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 Le roseau est toujours plus vert, dans le marais d'à côté ▲ Micastian

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MessageSujet: Le roseau est toujours plus vert, dans le marais d'à côté ▲ Micastian    Dim 31 Aoû - 1:47





Micah & Sebastian


« Sebastian, dans mon bureau ! » hurla Henri Garrison, mon patron, en passant devant ma porte. « Mais je… » réclamais-je alors qu’il avait déjà disparu. Je n’avais pas le temps de finir ma phrase qu’il renchérissait : « Tout de suite ! ». Je posais mon crayon et filais derrière lui, arrivant rapidement dans son bureau. Il alla s’asseoir sur son fauteuil luxueux et attendit quelques secondes avant de s’exprimer. Ça me laissait le temps d’imaginer les pires scénarios. J’avais fait quelques choses de mal ? Un client s’était plaint de mon travail ? J’allais être viré ? Je travaillais depuis des années dans ce cabinet d’architecture. J’avais rapidement su me faire un nom, et j’espérais bien un jour qu’on me proposerait d’être associé ici. J’avais bien pensé monter mon propre cabinet mais… pas maintenant. Un jour. Mais pas maintenant. Peut-être que j’allais devoir accélérer mes plans. A moins que je cherche un autre lieu de trav – « Sebastian. » annonça solennellement monsieur Garrison qui brisa enfin le silence.

Il m’invita à m’asseoir d’un signe de main et je m’exécutais. « Tu sais c’est quoi tout ça ? » demanda-t-il en désignant une haute pile de fichiers en face de lui. « Des… papiers ? » La pointe de stress en moi me faisait jouer au plus malin. Ce n’était certainement pas la bonne technique à adopter si on allait se faire virer mais… En fait, je n’avais plus rien à perdre. « Ce sont tous les projets sur lesquels tu as travaillé depuis le début de l’année. » Ah. « Et… il y a un problème avec l’un d’entre eux ? » tentais-je, de plus en plus perdu. « Aucun. » Il accompagna ses paroles d’un hochement négatif de la tête. Je plissais des yeux, lançant un regard interrogateur à mon futur-ex-patron. « Ça… » Il posa sa main sur une autre pile, bien plus petite. « Ce sont les projets de Winchester depuis le début de l’année. » Cette fois-ci, je haussais les sourcils, toujours aussi interrogateur. Qu’est-ce qu’il essayait de me montrer ? Winchester et moi avions le même poste. Il ne travaillait pas assez ? C’est lui qu’il allait virer ? Et il tenait à me le dire ? C’était peut-être les prémices d’une demande d’association avec lui s’il tenait à m’informer des licenciements au sein du cabinet !

« Est-ce que tu vois le problème ? » demanda-t-il, étrangement calme. « Winchester… n’est pas assez productif ? » tentais-je, peu sûr de moi et du droit que j’avais à critiquer le travail d’un collègue. « Non. Sa productivité est… tout ce qu’il y a de plus normale. C’est la tienne qui est… surdimensionnée. » J’ignorais que c’était possible. « Tu travailles beaucoup trop Sebastian. Tu arrives plus tôt que tout le monde, tu repars plus tard que tout le monde. Et ne dis pas le contraire, je sais que tu travailles encore chez toi ! » J’étais sur le point de répliquer et d’affirmer le contraire mais… il avait raison. « J’admire ton dévouement, et je sais que tout ça te passionne mais… Il faut savoir prendre des vacances parfois Sebastian. » « Des vacances ? » Il voulait que je fasse une pause ? Quel genre de patron demandait à son employé d’arrêter de travailler ?

Monsieur Garrison fouilla dans un tiroir de son bureau et en sortit quelques photographies. Il s’agissait d’une belle villa moderne sur une plage. On aurait dit une petite creek privée sur le bord  d’une mer ou d’un océan. « C’est ma villa – enfin, l’une d’elles. Elle est à toi pour les trois prochaines semaines. » Après avoir récupéré les clichés et les avoir rangés, il fouilla à nouveau dans son tiroir pour en sortir des clés qu’il me tendit. Je les acceptais, et avais désormais droit à deux billets d’avion. « Tu pars demain. » « Pardon ? » hurlais-je, pris de cours. « Pas le choix. Tu peux y faire ce que tu veux, à part travailler, évidemment. Emmène ta copine, ton copain, ton chien, peu importe. Je veux juste que tu te reposes. J’ai pas envie que tu fasses une overdose de boulot avant la fin de l’année. J’ai de grands projets pour toi ! » Je restais sans voix. Je serrais malgré moi tous les documents qu’il m’avait donné, et réussissais à murmurer un « D’accord. Merci. » afin de filer hors du bureau.

Bon. J’avais une valise à faire.

***

Town Square, Oregon. Ça ne me faisait pas rêver. Peut-être que dans d’autres circonstances, j’aurais apprécié cette petite ville de la côte Ouest… mais pas là. C’était petit. Les gens étaient trop gentils. Trop souriants. Je n’avais toujours connu que New York. Ou Paris lorsque j’étais parti étudier à l’étranger un an. Il n’y avait pas de gratte-ciels, pas de monuments, pas de… Non, cette ville avait une âme. C’était probablement le genre de ville où il faisait bon vivre, où il faisait bon élever une famille. Je m’y serais probablement plu si je n’avais pas fait ce choix de vie. Peut-être que j’allais apprécier ces trois semaines. Peut-être que ça me ferait du bien de ne penser à rien d’autre à part me faire bronzer sur la plage privée de la villa. Je n’aurais même pas besoin de mettre de maillot de bain. Seule la mer verrait ma nudité.

En découvrant mon lieu de villégiature, j’étais agréablement surpris. J’étais vraiment seul. Loin de la ville, loin des autres habitants, on ne pouvait y accéder qu’en bateau depuis le petit port de la ville. Ça allait dissuader quiconque de vouloir me souhaiter la bienvenue. Et ça allait me dissuader de vouloir me sociabiliser plus qu’il n’en faut. J’avais culpabilisé un instant en pensant que c’était dommage de ne pas organiser de fête dans un tel endroit. Mais la localisation de la villa m’en empêcherait même si j’en avais envie. J’étais seul. Tellement seul, que lorsque je m’appuyais à la rambarde qui donnait sur la plage au premier étage… j’imaginais une paire d’yeux me regardant au beau milieu de l’océan. « Impossible. Personne ne s’aventurerait jusque là-bas. » Et voilà que je parlais seul. Le début de la démence.

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MessageSujet: Re: Le roseau est toujours plus vert, dans le marais d'à côté ▲ Micastian    Dim 31 Aoû - 21:03





Sebastian & Micah


Un humain.

Il y avait un humain dans la maison ! Micah avait plongé à toute vitesse quand le visage de l'homme avait viré dans sa direction, pour mieux refaire prudemment surface derrière un rocher.

La houle léchait le creux de ses reins, et une moitié de visage apparue de derrière le rocher pour épier l'homme sans se faire voir. Il était... beau, si on aimait les humains. Ce dont Micah n'était pas certain, parce que … et bien il ne connaissait pas une bonne moitié de l'anatomie humaine. Et qu'il en avait peur. Micah était une sirène, en aucun cas il ne devait approcher les humains. Ou la surface. Règle qu'il était totalement en train d'enfreindre. Mais l'adolescent – car oui, les sirène traversaient l’adolescence – accusait une insatiable curiosité. De plus, on était en été ! Et il adorait l'été, pour mille raisons différentes !

Toujours est-il qu'il venait régulièrement nager dans le coin. La crique était déserte, et la maison d'humain délaissée quasiment toute l'année. Parfois une femme passait mais elle ne restait jamais plus de quelque heures. Il pouvait traîner là, et se prélasser au soleil sur le rocher qui était justement en train de lui servir de planque.

L'homme rentra dans la maison. Micah s'agita, fit battre sa queue, pour se hisser sur le rocher et essayer de l'apercevoir à l'intérieur. En vain. Il fit la moue, déçu, et se laissa retomber dans l'eau sans un bruit.

***

Un frisson parcouru l'échine de Micah, des ses omoplates jusque tout en bas dans ses nageoires. L'homme était toujours là ! A une dizaine de mètres de lui, allongé sur la plage. Et il ne bougeait pas ! Peut-être qu'il pouvait essayer de s'approcher ? Micah n'avait jamais pu approcher un être humain d'aussi près ! Il étaient toujours amassés ensemble sur les plages, ou en famille.

Micah plongea, hésita, fit mine de repartir dans les profondeurs, puis fit volte face. Curieux comme une pie, il s'approcha jusqu'à sentir le sable sur son ventre et glissa la tête hors de l'eau. L'écume des vagues atteignait quasiment les pieds de l'humain et lui n'avait qu'à tendre le bras pour le toucher.  Oh mon dieu, il était si proche. Micah se força au calme et se mordit la lèvre, un mélange de stress et de joie sauvage bouillonnaient en lui. Précautionneusement, il déposa ses mains sur le sable et commença à se mouvoir lentement sur la rive, ses prunelles vermeilles rivés sur l'humain. Il détailla ses jambes, la ligne musclée de ses cuisses, cligna des yeux ronds comme des soucoupe parce qu'il était nu – seigneur. Micah rougit, et détourna le regard vers sa main inerte sur le sable. Il pencha la tête sur le côté, intrigué, et posa sa main à côté de la sienne.

Elles étaient si semblables. Comment Micah était-il censé se détourner des humains alors qu'ils se ressemblaient tant ? Et est-ce qu'il pouvait voir son visage ? Micah jeta un œil en arrière pour constater que sa queue était encore immergée. Ouf. Sauf que c'était aussi un problème, il allait devoir ramper hors de l'eau, là où il était totalement vulnérable. Son regard oscilla entre sa queue et le visage de l'homme. Qu'est-ce qu'il allait faire ? Et si l'homme se réveillait ? Et si c'était un piège ? Il frissonna au souvenir du filet de pêche dans lequel il s'était empêtré il y a quelques semaines.

C'est peut-être ta seule chance Micah, cria une petite voix défiante dans sa tête. A la guerre comme à la guerre ! Avec souplesse, l'adolescent se faufila à pas – mains ? – de velours sur le sable, quelques gouttelettes s'écoulant de son corps humide sur la silhouette de l'humain...

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MessageSujet: Re: Le roseau est toujours plus vert, dans le marais d'à côté ▲ Micastian    Mar 2 Sep - 22:09





Micah & Sebastian


Tout était trop calme dans cette ville. Je n’étais pas réveillé par les voitures qui klaxonnent, ou les enfants de mon voisin qui font trop de bruit dans le couloir, ou encore mon père qui m’appelle pour aller faire une partie de golf avec lui. En parlant de lui, il avait failli s’étouffer avec son café lorsque je l’avais appelé pour lui dire que je serais indisponible trois semaines. « Sebastian qui prend des vacances ? Qui êtes-vous et qu’avez-vous fait de mon fils ? » m’avait-il dit, moqueur. Mon père était aussi carriériste que moi, mais il savait s’arrêter. Ce que moi… je découvrais à peine. J’avais été réveillé par le soleil qui traversait la grande baie vitrée de ma chambre. J’entendais le bruit des vagues qui frappaient contre les rochers autour de la villa. Certains se seraient crus au paradis. Moi… j’étais perdu. J’ignorais où j’étais en ouvrant ses yeux. Et il me fallait de longues minutes avant de comprendre et de commencer à me poser une autre question : qu’est-ce que j’allais bien pouvoir faire ici pendant trois longues semaines ?

Je m’étais trainé en ville, effectuant quelques courses et achetant tous les livres que je m’étais promis de lire… un jour. Si je ne trouvais pas le temps de le faire tout au long de l’année, j’avais désormais vingt jours pour le faire. J’avais même une plage privée pour pouvoir profiter du soleil et de ma lecture tranquillement, sans qu’une bande de gamins se décide à faire des pâtés de sable sur ma serviette. Ma première séance de bronzage commençait alors un peu plus tard. Si j’avais posé un pied sur le sable habillé d’un short de bain, celui-ci avait vite volé après avoir inspecté les alentours pour être sûr que personne ne me verrait dans le plus simple appareil.

Au bout de quelques chapitres, mon manque de sommeil avait eu raison de moi, et je me laissais aller à mes rêves au bord de l’eau. Je rêvais de café. D’un chien blanc. D’eau. Qui tombait sur moi. Comme de la pluie. Une partie de moi s’éveillait, râlant contre la pluie qui venait surement d’arriver sur Town Square. Je marmonnais en retrouvant toute conscience. J’ouvrais un œil. Puis un second. Le soleil m’aveuglait, et aucun nuage noir ne pouvait expliquer la pluie que j’avais cru sentir. Le garçon qui me goutait dessus à à peine quelques centimètres de moi par contre… « Hey ! » hurlais-je en bondissant hors de ma serviette. Le temps de réaliser ma nudité et d’attraper mon short de bain, le jeune homme avait déjà disparu dans l’eau. « Espèce de pervers reviens là tout de suite ! » hurlais-je un peu plus fort en espérant qu’il m’entende. J’enfilais mon vêtement et le suivais dans l’eau dans laquelle il nageait à une vitesse folle.

J’étais en train de nager derrière Michael Phelps. Ce n’était pas humainement possible de nager aussi vite. J’avais fait de la natation pendant tout le lycée et à l’université, je n’étais pas le plus mauvais des nageurs pourtant… Le pervers m’avait distancé. « Ah ! » Et j’allais mourir. « Pervers ! A l’aide ! » Une crampe m’empêchait de nager. Et la panique m’empêchait même de réussir à garder la tête hors de l’eau. J’allais mourir noyé pendant les seules vacances de toute ma carrière. A quelle épitaphe j’aurais bien droit ? Retrouverait-on seulement mon corps ? La seule chose qui me soulageait, c’était que j’avais pris la peine d’enfiler quelque chose avant d’aller à l’eau. Je mourrai avec une certaine dignité.

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MessageSujet: Re: Le roseau est toujours plus vert, dans le marais d'à côté ▲ Micastian    Jeu 4 Sep - 16:02





Sebastian & Micah


« Hey ! »

L'humain s'était réveillé ! Micah eut à peine de le temps de cligner des yeux. L'homme bondit sur ses jambes, PILE en face de son visage, et la jeune sirène eut une vue imprenable sur ce qu'il avait entre les cuisses.

Il y eut un silence. Micah cligna des yeux ronds des soucoupes, vissés sur ce très très privé bout d'anatomie humaine. Ses joues s'enflammèrent. « Oh mon dieu ! » Et il bondit dans l'eau.

Sauf que l'homme semblait décidé à ne pas le laisser s'échapper. Après un coup d'oeil en arrière, il l'entendit brailler pour qu'il revienne en le traitant de pervers. Ah parce que c'était lui le pervers ! « Laissez moi tranquille ! » cria t-il, totalement paniqué et un tantinet vexé. « C'est pas moi le pervers ! C'est VOUS qui étiez nu ! »

Peu enclin a écouter ses explications, l'autre s'obstinait à le courser, et vachement vite d'ailleurs ! Micah accéléra, parce qu'il n'était pas question qu'il se fasse rattraper à la nage par une créature dépourvue de nageoires.

Il avait gagné une bonne dizaine de mètres d'avance lorsque un « Ah ! » se fit se retourner, suivit d'un « Pervers ! A l'aide ! » Micah se stoppa. Est-ce que ce type venait de l'appeler à l'aide en le traitant de pervers ? Rouge de colère cette fois, la jeune sirène fit machine arrière. « Je vous ai dit que j'étais pas un pervers ! » s'écria t-il. « Je sais que okay – je suis pas censé être là. Mais vous non plus ! »

Il était resté à bonne distance de l'humain. Et il avait l'air... mal en point. Il battait frénétiquement des jambes, enfin d'une seule, et sa tête refusait de rester hors de l'eau. « Faîtes un effort ! » l'encouragea Micah en faisant des grands mouvement de bras impuissant. « Je peux pas vous aider ! »

Rien à faire. Une vague l'engloutit, le faisant passer pour de bon sous le niveau de la mer. Leur regards se croisèrent. Micah hésita. L'humain perdit connaissance.

Et merde tiens.

*****

L'homme s'éveillait sur la plage, le soleil de fin journée baignait son corps. Micah le vit tressaillir, essayer de se relever, échouer, pour mieux tousser à s'en arracher les poumons.

« Hey ! » intervint t-il de sa place sur le rocher qu'il avait retrouvé avec plaisir après lui avoir sauvé la carcasse. « Doucement, vous vous êtes pratiquement noyé tout à l'heure ! »

Il lui sourit alors que sa tête se tournait lentement vers lui et que ce sale obstiné d'humain essayait quand même de se relever une nouvelle fois. « Me regardez pas comme si j'avais essayé de vous noyer, vous vous êtes fait ça tout seul ! Je vous ai juste fait du bouche à bouche... un peu. Et c'était juste pour vous sauver la vie. Rien de pervers là-dedans, promis. »

Il s'éclaircit la gorge et promena une main sur sa queue en une longue et précautionneuse caresse afin d'en dégager les grains de sables. Avec l'été, ses écailles rougeoyantes arboraient la teinte mordorée  de la roche en fusion. Elle s'agitait nerveusement là tout de suite, parce qu'il avait beau s'efforcer de paraître à l'aise, c'était sa toute première conversation avec un humain.

« Je sais ce que vous allez dire. » poursuivit Micah en reportant son attention sur son rescapé. Il afficha une mine à la fois soucieuse et concernée. « Je vous ai sauvé, c'est bon. J'avais qu'à vous jeter là sur la page et repartir dans les abysses. Mais je pouvais pas vous laisser ici tout seul ! Je savais même pas si vous alliez vous réveiller ! »  

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MessageSujet: Re: Le roseau est toujours plus vert, dans le marais d'à côté ▲ Micastian    Jeu 4 Sep - 17:20





Micah & Sebastian


C’était… comme si on avait essayé de me passer à la machine à laver. Je toussais. Encore, et encore. Sauf que j’étais couché, et que la moitié de ce que je recrachais retombait dans ma gorge. J’essayais de me lever, sans réussir. Je m’écroulais à nouveau par terre, surélevé sur un avant-bras faible pour finir de recracher ce que la noyade m’avait offert. « Hey ! » entendais-je un peu plus loin. Je me tournais pour poser mon regard sur mon pervers-sauveur. « Doucement, vous vous êtes pratiquement noyé tout à l'heure ! » Je haussais les sourcils. Comme si j’étais pas au courant. J’avais senti mon corps s’enfoncer dans l’eau et l’eau s’enfoncer dans mes poumons. Je me revoyais fermer les yeux sur son visage. C’était la suite qui était un peu plus floue.

« Me regardez pas comme si j'avais essayé de vous noyer, vous vous êtes fait ça tout seul ! Je vous ai juste fait du bouche à bouche... un peu. Et c'était juste pour vous sauver la vie. Rien de pervers là-dedans, promis. » D’un voix rauque, comme si je venais de fumer cinq paquets de cigarette à la suite, je remarquais : « Tu m’as vu nu et tu m’as fait du bouche à bouche, je crois qu’on peut se tutoyer. ». Je portais ma main à mon cou. Ma gorge me brulait à force d’avoir toussé et chaque respiration comme une lame qui faisait glisser dans ma trachée. Parler n’arrangeait rien. Je jalousais la facilité avec laquelle le jeune homme se raclait la gorge.

Je le regardais, envieux. Puis j’arrêtais à nouveau de respirer. « Qu’est-ce que… » murmurais-je pour ne pas empirer mon état. « Je sais ce que vous allez dire. » Ça m’étonnerait. C’était comme si je venais de voir un fantôme. Ou… une sirène ? Les longs doigts du jeune homme glissaient le long de sa… queue ? Elle s’agitait comme celle d’un poisson qu’on venait de pécher. J’étais mort. Je m’étais noyé, et maintenant… J’avais atterri dans un monde très semblable au mien… mais dans lequel il y avait de sirènes. Ou peut-être que l’eau avait atteint mon cerveau. J’étais devenu fou.

Le… jeune mi-homme mi-poisson se remit à parler. Je n’entendais pas le moindre de ses mots. Mes yeux se portaient sur sa mi-poisson, sans pouvoir s’en défaire. J’étais peut-être malade. Une maladie qui me faisait voir des choses qui n’existaient pas. Des choses qui étaient là pour me prévenir de mon état. « Tu n’es pas réel. » murmurais-je, plus pour moi que pour lui. « Tu es… une projection de mon imagination. J’avais besoin de vacances, et… c’est le seul moyen qu’a trouvé mon cerveau pour me faire comprendre que je devais faire une pause. » C’était ce qu’il y avait de plus sensé. « Donc mh, merci de m’avoir sauvé. » Même si je ne comprenais pas comment… j’avais pu me sauver moi-même vu qu’il n’existait pas, je restais poli avec ma projection mentale. « Mais j’ai compris le message, plus la peine d’apparaitre maintenant. Je vais aller… retourner dormir. » Je m’approchais de la sirène, et tendais une main vers lui pour le saluer. S’il sembla hésiter un instant, il finit par imiter mon geste. « Je viens de serrer la main d’une sirène… » murmurais-je en retournant vers la villa. « Prends des vacances plus souvent Sebastian. »

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MessageSujet: Re: Le roseau est toujours plus vert, dans le marais d'à côté ▲ Micastian    Mer 17 Sep - 20:05





Sebastian & Micah


« Tu n’es pas réel. »
« Un simple merci aurait suffit. » ironisa Micah, un rire léger au creux des lèvres.

Puis l'humain le traita carrément d'hallucination. La jeune sirène ne connaissait pas les rouages de la diplomatie chez les humains, mais il était à peu près certain que pour un premier contact inter-espèces, il frisait la nullité absolue.

Après sa brillante déduction, l'homme le considéra de la queue à la tête, comme si il réalisait seulement qu'il était là. Micah ne savait pas s'il devait être de plus en plus vexé, ou mettre ça sur le compte de sa quasi noyade, lorsqu'il reprit la parole. « Donc mh, merci de m’avoir sauvé. » Enfin un peu de reconnaissance ! Un sourire sincère se fit une place sur ses lèvres humides d'eau salée. « De rien. Vous... pardon tu sais, c'est la première fois que je – » « Mais j’ai compris le message, plus la peine d’apparaître maintenant. Je vais aller… retourner dormir. »

Apparaître ? Retourner dormir ? Est-ce que... est-ce qu'il le congédiait ? De l'enthousiasme, Micah passa à un profond désarroi. « Tu ne veux plus que je vienne ? » demanda t-il, un peu peiné. Mais l'homme semblait hagard. Peut-être qu'il s'était cogné contre un rocher ? Interdit, il l'observa se relever et s'approcher de lui. Il recula par réflexe à la main tendue vers lui. Son regard oscilla de la main, à l'homme qui se tenait au bout de celle-ci. Il ne bougeait pas. Et – okay. Micah n'avait aucune idée de ce qu'il était censé faire.

Dans le doute, il approcha timidement sa main de la sienne. L'autre s'en saisit et oh, sa main était chaude. Et ferme. Mais pas flippante, comme s'il voulait le capturer. Non, il se contentait de... lui secouer la main de haut en bas. Micah n'allait pas juger cette énième bizarrerie. C'était peut-être une coutume d'humains .

« Je viens de serrer la main d’une sirène… »
« Micah. Sirène c'est un peu... mmh – féminin ? Même pour moi qui suis un membre à part entière de la race. »

Pas de réponse. Son survivant le relâcha, et se détourna de lui. Qu'est-ce qu'il faisait là ? Il s'en allait ? Hey !

« Prends des vacances plus souvent Sebastian. »
« Je m'appelle pas Sebastian ! » Cette fois Micah plongea sa queue dans l'eau pour lui balancer une bonne rafale de flotte dans le dos. « Hey ! Tu vas où comme ça ! Reviens ! » Rien à faire. En plus d'être particulièrement impoli, ce sale type ne prenait même pas soin de lui. « T'as l'air sonné, tu devrais pas dormir dans ton état. » appela la jeune sirène en dernier recours. « Un jour je me suis cogné contre du corail et je faisais la même tête que toi ! T'as ptêtre une commotion. Bon sang, vous les humains n'avez aucun instinct de survie ? »

***

Bonn nouvelle, l'homme n'était pas mort. La mauvaise, c'est qu'il n'avait plus pointé le bout de son nez depuis bientôt une semaine. Micah savait qu'il était vivant car il apercevait parfois sa silhouette à l'intérieur de la maison. A force de revenir chaque jour sans plus le voir, la jeune sirène s'était fait une raison. Leur bref contact avait été et resterait son seul échange avec le nouveau propriétaire des lieux.

Au moins, il pouvait de nouveau profiter de la plage !  Ensommeillé par la chaleur, Micah somnolait  sur son rocher. Ses yeux entrouverts étaient tournés vers la maison sans la voir vraiment, et sa main pendouillait dans le sable.

C'est là que l'humain refit son apparition hors de son repère. Il était aussi peu vêtu que la première fois, et il portait un sac accroché à son épaule. Le sang de Micah ne fit qu'un tour. Il plongea dans un bruissement d'eau, et fila se cacher un peu plus loin pour épier son invité du jour. Sa nouvelle cible préférée déposa sa serviette sur le sable comme il avait vu nombre d'humains le faire sur les plages de Town Square, avant d'entrer lentement dans l'eau, et en inspectant partout autour de lui comme si un requin allait lui sauter dessus à tout moment.

Micah gloussa, conscient qu'il devait le chercher. Puis il s'enfonça dans l'eau à son tour. Tapi sur le sable, il attendit que l'homme s'éloigne du rivage pour remonter à la surface, là où il avait laissé son sac. « Tu vas voir si j'existe pas. » marmonna t-il en s'emparant de son sac...

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MessageSujet: Re: Le roseau est toujours plus vert, dans le marais d'à côté ▲ Micastian    Jeu 18 Sep - 18:19





Micah & Sebastian


J’avais fait des recherches sur les sirènes. Ou… hommes-poissons. Ou tritons comme wikipédia avait essayé de me corriger. Etaient-ils réels ? Avais-je trop regardé la petite sirène dans mon enfance ? Etais-je devenu fou ? Apparemment… oui. C’était la seule réponse qu’internet avait su me donner. Il n’existait pas de créatures de la mer mi-homme mi-poisson. Les seules personnes en ayant vu ont été déclarées folles ou mythomanes. Je faisais donc partie de la première catégorie. J’arrivais tout de même à me rassurer en me disant que ça devait simplement venir du manque de sommeil et de la surdose de travail. Il avait suffi que je retourne me reposer dans la villa pour que je n’aperçoive plus de créature fantastique sur le rivage. Ou ailleurs même. Ma folie aurait pu me faire voir des lutins ou le yéti, mais rien ne m’était à nouveau apparu. J’étais guéri !

Après quelques jours de repos, de tranquillité, et d’absence de sirène, je me décidais à retourner sur la plage. J’avais soigneusement évité cette dernière ces derniers jours, de peur de recroiser les conséquences de mon surmenage. J’avais jeté un coup d’œil à l’océan de temps en temps, vérifiant qu’il était bien inhabité, et priant pouvoir bientôt y retourner. Ce que j’avais fait seulement après m’être jugé sain d’esprit.

Toujours aussi nu, j’avançais près du bord de l’eau avec pour seuls accessoires : ma serviette et un sac rempli de gâteaux achetés un peu plus tôt dans la journée dans une pâtisserie de la ville. Je prenais le temps d’observer autour de moi, la peur au ventre de tomber nez à nez avec mon hallucination. Mais je ne voyais rien, seulement l’horizon à perte de vue et les rochers de la plage privée. Je me laissais alors tranquillement glisser dans l’eau chaude de l’océan. Je nageais lentement, sans geste brusque, évitant de me faire à nouveau une crampe et de devoir imaginer à nouveau mon sauveur moitié-poisson.

Je restais de longues minutes à barboter, appréciant les rayons du soleil qui frappait mon visage et les vagues qui semblaient masser mon corps nu. Je regagnais le rivage lorsque mon ventre se rappelait à moi dans un bruyant gargouillis. Serviette enroulée autour de mes hanches en arrivant sur la plage, je l’embrassais du regard à la recherche du sac que j’avais emmené avec moi un peu plus tôt. « Mais… » râlais-je contre moi-même. Le sac… avait disparu. Je me voyais le poser à côté de ma serviette, seulement, l’endroit était désormais désert. « C’est pas possible. » murmurais-je à moi-même en passant une main dans mes cheveux humides. Une pointe d’angoisse apparut en moi. Deux explications s’imposaient à moi. La première, j’étais décidément fou et allais jusqu’à m’imaginer apporter des gâteaux invisibles sur la plage. La seconde, je n’étais pas seul et quelqu’un, un homme- poisson par exemple, m’avait volé mon sac. Aucune des explications ne me rassurait, et j’en venais à remettre en doute tout ce que j’avais pu lire sur internet. Ou du moins, j’espérais que ce que j’avais lu était faux et priais pour que les sirènes existent vraiment.

« Euhm. Monsieur sirène ? » appelais-je au hasard autour de moi. « Euh, pardon… « Membre à part entière de la race » ? Tu es là ? » Je continuais d’observer autour de moi et avançais sur la plage en espérant voir son visage apparaitre tout à coup. J’étais à la fois effrayé et excité. « Tu peux arrêter de te cacher. » le rassurais-je, sans l’être moi-même. « Je suis désolé pour l’autre jour ! Je sais pas… je sais pas trop comment réagir. J’ai jamais vu de… personne comme toi. » C’est lorsque je commençais à croire que je parlais seul et étais vraiment vu que je vis apparaitre derrière un rocher le même jeune « homme » qu’il y a quelques jours. « Bonjour. » lui lançais-je timidement, un sourire franc sur les lèvres. « Je… Dans ma culture tu n’es pas censé exister. Et j’ai toujours du mal à y croire mais… Tu es bien réel, n’est-ce pas ? » J’avais le sentiment que je ne saurai jamais si j’étais fou ou pas. Mais pour l’instant… je m’en fichais. Si je l’étais, je ne pouvais plus rien faire contre ça. Si je ne l’étais pas… j’étais donc face à une créature absolument extraordinaire. Dans les deux cas… j’avais envie de lui parler. « Je m’appelle Sebastian. Et toi ? » tentais-je en tendant à nouveau une main vers lui.

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MessageSujet: Re: Le roseau est toujours plus vert, dans le marais d'à côté ▲ Micastian    Sam 24 Jan - 3:26





Sebastian & Micah


Micah était peut-être sorti de son trou, mais ce n'est pas pour autant qu'il avait oublié l'affront de son rescapé. Les multiples affronts même.

« Qu'est ce que j'suis censé répondre au juste, Sebastian ? » rétorqua t-il sèchement après qu'il se soit présenté. « Non je ne suis pas réel, laisse moi manger tes gâteaux et retourne nager comme si de rien n'était ? » S'il avait abandonné le sac derrière un rocher, il tenait serré contre son torse le petit carton de gâteaux dans lequel il avait pioché comme un morfale. D'un revers de main, il essuya le sucre qui scintillait justement sur ses lèvres. « Parce que c'est vexant. » s'expliqua t-il néanmoins. Micah n'était pas rancunier mais ce type l'avait ignoré toute une semaine après l'avoir traité de pervers ! « Tu remets en cause ma propre existence, qui soit dit en passant, a sauvé la tienne. Et si je dois être tout à fait honnête, je doute que ton esprit soit assez créatif pour me créer de toute pièce. »

Il jeta un coup d'oeil à la main tendue. « Et dans ma culture, on dit que vous êtes des barbares. Je suis pas censé me laisser voir et encore moins toucher par un humain. Vous mangez du poisson ce qui – au cas où ça t'aurait échappé – représente 50% de mon anatomie. » Son regard s'étrécit, soupçonneux. « Est-ce que tu comptes me manger ? »

Il espérait que non ! L'humain – Sebastian. Sebastian semblait... ingénument intrigué. Pas prédateur, ni pas assez sournois pour tenter de le mettre en confiance histoire de mieux le capturer dans ses filets. La vérité, c'est que la jeune sirène boudait. Il avait tant voulu l'approcher. Faire connaissance avec avec un humain. Il était le premier qu'il avait approché de si près. Et même touché. Une étrange chaleur s'infiltra sur ses joues à cette pensée, et Micah détourna rapidement le regard de Sebastian. Non mais qu'est-ce qu'il lui prenait ?

« Je te veux pas de mal. » bredouilla t-il en tripotant un gros éclair au chocolat dans la boite. « Je viens souvent ici, et sur la plage pour m'occuper – d'accord, vous observer, mais est-ce que c'est de ma faute ? Vous êtes intéressants ! Et vous avez des gâteaux. » Micah releva le nez vers Sebastian, un sourire de sale petit gourmand illuminait son visage. « J'adore les gâteaux ! Et les bonbons, et les... pralines. » Il avait hésité sur la prononciation du mot. « J'en ai trouvé une boîte un jour, c'était délicieux ! Je crois que ça s'appelle comme ça. Parce que oui, je sais lire. » annonça t-il fièrement. « Un peu. »

Il déposa sa boite de gâteaux sur le rocher et s'avança vers la plage. C'était mal. Imprudent et insensé. Mais Sebastian lui plaisait d'une manière qu'il ne voulait pas analyser maintenant. Avec une grâce étonnante pour une créature aussi bavarde, Micah se laissa porter par la houle jusqu'à ce que le niveau de l'eau passe sous ses hanches. Il se tenait assit sur le coté comme l'aurait fait un humain qui voulait paresser dans l'écume des vagues, ses mains sur le sable et son regard plongé sur la silhouette de l'humain alors qu'il lui offrait une meilleure vue de la sienne.

Malgré ses nombreuses heures à se faire dorer les écailles au soleil, sa peau demeurait pâle, nacrée comme l'intérieur d'un coquillage. Il n'était pas fragile pour autant. Une musculature fine et nerveuse parcourait ses épaules, la ligne de ses bras, dessinait son abdomen, solide et vif. Jusqu'à son nombril sous lequel apparaissaient de fines écailles carmines, recouvrant une queue toute en muscles à l'instar de certains dauphins.

Quelques secondes, il laissa Sebastian le dévisager. C'était la première fois que quelqu'un s’intéressait à lui et ça le faisait rougir. C'est juste parce que t'es à moitié comestible à ses yeux, lui rappela une voix perfide. Micah la fit taire en adressant un sourire à son colocataire de plage. « Je suis Micah. Fils de Mary, la reine des mers. Ce qui fait de moi un prince. » Mh... Peut-être que ça faisait beaucoup d'un coup. Il s'empressa d'ajouter. « Mais c'est pas important ! Sauf si ma mère découvre que je suis avec humain, et que je lui ai volé des gâteaux... Prince et voleur, ça va pas tellement bien ensemble selon elle. »

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MessageSujet: Re: Le roseau est toujours plus vert, dans le marais d'à côté ▲ Micastian    Mar 27 Jan - 23:59





Micah & Sebastian


« Qu'est ce que j'suis censé répondre au juste, Sebastian ? » Monsieur-Sirène n’avait pas l’air très commode à ce moment-là. Je me doutais que ce n’était pas dans sa nature et qu’il était plutôt… en colère contre moi. Ce qui était probablement légitime vue la façon dont je l’avais traité dernièrement. « Non je ne suis pas réel, laisse moi manger tes gâteaux et retourne nager comme si de rien n'était ? » Je ne pouvais m’empêcher de sourire lorsque je vis essuyer sa bouche pour en enlever tout le sucre qu’il avait gagné en grignotant mes gâteaux. « Parce que c'est vexant. Tu remets en cause ma propre existence, qui soit dit en passant, a sauvé la tienne. Et si je dois être tout à fait honnête, je doute que ton esprit soit assez créatif pour me créer de toute pièce. » En parlant de choses vexantes. Mais je l’avais mérité. J’aurais surement râlé à mon tour, mais j’acceptais ses critiques en silence, attendant le bon moment pour m’excuser auprès de lui.

« Et dans ma culture, on dit que vous êtes des barbares. Je suis pas censé me laisser voir et encore moins toucher par un humain. Vous mangez du poisson ce qui – au cas où ça t'aurait échappé – représente 50% de mon anatomie. » Mon regard glissa tout le long de son corps au même moment. Des idées bizarres me vinrent en tête. Comme par exemple le genre de plat qu’on aurait pu faire avec 50% de son corps. Pas moi évidemment. Mais j’étais prêt à parier que les cuisiniers les plus pervers se seraient fait un plaisir de cuisiner une sirène en papillote ou d’en faire des sushis. Restait à savoir ce qu’il ferait du haut de son corps. Hannibal Lecter le saurait lui, songeait la partie la plus dégueulasse de mon subconscient. « Est-ce que tu comptes me manger ? » demanda-t-il enfin, comme si j’avais pu ne serait-ce que songer à dire oui. « Non ! Evidemment que non ! Jamais. » répondais-je aussitôt. Très honnêtement, la seule chose que je voulais faire en ce moment avec lui… c’était nager. Pas le poursuivre de l’eau et me faire sauver par lui comme avant. Juste… nager à ses côtés. Ça devait être… incroyable. Certains nageaient avec les dauphins, moi je pourrais nager avec une sirène. Wow.

« Je te veux pas de mal. » reprit l’homme de la mer. « Moi non plus… » murmurais-je comme une excuse à tout ce que j’avais pu lui dire jusqu’à présent. « Je viens souvent ici, et sur la plage pour m'occuper – d'accord, vous observer, mais est-ce que c'est de ma faute ? Vous êtes intéressants ! Et vous avez des gâteaux. » Je riais en entendant sa dernière remarque. Qui aurait cru que les sirènes aimaient les gâteaux. Ça leur était tellement étrangé. Le sucre, le chocolat, la crème anglaise. Tout était si loin de leur quotidien que j’étais surpris qu’il apprécie ça. Chez nous, il suffisait de faire quelques kilomètres pour être dégouté des pratiques culinaires de notre propre espèce. « J'adore les gâteaux ! Et les bonbons, et les... pralines. » Je souriais un peu plus en l’entendant parler. « J'en ai trouvé une boîte un jour, c'était délicieux ! Je crois que ça s'appelle comme ça. Parce que oui, je sais lire. » Je n’y avais même pas pensé jusque-là. Parlait-il notre langage avec ses pairs ? L’avait-il appris par lui-même ? Comme la lecture ? « Un peu. » précisa-t-il à ce propos.

J’étais… impressionné. Tout simplement. Je n’avais pas d’autres mots. La sirène m’impressionnait. Par sa manière de découvrir notre monde alors qu’il lui était si dangereux, mais aussi par… ce qu’il était. Je ne pouvais décrocher mon regard de son corps humide et de sa queue magnifique. Puissante, d’une couleur hypnotisante, je n’avais qu’une envie : la tousser. Je n’arrivais pas à m’imaginer la sensation sous mes doigts. Serait-ce comme toucher les écailles d’un poisson ? Ou est-ce que ça ressemblait plus à un dauphin ? Je misais plus sur un poisson, mais tout paraissait si lisse, si doux. J’étais subjugué, c’était à peine si je l’entendais se présenter : « Je suis Micah. Fils de Mary, la reine des mers. Ce qui fait de moi un prince. » Wow. J’étais de plus en plus impressionné. De toutes les créatures sous-marines que j’aurais pu croiser… j’étais tombé sur un prince. « Mais c'est pas important ! Sauf si ma mère découvre que je suis avec humain, et que je lui ai volé des gâteaux... Prince et voleur, ça va pas tellement bien ensemble selon elle. » Je riais avant de reprendre la parole. « Promis, je dirais rien à ta mère. Si elle demande… » Ce qui paraissait peu probable. « Je lui dirai que c’est un cadeau. Ça l’est d’ailleurs. Tu peux les garder. Et… je pourrais t’en offrir d’autres. Des pralines aussi ! » continuais-je, essayant de trouver une excuse pour qu’il revienne.

Je m’approchais de la sirène, non, de Micah. Je me rendais compte que j’étais toujours nu, mais préférais faire comme si ce n’était pas important. Après tout, il ne savait peut-être pas qu’on se devait de cacher cette partie de son corps dans mon monde. Et s’il était capable de me montrer son corps et sa queue de poisson sans gêne, je pouvais me montrer dans le plus simple appareil sans y réfléchir non plus. J’allais donc m’asseoir à côté de lui, quelque peu intimidé. « J’aimerais bien… en savoir plus sur toi. Sur ton monde. » commençais-je avec un petit sourire. « Pas pour… te manger et manger le reste de ton peuple, évidemment. Mais juste… j’aimerais bien te connaitre. » expliquais-je en essayant de trouver les mots adéquats. Ce n’était pas simple de savoir quoi utiliser pour qu’il ne le prenne pas comme une attaque. « En échange je te dirai tout ce que tu veux savoir de mon monde. Je pourrais acheter des gâteaux et des pralines. T’apprendre à lire aussi ! » D’innombrables idées me vinrent en tête. Il y avait tellement de choses que j’étais curieux de lui faire découvrir. Il avait l’air intéressé, autant que moi je l’étais de découvrir son monde.

Hésitant, je n’osais pas reprendre la parole tout de suite. Avant de commencer quelque apprentissage que ce soit, il y avait quelque chose que je rêvais de faire. Mais j’ignorais si c’était tabou, ou si je pouvais ne cesserait-ce que demander. Pourtant, la curiosité se faisait trop grande et je craquais en demandant : « Est-ce que je peux te toucher ? » Je lançais un regard plein d’espoir vers lui. « Tu peux le faire aussi… si tu veux. » En plus de sa queue, j’étais curieux de voir si son corps était faite de la même peau que moi. Elle était peut-être plus dure, ou plus visqueuse, plus adaptée à l’océan. J’en doutais, mais j’avais envie d’en avoir le cœur net en parcourant ses doigts sur chaque parcelle de son corps.

Je retenais mon excitation lorsqu’il accepta. Je respirais longuement avant de caresser du bout des doigts son épaule, puis descendre le long de son bras. La chaleur avait fait sécher son corps, n’y laissant couler que quelques gouttes que je m’amusais à attraper sur mes phalanges. Sa peau était tout ce qu’il y a de plus humaine. Douce, chaude, je pouvais même y sentir son pouls. Celui-ci battait d’ailleurs plutôt vite. J’ignorais si c’était sa race qui voulait ça, ou s’il était tout aussi excité que moi. Je continuais ma découverte de Micah. J’abandonnais son bras pour caresser son visage tendrement et descendre dans son cou, puis sur son torse. Il était tellement normal. Sa musculature était bien dessinée, son cœur battait au même endroit que le mien, et ses mamelons le faisaient frissonner lorsque je les frôlais, quelque peu joueur. Je le découvrais de la même manière que j’avais pris plaisir à découvrir certains de mes amants. Je ne savais pas si je devais avoir honte de prendre plaisir avec quelqu’un qui n’était qu’à demi humain, ou si je devais simplement… profiter de l’occasion.

Honnêtement… quand est-ce que j’aurais l’occasion de caresser le corps d’une sirène une seconde fois ? C’était la chance de toute une vie, et j’étais bien trop excité pour abandonner maintenant. Excitation qui risquait d’ailleurs bientôt de se voir. Ça allait être drôle de lui expliquer ce qui se passait entre mes jambes. Sebastian-du-futur s’en chargerait très bien. En attendant, je continuais mon exploration et laissais glisser mes doigts jusqu’à bas ventre de l’homme-poisson. J’arrivais d’ailleurs à la partie « poisson ». La transition entre les deux parts était belle. Etrangement naturelle. J’arrivais lentement sur la queue flamboyante. Ma main reposait sur un endroit qui chez tout homme, n’aurait pas dû être lisse. Un milliard de question envahirent mon esprit. Comment se reproduisaient-ils ? Avait-il un autre moyen de prendre du plaisir ? Je gardais ces questions dans un coin de ma tête et me promettais de les lui poser plus tard. En attendant, j’appréciais la douceur de sa queue sous ma peau. « Wow. » ne pouvais-je m’empêcher de soupirer. « C’est incroyable. » Si j’avais douté encore jusqu’à présent de l’existence de Micah, j’étais à peu près sûr être incapable d’imaginer une telle sensation sous mes doigts.

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MessageSujet: Re: Le roseau est toujours plus vert, dans le marais d'à côté ▲ Micastian    Jeu 26 Mar - 1:13





Sebastian & Micah


Micah n'osait rien dire, ses grand yeux ambrés rivés sur les phalanges de l'humain effleurant son bras. Tendrement. En découverte. La jeune sirène n'avait pas l'habitude qu'on le touche, mais la douce exploration de Sebastian ne l'effrayait pas. Il sourit bien malgré lui lorsque ses doigts explorèrent la ligne de son cou, la courbe de sa mâchoire, pencha la tête pour sentir la chaleur de sa paume contre sa joue.

Et – Sebastian le frôlait, titillait de ses doigts ses deux mamelons. Micah frémit sous l'attouchement, senti sa peau se contracter sous l'effet du plaisir. Un glapissement de surprise s'échappa de ses lèvres entrouvertes et il rapprocha instinctivement son corps de celui de son partenaire, cherchant plus de sa présence, de cette chaleur qu'il faisait naître en lui. Comme s'il était aussi avide de le connaître que lui. Micah avait languit, attendu, s'était dissimulé dans le seul espoir d'apercevoir Sebastian. Et voilà que l'humain posait ses mains partout sur lui !

C'était presque trop pour la jeune sirène, qui baissa la tête, rouge de honte et d'embarras sous le frémissement entier de son corps lorsqu'une caresse s'aventura sur ses les écailles soyeuses de sa queue. « Désolé – » souffla t-il, ses mains crispées dans le sable. Il aurait voulu toucher Sebastian en retour, mourrait d'envie de s'accrocher à lui. Heureusement sa voix le tira du brouillard fiévreux qui envahissait ses sens.

« Wow. C’est incroyable. » Micah releva un minuscule sourire qui tenait plus de la moue timide vers Sebastian, et rétorqua gentiment. « J'espère que tu crois quand même que j'existe maintenant. » A son tour il le contempla, sans oser le toucher. « Je peux aussi ? » demanda t-il au bout d'un moment, à la fois mort de trouille et d'envie. Précautionneusement, il  porta ses mains sur les joues de Sebastian. Sa bouche s'ouvrit de stupéfaction sous la sensation rugueuse. « Waaaah... » murmura la jeune sirène. Du bout des doigts il examina la texture de ses lèvres, en dessina la courbe, avant de glisser ses mains dans ses cheveux humides. Il eut un rire en les retirant, parce que Sebastian était complètement décoiffé, et descendit s'attaquer à son torse. « Comment tu fais pour avoir un corps pareil ? » questionna ingénument la sirène, en laissant traîner ses paumes sur ses pectoraux marqués, le long de ses abdominaux et – bon sang il n'en n'avait jamais vu de tels ! En fait... il ne voyait pas beaucoup d'hommes en général, mais tout de même ! A force d'épier les plages Micah avait vu nombre d'humains, certains trop à son goût pour qu'il ose l'admettre à voix haute sans piquer le phare de l'année. Et Sebastian les battait tous. A plate couture. C'était bien sa veine...

D'ailleurs, en parlant d'épier les humains... Micah releva une petite mine furtive vers les lèvres de l'humain, rougit comme une collégienne et... baissa immédiatement le nez pour reprendre son exploration. Il ne pouvait pas lui demander ça. Pas encore. Ou si ? Il en avait tellement envie ! Tripotant son nombril tout en se perdant en conjectures, Micah reprit finalement son exploration. De ses doigts fins, il frôla le bas ventre de Sebastian, la peau fine de son entrejambe, le vit réagir au contact – « Pardon ! » Il retira ses mains comme si on venait de lui coller un coup de tison. « Est-ce je t'ai fais mal ? » Il releva à toute vitesse de grands yeux affolés vers Sebastian, son regard un peu... brouillé, comme si – « Est-ce que... c'est agréable ? » rectifia Micah en reposant ses mains sur un endroit sécurisé, ses épaules, voilà là c'était parfait. Il n'avait pas envie de se séparer de lui, de son corps qu'il venait de découvrir. « C'était agréable quand tu m'as touché moi. » confia t-il, et tient ses yeux étaient de retour sur les lèvres de Sebastian. Micah s'approcha de son visage, un peu animal et un peu humain il inspira sa fragrance masculine et subtilement parfumée. « Tu sens bon. » Ça pouvait paraître stupide mais hey, c'était sa toute première expérience avec un humain ! Il n'avait jamais respiré l'odeur d'un parfum. Micah ne connaissait que l'air iodé de la mer lorsqu'il remontait à la surface et celui des poissons qui s'entassaient sur les docks sous ses yeux horrifiés lorsqu'il osait s'approcher si près du territoire des hommes.

Il se demanda un instant ce qu'il sentait pour Sebastian. Mais cette pensée fut vite éclipsée par son obsession du moment. « J'ai envie de faire quelque chose. » avoua t-il, ses mains remontant lentement de ses épaules pour se loger sur ses joues. Micah portait cette expression de détermination pure et d'intense focalisation, dont il était capable uniquement lorsqu'il voulait vraiment quelque chose. Un légère attente et il déposa ses lèvres sur celles de Sebastian. L'effleurement se transforma en pression, de ce que Micah espérait être un baiser. Il frémit un peu sous le choc des sensations nouvelles, et se retira aussi vivement qu'il l'avait embrassé, ses yeux encore plongés dans les siens et un sourire espiègle, un rien comblé de l'expérience sur les lèvres. « Je mourrais d'envie d'essayer. »

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MessageSujet: Re: Le roseau est toujours plus vert, dans le marais d'à côté ▲ Micastian    Jeu 14 Mai - 18:52





Micah & Sebastian


J’étais en plein rêve. Je vivais un moment unique dont je ne pourrai jamais parler à quelqu’un. Personne ne me croirait. Et dans le fond, j’avais envie de garder cette expérience secrète. C’était mon moment, ma découverte d’une espèce que la planète pensait être imaginaire. Je réalisais ma chance tandis que mes doigts continuaient de caresser doucement la peau écailleuse de Micah. « J'espère que tu crois quand même que j'existe maintenant. » lâcha-t-il, une petite moue sur le visage. Mon regard quittait sa queue pour retrouver son visage. Je lui lançais un sourire doux, admiratif et profondément heureux. « Je peux aussi ? » demanda-t-il timidement. J’élargissais quelque peu mon sourire avant de répondre : « Evidemment. ». J’étais le premier homme à le toucher, et j’étais certainement aussi le seul qu’il pourrait toucher en retour. Je voulais qu’il éprouve cette même fascination en posant ses doigts sur moi. Et je voulais égoïstement le sentir me caresser. Même si c’était dans un but… presque scientifique. Je me moquais bien des raisons, l’important c’était de profiter de tout ce que Micah pouvait et voulait bien me donner.

« Waaaah... » Je souris, heureux de voir qu’il était aussi fasciné que moi. J’abandonnais mon exploration pour me concentrer sur la sienne. J’accueillais avec plaisir ses doigts sur mon visage, je frémissais en les sentant sur mes lèvres. Ce fut une torture de ne pas les embrasser lors de leur passage. C’était peut-être encore pire lorsqu’il caressa mon torse. Ses mains étaient douces et chaudes contre moi, et j’avais une seule envie : l’enlacer. Je voulais sentir son torse contre le mien, enfouir mon visage dans son cou et respirer cette odeur marine qui m’envoutait. « Comment tu fais pour avoir un corps pareil ? » me demanda Micah, me forçant à sortir de mes fantasmes. « Euh. Je fais pas mal de sport. » répondais-je comme si c’était une évidence. Après une courte réflexion, je me demandais s’il savait ce que c’était. J’imaginais mal des sirènes faire de la musculation ou tout autre sport. A part la natation, évidemment. J’étais sur le point de lui demander s’il voulait que je lui explique plus en détail lorsque sa main s’aventura sur mon entre-jambe. Je frémis et retenais un gémissement. J’étais à la fois surpris et… ravi. Je plantais mon regard dans le sien lorsqu’il s’excusa : « Pardon ! ».

Trop rapidement, il enlevait sa main de ma virilité et je lui lançais un petit sourire réconfortant pour le rassurer. « Est-ce je t'ai fait mal ? » Pour seule réponse il eut droit à un petit hochement négatif de tête. « Est-ce que... c'est agréable ? » demanda-t-il ensuite, comme s’il avait lu dans mes pensées. J’avais trop honte pour ouvrir la bouche et répondais en élargissant quelque peu mon sourire. Difficile de dire s’il comprendrait ce que j’avais réellement ressenti, mais je ne me sentais pas le courage de lui expliquer ce qu’il avait fait à mon corps. « C'était agréable quand tu m'as touché moi. » avoua-t-il, apparemment plus courageux que moi. Je recommençais alors à caresser sa queue lentement, à hauteur de ce qui aurait été sa cuisse s’il avait été humain.

Son visage s’approcha alors dangereusement de moi. J’écarquillais les yeux de surprise sans pour autant perdre mon sourire. « Tu sens bon. » avoua-t-il en respirant mon odeur. Je fis de même, comme je l’avais rêvé un peu plus tôt et décalais mon visage pour que mes lèvres se retrouvent près de son oreille. « Toi aussi… » murmurais-je tout contre celle-ci. On aurait pu s’attendre à une odeur de poisson, mais il sentait plutôt comme l’océan. Je retrouvais cette odeur de mer et de sable chaud, une odeur de vacances. C’était réconfortant, je voulais me baigner dans ce parfum. Sans mauvais jeu de mot.

Je reculais mon visage pour pouvoir observer la sirène un peu mieux. Ma main remontait le long de son flanc, glissant lentement dans son dos pour le rapporter quelque peu de moi. Je sentais son regard sur moi, comme s’il voulait me demander quelque chose. Je m’efforçais de garder un regard chaleureux sur lui pour qu’il se sente assez en confiance pour oser tout me dire. « J'ai envie de faire quelque chose. » lâcha-t-il finalement en posant ses mains sur mes joues. « Tout ce que tu voudras. » répondais-je aussitôt, mon regard fixant tout à coup ses lèvres. C’était comme si mon subconscient l’avait deviné. J’observais sa bouche lorsque celle-ci vint se poser contre la mienne dans un doux baiser. Ce fut trop rapide. « Je mourrais d'envie d'essayer. » J’étais heureux de le voir si… excité. C’était un baiser maladroit, de ceux qu’on donnait lorsqu’on était trop jeune pour savoir ce qu’on faisait. Je devinais qu’il n’avait aucune expérience. Les sirènes ne s’embrassaient pas ? Ou est-ce que c’était… juste lui ? Je gardais ses questions dans un coin de ma tête. « Tu me fais confiance ? » demandais-je simplement en guidant ma main libre sur son visage. Je retirais une mèche humide qui avait glissé sur son front et faisais glisser mes doigts sur sa joue. Je la caressais tendrement avant d’inviter son visage à se rapprocher du mien. Je lui lançais un regard tendre et amusé avant de retrouver le chemin de ses lèvres.

Ce baiser était mille fois mieux. Plus long. Moins pressant. Plus doux. Je l’embrassais lentement, heureux de voir que ses lèvres imitaient les miennes avec facilité. Après un moment, j’abandonnais sa bouche à contre cœur et posais mon front contre le sien. Je ne quittais pas son regard et brisais le silence qui s’était installé. « J’ai envie de te faire découvrir tellement de choses… » murmurais-je tout contre lui avant de retrouver sa bouche bien malgré moi. J’avais prévu de plus parler, mais mes lèvres avaient trouvé une bien meilleure occupation. Ce nouveau baiser dut surprendre Micah qui entrouvrait les lèvres de surprise. J’en profitais pour y glisser ma langue, timidement d’abord pour ne pas le perturber, puis avec plus de fougue lorsqu’il répondit à l’intrusion naturellement. Ma main quittait sa joue pour glisser dans ses cheveux, s’y agrippant tandis que j’intensifiais mon baiser.

Enfin rassasié du goût iodé de ses lèvres, je les quittais pour descendre les miennes sur son menton puis dans son cou. Je l’embrassais avec envie, suçotant la peau salée pour y laisser quelques marques rouges. Il réagissait comme n’importe quel être humain sous de tels gestes. C’était à la fois excitant et réconfortant. Avant de complètement perdre la tête et d’abuser complètement de son innocence, je me reculais et plongeais de nouveau mon regard dans le sien. Je lâchais la prise que j’avais dans ses cheveux et caressais un instant sa joue avant de laisser retomber ma main sur le sable. « Je me suis peut-être laissé un peu emporter… » remarquais-je en riant, quelque peu embarrassé par mon attitude. « Mais tu me fais perdre la tête. Dans le… meilleur sens du terme. » Si j’avais eu peur il y a pas si longtemps que ça, maintenant je voulais passer mon temps avec lui. « J’ai envie de vous découvrir toi et ton monde. Et je veux que tu apprennes à nous connaitre moi et le mien. » avouais-je, excité à l’idée de tout partager avec lui. « Je sais que je l’ai déjà dit, mais… depuis j’ai de nouvelles idées de découvertes. » ajoutais-je, une certaine gêne dans la voix. J’osais un regard sur mon corps et réalisais que celui-ci avait réagi avec plaisir à cette nouvelle intimité partagée avec Micah. Remarquant qu’il avait suivi mon regard, je cherchais une explication à lui donner. « C’est, hm, ce qui arrive à un homme lorsqu’il prend du plaisir avec quelqu’un. Et avec tes caresses et ces baisers, bah… j’ai pris beaucoup de plaisir. » tentais-je d’expliquer le plus simplement possible. Mes joues avaient dû prendre une teinte rosée très incommodante. Ça ne m’empêchait néanmoins pas à réfléchir à un moment d’éprouver encore plus de plaisir.

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MessageSujet: Re: Le roseau est toujours plus vert, dans le marais d'à côté ▲ Micastian    Mer 27 Mai - 19:17





Sebastian & Micah


Sebastian ne l'avait pas repoussé. Micah ne savait pas s'il avait bien fait, mais il avait adoré l'embrasser. Excité comme une puce, la jeune sirène rosissait à vue d'oeil sous le regard de l'humain posé sur lui avec... une certaine réflexion. Comme s'il ne s'attendait pas à ce que Micah se jette sur ses lèvres.

« Tu me fais confiance ? » l'interrogea finalement Sebastian. Micah le fixait intensément. Il se mordit la lèvre et hocha doucement la tête.

Sebastian frôla sa joue en réponse. Micah se laissa guider près de son visage, rencontra ses lèvres de nouveau. D'abord avec surprise. Puis avec entrain, il répondit au baiser toujours chastement. stallé. « J’ai envie de te faire découvrir tellement de choses… » relâchant ses lèvres, Sebastian s'était reculé beaucoup trop tôt à son goût. Micah accueillit son front contre le sien, ses mains reposaient sur son torse. Un peu brouillé par la sensation de toucher, il releva doucement ses yeux pétillants dans les siens. Et Sebastian l'embrassa de nouveau.

Avec plus de force cette fois. Et wow – c'était... sa langue ? Micah tressaillit à l'intrusion chaude. Ne sachant trop que faire, il l'effleura de la sienne. Sebastian avait un goût unique. Micah sentit tout son corps régir au contact, un intense chaleur dévorant son ventre. C'était indicible. Incroyablement bon. Micah décida qu'il adorait cette explosion de sensations de nouvelles et tenta d'imiter ce que Sebastian faisait, happant les lèvres pressées contre les siennes, suçotant sa langoureusement sa langue. Il s'agrippa au dos de Sebastian, cherchant un point d'encrage dans le tourbillon de désir qu'il enveloppait son corps et son esprit.

Puis Sebastian rompit le baiser. Micah s'entendit gémir en sentant ses lèvres aspirer voracement la peau de son cou, rejeta la tête en arrière pour lui offrir un meilleur accès. Mais Sebastian le relâchait. Déjà ? « Je me suis peut-être laissé un peu emporter… » Confus, et encore enivré de plaisir, Micah chercha sa peau, embrassa sa joue, son cou, comme un chat trop câlin qui a du mal à se maîtriser. « Non. » plaida t-il, demandeur. « J’ai envie de vous découvrir toi et ton monde. Et je veux que tu apprennes à nous connaitre moi et le mien. Je sais que je l’ai déjà dit, mais… depuis j’ai de nouvelles idées de découvertes. » Pendu à lui, Micah entendait à moitié, trop occupé à parcourir son épaule de sa bouche. La dernière phrase tilta néanmoins dans sa tête de sirène aventureuse, et il se décolla un tout petit peu de lui pour suivre son regard qui descendait entre ses jambes.

« Qu'est-ce que c'est ? » osa demander le jeune homme, descendant doucement sa main vers son bas ventre. « C'est pour... ? » « C’est, hm, ce qui arrive à un homme lorsqu’il prend du plaisir avec quelqu’un. Et avec tes caresses et ces baisers, bah… j’ai pris beaucoup de plaisir. »

La jeune sirène eut un sourire ravissant au creux des lèvres. « C'est vrai ? » Du bout des doigts, il effleura la peau fine, l'entoura de ses doigts. « Est-ce que tu veux t'accoupler ? Avec moi ? » Hey, il n'était pas totalement étranger aux choses de la vie ! Micah avait passé un temps considérable à épier les plages. Il avait vu quelques humains s'accoupler dans le sable. S'il en croyait sa (très) faible expérience, les hommes comme Sebastian n'avaient pas de périodes de chaleurs, ni de préférence de genre. « Parce que j'ai pas de – » Il hésita, se décolla de Sebastian et se mit à palper sa queue désespérément lisse. « Trou ? »

Quoi ? Il ne savait pas comment ça s'appelait mais il avait définitivement compris qu'il avait une histoire d’emboîtage là dessous ! « Les garçons comme moi se reproduisent pas. C'est un truc du filles. Alors, je suis un peu considéré comme – inutile ? » Sa voix s'était faite nostalgique alors qu'ils caressait doucement ses écailles. « Je crois que c'est ma part humaine qui réagit. » Micah retrouva le regard de Sebastian, sa main sur sa queue remonta jusqu'à sa taille, là où les écailles s’amenuisaient pour laisser place à une peau humaine. « Mais ça s'arrête ici. Et puis, je peux pas porter d'enfants, j'suis pas une hippocampe ! »

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MessageSujet: Re: Le roseau est toujours plus vert, dans le marais d'à côté ▲ Micastian    

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Le roseau est toujours plus vert, dans le marais d'à côté ▲ Micastian

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