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 Cette brèche, entre passé et présent... [Sam]

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MessageSujet: Cette brèche, entre passé et présent... [Sam]   Ven 26 Sep - 21:41





Town Square était la même ville, et pourtant, tout était différent. J’avais cette impression de déjà vue, qui n’était pas insensée puisque techniquement, c’était du déjà vu. J’étais déjà venue ici auparavant, j’y avais déjà vécue. Je connaissais ce chemin que j’empruntais pour aller au lycée, sauf que pour rentrer chez moi je ne prenais plus le même embranchement, mais celui qui se trouvait juste avant. Les routes indiquaient les mêmes directions, mais le goudron avait été refait et le bitume était plus noir que gris à certains endroits, comme la devanture de certaines boutiques avait changé de formes et de couleurs. J’étais la même personne et pourtant avec quelques années de plus au compteur, j’étais différente.

J’avais débarqué il y avait moins d’une quinzaine après avoir eu l’assurance du chef d’écurie dans laquelle j’allais bosser à présent m’accepte dans son équipe, sauf que… je n’en faisais pas vraiment partie. Je n’avais pas les diplômes, mais je savais m’occuper des chevaux, monter sur eux et tout ce qui allait avec, donc la seule chose qu’il pouvait m’offrir, puisque ce n’était pas la rémunération, c’était le libre accès au centre équestre et des animaux en échange de mes services de palefrenière. Pour moi c’était déjà une assez grande victoire pour ne pas oser réclamer plus, parce que j’étais bien trop heureuse d’avoir déjà eu l’initiative de prendre mon portable et de glisser dans le répertoire jusqu’à son numéro pour lui demander si déjà il se souvenait de moi, et aussi si il y avait un poste à m’offrir. J’avais entendu au bout du fil qu’il avait mis une ou deux seconde à me resituer, après lui avoir donné des éléments clés, parce que quand on était Scarlett Manning on avait toujours un peu de mal à se souvenir, mais c’était comme ça, j’étais habituée. J’étais arrivée en ville quelques jours plus tard, après avoir expliqué ma situation, et ce que je voulais faire, et il n’avait pas fait la fine bouche, parce qu’on avait jamais assez de monde dans les écuries, surtout si c’était des petites mains qui ne touchaient pas de salaire. J’en avais profité pour demander à une de mes copines de lycée avec qui j’étais restée en contact après mon départ via les réseaux sociaux si elle était d’accord elle et ses parents pour m’héberger le temps de trouver un appartement et ses derniers m’avaient assuré que je pouvais rester autant de temps que je le voulais, si bien que je me sentais d’ore et déjà redevable pour les dix prochaines années à venir et que je réfléchissais à tous les moyens possibles et inimaginables pour les remercier de leur gentillesse.

Sans fric, difficile en effet d’avoir un appart, donc il me fallait un autre boulot à côté nécessairement et ces derniers jours je n’avais pas arrêté de courir entre les studios à visiter en sachant que j’avais pas les moyens et  la recherche d’un job, n’importe quoi, je faisais pas trop la fine bouche  puisque j’avais déjà celui de mes rêves, pour peu que je puisse avoir un peu d’argent. Si bien que comme je ne savais plus ou donner de la tête, j’avais choisi aujourd’hui de me changer les idées, puisque ma pote Lisa étaient en cours parce qu’elle faisait toujours des études sup, moi j’étais partie en ville faire quelques magasins, parce que je ne commençais que la semaine d’après au centre, même si j’avais pas la tune, on arrêtait pas de le répéter, mais on allait faire comme si hein.

Crispée au début d’être en terrain connu et sur le qui vive à l’idée qu’on puisse me reconnaitre, me poser de questions, ce que je devenais, tout ça tout ça… ces trucs auxquels je ne voulais pas répondre, j’avais fini par me détendre alors que l’après midi approchait à sa fin parce que le flux de personne qui se baladait dans la ville, et bien il ne s’intéressait tout simplement pas à moi, et je me sentais conne d’avoir pu penser le contraire, après tout, j’étais… moi, banale, discrète, du moins à l’époque je l’avais été, donc finalement, c’était logique de passer inaperçue aujourd’hui, et je voyais même pas pourquoi, là, maintenant, tout de suite, j’étais vexée, parce que c’était à peu près ce que je voulais, et pourtant maintenant que j’y réfléchissais et que je me doutais un peu de la raison… ben ça ne me plaisait pas.

J’avais fait du lèche vitrine, et avait en tête de faire encore deux ou trois boutiques, dans le plaisir sadique de me donner envie sur des fringues que je ne pouvais pas trop avoir pour l’instant, mais que j’allais m’empresser d’aller acheter une fois ma première paye reçue… une fois mon boulot trouvé. Je poussai la porte de la boutique lançant un « bonjour » machinal à la vendeuse, s’en prendre vraiment la peine de la regarder, parce qu’elle avait la tête baissée et cachée par ses cheveux. J’étais de toute façon déjà tournée vers l’un des rayons, passant en revue quelques tenues.

Je me tournai, pour faire face à la vendeuse, là où elle se tenait à quelques mètres de là. Des rangées de fringues nous séparait et je laissais de nouveau mon regard passer sur elle, sans me formaliser…

Oh putain.

Ma poitrine entière se souleva comme un char d’assaut qui se met en marche, ce qui ne m’empêcha pas de vite baisser les yeux et de disparaître un peu plus loin.

Jefaisquoijefaisquoijefaisquoi.

Ma première réaction, naturelle, fut de fuir au fond de la boutique, pour mettre le plus de distance entre nous deux, sauf que voilà… J’étais piégée. Il y avait un ras de marée à la place de mon cœur, qui s’était probablement noyé à l’intérieur, au passage. J’observai tee shirt, robes et pantalons sans les voir, je faisais tout pour avoir l’air normale comme la cliente normale que je n’étais pas dans l’action idiote de rester assez longtemps, puis de partir tout en me faisant pas remarquer, tout n’était qu’une question de calcul…

Je lançai un regard de biais, très vite, de peur de croiser son regard. Elle n’était plus à son poste, je ne voyais personne, je n’avais plus qu’à rejoindre la sortie… sans regarder mes pieds, je fixai le sol loin devant moi, tout en essayant de me persuader que je ne sais pas, peut être que j’étais invisible… Par sécurité, je ne pris pas l’allée principale, mais préférais choisir un rayonnage un peu plus écarté dans lequel je pouvais disparaître aisément… Mais si la vendeuse n’était plus là bas, c’était pour la bonne et simple raison qu’elle était ici en train de remettre ses vêtements en ordre, et donc inévitablement, ma tête se releva pour accrocher son regard.

Muette, je gardais d’abord la bouche entrouverte, parce que j’étais en train de me liquéfier comme si c’était tout mon corps qu’on était en train de remplir de glaçons mais qui étaient en train de fondre au fur et à mesure. On faisait quoi dans ces cas là ?

On faisait juste quoi dans ces cas là ?

- Bonjour, lui dis-je comme à une étrangère. Mais qu’elle n’était pas. C’était tout sauf ce bonjour neutre et anodin sans aucune portée émotionnelle que je voulais lui dire, que j’avais voulu lui dire, que je lui avais dit aussi et qui était resté en état. J’attendis, même si j’avais envie de fuir, car quelque part, je me l’interdisais. N’empêche que j’en avais très vie.

Tout simplement parce que cette personne, c’était Sam.



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MessageSujet: Re: Cette brèche, entre passé et présent... [Sam]   Ven 3 Oct - 21:47





Sam & Scarlett


La journée n'aurait pas pu commencer plus mal. D'ordinaire réveillée par son chat qui venait se frotter contre elle pour réclamer à manger, c'était cette fois la douce voix de sa concierge bien aimée qui avait tirée Sam du sommeil. Et oui, les marches du troisième étages glissaient. Comme si c'était nouveau ça, la brune n'avait cessé de lui répéter afin que la dame s'en occupe mais cette dernière n'avait jamais rien voulu entendre. Peut être que le fait qu'elle s'étale de tout son long en plein milieu des marches allait l'aider à changer d'avis, peut être. Ce n'était même pas sur avec elle, il fallait s'attendre à tout. C'était donc cette douce et charmante voix qui réveilla Sam aux alentours de sept heures du matin, les faibles rayons du soleil commençant à filtrer à travers ses volets qu'elle ne fermaient jamais vraiment en entier.

La jeune brune s'était donc levée, incapable de se rendormir, et avait entamé sa journée. Le programme de ce matin consistait à ne rien faire jusqu'aux alentours de dix heures puis de commencer ses devoirs avant d'aller au travail après avoir mangé. Dit comme ça, tout paraissait simple. Un chemin sans embûches. C'était sans compter sur son voisin du dessus qui dérangea sa tranquillité matinale, faisant un bruit infernal en déplaçant elle ne savait quel meuble. Comme si c'était une heure pour faire ça ! Sam s'était levée du mauvais pied ce matin, alors la simple petite chose qui pouvait la perturber l'énervait plus que de raison. Le bruit dura un bon moment, après lequel elle pu profiter de la chaîne des dessins animés tranquillement. Puis son chat vint se frotter contre elle, c'était l'heure des croquettes. Juste quand Scooby et ses amis s’apprêtaient à découvrir qui était caché sous le fantôme du cimetière! Saleté de chat.

Dix heures arriva bien vite, trop vite. La jeune femme s'installa alors sur son bureau et sorti ses affaires de cours afin d'entamer les devoirs que les profs avaient donné, essayant de se concentrer un maximum. Mais elle n'y arrivait pas, son cerveau refusait de se concentrer et ça la frustrait à un point... Qu'est ce qui n'allait pas ce matin bon sang ? Un samedi matin d'ordinaire, c'était calme, c'était reposant. Et là rien n'allait comme elle le voulait! Sam détestait cette sensation. De nouveau énervée, la brune décida de mettre un terme à sa feuille d'exercice et d'aller prendre une bonne douche. C'était bien la seule chose qui fonctionnait bien ce matin, et cela réussi à la calmer un peu. Elle s'habilla en vitesse et se maquilla légèrement comme tous les jours, et se fut lorsqu'elle attacha sa montre à son poignet qu'elle vit qu'il ne lui restait plus qu'à peine une petite heure pour manger avant d'aller travailler au magasin. Et merde, mais combien de temps était-elle restée sous la douche ? La jeune femme prépara un plat de pâtes qu'elle mangea en quatrième vitesse puis quitta son appartement sans aucun imprévu. Alleluia, la journée redevenait enfin normale.

Le début d'après-midi se passa sans encombre, si on excluait les deux trois clientes un peu chiantes qu'elle avait du servir avec le plus grand des sourires malgré son envie de leur sortir des remarques aussi désagréables que les leurs. Mais bon, il fallait satisfaire le client pour que celui-ci revienne. Et pour que madame la chef ne lui râle pas après ensuite. Madame qui -ô joie- devait s'en aller faire une course et qui lui laissait le magasin et elle et son collègue qui était actuellement en train d’étiqueter les articles de la nouvelle collection. Sam était donc seule, tranquille, accoudée au comptoir de la caisse. Elle observait la pièce qu'elle connaissait déjà par coeur, ne cessant de se demander comment elle voulait que son magasin soit plus tard. C'était la question qu'elle se posait sans cesse durant les périodes creuses à la boutique, et cela l'absorbait tellement qu'elle ne la vit même pas entrer. Elle était beaucoup trop perdue dans ses pensées pour remarquer quoi que se soit, même si elle se reprit bien vite, en partie à cause de son téléphone qui venait de vibrer dans sa poche. La brune n'accorda aucune importance au message qu'elle venait de recevoir et quitta le comptoir afin de se rendre dans une des allées du magasin, histoire de vérifier que tout était en place. Si par malheur quelque chose était mal rangé lorsque sa patronne reviendrait... Elle l'entendait d'ici, elle et sa voix aussi douce que celle de sa concierge, lui dire qu'un simple vêtement non à sa place pouvait entraîner la fermeture de la boutique. Bien sur.

Si un jour on lui avait dit qu'elle la reverrait ici, Sam n'y aurait pas cru une seule seconde. Elle ne l'aurait même pas cru si on lui avait dit qu'elle la reverrait tout court. C'était impossible, elle était partie. Sauf qu'elle se tenait bel et bien là, en face d'elle, dans le magasin dans lequel elle travaillait. Et merde.

Scarlett.

Et merdemerdemerdemerdemerde. On faisait quoi dans ces cas là ?

Sam reposa lentement le vêtement à sa place, sans détourner son regard. Ses cheveux, ils étaient bien ses cheveux ? Ce fut la première pensée lucide que son cerveau arriva à formuler. Quand on y pense, c'était bien futile compte tenu de la situation. Jamais elle n'aurait cru pouvoir revoir Scarlett un jour, parce qu'elle était partie du jour au lendemain et n'avait plus donné de nouvelles. Un tas de sentiments contradictoires et difficilement tous interprétables envahirent la jeune femme qui restait toujours immobile, comme muette. Ce fut le son de la voix de Scarlett qui parvint a la tirer de cet état second, un peu comme un bon coup de fouet. Une sacrée claque. Etait-ce seulement possible? Subitement la brune eu envie de lui poser tout un tas de questions, voir de lui crier dessus, mais rien de tout cela ne franchit la barrière de ses lèvres.

- Bonjour..

C'était tout ce qu'elle avait réussi à formuler à la place. Pathétique. Cela faisait des années et tout ce qu'elle trouvait à dire, c'était ça. Franchement génial Sam, t'es la meilleure en matière de retrouvailles.

- Tu, enfin je... Oui...

Elle n'arrivait même plus à parler correctement, et c'était frustrant. La jeune femme faisait de son possible pour ne pas le montrer et essayait de conserver un visage aussi neutre que possible, malgré tout ce qui bouillonnait en elle à ce moment-là.
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MessageSujet: Re: Cette brèche, entre passé et présent... [Sam]   Dim 5 Oct - 23:11





Bien entendu, j’y avais pensé, et pas qu’un peu même. Si j’étais partie de Town Square en partie à cause de Sam, elle était bien la première personne à laquelle j’avais songé, au moment de revenir. Est-ce qu’elle était toujours là ? J’avais voulu me renseigner sans vraiment oser poser la question à qui que ce soit, parce que ça aurait parut tellement évident sinon… Alors à la place j’y étais allée fort en spéculations, parce qu’elle pouvait tout aussi bien être partie pour faire ses études ailleurs comme je l’avais fait, comme rester ici en fait… Je n’avais pas la réponse, et comme je ne l’avais pas, à chaque fois que je sortais je m’imaginer la croiser au coin de la rue, et puis ensuite la suite de la scène, mais évidemment ça n’arrivait jamais. N’importe qui qui lui ressemblait, c’est à dire avec le teint halé et des boucles brunes, donc il n’y en avait pas des masses dans la ville, j’avais l’impression que c’était elle et tout à coup je me sentais fondre à cause du rythme de mon cœur qui battait bien trop vite pour moi. Ce n’était jamais elle, et j’éprouvais du soulagement à chaque fois, parce que ça repoussait la confrontation à plus tard, mais dans l’autre sens, je ne pouvais pas m’empêcher de me figurer des scènes où l’on se retrouvait face à face et où on s’expliquait. Ca changeait souvent ça aussi, ce n’était après tout que de l’ordre du fantasme et si j’y pensais souvent, au fond, j’essayais juste de me convaincre que ça n’allait jamais arriver. Je ne savais pas du tout dans quel camp je voulais être. Celui de la courageuse qui demande des comptes, où alors la meuf lâche qui cherchait à l’éviter à tout prix et qui faisait semblant de pas la voir dans le bus ou dans le rayon surgelés du supermarché.

Là c’était un peu le coup que j’avais essayé de faire, mais ben force était de constater que ça n’avait pas marché. Alors que mon cœur était littéralement en train de m’écraser la poitrine, les deux actrices sur les feux de la rampe qui s’appelaient Sam et Scarlett, et qui évoluaient sur mon petit théâtre perso étaient bien loin à présent, et de tout ce que j’avais fabulé, ça se passait, maintenant, et surtout, ça n’allait pas se passer comme je l’avais prévu.

- Bonjour..

Non, parce que je voulais dire, elle était vraiment là, devant moi, bien là. Je me sentais toute tremblante, nos deux années passées ensemble me revenant en pleine poire. Son visage faisait plus âgé, et pourtant c’était bien Sam, avec l’air plus grand en plus quoi. Elle paraissait aussi désabusée que moi, ce qui était tant mieux dans un sens, parce qu’elle qui avait toujours eu un temps d’avance sur moi, je n’aurais pas donné cher de ma peau, si elle avait agit pareil en l’instant. Je voulais réfléchir, vite, très vite, mais incapable de remettre vraiment mon cerveau en marche.

- Tu, enfin je... Oui...

Reprendre les choses là où on les avait laissé… quand tout allait bien, laisser toute cette merde derrière nous… je voulais me libérer de tout ça… sauf que c’était pas possible, il s’était passé trop de choses sur lesquelles je ne pouvais plus faire l’impasse comme je l’avais fait pendant tellement longtemps.

Est-ce qu’on se prenait sur la gueule maintenant ? Franchement, même si une grande part de moi en avait toujours nécessité l’envie, par injustice et frustration, et pour enfin passer à autre chose, trop d’années semblaient s’être écoulées à présent et on pouvait dire que le temps avait fait son travail, mais bon. C’était étrange, c’était comme si c’était un pansement qu’on avait mis sur un sale bobo qui cachait la misère, pourtant dès qu’on l’enlevait, la blessure en dessous avait laissé une cicatrice, preuve que ça avait vraiment existé et que si la douleur était moindre, elle avait existé, et elle en laissait la trace. Et c’état irréversible. Bref je ne pouvais pas vraiment passer mon chemin et faire comme si de rien était, je me voyais mal l’agresser de remarques acerbes, d’être hautaine, et encore moins de lui raconter ma vie. Elle était une étrangère maintenant… et pourtant je l’avais si bien connu, c’était tellement bizarre. Ce qui fait qu’il ne me restait plus trente cinq options.

- Je venais pour chercher des fringues, continuai-je la voix la plus blanche possible, comme pour montrer qu’en quelques sortes, on avait rien à se dire, mais on pouvait pas non plus délibérément faire comme si on se connaissait pas… donc voilà. J’évitais de lui poser des questions persos du genre, ah tu travailles ici ? C’est bien. C’était le meilleur moyen d’engager une conversation, et je voulais pas trop.

C’était quand, dans ces cas là précis ou c’était super embarrassant qu’on était resté assez longtemps, qu’on s’était dit assez de trucs pour pouvoir partir ? A moins que Sam ne fasse autre chose que des bégaiements, je ne voyais pas trop, et ca n’aidait pas pour prendre une tournure définitive de la suite des événements.

Pour meubler, je passai mes doigts sur le tissu d’une blouse. Elle était jolie, j’avais presque envie de l’essayer… Mais même pas en rêve.

- J’allais partir en fait là, je ne vais rien acheter.

J’estimais en avoir dit ni trop, ni pas assez. J’attendais juste une nouvelle de ses interventions pour partir la conscience tranquille, et zouplàh, je filai, ni vu ni connu. Et j’allais tout faire pour éviter de revenir dans cette boutique à l’avenir…




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