tu te sens trop jeune ?» «Non maman. J’aime les femmes. Je ne me mettrai jamais en couple avec un homme. C’est la vie.» Un blanc s’installe et je sens le stress monter un peu dans l’atmosphère. «Il y a une raison à votre visite ?» «On... on voulait prendre des nouvelles. Peut être essayer de rattraper le temps perdu ?». Je soupire pour leur faire comprendre que je ne suis pas spécialement enchantée par leur présence. «Ecoutez, on a qu’un père, on a qu’une mère, je pourrai pas vous enlever ça, mais on peut pas dire que l’enfance heureuse que j’ai eue soit grâce à vous. J’ai plus de reconnaissance envers Isaac qui m’a élevée, qu’en vous. Vous êtes aux abonnés absents depuis trop de temps, vous savez pas ce qui se passe dans nos vies et vous en avez rien à foutre. Ne faites pas semblant, ça sert à rien. C’est bête.». Je sens que j’ai blessé ma mère, et mon père se lève déjà, récupérant son manteau. «Oui, partez, au moins vous ne changerez pas l’image que j’ai de vous.» Mon père quitte l’appartement et ma mère me fait un bisou et me dit «Je suis désolée. J’essaierai de repasser une autre fois sans ton père...». Je hoche la tête, sachant très bien qu’elle ne le fera pas. Et à vrai dire, je m’en fous, j’ai bien plus important à gérer dans ma vie en ce moment, en priorité mon frère et sa petite famille.

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MessageSujet: Re: CHALLENGE WEEK → Lana-Joy Fitzgerald   Lun 27 Jan - 10:26





Am I a hero ?


Dimanche

Après une vague de redoux, le froid est largement revenu à Town Square depuis quelques jours. Impossible de sortir sans un gros manteau une écharpe, et pour mon cas, un bonnet. Les mains enfouies dans mes poches, la mâchoire grelottant à moitié, je me rends dans les locaux du magazine sportif pour lequel je travaille en tant que pigiste. Et oui, même un dimanche, il y a des métiers comme ça où les week-end n’existent qu’à moitié. Je crois que je vais perdre mon nez incessamment sous peu si je ne rentre pas dans un endroit chauffé dans les quelques minutes qui suivent. Une fois poussé les portes du grand immeuble, je pousse un soupir de bien être, et reste plantée au dessous du chauffage pendant une bonne minute, sous les yeux médusés du chef de la sécurité. «Tout va bien Melle Fitzgerald ?» Je me retourne vers lui et lui offre un petit sourire. Je ne pensais pas qu’il connaissait mon nom, je passe tellement en coup de vent quand je viens ici. «Oui oui, je me réchauffe un peu, sinon je risquerai bien de me transformer en reine des neiges !». Ma phrase a le don de le faire sourire, et puis je m’éclipse finalement pour emprunter l’ascenseur qui me mènera au 17ème étage de la tour.

Une jeune femme entre finalement à la dernière seconde, un tout jeune bébé dans les bras, s’excusant au passage avant que les portes ne se referment quasiment sur elle. Je me demande bien ce qu’elle vient faire là avec un enfant, un dimanche en plus, mais je me doute qu’il doit bien y avoir à d’autres étages, une raison suffisante pour la voir braver le froid un dimanche matin avec son enfant. Je lui offre un sourire poli et prends appuis sur un des bords de l’ascenseur, le temps qu’il poursuive sa course. Mais arrivé au 11ème étage, une violente secousse nous fait prendre conscience que quelque chose ne va pas. Puis la lumière s’éteint, faisant changer l’éclairage normal en un faible éclairage vert bleuté, sûrement une lumière se sécurité. Je me précipite vers la femme et son enfant. «Tout va bien ?». Le bébé se met à pleurer, et sa mère vérifie que tout aille bien effectivement. «Ça a l’air oui. Et vous ?». «Oui oui moi ça va.». Je ne suis pas claustrophobe, mais personne n’aime quand une panne d’ascenseur surgit sans crier gare. Et outre mon mal être, je pense surtout à ce pauvre petit bébé.

Peu à peu, l’air devient plus froid, je pense que la panne vient d’une coupure de courant, j’ai essayé d’appuyer plusieurs fois sur le bouton d’appel mais rien n’y fait. Je tourne légèrement en rond, frottant énergiquement mes bras pour les réchauffer. La respiration saccadée de la femme qui m’accompagne me fait me retourner vers elle. Elle est assise par terre, toujours en train de bercer son bébé, mais c’est sa respiration qui m’inquiète. «Hey !». Je m’accroupie pour être à son niveau et pose une main sur son épaule. «Qu’est-ce qui se passe ?». «Je... je fais des crises d’angoisses... quand je n’arrive pas à gérer une situation...» «Ne vous inquiétez pas tout va bien se passer d’accord ? Ça doit être une coupure de courant, ils vont remettre ça en ordre très vite. Vous voulez qu’on discute un peu pour passer le temps.». Je la regarde, elle doit avoir à peine quelques années de plus que moi, elle me fait penser à ma belle soeur Shanae. «Quel âge à ce petit ange ?» «Il a trois mois, il s’appelle Kilian.» «Oh j’adore ce prénom, en tout cas il est à croquer..» Je passe ma main sur son petit visage pour vérifier qu’il n’est pas congelé, ça a l’air d’aller, en espérant que ça ne dure pas trop longtemps. «Et alors dites moi, vous êtes venue faire quoi ici un dimanche matin ?» «Mon mari travaille ici, même le dimanche, et je lui avais proposé de passer le chercher pour qu’il voit son fils...». Sa respiration est toujours autant saccadée, et je commence à voir sortit d’entre ses lèvres une légère fumée due au froid. Ça ne sent pas très bon cette affaire. Elle grelotte et semble ne plus trop pouvoir bercer son bébé. «C’est quoi votre prénom ?» «Marzia.» «Enchantée Marzia moi c'est Lana. Vous êtes italienne je présume. J’adore l’italie. Bon écoutez on va faire quelque chose. Je vais prendre dans mes bras le petit Kilian, et je vais l’enrouler dans ma grosse écharpe pour ne pas qu’il prenne froid. Et vous, vous allez prendre mon manteau, pour ne pas attraper froid non plus d’accord ?». Elle ne répond rien, elle commence à être dans un état quasi second. Mais si je sais qu’elle s’en sortira, ce n’est pas le cas du petit nourrisson. Je retire mon manteau et le passe sur les épaules de la jeune femme, avant de récupérer son bébé, que j'emmitoufle à son tour dans ma grosse écharpe. Le petit dans les bras, je ne m’arrête pas de marcher, je fais les cent pas dans l’ascenseur, en rond, tout en berçant le bébé. Je sens peu à peu qu’il se réchauffe et ça me rassure. «Marzia tout va bien ?» En guise de réponse j’entends un simple «Hum». Elle est recrocquevillée et elle souffle sur ses mains.

Les minutes passent, Kilian se met à pleurer, alors je lui chante une berceuse, ce qui le calme illico. Je ne quitte pas des yeux la jeune maman. «J’ai la tête qui tourne.» «Alors arrêtez de souffler sur vos mains, vous êtes en train d’hyper ventiler. frottez les plutôt l’une contre l’autre...». Après près de 2 heures, la lumière normale se remet en route, et par précaution, je m’approche d’un des murs de l’ascenseur pour tenir fermement une barre, au cas où une nouvelle secousse surviendrait. J’entends le mécanisme se remettre doucement en route et j’avoue que ça me rassure, puis quelqu’un frappe à la porte de l’ascenseur, toujours close. «Il y a quelqu’un à l’intérieur ?» «Oui, on est 3 dont un bébé de trois mois qui va pas tarder à être en hypothermie si on sort pas de là très vite !». «Ne vous inquiétez pas, je suis le chef de la brigade des pompiers de Town Square, mes équipes mettent tout en oeuvre pour ouvrir ces portes et vous mettre en sécurité. Nous faisons le nécessaire au plus vite. Couvrez l’enfant et veillez à ce que sa respiration soit stable.». Dans ma tête, je me dis que j’ai eu les bons réflexes, et je me contente d’attendre, berçant toujours bébé pour que tout aille au mieux.

Après plus de deux heures coincés dans cette boite en ferraille, nous finissons par sortir, et le petit Killian est pris en charge par les pompiers, ainsi que sa maman, qui est blanche comme un linge. «Ça va mademoiselle ?» «Moi ça va, occupez vous d’eux plutôt.» Je récupère quand même une couverture chauffante qu’on m’offre, et je vois un homme arriver en courant. «Marzia ? Marzia où es-tu ?». Les pompiers l’accompagnent jusqu’à sa femme et son bébé, et un sourire me monte aux lèvres. J’imagine un instant ce qu’aurait pu être cette scène si je n’avais pas été là pour prendre soin d’elles. Un jeune pompier vient à moi. «Je pense que vous avez sauvé la vie de ce bébé. La maman nous a tout raconté. Ils vont bien tous les deux, mais si vous n’aviez pas été là, ça n’aurait pas été aussi joyeux.». Je lui offre un sourire pour le remercier du feed back. Au moins, je sais pourquoi je suis venue ce matin...

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MessageSujet: Re: CHALLENGE WEEK → Lana-Joy Fitzgerald   Lun 27 Jan - 10:27

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