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 Hold back the night ▽ micastian

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MessageSujet: Hold back the night ▽ micastian   Mar 23 Sep - 16:29





Sebastian & Micah


Micah déambulait sur la plage de Town Square. Ses pieds nus s'enfonçaient agréablement dans le sable chaud, et sa chemise ouverte voletait au gré de ses pas. Minuit approchait, et il aurait du être à la fête pour voir le feu d'artifice. Au lieu de ça, il était à quelques dizaines de mètres de là. Il faisait sombre et on entendait que les vagues accompagnées des basses de la musique trop lointaine.

« J'voulais continuer de danser ! » s'écria t-il, indigné. Sebastian était un gros rabat-joie. Il ne savait pas quelle mouche l'avait piqué, parce que honnêtement, Micah aurait pu passer la nuit à se trémousser en compagnie de son dieu grec. A faire courir ses mains le long de son torse, à marquer la ligne de son cou de ses dents... et okay – c'était peut-être pour ça qu'il les avait éloignés du monde civilisé. Il brandit un doigt en l'air. « Ou alooooors, tu cherches un coin tranquille pour faire l'amour. » Pas de réponse. « Et je vois bien que t'es parti en mode leader sans peur, et que tu vas me traîner derrière une dune quoi que je dise, mais – dans l'hypothèse où il te reste quelques neurones valides – je tiens à dire que je préfère un p'tit bain de minuit ! Le sable dans les fesses, très peu pour moi. »

Oui c'était stupide d'aller se baigner avec 3 grammes d'alcool dans le sang. Mais tant qu'ils restaient là où ils avaient pied, il n'y avait rien à craindre ! Et Micah préférait la compagnie éventuelle d'un requin égaré à celle d'une armée de grains de sable à récurer après sous la douche.

Toujours pas de réponse. Peut-être qu'en fait Sebastian était en veille. Ou peut-être qu'il avait trop bu et que Micah allait le retrouver chez eux, lové dans un nid de sous vêtements en compagnie de Carpette. Son mari faisait ce genre de trucs. Ce qui en disait long sur leur vie de couple et sur sa santé mentale derrière l'architecte qui ferait un jour la couverture des magazines.

Dans le doute, Micah profita de ce moment pour le regarder. Son profil se découpait sous la lueur de la lune. La ligne marquée de sa mâchoire, la courbe de ses lèvres, si réticentes à communiquer ce qu'il pensait ou ressentait et cette éternelle barbe rugueuse, qui le définissait dans l'esprit de l'adolescent. Elle accentuait son caractère sauvage. Cette part de lui que Micah ne pourrait jamais domestiquer avec tout l'amour et les câlins du monde.

« C'est ici qu'on s'est rencontré pour la seconde fois. » La phrase avait franchie ses lèvres sans prévenir. « J'avais tellement peur. Tu m'avais pas rappelé, j'étais certain que tu voulais plus me voir... ou pas officiellement » Il s'approcha de lui, glissa sa main dans la sienne, la serra doucement avant de se pelotonner contre lui. « T'étais un mystère pour moi à l'époque. » Il embrassa sa joue avant de se remettre à marcher. « Tu l'es toujours parfois. » Comme ce soir. Il ne le dit pas. Une explosion le prit de court, et le fit se retourner vers la fête qui battait son plein. En quelques secondes, une myriade de feux d'artifices colorés éclairèrent le ciel ainsi que que l'onde calme et obscure de l'océan.

« Regarde ! » s'écria Micah, émerveillé. Il se mit à s'agiter contre lui. « Ça me redonne envie de danser ! » Il leva vers lui un sourire brillant de plaisir et d'ébriété, puis miaula d'une petite voix demandeuse. « S'il te plaiiiiit, dis moi quelque chose, ce que tu veux ! Sinon je te jette à l'eau, et ma mère m'a toujours dit que les requins sortaient la nuit. Je pense que c'était un mensonge pour que j'aille pas me noyer quand j'étais ado et que j'ai commencé à vouloir sortir le soir. Mais quand même. » Il avait toujours soigneusement évité les bains de minuit depuis.

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MessageSujet: Re: Hold back the night ▽ micastian   Mer 24 Sep - 0:25





Micah & Sebastian


« J'voulais continuer de danser ! » râlait Micah à mes côtés. Je le comprenais. Moi aussi à sa place j’aurais voulu rester sur la piste de danse, entourés de tous les habitants de la ville et de certains de nos amis. Sauf que j’avais eu la mauvaise idée de poser mon regard sur mon téléphone portable pour en voir l’heure, et par la même occasion la date qui m’avait sauté aux yeux. C’était comme un coup dans ma poitrine. Une réalisation qui m’aurait stoppé dans n’importe quelle activité. J’avais arrêté de danser, et sans vraiment dire un mot, je nous avais éloignés du reste de la fête. Le feu d’artifice allait certainement bientôt débuter, nous aurions dû être avec tout le monde pour le voir mais… j’avais besoin d’espace.

Micah cherchait une explication à mon comportement. J’aurais dû le lui donner sans qu’il ait à chercher, mais ses théories arrivaient à m’arracher de légers sourires. Et j’avais bien besoin de sourire. Faire l’amour. Se trainer derrière une dune. Prendre un bain de minuit. Voilà certainement des activités qui m’auraient plu de faire dans d’autres circonstances. Je le gardais d’ailleurs dans un coin de mon esprit, pour une prochaine fois, ou pour… maintenant si le cœur m’en disait tout à coup.

Nous continuions de marcher, cette fois-ci en silence parce que Micah avait arrêté de parler. Je sentais son regard sur moi, comme s’il essayait de percer le mystère de mon mutisme. J’ignorais ce qui me retenait de parler. Peut-être que j’avais peur de ma réaction si j’arrivais à avouer ce qui m’arrivait. Ou peut-être que je préférais occuper mon esprit avec le bruit des vagues et le son de la voix de mon mari. Après tout, ça marchait. Il arrivait à me faire sourire, à apprécier ce moment juste lui et moi. « C'est ici qu'on s'est rencontré pour la seconde fois. » lâcha-t-il tout à coup. Je regardais autour de moi, essayant de reconnaitre cet endroit précis de la plage. A l’époque, elle était recouverte de neige, mais c’était bien là. « J'avais tellement peur. Tu m'avais pas rappelé, j'étais certain que tu voulais plus me voir... ou pas officiellement » Nos doigts s’entrelaçaient et j’accueillais avec plaisir son corps contre le mien. « T'étais un mystère pour moi à l'époque. » dit-il en embrassant ma joue. « Tu l'es toujours parfois. » Je devinais le fond de sa pensée, conscient que mon silence devait être un nouveau mystère qu’il n’arrivait pas à élucider.

C’était à mon tour d’embrasser sa joue lorsque Micah s’écria : « Regarde ! » Nos regards s’étaient dirigés vers le ciel illuminé par les feux d’artifices. « Ça me redonne envie de danser ! » Nos regards se croisaient cette fois-ci. « S'il te plaiiiiit, dis-moi quelque chose, ce que tu veux ! Sinon je te jette à l'eau, et ma mère m'a toujours dit que les requins sortaient la nuit. Je pense que c'était un mensonge pour que j'aille pas me noyer quand j'étais ado et que j'ai commencé à vouloir sortir le soir. Mais quand même. » Cette nouvelle information me fit sourire. J’admirais l’ingéniosité de la mère de Micah, et en profitais pour remonter un souvenir de la mienne. « La mienne m’a dit un jour que si elle apprenait que je m’étais baigné en pleine nuit, elle me forcerait à porter de brassards pour le restant de mes jours. » Je frissonnais en repensant à la honte que j’aurais eue à l’époque de porter des bouées devant mes copains. « Je devais avoir treize ans l’époque, ça me terrifiait. Toute ma vie j’ai refusé d’en faire dans cette ville de peur qu’elle le sache parce que… tout se sait ici. » J’avais attendu des voyages en dehors de la ville pour oser le faire.

Me souvenant de la précédente réclamation de Micah, je lâchais sa main pour nouer les miennes dans sa nuque. Je commençais à danser, lentement. « Qui a dit qu’on avait besoin de musique pour danser ? » murmurais-je près de son visage avant de déposer un baiser sur ses lèvres. Je laissais mon front retomber contre le sien et fermais les yeux, appréciant simplement la présence de l’homme que j’aimais contre moi. Je me laissais danser en suivant le rythme des vagues, en oubliant presque les explosions dans le ciel quelques mètres plus loin. C’est l’une d’elles, un peu plus forte que les autres qui me sortit de mes rêveries. Je décollais mon visage de celui de Micah et levais les yeux vers les lumières qui illuminaient la nuit. « Ça fait deux ans aujourd’hui qu’elle est morte. Ma mère je veux dire. Et… mon père aussi donc. » avouais-je en quittant le ciel pour plonger mon regard dans celui de mon époux. « J’avais presque oublié. Mais j’ai vu la date et… tout est revenu. L’annonce de mon frère, l’espoir que ma mère s’en sortirait peut-être, la découverte que… non. L’arrivée à l’hôpital, bien trop tard. L’enterrement. » Je marquais une pause et réalisais que j’avais arrêté de danser. « J’aurais tellement aimé que tu sois là à l’époque. Avec moi. » C’était quelque chose que je regretterai toute ma vie, de ne pas avoir toujours connu Micah. Mais je me réjouissais de l’avoir maintenant, chaque jour à mes côtés. Et surtout lors de moment comme ceux-ci, où j’avais seulement besoin de mon mari pour essuyer les larmes qui perlaient au coin de mes yeux.

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MessageSujet: Re: Hold back the night ▽ micastian   Ven 26 Sep - 5:35





Sebastian & Micah


Micah avait bu cinq tequila... ou six. Pas sept. Étalées sur toute la soirée, ça faisait un paquet d'alcool pour un paquet de temps. Sebastian en avait moins au compteur, et il était plus épais, et généralement moins fêlé, alors son pas était plus sûr et ses idées ne se chevauchaient sans doute pas dans sa tête comme s'il s'était pris un coup de masse derrière le crâne.

Toujours est-il que Micah n'était pas totalement ivre. Déchiré, ça oui. Sa vie de jeune père bien rangé avait endommagé sa résistance à l'alcool de lycéen adepte des soirées alcoolisées entre potes. Encore qu'il ne pouvait tellement mettre ça sur le dos de la paternité. Sa vie d'homme au foyer avait commencée quand celle de sa mère s'était mise en pause. Et c'était avant Sebastian.

« La mienne m’a dit un jour que si elle apprenait que je m’étais baigné en pleine nuit, elle me forcerait à porter de brassards pour le restant de mes jours. Je devais avoir treize ans l’époque, ça me terrifiait. Toute ma vie j’ai refusé d’en faire dans cette ville de peur qu’elle le sache parce que… tout se sait ici. »

Micah avait zappé l'origine de cette conversation, son attention happée par le feu d'artifice. Il ne savait plus pourquoi il parlait de requins et Sebastian de brassards. Ce qu'il savait en revanche, c'est qu'il avait envie de rire. Il avait le cœur léger. Il ne pensait pas aux litres de sang qui s'étaient écoulés de sa hanche, deux ans plus tôt. Il ne pensait pas non plus à tous les mensonges qu'il avait raconté depuis pour ne pas effrayer Sam.

Sebastian l'attira contre lui. Ou peut-être que c'était lui qui venait se reposer contre Micah. Il entama une danse langoureuse. De celles que Micah connaissait par cœur, qui tenait plus du câlin que du slow volontaire, et qui voulait dire que son mari avait besoin de tendresse. Il effleura sa joue de son visage, et laissa ses mains gagner ses hanches. Ses grand yeux émerveillés avaient quitté le ciel pour s'adonner à leur étreinte. A cette connexion constante, dont il était devenu l'esclave volontaire autant que son époux.

Puis Sebastian s'écarta, comme s'il avait soudainement repris conscience de son environnement. Micah leva les yeux pour admirer le jeu de lumières qui épousaient les traits de son visage. Avec une infinie douceur, il hissa une main sur sa tempe. Du revers de ses doigts, il frôla sa joue, descendit le long de son cou en un appel silencieux. Sebastian dû l'entendre, car il baissa les yeux vers lui. « Ça fait deux ans aujourd’hui qu’elle est morte. Ma mère je veux dire. Et… mon père aussi donc. J’avais presque oublié. Mais j’ai vu la date et… tout est revenu. L’annonce de mon frère, l’espoir que ma mère s’en sortirait peut-être, la découverte que… non. L’arrivée à l’hôpital, bien trop tard. L’enterrement. »

La date... Micah n'y avait pas pensé. Oh il n'avait pas oublié, non, ça de toute façon il n'aurait pas pu, même s'il le voulait. La fin du mois d'août avait fait voler leurs vies en éclat. C'est juste que là... il n'y pensait pas. « J’aurais tellement aimé que tu sois là à l’époque. Avec moi. » murmura Sebastian comme un regret.

« Je suis désolé. » répondit Micah, avec une intensité douloureuse dont il ne se pensait pas capable avec un tel degré d'alcool dans le sang. Et Sebastian semblait si malheureux, si désemparé. Il détestait le voir dans cet état. Alors le jeune homme s'approcha doucement de lui et déposa ses lèvres sur les siennes. Juste un baiser léger, pour lui montrer qu'il était là maintenant. Du pouce, il caressa le creux de son cou où sa main était restée logée. « Je suis là. » souffla t-il, avec une douce certitude. Parce que c'était vrai. Et parce que c'était des mots qu'il avait si souvent eu besoin d'entendre de la bouche de Sebastian. Son cas était différent, et les mots n'étaient pas tous les mêmes, mais ils avaient au moins ça en commun. Ce besoin de savoir qu'ils étaient là l'un pour l'autre, maintenant et pour toujours.

De son cou, sa main glissa dans la sienne et Micah esquissa un fin sourire. « On a des souvenirs de nous sur cette plage. Mais tu pourrais m'en raconter de toi avec ta famille. » proposa t-il sans trop savoir si c'était une bonne ou une mauvaise idée. « Tu sais que j'ai pas choisi la pâtisserie par hasard. C'est quelque chose que j'ai partagé avec ma mère et ça me fait du bien quand je pense à elle, d'essayer de refaire ses tartes aux pommes magiques. Elles ont jamais le même goût, » parce qu'il n'avait jamais réussi à reproduire sa recette secrète « mais les sensations et les odeurs sont les mêmes, et Sam se met toujours de la pâte partout... alors c'est un peu comme si elle était là. » Son sourire s'était fait nostalgique. Pas vraiment douloureux, parce que c'était de bons souvenirs qui lui donnaient envie de sourire. Puis le silence l'interpella. Le feu d'artifice était passé et il ne s'en était même pas rendu compte.

« Viens. » décida Micah en le faisait asseoir au bord de l'eau. « Raconte moi quelques chose que vous faisiez ici en famille. Même si c'est du sport, on essaiera de le faire ensemble ! »

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MessageSujet: Re: Hold back the night ▽ micastian   Dim 28 Sep - 22:20





Micah & Sebastian


« Je suis désolé. » J’esquissais un petit sourire. Il n’avait pas à être désolé, pourtant je ressentais l’intensité de ses paroles. Il était réellement désolé, comme moi je l’étais de ne pas avoir pu toujours être à ses côtés ou de ne parfois pas  pouvoir lui faire tout oublié. J’appréciais la chaleur dans sa voix, ce baiser qui voulait dire tant de choses. « Je suis là. »  murmura-t-il. « Merci. » Je savais qu’il était là. Je savais qu’il serait toujours là. Pourtant j’étais toujours un peu plus rassuré lorsqu’il me le disait. Il était vraiment là, toujours lorsque je n’en avais pas besoin, même lorsque je le tenais éloigné. Je n’assumais pas toujours mes sentiments, la tristesse ou la colère en moi. Dans ces moments-là, je me refermais sur moi-même, évitant d’aborder des sujets que je  savais trop douloureux. Et même là, il était présent, me forçant à m’ouvrir. Je le remerciais pour ces instants, ceux où je n’avais pas le courage de parler.

« On a des souvenirs de nous sur cette plage. Mais tu pourrais m'en raconter de toi avec ta famille. » proposa finalement Micah en glissant sa main dans la mienne. J’écarquillais mes yeux humides. « Tu sais que j'ai pas choisi la pâtisserie par hasard. C'est quelque chose que j'ai partagé avec ma mère et ça me fait du bien quand je pense à elle, d'essayer de refaire ses tartes aux pommes magiques. Elles ont jamais le même goût, » « Tes tartes sont très bonnes aussi. » le coupais-je. « Mais les sensations et les odeurs sont les mêmes, et Sam se met toujours de la pâte partout... alors c'est un peu comme si elle était là. » Je souriais en l’entendant parler. C’était exactement pareil lorsque j’étais au Morning Coffee. L’odeur du café, la sensation des tasses dans mes mains, c’était d’innombrables souvenirs qui me revenaient en tête à chaque fois. Je me souvenais de mes parents à ma place, et je les sentais d’une certaine manière toujours avec moi. « Merci. » soufflais-je contre ses lèvres après y avoir déposer un baiser. Merci d’avoir partagé ça avec moi, de me rappeler que mes parents étaient toujours là d’une certaine manière. Ou peut-être tout simplement, merci d’être là.

Je n’avais pas pris la peine d’expliquer mes remerciements. Ils avaient trop de sens pour ça. Je préférais suivre Micah en silence jusqu’au bord de l’eau. « Viens. » Je m’asseyais à côté de lui. « Raconte moi quelques chose que vous faisiez ici en famille. Même si c'est du sport, on essaiera de le faire ensemble ! » Je riais en entendant sa dernière phrase. Je déposais ma main sur sa cuisse que je caressais tendrement. « Sur la plage on… » Je regardais autour de nous, essayant de nous visualiser avec ma famille, plus jeunes, dans un coin de la plage. « Des châteaux ! » m’exclamais-je tout à coup en voyant un semblant de pâté de sables un peu plus loin. Surement les ruines de l’œuvre d’un gamin ayant passé son après-midi ici. « J’adorais faire des châteaux de sable. J’adorais faire les plus gros châteaux de la plage ! » Un large sourire se glissa sur mon visage, le souvenir de toutes mes plus belles œuvres me revenant en tête. « Qui sait, c’est peut-être de là qu’est venu ma passion pour l’architecture. » réalisais-je tout à coup.

De ma main libre, je creusais sans m’en rendre compte le sable près de nous. Un nouveau souvenir remontait à la surface. « J’adorais enterrer mon père. » lâchais-je tout à coup. « Ensabler ? » tentais-je de rectifier. « Enfin, je creusais un trou et le recouvrais quoi. Il était toujours mort de rire et se prêtait au jeu. » Je riais en prononçant ces mots. Je me souvenais de la fierté que j’avais à faire rire mon père comme ça. Toujours heureux d’appeler ma mère pour lui montrer nos bêtises. Je relevais le regard vers Micah, et une certaine malice dans mes yeux toujours luisants de larmes, lui demandais : « Tu m’aides à creuser un trou ? ». Avant qu’il me réponde quoi que ce soit, je me jetais sur lui et roulais sur le sable frais de la nuit. Assis sur les fesses de mon mari, je profitais de la position pour lui enlever sa chemise déjà à moitié tombée. « Je vais pas t’ensabler avec tes vêtements ! » me justifiais-je comme le bon époux que j’étais. « Mais qu’est-ce que c’ – MICAH ! »

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MessageSujet: Re: Hold back the night ▽ micastian   Jeu 2 Oct - 23:47





Sebastian & Micah


« Sur la plage on… Des châteaux ! » s'écria Sebastian en désignant un tas informe. Micah plissa les yeux dans le noir parce que hey, il n'y avait pas tellement de brasiers par ici et il n'avait pas développé une super vision nocturne. Et... même en regardant bien le tas ressemblait à un tas.

« J’adorais faire des châteaux de sable. » enchaîna Sebastian sans griller l'air profondément dubitatif de sa moitié qui en était encore à chercher les mots manquant dans la phrase précédente. « J’adorais faire les plus gros châteaux de la plage ! » Sérieusement ? Et c'était lui le geek à lunettes ? « Qui sait, c’est peut-être de là qu’est venu ma passion pour l’architecture. »

« Quand je vois tes passions dans la vie j'me demande comment t'as fini par être aussi musclé à la fin de l'histoire. » ironisa Micah, mi amusé, mi perplexe.

Plongé dans ses souvenirs, Sebastian se contentait d'observer le sable s'écouler de ses doigts. « J’adorais enterrer mon père. » dit-il plein de nostalgie. Et, okay. « Aww, c'est tellement mignon. Pas du tout psychopathe, ou quoi que ce soit. » rétorqua Micah parce qu'il n'avait aucun instinct de survie, et que son tact s'était fait la malle en même temps que le vocabulaire de son mari. D'ailleurs, l’intéressé rectifia : « Ensabler ? Enfin, je creusais un trou et le recouvrais quoi. Il était toujours mort de rire et se prêtait au jeu. »

La nostalgie avait laissé place au rire dans sa sa voix, et Micah le vit lever ses yeux brillants de larmes contenues. Il tendit le bras avec douceur, et toucha le visage de Sebastian. Du bout des doigts, précautionneusement, comme s'il s'agissait d'un animal  sauvage prêt à lui sauter dessus. Ce qu'il était dans un sens. Brisé, beau, infiniment tendre et parfois hors d'atteinte, avec cette manie qu'il avait lécher ses blessures seul.

« Tu m’aides à creuser un trou ? » Micah retroussa les lèvres dans une petite moue interrogatrice. Il comptait l'enterrer ? Et pourquoi il le regardait comme ça ? Avec ses yeux luisants dans la nuit comme deux fentes carnassières.  Quoi ? Il n'allait quand même pas le tuer pour de vrai juste parce qu'il l'avait traité de psychopathe –  pour la deuxième ou troisième fois depuis qu'ils étaient ensemble, okay, mais quand même ! Oh mon dieu, il allait le faire ! Micah eut juste le temps de tendre les muscles pour recevoir l'assaut de plein fouet. Il roula au sol dans un « – eeeep ! » couiné tant bien que mal le nez dans le sable.

« Je vais pas t’ensabler avec tes vêtements ! » entendit-il pendant que l'animal assis sur ses fesses s'acharnait à lui arracher sa chemise dans un effort évident pour le ligoter, parce qu'il avait les bras emmêlés dans ses manches derrière son dos et – pour l'amour du ciel – ça n'aurait pas du être excitant, sauf que pour une obscure raison que Micah refusait d'analyser, ça l'était totalement.

Après un siècle d'effort à s'agiter comme un baleineau dans un filet de pêche, l'adolescent récupéra ses bras. Ouf, enfin ! Il se hissa tant bien que mal sur ses coudes lorsqu'un « MICAH ! » à faire trembler les murs roula dans toute son épine dorsale. « Quoi encore ? » s'écria t-il d'une voix un peu trop haut perchée à son goût.

Un doigts accusateur s'enfonça dans le creux de ses reins. Ne pas ronronner. Non Micah. Son dos se cambra malgré lui, et Micah se mordit la lèvre. « Quoiiii ? » couina t-il cette fois, avant de réaliser. « Oh ! » Sa tête pivota derrière lui, pour accrocher le visage de Sebastian baissé vers l'objet du délit : son tatouage. Un demi sourire félin vint ourler les lèvres du coupable. « Avoue que ça t'excite. » susurra t-il en remuant ses fesses pas du tout repentant.

Sebastian suivait les lignes encrées dans le bas de son dos, concentré ou juste en colère, comme si on lui avait enfoncé un cactus dans la gorge, mais il marqua une pause à la question et leva la tête pour le regarder d'un air incrédule. « Okay, pas la peine de faire ta tête constipée, c'est un tatouage au henné. »

Il soupira et croisa ses bras devant lui pour y poser son menton. « Et puis c'est vrai que j'suis à toi. » Il eut un pauvre sourire désabusé. C'était une cause perdue depuis longtemps mais il aimait le dire à voix haute à défaut de le marquer sur son corps. Il l'avait répété chaque heure de chaque jour, après chaque crise de larmes, après chaque cauchemars où le spectre de son père rampait sur sa peau en sueur. Pardon, je suis à toi, je t'aime, murmurait-il en se blottissant dans les bras de Sebastian. Un an et demi plus tard, ça ne l'avait pas quitté.

« Au lieu de râler, tu devrais m'enlever mon pantalon si tu veux vraiment jouer les fossoyeur de bac à sable. » lança t-il, joyeusement, chassant ses idées noires. « De toute façon j'ai pas envie de réessayer de faire rentrer l'idée d'un tatouage dans ton crâne aloooors, on va dire que c'est un truc. Mon truc. Définitivement pas le tien. Juste... » Il dénoua le bracelet de cuir de sa montre. « Garde ça avant de m'enterrer. »

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MessageSujet: Re: Hold back the night ▽ micastian   Sam 4 Oct - 19:03





Micah & Sebastian


« Quoi encore ? » râlait Micah qui ne comprenait toujours pas quel crime il avait encore pu bien commettre. « Quoiiii ? » répéta-t-il lorsque j’enfonçais un doigt à l’endroit où s’était installé son méfait. « Oh ! » comprit-il enfin en se contorsionnant. « Avoue que ça t'excite. » Le voir remuer comme ça ? Oui, ça m’excitait. Le « Open my ass » dans le bas de son dos… beaucoup moins. Je haussais les sourcils, une pointe de désespoir dans le regard en guise de réponse. Je parcourais l’inscription d’un doigt, sans trop savoir pourquoi. Peut-être que j’espérais que mon index se transformerait tout à goût en gomme. « Okay, pas la peine de faire ta tête constipée, c'est un tatouage au henné. »

J’avais rapidement fait le lien entre le stand de tatouage au henné et celui sur le dos de mon époux. C’est pourquoi je ne transpirais pas  le soulagement, mais esquissais plutôt un sourire  amusé en relisant une énième fois l’inscription. « Et puis c'est vrai que j'suis à toi. » Je pouvais sentir Micah se plonger dans ses pensées. Comme si d’un coup il se déconnectait de la conversation pour en avoir une avec lui-même. Je le laissais tranquille quelques instants avant de me coucher à moitié sur lui pour venir déposer un baiser sur sa joue. « Au lieu de râler, tu devrais m'enlever mon pantalon si tu veux vraiment jouer les fossoyeur de bac à sable. » Je riais contre sa joue et déposais un nouveau baiser. « Je râle pas ! Enfin, plus. » me justifiais-je aussitôt. « De toute façon j'ai pas envie de réessayer de faire rentrer l'idée d'un tatouage dans ton crâne aloooors, on va dire que c'est un truc. Mon truc. Définitivement pas le tien. Juste... » Je fis une petite moue en entendant ses paroles. Je ne savais pas trop quoi y répondre. Et dans le fond, je sentais qu’il ne voulait pas que je le fasse. Comme si… ce n’était pas le moment. « Garde ça avant de m'enterrer. » Ce n’était définitivement pas le moment.

J’acceptais sa montre sans broncher et la déposais sur sa chemise à côté de nous. J’offrais un peu plus de liberté à Micah pour qu’il se retourne sous moi. « T’es bête. » lâchais-je en cachant l’immense sourire qui égayait mon visage. « Mais ça fait partie des raisons pour lesquelles je t’aime. » Je venais embrasser maladroitement les lèvres de mon mari. « Et je répondrai aux ordres de ton tatouage très bientôt. » murmurais-je contre sa bouche avant de l’embrasser à nouveau.

Mes mains glissaient jusqu’à sa ceinture et je libérais rapidement Micah de son pantalon. Je me relevais et cherchais le coin parfait pour l’ensabler. Si je ne trouvais pas immédiatement l’endroit dont je rêvais, je trouvais néanmoins du matériel abandonné pour nous aider. Sans rien dire à Micah, je filais quelques secondes à quelques mètres de là. J’en ramenais une petite pelle en plastique que je tendais à mon époux. « Cadeau ! » lançais-je, fier de ma trouvaille et de ma bêtise. Armé de mes seuls mains, je commençais à creuser dans le sable entre nous deux. Je jetais de temps en temps un regard à Micah, plongé avec sérieux dans son travail. « J’espère que personne va décider tout à coup de venir sur la plage. » remarquais-je en appuyant du regard le corps dénudé de Micah. Deux hommes adultes qui creusent en trou à minuit c’est déjà bizarre. Mais ça l’était encore plus quand l’un d’eux était à moitié  nu et tenais une mini pelle de gamin entre les doigts.

Après un moment, et une fois que le trou commençait à ressembler… à un trou, je relevais le visage vers Micah. « Merci. » murmurais-je, quelque peu ému. « Je sais pas si tous les maris de la Terre accepterait de faire tout ce que tu fais pour moi. » Bien sûr que si je savais. Aucun mari de la Terre accepterait de faire tout ça. J’étais simplement l’homme le plus chanceux de tous. Qui d’autre que Micah aurait accepté que je l’ensable pour que j’oublie, même quelques instants, l’anniversaire du décès de mes parents ? J’avais envie de rire et de pleurer à la fois. Alors sans vraiment me contrôler, je fis les deux, ce qui produisit un son indescriptible et très étrange. « Je t’aime. » lui confiais-je, un petit sourire aux coins des lèvres et les yeux embués de larmes. Je ne pouvais rien dire de plus, parce que c’était dans des moments comme ceux-ci que je m’en rendais le plus compte et que rien d'autre ne comptait.

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MessageSujet: Re: Hold back the night ▽ micastian   Sam 11 Oct - 16:28





Sebastian & Micah


« T’es bête. Mais ça fait partie des raisons pour lesquelles je t’aime. »

Sebastian l'embrassait. Et comme à chaque fois, les neurones de Micah fondaient dangereusement à son contact tandis que ses préoccupations concernant un éventuel tatouage s'en retournaient dans un recoin sombre et oublié de son esprit. Les lèvres de Sebastian et son corps qui se rapprochait du sien étaient une activité bien plus exaltante !

« Et je répondrai aux ordres de ton tatouage très bientôt. » susurra la tentation incarnée contre ses lèvres. Micah inclina le visage pour les cueillir entre les siennes. « J'espère que c'est une promesse. » ne put-il s'empêcher de répliquer, piqué au vif par ses hormones bouillonnantes, même si... ce n'était pas tellement le moment.

Langoureusement, le jeune homme fit glisser ses mains au creux de ses reins sous sa chemise. Il longea la peau chaude de son dos en suivant sa colonne vertébrale, traça la courbe de ses stupides muscles juste là entre ses omoplates – Micah ne savait même pas qu'on pouvait développer autant de muscles à cet endroit avant... et bien avant Sebastian – et poussa pour l'amener contre lui, prolongeant leur étreinte. Parce que c'était intime et rassurant. Et qui si ça l'était pour lui, ça devait l'être pour Sebastian.

Leur séance de câlin ajournée et une pelle en plastique plus tard, sa future tombe de sable prenait forme. Et Sebastian – Sebastian le remerciait et lui disait qu'il l'aimait mais... ses mots sonnaient comme une plainte. Micah releva ses yeux vers les siens, envahis de larmes à nouveau, et son cœur tomba dans sa poitrine. « Je suis désolé. » s'excusa t-il, penaud. « J'aurais pas du te demander de me parler de toi. Ça marche – pour moi. Mais à l'évidence juste pour moi. » Il se mordit la lèvre, anxieux. Puis sa main gagna automatiquement celle de Sebastian en un mince réconfort.

Il ne voulait pas le faire souffrir davantage. Qu'il avait été stupide à croire bien faire ! Éveiller de bons souvenirs qui le feraient rire et sourire. Sebastian s'était toujours montré secret et renfermé lorsqu'il souffrait. En le poussant à se confier, Micah n'avait fait que tisonner une plaie déjà à vif à cause de ce fichu feu d'artifice qui annonçait l'arrivée du 24 aout.

Fébrile, il observait partout autour d'eux à la recherche d'une échappatoire. « Je sais. » Il resserra ses doigts autour de ceux de son mari, et lui lança un sourire encourageant. « Viens avec moi. »

Il le relâcha seulement le temps d'enfiler son pantalon et de jeter sa chemise sur ses épaules. Puis de nouveau, le jeune homme entraina son époux à la fête. Il fit un détour par un stand de nourriture où il fit le plein de beignets frits bien gras dans un cornet avant de les mener cette fois dans une autre direction. Il y avait un petit parc non loin de la plage, et bien qu'il fut fermé, Micah sauta aisément par dessus la barrière avec toute son l'agilité de vilaine fouine. Il s'affala dans un banc, posant son sac à côté de lui, entoura Sebastian de ses bras lorsqu'il le rejoignit.

« Pardonne moi. » commença t-il, plein de remords. Il avait parlé à voix basse, soudainement intimidé d'avoir posé le doigt sur une blessure trop profonde qu'il avait toujours évité par pudeur. Il se serra doucement contre lui, comme une excuse. « J'aurais bien voulu les connaître. » Comme il le connaissait lui. « Pas comme les patrons du Morning Coffee. Parce que toi, t'étais le patron du Morning Coffee, et on peut pas dire que tu m'inspirais beaucoup d'amour. » Il eut un presque sourire en repensant à Sebastian Sadique Petterson. A cet homme bourré de défauts, qui l'avait séduit l'espace d'une soirée. « J'suis sûr qu'on aurait eu un premier contact difficile. » Il leva ses prunelles brunes, éclairées par la lumière vacillante des lampadaire, vers le le visage de Sebastian. « C'est vrai quoi. Entre toi et Charlie, l'univers a prouvé qu'il me faut un certain temps pour apprivoiser les Petterson. » Et qu'il ne pouvait plus se passer d'eux après. Tellement qu'il avait maintenant deux minuscules Petterson blondes endormies dans leurs petits lits à l'heure qu'il était. Micah se lécha les lèvres et ajouta d'un air songeur. « J'espère que nos filles me feront pas passer cette douloureuse étape quand elles seront en âge de développer le gêne anti Summers. Elles ont tes gênes, c'est obligé à un moment elle vont m'en faire baver. Surtout Quinn, elle est comme – un mini toi, mais blond et avec une petite bouille adorable et toute douce à la place de la barbe. » En à peine 7 mois, Quinn avait élevé sa maitrise de la Seb face au rang d'art. Micah était comme... en constante admiration devant ses mimiques, mais il restait honnête sur les séquelles d'un tel code génétique : un jour son bébé se changerait en huitre paranoïaque, sportive et maniaque du contrôle.

Pas que Sebastian était une mauvaise influence. Hum... non pas du tout.

Le jeune homme décrocha une main de la taille de Sebastian pour attraper un beignet qu'il lui présenta pour qu'il croque dedans. Il étaient heureux, songea t-il en contemplant le sucre étinceler sur ses lèvres humides. Ils étaient une famille tous les cinq. Les filles grandiraient entourées de leur cousin Jamie, de tonton Charlie. Et de tonton Crash aussi. Il n'était pas plus lié par le sang que Sebastian ne l'était avec Samarah, ou lui avec Mary et Quinn. Ils étaient tous de sa famille pourtant. De celle qu'il s'était choisi. « Il n'y à aucun autre endroit où je voudrais être plus qu'ici en ce moment. »

Il prit une inspiration, et dans un geste rendu un peu hésitant par son échec cuisant sur la plage, se pencha pour poser ses lèvres sur celles de Sebastian. Comme une attention maladroite. Il n'était pas vraiment possible d'être maladroit en embrassant si chastement, mais ce que Micah souffrait de son habituel enthousiasme sauvage aux abonnés absents, il le compensait par l'évidente tendresse du geste.

« Je sais, » murmura le jeune homme en étouffant un rire gêné, alors qu'il s'écartait et détournait la tête pour se nicher quelque part entre son épaule et le creux de son cou. « embrasser quelqu'un comme ça, au clair de lune, c'est totalement cliché et ça fait ado. Mais contrairement à toi monsieur le dinosaure, mon adolescence ne remonte pas à si loin que ça. »

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MessageSujet: Re: Hold back the night ▽ micastian   Mar 14 Oct - 22:27





Micah & Sebastian


Sans trop savoir comment ou pourquoi, Micah et moi étions passés de la plage au parc, en faisant un détour par la fête mexicaine. Je m’étais laissé guider par mon mari que je jugeais plus apte à décider d’un bon programme pour me changer les idées que moi. Au final, les câlins sur le banc du parc et les beignets récoltés à la fête… me convenaient parfaitement. « Pardonne moi. » murmura Micah. « Pourquoi ? » demandais-je d’une petite voix, sans comprendre ce qui avait bien pu rendre Micah dans cet état. Je me serrais un peu plus contre lui, déposant un baiser rassurant sur sa joue. « J'aurais bien voulu les connaître. Pas comme les patrons du Morning Coffee. Parce que toi, t'étais le patron du Morning Coffee, et on peut pas dire que tu m'inspirais beaucoup d'amour. » Je riais doucement en entendant ses explications. On avait parcouru un long chemin depuis cette époque. « J'suis sûr qu'on aurait eu un premier contact difficile. » Je fis une petite moue songeuse, essayant d’imaginer mes parents avec Micah. C’était… loin d’être facile. Mais au fond de moi, je savais qu’il n’avait pas tort. « C'est vrai quoi. Entre toi et Charlie, l'univers a prouvé qu'il me faut un certain temps pour apprivoiser les Petterson. » Je riais à nouveau et déposais un baiser sur le nez de mon mari. « Je pense que mes parents t’auraient immédiatement adoré. » avouais-je honnêtement. « Mais ils auraient pris un plaisir fou à te faire penser le contraire, à t’embêter et te provoquer constamment. » Ils auraient accepté mes choix et auraient facilement été attendri par Micah, mais j’étais certain qu’ils se seraient amusés à le faire tourner en bourrique. Parce qu’ils étaient comme ça, tout simplement.

« J'espère que nos filles me feront pas passer cette douloureuse étape quand elles seront en âge de développer le gêne anti Summers. Elles ont tes gênes, c'est obligé à un moment elle vont m'en faire baver. Surtout Quinn, elle est comme – un mini toi, mais blond et avec une petite bouille adorable et toute douce à la place de la barbe. » Vexé de ne pas avoir comme notre fille « une petite bouille adorable », je venais frotter le visage de Micah avec ma fameuse barbe. « Je sais pas si c’est vraiment une histoire de gêne. » expliquais-je en me frottant toujours contre mon mari. « Elles vont grandir avec ta petite sœur qui t’adore et ton mari qui te voue un culte. Elles ne pourront qu’être folles de leur papa Micah. » Je les imaginais déjà à se battre pour décider laquelle des deux l’aimaient plus. Et j’arriverais à les faire tomber d’accord on disait qu’elles l’aiment tout autant l’une que l’autre. Et de toute façon… c’est moi qui l’aimais le plus.

Je croquais dans le beignet que me tendait Micah et léchais mes lèvres pour en enlever les quelques grains de sucre qui y restait. J’observais mon mari silencieusement, curieux de savoir ce qu’il pouvait bien penser à cet instant. Comme s’il l’avait compris, il reprit la parole : « Il n'y a aucun autre endroit où je voudrais être plus qu'ici en ce moment. ». J’esquissais un sourire ému en l’entendant. Malgré toute la tristesse qui avait pu m’habiter un peu plus tôt, j’étais heureux d’être là, avec lui. Même dans les pires situations, il réussissait à me redonner le sourire, à me faire me sentir aimé, à me rappeler que j’avais plus de raisons d’être heureux que l’inverse. Alors j’accueillais ses lèvres avec plaisir, les embrassant tendrement.

« Je sais, » commença Micah avant de venir enfouir son visage dans mon cou. « embrasser quelqu'un comme ça, au clair de lune, c'est totalement cliché et ça fait ado. Mais contrairement à toi monsieur le dinosaure, mon adolescence ne remonte pas à si loin que ça. » Je menais ma main sur l’arrière de son crâne et caressais ses cheveux, riant avec lui lorsque je déposais un baiser sur sa tempe. « Tu sais combien j’aime les clichés. » murmurais-je contre sa peau rafraichi par le vent marin.  Notre vie était rythmée par les clichés depuis cette première soirée ensemble, un an et demi plus tôt. Et celle-ci… ne faisait pas exception.

Je me repositionnais un peu plus confortablement sur le banc et maintenais Micah contre moi, caressant chaque parcelle de son corps que je pouvais atteindre. « J’ai plus jamais envie de partir d’ici. Ou de te lâcher. » lâchais-je en serrant un peu plus mon étreinte. Personne ne nous attendait. Personne ne viendrait nous déranger. Personne ne nous empêcherait de rester là encore quelque temps.

***

Il avait tout de même fallu partir. Ne serait-ce parce que j’avais fait une promesse à mon mari et que j’avais besoin de notre lit pour la tenir. « Open my ass » avait-il voulu que je fasse. Aucune tristesse ne m’aurait empêché de le faire. Au contraire, rien ne me permettait plus de me changer les idées qu’une nuit à faire l’amour à mon mari. Toute la tendresse, l’amour et le plaisir que son corps et ses baisers me procuraient effaçaient la douleur que ce triste anniversaire m’offrait.

Et au réveil, ce sont les petites mains de bébés que Micah était venu apporter dans notre lit qui me réchauffait le cœur. Elles s’accrochaient à moi, jouaient avec ma barbe comme si c’était leur doudou préféré, et me tiraient de mon sommeil d’une manière délicieuse. « Bonjour mes amours. » murmurais-je en entrouvrant les yeux pour tomber nez à nez avec leurs jolies minois. Je tournais un peu plus mon regard pour tomber sur celui de Micah, de l’autre côté du lit. « Bonjour, mon amour. » lançais-je à moitié endormi, mais un immense sourire sur le visage. Je lui envoyais un baiser de loin, les filles entre nous d’eux m’empêchant de bouger pour venir le déposer sur ses lèvres. Leurs gazouillis enchantaient mes oreilles, leurs petits gestes brusques enchantaient mes yeux. Je me souvenais du jour de leur naissance, de la première fois où j’avais posé le regard sur elles. Elles avaient tellement grandi. La réalité de la date se rappelait à moi et la tristesse de me dire que nos enfants ne rencontreraient jamais leurs grands-parents me frappaient. Cependant… je ne voulais plus y penser. Même si la journée serait dure, j’étais prêt à me concentrer sur les petites choses qui rendaient ma vie à présent… magnifique. Et c’était ma famille, celle qui m’accompagnait en ce moment.

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MessageSujet: Re: Hold back the night ▽ micastian   Ven 17 Oct - 19:38





Sebastian & Micah


Micah s'était réveillé dans les bras de Sebastian. Prisonnier de son étreinte, de sa chaleur et de son odeur. Une pâle lumière matinale effleurait ses paupières closes, signe que le jour se levait à peine. A force de se lever aux aurores pour faire l'ouverture du café, son corps lui refusait de longues grâces matinées à pioncer sans vergogne dans les bras de son mari.

Micah poussa un miaulement plaintif, et se tassa un peu plus contre son oreiller personnel.

Ce n'est pas parce qu'il ne pouvait pas dormir qu'il était obligé de se lever.

Il serait volontiers resté là, comme la loque la plus câline de l'univers, si un gazouillis significatif ne s'était pas fait entendre à travers le babyphone.

« Méééé... » maugréa le jeune père, très au fait de ses devoirs de père justement. Une partie de lui avait envie de réveiller Sebastian, l'autre avait majoritairement décidé de se lever, parce qu'inutile de se voiler la face : Micah adorait retrouver ses bébés au saut du lit. Il n'avait pas toujours le temps. Alors c'était des moments qu'il chérissait chaque fois qu'il en avait l'occasion.

Il se leva néanmoins avec la vivacité d'une huître grabataire. Il avait la tête encore lourde de l'alcool ingurgité la veille, ses cuisses collaient d'un mélange obscène de fluides séchés et une douleur lancinante dans une zone intime de son anatomie lui rappelait combien Sebastian avait pris au mot le « open my ass » tatoué dans le bas de son dos.

Il enfila un pantalon de pyjama trop large qui lui tombait sur les hanches et fila tout droit dans la chambre des filles. Crème de marron était là, à monter la garde, tapi comme un gros paillasson devant la porte. Pour une obscure raison, l'animal avait élu domicile devant la chambre de Mary et Quinn. Micah mettait ça sur le compte de son adoption à peine un mois avant l'arrivée des jumelles. Les autres animaux avaient tous choisis leur maître depuis longtemps. Pour Carpette c'était Sebastian, pour Cachou c'était lui. Crème... le sale petit bâtard obéissait volontiers à Sebastian – comme si c'était une surprise, honnêtement, n'importe quel être vivant marchait au pas pour peu que Sebastian élève la voix de quelques décibels – mais il avait définitivement adopté les jumelles comme bébés-de-la-meute-à-protéger.

Le chien poussé, Micah se faufila à pas de velours dans la chambre. Aussitôt des petits mains apparurent dans son champ de vision alors qu'il se penchait vers leurs lits. Quinn gigotait dans tous les sens, parfaitement réveillée. Peut-être agacée par le foutoir dans sa couche aussi... A la guerre comme à la guerre. Micah attaqua l'atelier couches à grand renfort d'oreilles de doudou à mâchouiller et de bisou sur le ventre. Il n'avait pas pris de douche lui-même, mais si le jeune homme ne se préoccupait que partiellement de son hygiène, il était un père exemplaire soucieux de celui de ses filles. Et puis okay, il aimait bien l'odeur de sexe qui émanait encore de sa peau trop chaude au levé du lit.

Une poignée de minutes plus tard, il refermait la porte de sa propre chambre au museau de Crème et déployait son escadron de bébé sur le torse de Sebastian. C'était comme si le recouvrir d'amour allait emmitoufler son cœur de bonheur. Comme un bouclier contre la désolation de la perte liée à cette journée. C'était futile, Micah le savait bien. Mais le jeune homme ne pouvait se défaire de cette candeur qui l'avait toujours caractérisé face aux situations de crises.

« Bonjour mon amour. » répondit-il en écho à Sebastian qui se réveillait à son tour. Ses yeux étaient comme happés par les bébés. Il souriait, et Micah sentit son cœur bondir de joie silencieusement dans sa poitrine. « Je crois que Mary t'en veut. » pouffa t-il, parce qu'elle lui tapotait avec insistance le menton d'une main maladroite, pendant qu'elle entortillait ses doigts dans sa petite bouche de l'autre. « Elle a été très docile avec moi. » remarqua t-il d'un petit air supérieur narquois. « Ou alors c'est ta barbe qui la passionne. »

Il alla s'agenouiller tout près d'eux. Affectueusement il passa ses doigts dans les fins cheveux blonds de Mary, puis dans son dos. Elle s'agita sur sa couche en réponse. Ça devait être confortable, évoluer sur une couche moelleuse en poussant sur ses fesses pour aller d'un endroit à un autre. De son côté, Quinn avait entreprit de se hisser en rampant sur le visage de Sebastian. Ou juste de lui coller ses mains partout sur la figure. Quoi qu'il en soit, Quinnie évoluait définitivement du tire-fesses au rampage. Elle ne se tenait pas encore sur ses quatre pattes et remuait plutôt comme un asticot, mais la technique arrivait doucement. Alors Micah l'encourageait à ramper, même si ça devait passer par la tête de Sebastian.. « Woah, regarde comme elle t'escalade bien ! » Il écopa de deux grands yeux bleus iridescents, joyeusement levés vers lui. « Ça c'est mon bébé. Enfin – le bébé de Sebastian. Une petite sportive, juste comme papa ! » Puis son regard dériva sur Mary. Elle observait sa sœur, ses doigts toujours fourrés dans sa bouche, un filet de bave coulant innocemment au coin des lèvres.

Et c'est n'est pas qu'il s’inquiétait pour son développement. En fait si, mais il avait lu sur un forum de mamans que c'était parfaitement normal qu'un des deux jumeaux reste à la traîne par rapport à l'autre. Mais une question le titillait malgré tout. « Tu crois que c'est possible que Quinn ai décidé de se calquer sur toi ? » demanda t-il à Sebastian, avant d'ajouter du bout des lèvres. « Et Mary sur moi ? » Parce que, hmm... Pas sportive, chiante à taper sur Sebastian, fan de sa barbe. Ils avaient définitivement quelques traits communs !

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MessageSujet: Re: Hold back the night ▽ micastian   Lun 20 Oct - 22:07





Micah & Sebastian


« Je crois que Mary t'en veut. » lâchait Micah après m’avoir dit bonjour à son tour. Je tournais un regard curieux vers lui, ne comprenant pas tout de suite pourquoi il disait ça. « Elle a été très docile avec moi. » reprit-il après m’avoir indiqué d’un regard la main de notre fille qui tapotait mon menton. J’essayais de bouger mon visage de sorte à ce qu’elle touche mes lèvres, feignant de manger ses petits doigts. « Ou alors c'est ta barbe qui la passionne. » Je déposais un baiser sur la peau de bébé de Mary et la laissais reprendre ses petites tapes. « Comme papa Micah. » confiais-je à notre beau bébé tout blond. Elle avait dû hériter ça de lui, sa passion pour les poils de mon visage. Je glissais une main près d’elle et tapotais de mon index son tout petit menton, opérant une sorte de mimétisme de ce qu’elle faisait.

Je commençais à accueillir sur mon visage Quinn qui grimpait sur moi comme si j’étais son mont Everest. Micah, qui s’était rapproché, ne se fit pas attendre pour relever l’exploit de notre fille :
« Woah, regarde comme elle t'escalade bien ! ». Je riais doucement en feignant des petits cris, comme si Quinn était en train de m’attaquer. Je glissais une main dans son dos pour prévenir tout risque de chute. « Ça c'est mon bébé. Enfin – le bébé de Sebastian. » « Notre bébé. » le rectifiais-je, plutôt fier de dire que c’était notre petite merveille. « Une petite sportive, juste comme papa ! » Je ne pouvais qu’acquiescer. Même si je voyais dans chacune d’entre elles une part de nous d’eux, je pouvais difficilement nier l’endurance de Quinn qu’elle avait dû hériter de moi.

« Tu crois que c'est possible que Quinn ait décidé de se calquer sur toi ? » demanda Micah tandis que j’avais enroulé délicatement mes bras autour des filles pour les étreindre. « Et Mary sur moi ? » Je levais un regard surpris sur Micah qui avait une petite mine inquiète. « C’est possible oui. » répondais-je simplement en me redressant un peu. J’invitais Quinn à aller contre son père, et gardais Mary contre moi. « Elles prennent modèle sur nous. Chacune d’entre elles nous piquent ce qu’il leur plait. Mais elles ont toutes les deux de nous. » Je tendais une main pour caresser la joue de Quinnie. « Regarde-la. Elle est peut-être sportive comme moi, mais elle est casse-cou comme toi. Toujours prête pour faire des bêtises. » C’était l’un des traits de caractère que j’aimais le plus chez Micah, son don pour l’aventure, sa non-conscience des dangers autour de lui. Ça m’effrayait, mais j’aimais ça chez lui. Chez eux. « Et prends Mary, elle préfère prendre son temps. Elle est plus raisonnée, comme moi. Ça ne l’empêche pas de se laisser embarquer dans les bêtises de sa sœur. » Je marquais une pause et posais mon regard sur Micah. « Comme moi avec toi. » Je m’en souviendrais des escapades dangereuses lors de nos voyages ensemble.

« Alors oui, Quinn m’a piqué mes grimaces. Et oui, Mary a ta gesticulation. Mais elles ont de nous deux. » Ce n’était pas évident de voir notre lien de parenté au premier regard, ni Micah ni moi n’avions des yeux bleus et une chevelure blonde. Mais lorsqu’on passait un peu de temps avec elles, on décelait vite ces petits détails qui faisaient d’elles des Summers-Petterson. « Vous êtes bien les filles de vos pères. » concluais-je en déposant un baiser sur le crâne de Mary, et faisant de même auprès de Quinn dans les bras de Micah.

***

Des câlins, des baisers et des douches (séparées) plus tard, je laissais Micah emmener Quinn préparer les biberons pendant que je gardais Mary près de moi. J’ignorais de qui elle avait hérité ça, mais elle adorait lorsque je l’amenais dans mon bureau lorsque je travaillais. Une idée m’était venue sous l’eau, et il fallait que je la couche sur le papier pendant qu’il était encore temps. Simplement vêtu d’un bas de pyjama, et le bébé sur les genoux, je penchais sur ma feuille lorsque j’entendis la sonnette de l’entrée. Mary fut intriguée quelques secondes par ce bruit qu’elle connaissait sans trop l’identifier, mais elle retourna vite à l’observation du dessin qui prenait forme sous ses yeux. Elle mâchouillait l’oreille de son renard en gardant son regard figé sur mon crayon.

Après quelques minutes, la faim de son petit déjeuner se rappela à elle, et elle commença à gesticuler sur ma cuisse. Je posais mes affaires et venais caler le bébé son mon torse, prêts à rejoindre Micah que j’entendais parler dans l’entrée. Je devinais une voix de femme, sans pour autant la reconnaitre. Curieux, je quittais le bureau pour les rejoindre. Une femme blonde, dans la quarantaine, se tenait devant mon mari et Quinnie. « Bonjour. » saluais-je notre invitée surprise, un sourire poli sur les lèvres.

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MessageSujet: Re: Hold back the night ▽ micastian   Ven 24 Oct - 19:03





Sebastian & Micah


Micah bataillait. Son premier biberon sous le coude, le deuxième serré (mais pas trop) dans sa main, il tentait de visser la tétine qui se rebellait obstinément depuis une bonne trentaine de secondes tout en répondant au téléphone coincé entre son oreille et son épaule. C'était une acrobatie digne d'une numéro de cirque. Le cirque Summers-Petterson.

« Elle voulait parler à Sebastian. » expliquait Stan à l'autre bout du fil. « Mais comme je connais pas son numéro par cœur, j'lui ai filé votre adresse. Je pensais que c'était pareil. »

Stan était passé au Morning Coffee ce matin. Apparemment il y avait oublié les clés de chez lui avant la fête la veille, et était revenu les chercher après avoir passé la nuit chez dieu-sait-qui. Le café était fermé, mais de ce que Micah avait cru comprendre entre deux jurons colorés retenus dans sa gorge, une cliente attendait l'ouverture. Pour voir Sebastian.

« Ouais, ok Stan, écoute, j'suis un peu occupé là tout de suite. » Le biberon se ferma d'un coup sec dans un scouic sonore et Quinn poussa un petit cri de contentement. « Ah-ah ! » s'écria Micah, victorieux. Et dire que le monde entier l'accusait de manquer de coordination ! Puis à Stan « Quinnie veut son ptit dej', j'te laisse. »

La petite affamée tire-fessait/rampait dans sa direction. Elle se stoppa, et remua sur ses fesses en voyant Micah approcher. Quinnie n'avait que 7 mois, mais il la soupçonnait d'avoir déjà pris l'habitude de le stalker et de le regarder silencieusement se battre avec un tas d'objets inanimés en profitant du spectacle. Exactement comme Sebastian quand il le contemplait pâtisser, parfois des heures durant.

Ding dong

Le père et la fille tournèrent en même temps la tête vers la porte alors qu'il la soulevait contre lui. Ses deux biberons dans une main, et Quinnie dans un bras, Micah observa la porte avant d'opter pour une tentative d'ouverture à l'aide de son coude.

Une femme se tenait devant lui. Elle avait la quarantaine environ, et ses longs cheveux blonds foncés se découpaient dans la lumière orangée du matin. « Bonjour. » lâcha laconiquement le jeune homme, un peu pris au dépourvu.  La femme l'inspecta d'un air... contrarié ? Comme si elle ne s'attendait pas à ce que ce soit lui qui ouvre et – la cliente ! L'information remonta d'un coup dans le cerveau de Micah, déliant ses neurones et sa langue. « Vous êtes passé au café tout à l'heure. »

La question tira la femme de sa stupeur. « Je... oui. Je m'appelle Terri Norwood. » se présenta t-elle en tendant sa main à Micah... avant de la retirer parce que hmm – il n'avait pas tellement de main disponible là tout de suite. Micah aurait utilisé le mot gênant pour qualifier cette situation. « Je suis venue voir Sebastian Petterson. J'ai vu son nom en arrivant ainsi qu'un certain Summers... » Elle fronça les sourcils, comme si la partie Summers en plus d'être inattendue était particulièrement indésirable. « Vous êtes son colocataire je suppose ? » Elle avisa Quinnie dans ses bras, qui étirait ses petites doigts en direction des biberons. « Ou la nounou ? »

La nounou ? LA NOUNOU ? « Est-ce que je peux savoir ce que vous voulez à Sebastian ? » répliqua Micah en injectant le maximum de diplomatie à sa phrase. Retour du coup d'oeil scanner passablement revêche. « C'est personnel. » dit-elle finalement. Et Micah admettait volontiers être nul en premières rencontres. Il avait quelques Petterson à son palmarès des premières rencontre foireuses ainsi qu'une Harrington. Ce n'était définitivement pas son domaine, mais cette femme, débarquait chez lui, le prenait pour la nounou – chose qu'il n'avait pas actuellement démenti – et voulait parler de choses personnelles avec SON mari ?

« Je vis ici, et je suis en train de m'occuper de sa fille. On a légèrement passé le stade du personnel ici. » rétorqua Micah automatiquement passé de la diplomatie aux francs et honnêtes sarcasmes.

Terri. Madame Norwood ? Il n'avait aucune idée de comment il devait l'appeler. Son invitée, voilà. Son invitée sembla mesurer la situation. Elle ne passerait pas cette foutue porte sans lui avoir donné le fin mot de l'histoire. Micah était un garçon sociable qui emballait les foules avec sa gueule d'ange et son sourire, mais il était aussi terriblement territorial avec les siens.

C'est la que Sebastian débarqua comme un cheveu sur la soupe. Il l'avait senti arriver avant d'entendre ses pas ou son « Bonjour », parce que lorsque Sebastian était dans la même pièce que Micah, même sans le toucher, un lien impalpable et fusionnel semblait les relier. Toujours, Micah ressentait le besoin de donner corps à cette connexion constante, en effleurant Sebastian, de ses mains, de ses lèvres, parfois en venant simplement se coucher contre lui devant la télé.

Là tout de suite, il aurait tout donné pour ne pas ressentir sa présence. Micah lança une prière aux instances supérieurs pour qu'elles lui accordent une diversion. Pas de tremblement de terre ! Juste un hurlement de bébé ça ferait l'affaire ! Pourquoi Quinnie n'avait d'yeux que pour la bouffe ? Elle ne pouvait pas se mettre à meugler toutes décibels dehors quand son père en avait besoin ?

Trop tard, la nouvelle arrivante avait les yeux vissés sur Sebastian. « Sebastian... » dit-elle, tout bas, et c'était de plus en bizarre. Elle réagissait comme si elle le connaissait. Ce qui a la tête de son mari n'avait absolument pas l'air réciproque. « J'aurais voulu prendre contact avec toi autrement, de manière moins... » Intruse ? « ...brutale. Mais je – je m'appelle Terri Norwood et je suis ta mère. » lâcha t-elle d'une traite. Probablement parce que Micah persistait à faire barrage entre tout le monde avec son bébé qui commençait à couiner doucement pour avoir son biberon dans ses bras. « Ta mère biologique. »

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MessageSujet: Re: Hold back the night ▽ micastian   Lun 27 Oct - 23:25





Micah & Sebastian


En arrivant près de Micah et Quinn, Mary se mit à gesticuler contre moi. Elle avait dû apercevoir du coin de l’œil l’un des biberons que tenait mon mari d’une main. Avec l’un de ses petits poings, elle s’agrippait à moi. De l’autre, elle tentait d’attraper sa nourriture pourtant bien trop loin. J’attrapais ses petits doigts tendus et les embrassais. « Attends une minute mon ange. » lui murmurais-je avant de porter mon regard sur la femme dans l’entrée. Elle avait l’impression d’avoir vu un fantôme. Intrigué, j’essayais de trouver des réponses à son comportement en jetant un coup d’œil vers Micah qui semblait tout autant perdu, mais également énervé. Je me rapprochais de lui, à peine. Juste assez pour que nos bras se touchent et que je me sente… plus en sécurité. Une certaine inquiétude s’emparait de moi, comme si la femme devant nous était sur le point de nous annoncer une nouvelle affreuse.

Sa mine grave, ses yeux embués, l’appréhension montait encore plus lorsqu’elle m’appela d’un air grave : « Sebastian... » J’échangeais un nouveau regard avec Micah, tous les deux surpris du ton sur lequel elle disait mon nom. Comme si ça lui était familier. « J'aurais voulu prendre contact avec toi autrement, de manière moins... brutale. Mais je – je m'appelle Terri Norwood et je suis ta mère. » La seule réponse à laquelle elle eut droit de ma part avec ses explications fut le levé d’un de mes sourcils. Devant mon air interloqué, elle précisa : « Ta mère biologique. ».

Un certain silence s’installa entre nous tous. Mon regard voguait entre Terri, Micah et les bébés qui semblaient trouver bon de maintenir le silence. « D’accord. » finis-je par dire d’un air détaché. « Sauf que ma mère s’appelait Nancy Petterson. Elle est décédée il y a deux ans, mais reste ma mère. » expliquais-je tranquillement. « Vous devez faire erreur. » Je resserrais Mary contre moi. Elle venait de poser sa tête contre mon torse, comme si elle avait deviné mon besoin de chaleur humaine à ce moment-là. Je me rapprochais également un peu plus de Micah. Je n’avais toujours droit qu’à son bras, mais je m’en contentais. Du moment que je pouvais sentir mon mari contre moi… c’est tout ce qui importait.

« Oui. Oui je connaissais Nancy… » s’expliqua-t-elle d’une petite voix. « On a… plus ou moins grandi ensemble. A New-York. Elle avait déjà ton frère quand je suis tombée enceinte. Et… j’étais pas prête. Je savais qu’elle désirait un second enfant alors… » Même si j’écoutais la femme raconter toute son histoire, je n’arrivais pas à en croire le moindre mot. Je n’étais pas surpris lorsqu’elle me disait qu’ils n’avaient pas hésité avant de me (soi-disant) adopter. C’était une attitude que je les savais capable d’adopter. Mais j’étais incapable de croire que c’était vrai. J’étais un Petterson. Tout autant que Charlie. On nous avait souvent vanté nos ressembles, même si lui était blond. On me disait souvent que j’avais hérité des cheveux de ma mère et de ses yeux. La femme que j’avais devant moi… ne me ressemblait en rien. Ni physiquement… ni dans son attitude. Elle semblait déconnectée du monde réelle, belle mais hippie sur les bords.

Pourquoi venait-elle maintenant m’annoncer une telle nouvelle ? Quelle preuve avait-elle ? Et surtout… Il m’était impossible de penser mes parents capables d’un tel mensonge. Ils n’auraient pas pu me cacher ça toute ma vie. Nous avions toujours instauré une relation de confiance, de celle que je maintenais dans notre famille avec Micah. Il n’y avait pas de place pour les secrets. Pas… pas de cet envergure. Je me raclais la gorge, en proie au doute, et répétais un nouveau « D’accord. » en guise de conclusion. « Hm. Je vais réfléchir. Et. Hm. » Avant que je puisse continuer, Terri fouilla dans sa poche et me tendit un bout de papier sur lequel était griffonné un numéro de téléphone. Tout, jusque dans son écriture, était négligé. « Je couche à l’hôtel, près du café. Je suis là pour quelques jours. Si tu veux… parler, voilà mon numéro. » J’acquiesçais d’un petit signe de tête et fourrais le papier dans ma poche. « Très bien. » J’empoignais la porte de ma main libre avant d’adresser un petit « Maintenant excusez-nous, mais mon mari et moi devons nourrir nos filles. ». Sans me rappeler les bases de la politesse, je lui refermais la porte au nez, entendant un « Ton MARI ? » choqué de la part de la jeune femme.

Et comme si rien ne s’était passé, je libérais Micah d’un de ses biberons et le donnais à Mary qui gesticulait à nouveau. « P’tit dej tout le monde ! » déclarais-je en repartant vers la cuisine. J’adressais un regard à mon mari sur le chemin. De ceux qui voulaient tout dire. De ceux qui hurlaient « par pitié, accorde moi quelques minutes de normalité avant de parler de ce qui vient de se passer ». Parce que même si je ne voulais pas croire à la scène qui venait de se dérouler sous nos yeux, une partie de moi doutait. Une partie qui avait la sensation que Charlie en saurait quelque chose si jamais il y avait quelque chose à savoir. En attendant, Quinn et Mary avaient bien mérité leurs biberons, et leurs pères quelques minute de répit.

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