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 Rien de plus important que la famille ✖ Mathéo.

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MessageSujet: Rien de plus important que la famille ✖ Mathéo.   Jeu 24 Juil - 21:46


 

 

  Mat & Aly
  Rien de plus important que la famille.

Je coupe à peine le contact que mon smartphone se met à vibrer dans le fond de ma poche. D'une main, je tente de le récupérer en me contorsionnant cependant que je récupère mes clés de l'autre. L'identité de mon interlocuteur est prévisible. Il s'agit de ma soeur aînée, Jayleen. Je grimace en pensant au fait que je ne lui ai pas encore parlé de mon déménagement en catastrophe de la collocation où je vivais, ni de mon nouveau lieu de vie. Cela peut paraitre étrange de se sentir coupable de ne pas raconter de telles choses à sa soeur. Seulement, Jay est bien plus qu'un simple membre de la fratrie. Décrochant, je sors du véhicule et grimace devant la fraicheur de l'air sur mes bras nus. J'en étais sûre, j'aurais dû prendre un gilet. Je ne laisse pas ma gêne transparaitre et salue mon aînée avec bonne humeur, car cela me fait toujours plaisir de lui parler. Son ton froid me fait grimacer, et je lui demande rapidement ce qui se passe. Elle m'explique qu'on a renvoyé à l'expéditeur un courrier qu'on lui avait transmis et qu'elle a alors appelé mes anciens colocataires qui lui ont expliqué que je ne vivais plus là-bas. Je retiens un soupire, ma journée a été longue, j'ai travaillé en fin d'après-midi au restaurant, et voilà qu'on me fait la morale alors que je m'apprêtais à aller prendre un verre. Après qu'elle se soit énervée et m'ait expliqué son inquiétude immense et son questionnement vis à vis de mon lieu d'habitation actuel, je finis par lui expliquer le pourquoi du comment et termine l'appel en lui promettant de la recontacter pour lui donner de mes nouvelles.

Une fois mon téléphone de nouveau dans ma poche, je m'autorise un soupire. Parfois, cela ne me dérange pas que mes parents soient totalement désintéressés. Avoir quelqu'un sur le dos constamment cela doit être pénible au possible. Jayleen s'inquiète, mais elle a bien assez de sa vie pour envahir trop la mienne. Et c'est une chance. Car si elle n'était pas occupée avec son travail je suis certaine qu'elle serait venue en ville pour vérifier que je vais bien. Et je ne le souhaite pas. Avec la chance que j'ai, elle pourrait croiser notre frère, et mes motivations quant à mon déménagement seraient révélées au grand jour. Je ne pense pas être prête pour cela, et doute l'être un jour.

C'est donc seulement une dizaine de minutes après m'être garée sur le parking que j'entre dans le bar. Mes amis me font signe et je les rejoins tranquillement. Je suis fatiguée, et au fond je culpabilise un peu de ne pas réviser mes cours pour l'examen que j'ai en fin de semaine. Néanmoins, ils m'ont tant cassé les pieds ces derniers jours que j'ai finis par cédé et accepté de prendre un verre avec eux. En les rejoignant avec le sourire, je me demande au bout de combien de temps il est convenable de s'en aller lorsque l'on sort avec des amis. Plus d'une heure, c'est sûr. Une heure trente, deux heures ? On me traiterait de couche tôt, mais ça, je pense pouvoir l'assumer. Jane, mon binôme pour un prochain exposé me demande si ma journée de boulot s'est bien passé et me commande un cocktail qui arrive très vite. Je commence à lui raconter mes péripéties de serveuse en sirotant ma boisson, oubliant très vite ma résolution de m'éclipser au bout d'un peu plus d'une heure passée ici.

 
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MessageSujet: Re: Rien de plus important que la famille ✖ Mathéo.   Ven 25 Juil - 23:13




Alysson & Matheo

« Mathéo je suis pas ta bonne, tu vas bouger tes fesses ? » J’enfonce un peu plus profondément mon coussin sur la tête en espérant pourvoir disparaitre dans les tréfonds de mon lit alors que la porte de ma chambre s’ouvre dans un éclat. « Bordel Lana, tu connais pas l’intimité ? J’aurais pu être à poil. » Je lance mon coussin sur ma coloc qui m’adresse un regard noir avant de me le renvoyer en pleine figure. « Quand t’arrêteras de faire semblant de pas entendre ton chien qui hurle à la mort pour sortir on en reparlera. » «  Bah t’as qu’à le sortir ! » Cette fois je crois qu’elle va carrément m’étriper. « C’est ton chien Matt ! Et c’est 18h, tu ne crois pas que c’est le moment de sorti de ton lit ! » Je hoche la tête en regardant l’heure. « Je suis rentré tard ou plutôt… tôt ! S’il te plait Lana chérie. » Un petit sourire innocent passe sur mon visage. « Je le sors pour cette fois encore mais c’est la dernière. Et va te trouver un job tu me dois encore une canap. » Alors que la porte se referme un sourire de satisfaction éclaire mon visage. Un job je n’en ai pas besoin, j’en ai déjà un qui paye bien assez pour que je puisse subvenir à mes petits besoins. Ce n’est pas glorieux et je sais que ça pourrait mal tourner pour moi si je me faisais chopper à refourguer de la drogue mais ça ne serait pas la première fois que je me mets dans le pétrin.

J’attrape mon portable pour lire le message d’un de mes clients. Apparemment toute une bande de jeunes ont décidé de sortir faire la fête ce soir et il ne compte pas rester clean. Tant mieux pour moi, ça me permettra peut-être de racheter ce fameux canapé.

Quand j’arrive dans le bar, il est déjà bien rempli, je repère vite le jeune Alph et lui refourgue sa marchandise, me laissant bercer par l’ambiance de l’endroit, je  décide de rester un moment pour profiter de cette soirée, au fond je n’ai rien de mieux à faire. Alors que je viens de commander je me retourne et mon regard est attiré par une petite brunette dans un coin de la salle. Je reste quelques secondes la bouche ouverte, incapable de prononcer un mot comme si mon cerveau avait coupé toute connexion.

Aly est là – elle est devant moi – à  A Town Square. Très vite ma première idée est de prendre la fuite. Je pose d’ailleurs déjà ma bière sur le bar alors qu’un autre souvenir m‘envahit… Elle ne sait pas qui je suis. La dernière fois que l’on s’est croisé, elle ne m’a pas reconnu, rien de très étonnant quand on sait qu’elle avait à peine neuf ans la dernière fois que je l’ai vu. Et pourtant pour moi ça ne fait aucun doute, c’est bien elle.  Je décide donc de rester – sans doute poussé par la curiosité et l’envie de savoir ce qu’elle est devenue.
C’est fou Aly est exactement le genre de fille que je l’imaginais devenir.  La cadette de notre famille, celle qui j’ai si peu connu. Je ne laisse aucune émotion me prendre,  me contentant de regarder la jeune femme … Il faut à peine quelques minutes pour qu’elle se fasse aborder par un jeune homme, rien d’étonnant quand on voit la femme qu’elle est devenue. Sans savoir d’où ce sentiment me vient, une certaine colère monte en moi alors que le jeune homme se rapproche un peu plus d’elle.
Je sais qu’il me faut rester calme, rester à ma place et pourtant je sens que je m’énerve de plus en plus et quand sa main se pose malicieusement sur la cuisse d’Aly je tourne la tête – il faudrait que je rentre maintenant. Je sens bien que ça va dégénérer. Pourtant Aly semble bien plus calme, elle remet la main du jeune homme en place ne lui accordant pas le moindre intérêt.

Il fallut à peine 3 secondes pour que sa main refasse une approche – approximativement le même temps qu’il fallut à mon poing pour aller se loger dans son visage.
L’homme vacille, il ne comprend pas sans doute et fini par s’étaler lamentablement sur le sol – je n’y suis pas allé de main morte. Je n’aurais jamais dû faire ça, je le sais bien, j’aurais dû partir avant de dérailler… Comme d’habitude. « Mais t’es barge mon gars. » « Tu la touche plus jamais compris ? » Je me penche au-dessus de lui attrapant son col tout en menaçant de lui en mettre une autre. «C’est bon désolé, je savais pas qu’elle avait un petit ami, mec… » Cette phrase a le don de me remettre directement à ma place… Un petit ami ? Je lâche le jeune homme pourtant la colère est toujours là et j’ai une envie irrésistible de lui défoncer le crane… Au lieu de ça mon regard croise celui d’Alysson… Une fraction de seconde à peine avant que je ne disparaisse.

Je suis déjà parti… Si je marche assez vite elle ne me rattrapera même pas… Elle se dira que je suis juste un barge de plus… Elle ne doit pas savoir – elle ne se souvient pas de moi – Elle ne se souvient pas de moi… J’ai beau me le répéter alors que je sors du bar à grande enjambée… Le regard qu’elle m’a lancé n’est pas celui qu’on a pour un inconnu.
Elle sait qui je suis…

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Dernière édition par Matheo L. Harrington le Ven 8 Aoû - 13:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rien de plus important que la famille ✖ Mathéo.   Sam 26 Juil - 21:31


 

 

  Mat & Aly
  Rien de plus important que la famille.

Je me suis toujours moqué des personnes qui disent que tout s’est passé si vite dans les films. Pourtant, je serais en mesure de le dire ce soir. Un gros lourd à commencer à me draguer après m’avoir offert un verre. Je le trouvais déjà louche lorsque le cocktail était arrivé devant moi, alors sa main sur ma cuisse m’avait mise en rogne. Pour une fois que je décidais de prendre du bon temps avec des potes on venait me prendre la tête. Sa main avait fini sur ma cuisse avant que je ne l’en enlève avec une remarque bien sentie. Mais cela n’avait pas suffi. Je m’apprêtais à lui faire une réflexion bien sentie, lorsqu’il tomba de sa chaise de façon totalement lamentable. Un homme venait de lui mettre un coup particulièrement violent. Je n’ai pas le temps de me lever de ma chaise que le lourd traite mon « sauveur » de dingue. En temps normal, j’aurais incendié le sauveur, mais je ne préfère pas le mettre en rogne et comptait bien m’éloigner de la silhouette qui me faisait dos. Jusqu’au moment où il a menacé mon gros lourd. Je n’ai pas pu partir. Je suis restée debout, figée, reconnaissant la voix de Mathéo, la voix du grand frère que j’étais venu retrouver. Je n’entendis pas le reste de la conversation trop concentrée à le fixer. Pendant une fraction de seconde, son regard croisa le mien. Aucun doute, il savait bien que c’était moi, sa petite sœur. Et pourtant, il a pris la fuite.

Bouleversée, il me fallut dix secondes pour attraper mon sac, jeter de la monnaie sur le comptoir et me précipiter à sa suite. Si il ne voulait pas me voir, tant pis, mais s’interposer comme ça et se tirer sans autre forme de cérémonial. Hors de question. Mes talons m’empêchant d’être assez rapide, je les pris en main et fini par le rattraper. Il devait forcément se douter que j’irais après lui, et pourtant, le bruit de mes pas ne le fait pas se retourner. Incroyable. « Mathéo arrête ! » je m’exclame en me hâtant un peu plus pour enfin le saisir par le bras le forçant à cesser de fuir. Enfin, il me fait face et je me rends compte que je suis un peu essoufflée avant de me sentir ridicule. Une ridicule petite sœur courant après son frère qui a part une raclée à un inconnu ne semble pas vouloir avoir à faire à elle. « Ca fait très longtemps… » je lâche en me souvenant de lui à un plus jeune âge. Il avait beau être difficile et parfois pénible il était l’un de mes ainés, un de ceux qui prenaient soin de moi. Une part de moi lui en veut de s’être tiré en me voyant, mais je ne peux rien dire. Le revoir m’a bien fait peur la dernière fois. La situation est tellement étrange que je ne sais même plus quoi dire. « T’es devenu boxeur ? Parce que c’est une sacrée droite que tu lui as mis à l’autre idiot… » je tente de plaisanter avec un sourire un peu forcé. Pourvu qu’il n’essaie pas de s’en aller encore. Pour en être certaine, je ne le lâche pas et m’agrippe à son bras comme si ma vie en dépendait.


 
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MessageSujet: Re: Rien de plus important que la famille ✖ Mathéo.   Dim 27 Juil - 19:10




Alysson & Matheo


Mes pensées sont embrouillées alors que je marche le long de l’allée espérant que personne n’est à mes trousses. Je pourrais courir évidement mais il n’y a rien de mieux pour attirer l’attention et pour le coup je préfère la jouer discret. Encore quelques pas et je tournerais à droit… Encore quelques pas et je pourrais faire comme si je n’avais pas vu Aly – comme si je n’avais pas vu ma sœur. Mon cœur bat anormalement vite alors qu’une voix se fait entendre derrière moi. « Mathéo arrête ! » Je devrais sans doute accélérer le pas mais sa voix provoque l’effet contraire sur moi et je sens mon corps ralentir, assez pour que sa main vienne attraper mon bras me stoppant pour de vrai cette fois.

Je me retourne pour lui faire face mais cette fois je fais bien attention à ne pas croiser son regard. Je fixe le sol alors que sa main agrippe fermement mon bras comme si elle avait peur que je reprenne la fuite. « Je m’appelle pas Mathéo vous devez vous trompez de personne. » Je ne sais pas pourquoi je fuis, pourquoi je ne peux pas simplement la regarder en face et garder la tête droite.

Pendant toutes ses années il a été tellement plus simple pour moi de mettre cette famille dans un coin de ma tête, de prétendre qu’elle n’avait jamais existé, qu’elle ne me manquait pas. Maintenant qu’Alysson était en face de moi rien ne semblait plus si simple. J’avais beau nier, un simple regard échangé avait suffi pour qu’elle me sache menteur – en plus de lâche. « Ca fait très longtemps… » Ca ne sonne pas comme un reproche et pourtant j’aurais préféré. J’aurais préféré voir de la haine dans ses yeux, qu’elle me déteste et me considère comme le connard de frère qui a osé tous les abandonner, comme l’égoïste que je suis… Mais je ne vois rien de ça. C’est une douceur qui émane de la petite brune devant moi, rien de colérique ou de rageux et je ne sais pas quoi lui dire.

Je pourrais sans doute continuer à nier ou alors lui présenter des excuses mais rien ne semble être la bonne option dans mon cerveau. « Qu’est-ce que tu fais ici Aly ? » J’aurai voulu pouvoir être plus doux dans mes mots, plus avenant pour cette petite sœur mais j’en étais incapable. Tout ce qui me trottait dans la tête était cette question. Ca ne pouvait pas être une coïncidence, nous étions bien trop loin de chez nous pour ça, puis Town Square était un coin paumé pas vraiment le genre grande ville qui attire les foules.
Le regard de ma sœur me trouble de plus en plus, me donnant l’envie de me détacher d’elle pour partir le plus vite. J’ai peur qu’elle ne demande des explications que je ne pourrais jamais lui donner, peur qu’elle me parle de cette famille qui j’ai tant désiré oublier mais au lieu de ça ses yeux se font plus malicieux alors qu’elle reprend la parole. « T’es devenu boxeur ? Parce que c’est une sacrée droite que tu lui as mis à l’autre idiot… » Un rapide sourire traverse mon visage alors que je jette un œil vers le bar pour vérifier que personne d’autre n’est venu à notre poursuite, les idiot sont souvent accompagnés de leur groupe d’idiot qui aiment bien frapper. « J’ai eu de quoi m’entrainer on va dire…. » Je n’en dis pas plus. Je ne suis pas plus fier que ça de mes nombreuses bagarres et si je dois parler à ma jeune sœur quelques minutes je n’ai pas spécialement envie que la seule chose qu’elle retienne de moi est que je suis une brute. « Je suis désolé Alysson c’était sympa de te voir mais je dois y aller. » Mon esprit cherche une bonne excuse mais rien ne vient et je m’entends alors sortir un stupide. « Je dois sortir mon chien. »

Je libère mon bras murmurant un vague. « A la prochaine. » Un fois de plus sans la regarder dans les yeux puis je me tourne pour reprendre le chemin de la maison. Un sentiment m’envahit alors que mes pieds se posent en cadence sur le sol. La culpabilité peut-être… Non c’est autre chose. Même si c’est dur à l’avouer j’ai envie d’en savoir plus… J’ai envie de prendre du temps – du temps pour rattraper celui qu’on n’a pas eu par ma faute.

Je finis par me stopper dans mon ascension une fois de plus et me retourner pour faire face à la jeune femme. « Tu veux m’accompagner ? Je te le présenterai, il aime bien les jolies filles, ça lui fera plaisir. » Je lui adresse un léger sourire sans savoir quoi dire d’autre. Sa présence me trouble beaucoup plus que ce que je ne voudrais…

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MessageSujet: Re: Rien de plus important que la famille ✖ Mathéo.   Dim 27 Juil - 22:40


 

 

  Mat & Aly
  Rien de plus important que la famille.

Le rythme de mon cœur ne semble pas vouloir se calmer. J’ai peur. Jamais je ne l’admettrais, mais j’ai peur. Et s’il se tirait quand même ? D’ailleurs, ses premiers mots n’ont pas le don de me rassurer. Il pense vraiment que je vais gober qu’il n’est pas mon frère. Aucune réplique acerbe ne me vient, pourtant. Alors qu’avec tous les autres je ne me serais pas gênée. Parce que je les connais, parce qu’ils ont toujours été là pour moi. Je suis sans doute idiote de courir après le seul membre de la fratrie qui est partit si loin sans ne jamais regarder en arrière. Alors qu’en arrière, il y avait six frères et sœurs ne demandant que sa présence. Malgré tout, je ne lâche pas l’affaire. Je reste moi-même, déterminée, plaisantant en toutes occasions même si j’ai envie de me cacher et de ruminer dans mon coin. Sa question quant à ma venue ici me noue la gorge, et je détourne la conversation vers un sujet moins houleux. Cela semble lui aller puisqu’il finit enfin par me répondre quelque chose de convenable. Bien sûr, cela m’arrache un maigre sourire. Normal qu’il sait se battre. Etre tout seul, dehors, à un si jeune âge c’est tout sauf facile. Il a dû improviser, se défendre, s’élever seul. Je cherche quelque chose d’autre à dire mais il m’interrompt en me disant qu’il doit s’en aller. Il doit sortir son chien. Son chien. Parce qu’il a un chien. Cette pensée m’obnubile, et je ne me révolte même pas sur le fait qu’il me laisse tomber comme ça. « Va donc… » je murmure ne sachant plus quoi faire. Je l’ai rattrapé, je l’ai forcé à me reconnaitre et il m’a reconnue. Il a utilisé mon surnom et mon prénom. Je ne suis pas une inconnue, il ne m’a pas oubliée, il m’a même reconnue alors que je ne suis plus vraiment la petite fille à laquelle il donnait un tas d’ordres. Une part de moi se demande si je n’ai pas fait une erreur à lui courir après comme ça, m’installer dans une ville totalement éloignée de notre lieu de naissance juste pour renouer avec lui.

Mon peu de confiance en moi vacille jusqu’au moment où il s’arrête et se retourne vers moi. Je ne peux m’empêcher de sourire lorsqu’il me propose de l’accompagner et je me hâte de marcher jusqu’à être à sa hauteur pour aller promener son chien. « J’ai vraiment cru que tu allais me laisser sur le bord de la route. » je lance tranquillement. Oui, Jayleen m’a sans cesse répété qu’il fallait toujours se dire ce que l’on pensait entre nous. Mathéo n’était peut-être pas là, mais il est mon frère, qu’il le veuille ou non, il fait partie de l’équipe. Je le suis, tout en l’observant du coin de l’œil. Ce coin de la ville ne m’est pas très bien connu, et je me fiche un peu de l’orientation. Il est grand, et plutôt séduisant. Et il est un mystère. Tout cela me stresse, et quand je suis stressée, je suis bavarde. Pourtant, je sens bien qu’il n’est pas du genre à être très prolixe, et je sais qu’il ne répondra pas à toutes les questions que je peux me poser. Inutile de parler d’Aiden ce soir non plus, il risque de se braquer et de partir sans se retourner cette fois. Je me demande quoi dire et repense à sa question quant à ma venue ici, je décide de ne pas lui cacher la vérité, et de ne pas la dire toute crue non plus. « Je poursuis mes études, alors je devais quitter la maison. Et comme je savais que tu vivais dans le coin… » Finalement, au bout d’un petit moment, on arrive auprès d’un immeuble, je le suis tout en regardant de partout, très curieuse. Je ne m’attendais à rien de particulier, mais je suis soulagée qu’il vive dans un endroit décent. Finalement, on arrive devant sa porte et un chien se dirige en courant vers lui, vers nous. Lorsqu’il s’approche de moi, je me penche et le caresse tout sourire. « Il est chou. Il s’appelle comment ? » je demande en regardant son compagnon que je trouve adorable. J’ai toujours voulu des animaux de compagnie mais papa refusait catégoriquement disant que ça faisait du bruit pour rien. Comme si il avait été la personne qui s’en serait chargé. Refoulant mon ressentiment, je relevais le regard vers mon frère me demandant s’il regrettait parfois.


 
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MessageSujet: Re: Rien de plus important que la famille ✖ Mathéo.   Ven 8 Aoû - 13:47




Alysson & Matheo


Elle a beau être là, à marcher juste à côté de moi, je n’arrive toujours pas à croire que c’est bien elle. Je n’arrive pas à croire que ma petite sœur est là à Town Square et pire que tout je n’ai pas envie d’accepter à quel point le fait qu’elle soit là me touche. J’en laisse même tomber mes barrières, lui proposant de pénétrer chez moi, de venir voir ma vie, mon chien et ce sans penser aux conséquences… Je n’ai jamais voulu les revoir, du moins je me suis persuadé pendant toutes ses années que je n’avais plus envie de voir aucun d’eux, que je n’avais plus besoin de personne – et pourtant il lui avait suffi d’un simple regard pour que tous ces discours volent en éclats… Peut-être parce qu’elle est la plus jeune – parce que quand Aiden est décédé elle était tellement petit et insouciante que je n’ai jamais réellement pu lui en vouloir… Peut-être aussi que je me chercher juste des excuses pour renouer contact avec ma famille… Tout est si flou dans ma tête. Tiraillé entre cette envie de fuir loin à nouveau et celle d’en savoir plus – encore plus…

« J’ai vraiment cru que tu allais me laisser sur le bord de la route. » Un sourire passe sur mon visage. Je reconnais bien là, la franchise des Harrington, ne pas prendre de baguettes… Après la mort de Aiden, Jayleen nous avait fait promettre un par un de toujours se dire la vérité, de ne jamais se cacher les choses, on avait tous promis. Je doute que la promesse ait toujours tenu mais de toute évidence il en restait quelque chose.

« Je poursuis mes études, alors je devais quitter la maison. Et comme je savais que tu vivais dans le coin… » Mon regard se braque sur elle avec surprise… « Tu savais que j’étais ici ? » Je tente de rester calme alors que tout commence à bouillonner en moi, pendant des mois et des mois j’ai pris tellement de précautions pour que personne ne sache où j’étais et voilà que j’avais lâché la garde, que j’avais pris cette appartement avec Lana, accepté de donner mon nom de famille pour la première fois en plus de 10ans. Et Aly m’avait retrouvé… Simplement comme on trouve un numéro dans la bottin, cette idée était tellement perturbante. Ça allait contre tous mes principes et quelques années auparavant cette simple phrase aurait suffi à me faire quitter la ville pour de bon. Aujourd’hui c’était une autre histoire, j’étais revenu ici pour Will et il allait toujours aussi mal – ca me donnait une bonne raison de rester… Mais je n’étais plus sûr que ça soit la seule.

Nous finissons par arriver à l’appartement. Un bâtiment modeste ou je vis dans un appart plutôt modeste mais qui est de loin le meilleur que j’ai eu ces dernières années. Quand j’ouvre la porte, il faut à peine 3 secondes à mon chien pour courir vers nous ses babines en avant. Amstrong a toujours été pour moi un indicateur… L’instinct animal qui me dit sur qui je peux compter et à qui je ne dois pas faire confiance. Et le fait qu’il se dirige de suite vers Alysson me conforte dans mon idée. Il s’enroule autour de ses jambes demandant des caresses. « Il est chou. Il s’appelle comment ? » Je croise son regard et ce que je peux y lire me chamboule, ma main glisse le long du pelage de mon chien alors que je m’accroupie près de lui. « Amstrong. » A nouveau un léger sourire fend mon visage. Je repense à la raison qui m’a poussé à l’appeler Amstrong, je repense à mon frère mais je suis incapable de prononcer un mot de plus. Je voudrais lui demander si elle se souvient de cette blague, si elle se rappelle d’Aiden mais pour moi il est totalement impossible de ressortir son nom… D’en parler. « Je l’ai trouvé dans la rue et depuis il m’a plus quitté. »

Alors que je me relève une grande blonde sort du salon. « Matt ! Ton chien a encore mangé une de mes chaussures, je te promets que cette fois tu vas me la repayer je te le… » Son regard se pose sur Aly et elle stoppe sa phrase. « Heu salut… » Son regard se pose sur moi cette fois et je peux y lire clairement un « elle est pas trop jeune pour toi ? » Je me gratte l’arrière de la tête. « Alysson je te présente Lana, Lana c’est Alysson. » Un léger silence s’installe alors que ma coloc semble un peu interloquée, il faut dire que quand je ramène des conquêtes à la maison je ne prends pas la peine de  les lui présenter. « C’est ma sœur. » C’est étrange de le dire à voix haut, je détourne un peu le regard alors que Lana sort un bref. « T’as une sœur… » Puis elle se reprend vite tendant sa main en direction d’Alysson. « Enchantée Alysson. » Sentant une certaine gêne s’emparer de moi je coupe court à cet échange. « Je vais promener le chien Lana. On se voit tout à l’heure. »

Quand je quitte l’appart je sens le regard un peu accusateur de ma coloc. Ce n’est pourtant pas contre elle, je n’ai jamais parlé à personne de cette famille que j’ai abandonné. « Excuse-moi c’était un peu étrange… Lana est ma coloc. » Et probablement une de mes seules amis à Town Square mais ça je le garde pour moi… De toute façon Aly a déjà du comprendre que je suis un peu sauvage comme garçon. « Dis Aly… » Alors que nous marchons l’un à côté de l’autre son regard se lève vers moi… Pourtant je suis incapable de continuer ma phrase. Mon regard se reporte sur le sol laissant un long silence entre nous où seul le bruit de nos pas se fait entendre. Puis je me lance enfin. « Comment – comment ils vont ? » Je n’en dis pas plus parce qu’il semble évident que ma question et pour mes frères et sœurs et non pas les voisins ou même mes parents.

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MessageSujet: Re: Rien de plus important que la famille ✖ Mathéo.   Sam 9 Aoû - 22:53


 

 

  Mat & Aly
  Rien de plus important que la famille.

Je lâche tout à trac que je savais où il était. Bien sûr, j'étais consciente qu'il serait choqué. J'ai dû fournir des tas d'efforts pour enfin parvenir à le retrouver. Avoir d'anciens camarades de promotions qui avaient rejoins la section informatique était plus qu'utile. « Je t'ai recherché Mathéo. Ça m'a couté la plupart de mon argent de poche pendant un bon moment, mais ça a fini par fonctionner. » Si les circonstances de nos retrouvailles n'étaient pas les mêmes, j'aurais probablement avoué avoir flirté sans ménagement avec plusieurs personnes pour qu'elles le cherchent avec acharnement. Mais je doutais à présent que ce genre de détail face autre chose que de l'énerver, alors je prenais grand soin de le garder pour moi.

Son chez lui est simple, mais propre. Un endroit correct ou vivre. Je pense quelques instants à mon nouveau lieu de vie, et je me dis que malgré Gusgus, ce n'est pas si mal d'être entourée par cette petite famille haute en couleurs. Le nom du chien me fait sourire et je me demande si il y a un rapport avec une certaine anecdotes que mes aînés m'ont raconté plusieurs fois. Je n'ose toutefois pas demander de peur de marcher dans le plat, et me contente de hocher la tête lorsqu'il dit qu'il est avec lui depuis qu'ils se sont trouvés. Au moins, il n'était pas seul tout ce temps, il avait quelqu'un. Amstrong est affectueux et je ne me prive pas de le caresser tout sourire, j'aime les animaux depuis toujours et probablement encore plus car on en a jamais eu à la maison. Inutile et encombrants d'après ma mère.

J'allais lui poser une question lorsqu'une magnifique blonde fit irruption juste devant nous. Ma présence la surpris autant que la mienne. Je me demande très rapidement si elle est la copine de Mathéo, ou peut-être même sa fiancée. Et je me met une fois de plus à douter sur le bienfait de ma quête pour renouer avec lui. Elle me dit bonjour et je me contente d'un sourire polie trop perturbée pour répondre pour le moment. Mon regard se tourne vers mon frère, les yeux pleins de questions. Il dit que je suis sa sœur, et la jeune femme semble surprise. Je déglutis en cachant ma peine. Il ne parle évidemment pas de nous. Je ne peux m'empêcher de m'en vouloir de lui avoir couru après comme ça. Il faut que je me fasse à l'idée qu'il n'est pas ou plutôt plus le jeune homme qu'il était. Définitivement plus. « Pareillement Lana. » je glisse ces quelques mots à l'intention de la jeune femme avant qu'il ne me sorte de là comme si j'étais un bouton gênant que l'on ne souhaite pas montrer aux autres et que l'on cache derrière un pansement. Tout le monde le découvre, mais on ne le revoit plus par la suite. Suis-je si gênante que ça pour lui ? Je serre les poings discrètement et maudit ce manque de confiance. Peut importe que je sois gênante ou pas, pour le moment, je suis là, avec lui. Pour le reste, on avisera.

Une fois dehors, Mat finit par m'avouer qu'il s'agissait de sa colocataire et je me dis que ce n'est pas si grave que j'ai pu le penser. Certes Rita connait certains détails de ma vie, mais pas tous. Je reste assez discrète sur les raisons qui m'ont poussées à venir ici, ne souhaitant pas passer pour une jeune enfant désespérée la plupart du temps, mais aussi parce que j'ai cette étrange impression que si je le dis tout se passera mal. « Ta coloc', je comprends mieux. » Je retrouve un petit sourire malgré tout, et trouve cette soirée quelques peu sur-réaliste au final. Si on m'avait dit qu'après une journée pareille je croiserais mon frère après qu'il ait battus un mec pour sauver mon "honneur", je n'y aurais jamais cru. Il m'interpelle en prononçant ce surnom très cher à ma fratrie et j'attends la suite. C'est étrange, mais je comprends la direction dans laquelle il souhaite aller avant même qu'il n'ait posé sa question. Beaucoup disent que les liens du sang ne sont plus ce qu'ils sont. Je ne suis pas d'accord. Nous autres Harrington sommes vraiment liés. Sans doute en raison de l'incompétence de nos parents et de l'amour qui a véhiculé sans cesse entre nous tous. Je finis par sourire, enjouée comme toujours, lorsque le sujet se porte sur ces êtres qui me sont si chers : mes frères et sœurs. « Ils vont bien. Jayleen est... elle est une mère pour moi. Logan et Amber sont pris par leurs carrières, mais ils adorent ça. Kathleen et Bryan sont souvent fourrés ensemble, j'étais constamment avec eux lorsque je sortais avant de déménager. » A chacun des prénoms que je prononce, je peux voir leurs visages. Cela fait longtemps que je ne les ais pas vus, et ils me manquent, vraiment. Vivre toute sa vie en dépendant de ses frères et soeurs ne rend pas l'éloignement facile. Ils ont toujours tout fait pour moi, et bien souvent je me sens ingrate vis à vis de tout ce qu'ils ont pu me donner. « Tu leur manque, tu sais. Jay, elle regarde souvent de vieilles photos de toi et se demande si tu vas bien. Et... » Des tas de détails me reviennent en mémoire. L'angoisse de notre aînée bien sûr, mais aussi la tristesse de Bryan lorsqu'il était plus jeune, de savoir que Mathéo ne reviendrait probablement pas. Notre sensation à tous d'avoir perdu une fois de plus un frère. Parce que même s'il est situé plus au milieu de la fratrie, Mat à toujours eu un certain charisme qui le rendait plus "grand" à nos yeux, et son indépendance lui donnait l'image d'un aventurier sans peur qui était rassurante. « Ils ne savent pas. Que je t'ai cherché, ni même trouvé. Et encore moins que je suis venue ici pour ça. Je ne leur ai jamais rien caché d'aussi gros, surtout à Jayleen. Mais avec les efforts que tu as fournis pour éviter que l'on te retrouve, je me suis dis que tu préfèrerais que je n'en parle pas. » C'était vrai. Et je pensais surtout à l'époque à l'éventualité où il me rejetterais. Je pourrais prendre sur moi, finir mon année et aller ailleurs s'il ne voulait plus me voir. Son secret serait sauf, jamais je ne divulguerais son lieu de résidence. Il avait droit à son intimité. Même si cela me coûtait de ne pas avoir pu dire la vérité aux autres.


 
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MessageSujet: Re: Rien de plus important que la famille ✖ Mathéo.   Lun 11 Aoû - 17:47




Alysson & Matheo


« Je t'ai recherché Mathéo. Ça m'a couté la plupart de mon argent de poche pendant un bon moment, mais ça a fini par fonctionner. » Je reste silencieux en entendant la remarque de ma plus jeune sœur mais en réalité un nombre incalculable de questions m’envahissent. La première étant « pourquoi ? » pourquoi tous ces efforts ? Je n’ai rien à lui apporter. Du moins rien de plus que ce que nos frères et sœurs ont dû lui donner. Tout cet amour fraternel qui en était venu à me donner la nausée tellement il me semblait ne plus avoir de sens après la mort d’Aiden… Et pourtant je suis là avec Aly, je lui parle alors que je m’étais toujours fait la promesse de ne jamais plus prendre contact avec eux… Ce n’était pourtant pas aussi perturbant et douloureux que ce que j’avais pu imaginer. Peut-être parce qu’Alysson avait les bon mots, parce que même si je ne voulais pas y penser je savais bien qu’elle évitait soigneusement les sujets épineux. Tout comme moi…

Très vite mes idées sont balayées par mon gros molosse de chien qui nous asseye de léchouilles et d’amour. Il est si simple d’être ami avec Amstrong, il ne demande pas grand-chose, pas besoin de parler, de se confier ou même d’être gentil. Un peu de nourriture de compagnie lui suffit pour être heureux. Je voudrais qu’il en soit de même pour plus d’humain. Lorsque Lana arrive je sens très vite une sorte de tension monter, peut-être qu’elle vient de moi. Ou que je me fais des idées. Quoi qu’il en soit je coupe vite court à la conversation préférant sortir de l’appartement.

L’espace d’un instant je crois voire une sorte de déception dans le regard de ma sœur… Je voudrais pouvoir me sentir coupable. Je voudrais pouvoir m’excuser de ne jamais avoir parlé d’eux à personne, de les avoir tracés de ma vie du jour au lendemain mais c’est impossible. C’est impossible parce qu’en vérité je ne le regrette pas vraiment, il n’y avait pas d’autre échappatoire pour moi, j’avais besoin de respirer, j’avais besoin de me sentir libre d’être sincère avec moi-même… C’est ce que j’ai trouvé sur la route – même si personne ne le comprend – j’en avais besoin. Pourtant, je ne peux résister à l’envie de savoir comment ils vont… je ne peux pas marcher à côté d’Alysson et ne pas lui demander, ne pas y penser. Je ne peux pas faire semblant cette fois – alors je demande.

« Ils vont bien. Jayleen est... elle est une mère pour moi. » Un léger sourire fend mon visage alors que je pense à notre ainée, probablement la plus emmerdeuse de tous les enfants Harrington, mais aussi la plus présente après la mort d’Aiden. « Logan et Amber sont pris par leurs carrières, mais ils adorent ça. Kathleen et Bryan sont souvent fourrés ensemble, j'étais constamment avec eux lorsque je sortais avant de déménager. » J’hoche la tête imaginant ce qu’ils sont devenus, à quoi ils ressemblent aujourd’hui. C’est étrange d’imaginer cette famille qu’ils ont reconstruite sans moi. D’ailleurs le regard d’Alysson a changé à l’évocation de nos frères et sœurs. Je me surprends alors à être presque jaloux… Jaloux de ne jamais pu avoir ça de ne jamais m’être senti à ma place dans cette vie.

« Tu leur manque, tu sais. Jay, elle regarde souvent de vieilles photos de toi et se demande si tu vas bien. Et... » Mes yeux sont rivés au sol. Je n’aime pas ce que j’entends pire, je n’ai pas envie de l’entendre. Pas envie de savoir ce qu’ils pensent de moi. Une sorte de toussotement sort de ma bouche et Aly n’ajoute plus rien. Elle a compris peut-être, ou alors elle n’a plus rien à dire. « Me fait pas culpabiliser Alysson… Je devais partir… Juste je devais ! Ca n’veut pas dire que vous m’avez pas manqué juste que… J’en avais besoin. Je voulais faire de la peine à personne. Au du moins pas à vous ! Si j’avais pu au paternel je me serais pas gêné mais je doute qu’il se soit même rendu compte de mon départ ! » J’avais eu un comportement purement égoïste mais c’était aussi une partie de moi que de faire passer mes besoins avant ceux des autres. J’avais tenté de prétendre le contraire pendant de longues années, aujourd’hui je ne voulais plus avoir honte d’être celui que j’étais.

« Ils ne savent pas. Que je t'ai cherché, ni même trouvé. Et encore moins que je suis venue ici pour ça. Je ne leur ai jamais rien caché d'aussi gros, surtout à Jayleen. Mais avec les efforts que tu as fournis pour éviter que l'on te retrouve, je me suis dis que tu préfèrerais que je n'en parle pas. » Elle avait raison, j’avais toujours pensé que je ne les reverrais pas. Que j’étais assez loin pour ne plus jamais croiser un membre de ma famille. Que j’étais partie assez longtemps pour que plus personne ne s’intéresse de savoir où j’étais. J’avais eu tort. « T’as eu raison. C’est mieux que tu ne leur dises rien. Les choses sont plus simples comme ça » J’ose enfin relever le regard pour faire face à Alysson arrêtant de marcher pour marquer cet instant. « Pourquoi t’es là Alysson ? Pourquoi toutes ses recherches ? Je veux dire venant de Jay j’aurais sans doute pu comprendre mais t’avais quel âge quand je suis parti ? A peine celui de te rappeler de moi, alors pourquoi tout ça?  »  

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MessageSujet: Re: Rien de plus important que la famille ✖ Mathéo.   Mar 12 Aoû - 18:33


 

 

  Mat & Aly
  Rien de plus important que la famille.

Un léger vent rafraichis ma nuque alors que je marche tranquillement. C’est agréable, même si tout cela est très étrange. Le plus étrange étant sans doute que je trouve étrange d’être là avec mon frère alors que mon arrivée en ville lui est totalement due. Mais il est si différent, adulte certes, mais fermé, mystérieux. Je me retrouve face à un homme plein de secrets qu’il ne m’avouera probablement jamais alors qu’il m’a quittée adolescent se cherchant. Je me contente de hocher la tête lorsqu’il me demande de ne pas le faire culpabiliser. Là n’est pas mon but. La seule chose que je souhaite, c’est lui montrer qu’on ne l’a pas oublié. Nous sommes différents, mais la famille a toujours été un élément important, du moins durant la première quinzaine de sa vie, ou un peu moins… Tant qu’Aiden était là en tous cas. Alors je me dis qu’une part de lui doit être soulagée de savoir que Jayleen ne peut se résoudre à le mettre dans un coin et l’oublier. Ce que nos parents ont fait. Jamais ils ne parlent de lui, mon père lève toujours le ton lorsque son prénom est prononcé. Le souvenir de leurs disputes est flou tout en étant vif. Ils ne s’entendaient pas. Et les dires de Mathéo ne font que confirmer cette sensation. Il devait partir, je peux le comprendre. Devoir nous laisser est une chose que je parviens moins à cerner. Probablement car je suis la plus jeune. J’aimerais pouvoir parler de ça avec Jayleen, elle est toujours bien plus sage que moi.

Toutefois, mon léger espoir de pouvoir parler à notre ainée s’envole lorsqu’il me dit que c’est mieux qu’ils ne sachent pas. Je ne peux en vouloir qu’à moi-même. Je me suis embarquée dans cette histoire, j’ai commencé à mentir. Et je ne peux plus m’en défaire à présent. Sinon Mathéo se tirera probablement à l’autre bout du monde, et cette fois, je suis certaine qu’il ne me laissera pas le retrouver. Pourtant, ils auraient été heureux ne serait-ce que de savoir qu’il était en vie, et se portait bien. Mais je respecte son choix. « D’accord, je ne dirais rien. » je réponds calmement cachant ma légère déception. Au moment où il s’arrête de marcher, je sais que les vraies questions sont sur le point d’arriver. Son expression est sérieuse, et je vois bien qu’il a des tas d’interrogations à mon propos. Je me blinde et prends une grande inspiration avant de l’écouter pour me donner du courage. Evidemment, il ne comprend pas pourquoi moi parmi tous les autres. Mon stress s’évanouit. Il ne peut pas comprendre, car il ne connait pas l’adulte que je suis. Un timide sourire en coin s’installe sur mon visage. « C’est normal, que tu ne comprennes pas. J’avais neuf ans quand tu es parti. Et je me souviens, si je n’avais pas tous ces souvenirs je ne serais probablement pas là. » ma phrase est bien plus lourde de sens qu’il ne pourra probablement comprendre. En effet, si je n’avais pas ces quelques souvenirs de notre grand frère, je ne serais pas là aujourd’hui. Si je me souviens un peu d’Aiden, me souvenir de Mathéo n’a rien de bien difficile. Voltaire a dit que les ignorants sont plus heureux que les autres. Je suis parfaitement d’accord. Parce que je me souviens d’Aiden me lisant des histoires, je me souviens de la peine lorsque j’ai compris qu’il ne me lirait plus de contes, et de la désillusion lorsque notre fratrie a été mise à l’épreuve après sa perte. « Je suis là, parce que je devais te retrouver. De tous, j’ai l’impression que tu es le seul qui pourra me comprendre. Quant au pourquoi je voulais te retrouver, je ne suis pas certaine que la réponse te plaises Mathéo. » Aiden. C’était la raison de ma venue ici. Autant mon père ne voulait pas parler de Mathéo, autant tous mes frères et sœurs évitaient le prénom de notre ainé. Jayleen m’a souvent conseillé de cesser de m’accrocher à lui.

Que les autres étaient là, bien vivants, et présent pour moi sans relâche. Sans le vouloir, elle m’a fait me sentir ingrate, et j’ai compris que seul Mathéo pourrait me comprendre. Mes maigres souvenirs comportent ses moments de douleur à lui, après que l’on ait perdu celui qui était comme un père pour moi à l’image de Jayleen qui est une mère. Il a souffert, il voulait comprendre, il ne voulait pas laisser les choses faire ainsi. Il voulait se battre. J’ignore si c’est toujours le cas, mais quelque chose au fond de moi me dit qu’il est aussi obstiné que je peux l’être. « Je comprendrais que tu ne veuilles pas de moi dans ta vie, malgré tout. » je ne peux le regarder en avouant cela, et me remet à marcher machinalement. Comme si je voulais fuir, ou lui laisser la possibilité de partir à lui aussi. S’il a fait le deuil de cette partie de sa vie, je ne peux pas le forcer à déterrer tout cela. C’est assez difficile de vivre avec pour moi certains jours, et comme il me l’a fait comprendre, j’étais bien trop jeune pour comprendre tous les tenants et les aboutissants à l’époque. Mais je n’ai plus neuf ans aujourd’hui, et j’ai les moyens intellectuels pour réussir à achever ma quête de vérité. Peu importe le temps que cela prendra.



 
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MessageSujet: Re: Rien de plus important que la famille ✖ Mathéo.   Lun 18 Aoû - 13:48




Alysson & Matheo


C’est irréaliste. Cette conversation est irréaliste. Je ne peux pas m’y faire. Chaque fois que mon regard se poser sur la jeune femme à mes côtés je me surprend à me dire que c’est ma sœur. Cette petite brune aux yeux d’enfants qui avait à peine 10ans quand j’ai quitté la maison, aujourd’hui c’est une femme à mes côtés. Au final je suis heureux que ça soit elle et pas un autre de mes frères et sœurs qui m’aient retrouvé. C’est plus simple car elle ne m’a pas vraiment connu au final. Du moins pas comme les autres enfants de notre fratrie. « D’accord, je ne dirais rien. » Je me rends bien compte que cette réponse n’est pas tout à fait celle qu’elle attendait, mais je ne reviendrais pas là-dessus. C’est bien plus simple comme ça ! Ma vie mais aussi la leur j’en suis sûr.

« C’est normal, que tu ne comprennes pas. J’avais neuf ans quand tu es parti. Et je me souviens, si je n’avais pas tous ces souvenirs je ne serais probablement pas là. » Je reste silencieux face à cette révélation. J’ai de la peine à imaginer comment Aly a pu vivre tout ça, de quoi avait-elle réellement conscience à neuf ans ? Qu’a-t-elle compris de mon départ, de la mort d’Aiden ? Je voudrais lui demander ce qu’on lui a dit, ce qu’on lui a raconté de tout ça, mais ça serait m’engager sur un chemin que je ne suis pas sûr de vouloir suivre alors je préfère rester silencieux. « Je suis là, parce que je devais te retrouver. De tous, j’ai l’impression que tu es le seul qui pourra me comprendre. Quant au pourquoi je voulais te retrouver, je ne suis pas certaine que la réponse te plaises Mathéo. » Ces paroles attisent ma curiosité. Dans son regard j’ai l’impression de me voir des années auparavant, en quête de réponses à mes questions, je crois y voire cette soif de savoir qui m’a animé et je sais pourquoi elle est là. Je n’ai pas besoin qu’elle me le dise, pas besoin que son nom soit évoqué car même si aucun de nous deux en parle il est là, omni présent dans notre conversation.

« Je suis pas certain qu’elle me plaise non plus… Je crois que t’as fait une erreur en venant ici Alysson. Je suis plus celui que j’étais quand j’ai quitté la maison. Je ne sais pas ce que tu attends de moi exactement mais je doute que je puisse te l’apporter. » Je préfère mettre les choses à claire dès le début, je préfère qu’elle sache que je ne suis pas de ceux qui s’engagent, pas de ceux sur qui on peut compter. Je sens bien que mes mots la touche mais je n’ai pas envie de jouer à l’andouille avec elle. Elle a eu tort de faire tous ses efforts pour me retrouver c’est tout ce que je peux dire.

« Je comprendrais que tu ne veuilles pas de moi dans ta vie, malgré tout. » Un silence pensant s’installe entre nous alors que nous avons recommencé à marcher. J’ose à peine la regarder ne sachant quoi lui dire. Amstrong va se fourrer dans les jambes d’Alysson manquant de la faire tomber et j’attrape son bras in extrémiste, lui évitant de manger le sol. Ce contact à l’effet d’une décharge sur moi et je reste quelques seconds son bras dans ma main. « Aly je… Je suis désolé si je ne suis pas ce que t’avais espéré pendant toutes ses années. C’est pas que je ne veux pas de toi dans ma vie c’est que… » J’ai de la peine à continuer. Il faut dire que parler avec toute sincérité à une personne n’est pas exactement mon fort et si avec les autres filles je peux me cacher derrière des magouilles de séducteurs et des techniques d’intimidation, avec Aly tout ça m’est impossible. «  Que ça remue trop de choses. Trop de choses dont je me suis éloigné quand j’ai quitté la maison. Je veux plus les faires revenir dans ma vie. Parce que – parce que je peux pas. » Il m’en coute beaucoup de lui dire ça. Alors lui expliquer que c’était trop douloureux, que ça m’a tellement bouffé la vie, qu’il m’a fallu des années pour arrêter d’y penser 24heure sur 24… Non je ne peux pas lui expliquer ça même si c’est là qu’est la vérité.

Ma main lâche enfin son bras et une fois le contact rompu j’ai envie de fuir. Ça serait tellement plus simple, prendre mes jambes à mon cou et ne plus jamais en reparler. Au lieu de ça, je m’apprête à reprendre la route quand une voix connu se fait entendre. « Harrington ? Je t’ai cherché partout ! J’en ai plus il faut… » Je coupe le jeune homme qui se rapproche dangereusement de nous avant qu’il ne finisse sa phrase. « Salut David… Désolé mon pote mais c’est pas le moment. » Je repousse un peu le jeune drogué qui s’approche de ma sœur comme d’une chose étrange. A croire qu’il n’a jamais vu une fille. « S’il te plait j’en ai besoin. » « J’ai dit que c’était pas le moment ! » Ma voix se fait plus dure et autoritaire. « Tout ça pour une petite minette c’est ça ? Tu peux bien m’en vendre elle s’en fiche et même qu’on pourrait partager, là où elle veut et quand elle veut… » Une fois de plus il s’est rapproché d’Aly et Amstrong le grogne déjà attendant sans doute un contact pour l’attaquer. Ce chien a vraiment un bon instinct. J’attrape David par le col de son T-shirt cette fois sans aucune délicatesse. « Je me répèterai pas David ! Tu dégages ou ça va mal tourner. » Cette fois le message et passé et mon client s’en va pantois.

Je jette un regard à ma sœur qui semble un peu étonnée et fini par lâcher un. « C’est juste comme ça tu sais…  Histoire de me faire un peu d’argent. » Pourquoi je ressens ce besoin de me justifier. Comme si je voulais lui prouver que je ne suis pas qu’un pauvre dealeur à la manque… Et pourtant n’est-ce pas ce que je suis ?


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MessageSujet: Re: Rien de plus important que la famille ✖ Mathéo.   Mar 19 Aoû - 23:48


 

 

  Mat & Aly
  Rien de plus important que la famille.

Je sais pertinemment qu’il me comprend lorsque je parle d'Aiden. Même si je ne l’ai connu que pendant que de temps, ses yeux restent toujours lisibles pour les émotions les plus importantes. Et je peux dire avec certitude, en voyant cette lueur de tristesse au fond de son regard, que ses pensées étaient tournées vers notre aîné. Bien que je tente de rester forte, je ne peux m’empêcher de me sentir blessée. Sans doute une part de moi pensait qu’il serait ravi de me voir, enchanté de mener l’enquête avec moi. J’ai toujours pensé qu’il ne pourrait pas passer à autre chose, que, comme moi, chaque fois que le sommeil est difficile à trouver il ne peut s’empêcher de voir Aiden en tenue de policier. A l’époque, j’ignorais quel était le sentiment qu’il avait en arborant son uniforme, j’ai finis par comprendre que c’était de la fierté. Il aimait ce qu’il faisait. Depuis toujours dédié aux autres, les forces de l’ordre étaient sa voie, ce qu’il souhaitait faire jusqu’à la fin de ses jours. Bien qu’il soit décédé depuis de nombreuses années, le peu de temps qu’il m’a été accordé auprès de lui me marque toujours. Seules quelques années sont conservées dans mon esprit, et j’ai peur de l’oublier un jour. Lui qui a été plus un père qu’un frère pour moi. Je m’en veux d’avoir espéré que Mathéo serait toujours blessé et en colère, qu’il partagerait ce sentiment d’injustice avec moi et que je trouverais ce lien que mes autres frères et sœurs m’ont toujours refusé.

Probablement trop distraite, je me prends les pieds dans ce pauvre Amstrong et manque de perdre totalement l’équilibre. Mathéo m’attrape le bras avant que je n’aie eu le temps de réagir. J’admire ses réflexes en silence, et l’écoute prendre la parole et sent ma gorge se nouer alors qu’il déclare explicitement ne pas souhaiter que je fasse partie de sa vie. S’il m’avait esquivée alors que j’étais sur le même trottoir que lui, si on s’était croisé de loin et qu’il avait changé de direction, j’aurais pu comprendre. Mais pourquoi me laisser espérer l’espace de quelques minutes pour mieux me briser le cœur ? Je ne peux pas y croire, ce n’est pas logique. Pourquoi casser la figure de ce type au bar ? Pourquoi ne pas me laisser sur le bord de la route ? Pourquoi ? Je serre les poings après les avoir fourrés dans les poches de ma veste. Bien souvent, lorsque je me sens vulnérable et que je n’ai pas confiance, je m’énerve. Et comme d’habitude, je ne peux pas garder ma bouche fermée bien longtemps. « Tu ne peux pas, ou tu ne veux pas ? Je n’attendais rien de toi, j’imagine bien que tu as changé. Tu ne me connais même pas, et je n’étais qu’une enfant couvée lorsque tu es partit. C’est juste que tu étais le seul à ne pas faire comme si de rien était. Je pensais… Laisses tomber. Je ne comprends juste pas pourquoi tu es intervenu au bar si je représente tant de souffrances à tes yeux. » Une fois mon laïus terminé, je reste bloquée et n’avance pas trop frustrée pour faire quoi que ce soit d’autre. J’ai envie de rentrer auprès de Jayleen, de pleurer dans ses bras pendant qu’elle me dirait que j’aurais dû lui en parler. Le fait de penser ça me met en colère contre moi-même. Je me sens faible de toujours revenir vers eux, tout en me résolvant au fait qu’ils sont tout ce que j’ai.

On hèle mon nom de famille et automatiquement je tourne le visage vers la personne concernée. C’est un homme qui me semble un peu étrange, et de plus en plus menaçant à mesure qu’il s’approche de nous. Je ne veux pas comprendre de quoi il a besoin, quand je remarque son regard insistant pour mon frère. Mes yeux font la navette entre les deux hommes et le dit David s’approche de moi alors que je suis tétanisée. Ses yeux sont injectés de sang, ses mains tremblent légèrement. Un drogué en manque. Mon esprit de déduction me force à accepter ce que je ne voulais pas entendre : Mathéo à un rapport avec ce type. D’ailleurs il le repousse quand il s’approche un peu trop de moi m’agaçant encore une fois. Pourquoi cet instinct protecteur alors qu’il me rejette ainsi, me laisser me débrouiller seule serait un comportement plus adéquat. Gonflée par ma colère je croise les bras alors que David supplie autant mon frère qu’il le provoque en parlant de moi. Je me préparais à lancer une remarque acerbe à l’attention des deux hommes avec moi quand Amstrong me fait sursauter. Son mécontentement me surprend quand je constate qu’il souhaite me protéger de ce type. Manifestement, lui et mon frère se sont bien trouvés. Je m’en veux d’avoir une pensée peu positive à l’égard de l’ami canin de Mathéo et me promet de lui acheter quelque chose pour me faire pardonner. Après une ultime menace, David rebrousse chemin et je le regarde s’en aller avec une démarche peu assurée mais toujours aussi flippante. Qui va-t-il aller agresser pour sa dose à présent ? Probablement un autre dealer. La voix de mon aîné me conduit à le fixer de nouveau. Je hausse les épaules, mimant l’indifférence pendant une seconde, avant de soupirer en me rappelant que tout blessant qu’il est, il reste mon frère, même si alors qu’il ne m’a pas vue depuis longtemps il tente de m’éloigner. Trop fatiguée pour lui sortir tout un pan de la législation de notre état sur la consommation et la vente de drogue, je me contente de prendre un air compréhensif et de jouer la carte de l’humour tout en y ajoutant une dose de provocation. « Je comprends, il n’est pas facile de se débrouiller tout seul. » Riant intérieurement, je décide de le rendre un peu fou en ajoutant une touche d’humour assez noir. « Tu as eu de la chance avec la drogue, le milieu de la prostitution n’est pas aussi facile. » Bien sûr, pour agrémenter le tout je me force à ne pas rire. Toutefois, la tête de Mathéo n’est pas du tout sujette à me faire rire aux éclats. Subitement, un gros sermon de Logan me revient en tête « Alysson, il y a des choses avec lesquelles on ne peut pas plaisanter. Tu crois que c’est drôle mais il n’y a rien de marrant à dire des bêtises pareilles… ». On parie combien que j’ai le droit à a peu près la même chose dans trente secondes ? « Je plaisante Mathéo, je suis serveuse ce n’est pas bien glorieux mais ça aide pour la fac. » je me rattrape rapidement, tout en me disant qu’il n’a déjà pas l’air d’être le clown de service mais que là ça va être pire encore.



 
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MessageSujet: Re: Rien de plus important que la famille ✖ Mathéo.   Jeu 28 Aoû - 20:15




Alysson & Matheo


Plus j’y pense et plus je me rends compte que le temps – que j’avais cru mon allié – se retourne contre moi. J’ai pensé que toutes ces heures, ces jours, ces mois à faire semblant de ne pas y passer, de refouler ça dans un coin très reculé de mon cerveau – cette famille et tout ce qui y était relatif – m’avait changé. J’ai cru que le temps m’avait rendu plus fort et bien moins sensible  leur présence et pourtant… Pourtant il a suffi à Alysson à peine deux phrases et un regard pour que je craque. Je me sens faible et stupide et pourtant une partie de moi ne peut s’empêcher d’être heureux de la voir. Je la déteste de m’avoir trouvé, de m’obliger à faire face à tout ça mais je ne peux m’empêcher de me sentir lier à elle, et heureux qu’elle soit en vie… Heureux d’apprendre qu’ils sont tous en vie…

Mais je ne peux m’empêcher de la mettre en garde. Il vaut sans doute mieux qu’elle ne se fasse pas trop d’idées… Mais cette fois le calme de la jeune fille semble vite s’évaporer pour laisser place à un peu plus de rudesse.  « Tu ne peux pas, ou tu ne veux pas ? Je n’attendais rien de toi, j’imagine bien que tu as changé. Tu ne me connais même pas, et je n’étais qu’une enfant couvée lorsque tu es partit. C’est juste que tu étais le seul à ne pas faire comme si de rien était. Je pensais… Laisses tomber. Je ne comprends juste pas pourquoi tu es intervenu au bar si je représente tant de souffrances à tes yeux. » Elle a arrêté le pas et je suis le mouvement ne sachant quoi lui répondre. Il n’est pas simple pour moi d’être mis face à cette vérité…  Pas simple parce que je n’ai pas de réponse pour elle. Je voudrais pouvoir lui donner une explication claire qui résumerait ce qui se passe dans ma tête… Mais moi-même je ne le comprends pas vraiment. Du moins pas dans la totalité. « C’est juste que – que tu es quand même ma petite sœur. » Je ne m’étais jamais considéré comme le genre de gars proche de sa famille, le genre qui prend soin d’eux ou même qui s’y intéresse… La preuve j’étais parti sans même un adieu pour eux et pourtant… Que je le veuille ou non ils étaient ma famille et ils faisaient parti de moi – en quelque sorte.

Je n’ai pas le temps d’en dire plus que David fait irruption dans mon champ de vison. Sa présence me déplait, ce n’est pas un mec très fréquentable et le voir s’approcher de ma sœur fait ressortir en moi des instincts que je croyais inexistant. Assez vite je me débarrasse de lui, haussant un peu la voix – ce qui semble déplaire à ma sœur. Mais au final le mal est fait et je me retrouve à justifier mes petits agissements de voyou. C’est étrange d’ailleurs pour moi car je me suis toujours moqué de ce qu’on pouvait penser de moi, il me semblait savoir exactement qui j’étais ce qui me permettait de ne pas me soucis de la façon dont on pouvait me définir. Alors pourquoi d’un coup ce que pense la jeune femme a de l’importance pour moi ? Pourquoi je me mets à tenter de me justifier, je ne lui dois rien … je ne dois rien à personne. « Je comprends, il n’est pas facile de se débrouiller tout seul. » Je laisse un petit rire sortie de ma bouche… Elle ne sait encore rien de ce que vivre seule m’a fait faire… Le deal n’est qu’une seule facette de ma vie…

« Tu as eu de la chance avec la drogue, le milieu de la prostitution n’est pas aussi facile. » Je relève la tête avec surprise aux paroles de ma jeune sœur. « C’est un blague j’espère ? » Je trouve que c’est d’assez mauvais gout si c’est le cas. Je serai pourtant assez mal placé pour lui faire un sermon. J’ai moi-même utilisé mon corps pour me faire un peu d’argent. Si je n’ai jamais considéré ça comme de la prostitution, mais un simple échange de bon procédé, je sais que tout le monde n’est pas du même avis que moi. Puis j’ai souvent eu l’occasion de fréquenter de prostituée qui étaient devenues mes clientes, toujours en recherche d’un nouvelle drogue pour oublier qu’elle devait aller se taper le premier chauve qui manquait d’amour. Alors je sais assez bien que ce n’est pas toujours simple pour elles. Pour moi ça n’avait été que gagner un peu d’argent en faisant quelque chose qui ne me déplaisait pas…

« Je plaisante Mathéo, je suis serveuse ce n’est pas bien glorieux mais ça aide pour la fac. » Un petit sourire s’affiche sur mon visage. « Je vois que ton humour est toujours aussi affiné. » Je ne peux m’empêcher de la regarde avec des yeux de grand frère. Aly avait toujours été la petite dernière qui faisait rire la galerie. Mais toujours avec des petites blagues un peu étranges, surtout pour une gamine d’à peine 9ans à l’époque. « Tu es étudiante donc ? Dans quelle branche ? » Je tente de détendre un peu l’atmosphère en parlant de tout et de rien, on a tellement d’année à  rattraper, au fond je ne sais rien de ce qu’est sa vie. De ce qu’elle a aimé et décidé de faire. « Non attends laisse-moi deviner… » Evidement le premier métier qui me vient en tête et celui d’agent de police puisque c’était la passion d’Aiden, et qu’il semblait l’avoir passé à tout le monde. Mais je ne le dis pas – parce qu’il m’est encore impossible de reparler de lui. Creusant un peu plus dans mes souvenirs pour trouver autre chose. « Cosmonaute c’était Bryan… Collectionneuse de chien c’était plutôt Kath… Toi c’était les grands projets ! Présidente  ou reine du monde… Ou quelque chose comme ça. » Je me laisse envahir par des souvenirs heureux, de ceux qui faisaient vivre notre maison avant la morte d’Aiden, quand chacun de nous semblait encore avoir des projets...



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MessageSujet: Re: Rien de plus important que la famille ✖ Mathéo.   Sam 30 Aoû - 14:34


 

 

  Mat & Aly
  Rien de plus important que la famille.

Finalement, ma tirade emportée à plus d’effet que ce que j’aurais osé espérer. Il finit par clairement reconnaitre que nos liens familiaux font qu’il ne parvient pas à rester éloigner. Et une part de moi ne peut s’empêcher d’exulter. Cela ne signifie en rien que la situation sera simple pour lui, ou qu’il ne tentera pas de m’éloigner. Le regardant de biais, je vois bien qu’il est très partagé et semble même presque confus de sa confession. Mais je suis sa sœur, sa cadette, le bébé de la famille. Aussi, comme tous les autres, il ne parvient à se détourner de moi. Souvent, ce statut de dernière-née m’a pesé, aujourd’hui, il s’avère être très utile. En effet, je ne doute pas qu’il aurait pu s’engueuler plus aisément avec Jayleen. Etant plus âgée, je suis quasiment persuadée qu’il aurait su quoi faire pour lui faire rebrousser chemin. Constituant un élément de surprise, et ajoutons à ça qu’il ignore totalement qui est l’adulte que je suis devenu, il est plus difficile pour lui de viser juste à mon sujet. Ce que je prenais pour un point faible s’avère finalement aider quelques peut. Même si son esprit de famille – c’est un Harrington après tout – n’aurait pas permis longtemps qu’il exclue aucun de nous.

L’irruption de son client se fait moins vive dans son esprit dès lors que je lance ma blague à l’issue de ses justifications. Evidemment, je ne m’attendais pas à ce qu’il en rit à gorge déployée, je pensais même qu’il me ferait une scène. Ses réactions me surprennent et je dois dire que j’aime assez ça. Une fois la supercherie dévoilée, pas de sermon ce qui m’étonne et m’intrigue. Néanmoins je passe rapidement à autre chose lorsqu’il évoque mon humour qui est toujours aussi particulier qu’à l’époque. Le fait qu’il se souvienne me touche, même si je tente de le masquer en me remettant en route, un léger sourire sur les lèvres. S’il ne le souhaite pas, il ne peut toutefois pas s’empêcher de se souvenir. Sans doute qu’une part de lui-même a été enterrée le jour où il s’en est allé, et peut-être que je représente cela. Une pointe de culpabilité monte en moi, mais je la rejette aussi rapidement qu’elle est venue et ne peut m’empêcher de rire lorsqu’il parle de nos idées farfelues pour l’avenir. « J’avais totalement oublié pour Bryan ! » je ne peux m’empêcher de m’exclamer un grand sourire aux lèvres. Bien que mon destin soit à présent assez éloigné de la présidence, rien ne pourrait m’empêcher de m’y atteler un jour. En effet, bien des politiciens sont diplômés en droit. Néanmoins, gouverner les autres n’est plus ce à quoi j’aspire. Aider les êtres en quête de justice m’est bien plus précieux à présent. Je continue de sourire un moment cependant, repensant à nos envies respectives à tous lorsque nous étions plus jeunes. Les rêves, les coups de folie, une certaine liberté d’esprit, tout nous était permis en dépit de notre étrange condition familiale. Une fratrie qui se soude lorsque les parents deviennent démissionnaires, un instinct grégaire qui lie des êtres du même sang. Le visage d’Aiden s’impose à moi et je serre les poings, violemment ramenée à la réalité. « Je ne sais pas si je souhaite encore être présidente. Mais rien ne m’empêcherait d’essayer. J’étudie le droit. Beaucoup de politicien ont le même cursus. Enfin, ce n’est pas la raison pour laquelle j’ai choisis ces études. » Notre discussion en revient toujours vers le même point. Celui qu’il ne souhaite pas évoquer, et qu’à force d’années de tabou j’ai du mal à amener moi-même.  Pourtant, c’est la chose la plus proche d’une conversation à propos de notre ainé à tous que j’aie eue depuis des années. Tous refusent d’en parler et me houspillent sans vergogne lorsque je prononce son prénom. Soudainement prise d’un courage qui va peut-être mettre fin à notre entrevue, je lance à Mathéo « C’est pour lui rendre justice. Tout le monde s’en fiche. Moi pas. Ils disent tous qu’il faut avancer, mais lui ne nous aurait jamais laissé tomber. Aiden mérite que quelqu’un se batte pour lui. » Je n’ose pas me confronter à son regard. Si j’avais lâché ça face à Logan, Bryan ou Amber ils auraient fait comme s’ils n’avaient rien entendu ou s’en seraient allés offusqués. J’ignore totalement comment Mathéo va prendre la chose, et je suis consciente que chaque fois que je prononce son prénom mes frères et sœurs ont mal. Néanmoins, c’est de ne pas le prononcer à voix haute pendant des années qui m’a le plus blessée. Et il est possible que de ne pas en parler fait que leur douleur restera vivace bien plus longtemps.


 
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MessageSujet: Re: Rien de plus important que la famille ✖ Mathéo.   Mar 2 Sep - 21:04




Alysson & Matheo


C’est étrange pour moi de parler de ces souvenirs. Comme si j’avais oublié ce qu’était notre famille avant la mort d’Aiden. Parce que, me souvenir uniquement des mauvais moments, de ceux où je ne cessais de me prendre la tête avec Jayleen et de détester cette famille, était sans doute plus simple. Si je m’étais permis ces autres souvenirs, ceux d’une famille soudée, ceux d’enfant qui avaient décidé que – malgré la stupidité de leurs parents – ils se serreraient toujours les coudes, ces moments où nous pouvions encore rire et faire des jeux et où mon sale caractère n’était rien de plus que l’expression qu’un gamin un peu perturbateur…. Si je m’étais permis ces souvenirs alors comment aurais-je pu accepter de ne plus les voir pendant autant d’années ? Mais pour moi cette famille avait cessé d’être tout ça, le jour où notre figure paternel était morte… Le jour où Aiden avait été sauvagement assassiné et qu’on avait laissé passer ça, comme on parle d’un furet mort sur le bord de la route. Aiden n’avait pas eu le droit à plus de respect qu’un furet et ça je n’avais jamais pu le pardonner.

« J’avais totalement oublié pour Bryan ! » Je rigole en me souvenant de cette période. « Comment t’as pu oublier ça ? Je sais que t’étais jeune mais c’était une sacrée époque. Bryan se promenait partout avec ce fichu bocal à poisson sur la tête en jurant que c’était un casque de cosmonaute ! Il voyait rien avec ce truc visé sur la tête et se mangeait tous les arbres dans le jardin… Je pense jamais avoir autant ri ! » J’échange un regard avec Alysson. Au fond je me rends compte que depuis la mort d’Aiden je n’ai plus beaucoup ri tout court. Comme si une partie de moi était mort avec lui. Je ne me l’explique pas et jamais je n’ai pu l’expliquer à quiconque mais c’est comme si il avait été le seul à me comprendre et à m’accepter totalement sans jamais me juger ou mettre un mot sur mes colères et mes frustration. Avec lui était morte toute cette compréhension et mon désir de le rendre fier.

Mon regard se fait plus furtif quand je regarde Alysson marcher à mes côtés. C’est étrange ce petit regarde quand elle parle d’eux… Quand on parle de notre famille son expression me fait penser à celle de notre frère ainé. Au fond Alysson lui ressemble beaucoup. C’est perturbant mais au fond pas si insupportable, c’est plutôt comme voir une petite version animée de ce frère qu’on a perdu. Je n’avais pas vu avant, elle était trop jeune pour que je m’en rende compte. Je me mets même à me demander comment les choses se serraient passées si Aly avait été plus âgée, c’est idiot, sans doute de la même manière et pourtant… Pourtant je sens que quelque chose est différent chez elle, quelques chose que je n’ai jamais senti chez mes autres frères et sœurs… Et petit à petit l’envie d’en savoir plus me prend. Je veux comprendre, tout savoir, je veux qu’elle me parle parce que si elle est là ce n’est pas pour rien, je le sens au fond de mes trips. Tout ça n’est pas que simple retrouvailles fraternelle, que c’est bien plus. Mais je sais aussi, que la vérité risque de réveiller en moi des démons sagement endormis… Des démons qui auraient dû le rester.

« Je ne sais pas si je souhaite encore être présidente. Mais rien ne m’empêcherait d’essayer. J’étudie le droit. Beaucoup de politicien ont le même cursus. Enfin, ce n’est pas la raison pour laquelle j’ai choisis ces études. » J’écoute ma sœur avec attention alors qu’elle me raconte sa nouvelle vie. « Ah oui ? » Je voudrais qu’elle m’en dise plus parce que je me doute que ce n’est pas anodin que si un évènement lui a monté cette voie ce n’est pas sans raison. « C’est pour lui rendre justice. » Je blêmis d’un coup, me demandant si elle parle vraiment de ce que je pense… « Tout le monde s’en fiche. Moi pas. Ils disent tous qu’il faut avancer, mais lui ne nous aurait jamais laissé tomber. Aiden mérite que quelqu’un se batte pour lui. » Entendre son nom me fait comme un coup de poignard. Comme une sorte d’électrochoc qui me ramène à la vie me forçant à sortir de ses années d’errances.

Malgré tout je continue à marcher m’autorisant à ne sortir qu’un bref. « ohh » Plus inutile et futile tu meurs mais c’est tout ce que mon cerveau est capable de m’offrir. Puis le silence pesant. Plus personne qui ne dit rien, Alysson qui semble attendre tellement fort cette réponse, même Amstrong a rangé ses bruits de babines pour l’occasion. Puis d’un coup c’est moi que je vois. Le gamin que j’étais celui qui voulait se battre et refusait d’oublier de laisser passer… Comment avais-je pu autant m’éloigner de ça ? Comment avais-je pu accepter d’oublier comme il m’avait toujours dit de le faire. « Tu – tu veux te battre pour lui ? Tu veux te battre pour Aiden ? » Ma voix est tremblante pire qu’un gamin de 12ans à qui on a foutu une roupiller. [color=#cc6633] « Si tu savais combien de fois j’ai voulu qu’on me dise un truc comme ça, combien de fois j’ai ressenti ce besoin de vengeance… J’avais juste besoin de soutiens mais là… Après toute ses années. Je… » Je m’apprête à lui dire que c’est trop tard, qu’il faut qu’elle oublie mais cette idée me dégout comme tous ceux qui me l’ont dit me dégoutait à l’époque. J’ai juste envie de fuir d’un coup…

« On – on devrait renter il ne fait pas chaud et je pense qu’Amstrong a eu le temps de faire ce qu’il avait besoin de faire. » Nous faisons demi tours et les émotions continuent de s’emmêler en moi, une seule chose et sûr je veux en savoir plus ! J’en ai besoin. « Qu’est-ce que tu sais de toute cette histoire ? Je veux dire tu te souviens de quoi ? T’as au moins appris quelque chose eu un indice ! J’ai passé des mois à traquer des gens pour trouver des indices en vain alors comment on pourrait obtenir justice ein ? Si on n’a rien… » Depuis quand je me cherche des excuses ? Depuis quand je suis devenu aussi lâche ?




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MessageSujet: Re: Rien de plus important que la famille ✖ Mathéo.   Sam 6 Sep - 18:05


 

 

  Mat & Aly
  Rien de plus important que la famille.

On ne s’attend jamais à ce qu’une journée soit particulière, lorsqu’elle l’est vraiment. Ce matin, je n’aurais pas osé espérer croiser mon frère. Je n’aurais jamais pensé pouvoir m’énerver en sa présence. Trop tétanisée à l’idée de me retrouver face à lui, alors qu’il est la raison de mon dépaysement total, à la base. Comme c’est étrange, de se retrouver face à la personne que l’on a cherché si longtemps, et de se rendre compte que c’est une partie de nous, en dépit du temps, de la distance, du fait que l’on ne se connaisse pas aussi bien que d’autres. Pourtant, il y a quelque chose. Je pourrais le dire, tant c’est tangible. Et je suis persuadée que c’est l’un des éléments qui l’a poussé à ne pas me rejeter totalement alors qu’il aurait pu en avoir l’occasion. Me conduire jusqu’à chez lui était l’erreur à ne pas commettre, s’il n’avait catégoriquement voulu de moi dans sa vie. Car, sachant où il vit, je peux toujours le retrouver à présent. Son comportement, bien que changeant me pousse plus vers lui qu’il ne m’éloigne. Ce truc entre nous, me prouve qu’il y a bien plus de lui en moi que je n’aurais pu le croire au départ. Ironique, n’est-ce pas ? Quand l’un deale dans la rue et que l’autre étudie le droit, et consulte chaque semaine des tas d’arrêtés à propos de revendeur de poisons tels que ceux qui permettent à mon frère de payer ses factures. Le fait que je ne l’ait pas jugé n’est pas anodin. Partis trop tôt, il a loupé certains pans de l’éducation que Jayleen nous a donnée. On ne porte jamais de jugement hâtif, pire encore lorsqu’il s’agit de quelqu’un avec qui on a un lien de parenté.
Finalement, je me rends compte que je me sens heureuse, en compagnie de ce frère perdu, si différent mais pourtant si semblable. Les souvenirs dont il me parle me font sourire, et sa mémoire précise quant à Bryan ainsi que la lueur dans son regard finissent de me prouver qu’il ne peut perdre cet esprit, cette cohésion instaurée par Aiden. Après les détails que ma mémoire d’enfant n’avait pas retenus et un rire de ma part, je ne peux m’empêcher de lui avouer que c’est Aiden qui m’emmène. Trop longtemps, je me suis censurée à son propos. Jayleen ayant instauré un tabou autour de son nom qui ne fait que rendre les choses plus pensantes pour tous, et intolérables pour moi. Je m’en veux de chambouler le monde de Mathéo à ce point. Et j’imagine que je suis une vive piqure de rappel quand je finis par dire Aiden à voix haute. Cela faisait très longtemps que je n’avais pas prononcé son prénom en présence d’un membre de ma famille. Même si j’avais dû bien des fois le scander auprès d’agents de police plus ou moins gradés. Sa réponse quant à mon discours enflammé me fait sourire tristement « oh », ce n’est probablement pas ce que les cinq autres diraient. Ils me hurleraient dessus sans vergogne. Consciente qu’il a besoin d’un peu de temps, je continue de marcher à ses côtés me triturant les mains et me disant qu’il y a encore quelqu’un que je dois harceler pour plus d’informations.
Mathéo finit par me poser la question fatidique, et je ne parviens qu’à hocher la tête. Me battre pour lui, pour mon frère défunt, pour celui qui a été mon père pendant ces années dorées que furent celles de mon enfance. Car il n’a jamais cessé de se battre pour nous. Une part de moi se demande toutefois, s’il ne serait pas contrarié que j’oriente ma vie entière de cette façon. Puis, je hoche les épaules. S’il n’avait pas instauré un tel esprit de famille, jamais je n’aurais eu une idée pareille. C’est l’achèvement de l’éducation qu’il nous a donné à tous. « Je sais bien que j’arrive un peu tard. Tu n’as pas à t’impliquer si tu ne le souhaites pas. C’est juste que dans mes souvenirs, tu es le seul qui n’a pas accepté ça sans broncher. A la maison, personne n’a prononcé son prénom depuis des années. Il m’est impossible de faire mon deuil sans que justice lui ait été rendue. » Un silence de plomb s’instaure pendant quelques secondes, avant qu’il ne revienne à des considérations plus terre à terre. En effet, ce brave animal à l’air d’avoir pris l’air de façon convenable et semble fatigué. Il est l’heure de se coucher pour lui. Et je me rends compte que je fatigue moi aussi. Commencer ma journée tôt et sortir le soir n’aide pas à tenir très longtemps, en même temps. Puis, alors que l’on fait demi-tour en direction de l’appartement de Mathéo, ce dernier me pose soudainement un tas de questions, ce qui me fait sourire une seconde. Je ne souris pas en raison de ses questions, bien au contraire. Seulement parce que j’ai raison, mes mains tremblent légèrement suite à ce soulagement immense. Je ferme les yeux un instant et me concentre avant de lui répondre de mon ton d’apprentie avocate. « Je me souviens de la personne la plus importante de mon petit monde disparaissant. A l’époque, je ne comprenais pas tout. En grandissant, face au refus de Jayleen d’en parler, j’ai finis par rechercher dans ses affaires et trouver son certificat de décès et la conclusion de meurtre du légiste. J’étais au lycée, et j’ai commencé à chercher. Rapidement, je me suis retrouvée bloquée. Qui donnerait des informations à une gamine de 16 ans ? Donc, j’ai décidé d’étudier. Dès lors que je me suis présentée comme étudiante en droit, j’ai commencé à avoir des réponses à force d’acharnement. Je ne sais pas des tas de choses, sinon que c’est plein d’irrégularités et que ça a été étouffé en interne. »

Une fois mon speech terminé, je me mords la lèvre en me rendant compte que j’ai été un peu bavarde pour le coup. Mais cela fait tellement de bien de pouvoir expliquer ce que je trouve, de pouvoir me passionner de cela sans crainte que l’on m’engueule pour l’intérêt que cela représente pour moi. Car cela représente un grand investissement, j’ai dû harceler des représentants de la loi pour avoir accès à quelques copies partielles du dossier concernant la mort d’Aiden. La plupart m’est hors d’accès, mais je ne renonce pas. Je parviendrais à savoir la vérité, quoi qu’il en coûte.


 
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MessageSujet: Re: Rien de plus important que la famille ✖ Mathéo.   Ven 12 Sep - 21:38




Alysson & Matheo

Le prénom d’Aiden comme sortit de l’ombre… J’en avais presque oublié son nom tellement il était devenu impossible de le prononcer. Après mon départ toute ma famille était devenue un secret, Aiden le premier. C’était lui qui avait instauré le mouvement, parce que si je parlais d’eux, si j’avais osé mettre le sujet sur la table je sais bien qu’à un moment ou à un autre j’aurais dû parler de ce frère disparu. Celui qui sans le vouloir avait été la raison de mon départ, celui qui avait créé la fissure dans une famille déjà trop fragilisée pour la supporter… Et pourtant Aly est toujours là, elle me parle de cette famille que je ne connais plus mais qui est encore là, et je peux voir qu’elle a survécu. Dans les propos de ma jeune sœur je sens l’influence de Jayleen, celle qui avait repris le flambeau à elle toute seule, tentant de maintenir la famille à flot après le départ d’Aiden… J’avais toujours considéré ses efforts comme vains, mais s’ils l’avaient été pour moi, ils avaient – de toute évidence – eut plus d’impact sur le reste de la famille. Et j’étais bien incapable de dire si cette constatation me réjouissait ou m’attristait… Peut-être un peu des deux. C’était me mettre face à ma lâcheté, celle qui m’avait poussé à partir sans jamais me retourner. Mais j’étais au fond de moi rassuré que le reste de ma famille ait réussi là je n’avais pas su le faire…

« Je sais bien que j’arrive un peu tard. Tu n’as pas à t’impliquer si tu ne le souhaites pas. C’est juste que dans mes souvenirs, tu es le seul qui n’a pas accepté ça sans broncher. A la maison, personne n’a prononcé son prénom depuis des années. Il m’est impossible de faire mon deuil sans que justice lui ait été rendue. » Ces mots me touchent en plein cœur, réveillant en moi cette folie vengeresses qui semblait somnoler. J’avais trouvé quelqu’un pour me comprendre. Aly avait quelques années de retard, des années qui pouvaient tout changer mais elle était là en chair et en os à me parler de toutes ces choses que j’avais rabâchées dans le vide des années auparavant avant de fuir. « Apparemment les choses n’ont pas beaucoup changé dans notre famille en plus de dix ans… La loi du silence instaurée par Jayleen règne toujours. » Je sens que ma voix et cassante et fait ressortir toute mon amertume. J’ai aimé cette grande sœur, comme on aime une mère, comme accepte d’être cajolé et protégé, parce que je l’avais pensé si bonne pendant des années. Son silence à la mort d’Aiden m’avait profondément blessé. Ses mots répétés sans cesse pour me faire taire m’avaient amené à la haire… Je la haïssais sans avoir jamais réussi à arrêter de l’aimer pourtant… Sans jamais la comprendre. Les années avaient – je le croyais – apaisé ma colère mais savoir qu’elle continuait de renier notre frère me rappelait mon combat d’adolescence… Le combat que ma sœur semblait vouloir reprendre.

Pourtant si tout se bouscule dans ma tête je suis incapable de répondre à ma sœur... Incapable de lui dire ce qu’elle veut sans doute entendre. Incapable de lui promettre mon aide ou même mon soutien… Alors le silence s’installe. Brisé après un moment par des questions plus simple…. Pas de réponse pour le moment, j’ai besoin d’en savoir plus, de sentir l’envie de me battre renaitre en moi. Et c’est exactement ce qu’Aly m’apporte alors que nous faisons demi-tours pour rentrer à la maison. « Je me souviens de la personne la plus importante de mon petit monde disparaissant. A l’époque, je ne comprenais pas tout. En grandissant, face au refus de Jayleen d’en parler, j’ai finis par rechercher dans ses affaires et trouver son certificat de décès et la conclusion de meurtre du légiste. J’étais au lycée, et j’ai commencé à chercher. Rapidement, je me suis retrouvée bloquée. Qui donnerait des informations à une gamine de 16 ans ? Donc, j’ai décidé d’étudier. Dès lors que je me suis présentée comme étudiante en droit, j’ai commencé à avoir des réponses à force d’acharnement. Je ne sais pas des tas de choses, sinon que c’est plein d’irrégularités et que ça a été étouffé en interne. » Je hoche la tête sentant une chaleur interne me prendre. Une sorte de bonheur mêlé d’excitation… Elle ne mentait donc pas tout ça pour m’approcher… Elle avait vraiment cherché et mieux elle était exactement sur la même piste que moi. Quelque chose était louche dans son décès, tout le monde le savait mais pourquoi ça ne semblait gêner personne ? « T’as bien fait de faire des études… Ça pourrait nous servir un jour puis au pire t’auras toujours un métier stable… C’est mieux que le monde de la prostitution à ce qu’une jeune fille m’a dit un jour. » Je sens un petit sourire naitre sur mon visage alors que je fais écho à sa blague. Mon dieu les Harrigtons ne sont décidément pas de fin blagueur mais on fait comme on peut. J’échange un petit regard complice avec ma jeune sœur et pour la première fois de la soirée je ne ressens plus aucun stress, aucun mal être, je suis même plutôt heureux d’être là avec elle. Ce qui est une sensation assez étrange pour moi.

« Tu vois ce chien ? » Je désigne Amstrong qui frétille de la queue devant nous. « Ce chien à un flaire extraordinaire. Il me trouve des choses dont je ne sais même pas que j’ai envie. Il a aussi une âme de chien sauveur qui m’agace au plus haut point mais bref… Ce n’est pas le sujet. Il a quelques années quand je l’ai recueilli on était pas loin de Mapleton. Une fois dans la rue il a mordu la fesse d’un gars. J’étais sidéré ! Ce chien n’est jamais violent sauf pour se défendre ou défendre les autres, il n’attaquerait jamais une personne dans la rue. Quand le gars c’est retourné je l’ai reconnu de suite, c’était un des collègues d’Aiden. Je sais pas comment Amstrong a su, mais il l’a su ! Ce mec était rond comme une queue de pelle j’ai essayé de le cuisiner à propos de la mor… Enfin de ce qui s’est passé avec Aiden. Et la seule chose que j’ai réussi à en retirer c’est qu’il valait mieux que je ne sache pas… Il valait mieux que personne d’autre ne sache. » Je laisse un instant de silence me rappelant de cette instant qui m’avait profondément bouleversé et avait confirmé tous mes soupçons. « Je n’sais pas ce qu’il sait, mais une chose est sûr t’as bien raison de croire que cette affaire a été étouffée. Il s’est passé quelque chose de vraiment pas net et le fait qu’ils n’en aient jamais parlé me fait penser qu’ils ont quelque chose à se reprocher. » Je fixe le sol pensant à toutes ses heures à tourner ça dans ma tête pour essayer d’en tirer quelque chose mais rien…  J’avais besoin de plus d’infos. « T’aurais vu la tête de ses collègues quand ils sont venus nous annoncer que… Enfin tu sais qu’il était mort. » Ca me brule la bouche de le dire mais je sais pourtant que c’est la vérité. Aiden est mort. « Des têtes de coupables… »


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MessageSujet: Re: Rien de plus important que la famille ✖ Mathéo.   Dim 14 Sep - 17:37


 

 

  Mat & Aly
  Rien de plus important que la famille.

Raconter tout cela à mon frère ainé me donne une étrange sensation. Au départ, je me sens presque hésitante, ayant tellement peur de le faire fuir en commençant à déballer tout. Mais en voyant qu’il reste auprès de moi, en dépit du fait que je le prenne totalement au dépourvu, en dépit du fait qu’il ait refait sa vie loin de nous tous, je finis par me dire qu’il y a quelque chose qui le fait rester auprès de moi. Et ce n’est pas seulement parce que je suis la petite dernière de la famille et que tous ont toujours eu du mal à me résister. Il finit par me répondre montrant un intérêt discret pour ce que j’ai pu apprendre. Discret car il ne souhaite pas me faire espérer en vain, j’en suis certaine. Car il y a toujours cette soif de savoir en lui, cela m’apparait clairement lorsque je constate qu’il est sérieux et qu’il cesse enfin de tenter de me rejeter. J’avais raison. Quelque chose en moi me donne envie de sourire, cette petite victoire, cette re-connexion avec ce frère perdu, cette sensation de ne pas être la seule à ne pas pouvoir laisser passer le meurtre de notre frère sans rien chercher à revendiquer. Depuis toujours, je me suis identifiée à Jayleen, travailleuse, obstinée, droite, comme elle, c’était ce que je voulais devenir. Pourtant, en cet instant, c’est Mathéo, ce fugueur, caractériel et dealeur à ses heures me semble bien plus proche de la personne que je suis que ma sœur. Cette pensée pourrait détruire Jay si elle venait à le savoir, mais c’est tellement vrai. C’est dans notre passion que l’on se ressemble lui et moi, et je comprends tout ce qu’il peut faire en fonction de cela. Car si je n’avais pas ces points de similitudes avec Jay, je serais probablement exactement la même que mon frère. Néanmoins, l’amertume dans la voix de Mathéo lorsqu’il parle de notre sœur ne me permet pas de rester de marbre. « Elle ne veut pas notre mal, je pense qu’elle ne l’a jamais voulu. Et puis, personne n’a jamais considéré sa douleur à elle, à mon avis. Même si je lui en veux d’avoir mis un tabou pareil à celui de Voldemort à propos d’Aiden, je pense qu’elle se voile juste la face. » Défendre Jayleen me semblait légitime. Elle m’a toujours fait passer avant elle, même alors qu’elle a sa propre vie à gérer j’ai toujours été dans les choses les plus importantes. Alors ce n’est que justice de la défendre un peu. Même si je suppose que Mathéo et elle ont une histoire différente de la nôtre.

Une fois ma tirade enflammée quant à propos de ma quête de justice, la réponse de Mathéo me fait sourire avant de me faire rire de bon cœur. De l’humour de sa part, je ne m’y serais pas vraiment attendu. C’était toutefois la bienvenue et je le regardais un sourire sincère aux lèvres. J’espérais secrètement lui redonner le goût à la famille de par ma présence ici. Car même si les autres sont blessés de sa défection, je suis certaine qu’ils seraient heureux d’avoir des nouvelles, au moins de temps en temps. Même si cela risque d’être difficile pour moi, dès lors qu’ils sauraient que j’étais là pour lui. Pour certains, je serais une traitresse au même titre que Mathéo lors de son départ. Tant pis, il m’avait fallu choisir ces conséquences il y a longtemps déjà, et je les assumerais le moment venu. « C’est vrai que la prostitution, même si ça paye bien les risques n’en valent pas la peine. Et, je suis sûre que j’aurais trop la classe avec la tenue d’avocat… Même si ça sera trop large ! Et que mes premiers clients me donneront envie de les écrouer. »

Notre moment léger terminé, il revient vers un sujet plus sérieux. Au départ, je me demande pourquoi Amstrong est dans l’histoire, mais je me tais, attentive, et l’écoute sans en perdre une miette. Au fil de son récit, je comprends qu’il ne pourra jamais abandonner peu importe combien il tentera d’enfouir tous ses soupçons au fond de lui. Les révélations qu’il me fait à propos du collègue de notre défunt frère me donnent la chair de poule et je me sens tellement en colère que j’en serre les poings jusqu’à me rentrer les ongles dans la paume. Les enflures, ils cachent quelque chose, et cela doit être quelque chose de gros. Immédiatement, mon cerveau d’étudiante se demande si un recours à la police des polices pourrait être efficace. Avant de gommer ça, ils se protégeront toujours et même si une peine est mise en place cela sera édulcoré. Et tous ceux qui sont liés à ce crime méritent la peine maximale. Même si il ne parle pas pendant un moment, je ne peux pas parler. Ma gorge est nouée, ma rage plus vivace que jamais car enfin, elle trouve échos en quelqu’un qui comprends ma peine et ma motivation. Par quelqu’un qui ressent les mêmes choses que moi. J’en pleurerais presque de soulagement si je ne me retenais pas. Je devais être forte. Secouant la tête, je sais qu’il est temps de reprendre la parole quand il parle de leurs têtes de coupables. « Si ils ont quelque chose à voir dans cette histoire, ils paieront eux aussi. Je n’arrêterais pas tant que tous ceux qui sont mêlés à sa mort n’auront pas payé. Peu importe la manière. » C’était la première fois que je m’autorisais à avouer cette pensée. La justice n’est pas toujours droite, il arrive qu’elle soit déjouée. Si cela finit par être le cas pour l’affaire d’Aiden, je n’hésiterais pas à renoncer à tous principes pour parvenir à mes fins.



 
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MessageSujet: Re: Rien de plus important que la famille ✖ Mathéo.   Sam 4 Oct - 21:35




Alysson & Matheo

La famille est une chose étrange. Un phénomène que je n’ai jamais vraiment compris et qui a toujours semblé se dérouler sans moi. J’avais été le témoin de ce proverbe qui dit qu’on ne choisit pas sa famille. Je n’avais pas choisi mes parents pas choisi mes frères et sœur mais nous avions fait les uns avec les autres. Parfois je me dis qu’eux aussi doivent se le dire, se dire qu’ils auraient voulu un frère différent moins égoïste, plus concerné, un de ceux qui se soucient réellement d’eux… J’avais préféré fuir leurs mots qui allaient à mon encontre, j’avais préféré les accuser parce que je ne trouvais pas ma place parmi eux… On ne peut pas dire que je ne les aimais pas, ce n’était pas une question d’amour mais plus d’appartenance. Il y avait ce truc un entre eux, une affinité, une complicité que je n’avais jamais vraiment su partager.

Se défendre les uns les autres… s’aimer sans aucune condition.

« Elle ne veut pas notre mal, je pense qu’elle ne l’a jamais voulu. Et puis, personne n’a jamais considéré sa douleur à elle, à mon avis. Même si je lui en veux d’avoir mis un tabou pareil à celui de Voldemort à propos d’Aiden, je pense qu’elle se voile juste la face. » Je n’aime pas qu’Aly me tienne tête, je n’aime pas qu’elle prenne la défense de notre sœur mais je le comprends… Jayleen malgré tous ces défauts est de ces personnes qu’on ne peut pas réellement haïr, de ceux qu’on sait bon au fond d’eux, même si ils prennent parfois les mauvaises décisions. «  Je n’’ai jamais pensé qu’elle nous voulait du mal. Mais elle a tort ! Elle a eu tort de tous nous réduire  au silence, d’en faire un tabou. Peut-être que tu ne te souviens pas mais… Ce n’était pas comme ça avant. Jayleen, notre famille tout était tellement … Différent. » Peut-être notre sœur ainée avait-elle seulement senti le poids de toutes les responsabilités lui retomber sur les épaules à la mort d’Aiden. Elle était devenu l’ainée elle avait voulu reprendre le flambeau – ne pas nous laisser couler – mais elle avait fait des erreurs. C’était comme si Jayleen c’était oubliée elle-même pour devenir un exemple pour nous tous… Mais personne ne le lui avait demandé. J’avais aimé ma sœur plus insouciante, celle qui aimait rire et ensoleillait la maison… Cette sœur avait disparu le jour où quelqu’un avait sauvagement tué notre frère. Sans doute que personne n’avait le droit de lui en vouloir pour ça et pourtant – Pourtant je lui en voulais.


Détendre l’atmosphère semble être le meilleur moyen d’éviter que nous nous engagions sur des sujets plus glissants. C’est sûr le sens de l’humour n’est pas exactement mon point fort mais les gens ont tort de me voir comme quelqu’un incapable de rire. Je ne trouve peut-être juste pas souvent les bonnes occasions. « C’est vrai que la prostitution, même si ça paye bien les risques n’en valent pas la peine. Et, je suis sûre que j’aurais trop la classe avec la tenue d’avocat… Même si ça sera trop large ! Et que mes premiers clients me donneront envie de les écrouer. » Je souris à moitié alors que Amstrong vient se faufiler entre mes jambes. Ce chien a un besoin d’amour sans limite. « Je suis sûr que ça t’iras très bien. » Ma petite sœur va devenir une avocate, elle fait des études elle veut devenir quelqu’un de bien. Ce parallèle me ramène à moi, à ce que je suis devenu, à ce que j’ai envie d’être. Mais au fond qu’ai-je envie d’être ? J’ai toujours voulu une vie de voyage sans attache et me voilà à Town Square, posé dans un appart à courir après l’amour d’un homme qui m’a recueilli un jours mais dont la rancœur est tenace aujourd’hui… Ne suis-je pas en train de me perdre ? Qu’ai-je fais de toutes ces années ? Moi aussi j’aurais pu m’accrocher, chercher plus de réponse,, aller contre l’avis de tous et faire les études nécessaires pour obtenir vengeance. Heureusement Aly était là aujourd’hui pour me rappeler mon combat.

« Si ils ont quelque chose à voir dans cette histoire, ils paieront eux aussi. Je n’arrêterais pas tant que tous ceux qui sont mêlés à sa mort n’auront pas payé. Peu importe la manière. » Ces mots me choc et pour la première fois il me semble apercevoir dans ces yeux une colère. Une colère qui fait écho à la mienne. C’est rassurant et en même temps effrayant. Je ne souhaite à personne d’être habité par ce genre de sentiment destructeur… « Tu sais Aly… Je crois que sa mort a dicté toute ma vie. Elle a fait de moi la personne que je suis aujourd’hui et je ne sais pas si je peux en être fier. Je n’ai pas envie que tu te réveilles un matin – que tu regardes derrière toi – et que tu te rends compte que t’as tout gâché. Ça fait longtemps que je crois plus en la justice mais je crois en toi… On ne se connait pas vraiment mais tu m’as l’air d’être une fille intelligente… Peut-être qu’en un sens Jayleen avait raison, tout ne vaut pas la justice. » C’était comme une révélation pour moi, comme si je comprenais enfin ce que sa sœur avait voulu faire. J’avais peur de ce que les mots d’Aly représentaient parce que je les avais dit moi aussi, j’avais promis de venger mon frère peu importe la façon et si je devais me salir les mains et ce sans jamais avoir peur des représailles. Mais j’avais peur pour ma jeune sœur, comme Jayleen avait dû avoir peur pour moi. « Et si on y allait pas à pas ? On avisera en temps voulu. » C’était ce que je disais mais dans ma tête il était claire que jamais je ne laisserai Aly se mettre dans les embrouilles. Malgré mon absence j’étais son grand frère et c’était à moi d’assumer cette position.


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MessageSujet: Re: Rien de plus important que la famille ✖ Mathéo.   Mer 8 Oct - 16:56


 

 

  Mat & Aly
  Rien de plus important que la famille.

Parler de Jayleen me provoque un pincement au cœur. Elle me manque, cette grande sœur, cette mère, cette confidente. Depuis que j’ai quitté notre ville natale, je n’ai cessé de lui mentir. De leur mentir. J’ai changé, j’ai grandis, j’ai abandonné une part de mes principes dans la poursuite de ma quête pour venger Aiden. Souvent, je m’en veux, mais ce soir, alors que j’ai Mathéo en face de moi, ce frère disparu. Cet être qui a préféré abandonner sa vie passée pour pouvoir avancer. Je n’ai aucun regret quand je me retrouve face à lui. Même si nous ne sommes pas d’accord sur tout, même si nous sommes d’apparence totalement différente moi étudiante en droit et lui dealant pour se faire de l’argent. Nous en restons profondément similaires. Aussi têtu, ne renonçant jamais, toujours aussi attachés à Aiden, assoiffés de justice, et définitivement abimés à cause de ce crime. « Bien sûr qu’elle a tort ! Et je sais qu’avec Aiden tout était différent. Je sais qu’il prenait soin de nous comme personne, qu’il nous aimait plus que quiconque et que chacun de nous avait la sensation d’être unique à ses côtés. Reprendre le flambeau après une telle réussite, je me dis juste parfois que ça a dû être aussi dur pour elle que pour nous, même si elle ne l’a montré qu’en faisant de son prénom un tabou. »

Je sais que Jay a été loin de la perfection. Cependant, j’ignore lequel d’entre nous aurait pu faire mieux. Tenir une famille en étant si jeune, c’est juste impressionnant. Et en dépit de sa rancœur, je sais que Mathéo est conscient qu’il n’aurait pu faire mieux. Si il était resté, il aurait vu qu’en dépit de nos blessures, nous ne nous en sommes pas si mal sortis. Ce qu’il n’a su voir à l’époque – trop aveuglé peut-être par le fait d’être le seul à chercher réparation – c’est que la famille est une force. Unis, personne ne peut nous faire du mal. Seuls, toutefois, nous sommes des cibles faciles. Le fait d’être toujours au sein de ce tissu fraternel m’a permis de grandir, de m’épanouir et de devenir celle que je suis. Alors je ne regrette pas. Même si je ne suis pas d’accord avec la façon dont certaines choses ont été faites, je n’en serais pas là aujourd’hui si tel n’avait pas été le cas. Donc j’accepte les choses, me disant que si Jayleen n’avait pas monté un tel tabou, je n’aurais pas eu à leur mentir. Un jour, je devrais me défendre contre le tribunal que constitueront mes frères et sœurs. Car dès lors qu’ils apprendront la véritable raison de ma venue ici, et ma quête acharnée pour retrouver l’assassin de notre plus vieux frère, ils me jugeront. Une chance qu’ils m’aient donné les cartes pour savoir me défendre et être en mesure d’ignorer ce qu’ils pourront me dire de trop déplaisant. Je regarde Mathéo. Pour le moment, ce n’est pas prêt d’arriver. J’ai promis de ne rien dire, et je ne compte pas l’ouvrir à présent. Se serait risquer de mettre mon projet en péril.

Le discours de Mathéo me rappelle notre ainée. Et un léger sourire atterrit sur mon visage au fil de ses paroles. Mes mots l’ont heurté. Car personne ne s’imagine jamais la profondeur de mes blessures à moi. Parce que j’étais trop petite, parce que je ne peux pas me souvenir aussi bien qu’eux, parce que au fond Alysson est celle qui l’à le moins longtemps connu. Ce sont leurs pensées, je le sais. Peut-être vraies pour certains de mes frangins, mais rassurantes surtout pour la plupart d’entre eux.  « Mathéo, cela nous a tous définis. Chacun de nos frères et sœurs sont différents. Jayleen a pris une dizaine d’années. Logan a choisis de prendre de la distance au niveau émotionnel même si il a toujours été là. Amber s’est jetée à corps perdu dans ses études. Kathleen a décidé de tout vivre au jour le jour histoire de profiter de la vie à fond. Bryan est d’une impulsivité d’un tout autre niveau. Toi, tu es parti. Et moi… j’ai orienté toute ma vie de façon à pouvoir obtenir justice pour lui, bien sûr les autres m’intéressent, mais je fais ce que je fais pour Aiden avant tout. On a tous changé. On est tous touchés, abimés, marqués. C’est sans doute pour ça que la justice est le plus important. Je pensais être terriblement attachée à un tas de valeurs. Mais je leur mens à tous depuis si longtemps… » Je m’arrête de parler, saisie par l’émotion. Avouer que je suis aussi perdue que tous les autres, le dire à voix haute me permet de le réaliser avec plus de violence que je l’aurais souhaité. A présent, je sais que retrouver l’assassin d’Aiden me changera probablement bien plus que je ne le pensais. Même si je continue d’être celle que j’étais, que je suis, il y a une part que cette quête rend plus sombre. C’est probablement la raison de cette connexion que je ressens avec Mathéo. Car en dépit de son instinct de protection, il se doute de ma détermination et de mon implication. Il est trop tard pour me faire changer d’avis.

Je hausse les épaules lorsqu’il propose d’y aller pas à pas. Ce n’est pas non plus comme si nous avions le choix. Nos indices restent maigres, et mon temps de recherche est limité. De plus, les policiers que je connais sont dur de la feuille et j’ai un mal fou à récupérer des données, même si je ne me décourage pas et que je suis une véritable pénible pour la plupart des gars au commissariat. « Faisons comme ça. » Répondis-je, sentant doucement la fatigue dans mes jambes qui avaient supportées une longue journée de cours puis mon service au restaurant.




 
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MessageSujet: Re: Rien de plus important que la famille ✖ Mathéo.   Dim 12 Oct - 13:57




Alysson & Matheo

Aly semble tellement touchée par cette histoire. J’ai l’impression de voir cette petite sœur sous un nouveau jour. Quand je suis parti de la maison elle n’était qu’une enfant, la plus jeune, la petite, celle qui a mon sens était le moins affectée par la mort d’Aiden. Parce qu’elle était jeune et insouciante j’en avais déduit qu’elle ne pouvait pas comprendre. De toute évidence j’avais eu tort – tort de sous-estimer ses blessures et l’impact de tous ces évènements. Aly avait été blessée au moins autant que nous et le fait que nous refusions de le voir n’avait probablement fait qu’empirer les choses.   « Bien sûr qu’elle a tort ! Et je sais qu’avec Aiden tout était différent. Je sais qu’il prenait soin de nous comme personne, qu’il nous aimait plus que quiconque et que chacun de nous avait la sensation d’être unique à ses côtés. Reprendre le flambeau après une telle réussite, je me dis juste parfois que ça a dû être aussi dur pour elle que pour nous, même si elle ne l’a montré qu’en faisant de son prénom un tabou. » Je comprends les propos de ma sœur même si ils n’enlèvent rien de ma rancœur. Chacun de nous a géré son deuil comme il le pouvait mais personne ne semble avoir la recette miracle…

Pourtant plus nous avançons dans notre conversation et plus une part de moi comprend ce que ma sœur ainée a pu penser. Ce qui l’a sans doute poussé à agir de cette façon. Avait-elle simplement voulu tous nous protéger ? Avait-elle essayé de nous épargner ? D’empêcher que toute notre vie se construise autours de cette mort ? « Mathéo, cela nous a tous définis. Chacun de nos frères et sœurs sont différents. Jayleen a pris une dizaine d’années. Logan a choisis de prendre de la distance au niveau émotionnel même si il a toujours été là. Amber s’est jetée à corps perdu dans ses études. Kathleen a décidé de tout vivre au jour le jour histoire de profiter de la vie à fond. Bryan est d’une impulsivité d’un tout autre niveau. Toi, tu es parti. Et moi… j’ai orienté toute ma vie de façon à pouvoir obtenir justice pour lui, bien sûr les autres m’intéressent, mais je fais ce que je fais pour Aiden avant tout. On a tous changé. On est tous touchés, abimés, marqués. C’est sans doute pour ça que la justice est le plus important. Je pensais être terriblement attachée à un tas de valeurs. Mais je leur mens à tous depuis si longtemps… » Entendre chacun de leurs nom cités comme ça, savoir qu’ils sont tous devenus des gens que je ne connais pas – Que je ne connais plus… C’est étrange, ça fait mal aussi un peu. Mais c’était mon choix, moi qui avais décidé de partir et de ne plus jamais prendre de nouvelles. Les choses avaient été aussi simple que ça jusqu’à aujourd’hui mais avoir Alysson devant moi, entendre parler d’eux était une autre histoire. Je n’étais plus vraiment capable de me persuader que je n’avais rien à faire de cette famille. Et plus particulièrement de cette petite sœur qui venait demander mon aide pour une vengeance que j’avais toujours voulu. « Tu sais que si on réussit… Si on retrouve le ou les responsables. Ils finiront par être au courant… Par comprendre que tu leurs a menti… Je l’entends quand tu parles d’eux à quel point tu les aimes. Alors est ce que tu es sur que t’es prête à accepter tout ce que la vérité représente ? » Pour moi c’était plus simple, je savais que peu importe les circonstances les retrouvailles avec ma famille – si elles devaient se faire – seraient difficiles. Aly avait beau me parler de cet amour qu’il y avait dans notre famille j’étais conscient qu’il était probablement dissimulé sous beaucoup de colère aujourd’hui.

La nuit commence à se faire vraiment fraiche alors que nous sommes maintenant à quelques pas de chez moi. « Faisons comme ça. » Je sens ma jeune sœur peu satisfaite par cette suggestion mais je ne relève pas. Mon esprit ce perd encore dans ses paroles anciennes. Dans ces mots concernant mes frères et sœur et ce que chacun d’eux est devenus. C’est ce qu’elle a dit de Bryan qui me peine le plus. Lui qui était le petit comique de la famille, le gamin qui semblait toujours heureux avait lui aussi fini par hériter du tempérament Harrington…  C’est dans le silence que nous retrouvons à nouveau mon immeuble. « C’est ici qu’on se quitte j’imagine. » La soirée a été riche en émotion et je sais qu’il me faut du temps seul pour refaire le chemin dans ma tête, réfléchir à ce qui vient d’arriver. « Tu veux que je t’appelle un taxi ? T’habite où au fait ? » J’ai encore de la peine à croire qu’elle habite à Town Square qu’elle est dans la même ville que moi depuis dieu sait combien de temps. « Je te ramènerais bien mais je suis un grand adepte de la marche à pied et tu m’as l’air fatiguée. » Il faut dire aussi que je n’ai jamais eu l’occasion de passer un permis de voiture ou même de moto, je n’ai même jamais appris à faire du vélo…  Puis de toute façon je n’aurais pas eu les moyens de m’acheter un véhicule.


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MessageSujet: Re: Rien de plus important que la famille ✖ Mathéo.   Ven 17 Oct - 23:17


 

 

  Mat & Aly
  Rien de plus important que la famille.

 Pour être honnête, pendant quelques temps, j’avais pensé à mener une vie calme et sereine. Enterrer ma vengeance, entamer un processus de deuil plus sain. A Town Square, loin de ma fratrie, le manque d’Aiden et la défection de Mathéo n’étaient plus aussi déchirants. Puis, je savais que mon frère arpentait ses rues et cela avait quelque chose d’étrangement rassurant. Hélas, j’avais vite été rattrapée par mon instinct investigateur et mon envie de justice pour notre aîné. Côtoyer des policiers avec une certaine accréditation pendant mes cours ne me faisait pas forcément de bien de ce côté-là. Cela me poussait à obtenir des réponses et me motivait plus encore.

Croiser le regard de Mathéo dans ce bar ce soir ne fait qu’encrer un peu plus mes convictions. L’avoir vu se comporter en frère après tant d’années de séparation restera tout de même le point marquant de la soirée. C’est fou comme sa façon de faire et son instinct de protection me rappellent Aiden et Logan. Une bande de grand frère, c’est comme ça que je ressentais les choses étant enfant. Comme si tout ce gang avait pour but de me protéger quoi qu’il advienne. Auprès d’eux, jamais je ne m’étais sentie en réel danger. Et cela a été prouvé une fois de plus ce soir, malgré l’inconfort provoqué par le malheureux client de mon aîné, je n’avais pas ressentis ce tiraillement caractéristique de l’anxiété.

Evoquer le prénom de tout le reste de la fratrie me pince le cœur. Ils me manquent, même si à force je m’habitue à ce vide. Trop fusionnelle avec eux pendant tant d’années me retrouver totalement seule m’a fait grandir. Me prendre en main sachant que je ne pouvais pas me retourner pour trouver Jayleen, Logan, Amber, Kate, ou Bryan, cela a été compliqué. Pire encore que de se débrouiller seule, leur cacher des choses a été difficile. Au départ cela me torturait carrément. Avec le temps mentir est devenu moins compliqué, et j’ai compris – en acceptant de garder mon contact avec Mathéo secret ce soir – que j’avais changé. « Si je n’avais pas mentis, jamais je n’aurais pu partir. Et ce qui me causera problème avant la vérité, c’est le fait que je sache où tu te trouves, que je te parle ce soir représente déjà une trahison si je ne m’empresse pas de leur téléphoner pour tout leur révéler. J’ignore s’ils me pardonneront une fois que la vérité sur Aiden sera faite. Mais j’en ai besoin, et je me dis que si la famille est aussi importante pour eux qu’ils le clament, ils finiront par comprendre. »

C’est ainsi que je me rassure depuis bien longtemps déjà. Et avec le fait que je doive faire ça pour Aiden et que ce n’est que la moindre des choses avec tout ce qu’il a fait pour nous dans le passé. Mes paroles laissent transparaitre ma motivation au-delà de ce que je voulais montrer à Mathéo. Toutefois, j’acquiesce en me disant que le moment venu je ferais ce qui doit être fait. Sans aucun regret. Parfois, je me demande, ce que je ressentirais une fois que justice sera faite. Est-ce que cette sensation d’être oppressée en sachant que l’on m’a volé mon frère et que jamais il ne va apparaitre pour me conseiller, qu’il ne m’accompagnera pas jusqu’à l’hôtel le jour où je serais prête à me marier ? Je l’ignore, et je ne préfère pas y penser. Car je me dis que cela m’apaisera d’une façon ou d’une autre. Sinon cela signifie que je souffrirais toujours de ce fait et je ne peux l’accepter. Je hoche la tête lorsque Mathéo me sort de mes rêveries pour dire que c’est ici que l’on se quitte. Discrètement, je sors un bout de papier de mon manteau et griffonne mon numéro de téléphone pendant qu’il me demande si je veux qu’il m’appelle un taxi. « Tiens, si tu veux que l’on se revoie. Et j’ai ma voiture près du bar, ne t’en fais pas. J’habite dans le quartier familial depuis quelques temps. » je ne peux m’empêcher de sourire en pensant à la petite famille avec laquelle je cohabite. Ils sont un peu fou, mais tellement attachant. Et au fond, ils sont pour moi ce qui ressemble le plus à une famille à Town Square. Aussi excentrique que Mamie Rita soit, elle m’a toujours aidé et bien traité. Et Crash est tout simplement adorable et à pleurer de rire la majeure partie du temps. Lorsqu’il parle de ma fatigue, je grimace, je n’aime pas avoir l’air crevée. Au-delà de l’aspect physique, c’est juste une question d’habitude, ne pas trop montrer de ses faiblesses, c’est un atout lorsque l’on doit plaider et je tente de m’améliorer dans ce domaine. « Enchainer les cours et le boulot ça ne pardonne pas, hélas. Ne t’en fais pas pour moi, je suis une grande fille de toute façon. » tout cela me fait penser à l’heure et je regarde mon portable pour voir combien d’heures de sommeil il va me rester. Je me mords la lèvre en constatant que mes compagnons de soirée m’ont appelé une bonne dizaine de fois. J’avais complètement oublié que je n’étais pas seule avant de croiser mon frère. Ils se sont probablement inquiétés. « Bonne nuit, et à la prochaine fois alors. » je me dandine d’un pied sur l’autre, ne sachant pas trop comment réagir, puis je finis par décider que de toute façon je reste la plus jeune, le bébé, le membre de la famille qui a le plus de passes droits. Alors je m’approche et le serre dans mes bras quelques secondes avant de tourner les talons.

La vie est pleine de surprises. On a beau se fixer des objectifs, souhaité faire telle ou telle chose, planifier. Rien n’est jamais figé, gravé dans la roche. Nous ne sommes qu’au fond une pâte malléable en fonction des choses qui nous tombent sur la tête. Le plus intéressant, on ignore tout de ce qui peut nous arriver en se levant le matin.



 
BY .TITANIUMWAY


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All for One.
○ Certains vous penseront stupide de croire, en des utopies, en vos liens familiaux hors du commun. Ce sont eux les idiots, ceux qui n'espèrent plus, ce qui abandonne l'idée de rêver, d'y croire de vouloir des choses formidables. Ils sont à plaindre, car ne pas vouloir le bonheur est bien triste.
   
crackle bones.
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