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 Retrouvailles en trou paumé _ Mr Grant

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MessageSujet: Retrouvailles en trou paumé _ Mr Grant   Lun 21 Juil - 11:46

Flash Back:
 


« Mademoiselle, deux sex on the beach s'il vous plait ! » me commandent deux greluches en venant s'installer au bar. Il est 23h et on est dans un pub, elles pourraient pas me commander une bière ou des shooters comme tout le monde... J'affiche néanmoins un large sourire et récupère le shaker posé sous le bar pour me mettre à la préparation.

« Oui donc comme je te disais il m'a sorti le grand jeu !  Il était en costume, une voiture splendide, il m'a tout payé et chez lui c'est trop beau, je veux le même chez moi plus tard ! »

«  Et il t'a pas dit comment il s'appelait ? »

« Non... c'est trop romantique, mystérieux, trop comme lui quoi! Et ce n'était pas nécessaire on était en parfaite harmonie tous les deux »

Je ne peux m'empêcher d'esquisser un léger rictus. J'empoigne la bouteille de liqueur de melon et sert généreusement. J'aime être au bar et écouter les discussions de chacun, une excellente école de la vie. Les hommes qui se plaignent de leurs femmes, les femmes qui gloussent ou celles qui jouent les femmes intouchables.

«  Et on a fait l'amour sur de la musique classique trop chooouuu ! »

Je relève instinctivement la tête alors que la copine de la greluche se met à glousser à son tour. Mes clientes semblant avoir remarqué ma réaction me lancent un regard du genre « de quoi elle se mêle celle-là »

«  Et voilà vos cocktails mesdemoiselles » je leur sors le grand, touilleurs fluorescents et j'enflamme le bar devant elle, une sorte d'alibi pour rester plus longtemps à côté d'elles. Elles se mettent à frapper dans leurs mains, me remercient et me payent, sans me laisser le moindre pourboire... Garces !

« Par contre à un moment je crois qu'il a pris de la drogue, mais c'est un détail je lui ferais changer ça ! »

Non pas possible, c'est peut être simplement moi qui ramène tout à Joshua par manque d'activité sexuelle ces derniers temps. Je me risque tout me même à intégrer leur conversation.

«  ça m'a l'air d'être une bien belle rencontre dis moi, chanceuse !»

Oui je sais moi aussi je peux être une garce. Je détaille la jeune fille un peu plus attentivement, je dois objectivement avouer qu'elle est mignonne mais n'a pas l'air très dégourdie, tout à fait le genre d'un Josh cherchant une proie facile.

« De celles qu'on ne fait qu'une fois dans une vie ! »

« J'en doute pas, ça m'est arrivé une fois également il roulait dans une splendide Bentley ...»

J'attends impatiemment la réaction de la jeune femme, vu son air vide, Bentley ça ne lui parle pas, en même temps les femmes et les voitures, ça marche qu'une fois sur deux... je retente alors ma chance. Si il y a bien une seule chose qu'on a en commun avec Joshua c'est notre amour de Prada, made in Milano ! Contrairement à lui ; les quelques pièces Prada dont je dispose, notamment mes sacs préférés, m'ont été offert par ma famille, moi j'ai pas les moyens, ou alors faudrait que j'arrête de manger ou de fumer et ça c'est impossible.

« Et il avait un magnifique costume Prada ! »

« Comme moi ! »

C'est certain c'est lui. Du Prada à Town Square ça court pas les rues et le sexe sur du classique c'est un truc de Josh. J'aurais aimé lui dire, laisse tomber ma pauvre fille, mais je ne suis pas d'humeur à briser un rêve.

« Profites-en bien alors » Je ne cherche désormais plus qu'à m'éclipser pour récupérer mon téléphone portable, c'est alors que les greluches se mettent à me tenir la grappe.

«  J'adooore le tatouage que tu as dans la nuque ! Pourquoi Float ? »

Du calme toi, on s'est sûrement taper le même mec mais je ne vais pas te raconter ma vie ! Je profite d'un autre client m'appelant pour m'éloigner. Je sers deux ou trois bières mais ne peut pas m'empêcher de penser à ce qui vient de se passer. Le classique, ses costumes, tout cela me rappelle bien des souvenirs et ça fait longtemps que je l'ai pas vu, l'enfoiré aurait pu m'envoyer un message pour me proposer qu'on se voit avant de s'envoyer toutes les greluches de Town square ! Je parviens enfin à m'esquiver dans la réserve, je me jette sur mon téléphone portable.

Alors comme ça on fait déjà chavirer les cœurs de ma petite ville ? Un peu de temps pour moi ? Je devrais finir le travail d'ici une demi heure...


Maintenant il ne me reste plus qu'à négocier avec mon responsable pour partir en avance, mais pour ça je ne me fais pas trop de soucis, j'y arrive toujours très bien, je fais suffisamment d'heures supplémentaires.
La perspective de finir la soirée chez lui m'est des plus agréables et si jamais il ne me répond pas ou qu'il est déjà occupé, j'aurais toujours la possibilité de finir ma soirée dans les bars.
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MessageSujet: Re: Retrouvailles en trou paumé _ Mr Grant   Lun 21 Juil - 13:20

Flash Back:
 

J'ai passé une journée exécrable. Comme d'habitude. J'ai l'impression d'être enfermé dans une routine puante qui se résume à boire du café, lire les journaux, travailler à mon bureau sur la nouvelle collection de lingerie, m'effrayer en regardant le cours de la bourse, me réfugier dans le whisky et de temps en temps, ramener une fille paumée chez moi et la bais*r. Je suis en manque de distraction. Je ne sais pas quoi faire. Et que dire de ma vie sociale proche du néant ? J'en ai marre. Deux mois que je suis ici et j'ai l'impression de ne plus tenir. Le temps va être long. Très long.

21 heures. Je me pose dans mon salon. Je regarde quelques épisodes de la série que je suis assidûment. Quand j'en ai marre, j'éteins le grand écran plat et je vais chiner dans ma bibliothèque. Edgar Allan Poe. Pas mauvais. Je m'enfonce dans l'un des fauteuil de la pièce un peu trop sombre et je parcoure les pages de ma nouvelle. Mon téléphone vibre.

Valentina Griffin :
Alors comme ça on fait déjà chavirer les cœurs de ma petite ville ? Un peu de temps pour moi ? Je devrais finir le travail d'ici une demi heure...

Sourire. Elle se souvient de moi, maintenant ? Je me lève, pose mon bouquin sur le guéridon et vais me servir un grand verre d'eau fraîche à la cuisine. Je vais prendre une bonne douche. Elle patientera une petite demie-heure avant que je ne lui réponde. Je n'ai pas envie d'accourir à ses pieds.
Sitôt séché et vêtu, je me jette sur mon smartphone.

Joshua R. Grant :
Tiens, tu existes toujours ? L'ennui de TS ne t'a pas encore bouffé ?
Du temps pour toi, je ne sais pas. Tu le mérites, tu crois ?

J'appuie sur "Envoyer". Parler de mérite, c'est pas malin de ma part. C'est trop tard. De toute façon, Valentina a de la répartie, elle saura se défendre. Et au pire, sa petite famille viendra toquer à ma porte demain matin.

Joshua R. Grant :
PS : Les filles d'ici sont aussi emmerdantes que la ville qui les accueille. J'espère que tu n'es pas comme ça, si tu veux qu'on se voit.

La balle est dans son camp. Elle devrait quitter le boulot bientôt, si j'en crois son message. Je regarde les clés de ma Bentley.
« Vous allez peut-être bientôt servir, mes chéries !»
Et je vais m'asseoir comme un pacha dans le fond de mon sofa, attendant impatiemment des nouvelles de la belle.
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MessageSujet: Re: Retrouvailles en trou paumé _ Mr Grant   Lun 21 Juil - 22:47

J'ai passé la dernière demi-heure de mon service à vérifier mon téléphone portable toutes les cinq minutes, m'insultant tantôt d'avoir recontacté Joshua de cette manière tantôt de passer mon temps à attendre sa réponse. Je m'étais presque fait une raison, il est tard il doit dormir ou m'avoir remplacé par une midinette.

Je passe voir mon responsable pour récupérer mes pourboires de la soirée quand je sens mon téléphone portable vibrer dans ma poche. Je souris tout en essayant de ne pas trop m'enflammer, avec la chance que j'ai, c'est sans doute mon opérateur téléphonique m'envoyant une offre qui ne m'intéresse absolument pas. J'attends d'entrer dans les vestiaires pour me jeter sur mon écran l'air faussement détachée. C'est lui. Satané Grant ! Je suis certaine qu'il a fait exprès de me faire attendre... Entre nous c'est un peu comme ça, c'est à celui qui se fera le plus désirer. Absurde certainement mais tellement grisant !

Joshua R. Grant :
Tiens, tu existes toujours ? L'ennui de TS ne t'a pas encore bouffé ?
Du temps pour toi, je ne sais pas. Tu le mérites, tu crois ?

Je souris à nouveau, tellement que je sens mes pommettes s'engourdir. Il cherche à me faire craquer celui-là... Ou alors il me connaît juste bien... Si je le mérite... Il n'a qu'à chercher dans sa mémoire mais la dernière fois que je me suis penchée sous sa ceinture il n'avait pas l'air déçu...

Valentina Griffin :
Oh que oui j'existe... Si je le mérite ? Je ne sais pas... Je peux toujours essayer de te prouver que je le mérite, mais pour ça j'aime autant t'avoir en face de moi. Il faut prendre des risques dans la vie Monsieur Grant, la vie ne devient pas palpitante d'elle-même. Et l'ennui je ne connais pas moi Monsieur...

P.S : Si j'ai bonne mémoire, on s'est rarement emmerdé tous les deux et j'ai bien l'intention de te prouver que toutes les filles de la ville ne sont pas les mêmes...


Comme il m'avait manqué ce sexy fils à papa. Je devrais presque aller remercier les deux greluches du bar. J'arrache mon tablier et l'enferme dans mon casier avant de reprendre mon portable et de lui envoyé :

Valentina Griffin :
Convaincu ? … Si c'est le cas, je t'attends devant le pub Fitzgerald dans un quart d'heure.


Je n'ai pas pour habitude de me vendre aux hommes mais avec lui c'est différent, et j'aime les challenges et Joshua et moi semblons tellement différents sur certains points que le challenge est de taille. C'est d'ailleurs étonnant que nous soyons si... compatibles...

Je me détache les cheveux et les recoiffe rapidement, quelques gouttes de parfums, je ne veux pas trop en faire, qu'il ne pense pas que j'attends ce moment avec autant d'impatience. J'irais le chercher chez lui nu sous mon manteau, un soir où il m'aura moins fait rager. Mais j'avoue j'aime qu'il me fasse rager.

Je quitte enfin le bar et me grille une cigarette afin de me détendre un peu, j'avoue je suis stressée, à moins que ça soit simplement de l'impatience.  Je pense déjà à lui préparer une petite vengeance maison, à coup d'argument 100% féminin dans le cas où il déciderait de me laisser en plan. Il y a pourtant quelque chose de différent. D'habitude j'ai hâte de le voir uniquement pour des besoins que je qualifierais de physiques, mais ce soir, j'ai vraiment hâte de le voir lui.
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MessageSujet: Re: Retrouvailles en trou paumé _ Mr Grant   Mar 22 Juil - 10:24

L'attente. C'est un sentiment insupportable. Une sorte de feu grisant. C'est l'effet qu'elle me fait : j'ai l'impression d'être un branche qu'elle a inondé d'alcool à brûler avant d'y craquer une allumette. L'allumette de ses cigarettes, peut-être. Je ne sais plus si elle utilise un briquet, un zippo ou des allumettes. Mes pensées vont et viennent. Je revois son sourire, son corps. Mes yeux se posent sur mon paquet de clopes. J'en allume une et contemple la fumée. Les volutes montent dans la pièce. Mon téléphone est posé sur la table basse du salon. J'attends sa prochaine vibration. Mes doigts tapotent ma cuisse droite. Impatience.

Je me lève. Mes yeux s'attardent sur la salle à manger. Je me demande pourquoi j'ai fait mettre une table en verre pour accueillir tout un régiment chez moi. Elle ne sert jamais. Personne n'est jamais venu manger à la maison. Qui viendrait ? Mon père ?
Mon téléphone vibre.

Valentina Griffin :
Oh que oui j'existe... Si je le mérite ? Je ne sais pas... Je peux toujours essayer de te prouver que je le mérite, mais pour ça j'aime autant t'avoir en face de moi. Il faut prendre des risques dans la vie Monsieur Grant, la vie ne devient pas palpitante d'elle-même. Et l'ennui je ne connais pas moi Monsieur...

P.S : Si j'ai bonne mémoire, on s'est rarement emmerdé tous les deux et j'ai bien l'intention de te prouver que toutes les filles de la ville ne sont pas les mêmes..

Est-ce que c'est ça que j'apprécie chez elle ? Sa capacité à ne pas se mettre à genoux devant moi et dire "Amen" à chacun de mes mots ? Elle n'agit pas comme toutes ces nanas qu'on acquière facilement. Liberté.

Joshua R. Grant :
Pourtant, tu as bien joué les planquées quand je t'ai contactée en arrivant. Les garçons que tu croises à Mini-ville te font plus d'effet que moi ? Je ne t'en veux pas, va.
Tu prendrais le risque de me voir, maintenant ? Ça, c'est palpitant. Tu me changerais des minettes de la ville.

Les filles de la ville ne sont pas toutes les mêmes ? Elle ne me fera pas gober ça. Les nanas se ressemblent toutes. Un tour en Bentley, un joli collier, un regard de chasseur. Et le tour est joué. J'esquisse un sourire en coin. Mes yeux s'allument. Je monte dans ma chambre et me regarde dans le psyché. Je réajuste mon nœud papillon.

Valentina Griffin :
Convaincu ? … Si c'est le cas, je t'attends devant le pub Fitzgerald dans un quart d'heure.


Convaincu ? Plutôt, ouais. J'éteins la lumière dans mon appartement, prends mes clés de bagnole au vol et sors de chez moi. Avant de monter dans le véhicule, je lui réponds.

Joshua R. Grant :
Un quart d'heure ? Ça devrait le faire, mon chat.  

Je roule. Prends quand même mon temps. J'arrive devant le Fitzgerald. Que de souvenirs, là-bas. Je me gare et reste dans ma voiture. Je suppose qu'elle reconnaîtra la voiture. Mon cœur bat la chamade. Je souffle un bon coup. Je la vois depuis l'habitacle. Quand je dis qu'elle est belle... Et féline, avec ses cheveux à moitié en bataille.
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MessageSujet: Re: Retrouvailles en trou paumé _ Mr Grant   Mar 22 Juil - 12:01

Ma main est fermement serrée autour de mon téléphone portable, planquée dans mon sac à main. Il vibre.

Joshua R. Grant :
Pourtant, tu as bien joué les planquées quand je t'ai contactée en arrivant. Les garçons que tu croises à Mini-ville te font plus d'effet que moi ? Je ne t'en veux pas, va.
Tu prendrais le risque de me voir, maintenant ? Ça, c'est palpitant. Tu me changerais des minettes de la ville.

Joué les planquées ? Il n'a pas tout à fait tord. Pourtant ce n'est pas dans mes habitudes, je suis toujours là pour les autres, surtout pour un habitant de New York débarquant à Town Square. Pourquoi je n'avais pas répondu ? Il y avait Max bien sûr, mais ce n'était pas uniquement cela. Je n'y avais pas trop pensé parce que je savais que la réponse ne m'aurait pas plu. Mais en y réfléchissant bien, je sais très bien pourquoi je me suis abstenue de toute réponse. J'ai fait en sorte de me calmer un peu, histoire de retrouver un rythme de vie à peu près stable, mais Joshua fait parti de ses hommes qui font ressortir le pire de vous. C'est animal, avec lui je me lâche facilement. Je me souviens d'un soir à New York, alors que j'étais en vacances chez ma Grand-mère, j'étais à l'époque en couple avec un petit gars de Town Square, ça ne m'a pas empêcher de rappliquer aussitôt que j'ai eu des nouvelles de Joshua... Josh est le genre de mec qu'il faut éviter quand on se sent un peu fragile et qu'on ne sait pas trop ce qu'on veut. J'avais besoin d'être au clair avec moi même. Je ne pense pas retomber dans mes travers, ce n'est pas parce que je passe une nuit avec lui que je vais recommencer les nuits blanches, les soirées complètement défoncées avec des gens que je connais à peine, en craignant le moment où le soleil se lèvera car quand on vit la nuit, les journées semblent toutes plus longues et ennuyeuses les unes que les autres.

Je sais ce que je veux donc et je veux... Lui. Passer ma main dans ses cheveux, sentir son odeur, son corps, ses lèvres, je me souviens qu'elles me plaisaient particulièrement, et puis prendre un peu de ses nouvelles quand même, on est pas des animaux ! Le revoir de temps en temps et ne pas se prendre la tête, une sorte d'exutoire.

Je reçois son deuxième message alors que j'étais en train de lui répondre. Il vient. Je souffle un grand coup.

Joshua R. Grant :
Un quart d'heure ? Ça devrait le faire, mon chat.

Mon chat ? Me prendrait-il pour son animal de compagnie ? Je souris et poursuis mon écriture.

Valentina Griffin :
Plus d'effet ? Tu sais très bien l'effet que tu me fais, mais le changement ça a du bon parfois. La vie est faite d'expériences et les mauvaises nous rappelle le plaisir qu'on a eu à vivre les meilleures.


Visiblement les minettes de la ville ne lui ont pas fait grande impression, étonnant j'en connais moi-même quelques unes qui se débrouillent plutôt bien. Faudra que j'organise des présentations.

Je regarde autour de moi en espérant que le temps me paraîtra moins long. Quelques petits groupes de jeunes visiblement éméchés qui passent leur temps à hurler, j'évite cordialement le regard lourd de certain client qui quitte le pub et prend le temps de me moquer d'une jeune homme qui semble vomir un peu plus loin. Vivement que je quitte cet endroit. Chaque seconde me paraît interminable, mais comment est-ce possible, il y a encore à peine quelques heures je pensais à peine à lui et voilà qu'il m’obsède au point que je ne peux détacher mon regard de la grande horloge derrière moi. J'ai horreur de ressembler à ses nanas qui attendent désespérément un homme, ce n'est pas mon genre, mettons ça sur le compte de l'éloignement et du fait qu'on ne s'est pas vu depuis un moment. Je trépigne et m'arme déjà de mon zippo pour me rallumer une cigarette. (oui moi je suis zippo je déteste le côté usage unique des allumettes et  le côté bon marché qu'on trouve partout du briquet, le zippo ça tient bien dans la main, ça a de la gueule et quand je le passe à quelqu'un qui a besoin de feu, je prend soin de le récupérer!) Joshua sera responsable de mon cancer !

« Valentina ! Toujours là ? »

Je me retourne et aperçoit un de mes collègues de travail, Thomas. Je déteste encore un peu plus Joshua de me faire attendre...

« Eh oui ! On ne peut rien te cacher, tu as l'oeil. »

Thomas n'est manifestement pas mon collègue préféré, imbu de sa personne et manquant totalement d'élégance, il a l'art et la manière de prendre les gens pour des cons sans aucune subtilité et avec méchanceté.

« Tu sors avec ta copine blonde ? »

« Elle s'appelle Hazel et oui, on passe la soirée ensemble. Bonne nuit. »

Je n'aime pas ses questions, Hazel est un alibi parfait, et je ne veux pas m'éterniser et surtout qu'il s'éternise,  Thomas est une vraie pipelette et s'il me voit partir avec un homme, j'en entendrais parler pendant toute la semaine au travail.

C'est alors que j'entends un bruit de moteur particulier. Un vrombissement reconnaissable entre tous, je tourne la tête et voit arriver sa Bentley. Comment la greluche a fait pour ignorer cette marque... Et merde Thomas est toujours là et j'ai malheureusement mal caché ma satisfaction en entendant le bruit de moteur Bentley de Joshua.

« Menteuse. »

Je me retourne vers Thomas avec un large sourire, jette nonchalamment ma cigarette à peine entamée, et me dirige vers la Bentley côté conducteur. J'attends quelques secondes qu'il baisse sa vitre. Je me prends alors en pleine figure toutes les raisons qui font que ce gars me plaît. Il est beau et élégant c'est une chose, mais ce qui me plaît surtout c'est le charisme qu'il dégage. Je lui souris.

«  C'est à cette heure là qu'on arrive ? »

Je me penche vers lui pour l'embrasser sur la joue, il a toujours le même parfum. Je me plais à détailler son costume, sans parler du nœud papillon qu'il porte comme personne.  Je fais le tour de la voiture à toute vitesse mais prend le temps de réajuster rapidement ma jupe crayon rouge, pas envie de me retrouver les jambes à l'air une fois assise, les cuisses d'une femme ça se mérite. J'ouvre la portière et m'installe sur le siège. La boule que j'avais au ventre semble désormais avoir disparu. Je le regarde fixement tout en souriant. Ça me fait du bien de le voir.

« Où comptes-tu nous emmener avec ta jolie voiture ? »


Dernière édition par Valentina Griffin le Mer 30 Juil - 11:32, édité 1 fois
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Anonymous
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MessageSujet: Re: Retrouvailles en trou paumé _ Mr Grant   Mar 22 Juil - 18:53

J'aime bien l'observer. Comme un vautour qui cherche sa proie avant de lui tomber dessus en piqué. D'instinct, je passe ma langue sur ma canine supérieure gauche. J'ai l’œil noir, elle a l'air en charmante compagnie. Je suis pas jaloux, mais j'aime bien avoir l'exclusivité de la fille quand je passe une soirée avec elle. Une soirée, une nuit... Elle a du entendre le ronronnement de ma voiture pour se retourner. Mais ça ne l'empêche pas de parler avec ce type. Il me dit vaguement quelque chose... Est-ce que j'ai pu déjà le croiser au Fitzgerald ? J'en sais rien. Je m'en tape. Ils se ressemblent tous, ici, bien ancrés dans leur petit monde sans problèmes.

Valentina a sorti la jupe. Je sais bien que c'est pas pour moi. Elle ne ferait rien pour moi. Pas d'effort. Enfin, je crois. Je retire mon smartphone de ma poche et le range à son emplacement habituel, sous l'autoradio que j'allume. J'ai envie d'écouter quelque chose qui peut me rapprocher de la nuit. Du piano. Du Chopin. Je l'aperçois jeter son clope. Elle m'a vu. Ils se laissent. Elle s'approche. Je la regarde et baisse la vitre de la Bentley.

« C'est à cette heure là qu'on arrive ? »

Elle se penche vers moi, ses lèvres frôlent ma joue. Ses cheveux glissent dans mon cou. Elle sent bon. Son odeur me rappelle de bons souvenirs. Des souvenirs chauds. Des images enivrantes. Des perles de sueur. C'est à cette heure là, ouais.

« Je peux repartir sans toi, si tu veux. Mais ce serait dommage. »

Elle glisse derrière la voiture. Je la regarde brièvement dans le rétroviseur et ferme les yeux quelques instants, porté par la musique. Elle ouvre la portière de ma bagnole et s'installe. Je pose mes yeux sur elle. J'évite de lui sourire. Mais je la couvre d'un regard doux. Presque tendre. C'est pas moi, c'est pas mon genre. Mais elle a ce petit quelque chose. Je crois qu'elle me connaît. Un peu trop. Plus que beaucoup de gens. Plus que ceux qui me jugent sans me connaître. C'est pour ça que je la respecte, cette nana. Elle sourit. J'aime bien son sourire. Enfin quelqu'un qui ne fait pas la gueule en ma compagnie.

« Où comptes-tu nous emmener avec ta jolie voiture ? »
Jolie voiture ? C'est un drôle de qualificatif pour ma petite merveille. Je ne comprendrais jamais les femmes et leur rapport avec les bagnoles.
Sans lui répondre, je quitte l'emplacement sur lequel j'étais stationné et j'appuie sur l'accélérateur. Un peu trop. Au premier stop, je m'arrête et me tourne vers la jolie Valentina.

« Je t'emmène où tu veux, mon chat. » Silence. Je roule un peu. Prends la direction de la plage, change pour le centre ville, retourne vers le port. « Si je pouvais, je t'emmènerais tout en haut de l'Empire State Building. On irait toucher les étoiles. On se sentirait vivants. Et libres de toute chose. » J'éteins la musique. Je la regarde un instant avant de me focaliser sur la route et crache : « Il y a la plage. Ou un parc sympa pas loin de chez moi. Ça ne te tente pas d'escalader les grilles ? Jouer les héros, comme avant ? »

Jouer les héros. Boire. Se droguer, un peu. Se regarder. Et recommencer les folies. J'ai pas envie de ça. Juste être un peu hors-la-loi en grimpant par dessus la grande grille et m'asseoir sur un banc. Parler. L'apprivoiser.
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Anonymous
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MessageSujet: Re: Retrouvailles en trou paumé _ Mr Grant   Mar 22 Juil - 20:22

Repartir sans moi ? Alors là hors de question, je ne prends d'ailleurs pas la peine de répondre à sa provocation et le rejoins dans sa jolie voiture. La porte à peine fermée, je me sens déjà bien. Ça alors du Chopin, j'adore cette musique, elle me rappelle quelques souvenirs, mon père est fan de classique mais je dois avouer que les premiers souvenirs qui me passent par la tête ne sont pas ceux des séances musique de mon père le dimanche après midi, mais plutôt du répertoire de Joshua qui a toujours très bien su accompagner nos rencontres. J'aime qu'il pose les yeux sur moi, son regard est bienveillant, apaisant. Je ne comprends vraiment pas la réputation qu'il se traîne. Quand je vois le genre de mecs sur lesquels j'ai pu tomber, Joshua est loin d'être un monstre. Il a certes un côté très imbu de lui-même mais il faudrait être fou pour ne pas voir ce qu'il y a derrière. J'entends déjà mes amis me dire que je vois le bien partout, mais mieux vaut se trouver face à quelqu'un qui n'affiche pas de gentillesse exubérante pour mieux vous avoir par derrière. Malheureusement dans certain milieu les gens n'ont pas le droit à l'erreur que ce soit par jalousie ou par incompréhension, des gens qui ne vous connaissent pas, attendent de vous un certain comportement et malheur à celui qui veut suivre son propre chemin et faire ses propres expériences.

« Où comptes-tu nous emmener avec ta jolie voiture ? »

Il ne répond pas à ma question mais accélère subitement. J'adore ça ! La vitesse est quelque chose qui me fascine, je ne me suis pas mise à la moto par hasard... Je sens l’adrénaline monter d'un cran et mon corps s'enfoncer dans le siège de la Bentley. Je souris encore une fois. Je sais, je suis d'un naturel très souriant mais avec lui chacun de mes sourires est profondément sincère.

« Je t'emmène où tu veux, mon chat. »

Où je veux voilà qui est tentant... Pourtant je ne trouve rien à lui répondre, comme si le simple faite d'être ensemble en voiture suffisait.

« Si je pouvais, je t'emmènerais tout en haut de l'Empire State Building. On irait toucher les étoiles. On se sentirait vivants. Et libres de toute chose. »

L'Empire State Building, le fameux, emblème de New York. Je connais l'attachement de Joshua pour cet édifice imposant qui représente toute la puissance et la superbe de NY. Ça ne m'étonne même pas qu'il les fasse toute craquer avec des phrases pareilles.

« J'espère bien qu'un jour tu m'y emmèneras mais en attendant, je te ferais toucher les étoiles à Town Square! La liberté n'a pas de frontière,. Et tu verras même ici il y a de nombreux avantages... »

Je me doute bien que vu l'état émotionnel de Joshua, il n'entendrait pas grand chose à mes paroles. C'est encore trop frais pour lui cet exil forcé, mais je suis convaincue que s'éloigner un peu du feu des projecteurs lui fera le plus grand bien.

« Il y a la plage. Ou un parc sympa pas loin de chez moi. Ça ne te tente pas d'escalader les grilles ? Jouer les héros, comme avant ? »

Pour être franche chacune de ses propositions me tente. N'importe quoi me va pour peu que ce soit tous les deux.

«  Jouer les héros ? Mais quelle idée ! Il n'y a rien à jouer ici Monsieur Grant, nous sommes des héros ! Et ce n'est certainement pas vous qui allait me contredire.»

Je prend avec amusement une voix faussement sûre de moi, tentant d'imiter la déconcertante assurance de Joshua. Je le regarde fixement, c'est assez étrange de le voir ici, à Town Square, un lieu que je connais parfaitement, une personne que je pense connaître plutôt bien mais les deux ensemble c'est du jamais vu.

«  Allons escalader ces grilles.  En route pour l'aventure !»

Les aventures Town Squardienne sont bien loin des aventures New Yorkaise, mais les paysages magnifiques, la mer à perte de vue et la plénitude qui semble régner ici, laissent également aux imaginatifs la possibilité d'ajouter un peu de piquant au quotidien.

Je me laisse alors conduire, désormais impatiente d'arrivée à destination.
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Anonymous
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MessageSujet: Re: Retrouvailles en trou paumé _ Mr Grant   Mer 23 Juil - 13:11

Le voyage est silencieux. Pas de mots de trop. Une économie de paroles, d'énergie. C'est comme si la simple compagnie de Valentina répondait à un flot de questions silencieuses. Je sens son regard sur moi. Et intérieurement, je pense que le pauvre ange risque de se brûler les ailes. Je ne comprendrais jamais cette fille. J'ai l'impression d'avoir chassé une biche et de l'amener chez moi. Elle me répond finalement qu'elle aimerait que je l'emmène tout en haut de l'Empire State Building. J'en rêve, si tu savais Valentina. Retrouver ma ville, mon chez-moi. Je suis de plus en plus sombre. Je pense à toutes les conneries que j'ai pu faire, que je ferais encore. Je serre les dents et donne un coup de volant sec. La liberté n'a pas de frontières, hein ? Arrête de dire des conneries, s'il te plait. Ma liberté est ruinée. Et tu me dis que tu peux m'emmener toucher les étoiles ici ? Pourquoi je te croirais ? Tu es comme les autres, Valentina. Comme toutes ces filles attirées par les grosses bagnoles... Ou tu ne l'es pas, je ne sais pas.

Et mon envie d'être un hors-la-loi ? Mon envie de t'emmener derrière les grilles du parc pour se sentir libres en cages...

« Jouer les héros ? Mais quelle idée ! Il n'y a rien à jouer ici Monsieur Grant, nous sommes des héros ! Et ce n'est certainement pas vous qui allez me contredire. »

J'aime quand elle est comme ça. Quand elle s'offusque et nous grandit. Je sens que je sombre dans la mélancolie. Je ne veux pas qu'elle me voit comme ça. Je lui jette un bref regard. Je lui donne mon plus beau sourire. Mes dents sont blanches. Blanches comme les astres qui se consument au dessus de Town Square.

« Allons escalader ces grilles.  En route pour l'aventure ! »
Est-ce que c'est ce que tu veux ? J'imagine cette nana escalader les grilles, serrée dans sa jupe crayon rouge. J'éclate de rire.

« Si c'est ce que tu veux. » Je pile net. La musique s'arrête. Le silence nous accompagne un peu. Je nous emmène dans le quartier huppé. Mon quartier. Je ne m'y sens pas chez moi. C'est encore trop frais cet emménagement. Je suis un mec de l'Upper East Side. Un New-Yorkais pure souche. Je n'ai rien à faire ici. Rien. Et Valentina, je ne l'imagine pas vivre dans ce trou. C'est pas elle, de mon point de vue. C'est pas la fille que je connais. Arrivés près du parc, je gare ma Bentley. J'allume l'autoradio, choisi une Romance de Liszt. « Ne bouge pas. »  
Je saute en dehors du véhicule, laisse ma portière ouverte et vais ouvrir celle de Valentina. Je lui tends la main pour qu'elle me la tienne en descendant de l'habitacle. Je me penche vers l'autoradio pour mettre la musique un peu plus fort. Il n'y a personne dans la rue. Pas un chat, pas un homme, pas une voiture. « M'accordez-vous cette danse, Mademoiselle Griffin ? »  
Sans attendre son approbation, je la saisis par les hanches et je la fais tourner. J'aime cette ambiance. S'envoler en musique. Est-ce que ça te plait, Valentina, quand ma bouche se promène sur ton cou et son odeur enivrante ?
« Tu m'as manquée ». Je lui glisse ces quelques mots au creux de l'oreille avant de la lâcher. Les notes de musique s'éteignent dans la nuit. Je me dirige vers la voiture, éteins l'autoradio, récupère mes clés, ferme les portières et verrouille la voiture.

« Et maintenant ? »
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MessageSujet: Re: Retrouvailles en trou paumé _ Mr Grant   Mer 23 Juil - 18:09

Je sens que parler de New York et surtout de tous les bienfaits de Town Square c'est encore trop tôt pour Joshua, je le sens nerveux. Contrairement à lui je ne partage que modérément cette fascination pour New York. J'aime le quartier de Little Italy qui m'a vu grandir et les soirées déjantés que j'ai pu passer là bas. Mais je me souviens aussi et surtout de la violence qui règne là bas. Du visage de ma Grand-mère lors de l'enterrement de mon grand-père, un cercueil fermé, il ne devait pas être joli à voir... Même si au début j'ai souffert de l'éloignement avec ma famille et la grande ville, je pense avoir réussi à trouvé un équilibre plus sain ici, où les choses paraissent plus simples.

« Jouer les héros ? Mais quelle idée ! Il n'y a rien à jouer ici Monsieur Grant, nous sommes des héros ! Et ce n'est certainement pas vous qui allez me contredire. »

J'aime quand il me sourit, c'est comme s'il laissé s'échapper de lui l'humanité qu'il tente si bien de réprimer.

« Allons escalader ces grilles.  En route pour l'aventure ! »

Il éclate de rire. Visiblement il ne me crois pas apte à escalader des grilles. Monsieur Grant vous ne savez visiblement pas à qui vous avez affaire... Je suis Valentina Griffin Corleonesi moi Monsieur pas n'importe quelle pimbêche ! J'ai grandi dans un monde d'homme, il ne faut pas se fier à mon apparence frêle et fofolle. Légèrement vexé je le toise avec condescendance avant de lui lancer un regard de défi.  

« Si c'est ce que tu veux. »

Il freine subitement, surprise je me retrouve projetée en avant retenue par la ceinture. Nous nous dirigeons vers les quartiers chics de Town Square, pour être franche j'y ais rarement mis les pieds. Les maisons sont splendides et le quartier est incroyablement calme, c'est certainement pour cette raison que je n'y passe pas plus de temps, j'ai besoin d'animation !

Il nous arrête près d'un parc, je cherche du regard cette grille visiblement insurmontable. À peine s'est-il garé qu'il allume l'autoradio. La musique qu'il choisit de mettre est particulièrement douce. Ce qui me surprend quelque peu.

« Ne bouge pas. »  

J'éclate de rire quel ton autoritaire...  J'attends avec impatience de savoir ce qu'il a derrière la tête. Je le vois faire le tour de la voiture pour venir m'ouvrir la porte, quel gentleman ! Il me tend sa main pour m'aider à sortir de la voiture, je lui souris et la saisi malgré une légère hésitation. Je m'extirpe de l'habitacle, et constate que les rues sont belle et bien désertes. Il se penche dans la voiture et monte le volume de la radio. Non il va pas faire ça !? Je ris alors qu'il se retourne vers moi.

« M'accordez-vous cette danse, Mademoiselle Griffin ? »  

Et bien si, la capacité de Joshua à me surprendre semble décidément infinie. J'ai à peine  le temps de lui glisser « Avec plaisir Monsieur Grant » que je me sens happée dans le creux de ses bras. Le contact de sa main ferme sur mes hanches me procure un léger frisson. Je me laisse virevolter autour de lui, me laissant porter par la musique. Je ralentis un instant la cadence et pose ma main sur son torse.

«  La bienséance ne veut-elle pas que l'on attende l'accord de la demoiselle avant de se jeter sur elle ? »

Nous poursuivons alors notre danse, quand je suis près de lui je sens ses lèvres frôler la peau de mon cou et les battements de mon cœur accélèrent considérablement. J'en profite pour prendre une profonde respiration dans le creux du sien et m'enivrer de son parfum, odeur délectable et rassurante qui me rappelle tant de bons souvenirs. Je prie pour que mes absurdes palpitations cardiaques ne soient pas perceptibles par mon cavalier. Je n'aime pas qu'il voit l'effet qu'il a sur moi.

« Tu m'as manquée »

Sa voix résonne au creux de mon oreille. Qu'il m'avait manqué lui aussi, je le regarde avec un large sourire avant de lui répondre d'un air malicieux:

« Pas toi. »

Comment ça il ne m'a pas manqué ? Pourquoi diable est ce que de ma bouche sort l'inverse de ce que je pense ? Ce n'est pas bien compliqué à comprendre, je n'arrive déjà pas à contrôler mes regards, ni mes sourires et encore moins mes palpitations cardiaques, au moins mes paroles j'arrive à les contrôler.

Il s'éloigne de moi pour fermer sa voiture et éteindre la radio et déjà je regrette de ne plus l'avoir près de moi, tout en moi hurle qu'il m'a manqué! Pas la peine d'en rajouter avec des paroles mièvres.

« Et maintenant ? »

« Il paraît qu'il y a une grille qui ne demande qu'à être montée ! »

Je m'éloigne un peu de la voiture à la recherche de cette fameuse grille et lui lance sur un ton de défi :

« Tu préfères peut être que je te montre comment faire? »

Je m'avance vers lui, le prend par la main et nous nous enfonçons un peu plus dans le parc. L'endroit est très peu éclairé, heureusement la lune est claire et la nuit est relativement chaude. En revanche l'endroit est parfaitement désert. Parfait au moins nous serons tranquille. J'aperçois enfin l'immense grille dont me parlait Josh, elle est effectivement conséquente mais ça donne d'autant plus envie d'aller voir derrière... et puis si j'arrive à monter sur ma Kawazaki avec cette jupe ce n'est certainement pas cette petite grille qui va m'arrêter !

«  Les femmes d'abord je présume ? »
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MessageSujet: Re: Retrouvailles en trou paumé _ Mr Grant   Mar 29 Juil - 20:36

C'est ce que tu veux être, Joshua : un mec imprévisible. C'est ce que tu es aussi. Tu fais les choses comme tu les penses. Sans retenue aucune. Rouler trop vite, trop fort. Freiner brusquement. Boire un peu trop de whisky. C'est ça, d'être le fils Grant : c'est être dans l'excès. C'est aussi refuser la bassesse. Refuser de s'intéresser à plus petit que soi, à qui ne vaut pas un regard. C'est aussi séduire les filles.
J'aime l'idée que Valentina puisse fondre en me voyant sourire. C'est pour ça aussi, que je suis toujours fermé : pour faire sentir à qui me tient compagnie que mes émotions sont comptées, qu'elles ne sont données qu'au compte-goutte. Evidemment, je ne maîtrise pas tout, pas totalement. Mais je ne veux pas faire le plaisir d'être un livre ouvert, d'être facile à entendre, à comprendre. Mais ce soir, je n'ai pas envie de me battre. Pas du tout.

Le regard de Valentina sur moi me pique. Elle tente de me défier des yeux. Pourquoi essayer alors qu'elle sait pertinemment que je fais partie du sexe fort et que c'est dans ma nature d'être bon, voire meilleur que les autres ?
J'aime être un peu direct avec elle. Autoritaire, s'il on veut. J'aime aussi ce rire. Ton rire. Quand je t'ai demandé si tu m'accordais une danse, ce n'étais pas une question, tu sais. Je ne demandais pas ton approbation. Entendre ces mots, « Avec plaisir Monsieur Grant », c'était pas agréable. Qu'importe. Je t'emmène danser.

«  La bienséance ne veut-elle pas que l'on attende l'accord de la demoiselle avant de se jeter sur elle ? » Valentina me fait ralentir la cadence. Demander l'autorisation ? Je plonge mon regard dans ses yeux. J'esquisse le début d'un sourire. Puis mon visage redevient ferme et sombre. «  Peut-être. Je peux m'arrêter maintenant, si c'est ce que tu sous-entends. » Tu peux dire non. Tu peux dire oui. Je m'en fous.

Je serre Valentina contre moi et continue de la faire tournoyer dans la nuit de l'ouest américain. Je profite des instants où elle ne peut se défaire de mon corps, profite de l'odeur de ses cheveux, de son regard. Si quelqu'un nous voyait dans la rue, il penserait sans doute que nous sommes amants. Des amants qui s'aiment.

« Tu m'as manquée » Pourquoi l'ai-je dit ? Je ne m'attendais pas à ta réponse. « Pas toi. » C'est tombé comme un couperet. Pas manqué, hein. Je serre les dents en te fixant avec mes yeux perçants. Je prends une bouffée d'air que j'espère invisible. « Je sais. Je ne manquerais à personne. Et puis, si ça avait été le cas, tu... » Je ne finis pas ma phrase. Je me détache de la belle et vais éteindre tout mon barda. Tout ça pour ça. Je n'ai pas envie qu'elle me réponde. Non.

« Et maintenant ? » Est-ce qu'elle va choisir de partir ? Je ne pourrais pas lui en vouloir. Je cherche un clope et l'allume avec mon zippo. L'argenté avec mes initiales JRG incrustées. Je tends mon paquet à ma compagnie nocturne.

« Il paraît qu'il y a une grille qui ne demande qu'à être montée ! » Il parait, ouais. Valentina s'éloigne un peu de moi. Je la suis du regard, profite de mon clope, fais quelques ronds de fumée.
« Tu préfères peut être que je te montre comment faire? » Elle a dit ça sur un ton de défi. C'est qu'elle me connaît, on dirait. Je ne prends pas la peine de répondre. Elle m’entraîne un peu plus loin. La grille est haute. Je l'imagine galérer à grimper là-haut. «  Les femmes d'abord je présume ? » « On dirait que tu connais le texte » , je lui dis. J'ai bien envie de la voir escalader cette grille, de voir ses fesses moulées dans sa jupe crayon rouge bouger au rythme de son ascension. Je desserre les dents. « Mais si tu ne t'en sens pas capable, je peux te montrer, voire même t'aider. » J'ai pris un air piquant, joueur. Un air de Joshua R. Grant. Et je souris tendrement à Valentina.
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MessageSujet: Re: Retrouvailles en trou paumé _ Mr Grant   Mar 29 Juil - 22:27

Il me regarde droit dans les yeux et j'adore ça mais c'est alors que je vois son début de sourire disparaître pour faire place à un Josh beaucoup plus froid. Je ne me sens pas pour autant déstabiliser, il me plaît aussi comme ça.

«  Peut-être. Je peux m'arrêter maintenant, si c'est ce que tu sous-entends. »

S'arrêter maintenant mais quelle drôle d'idée ! Qu'il m'agace à souffler le chaud et le froid comme ça ! A croire qu'il ne sait pas ce qu'il veut, pas de chance pour lui moi je le sais très bien.

« Je ne suis pas ce que l'on pourrait appeler une personne bienséante de toute façon. »

Je suis si bien dans ses bras, pourtant ça n'a rien de logique, c'est physique. Ça l'a toujours été entre nous. Avant même de l'entendre parler ce qu'il dégageait me plaisait et j'ai compris à l'instant où mon corps à toucher le sien qu'on avait un fort potentiel physique. Ce qui s'est d'ailleurs confirmé par la suite. J'aime l'effet que ma réponse à sa question lui provoque. Je le sens plus tendu et j'avoue ça m'amuse. Je sais le mal-être de Joshua vis à vis de tout ce qui ressemble à un sentiment. Je sais qu'il n'a pas de sentiment amoureux envers moi et je n'en veux pas non plus. Ça n'empêche qu'il m'a tout de même manqué et je m'en veux presque d'avoir répondu non. Pour sauvegarder les apparences.

« Je sais. Je ne manquerais à personne. Et puis, si ça avait été le cas, tu... »

C'est ça dénigre toi Mister Grant. Je souris. Alors que je sens l'étreinte de ses bras se desserrer autour de moi, je le retiens par le poignet et l'attire vers moi. Je passe mon autre main derrière sa nuque  pour attirer ses lèvres jusqu'à moi. Je n'avais à la base que la simple d'intention d'y déposer un petit baiser mais au contact de sa bouche, je n'avais plus qu'une envie, l'embrasser langoureusement. À quoi diable cela sert-il de se mettre des barrières? J'en ai envie, cela fait longtemps et avec Josh on a déjà largement dépassé ce stade. À en juger par la chaleur que je sens dans le bas de mon ventre, j'en ai besoin. Je me sens vivante.

« Ça m'a manqué. »

Je le relâche assez brusquement pour le laisser aller éteindre la radio et fermer la voiture.

« Et maintenant ? »

Il s'allume une cigarette et m'en tend une, que j'accepte avec grand plaisir. Je sors moi aussi mon zippo, celui en argent que mon grand-père m'a offert et inspire une énorme bouffée, je sens la fumée emplir le moindre espace libre de mes poumons et je jubile. Je tourne sur moi-même, la nuit est magnifique. Nous nous dirigeons donc vers la fameuse grille.

«  Les femmes d'abord je présume ? »

« On dirait que tu connais le texte »

Je ris.

«  Avec toi plutôt oui. »

C'est assez inhabituel pour moi j'aime son côté macho. Chose que j'ai pourtant toujours reproché à ma famille trop profondément rital pour connaître quoique ce soit à l'égalité des sexes, qui m'ait pourtant si chère. Mais avec Josh je ressens ça comme un jeu, une sorte de provocation qu'il aime me faire.

« Mais si tu ne t'en sens pas capable, je peux te montrer, voire même t'aider. »

J'aime son côté macho mais pas de là à le laisser m'aider à monter cette fichue grille. D'autant plus que le regard taquin qu'il vient de me lancer, ne fait que m'inviter à mon tour au défi. Je répond à son sourire et m'avance seule vers la grille. Je pose mon sac à main un instant pour remonter ma jupe de quelques centimètres.  Bah oui il n'y a pas de secret tant que mes genoux seront bloqués par ce bout de tissu il m'est impossible de gravir cet obstacle. J'enlève mes chaussures que je glisse dans mon sac avant de lui lancer un regard fier.

« Ouvre bien tes yeux et prends en de la graine ! »

J'aspire une dernière bouffé sur ma cigarette avant de m'en débarrasser et commence à gravir la grille. L'ascension n'est pas évidente, je ne vous mentirai pas, d'autant plus qu'arriver au sommet je sens ma jupe glisser et emprisonner à nouveau mes jambes. Je la remonte avec la distinction qui s'impose à la situation. Je touche enfin au but quand je me sens soudain retenue par quelque chose au niveau de l'épaule, je décide alors de sauter, ne me demander pas pourquoi et j'entends un énorme crac ! J'entends déjà Josh hurler de rire. Alors que j'avais pris grand soin de ma jupe, c'était mon débardeur qui s'était accroché à cette foutue grille !

J'ai cela dit, j'ai réussi à atterrir sur mes deux pieds et je n'en suis pas peu fière. Rapide constat des dégâts avant de me retourner vers Josh, je m'en sors bien, mon débardeur est à peine déchiré.

« Sans commentaire je te prie et à toi de jouer maintenant ! »

Je plonge alors ma main dans mon sac pour en sortir une petite flasque en métal, je la tend devant Josh de l'autre côté de la grille pour le narguer ou le motiver comme vous préférez.

« C'est un Glenmorangie de 25 ans d'âge... »

Je sais que Josh aime le whisky et que ce genre d'information lui parle forcément. Je colle la flasque contre la grille et lui lance un regard joueur.
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MessageSujet: Re: Retrouvailles en trou paumé _ Mr Grant   Mar 5 Aoû - 13:39

Un échange nocturne avec Valentina qui connait les bases de Big Apple, c'est un peu une soirée rêvée pour moi qui reste enfermé chez moi à diriger mes petites affaires de loin, qui profite de ma toute nouvelle solitude de Town Square pour m'enfiler des bouquins et du classique en me lamentant sur la qualité douteuse des filles de ce patelin, que ce soit en matière d'originalité, de notion de nana sexy et de jeu d'adulte : elles se laissent toutes attraper facilement, minaudent devant un mâle alpha -parce qu'elles n'en voient jamais, c'est évident, cette ville étant peuplée de... mecs de bas étage-.
Je la regarde évoluer et j'ai des flash d'une nuit particulièrement endiablée avec Mademoiselle Griffin. Je vois ses lèvres gourmandes, son sourire, ses soupirs et même une goutte perler le long de sa nuque. Elle est féline. Sauvage, parfois. Mais je ne supporte pas qu'elle me résiste trop longtemps. Peut-être que je n'aurais pas du réagir de cette façon, tomber dans une certaine morosité. Peut-être que je n'aurais pas du la considérer comme une sorte d'apaisement, de fuite de ce quotidien insupportable, rigide, de cette routine que je déteste. Parfois, j'ai l'impression que j'aurais du rester à NY, enfermé dans ma prison dorée, chaines aux pieds...

Alors qu'elle a perçu cette vague sombre s'emparer de moi, la belle Valentina s'approche de moi. Pourtant, la lâcher prouvait bien que je n'avais pas envie d'être collé à une nana qui s'en fout du pauvre Joshua R. Grant et de sa solitude à la con. Tu ne comprends pas, Valentina. J'ai envie de lui dire. Mon regard est de plus en plus assombrit, mon visage serré. Et la belle ne dit pas un mot. Est-ce que je l'ai froissée ? Elle me retient. J'ai l'impression d'être un ballon prêt à s'envoler que l'on agrippe fermement pour ne pas le laisser filer. Je plante mes yeux noirs et fermes dans les siens. Qu'est-ce que tu veux ? A quoi tu joues ? De sa main libre, elle m'attire vers elle. Elle m'embrasse. Je l'embrasse. De mes yeux clos, je l'imagine. Elle, la sauvage Valentina, prise au piège du grand méchant Josh. Et ce flot, c'est elle qui l'arrête en se détachant de moi.

« Ça m'a manqué. »

Je ne dis rien. Je soupire un bon coup. Soupir d'aise, soupir de mécontentement. Je n'aime pas qu'on dirige la danse à ma place. J'ai l'impression d'être un pingouin quand ça arrive. Je me sens inutile, idiot. Mais en même temps, je n'avais pas envie de lui sauter dessus. Pas en premier. J'aime assez tester mon pouvoir de séduction sur les filles. Sur elle aussi. Qu'elle soit une Griffin ne change absolument rien.

Nous échangeons. La grille va lui causer du souci, je le sens. J'aime la chercher, la provoquer. C'est comme ça que les gens se révèlent, quand ils sont brusqués. Elle retire ses pompes, relève sa jupe. Le sang ne fait qu'un tour dans mon corps d'homme, les souvenir reviennent de plus belle lorsque je la vois se mettre dans une position plus confortable pour entamer son ascension. Ses yeux pétillent. Me lances-tu un défi, mon chat ?

« Ouvre bien tes yeux et prends en de la graine ! »

Elle jette sa clope, et s'attaque à la grille. Mon visage reste ferme, décidé. Je plonge mes yeux dans les siens, même si je sais que je n'arriverais sans doute pas à la déconcentrer. Fermement ancré au sol, mes yeux ne peuvent quitter ses fesses alors qu'elle monte doucement mais sûrement. Sa jupe la gène mais moule tellement bien son postérieur que c'en est bandant.

Crac. Bruit du tissu qu'on déchire. Je ne peux me retenir de rire. Je lui aurais bien dit qu'elle risquait de se fracturer quelque chose, tissu inclus. Je ne peux m'arrêter de rire, je me moque d'elle sans le vouloir vraiment. Je l'imagine avec sa jupe bien fendue. Elle se tourne et je constate que c'est son débardeur qui a accroché et que ça ne se remarque qu'à peine. Je l'applaudis.

« Bien joué Griffin ! » Je ne peux m'empêcher de rire un peu. « Sérieusement, je ne pensais pas que tu serais capable de gravir cette imposante grille avec autant de classe et de brio. Très bon choix, la jupe crayon. Ça te fait un cul... » Je siffle. C'est un compliment, de ma bouche. Sincèrement.

« Sans commentaire je te prie et à toi de jouer maintenant ! »

Elle trafique je ne sais quoi dans son sac et en sort une flasque en métal. Ce serait me méprendre que de croire qu'elle y a glissé de la limonade. Elle l'agite sous mon nez, la grille nous séparant.

« C'est un Glenmorangie de 25 ans d'âge... »

« Glenmorangie, 25 ans ? Tu ne te fous pas de moi, Valentina. T'as braqué ton boss ou quoi, pour pouvoir te payer ça ? »
Mes yeux pétillent. J'attaque la grille.

C'est plus difficile que ce que j'imaginais. Je dois sincèrement reprendre le sport. Mes abdos tirent, mes bras aussi. C'est qu'elle a de la force, la petite ! Je ne peux retenir mes soupirs et mes soufflements. Je jette un coup d’œil furtif à mes aisselles. J'espère honnêtement que mon déo super cher ne va pas me lâcher. Rien de pire qu'une auréole suintante. Ouf, je suis frais comme un gardon. J'arrive au sommet de cette foutue grille. C'est vraiment une idée pourrie que t'as eu là, Joshua.
Je prends soin de ne pas accrocher mes fringues aux piques de la porte en fer et je saute. J’atterris presque aux pieds de Valentina, à moitié accroupi. J'en profite pour passer un doigt sur mes chaussures vernies que j'époussette rapidement.

« T'en dis quoi ? Digne d'un Grant ? » Je dégaine un clin d’œil et lui lance, l'air joueur : « Alors, cette flasque... Ca vient, Miss Griffin ? Goûtons ensemble cette douce liqueur. »

J'attrape la main de Valentina et fait quelques pas. « Y a un plan d'eau par là. Envie de t'y asseoir un peu ? »
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MessageSujet: Re: Retrouvailles en trou paumé _ Mr Grant   Jeu 7 Aoû - 22:37



Aussi curieux que ça puisse paraître, j'aime les regards froids de Joshua. Ça fait parti de lui, de son mystère. Du don qu'il a de me faire comprendre qu'avec lui jamais rien n'est acquis. C'est ce qui est grisant entre nous. Jusqu'à présent toutes nos rencontres se sont très bien passées, pourtant à chacune d'entre elle, c'est presque comme si on repartait du début. On se cherche, on se séduit et on se découvre un peu plus, on joue,  comme s'il n'y avait aucune certitude sur la fin de cette soirée. Josh est le seul homme à avoir réussi à me rendre sexuellement dépendante de lui. Ça bien sûr je me suis bien gardée de lui dire mais en temps normal que je couche pour m'amuser, que ce soit un homme ou bien un autre, ou même une femme, au final ça ne change pas grand chose. J'en ais besoin de temps en temps mais je cherche rarement à coucher, il s'agit plutôt d'occasion qui se présente. Avec lui c'est différent, c'est de lui que je veux. Je vous laisse donc imaginer l'effet que ça me fait de l'embrasser après tout ce temps.

Ce moment est bref. Il ne réagit pas et souffle, ça me vexe, je dois vous l'avouer mais je ne montre rien. Je sais pourtant très bien que malgré ce que dise tous les hommes, il aime les femmes qui font le premier pas, ça les rassure sur leur pouvoir de séduction. Avec Joshua faire le premier pas ne me gêne pas, comme je vous l'ai dit j'en avais envie et je ne suis pas du genre à refréner mes envies... En revanche qu'il ne fasse pas l'erreur de me prendre pour son caniche, je me refuse à accourir à chaque fois que Monsieur claque des doigts, s'il me veut il faudra bien qu'à un moment il vienne me chercher. J'ai un minimum de fierté.

Je constate avec joie que l'épreuve de la grille le stimule. Ça m'amuse, les hommes sont tous de grands enfants, compétition, jeu, provocation, « t'es pas cap' ! » Je ne peux pas lui en tenir rigueur, j'en suis moi même friande. C'est ce qui marche entre nous qui sommes si différents.

Il me fixe, je hausse les sourcils et lui lance un regard taquin avant d'entamer mon ascension qui finie en eau de boudin. Naturellement je l'entends éclater de rire, j'ose à peine le regarder dans les yeux par honte, je sens même mes pommettes s'empourprer. Mais au final je m'en moque tant pis pour mon t-shirt, Grant a rit !

« Bien joué Griffin ! » Il rit de plus belle, je me sens bien avec lui.« Sérieusement, je ne pensais pas que tu serais capable de gravir cette imposante grille avec autant de classe et de brio. Très bon choix, la jupe crayon. Ça te fait un cul... »

De la classe ? Je n'aurais pas appelé ça comme ça ! Mais effectivement je ne manque pas d'un certain panache. Ignorant mon imploration à ne pas se moquer si ouvertement de moi il en rajoute une couche avec une remarque sur mon postérieur. Je lui lance un regard coquin. Malgré les apparences ce commentaire me flatte, il m'en faut peu me diriez-vous ? Peut être mais de la part de Joshua c'est ENORME !

On m'a toujours dit que mes jambes et mes fesses sont mon capital séduction le plus probant. Elles ont  beaucoup de succès. J'ai toujours eu à cœur de les mettre en valeur, tellement que c'est presque devenu naturel et que je ne me rends plus vraiment compte du rendu.

«  Tu trouves ? » questionnai-je en me cambrant volontairement devant lui. Je tente de voir ce que ça donne avant de me dire qu'il n'est certainement pas du meilleur effet pour une demoiselle de regarder son propre fessier.

Quoiqu'il en soit Joshua m'a tendu une perche et je compte bien la saisir. Je reprends un peu confiance avant de m'adresser à lui.

« Je t'avais bien dit que ça valait le coup de passer me prendre..

Je sais très bien l'impact qu'un whisky de cette qualité a sur Joshua.

« Glenmorangie, 25 ans ? Tu ne te fous pas de moi, Valentina. T'as braqué ton boss ou quoi, pour pouvoir te payer ça ? »

Les hommes... Je le gratifie de mon plus beau sourire à la colgate. Là j'hésite un moment, je lui raconte la vérité et brise le mythe ou je la joue mystérieuse ? La vérité c'est un de mes ex, fan de whisky qui me l'avaofferte. Je dois vous avouer que sur le coup je n'avais pas compris l'ampleur du cadeau, j'aime le whisky certes mais de là à avoir conscience du bijou qu'il m'offrait. Et puis en plus on va dire que ce n'était pas vraiment le genre de cadeau auquel je m'attendais, j'étais un peu déçue et c'est peut dire. J'ai longtemps oublié cette bouteille au fond d'un placard, avant que mes oncles de passages, désespérés de n'avoir le choix qu'entre du jus de fruit de la passion, de la bière ou de l'eau, avaient farfouillé dans mes placards pour dénicher cette bouteille et m'apprendre sa réelle valeur. Je trouve l'histoire trop longue et difficile à résumer.

« Tu me connais je n'oserais jamais me moquer de toi, surtout à ce sujet... Je suis une femme pleine de surprise moi Monsieur ! »

Je souris tout en lui tirant la langue. Visiblement Monsieur Grant est motivé. Il se jette aussitôt sur la grille. Voilà qui me ravie, objectif atteint ! Il se déride un peu. J'admire donc mon amant préféré montée cette grille. Il peut bien se moquer de ma jupe, sa tenue n'est pas beaucoup plus appropriée que la mienne, il s'en sort néanmoins plutôt bien. Sa respiration se fait plus forte, j'aime ça, cela me rappelle de bons souvenirs... c'est une chose de faire passer 50 kilos de l'autre côté de cette grille, mais Mr Grant n'a pas exactement la même carrure. Comme la grande majorité des femmes, ma force se situe avant tout dans mes jambes, même si les deux cotons-tiges inutiles qui me servent de bras, ont appris à s'endurcir un peu à force de porter les plateaux au Fitz. Les bras de Josh c'est autre chose... Ce qui n'est évidemment pas pour me déplaire ! Arrivé en haut de la grille, il saute et atterrit accroupi devant moi.

« Quel homme ! »

Je ris alors que je le vois épousseté ses chaussures vernis.

« T'en dis quoi ? Digne d'un Grant ? »

Il me lance un clin d’œil, je craque, il est trop chou ! Je le regarde néanmoins l'air taquine.

« Impressionnant ! Digne d'un Grant je ne sais pas, en général ce n'est pas Mister Grant qui se retrouve à genoux devant Miss Griffin... »

Oui c'était facile, mais j'aime les allusions coquines, ça me fait toujours rire.

« Alors, cette flasque... Ca vient, Miss Griffin ? Goûtons ensemble cette douce liqueur. »

Je recule rapidement et plaque la flasque contre moi, comme pour protéger un trésor, puis je lui lance un sourire et lui tend l'objet de ses convoitises.

«  Elle n'attend que toi ! A toi l'honneur, tu pourras ainsi vérifier que je disais vrai. »

Je le regarde droit dans les yeux d'un air de dire « Ose me dire que ce n'est pas un Glen de 25 ans d'âge et je te trucide ! » et lui cède la fameuse flasques. Je le laisse s'en délecter et j'e me penche pour remettre mes chaussures. En me redressant je le fixe.

« Alors verdict ? »

Il me prend par la main et m'attire dans l'obscurité. Je me laisse faire volontiers.

« Y a un plan d'eau par là. Envie de t'y asseoir un peu ? »

Un plant d'eau, mais quelle bonne idée ! Intéressant, il m'a l'air plein de bonne surprise ce parc... J'acquiesce aussitôt.

«  Oh que oui ! Après tous ces efforts physiques ça nous fera du bien ! »

J'espère tout de même qu'il te reste des forces Mister Grant, je n'en ai pas fini avec toi ! La nuit s'annonce agréable et longue je l'espère.

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MessageSujet: Re: Retrouvailles en trou paumé _ Mr Grant   Ven 8 Aoû - 13:17



C'est une retraite forcée. Être exilé ici, loin de chez moi. Chez moi... Je ne sais pas ce que je déteste le plus : l'indifférence la plus totale ou la routine extrême. Quand je regarde Valentina, je pense à ces soirées Champagne-confettis qu'on ne sait maîtriser qu'à NY. Mais je sais que je devrais profiter de cette soirée avec elle. Casser le quotidien. Vivre autre chose. Jouer. D'elle. De moi. Ensemble. Elle est assez forte pour donner à chacune de vos soirées un ton nouveau, différent, un petit quelque chose qu'on n'attendait pas mais qui fait pétiller le moment présent.

Pour beaucoup, je suis dénué de tout sentiment. On me prend pour un homme glacé, incapable de ressentir. C'est pas faux, dans un sens. Avec Griffin, c'est rien que du jeu, de la séduction, de la baise, des câlins. C'est un peu l'amie surclassée, la voiture suréquipée. Le jeu n'existe qu'entre nous. Mais c'est un jeu à deux, sans avoir besoin de mettre de masque. Je suis J.R.Grant, et je n'ai pas à me cacher devant elle. Je suis moi, et personne d'autre. Je peux me risquer à rire, sourire, être sombre, je sais que cela ne change rien. Je n'ai jamais eu à faire semblant avec elle. Je n'ai jamais eu à lui dire de belles phrases non pensées, je n'ai jamais eu à la couvrir de jolies choses pour qu'elle reste à mes côtés, je n'ai jamais eu non plus à lui montrer une facette de moi inexistante en réalité. Je n'ai pas à jouer le genre idéal, le beau-frère idéal ou le copain idéal puisqu'elle ne me demande pas d'être à ses côtés. Liberté, liberté chérie. C'est comme si nous étions deux voiliers qui se laissaient flotter au gré du vent et des marées. Un jour, nous nous rapprochons pour mieux nous écarter le lendemain.

Je contemple son côté nature et naturel. Elle n'est pas comme ces minettes sophistiquées qui ne comprennent rien à la classe naturelle. Escalader une grille en pleine nuit en jupe, valser sur une route mal éclairée, fumer un peu trop, ça ne dénote pas avec elle et ce qu'elle est. Combien de fois j'ai eu à faire avec des filles coincées qui ne maîtrisent ni le lit, ni les extra ? Et honnêtement, rien de pire que de trouver une belle carrosserie pour découvrir qu'en réalité, il n'y a rien sous le capot. C'est comme ça qu'on est déçu des bagnoles et des femmes.

Et la voir escalader cette barrière qui nous sépare du jardin secret, c'est une bouffée d'air frais, un plaisir pour la vue. La voir se planter et déchirer son débardeur sans en tenir réellement compte et sans se lamenter, c'est frais, nouveau. Ca change des empourprées au moindre pépins, ces nanas qui hurlent à la moindre tâche. OK, je suis comme ça et je ne supporte pas d'être dégueulasse. Question d'éducation. Mais certaines nanas en font trop et c'est exaspérant.

Voir Valentina de l'autre côté de la grille me fait penser à ma situation à TS : je me sens emprisonné, j'ai envie de connaître davantage de monde et d'essayer de traîner çà et là, mais je n'en trouve pas la force.

Ca ne se fait pas de siffler une nana ? Qu'importe. Elle m'a fait de l'effet, pendue à cette grille. C'est suffisant pour marquer mon admiration. J'aime les femmes. Les belles femmes. Valentina en est. Et ses fesses, ses jambes, son ventre...

« Tu trouves ? »
Si je trouve ? Je ne réponds pas verbalement. Je me contente de la regarder en haussant les épaules. Ca se passe de commentaires. En plus, elle se déhanche devant moi. Tu me le payeras, Valentina.
« Je t'avais bien dit que ça valait le coup de passer me prendre...»

Ca vaudra le coup si notre soirée se déroule sans dommages. Je me demande ce qu'elle pensera de mon appartement à TS une fois qu'elle montera là-bas. Je m'avance. peut-être qu'elle ne viendra jamais. La perspective de ne jamais la recevoir chez moi me rembrunit. Je cache cette émotion en la taquinant sur ce whisky qu'elle compte me faire goûter.
Glenmorangie de 25 ans ? Ca m'étonnerait, ma belle. Ou alors, il faudrait que tu aies braqué une banque. A moins que ta famille t'ait fait une donation de ton vivant ?

« Tu me connais je n'oserais jamais me moquer de toi, surtout à ce sujet... Je suis une femme pleine de surprise moi Monsieur ! »
Je constate que je n'apprendrais pas comment elle s'est procuré cette boisson. Dommage. J'aurais aimé satisfaire ma curiosité. Elle me sourit, taquine. Une façon de noyer le poisson ?

« Si les flics viennent te chercher, c'est que ton boss t'aura grillé. »

Je m'attaque à la grille. Sans encombres. J'atterris de l'autre côté sous les félicitations de Valentina. Ca regonfle mon égo. Faudra quand même que je me remette au sport. Au moins pour l'endurance au lit : des abdos et des bras musclés, ça ne peut qu'être utile.

« Impressionnant ! Digne d'un Grant je ne sais pas, en général ce n'est pas Mister Grant qui se retrouve à genoux devant Miss Griffin... »
Je souris face à l'allusion.

« Attention, tu risques de te retrouver à genoux plus tôt que prévu.»
Je la regarde dans les yeux, passe ma langue sur ma lèvre inférieure, rapidement.

« Alors, cette flasque... Ca vient, Miss Griffin ? Goûtons ensemble cette douce liqueur. »
Elle se recule, réveil mon instinct de chasseur.
« Elle n'attend que toi ! A toi l'honneur, tu pourras ainsi vérifier que je disais vrai. »
Elle me jauge des yeux. J'attrape la flasque et y trempe mes lèvres. Je passe ma langue dessus. Je respire l'alcool en fermant les yeux. C'est vrai qu'elle n'a pas l'air de s'être moquée. Je la regarde dans les yeux et goûte une gorgée.

« Alors verdict ? »
« Si tu l'as volée, je te promets de t'emmener loin des flics en roulant le plus vite possible et en forçant les barrages, parce que c'est vraiment un bon... un très bon whisky. »
Je lui tends la flasque pour qu'elle juge par elle-même.
« A moins que ton palais ne soit pas assez affûté. »

Je l'emmène vers un plan d'eau. Une envie d'être posé, abrité par les arbres, blottis au cœur du quartier huppé de Town Square.
« Y a un plan d'eau par là. Envie de t'y asseoir un peu ? »
«  Oh que oui ! Après tous ces efforts physiques ça nous fera du bien ! »
Je tends mon bras à Valentina pour qu'elle puisse y prendre appui et je nous dirige à pas ferme vers cette espèce d'oasis. L'eau montre ses plus beaux reflets dans le noir avec la Lune pour seule témoin. Nous avançons doucement. Ça peut paraître romantique vu de l'extérieur. Mais vous connaissez mon point de vue sur la chose. Il y a un banc de pierres au bord du plan d'eau. C'est une construction humaine, mais j'aime m'y reposer de temps à autre. Je guide Valentina pour qu'elle s'asseye.



« Tu penses pouvoir fermer les yeux pour moi ? »


Dernière édition par Joshua R. Grant le Ven 10 Oct - 19:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Retrouvailles en trou paumé _ Mr Grant   Sam 9 Aoû - 11:58



Je passe une excellente soirée. Je ne me pose aucune question, je me contente de profiter de chaque moment. Je ne sais même pas quelle heure il est et je m'en moque complètement. Ça fait tellement bien de le retrouver, je ne pensais pas qu'il m'avait tant manqué. Malgré toutes les rencontres que j'ai fait à Town Square aucune ne ressemble à Joshua. Josh est comme moi, on marche à l'adrénaline, à l'excitation, lui encore plus que moi il me semble, car après tout moi j'ai trouvé mon bonheur ici, mon équilibre mais je comprends en quoi NY lui manque. Mais j'espère réellement qu'il finira par se sentir bien ici, même si ça sera différent de NY. Quitte à y rester un moment autant s'y sentir bien.

J'aime voir dans les yeux de Joshua ce petit truc qui fait que je sais que je lui plaît. Ses regards sont comme une caresse sur moi. Je me sens plus femme, plus séduisante et je gagne en confiance. Quand je pense à tous les sentiments qu'il fait naître en moi, je me dis que c'est un juste retour des choses.   Pourtant à nous voir de l'extérieur, on doit sembler tellement dépareillé. Lui toujours impeccable, tiré à quatre épingles et moi si simple avec mon côté décalé, mes tatouages et mon look à la GlamRock comme aime l'appeler ma coloc pour se moquer de moi. La glace et le feu voilà ce que nous sommes.  Deux extrêmes, deux opposés, mais alors comme expliquer que ça se passe s'y bien quand nous sommes ensemble ?

Je discerne un soupçon de déception alors que j'esquive sa question sur la bouteille de Glen. De toute façon cette histoire est ennuyeuse et honteuse aussi, oublie une telle bouteille dans un placard, Mister Grant ne me le pardonnerait pas !

« Si les flics viennent te chercher, c'est que ton boss t'aura grillé. »

Les flics, cela vient certainement de mon éducation, mais j'ai rarement craint la police, je les ais souvent vu débarquer chez mes grands-parents et ils ont toujours été très gentil avec moi. Il faut dire aussi que je n'ai jamais enfreins les lois au point de les contrarier. Quelques excès de vitesse, usage de stupéfiant parfois, mais rien de bien méchant. De plus j'ai un avantage de poids non seulement je suis une femme mais avec ma bouille d'éternelle gamine un peu rêveuse, le plus souvent avec un joli sourire et des excuses, il y a moyen de s'en sortir sans problème.

«  Si les fils viennent me chercher je leur dirais que tu m'as forcé à le faire, à ton avis qui croiront-ils ? »

Je souris avec malice. Ce n'est bien évidemment pas mon genre de me dédouaner sur un autre, je suis plutôt du genre à assumer tout pour tout le monde. Et puis pourquoi je me justifie de toute manière, je ne l'ai pas volé cette bouteille ! Oui mais ça m'amuse...

Le voilà enfin à côté de moi de l'autre côté de la grille. Il sourit satisfait par sa prestation, j'aime le sentir bien. Fidèle à lui même, il ne peut s'empêcher de relever l'allusion que je viens de lui faire.

« Attention, tu risques de te retrouver à genoux plus tôt que prévu.»

Je ris. Il me fixe et me gratifie d'un mouvement de langue discret mais sensuel. Chercherait-il à me rendre folle ? Qu'importe je rentre dans son jeu. Je soutiens son regard en me mordant la lèvre inférieur et m'approche de lui. Je prends une profonde inspiration, nos corps ne se touche pas mais le sentir si près me déstabilise. Comme dirait Hazel, la tension sexuelle est à couper au couteau ici !
Je glisse ma main sur la bas de son dos et accroche mon autre main à sa ceinture. Nous sommes si proche que je sens sa respiration sur mon visage.

«  C'est une menace ou un défi Mister Grant ? »

Je souris et m'éloigne à nouveau, à trop jouer avec le feu, c'est moi qui va finir par perdre le contrôle. Si tôt ça serait presque dommage.

Je le regarde se délecter du breuvage magique contenu dans la flasque.

« Si tu l'as volée, je te promets de t'emmener loin des flics en roulant le plus vite possible et en forçant les barrages, parce que c'est vraiment un bon... un très bon whisky. »

J'éclate de rire. Je ne demande que ça de fuir les flics avec Josh. Voilà une aventure passionnante!

« Attention à toi, j'ai bonne mémoire je saurais me souvenir de cette promesse ! »

Valentina la délinquante, voilà qui rassurerait ma famille maternelle, mais il n'en n'ai rien. L'ouverture d'un casier judiciaire est de toute façon incompatible avec la profession en milieu carcéral que je veux exercer.

Il me tend la flasque et j'y trompe les lèvres à mon tour. Oui il est bon mais pour être franche je ne pense pas l'apprécier à sa juste valeur. Comme pour confirmer mes pensées Josh ajouta aussitôt :

« A moins que ton palais ne soit pas assez affûté. »

Je lui souris à nouveau, ce n'est pas mon genre de jouer un rôle ou de me faire croire plus initiée que je le suis, je lui réponds donc franchement.

« C'est fort probable, c'est d'ailleurs pour ça que j'ai tenu à te le faire goûté, que cette bouteille puisse être appréciée à sa juste valeur. »

Je me laisse guider jusqu'au plan d'eau. Je m'accroche au bras de Josh. La clarté de la lune me permet de discerner assez bien l'endroit où Josh m'emmène. Le calme et la plénitude de l'eau, reflétant la lune, un petit banc en pierre, l'endroit est adorable. Comme quoi même Joshua sait apprécier la beauté dans les choses simples de la vie. Je m'assois sur le petit banc devant lequel Joshua m'a déposé.

« Tu penses pouvoir fermer les yeux pour moi ? »

Pour toi je ferais n'importe quoi ! Je lui souris et acquiesce. Il m'est néanmoins difficile de dissimuler le flot d'interrogation qui se bouscule en moi. Que me réserve-t-il ? Je ne me fais aucun soucis bien entendu, j'ai une confiance absolue en lui, mais la naturelle curiosité qui m'habite est mise à rude épreuve.

« Qu'avez vous en tête Mister Grant ? »

Peu importe j'aime les surprises et m'exécute, mes paupières s'abaissent.

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MessageSujet: Re: Retrouvailles en trou paumé _ Mr Grant   Lun 8 Sep - 20:42


Parfois, je prends conscience de la chance que j'ai. Je veux dire que je suis jeune, en bonne santé, j'ai de l'argent, mes affaires sont florissantes... et surtout, certains moments de la journée me laissent être qui je suis vraiment. Et ça, c'est important. Entre deux appels, un budget à gérer, des cyber-réunions à programmer... je peux m'aérer l'esprit. Sortir. Jouer les Don Juan auprès des jolies filles, dont Valentina. Je n'agis pas avec elle comme avec les autres femmes. Pourquoi ? Quelque chose en elle me touche assez pour la respecter plus que les autres. Et lui faire tourner la tête est un des passe-temps que je préfère en ce bas monde, ici, à Miniville.

Son sourire, peut-être... Ses yeux qui pétillent... Sa féminité à toute épreuve... Et son caractère... Comme si on ne pouvait pas la briser. Comme si la peur n'existait pas chez elle. Et puis, tout le monde n'a pas couché avec elle. Et ça, c'est gratifiant. Parce que j'en ai vu des types reluquer ses fesses. Et j'ai envie de leur dire « Hey les mecs, vous savez pas ce que c'est que de passer une nuit avec cette déesse ! ». Ce serait pas mon seul domaine de vantardise, mais j'évite.

Elle est pleine de mystères. C'est aussi ça qui la distingue des autres qui ne peuvent s'empêcher de parler d'elles et de gâcher un simple rendez-vous galant au restaurant. Parce que je m'en fous, de savoir que votre chat s'appelle Basile ou Minou, que votre mère soit envahissante ou absente, ou encore que vos exs sont tous des salauds. Qu'on se le dire : je ne suis pas là pour vous épouser, derrière mes airs de gendre idéal. Je voudrais bien qu'elles le sachent toutes et qu'elles abandonnent l'idée fissa.

« Si les flics viennent te chercher, c'est que ton boss t'aura grillé. »

Est-ce qu'ils se déplaceraient pour une voiture volée à Town Square ?
En même temps, j'ai pas forcément envie de les croiser. J'ai pas forcément de bons souvenirs. J'ai gardé des flashs. Les gyrophares, les sirènes, les menottes, la garde-à-vue... Et mon avocat, mon père, et Town Square. J'ai l'air soucieux. Quand je le suis, mes sourcils se froncent et mon regard se durcit et se perd dans le vide.

« Si les fils viennent me chercher je leur dirais que tu m'as forcé à le faire, à ton avis qui croiront-ils ? »
Je croise les yeux de Valentina. Je la jauge en la regardant de la tête aux pieds, puis des pieds à la tête. Je me mords la lèvre inférieure.
« Jouer la carte de la gentille fille. T'es plutôt maline... Et j'avoue ne pas avoir les attributs nécessaires pour faire flancher un flic, si tu vois ce que je veux dire... » Je jette un regard bref sur sa poitrine qui me rappelle quelques souvenirs. De bons cette fois.

Une fois de l'autre côté, le petit jeu de séduction continue. Le jeu. C'est le mot de notre relation : le jeu.
Elle me regarde droit dans les yeux sans ciller. C'est sexy, terriblement sexy.
Peut-être n'aurais-je pas du lui parler de la mettre à genoux. Ne pas faire naître cette tension qui est toujours entre nous. Plus ou moins forte, mais toujours présente.

«  C'est une menace ou un défi Mister Grant ? »
«  A ton avis ? »
Elle s'éloigne un peu. Pas trop. A distance raisonnable.

« Si tu l'as volée, je te promets de t'emmener loin des flics en roulant le plus vite possible et en forçant les barrages, parce que c'est vraiment un bon... un très bon whisky. »
Voilà qui la fait rire. C'est tellement bon de l'entendre rire.
En même temps, plus jamais je ne me laisserais attraper par les flics. Foi de Grant. Et fuir avec Valentina serait une belle consolation.

« Attention à toi, j'ai bonne mémoire je saurais me souvenir de cette promesse ! »
« Une promesse est une promesse, ma douce. »

Je lui lance un regard taquin. Valentina goûte le précieux nectar, mais son visage n'affiche pas le contentement que l'on ressent en présence d'un vrai bon whisky.

« A moins que ton palais ne soit pas assez affûté. »
« C'est fort probable, c'est d'ailleurs pour ça que j'ai tenu à te le faire goûté, que cette bouteille puisse être appréciée à sa juste valeur. »
« C'est mignon d'avoir pensé à moi, mon chat. »

J'ai envie qu'on aille se poser sur un banc de pierres un peu plus loin. Je propose mon bras à Valentina, pour l'emmener tel un gentleman. Je propose à ma douce compagnie de s'asseoir.

« Tu penses pouvoir fermer les yeux pour moi ? »
C'est une question rhétorique.
« Qu'avez vous en tête Mister Grant ? »
Je souris tendrement à Valentina qui accepte de fermer les yeux. Je pose une main sur son épaule et me place derrière elle. Je sors mon smartphone de ma poche et une musique se fait doucement entendre.

« A quelle ville te fait penser cette chanson ? »

J'éteins la musique, range mon téléphone dans ma poche et sors un écrin de l'autre. Un bel écrin bleu nuit. Je l'ouvre doucement et délivre le bijou de sa petite boite. J'ouvre le fermoir et l'attache autour du cou de Valentina.

« Tu peux ouvrir les yeux. Et avant que tu ne poses des questions : oui, c'est un vrai collier. Il vient de Paris. Place Vendôme. La joaillerie Boucheron. J'aimerais aller à Paris avec toi. Je t'y emmènerai, un jour. »

Je regarde ma jolie compagne de cette nuit.
« Essaye d'en prendre soin. 16 diamants et de l'or blanc, ça m'embêterait que tu le perdes... J'espère qu'il te plait, au moins... »

Pourquoi je lui ai offert ce collier ? Pas par amour, non. Peut-être pour qu'elle n'oublie pas que je suis ici, en ville. Peut-être parce que je n'ai pas eu l'occasion de lui offrir à New-York, tout en haut de l'Empire States Building, comme je le voulais. Et que ces retrouvailles à Miniville sont le moment idéal.



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MessageSujet: Re: Retrouvailles en trou paumé _ Mr Grant   Lun 22 Sep - 9:07



Je n'ai jamais trouvé dur d'être une des femmes de Mister Grant à New York. Pourtant j'ai le sentiment qu'à Town Square les choses pourraient ne pas être si simple. C'est sûrement une des raisons qui font que j'ai hésité à le recontacter. Dans les petites villes, il est souvent plus délicat d'assumer sa féminité comme je l'entends. C'est simple un homme comme Joshua qui cumule les conquêtes c'est un Don Juan, une femme comme moi qui a le malheur de s'abandonner dans les bras d'un ou deux hommes qu'elle n'aime pas, à vite fait de passer pour une traînée ou dans le meilleur des cas pour une idiote qui se fait avoir par les hommes. En plus dans les petites villes tout est répété et amplifié assez rapidement. Je n'ai pas le sentiment d'être une idiote et encore moins une traînée ! Pourtant j'ai longtemps fait les frais de leur racontars. Il m'arrive de me laisser séduire, c'est vrai, c'est d'ailleurs ainsi que j'ai rencontré Joshua, et quel mal il y avait à cela ? Il s'y était particulièrement bien pris (il a toujours su s'y prendre) et c'est quelqu'un d'intéressant avec qui je passe toujours des moments agréables.

Par le passé il a pu m'arriver de ne pas être assez regardante sur les partenaires que je choisissais, j'étais jeune et je n'avais pas encore compris que même en matière de sexe, il faut exiger un certain standing et une certaine confiance. Les jeunes hommes de l'époque ont eu tendance à parler beaucoup plus que je ne l'avais prévu, et c'est comme ça que j'ai hérité d'une réputation de salope ! Il m'a fallu de nombreux mois à rester calme avant que l'on me laisse à nouveau tranquille. Ce n'est pas que j'accorde de l'importance à ses ragots, mais je bosse dans l'un des plus grands bars de la ville en tant que serveuse. Un homme lambda a déjà du mal à faire la différence entre serveuse et péripatéticienne, il vaut mieux ne pas en rajouter, je vous assure qu'à la longue ça devient usant !

J'aime particulièrement la relation que j'entretiens avec Josh, je la trouve sincère et pure, oui, j'ai bien dit pure ! Nous sommes vrais l'un envers l'autre. Et les raisons qui me poussent à offrir mes nuits à Joshua n'appartiennent qu'à moi ! Pour préserver cela je suis désormais un peu plus discrète. Josh n'est pas le seul homme de ma vie. Il les surclasse tous, mais ça je tiens à ce qu'il l'ignore un peu. Et pour être franche j'aurais du mal à assumer qu'un homme avec lequel je couche fasse de même avec plusieurs filles, sans en avoir moi-même la liberté.

Les flics... Entre Caleb et Jacob, je suis plutôt tranquille à ce niveau là ! Quoique je vous avouerai ne pas avoir particulièrement envie de me faire une fois de plus sermonné par Caleb le "grand frère" !

« Jouer la carte de la gentille fille. T'es plutôt maline... Et j'avoue ne pas avoir les attributs nécessaires pour faire flancher un flic, si tu vois ce que je veux dire... »

Je vois son regard dévier quelques secondes sur ma poitrine, juste ce qu'il faut pour ne pas me mettre mal à l'aise ou être vulgaire. Joshua a toujours eu le sens de la mesure. Je souris. Être une gentille fille, c'est le meilleur des passeports, toutes les femmes un minimum dégourdies le savent.

« Tu sais, il y a quelques fliquettes sur Town Square, qui seraient bien plus sensibles à tes charmes qu'aux miens... »

Je lui lance un petit regard coquin. En parlant de cela, la tension sexuelle avec laquelle nous jouons m'amuse beaucoup.

«  C'est une menace ou un défi Mister Grant ? »

«  A ton avis ? »

« Ni l'un ni l'autre. Défi trop simple à relever et il s'agit de quelque chose de bien trop agréable pour oser parler de menace. Il s'agirait plutôt d'une invitation... »

J’humecte légèrement ma lèvre inférieure en continuant de le fixer.

« Si tu l'as volée, je te promets de t'emmener loin des flics en roulant le plus vite possible et en forçant les barrages, parce que c'est vraiment un bon... un très bon whisky. »

Je ris en nous imaginant tous les deux fuyant à la Bonnie and Clyde ! L'aventure doit être palpitante. Au volant d'une somptueuse voiture décapotable, un revolver dans la boîte à gant, un autre à sa ceinture et le dernier autour de ma cuisse, caché par ma longue robe, les cheveux aux vents, j'aurais un de ses foulards autour de la tête, nous porterions de grosses lunettes de soleil pour dissimuler nos visages et le coffre serait remplis de ce breuvage qui plaît tant à Josh.

« Attention à toi, j'ai bonne mémoire je saurais me souvenir de cette promesse ! »

« Une promesse est une promesse, ma douce. »

Ma douce, comme ce mot sonne doux à mes oreilles. Son regard me provoque quand ses mots me caressent, j'adore ça !

Je me laisse guider par Joshua jusqu'au banc de pierre. Je suis ravie de fermer les yeux pour lui, impatiente de savoir ce qui m'attend. Une lap dance ? Du champagne ? Je sens d'autant plus sa présence derrière moi et sa main sur mon épaule qui me procure un doux frisson. Quelques notes se font entendre, je reconnais assez vite la chanson que j'aime beaucoup, elle m'a d'ailleurs longtemps servi de réveil sur mon téléphone portable.

« A quelle ville te fait penser cette chanson ? »

Je réponds du tac au tac avec enthousiasme sans trop savoir où il veut en venir.

« Paris ! »

J'adore Paris et la France, ainsi que pas mal de pays européens, du moins l'image que je m'en fais car je n'ai jamais quitté les Etats-Unis, voyager ça coûte de l'argent et même si je vis plutôt bien, je travaille beaucoup pour cela et n'est par conséquent jamais eu l'occasion de faire de si jolis voyages. La musique disparaît, je prend garde à chaque bruit qui m'entoure, espérant y trouver un indice sans succès. Je sens alors une fine chaîne glisser sur mon décolleté pour finir par caresser ma nuque. Un collier ? Alors ça je ne m'y attendais pas du tout, je sursaute même légèrement. Je sens ses doigts clore le fermoir dans mon dos, un frisson me parcoure l'échine.

« Tu peux ouvrir les yeux. Et avant que tu ne poses des questions : oui, c'est un vrai collier. Il vient de Paris. Place Vendôme. La joaillerie Boucheron. J'aimerais aller à Paris avec toi. Je t'y emmènerai, un jour. »

Mes paupières se lèvent et mon regard se pose sur le pendentif, il est simplement magnifique.  Exactement tout ce que j'aime, élégant, raffiné, simple mais travaillé. C'est exactement mon style. Comment Joshua Grant a pu tomber si juste ? Mon regard ne parvient pas à se détacher de ce précieux collier, je mets d'ailleurs un certain moment avant de comprendre qu'il est pour moi. Je l'écoute attentivement, Paris, Boucheron, tant de mots qui font rêver.

En tant normal, jamais je n'aurais accepté un tel présent. Je déteste avoir le sentiment d'être une poule, de luxe mais une poule quand même. Les hommes savent très bien que ce n'est pas du tout ce que j'attends d'eux. Si je voulais des bouquets de fleurs et des bijoux, je me mettrais en couple. Je préfère m'acheter mes bijoux moi-même, je suis sûre qu'ils me plaisent. Mais là ! Déjà je n'aurais jamais pu m'offrir un tel collier, mais si j'avais pu c'est exactement ce que j'aurais choisi. Mais ce n'est pas parce qu'il me plaît que je souhaite accepter ce cadeau. Les liens que Joshua et moi avons tissés sont à mon sens au-delà du traditionnel PQR, ils restent pourtant difficiles à établir, à comprendre, il y a finalement peu de choses concrètes entre nous, aucune obligation, aucune exigence de reconnaissance. La perspective de pouvoir porter un bijou de Joshua rend cela plus concret. Un regard sur ce collier et je me rappellerais de ce moment qui n'appartient qu'à nous et j'aime à penser que si nous nous recroisons un jour dans la rue et qu'il voit le collier, il se souviendra des raisons qui l'ont poussé à me l'offrir. Il s'agit d'une façon de se rappeler que malgré le fait qu'il n'y ait aucune obligation, aucune règle entre nous, nous existons l'un pour l'autre. C'est du moins comme ça que je vois les choses. Je suis curieuse de connaître ses raisons à lui, mais Joshua n'est pas le genre de mec qui aime se justifier et en tout état de cause, il n'a pas à le faire. Et puis lui poser la question serait le meilleur moyen de lui faire peur, il pourrait croire que j'espère qu'il s'agisse de quelque chose de plus significatif qu'une marque d'affection. Je ne veux pas qu'il pense que j'attends de lui de l'amour. Je ne veux pas l'effrayer.

Je parviens enfin à détacher mon regard du collier. Je le regarde incrédule.

« Essaye d'en prendre soin. 16 diamants et de l'or blanc, ça m'embêterait que tu le perdes... J'espère qu'il te plait, au moins... »

« Merci beaucoup, il est juste parfait, bien sûr que j'en prendrais soin. Tu es un grand malade ! »

Joshua ne fait jamais les choses à moitié. Malgré la nuit, les diamants brillent sous la clarté de la lune. Pour en prendre soin j'en prendrais soin, je ne suis pas prête de le quitter ! Je fixe une fois encore le pendentif que je tiens dans ma main.

« Toi tu ne veux pas qu'on oublie cette nuit... »

Je lui lance un regard taquin et mon plus beau sourire.

« Paris alors ? Tu y vas souvent ? Parle m'en... »

J'aimerai tant l'entendre parler de la ville de lumière, comment sont les gens là bas, à quoi ressemble les rues, les bars... Je regarde fixement Joshua en lui tendant la flasque qui lui plaît tant.



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MessageSujet: Re: Retrouvailles en trou paumé _ Mr Grant   Sam 1 Nov - 0:13


Je n'imagine pas pavaner aux bras d'une seule femme. Pourquoi limiter mon potentiel de séduction alors que je peux faire fondre le cœur de plusieurs nanas qui m'apporteront toutes quelque chose de différent et sensationnel à la fois ? Pourquoi ne rester qu'avec une alors qu'il est possible de jouer, de s'amuser, et de toutes les faire mourir de jalousie ? Il faut toujours trouver de quoi s'occuper, de quoi sortir d'un ordinaire ronronnant, loin d'être toujours plaisant. Mais il y a certaines personnes qui vous sautent aux yeux plus que d'autres, des êtres à qui vous souhaitez donner plus, avec qui vous voulez vous engager davantage. La belle brune est de ceux-là : une fille sans jugement qui accepte ce qui est sans demander trop.

Elle est un jouet parmi tant d'autre, un luxe supplémentaire. Mais elle a une valeur particulière : après mon exil forcé loin de New-York, je l'ai retrouvée, elle m'a retrouvé. Et c'est un réconfort, un lien avec ma vie passée, lâchement abandonnée, que je meurs d'envie de retrouver. Mais je dois patienter, attendre en silence que le temps passe et le lave de tous ces reproches pourtant mérités. Et ce qu'on apprécie, ce qui a un peu de valeur à nos yeux, il faut le préserver, le chouchouter. Est-ce que je la mets à l'abri ? Certainement pas. Mais je fais de mon mieux pour lui prouver mon affection sans qu'elle ne s'imagine que je cherche quelque chose de plus sérieux. Et pour une fois, ce n'est pas cette envie de sexe, cette chaleur dans mon ventre qui parle.

Mes yeux se posent sur le corps de ma belle compagnie, cherchant sa poitrine du regard. C'est vrai que la nature ne l'a pas désavantagée. C'est peut-être cruel, mais je ne m'intéresserais sans doute pas à elle si tel était le cas. Je ne suis pas attiré par les filles banales, qui ne sortent pas du lot. Sinon, je me serais tapé la ville entière, et ce n'est pas du tout ce qu'il s'est passé.
« Tu sais, il y a quelques fliquettes sur Town Square, qui seraient bien plus sensibles à tes charmes qu'aux miens... »
Un sourire en coin se dessine sur mon visage. Si tu savais ce que j'ai déjà fait à une flic de Town Square, ma belle.
« Je n'en doute pas. Mais elles pourraient craquer pour toi aussi, mon chat. Un concours s'impose, je crois. »

Un concours de séduction entre elle et moi... Quel jeu idiot. Je ne supporterais pas de me comparer à elle sur ce terrain là. De toute façon, il n'y aurait rien à comparer, rien.
Entre Valentina et moi, il y a toujours cette tension, ce courant électrique entièrement sexualisé qui prend feu au moindre regard. Et cette soirée n'échappe pas à la règle. Pourtant, ce n'est pas l'envie que j'ai, maintenant : la déshabiller lentement, la pousser sur mon lit, sentir son parfum... Non, ça peut attendre, ça doit attendre. Je dois d'abord la conquérir comme un mâle en chasse. Pourtant, c'est elle qui me cherche. Si tu continues, ma belle, je vais te sauter dessus, et tu le sais.

L'emmener dans ce coin du parc, lui offrir ce petit bijou, c'était jeu d'enfant, un jeu de séduction, et aussi une envie de lui donner quelque chose qui me rappellerait à elle en toute circonstance. L'ambiance est plutôt romantique. Et pourtant, est-ce ce que l'on cherche ? Sa peau sous mes pouces, cette chaleur humaine... C'en est assez pour me tendre, me rendre fou. Je résiste tant bien que mal à l'envie de glisser mes lèvres au creux de son cou. Le bijou m'a coûté une somme certaine, mais il lui va si bien que ce n'est qu'un investissement rentabilisé.
« Merci beaucoup, il est juste parfait, bien sûr que j'en prendrais soin. Tu es un grand malade ! »

Mes yeux viennent se planter dans les siens. Elle s'anime comme une petite fille à la découverte du sapin de Noël après le passage de l'homme barbu. Pourtant, je ne rétorque rien. Valentina ajoute : « Toi tu ne veux pas qu'on oublie cette nuit... »
Comment peut-elle le deviner ? Je souris tendrement à la belle.
« Paris alors ? Tu y vas souvent ? Parle m'en... »

Je contourne le banc et m'assoie aux côtés de Valentina. Je prends sa main droite dans mes paumes chaudes et couvre la belle de regards.
« Paris... C'est une ville romantique. Le soleil qui lèche les pierres des édifices donne à l'endroit des reflets dorés. Et il y a la Seine, ce fleuve qui drague l'amour de tous côtés. C'est un endroit de paix, loin de la débauche New-Yorkaise. Paris, c'est une ville où l'on emmène une amie proche. On s'installe à un café en regardant la grande Dame de Fer au loin, on danse sur les pavés au clair de lune, on regagne une suite aux Champs Elysées... Paris, c'est une ville pour toi, ma douce. C'est artistique, travaillé, loin d'être trop brut, c'est une ville d'esprit. Je t'imagine marcher le long de l'eau, rire sous les arbres des jardins, te moquer des statues surfaites et boire du Champagne avant de te coucher... Je t'emmènerai à Paris. Tu goûteras aux bars français, tu mangeras aux meilleures auberges et tu riras de leurs grands airs. On prendra le taxi qu'on quittera sans payer, course folle du côté de Montmartre. Ah, Montmartre... Typique, magique... Si je te demandais de m'accompagner, maintenant, si je t'emmenais là-bas, tu viendrais ? »

Sans attendre la réponse de ma compagne nocturne, je saisis entre mes doigts sa nuque tendre et me rue sur ses lèvres douces. Ce que ça rend vivant, d'être suspendu à ses lèvres.

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MessageSujet: Re: Retrouvailles en trou paumé _ Mr Grant   Jeu 6 Nov - 14:27



Joshua & Valentina

Perdue dans le regard envoûtant et mystérieux de Joshua, j'apprécie le moment présent. C'est tout ce que nous avons, tout ce qui compte.  Nous nous jouons de la situation alternant moment romantique et provocation. C'est étrange ce sentiment mais quand il me regarde je me sens bien, ces moments où j'ai l'impression de compter pour lui, sont précieux. Pour beaucoup de personne cela peut paraître pathétique, avoir besoin du regard d'un homme pour se sentir complète, et surtout de cet homme là, qui ne me promet rien et auquel je ne dois rien. Je suis du genre de fille que l'on qualifie de libre, indépendante. Mes relations sérieuses m'ont rarement permis de m'épanouir pleinement, j'étouffe, à croire que je ne suis pas faite pour appartenir à un seul homme, pas faite pour les relations traditionnelles. Mon cœur palpite pour l'impossible, l'inaccessible, l’insoumission. Pourtant à cet instant précis, je ressens le besoin d'exister pour lui, de lui appartenir, de manière assez narcissique, je veux être la seule, au moins pour quelques minutes. Situation triste pour certain, mais je m'en moque bien.  Je préfère vivre intensément des moments rares de passion que m'ennuyer de la constance d'un amour platonique.

Nous échangeons à nouveau sur un sujet qui nous amuse, les flicquettes de Town Square. Au moment où j'évoque son succès certain auprès de cette gente féminine, je sens son regard m'échapper un instant et son sourire en coin en dit long. Je me mords la langue, sers les dents et affiche un sourire de circonstance. Pourtant intérieurement je boue ! Je sais qu'il côtoie bon nombre de femmes, mais je ne veux pas que cette vérité se rappelle à moi quand je suis avec lui. Cette simple évocation me tord les boyaux, je n'y peux rien j'ai toujours tout vécu avec intensité. Pour me rassurer je ne peux m'empêcher de m'imaginer un instant dans les bras d'un autre homme.

« Je n'en doute pas. Mais elles pourraient craquer pour toi aussi, mon chat. Un concours s'impose, je crois. »

Mon sourire se fait plus sincère. Un concours ? Sous-estime-t-il mon pouvoir de séduction ? Il n'a pas du souvent me voir à l’œuvre avec les femmes, je suis redoutable. Qu'elles soient sensibles aux charmes féminins ou pas je parviens souvent à mes fins. Les femmes sont curieuses et bien plus aventureuses que les hommes. Mais je connais très bien les capacités de Joshua pour s'attirer les bonnes grâces féminines, et il est doué, la preuve j'ai moi-même succombé. Son charme, sa virilité et son élégance font leur effet. De mon côté je joue plus sur la sensualité, la liberté, le côté sauvage et spontané. J'ai un don pour attendrir les cœurs durs, la preuve avec Joshua. Au delà d'un concours, je pense qu'une alliance serait plus judicieuse, à deux nous serions la perfection. Mais la confrontation ne me fait pas peur, j'aime le taquiner.

« Un concours ?! Ça dépend, qu'est ce que j'ai à gagner ? »

La collier est somptueux, je ne pense pas mériter un tel cadeau, mais j'en ai besoin. Pour être franche il aurait s'agit d'une bague en plastique obtenue dans un distributeur pour enfant, que j'aurais tout de même eu envie de la garder, mais une bague en plastique, ça n'aurait pas été Joshua Grant. Me promettant de ne jamais l'enlever, pour qu'il soit un peu avec moi tout le temps, je le regarde prendre place à mes côtés. Il saisit ma main fraîche dans ses mains chaudes et douces.

Clair de lune, collier en diamant, regard tendre, musique classique, belles promesses, à quoi nous jouons ? Nous jouons aux romantiques. J'ai beau être imperméable au charme d'une vie de couple rose bonbon, je n'en suis pas moins adepte du romantisme. Je suis sensible à la beauté de ce moment. Ce n'est pas parce que nous ne sommes pas en couple, que nous nous devons de nous taper dans le dos en échangeant des blagues. J'aime les dîners aux chandelles, les feux de cheminé, les Lys blanc, les roses rouges, les balades au clair de lune. Avec Joshua aucune règle, nous prenons le meilleur de chaque situation, c'est la magie de notre relation, on ne s'interdit rien.

Passé la surprise de son présent, je finis par détourner le regard du bijou d'or blanc et de diamants, pour me laisser bercer par son regard et ces douces paroles sur Paris. Joshua fait parti de ces hommes qui savent vous transporter, un autre de ses traits de caractère qui me fascine. Paris... Mon esprit de bohème ne peut qu'être sensible à cette ville. Vivre au jour le jour dans l'insouciance, c'est tout moi. Ville des lumières, des grands esprits et de l'amour, je suis fascinée et admirative du couple intemporel que formait Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, de grands penseurs, leur philosophie résonne en moi. Ville de sérénité et de plaisir, prendre un café au pied de la Tour Eiffel, je m'y vois déjà, errer sur les canaux, jusqu'à tomber sur la somptueuse Notre Dame. Être les témoins d'un passé lourd d'histoire, de bouleversement.  Manger, boire, profiter, se moquer des français que l'on dit prétentieux et hautain, voilà un programme palpitant. Mes yeux scintillent d'autant plus quand je l'entends parler de Montmartre... Il me connaît vraiment bien.

Montmartre... comme je vous le disais, l'esprit bohème me parle alors que dire de son lit ? Depuis ma tendre enfance mon film préféré est Moulin Rouge... les écrits de Verlaine me fascine. Picasso, Modigliani, Van Gogh, Balzac et Boris Vian, mon idole, tous  ses hommes qui ont fait la renommé Montmartre.

Prise d'un élan artistique, je me surprends à me remémorer un poème de Verlaine, trouvant qu'il colle très bien à la situation je récite hésitante mes vers favoris à Joshua.

« Paris n'a de beauté qu'en son histoire,  mais cette histoire est belle tellement ! La Seine est encaissée absurdement, mais son vert clair à lui seul vaut la gloire. Paris n'a de bonté ...que sa légère ivresse de désir et de plaisir... sans rien de trop que le vague désir de voir son plaisir égayer son frère » Je prends le temps d'une pause, avant de poursuivre. «  Il me tarde de voir si Verlaine dit vrai. »

Je souris. Emporter par ma rêverie, j'avais à peine pris garde à la dernière phrase de Joshua.

« Si je te demandais de m'accompagner, maintenant, si je t'emmenais là-bas, tu viendrais ? »

Parle-t-il sérieusement ? Je me plonge un peu plus profondément dans son regard pour essayer d'y déceler ses réelles intentions. Alors je le fixe, je sens sa main se glisser dans mon cou et m'attirer vers lui, alors que ses lèvres rejoignent les miennes. Caressant sa joue, je prolonge un peu notre baiser, ressentant autant de plaisir qu'un drogué en aurait à prendre sa dose après une cure de désintox. Nos lèvres finissent à regret par se séparer. Sérieux ou pas, je me décide à rentrer dans son jeu. Je n'ai pas envie de casser tout ça.

« Bien sûr, que je viendrais... Tant que je suis au Fitz mercredi à 18h... »

Je souris à nouveau, avec Joshua on peut s'attendre à tout. Après tout demain je ne travaille pas et après demain, je suis du soir. Je me surprends à m'imaginer partir avec lui à Paris, sérieux ou pas ce petit moment de magie n'a pas de prix.


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