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 Kampaï ! [W.T]

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MessageSujet: Kampaï ! [W.T]   Dim 5 Oct - 23:00





Kampaï !


C’était ce genre de soirée qui commençait assez bien : bonne ambiance dans le bar et moi qui me démerdait un peu mieux que les premiers jours, même si c’était pas encore tout à fait ça et que je faisais des bourdes, comme quand j’avais péter plusieurs verres d’un coup deux jours avant et que je m’étais sentie super mal, surtout quand le patron qui était présent était venu constater les dégâts. Mis à part ça, franchement ça allait, enfin vu que c’était la plus grosse connerie que j’avais fait jusqu’à présent et qui m’avait bien tapé la honte auprès des autres clients, ça avait éclipsé mes autres petites gaffes qui étaient pour le coup devenues sans conséquences.

Pour l’instant ce soir, je n’avais fait aucun faux pas, j’étais même assez satisfaite parce que j’avais retenu la recette du mojito assez facilement et comme ça commençait à rentrer l’emplacement des bouteilles, des ingrédients et tout ça, mais mouvements se faisaient plus fluides et plus sûrs d’eux et ça se ressentait sur mon comportement général. J’étais bien sûr toujours un peu sur le qui vive dès que j’avais un doute, mais c’était quand même mieux que le premier soir, quand j’avais rencontré Valentina. La suite promettait d’être bien tranquille, il n’y avait pas tant de monde que ça en plus, c’était moins stressant et j’avais plus le temps de faire les choses.

… Ou pas. Lorsque l’homme pénétra dans le bar, je compris tout de suite que la tonalité allait être tout autre, ça se sentait rien qu’à l’attitude qu’il avait et qu’il dégageait. Je ne savais pas s’il avait fait la tournée des autres bars avant, mais il n’allait pas être tout à fait très frais, et bon sang,, allez fais demi tour, non je ne voulais pas qu’il vienne jusqu’au comptoir où j’étais seule à faire ma petite popotte. Le client relou en temps normal et encore plus parce que les effets de l’alcool sont en train d’agir sur lui j’avais pas encore expérimenté, alors il fallait bien que je fasse mon baptême et que ça arrive un jour.

- Bonsoir, le saluai-je et avec le sourire, parce que c’était les commodités d’usage.

Au fond, je savais très bien que non, mais j’espérais qu’en fait il était super sympa et qu’il allait se cacher dans un coin du pub après avoir pris sa commande et fissa. Bien sûr c’est toujours quand on souhaite très fort ce genre de trucs que c’est tout l’inverse qui se passe, mais bon, c’était toujours bien d’y croire et d’avoir un peu d’espoir tant que c’était possible hein. Surtout que ça allait pas durer très longtemps à mon avis.

- Je vous sers quoi ? demandai-je pour prendre les devants, tout en me forçant d’avoir l’air enjoué, parce que c’était le machin typique, si on peut dénicher le moindre petit défaut dans ton comportement, on va te faire chier avec, et je voulais pas que ça arrive.

A la maison bien au chaud dans mon lit en train de penser à la journée suivante qui démarrait dans la paille et le crottin de cheval ? Pas pour tout de suite, c’était pas très glamour qui plus est, mais au moins les chevaux eux, c’était des animaux, et croyez moi, au moins si on leur faisait la conversation ils avaient pas moyen de nous répondre et d’être désagréable.

Comme il était d’humeur joyeuse et qu’on le congratulait (enfin ce que je compris), je lançai, histoire d’être aimable une fois de plus :

- Quelque chose à arroser ?

Ce n’était pas dans mes habitudes de faire les conversations ni même de les engager, mais avec des métiers comme ça il fallait bien se forcer à être un minimum sociable, et ça, ça faisait un peu partie des questions bateau que j’avais en stock, alors pourquoi ne pas simplement en user ?

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MessageSujet: Re: Kampaï ! [W.T]   Mar 7 Oct - 14:18

Depuis sa sortie de prison, Wesley s'était juré de devenir un autre homme. Un homme nouveau. Mais changer n'était pas si facile que cela à faire. Faire une réputation était si facile à créer mais défaire une réputation l'était beaucoup moins. Pour la plupart des habitants de Town Square, Wesley était une crapule. Un prisonnier. La prison n'a plus de secret pour Wesley. Depuis qu'il était tout petit, Wesley était irrésistiblement attiré par le mal. Tout ce qui est interdit par la loi, Wesley y est immédiatement attiré. C'est étrange. Comme tous les soirs, le jeune homme venait de rentrer chez lui après une journée passée au garage de son ami pour lui filer un coup de main. On ne peut pas dire qu'il roulait sur l'or mais sa vie lui convenait très bien. Mais voilà, le temps était long et pénible. Ses journées étaient à chier principalement. Il n'avait rien à foutre à Town Square. Mais où irait-il d'autre ? Wesley a toujours vécu ici. Il ne connaît que cette ville et ne se voit vraiment pas vivre ailleurs. Plus de famille. Sa mère était chez les dingues. Son père ne se préoccupait même pas de lui. Et ses grands-parents ne lui adressaient plus la parole depuis le jour où il avait voulu prendre son envol. Où était-ce à cause du fait qu'il ait fait de la prison ? Bah ouais, c'est un peu la honte d'avoir un petit fils avec un casier judiciaire aussi longue que son bras. Ses amis ? Wesley n'en avait jamais eu des masses mais la plupart était soit dans une prison dans un autre état ou soit partis à l'autre bout du monde. La solitude faisait partie de sa vie désormais. Sa seule consolation c'était l'alcool. Un bon verre de whisky. Nan franchement, il n'y avait rien de mieux. Le soir, un bar. Wesley était habitué à ce monde-là. Vêtu d'un simple jean troué aux genoux, d'un tee-shirt noir à l'effigie d'un de ses groupes de rock favori. Une clope à la bouche, une bouteille de scotch à la main, Wesley était en train de marcher sur la plage. Il était en train de faire un bilan de sa vie. De ce qu'elle a été jusqu'à aujourd'hui. Rien de bon, à toute évidence. Wesley avait payé sa dette. Il était libre et souhaité changer de vie. Ce n'était malheureusement pas si simple. C'était très difficile mais quand on veut, on peut. Peu de gens croyaient en lui et parmi eux, il y avait Beth. Wesley et Beth s'étaient connus en prison. Oh, elle n'y est pas restés bien longtemps mais depuis son petit séjour en prison, les deux jeunes gens se sont liés d'amitiés. Et à chacune de ses sorties, Wesley arrivait toujours à trouver du réconfort auprès de la demoiselle. C'est après avoir marché pendant une bonne heure sur la plage, que Wesley avait décidé de se rendre dans le bar le plus proche. L'un de ses préférés. En voulant devenir quelqu'un de bien, Wesley tentait désespérément d'arrêter de se droguer mais les signes de manque faisaient assez vite son apparition. Tremblements, agressivité. Quoi que l'agressivité chez Wesley était assez courante en fait. Lors de sa précédente venue dans ce bar, il y avait la connaissance d'une toute nouvelle serveuse et on ne pouvait pas dire qu'il avait été quelqu'un de très sociable et aimable. En fait, s'il agissait comme il le faisait c'était uniquement pour se protéger. Cette carapace il se l'était construit depuis sa plus tendre enfance et en grandissant, cette carapace c'était renforcée. Une carapace rigide et difficile à briser mais pas impossible. Installé dans un coin du pub, Wesley lancé un regard autour de lui. Les habitués. Toujours les mêmes clients. Mais ce n'était pas plus mal. Wesley ne supportait pas quand il y avait trop de monde, de la musique à tue-tête. Il préférait nettement mieux le calme et les ambiances conviviales comme ici. « un verre de scotch s'il vous plait ! » C'était sur un air blasé qu'il venait de passer commande. Un truc à fêter ? Quel truc ? Sa misérable vie ? Sa libération de prison ? Non rien de tout cela. Soupirant, il saisissait son verre en le buvant d'un seul trait. « Non rien à fêter. Boire est ma seule occupation ces derniers temps. » Et pourquoi lui racontait-il cela ? Wesley n'était vraiment pas du genre bavard d'habitude. Et pour le faire parler, il fallait insister encore et encore.
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MessageSujet: Re: Kampaï ! [W.T]   Ven 10 Oct - 23:23





Kampaï !


J’avais cette tendance notable de me laisser guider par mon intuition et mes différents ressentis vis à vis des personnes auxquels j’étais confrontés de près ou de loin : dans les magasins, dans les salles de classe, les amphis, au détour d’une rue… Est-ce que j’avais toujours raison de faire ça, je n’avais jamais souhaité répondre à cette question, parce que ça aurait voulu dire définir, et comme le disait si bien l’adage, définir, c’est limiter, et je voulais avant tout garder cette liberté de mouvements dont je bénéficiais. Je n’avais jamais remis en cause cette méthode d’approche et l’inconnu du comptoir n’allait pas y faire exception.

Il n’allait probablement jamais rien savoir de mon jugement pour la bonne et simple raison qu’ici je jouais ce personnage de la serveuse. Je m’appelais toujours Scarlett Manning, sauf que tant que je n’étais pas concernée directement je n’avais aucun avis à émettre et personnellement ça m’allait très bien comme ça, parce que si c’était parfois cool d’engager les conversations avec des clients, j’avais parfois cette retenue à cause de l’attitude que pouvait dégager certain, comme c’était la cas de celui qui me faisait face. Alors l’excuse devenait excellente et j’en profitais pour m’appuyer complètement sur celle ci.

- Un verre de scotch s'il vous plait !

Cela confirma sans grand mal mes aprioris. Je tentais néanmoins de les mettre de côté, cherchant à m’exécuter aussitôt – je me saisi de la bouteille convoitée par l’homme afin d’honorer sa demande et de laisser le liquide se déverser dans un verre… Gros moment de solitude, quel verre je prenais pour servir un scotch ?!

Je n’avais en plus de ça pas forcément envie d’être grillée par le gars qui attendait toujours que je le serve : je n’aimais pas de manière générale laisser à qui que ce soit l’occasion de faire une remarque, parce que je me sentais très vite nulle et honteuse, comme un enfant pris la main dans le sac de ne pas connaître ses tables de multiplications et qui s’en retrouve complètement désemparé.

Je déglutis avant d’en choisir finalement un qui avait l’air pas mal – qu’est-ce que j’en savais au fond, mais il brillait plus que les autres, alors il avait l’honneur d’être choisi. Restait plus qu’à  ce qu’il remplisse convenablement ce qu’on lui demandait. Je ne le lâchai pas du regard, m’attendant à un commentaire du brun qui ne vint pas. Bon. C’était que soit j’avais fait banco dès le premier coup, ce qui était pas mal, soit il ne s’en formalisait pas plus que ça. Dans tous les cas, j’étais gagnante.

- Non rien à fêter. Boire est ma seule occupation ces derniers temps.

Sympathique projet de vie, répliquai-je du tac au tac intérieurement, m’arrêtant au ton défaitiste de mon interlocuteur. Mes yeux s’attardèrent par la force des choses sur ses bras dessinés de tatouages. On ne pouvait pas les manquer, et même si je ne cessais de me répéter que c’était absolument pas poli de faire ça et que j’allais me faire pincer, en même temps, ils étaient là, y’avait plein de détails ,et moi j’étais curieuse. A force j’allais pas m’excuser quand clairement ces tatouages étaient une invitation à être montrés et par extension zieutés !

Hmmmmm… Je le sentais que ce silence n’était pas normal, malgré moi et qu’une intervention de ma part devait être la bienvenue. Mais quoi ? Je n’avais aucune réponse pour me venir à l’esprit, preuve que ce dialogue n’avait rien de naturel. Je voulais que cela s’arrête là, mais pour autant, je me sentais également comme obligée de rompre le silence juste pour mon bien être personnel – c’est à dire soulager ma conscience.

Ca marchait, tant mieux, ça marchait pas, j’avais au moins essayé avec la certitude de ne pas recommencer. Et ça avait tout pour me satisfaire.

- Pourquoi pas, finis-je par acquiescer, sans vraiment chercher à le contredire. Je n’avais toujours pas très envie de me mouiller. Quant à moi, c’est de servir ceux dont l’occupation, c’est d’boire, justement.

Jolie façon de tourner en rond, mais poser des questions personnelles alors qu’il y avait clairement une distance qui s’était d’ores et déjà installée, je me voyais mal le faire. Pour le moment, au vu de l’image qu’il dégageait, la seule chose que je voulais, c’était qu’il n’ait pas l’alcool trop mauvais, parce que ce n’était pas dans mes plans à courts termes d’être l’un des dommages collatéral. Dans l’idée. Je voyais déjà sa prochaine demande, celle de le resservir, et quelque part au fond de mon estomac, une anxiété se forma.

Je voulus tout à coup m’occuper les mains, quelque part je cherchais à rompre le dialogue. En désespoir de cause je réarrangeais les bouteilles dans mon dos, qui, au passage, n’avaient pas besoin d’être réarranger.

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MessageSujet: Re: Kampaï ! [W.T]   Mar 14 Oct - 17:15

Wesley n'avait jamais été du genre à s'attacher aux autres. Ou alors, c'était une chose très – mais vraiment – très rare. Sateen était sa meilleure amie et certainement la seule personne au monde qui le connaissait le mieux. Ses défauts, ses qualités, le moindre de ses secrets. Rien. Il ne voulait rien lui cacher. Mais Wesley détestait que l'on s’apitoie sur son sort sous prétexte que ses parents ne se sont jamais occupés de lui. Ouais c'est triste et alors ? Il n'en est pas mort pour autant et puis, il s'en était plutôt pas trop mal tiré si ?! Le passage par la case prison n'était pas obligatoire certes mais le monde des gentils ne l'intéressait pas. Le mal. Franchir les limites des interdits. Wesley ne reculait jamais devant rien. Peur de rien, ni personne. Dès qu'un obstacle se présentait à lui, il n'hésitait pas à le franchir. À se battre. Les gens qui baissent les bras à chaque obstacle n'étaient que des mauviettes pour lui. Lui, il se battait et avançait toujours plus. Il n'était partis de rien et avec son passé de taulard, les patrons étaient un peu réticent à l'engager. Ouvrir sa propre entreprise ? Ouais il aurait pu mais une entreprise de quoi ? Pour le moment, il se contentait de dépanner un copain de temps en temps dans son garage automobile et d'essayer de devenir boxeur professionnel. La nuit. Un bar. C'était son élément. Depuis qu'il avait seize ans, Wesley passait ses soirées à boire, à se défoncer. Personne ne c'est jamais soucié de lui. Même pas lui d'ailleurs. A partir du moment où il posait un pied dans l'un des bars de la ville, Wesley voulait juste qu'on lui foute la paix. En fait, il voulait juste que tout le monde lui foute la paix mais tout le temps. À chaque instant de sa misérable vie. Bah ouais, soyons lucide deux secondes ! Ses parents l'avaient eu par obligation. Il n'était pas l'enfant désiré et puis à cause de son père, sa mère avait essayé de se suicider et elle se trouvait chez les barges désormais. Alors l'alcool, le sexe, la drogue, c'était tout ce qu'il avait trouvé pour se changer les idées. La dépravation. L'auto-destruction aussi. Wesley ne connaissait que ce monde-là. Il passait ses journées sur un ring de boxe ou bien à réparer le tas de ferrailles d'un mec avec de l'argent par-dessus la tête. Alors le soir venu, il avait besoin de se détendre. De ne penser à rien et d'oublier. Oublier quoi ? Mais sa misérable vie pardi. Pas de femmes dans sa vie. Pas d'enfants non plus. Même pas un chien qui l'attendait le soir en rentrant chez lui. Non, quand il rentrait chez lui, il se servait un bon verre de scotch et se posait sur son petit balcon afin de s'en griller tout en observant les passants sur le trottoir juste en dessous de lui. Mais la nuit venue, Wesley enfilait un jean, une petite chemise et sa paire de basket pour ensuite rejoindre l'un des bars où il avait l'habitude de se rendre. Qu'importe l'endroit en fait. Tant qu'on le laissait boire en paix, tout irait bien. Le scotch était sa boisson favorite. Il lui fait quelque chose de fort et surtout pas de la bière. Ce soir, Wesley se trouvait dans l'un de ses bars favoris. La serveuse en face de lui faisait souvent les frais de ses moqueries. Mais pas ce soir. Il n'en avait pas vraiment la force. Si les gens le remarquaient par ses moqueries, certaines personnes le remarquaient surtout pour ses tatouages. C'est vrai que depuis ses dix-huit ans, le jeune homme les avaient cumulés. Les bras, le torse. Il en avait un peu partout. Certaines personnes le critiquent aussi pour cela. Mais bon, qu'importe. Wesley s'en moquait pas mal parce que de toute façon. Il ne laissait personne dicter sa conduite et encore moins sa vie. De nature pas très bavard, Wesley se contentait de rester là. Installé au fond de la salle, son verre de scotch en face de lui, il ne pensait à rien. Sa situation, sa vie. Tout ça le soulait amèrement mais comment s'en sortir ? Les changements ne se faisaient pas en un claquement de doigts de toute façon. Même si Wesley était de nature violente et qu'il détestait que l'on lui pose un peu de trop de questions sur sa vie privée, il ne viendrait jamais frapper une femme. Alors qu'elle lui avait parlé pour la seconde fois de la soirée, il remarquait un changement de comportement de la part de la jeune femme. Intrigué, il ne la lâchait pas du regard. Lui attrapant le poignet, il se levait et restait figer juste en face d'elle. « Bah qu'est-ce qu'il y a ? Je t'intimide ? Ou t'as peur de moi ? Je te rassure ma jolie, je ne mords pas et encore moins les jolies demoiselles. »
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MessageSujet: Re: Kampaï ! [W.T]   Dim 19 Oct - 14:45





Kampaï !


Peut être que j’étais intimidée. Pourtant, j’avais mis ce passé de grande timide de côté, et si lors de nouvelles rencontres j’avais parfois un peu le cœur battant de ne pas trouver de sujets de conversations et de laisser de gros blancs dans les discussions, généralement ce n’était que temporaire et dans le feu de l’action, j’arrivais à retomber sur mes pattes, essayant de tout faire pour masquer que je n’étais pas forcément très à l’aise avec des inconnus. Me forcer et aller au delà de ces limites était une méthode que j’adoptais depuis quelques années, parce qu’aussi agaçantes pouvaient être certaines catégories de personnes qui me donnaient l’envie de me fermer et d’établir des distances parce que nous n’avions rien à partager, j’étais forcée d’admettre que j’avais bien trop besoin des autres et de leur affection pour évoluer avec sérénité. Mais les autres… pas n’importe lesquels, ces autres, ceux qui petit à petit devenaient importants pour moi, très souvent sans que je ne m’en rende compte également, et pouf, lorsque c’était le cas, c’était déjà trop tard.

Alors face à cet homme qui restait imposant malgré l’air mélancolique qu’il affichait sur son visage, je ne savais pas forcément comment réagir ni me comporter, donc je gardais cette attitude de défense déguisée derrière mon expression neutre. Il était loin d’être collant et de forcer le dialogue comme je l’avais crains au début mais ça présence toute proche de m’aidait pas à me détendre parce qu’elle me laissait avec le sentiment qu’à un moment ou à un autre, j’allais devoir avoir affaire à lui, et ne sachant pas sur quel pied danser plus que de ne pas m’en formaliser, je n’arrivais pas du tout à penser à autre chose. J’observai le comptoir et ses alentours pour trouver quoi que ce soit à remettre en place ou à ranger pour donner l’impression que j’étais occupée, mais en vain – tout était là où il devait être et en désespoir de cause, je fis pivoter une bouteille pour elle-même pour remettre l’étiquette bien en face de celui qui la lirait, même si ça n’avait aucune espèce d’utilité parce qu’à force, tout le monde devait à peu près savoir à quoi correspondait chaque alcool, par habitude. En fait, c’était même sûr, alors je mettais ça sur le compte du côté esthétique de la chose.

J’attrapai mon torchon, déjà un peu humide pour le passer une énième fois sur le bar, qui n’avait sans doute jamais été aussi propre de sa vie ! Grâce à moi, il écopait d’un petit traitement de faveur et je trouvais même de quoi me concentrer sur une petit tâche qui peinait à vouloir partir…

Je fus arrêtée net dans mon mouvement parce que mon avant bras venait d’être lui même immobilisée par une autre main. Mon regard passa rapidement de cette dernière au client – toujours le même – qui me dominait de toute sa hauteur désormais révélant sans grande surprise qu’il était bien plus grand que moi. Je me raidis, prête à sortir les serres en guise de défense.

- Bah qu'est-ce qu'il y a ? Je t'intimide ? Ou t'as peur de moi ? Je te rassure ma jolie, je ne mords pas et encore moins les jolies demoiselles.

- Quoi ?! rétorquai-je en soufflant du tac au tac, sans faire attention de savoir si je dégageait de l’agressivité ou pas dans ma voix. A lui de juger. Je le dévisageai à présent, en fronçant légèrement les sourcils.

Je voulus me dégager de cette emprise plus que dérangeante et secouai le poignet pour lui demander de me lâcher. Sa réaction en avait déclenché une autre chez moi aux antipodes sûrement de laquelle il s’attendait, je ne savais pas au vu de sa remarque. Seulement, dans le désir de lui montrer qu’il se trompait et qu’il avait tord, je ne pouvais pas m’effacer et à l’inverse, cela ne me donnait que plus l’envie de lui prouver le contraire, et donc agir dans une assurance nouvelle, qui me portait. Où exactement, on allait bientôt le savoir, mais je ne réfléchissais pas trop, ma langue trouvant assez facilement de quoi se délier.

- Et pourquoi le serais-je ? l’interrogeai-je dans la semi provocation, sans chercher à m’échapper ou à me reculer, tant qu’il n’entrait pas comme précédemment dans mon espace vital sans que je lui en donne l’autorisation. Ca aurait été lui donner raison sinon.

Je lui souris pour lui montrer que tout allait bien. J’aimais préserver mon honneur et refusais cette idée de donner l’image de la frêle demoiselle en détresse qui ne sait pas ce qu’elle fou ici ni pourquoi. A la place,  j’appuyais mon coude sur le bar et posai ma main dans mon menton pour attendre sa potentielle explication avant de le regarder en dessous des cils et de continuer :

- Il vaut mieux, parce que moi par contre, j’peux sortir les griffes. Au moins, le ton était donné et lui même était prévenu.

Je ne savais pas si c’était un jeu de sa part, mais si c’en était un, j’étais en train de foncer dedans tête baissée, mais c’était plus fort que moi, je ne pouvais pas passer à côté d’un défi et m’avouer vaincue.

- En fait, au contraire, c’est plutôt toi qui devrait te méfier, lui appris-je, l’air de rien,  en avançant ma main devant moi pour observer le bout de mes ongles par la même occasion. Jolie manière de détourner ses propres questions et de lui renvoyer sans trop me mouiller. J’évitais aussi son compliment que je ne savais pas s’il me faisait plaisir ou pas. A toi d’voir. Qu’est-ce que tu leur fais aux « jolies demoiselles » ? Parce qu’autant que je sache à la limite, ça m’évitera les surprises.

La question qui se posait à présent, c’était est-ce qu’il allait surenchérir ? j’avais un petit esprit de compétition et j’aimais bien gagner, même si pour ça il fallait emprunter un voie qui ne plaidait par forcément en mon avantage…


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MessageSujet: Re: Kampaï ! [W.T]   Mar 21 Oct - 15:50

Aujourd'hui, ça faisait un mois tout pile que Wesley était sortis de prison. Un mois pile qu'il avait quitté cet enfer. Un mois pile qu'il avait décidé que la drogue et son passé de taulard seraient à présent derrière lui. Jamais plus il ne retournerait en prison. C'était terminé pour lui désormais. Dans quelques semaines, il allait combattre lors de son tout premier match de boxe. La pression montait de plus en plus. Les heures d'entraînements sur le ring, il ne les comptait plus. Toute la journée, il s'entraînait à être le meilleur. Toute la journée, sans cesse et sans relâche. La peur d'être le second ou de ne pas réussir à atteindre ses objectifs mais surtout, ses rêves. Ça le terrifiait terriblement. Tout comme retournait en prison d'ailleurs mais les deux étaient liés de toute manière. S'il était venu dans ce bar ce soir, c'était avant toute chose pour se vider la tête. Se changer les idées avant de retourner sur le ring pour s'entraîner encore et encore et encore. La timidité n'était pas son pire défaut non. Ah ça non, il n'était pas timide. Solitaire serait plutôt le mot qui convenait le mieux pour Wesley. La solitude ne le dérangeait pas. En revanche, le silence l'angoissait. Il ne supportait de rester dans une pièce silencieuse. Le bar était parfait pour cela. Jamais un moment de répits, un moment de silence. Toujours du bruit, de la musique, des bagarres aussi des fois. Rester seul dans un endroit aussi bruyant qu'un bar ou un centre commercial ne dérangeait aucunement Wesley. Quoi qu'il arrive. Quoi qu'il puisse se passer dans la vie de Wesley, il avait toujours l'air triste ou mélancolique. Et dire qu'il avait reproché à Kayla d'être triste l'autre soir. C'était bien l'hôpital qui se foutait de la charité pour le coup. Kayla avait une réelle raison d'être triste mais et Wesley ? Mis à part sa vie désastreuse, il n'en avait pas vraiment. Enfin ça dépend de comment on le prendre. Sa mère était chez les dingues. Son père s'en foutait royalement de lui. C'était des raisons suffisantes non ?! Face à lui, il y avait cette femme. Bien moins âgé que lui certes mais au fond, il l'appréciait bien. Sa façon d'agir avec les autres c'était en quelque sorte un moyen de défense. Pourquoi ? Se protéger tout simplement. Forcer le dialogue n'était pas son genre. Forcer les gens à lui parler alors qu'ils ne le voulaient pas n'était pas non plus son genre. De toute façon, on né seul et on meurt seul. Le reste n'est que superficialité. Alors oui, Wesley n'en avait rien à faire de savoir si les gens l'appréciaient ou pas. Qu'importe, qu'importe. Il faisait sa vie comme bon lui semblait et qu'importe du reste. Wesley s'était levé en attrapant le bras de la petite serveuse. Se collant à elle, il la forçait à le regarder dans les yeux. Les femmes aux caractères forts, elles attiraient irrésistiblement Wesley. Pendant qu'elle se secouait le poignet dans l'espoir qu'il la lâche, le jeune homme détachait sa main en souriant. À chaque fois, cela marchait. Les femmes démarraient toujours au quart de tour. Et ça, ça le faisait toujours assez rire. Enfin intérieurement. Pourquoi serait-elle apeuré ? Wesley n'était pas franchement un bon garçon. Plutôt le genre mauvais garçon à qui peu de personnes faisaient confiance. « Hum.. je sais pas. Mais si tu n'as pas peur, tant mieux. Peur ? Peur de quoi ? » Ce qu'il faisait aux jolis demoiselles ? Ah alors là, il ne valait mieux pas qu'elle le sache ou qu'elle se doute ne serait que d'un tout petit truc. Oh jamais Wesley ne pourrait faire de mal à une femme ! Les hommes qui faisaient du mal à une femme ne méritaient pas de vivre selon lui. S'approchant d'un peu plus près de la petite serveuse, il passait sa main sur sa joue avant de retourner à sa place afin de boire une nouvelle gorgée de son verre. « Il ne faut mieux pas que tu le saches mais si tu tiens tant à le savoir, ce sont des choses qui ne se disent pas mais qui se vivent.. »
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MessageSujet: Re: Kampaï ! [W.T]   Jeu 23 Oct - 19:57





Kampaï !


Si c’était une idée, elle était un peu fumeuse, pas de doutes. Seulement à présent, je me voyais mal me défiler, la machine était lancée, et si je ne voulais pas aller en arrière, j’allais devoir slalomer pour pouvoir avancer. Je n’étais pas la seule joueuse cependant, et là était tout le problème de ce genre de déjà – la surenchère était toujours plus importante, et y mettre fin cela aurait voulu dire perdre, et ça moi, lui laisser remporter la partie, je n’en avais pas envie.

Comme je ne voulais pas non plus que cela ne dégénère trop, bref, pour le coup, je ne pouvais vraiment m’en prendre qu’à moi même si j’étais dans cette galère, et en même temps que j’étais en train de poursuivre la conversation, je réfléchissais au meilleur moyen de m’en sortir haut la main. C’était quand même lui qui m’avait provoqué en premier, et j’avais répondu, c’était donc assez logique qu’il réplique tout aussi aisément.

- Hum.. je sais pas. Mais si tu n'as pas peur, tant mieux. Peur ? Peur de quoi ?

Heureusement pour moi, j’avais eu quelques années derrière moi pour affuter mon sens de la répartie. Ca n’aurait pas été au collège que ça aurait pus se passer comme ça, lorsque je vivais encore dans l’ombre des autres, mais en grandissant, j’étais peu à peu parvenue à modeler la mienne. Je me jetai dans le vide sans filet. Ce n’était pas la première fois que j’avais affaire à des confrontations de ce type, mais j’avais toujours des amis avec moi au cas où ça dégénérait et ça n’était jamais allé très loin de toute façon. Après tout là aussi je ne risquais pas grand chose parce que mon poste de serveuse était une sécurité supplémentaire, mais une fois que je franchissais les portes du bar, seule et dans la nuit, ce n’était plus le cas

- Si je le dis tout de suite, je risque de perdre mon coup d’avance, et ce serait dommage. Surtout pour moi.

J’eus un petit haussement de sourcil. Je ne bougeai pas et lui non plus, jusqu’à ce qu’il s’avance un peu plus et tandis que mon pouls s’accélérait, j’hésitais : est-ce que je bondissais en arrière pour récupérer mon espace vital ou bien… Je frissonnai, ne faisant aucun mouvement au contact des doigts sur ma peau et cette audace non autorisé me dérangea, même si je fis tout pour ne rien laisser filtrer de cette gêne. Dans ces cas là, le mieux était encore de ne rien faire.

- Il ne faut mieux pas que tu le saches mais si tu tiens tant à le savoir, ce sont des choses qui ne se disent pas mais qui se vivent..

Hé bien ! Voilà qu’on allait aller loin comme ça tous les deux ! J’en profitais pour servir un nouveau client qui s’approchait pour réfléchir au sous entendu de cette remarque, s’il y en avait une…

Je croisai les bras cette fois, que j’appuyai sur le comptoir, après avoir adressé un sourire au garçon qui repartait avec son cocktail, assez mignon par ailleurs. Je retournai mon attention sur l’homme, avec qui la glace s’était fêlée sans pour autant être brisée.

- Et elles se vivent comment ? Je savais que j’étais en train de prendre un risque, mais j’étais encore en train de gérer pour l’instant. En tout cas, ce n’est pas en restant ici que ça va beaucoup avancer, dommage pour vous. Une invitation à partir ? Pourquoi pas.. !

J’observai son verre se vider lentement en souhaitant d’ailleurs qu’il ne s’attarde pas trop. En attendant, je poursuivis :

- Tous ces tatouages, ils veulent dire quoi ? Je les désignais d’un coup de menton, en changeant de sujet tant bien que mal, car il en avait tout un étalage, et partout où je posais mon regard, je n’avais pas le choix que de m’attarder dessus. On dirait une collection, commentai-je plus sobrement.



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MessageSujet: Re: Kampaï ! [W.T]   Sam 25 Oct - 10:37

L'adrénaline, c'était un peu comme la drogue. Une fois que l'on y a goûté, on avait du mal à s'arrêter. Repousser ses limites. Aller toujours plus loin. Wesley adorait ça. Il fallait toujours qui se dépasse. Qu'il aille plus loin encore et encore. La peur ? Pour lui, il n'y avait que les faibles qui avaient peur. Or Wesley n'était pas un faible et il était exclu qu'il puisse avoir peut de quoi que ce soit. Il en avait des peurs, bien évidemment mais jamais il ne les montrerait à qui que ce soit. Non, jamais. Plutôt crever à la place. Wesley avait toujours besoin de se dépasser de se protéger derrière la carapace qu'il s'était créé il y a de cela bien trop longtemps déjà. C'était pour se protéger et pour que personne ne puisse le voir tel qu'il était vraiment. Un homme avec des faiblesses et dont la seule chose qui le terrifiait c'était de retourner en prison. Non, il avait purgé sa peine et maintenant, il était temps de se poser. Mieux vaut tard que jamais comme on dit. Certaines personnes deviennent adulte avant d'autres encore. Qu'importe. Tant que l'on se devient une grande personne un jour, tout va bien. Oh et puis, la vie est bien trop courte pour être sérieux. Il faut profiter de l'instant présent et de la vie tant qu'on le peut encore. Ce n'est pas le jour où l'on sera en fauteuil roulant qu'il faudra vouloir le faire. Un sourire taquin sur le visage, Wesley prenait un malin plaisir à discuter avec cette petite serveuse. Tout le monde le connaissait dans ce bar. C'était un habitué. Perdre son coup d'avance ? C'était ça qu'il aimait tant chez cette demoiselle. Elle ne voulait admettre qu'elle avait perdue. Ils passaient leurs temps à se chercher, à se lancer des piques. Encore une femme au caractère fort. Finalement, il y en avait beaucoup plus qu'il ne le pensait à Town Square. Ou peut-être les attirait-il ?! Qu'importe. « J'adore. Tu ne lâches jamais le morceau à ce que je vois. Tu sais qu'on pourrait continuer toute la nuit? » Mais en général, Wesley ne passait pas la nuit à discuter avec une femme. Non, il faisait autre chose de beaucoup moins prise de tête. Déjà qu'il n'était guère très bavard mais si c'était pour se prendre la tête, il en était hors de question. Sirotant son cocktail, Wesley restait là. Près de la petite serveuse dont il n'aurait bien fait qu'une bouchée. Qu'est-ce qui l'empêchait de l'entraîner dans la ruelle derrière et de lui faire l'amour ? La peur de se prendre une gifle ? Oh , il n'était plus à une gifle prêt. Il en avait déjà tellement reçue qu'une en plus ou en moins, ça ne changerait pas grand chose. La petite remarque de Wesley avait dû éveiller la curiosité de la jeune femme puisqu'elle lui demandait des explications. Un sourire satisfait sur le visage, il terminait d'un trait son verre et lançait un regard taquin à la serveuse. Faisant le tour du bar, il s'autoriser à passer derrière la partie réservé au personnel, attirant la jeune femme contre lui et son torse musclé. « Tu tiens tant que ça à le savoir ? Viens avec moi derrière le bar et je te montrerais ma jolie. » Wesley gardait toujours le contrôle. Quoi qu'il arrive, quoi qu'il se passe, il essayait toujours de garder le contrôle. Mais parfois, c'était plus facile à dire qu'à faire. Ouais, elle semblait bien curieuse cette petite serveuse. Voilà qu'elle voulait savoir ce que voulait dire les tatouages qu'il portait. C'était vrai qu'a premier abord, certaines personnes pouvaient prendre peur face à tous ces tatouages. Il avait commençait par un simple dragon sur l'épaule à ses dix-huit ans et ensuite, il n'avait jamais su s'arrêter. Certaines fois, il s'était fait tatouer par un copain et dans de mauvaises conditions. Parfois même, c'était en prison. Ça impressionne beaucoup tous ces tatouages et ça excitent les femmes aussi. « Ah en voilà une question intéressante. Eh bien certains veulent dire quelque chose et d'autres non. J'aime tellement les tatouages comme t'as dû le remarquer. C'est personnel et des fois, ça effraie les gens. T'es effrayé toi ? » Disait-il en lui caressant la joue.
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MessageSujet: Re: Kampaï ! [W.T]   Mar 28 Oct - 19:16





Kampaï !


- J'adore. Tu ne lâches jamais le morceau à ce que je vois. Tu sais qu'on pourrait continuer toute la nuit?

J’eus un haussement d’épaules totalement désinvolte, signe que cette éventualité qu’il venait de pointer du doigt ne me faisait ni chaud ni froid. Je tenais la cadence pour l’instant dans notre marathon et j’étai bien décidée à ne pas faiblir de sitôt.

- En tout cas elle est devant moi ! Ce n’était pas tout à fait vrai, parce que je ne crachais jamais contre les quelques heures de sommeil que j’avais seulement par nuit. Je commençais tout aussi tôt le lendemain mais dans un tout autre domaine pour le coup, et les chevaux eux, n’allaient pas attendre.

Le problème avec ces gars là – j’ignorais toujours son nom mais lui aussi ne savait pas quel était le mien – c’était qu’on ne pouvait jamais savoir où est-ce qu’ils étaient capables d’aller vraiment. Preuve en était il s’anima soudain, et sans aucune autorisation me rejoins du côté qui lui était habituellement interdit, et ce fut d’abord cette première constatation qui m’agaça ; il y avait des règles, elles coulaient de source, ma figure ne suffisait-elle pas à les faire respecter ? Il s’autorisa juste ensuite un nouveau rapprochement que j’envisageais différemment cette fois, bien que peu commode également. Lorsqu’on m’imposait des choses contre mon plein gré, je voulais juste réagir en dégainant et tirant et j’attrapai ses deux coudes pour le dissuader dans son étreinte, pendant qu’il poursuivait avec une nouvelle tirade :

- Tu tiens tant que ça à le savoir ? Viens avec moi derrière le bar et je te montrerais ma jolie.

Bien sûr. Ce n’était pas tout à fait une si grande surprise, parce que ses sous entendus précédents ne laissaient pas vraiment de place au doute, ce qui m’empêcha de lui dire le plus aimablement possible d’aller se faire foutre. C’était totalement idiot, parce que je voulais me braquer et rien de plus devant autant de rentre dedans, et en même temps, il y avait toujours cette stimulation incessante qui me faisait passer d’un sentiment à un autre, un désir à un autre, et bien qu’au fond, je savais que me concernant, il ne se passerait rien ce soir, j’avais ce réel souhait de m’abandonner là où toutes les conventions n’avaient pas accès normalement, là où c’était si facile parce que je n’avais de compte à rendre à personne. Il n’y avait plus grand monde dans le bar, et la lumière était tamisée en cette fin de soirée, et j’avais peu à peu oublié que l’inconnu trop entreprenant m’avait inquiété à son arrivée, trop désireuse à côté de ça de faire mes preuves.

Mon poste de serveuse prit la décision à ma place- et puis je voulais également lui faire comprendre que ce n’était pas parce que j’étais joueuse et que j’étais facile et non respectable et au lieu de calmer ses ardeurs, sûrement allais-je les renforcer. Je me hissai sur la pointe des pieds pour être un peu plus à hauteur de son visage et murmurer à son oreille :

- Tu aimerais bien j’imagine… Et ça aurait pu, mais je ne crois pas t’en avoir donner l’autorisation. Je devenais à mon tour plus familière et cette fois me dérobait, tout en lui indiquant d’aller reprendre sa place de client qui était sienne. Il en faudra un peu plus pour me convaincre, je ne sais pas fais preuve d’originalité… Et encore, peut être que ça ne marchera pas, conclus-je, l’air mutin.

Je voulais faire mes preuves après tout. Montrer que j’avais du caractère, même si je ne le dégageais pas totalement comme un malpropre, ne sachant plus vraiment les avis que je portais à son égard. Sûrement aussi parce que je l’envisageai comme un animal un peu sauvage, et que si je faisais des gestes brusques et que je criais, au lieu de l’apaiser il allait devenir d’avantage violent, et ce n’était pas mon objectif.

- Ah en voilà une question intéressante. Eh bien certains veulent dire quelque chose et d'autres non. J'aime tellement les tatouages comme t'as dû le remarquer. C'est personnel et des fois, ça effraie les gens. T'es effrayé toi ?

Je haussai les épaules en secouant légèrement la tête.

- Toujours pas, assurai-je comme il m’avait déjà posé cette question auparavant. Tu comptes arrêter ?

En vérité j’aimais plutôt voir les dessins s’animer sur la peau, et je prenais un peu plus de liberté à les observer désormais.

- Allez, c’est la fin du service, déclarai-je, quelques instants plus tard, après avoir remis en ordre ce qu’il restait sur le comptoir. Pour un autre verre, il faudra revenir un autre jour, mais d’ici là, peut être que tu auras trouvé le sens à ta vie que tu cherches !

Le mien était très clair même si je ne visais pas très loin pour l’instant : rentrer chez moi et dormir, n’en déplaise à certains…




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MessageSujet: Re: Kampaï ! [W.T]   Jeu 6 Nov - 15:48

Seulement que quelques heures de sommeil, Wesley n'avait pas besoin de passer douze heures à dormir pour être en forme. Entre quatre et six heures lui suffisait amplement. Les cernes ? Wesley n'en avait que faire. La vie est déjà bien trop courte, alors à quoi bon dormir. Nous aurons toute la nuit pour dormir. Wesley préférait sortir une bonne partie de la nuit, passer sa journée à travailler ou à faire du sport. Rester sans rien faire n'était pas dans ses habitudes. Si certains avaient la certitude que la vie était belle, ils se leurraient sûrement, préférant largement s’emplir de croyances fausses afin de voir le verre à moitié plein et ainsi ne pas songer aux choses moins agréables qui pourraient pointer le bout de leur nez, un peu comme des nuages noirs qui feraient tache dans le ciel bleu qu’ils s’évertuaient à peindre et à défendre becs et ongles. Pourquoi fallait-il absolument se voiler la face ? Les masques finissaient toujours par tomber, faisant alors plus de dégâts que si la vérité avait été connue ou si les choses avaient été prises tel qu’elles étaient et venaient. Sans doute était-il trop terre à terre ? Non, sûrement pas. Enfin quoi que.. Wesley s'est toujours débrouillé dans la vie. Et cela lui avait réussi, il s’était battu avec force et courage pour en arriver au stade où il était, sans jamais baisser les bras, même quand les épreuves s’étaient présentées à lui et qui auraient pu sérieusement le briser. Néanmoins, il était là, debout, la tête haute malgré de nouveaux petits détails qui le mettaient quelque peu dans un état moins enjoué qu’à son habitude. Bien que malgré tout, Wesley ne respirait pas la joie de vivre tous les jours. Il était rare de le voir sauter de joie partout. Mais les aléas pouvaient être nombreux sans pour autant que cela ne signifie qu’une tempête n’allait arriver et s’abattre sur lui, quoi que… seulement, pour la soirée, il n’avait pas envie de songer au pire, et avait préféré chasser tout ceci et n’avait pu que rencontrer une autre surprise en sirotant un verre dans un club. La pauvre petite serveuse, elle devait prendre son mal en patience et subir les remarques stupides de Wesley. Déjà que sobre, il n'était pas le mec le plus enjoué de cette ville mais ivre, il était encore dix fois moins. Un sourire en coin, les bras croisés sur le bar. Wesley ne détachait pas son regard de la petite serveuse en face de lui. « Intéressant. Moi aussi, la nuit est devant moi. » Vivre la nuit, c'était devenue une habitude pour lui. Sortir jusqu'à trois ou quatre heures du matin. Voire cinq heures parfois. Et puis ensuite, dormir jusqu'à midi. Voilà, c'était cela son mode de vie. La journée ne commençait jamais avant quatorze heures pour lui. Bah oui, le temps de se réveiller comme il le fallait. Mais la serveuse devant lui, elle lui donnait pas mal de fil à retordes. Il aimait ça. Les filles facile ça allaient bien cinq minutes alors pourquoi ne pas compliquer un peu les choses ?! La petite serveuse se hissait sur ses pieds pour être à la hauteur de Wesley. Il n'était pas non plus très grand mais juste ce qu'il fallait. Lorsqu'elle arrivait à l'oreille de Wesley, il ne put s'empêcher de sentir l'odeur délicate de son parfum. D'apprécier cette odeur et d'effleurer sa peau avec sa main. Une peau si douce et si chaude. Exactement comme ce qu'il aimait avec les femmes. Mais d'après elle, les choses ne seraient pas facile à faire. « C'est pas grave. J'adore les défis et je relève celui-là avec un immense plaisir. » Un grand sourire sur les lèvres, elle venait de lui demander si ces tatouages avaient une signification ou non. Ah les tatouages de Wesley ! Depuis ses dix-huit ans, il ne s'était jamais arrêté. Parfois dans des conditions d'hygiène respectable et parfois non. Certaines personnes trouvaient cela cool et d'autres étaient effrayés par tous ces tatouages. Surtout les petites mamies lorsqu'il attendait tranquillement le bus ou le métro. La petite serveuse ne semblait pas avoir peur du tout de Wesley. « Tant mieux alors. Non, je ne vais pas m'arrêter en si bon chemin. On s'amuse,tu ne trouves pas ? » Ah s'amuser ! Wesley avait beau avoir trente ans passés, il adorait s'amuser. Avec les filles surtout. Mais jusqu'à quand ?!!! Personne ne le savait et encore moins lui. Pour le moment, Wesley s'amusait et c'est tout ce qu'il voulait faire. On grandira plus tard hein ?!! Mais alors qu'il était en train de siroter les dernières gouttes de son scotch, la petite serveuse lui indiquait que le service était terminée. Ouvrant les yeux en grand, le jeune homme déposait le verre assez violemment sur le comptoir. « Mais ça veut dire que tu es libre à présent ? Ça te dit qu'on aille prendre un verre chez moi ? Promis je n'essaierais pas de te violer ou on peut aller .. euh.. jsais pas moi.. Marcher au bord du lac ?! » En fait, Wesley ne voulait pas rentrer maintenant chez lui. Il était trop tôt pour lui et puis il se retrouverait seul en plus. Trouver un sens à sa vie ?! Hum.. ouais un jour sûrement. Mais pour le moment, il ne voulait pas se retrouver seul chez lui. Ce n'est pas tant la solitude qui le perturbait mais plutôt le silence.
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MessageSujet: Re: Kampaï ! [W.T]   Dim 9 Nov - 16:40





Kampaï !


C’était évident, l’homme ne manquait pas de ressources, tout portait à croire que c’était un puits sans fond dans lequel je m’étais jetée. Je ne savais toujours pas son prénom, je ne lui avais pas demandé non plus, et je ne cherchais pas à le savoir, sinon en retour, il allait me demander le mien, ce que je n’avais pas forcément envie de lui apprendre. Il allait finir par le savoir supposai-je quand même, parce que si il était coutumier des bars comme je l’avais aisément compris, les nouvelles allaient finir par se balancer, mais quitte à préserver le mystère… jusqu’à quand ? Une soirée ? La fin de celle ci ? La semaine prochaine ?

- C'est pas grave. J'adore les défis et je relève celui-là avec un immense plaisir.

- Parfait, on verra qui de nous deux arrive le mieux à tenir sur la longueur, enchaînai-je, et ça pour montrer que je n’étais pas inquiète le moins du monde. J’étais sportive, l’esprit de compétition transpirait dans les autres domaines parfois.

Le seul challenge que je me lançai vraiment à présent, c’était de mettre fin à mon service et par la même occasion quitter le rôle que j’avais progressivement endossé en discutant avec le client du bar. Fort heureusement, il n’y avait eu personne pour remarquer son précédent petit manège et je me dis qu’il ne fallait pas que ça se reproduise, d’aucune manière, alors que le patron pointait justement le bout de son nez pour m’indiquer qu’on arrivait au bout de la soirée et qu’on allait pouvoir fermer.

- Mais ça veut dire que tu es libre à présent ? Ça te dit qu'on aille prendre un verre chez moi ? Promis je n'essaierais pas de te violer ou on peut aller .. euh.. jsais pas moi.. Marcher au bord du lac ?!

Dans un geste totalement inutile, pour la énième fois, je remis en place mon comptoir d’une propreté parfaite. J’avais tout fait correctement, mais je gardais quand même cette sensation d’avoir oublié quelque chose, mais après quelques instants de réflexion, je décidais que c’était ok.

- Super, me voilà rassurée, ne pus-je m’empêcher de ricaner, crois moi, tu ferais bien de réviser un peu, parce que c’est pas comme ça que tu vas réussir à mettre une fille que tu convoites en confiance. Et non, je ne te dirai pas les secrets de recette, ajoutai-je comme en prévision d’une possible nouvelle remarque.

J’essuyai mes mains dans mon torchon et attrapai l’élastique qu’il y avait à mon poignet pour nouer mes cheveux en une haute queue de cheval.

- Ca ne me regarde pas, mais tu as sans doute assez bu pour ne pas reprendre en plus un verre, chez toi ou ailleurs.

Une fois de plus, j’étais partagée, parce que la soirée ne s’était pas tout à fait passé comme je l’avais imaginé au départ, et même si il était un peu collant, désespéré dans son genre, il avait aussi ce petit air de chien battu qui faisait que je ne l’avais pas tout de suite envoyé dans les roses – et d’accord, aussi parce que j’avais pas spécialement envie d’avoir des problèmes avec mon boss. Quelque part, j’avais envie de sortir des sentiers battus, là où j’avais traîné jusqu’à présent, et c’était dans cette optique que j’étais revenue à Town Square, mais en même temps, faire confiance à un mec que je connaissais pas et qui visiblement était porté sur la boisson, c’était quand même moyen, et il y avait toute ma raison qui me disait qu’une fois à l’extérieur, j’étais ma seule protection, il n’y aurait personne pour me venir en aide en cas de pépin. De toute façon il avait quand même moyen de me suivre si je refusais, et c’est là dessus que je répondis :

- Je rentre chez moi, lui appris-je, je vais passer par la plage, si c’est ton chemin… d’accord, ce n’était pas la route que j’empruntais habituellement, mais c’était la meilleure balance que j’avais trouvé pour équilibrer le fait qu’il fallait vraiment que j’aille pioncer si je voulais pouvoir me lever demain matin, sans coller un total vent au garçon. Je ne savais même pas pourquoi j’agissais comme ça, mais tant pis, je n’y cherchais aucune explication.


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