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 CHALLENGE WEEK → Marni-Joana S.Sawyer

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MessageSujet: CHALLENGE WEEK → Marni-Joana S.Sawyer   Lun 13 Oct - 11:35





Marni Week

(du 13/10 au 19/10)

Règles

Un personnage, sept jours dans la semaine, sept mises en situation dans Town Square. Voici le principe des challenge weeks. Chaque jour de la semaine, un membre recevra une mise en situation qu'il devrait développer en un minimum de 500 mots. Dès qu'il aura répondu à une situation, Morning Coffee lui enverra la prochaine. Le tout, pendant sept jours, du lundi au dimanche. Si le membre a réussi son challenge, il gagne un prix.

Programme

Lundi ▪ C'est en se baladant en ville que Marni se fait aborder par un petit garçon. Celui-ci la pointe du doigt et lui déclare solennellement « T’es grosse ! ».
Mardi ▪ Au supermarché, un policier interpelle Marni. Elle commence à se faire des films avant de comprendre que l'homme lui redonnait simplement le foulard qu'elle venait tout juste de faire tomber.
Mercredi ▪ Echographie aujourd'hui ! Marni est émue devant la vision de son bébé.
Jeudi ▪ Marni tombe nez à nez avec... un rat. Il se balade tranquillement sur le sol de sa cuisine et elle se met à paniquer.
Vendredi ▪ Le voisin de Marni a une soudaine envie d'uriner. Il prend son pot de bégonia pour des toilettes.
Samedi ▪ En pleine balade, une femme accoste Marni. Elle lui propose d'acheter le bébé qu'elle porte.
Dimanche ▪ Panique ! Marni est persuadée qu'elle va accoucher aujourd'hui. Ce n'est absolument pas le cas, mais elle y croit assez pour aller à l’hôpital.
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MessageSujet: Re: CHALLENGE WEEK → Marni-Joana S.Sawyer   Lun 13 Oct - 23:21

L'art et la manière de péter une durite.





Lundi, 16h30, centre ville de Town Square.
Ça y est, je me suis enfin décidée à aller acheter quelques bricoles pour le bébé. Bon, cela n’a pas été évident de me convaincre de ne pas rentrer tout de suite chez moi après le travail, surtout pour m’échouer dans mon canapé ; mais après m’être rendu à l’évidence qu’à force des mois j’en aurais de moins en moins la force, j’ai pris la direction du centre ville pour commencer par les petites choses. Layettes, biberons, etc… bref que des choses pas trop lourdes à porter. Après une grosse demi-heure dans le magasin à choisir le nécessaire, version mixte puisque j’ignore encore le sexe de l’enfant, je m’atèle à acheter quelques coups de cœur pour ne pas dire essentiellement des doudous. Chargée plus que je ne le croyais à l’arrivée, la vendeuse me propose gentiment de repasser ultérieurement avec le papa pour prendre le reste. Evitant de préciser que ce dernier se trouve à des milliers de miles, j’accepte volontiers tout en réglant la totalité qui me coûte un bras mine de rien. Quittant la boutique avec quelques paquets, je prends la direction de mon studio tout en sortant de mon sac à main mon mobile pour contacter Brian par sms pour savoir s’il serait dispo dans la soirée. Commence alors les négociations : ‘Non je travaille tard. Pourquoi ?’ ‘Pour aller chercher des affaires de bébés que je viens d’acheter.’  ‘Ça peut attendre demain non ? Il plaisante là ! ‘Non !’ rédige aussitôt avant d’envoyer. ‘Ecoute ça n’est pas urgent et je ne peux pas me libérer tôt ; alors on ira demain après midi promis.’ ‘Je refuse !’ insiste-je tout en sachant pertinemment que je fais un caprice pur et dur. ‘Je ne t’en donne pas le choix Joana.’ Conclut-til. Quoi ? Furieuse alors que je devrais déjà être satisfaite qu’il s’occupe de moi, je compose son numéro pour l’appeler. « Comment ça tu ne m’en donnes pas le choix ? » m’énerve-je dés qu’il a décroché. « Mais je les veux se soir et ça ne te prendra qu’une demi-heure à tout casser… mais fait une pause !...Quoi ? Tu oses me ressortir ça ? » Cette blague vaseuse sur mon possible accouchement immédiat qui rendrait alors tout plus important. Si neuve ans en arrière je n’avais pas bronché, parce qu’il était ivre et que ça l’excusait bien, là il était hors de question qu’il en échappe ; et qu’importe que toute la rue m’entende m’engueuler avec lui. « Tu ne peux pas plaisanter avec ça comme à l’époque où l’on été ensemble tu m’entends ?! Un accouchement n’est pas une blague en soit et je me refuse d’attendre la naissance du petit pour lui préparer son coin… je m’énerve si je veux et… Allo ? Allo ? » Mufle. Il a raccroché. Non mais je rêve ; oser me demander de me calmer après un tel affront c’est trop fort.  Mais bon je ne vais pas rappeler car ça ne servirait à rien. Déjà parce qu’il raccrocherait à nouveau ;  et ensuite parce que ça ne serait pas bon dans mon état de m’énerver autant pour si peu.

Marchant d’un pas pressée en direction de chez moi, surtout pour me défouler car j’ai le temps devant moi, une petite voix m’interpelle « T’es grosse. ». Me stoppant, je me tourne vers le petit garçon qui doit avoir approximativement sept ans avant de lui demander d’un ton froid. « Quoi ? » « J’ai dis t’es grosse ! » répète t’il plus fort en me tirant la langue et en me pointant du doigt. Hébété par ce que je viens d’entendre, car j’hallucine là, je m’apprête à lui passer un savon quand sa mère arrive en hurlant son prénom. « Nathan tu m’as fais peur ; je t’ai cherchée partout dans la boulangerie. » lui dit elle en le prenant par le bras pour l’y ramenée. « Merci madame de vous en être occupée. » Quoi ? J’écarquille les yeux. Non mais je suis entrain de dormir là ! C’est un véritable cauchemar ! Non seulement je me retrouve à revivre mon passé par le biais d’une blague de mauvais goût mais en plus je suis remerciée d’avoir était l’objet de la vulgarité d’un gamin ? Non. Même si je dors je ne peux pas laissée passer ça. « Attendez. » lui hurle-je pour l’empêcher d’entrer dans la boulangerie. « J’ai deux mots à vous dire. » ajoute-je froidement en l’approchant. « Déjà, si vous faisiez mieux votre rôle de mère vous ne le perdriez pas de vue ; ensuite si vous l’éduquiez mieux que ça il ne serait pas aussi vulgaire. » « Je vous demande pardon ? » s’offusque t’elle. « Vous m’avez très bien comprise. » « Non. Moi tout ce que je vois c’est une folle furieuse qui se permet de me donner des conseils sur l’éducation alors qu’elle est enceinte du premier. Attendez que votre môme soit au même âge et après vous viendrez me donner des leçons. » S’apprêtant de nouveau à entrer, je la rattrape par le bras pour lui ordonner. « J’exige des excuses. » « Non mais vous délirez vous. » répond t’elle furieuse en récupérant son bras. « Ce n’est pas moi qui vous ait agressée. » « Je sais. J’exige juste que votre petit monstre s’excuse pour ce qu’il m’a dit. » Corrige je en regardant ce dernier qui sourit machiavéliquement en me regardant. Je ne sais pas ce qui me retient de lui en mettre une à ce morveux. « Et que vous a t’il dit ? » lance t’elle narquoise. « Que j’étais grosse. » Oui je sais cela n’est pas hyper grave mais j’y tiens c’est tout ; même si j’ai l’air ridicule. « C’est tout ?! » se moque t’elle. « Hé bien ma pauvre je vous plains sincèrement si vous vous êtes sentie vexé pour si peu. » A son fils. « Allez on rentre. » Là je suis bouche bée. Je ne pensais pas qu’une mère pouvait tolérer un instant que son fils dise de telles choses à des inconnus. Me laissant seule sur le pas de la boulangerie, je l’observe se plaignant aux autres clients au travers de la vitre. J’ai compris, encore une abrutie qui ne comprend rien aux règles de l’éducation. Préférant en rester là, surtout pour éviter de me donner en spectacle devant plus d’inconnus, je reprends ma route en m’observant de temps à autre dans les reflets des vitrines. Non je ne suis pas grosse… où alors peut être un peu…
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MessageSujet: Re: CHALLENGE WEEK → Marni-Joana S.Sawyer   Mar 14 Oct - 17:36

Relax, take it easy.





Mardi, 10h13, Supermarché de Town Square.
J’ai passée une nuit épouvantable. Une nuit tellement épouvantable que ce matin un simple chocolat chaud ne suffira largement pas à me garder éveillé toute la journée. Alors c’est décidé, je m’achète du café et pleins de paquets. Après tout je suis encore capable de me contrôler sur les doses que j’ingurgiterais ; pas besoin d’en vider mon appart’ comme un alcoolique de ces bouteilles où une fumeuse invétérée de ces cigarettes ! Parlons en d’alcoolique ; Brian m’a rappelé au soir en rentrant de son boulot. Inutile de mentionner qu’il était furieux de la scène que je lui ai faite en plein après midi pour des courses. - Nous ne sommes plus ensemble ! - m’a t’il précisé comme si je l’ignorais avant de me demander pourquoi sa blague m’avait autant énervée. Normal qu’il ne s’en souvienne pas il était raide bourré le jour où il me la faite ; mais n’empêche que ce coup-ci je ne l’ai pas loupée et je lui ai dis ma façon de penser quand à ironiser l’accouchement d’une femme. On n’attends pas que le bébé soit prêt à sortir pour faire une chambre, pour acheter des affaires, quoiqu’en dises les plus superstitieuses qui pensent que cela porte malheur de tout faire avec plusieurs mois d’avance. C’est ridicule. On ne va pas perdre son enfant comme une punition parce que tout l’attends déjà ! Mais bref ; déjà bien énervée de ma sortie en ville, a cause du gamin, je n’ai pas supporté cette nouvelle prise de bec qui s’est soldée par un raccrochement de ma part. A quoi bon vouloir lui faire entendre raison ? Pour lui j’étais juste sujette à mes sautes d’humeurs de future mère et il était persuadé qu’en temps normal je ne trouverais rien de gênant à cette petite boutade. Soit. Moi je savais très bien qu’il ne s’agissait pas de ça d’où le fait que je coupe court à tout ce cinéma. Hélas pour moi, m’énerver de la sorte n’est pas favorable à une nuit des plus exquises. Le bébé était énervé, ne cessant de me filer des coups de pieds tout en s’appuyant bien sur ma vessie, si bien que je n’ai pas put fermer l’œil de la nuit plus de dix minutes d’affilées. Alors ce matin c’est décidé, je prévois du café pour les nuits agitées.

Me dépêchant dans les rayons, parce que mine de rien je suis déjà très en retard à mon travail, je perds mon foulard qui glisse de ma poche sans que je m’en aperçoive. Arrivée au rayon café, je m’atèle à chercher une bonne marque, pas trop forte pour le bébé, quand mon portable bip. C’est Brian. ‘Désolé pour hier soir tu avais raison. A quel heure dois-je passer te prendre pour tes courses ?’. Je pourrais faire ma rancunière, bouder, et peut être même encore lui reprocher une nouvelle fois sa bêtise ; mais je n’en ferais rien. J’ai besoin de son aide et c’est déjà énorme de sa part qu’il soit là après le fait que je l’ai abandonnée avec sa fille dans une période délicate de son existence. ‘Allez c’est bon, c’est oublié. A 17H chez moi.’ Envois-je aussitôt quand un agent de police m’interpelle. « Madame ? » surprise, je me tourne ce dernier sans réellement comprendre ce qu’il me veut. Quand soudain j’aperçois ce paquet de biscuit, acheter une semaine auparavant, qui dépasse légèrement de mon fourre-tout en cuir. « Je ne l’ai pas volée. » dis je alors dans la précipitation pendant qu’il m’approche d’une démarche plutôt pressée, comme s’il craignait que je me sauve à toute allure. Fronçant les sourcils il me demande à ma hauteur. «  De quoi parlez-vous ? » «  Hé bien du paquet de biscuit dans mon sac ! » dis-je étonnée qu’il ne comprenne pas. « Je n’ai plus le ticket parce que ça remonte à une semaine mais je peux vous certifier que je l’ai bien payé. » manquerait plus que maintenant je finisse au poste pour un vol que je n’ai pas commit, et là j’admettrais volontiers que cette semaine commence vraiment très mal. Le truc qui me donnerait d’ailleurs irrémédiablement l’envie de poser ma semaine, quitte à perdre un peu de mon salaire, pour me planquer chez moi et éviter toutes les conneries qui peuvent me tomber dessus. Et encore, rien ne m’assurera que ma poisse ne me suive pas chez moi. « Ecoutez madame… » « Non je sais rien ne prouve que je dis la vérité…» Le coupe je. «…Mais je vous assure que je suis quelqu’un d’honnête et que jamais au grand jamais je n’ai volée de la nourriture même pendant les mois difficiles. » « C’est très bien mais… » « Je sais ce que vous vous dites. Ce n’est pas parce que j’ai l’air d’être une femme bien, que vous êtes obligé de le croire ; mais je vous assure que le mensonge m’horripile et que je ne me permettrais jamais de vous raconter n’importe quoi dans le seul but de me sortir de cette interpellation. Qui plus est… » « Madame. » M’interrompt-il à son tour en haussant le ton. « Calmez vous je ne suis pas là pour ça voyons. » conclut il en adoptant une mine plus que sérieuse.  « Ah bon ? » m’étonne-je. « Mais pourquoi alors ? » m’inquiète-je soudainement en fronçant les sourcils. « C’est bien à vous ? » me demande t’il en me tendant mon foulard en soie rose pâle. « Heu… oui. » dis-je confuse. « Vous l’avez perdu à l’entrée du magasin et je vous ai suivi pour vous le rendre, rien de plus. »  Le prenant tout en devenant rouge pivoine. « Merci. » « Vous devriez éviter de vous mettre dans de tels état ce n’est pas bon pour votre bébé. » me conseille t’il avant de me laisser pantoise en me souhaitant une bonne journée. De nouveau seul, je me maudis en posant ma main sur mon front. Je ne sais pas si boire du café est une aussi bonne idée que ça tout d’un coup. Moi qui réagit déjà au quart de tour sans en consommer qu’est ce que se sera avec de la caféine dans le sang ?  
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MessageSujet: Re: CHALLENGE WEEK → Marni-Joana S.Sawyer   Mer 15 Oct - 17:31

Allo maman ici bébé !...





Mercredi, 17h40, Hôpital de Town Square.
Assise dans la salle d’attente je feuillette un magasine. Pas très intéressant cela dit mais idéal pour me tenir informée des choses que j’ai loupées l’année dernière. Et encore, uniquement sur la vie des stars et les films sorties en salle. Le seul avantage que je lui trouve c’est qu’il me permettra d’être plus ancrée dans le temps que je ne le suis vraiment sous Marni Sawyer. Dans cette ville, je suis une véritable énigme pour quiconque s’intéressant un temps soit peu à moi. Pas de passé, des dossiers vides ; bref presque comme si je venais de naitre alors que ma carte d’identité assure que cela fait déjà trente quatre ans que j’ai vu le jour. Et quand je pense que j’ai dû sucrer quelques détails pour éviter qu’on ne fasse un rapprochement direct avec Joana Swaroski ça me rend malade. C’est que j’y tenais à ma carrière d’auteur à petit succès moi ! J’aurais même préférée conserver ça et virer le coté serveuse de mon curriculum vitae. Mais voilà, c’était trop Joana et ça m’aurait contrainte à aborder cette année d’enfer que j’ai vécue en Croatie ; ce que je ne tiens absolument pas. J’y ai vécue, certes chez un ami, mais ça s’arrête là. Noter comme l’amant et père de mon enfant s’est vulgarisé comme un simple pote aux yeux de tous. Mais avais je le choix ? Pouvais-je vraiment dire qu’il était une sorte de héro préférant mettre fin à notre relation pour me sauver, au lieu de la garder jalousement pour lui ? J’en doute. Les gens de cette ville ont beau être dotés d’un grand cœur je ne pense pas qu’ils aient une ouverture d’esprit sans limite. Quand à mes rares amis, eux, ce n’est pas sans stupeur qu’ils l’ont encaissés parce mine de rien mon histoire est vraiment difficile à entendre. Alors voilà où j’en suis, à jouer un rôle constant que je dois assurer en toute circonstance. « Mademoiselle Sawyer ? » Ah, voilà enfin l’assistante du médecin ce n’est pas trop tôt ; j’avais rendez vous à 17h10. Jetant le magasine sur la table basse, je ramasse mon sac avant de la suivre en direction de la salle d’auscultation. Sans dire un mot, elle m’invite à y entrée avant de s’assurer que j’ai bien la vessie pleine. « Voyez vous c’est important qu’elle le soit pour l’échographie. » ajoute t’elle pour la énième fois comme si je ne le savais pas encore. Je préfère ne rien dire, je risquerais d’être ironique voir même cinglante. Une fois bien assurée que l’envie de pipi est bien présente et pressante, elle me demande de me mettre à mon aise et d’attendre sagement allongée sur le fauteuil d’auscultation. Sagement ça je ne garantie rien. J’ai bu 50cl d’eau avant d’arrivée il y a une demi heure, dire d’être sûr que la vessie serait pleine pour l’échographe, et depuis je me retiens d’aller la vidée tellement l’envie de le faire ce fait forte. Alors il n’est pas dit que dans dix minutes je fasse un scandale quand à l’irrespect des médecins à ne pas se conformer à leurs plannings.

Me laissant seule, je m’atèle à retirer manteau et foulard avant de tout accrocher à la chaise visiteur. Puis, m’installe comme voulu sur la table d’auscultation où j’espère ne pas trop attendre. Quand soudain, la porte s’ouvre. « Mademoiselle Sawyer. » me salue le radiologue avec entrain. « Comment allons-nous aujourd’hui ? » je ne m’attendais pas à ce qu’il soit si rapide ; j’avoue que j’en suis agréablement surprise pour le coup. « Bien. » réponds-je poliment alors qu’il prépare le matériel pour l’échographie. S’installant sur son tabouret à roulettes. « Rien de particulier à me signaler ? Douleurs, pertes de sang ? » « Non non, tout va bien de ce coté là. » J’ai fais une hémorragie à mon troisième mois de grossesse nécessitant un suivi de quelques semaines ; mais depuis tout va beaucoup mieux. Heureusement j’ai envie de dire. « Parfait. » dit il souriant en préparant le gel sur la sonde avant de relever mon pull pour avoir accès à mon abdomen. « Nous allons voir maintenant comment il se porte à l’intérieur. » annonce t’il tout en posant la sonde sur ma peau pour étaler le produit et trouver le bébé. Le gel me fait frissonner brièvement mais je n’en ai plus rien à faire quand je vois mon enfant apparaître sur le moniteur. Et c’est alors que je me mets à pleurer, comme ça tout d’un coup, pendant que le médecin fait des manipulations et des photos avec son échographe. Je ne l’imaginais pas déjà si grand et si formé même si je sais déjà tout de l’évolution d’un bébé avec Beth. Mais ce qui me touche le plus c’est de prendre conscience qu’il n’est plus un minuscule fœtus se cachant dans mon utérus mais bien un véritable bébé. Ecoutant son cœur, pendant une bonne minute, le radiologue conclut. « Vous avez un magnifique bébé Mademoiselle Sawyer ; en très bonne santé. » Attrapant un kleenex pour me le donner. « Vous êtes sûre de ne toujours pas vouloir connaître le sexe ? » « Certaine. » dis-je en épongeant mes larmes. « Très bien. » acquiesce t’il en évitant soigneusement de me montrer sur les images ce dernier. Je sais que ce n’est pas très utile d’ignorer un tel détail sur mon bébé ; mais en le voyant là, actif et en bonne santé, je me dis qu’il sera un très beau bébé, qu’il soit une fille ou un garçon, et c’est tout ce qui compte.  


Dernière édition par Marni-Joana S.Sawyer le Dim 19 Oct - 23:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: CHALLENGE WEEK → Marni-Joana S.Sawyer   Jeu 16 Oct - 18:38

Un colocataire indésirable.





Jeudi, 3h58, Appartement de Marni dans le quartier de la vieille ville.
Je tourne, tourne et retourne dans mon lit. Pas moyen de dormir ; et pourtant j’ai vraiment tout fait pour que le bébé soit détendu. J’ai même tentée de l’endormir avec la boite à musique que j’ai achetée il y a deux jours de ça ; mais rien n’y a fait, il reste désespérément décidé à me donner des coups de pieds pouvant être très douloureux. Si bien que résignée à trouver le sommeil cette nuit, je me mets sur le dos pour observer le plafond dans la pénombre. J’ai horreur du noir complet ça m’angoisse ; mais ce qui m’angoisse le plus là tout de suite c’est l ‘éventualité que mon bébé veuille me faire payer l’absence de son père. Je sais je sais, au stade actuel de son évolution il est quasi-impossible qu’il est conscience de tout ceci. Mais voilà, je ne cesse de me répéter que peut être, vis à vis de mes pensées et mes réactions, il a finit par comprendre que maman avait un gros problème qui le concernait de prés. Je deviens dingue. Le manque de sommeil, la solitude, ça commence à me faire dérailler sérieusement car non contente de prendre tout de travers vis à vis des gens qui m’abordent depuis le début de cette semaine, maintenant je colle à mon enfant des intentions de me faire mal dans le simple but de venger l’absence de son père. Mais j’y suis pour rien dans tout ça ! Moi aussi je voulais qu’il monte dans l’avion avec nous ; Qu’il lâche cette vie en Croatie qui le mènerait à la mort directement ; mais tout ce que j’ai obtenu a été une promesse dans le vent. J’en suis désormais certaine, jamais il ne viendra ; il ne m’a dit ça que pour que je dégage sans faire trop d’histoire et c’est tout. Et même si ça me rend malheureuse de l’admettre, il le faut. Je dois faire mon deuil de cette relation arrivée à terme prématurément. De toute façon avec ou sans enfant l’issue aurait été la même. Il me sortait de là, me planquer dans son entrepôt, et une fois la nouvelle identité acquise paf dans l’avion ; ni plus ni moins. C’est juste moi qui, naïve comme je suis ait crue que l’amour qu’il me portait suffirait à changer la donne, c’est tout. Ou alors il est mort. Et là je ne sais pas si je préfère l’imaginer comme un salaud ou entre quatre planche de bois. Fin bref, faut que j’arrête avec ça.

Bruit de casserole s’entrechoquant. C’est quoi ça ? M’asseyant subitement, j’allume aussitôt la lampe de chevet non sans appréhension quand à ce que je vais découvrir. Regardant directement du coté de la kitchenette d’où le son venait ; j’aperçois avec horreur un gros rat fuyant sur le carrelage de cette dernière. Poussant un crie d’effroi, j’attrape mon mobile avec empressement pour appeler à l’aide. Oui, a l’aide parce qu’il est hors de question que j’approche cette bestiole pour la faire déménager manu militari a grand coup de ballet dans le cul. Passer moi l’expression. Alors maintenant qui pourrais je appeler. Je n’ai pas beaucoup de contacts proches mais dans le peu, je ne voudrais pas en perdre bêtement parce que l’heureux élu n’accepterait pas bien le fait que je l’importune à plus de quatre heures du mat’. Alors… Thomas ? Heum… non. Tout bon ami soit il, je doute qu’il débarque tel un preux chevalier pour me débarrasser d’un rongeur. Brian ? Il ne reste que lui alors j’appelle. Portant le téléphone à mon oreille j’attends de longues sonneries en pestant. « Qu’est ce que tu fous ?... décroche bon sang. » quand sa voix ensommeillée répond enfin. « Brian ? » question idiote. «  C’est Marni il… JOANA !... » Quand va t’il comprendre qu’aux yeux de tous je ne suis plus Joana. « Il faut absolument que tu viennes tout de suite immédiatement… POURQUOI ? TU ME DEMANDE POURQUOI ?... mais parce qu’il y a un rat pardi !... Comment ça ce n’est que ça ?...  Non non ce n’est pas grave ; il faut que tu viennes le foutre dehors et tout de suite… tu n’as qu’à l’emmener avec toi et la faire attendre dans la voiture… mais je sais qu’elle a école dans quelques heures mais moi j’ai besoin de toi là… T’es pas sérieux ? » Il veut que je fasse la chasse au rat moi-même mais il déconne lui. « Et s’il me mord ? T’auras l’air fin de me retrouver à l’hôpital… » Quel têtu ; mais visiblement je n’ai pas d’autre choix que de tenter de me débrouiller seule avec son soutien vocal. Rageant je tape du poing sur mon lit avant de marmonner. « Bon ok mais tu ne raccroches pas hein ? » Mettant le haut parleur je pose le téléphone sur ma couette pendant que Brian me donne les instructions. J’ai horreur des rongeurs surtout quand ils sont presque aussi gros que des chats. « Bon, déjà détend toi parce que là tu lui fais aussi peur que lui ne te fais peur. » « Si tu crois que c’est facile ! » Râle tout en tentant de sortir un pied de mon lit. « Ce n’est qu’une petite bête pas un tigre. D'ailleurs ma mère m'a toujours dis que c'était pas les petites bêtes qui mangeaient les grosses. »  « Ça se voit qu'elle a jamais eu affaire au rat que j'ai vu. Il était énorme et je suis certaine qu'il est plein de maladie et ça, ça me fiche la trouille parce que s’il me mord je… » « Il ne te mordra pas. Tu vas prendre ton ballet et faire tout ce que je te dis. » M’interromps t’il tout en gardant son self contrôle. Tout le contraire de moi qui panique, tremble comme une feuille, et me traine lamentablement vers le ballet pour le serrer fortement dans mes poings. Une chance que je l’ai laissée trainée non loin du lit. « C’est bon tu l’as ? » « Oui. » Blêmis-je. « Bien. Maintenant tu vas calmement approcher l’endroit où tu l’as vu la dernière fois. » « J’peux pas ! » « Mais si ! » « Non là je suis figée sur place je ne peux pas. » le suppliant. « S’il te plaît Brian viens m’aider. » « Je ne peux pas laissée Beth toute seule je te l’ai dis. » « J’t’en priiiiiiiiie. » dis je d’une voix empreinte de tristesse. Là ça dépasse le simple caprice c’est un réel besoin. J’ai besoin qu’un homme vienne m’aider. Non j’ai besoin que lui plus qu’un autre vienne à mon secours. Il soupire et je lâche d’un ton empreint de sincérité et d’émotion pour tenter de le convaincre de céder. « Brian j’ai besoin de toi maintenant plus que jamais ; Ce n’est pas juste un caprice ordinaire comme j’ai put t’en faire un lundi ; c’est un réel besoin de femme enceinte perdue et seule. Je n’y arriverais pas viens m’aider s’il te plaît. » Un silence se fait. « Brian je… » « Je viens. » Lâche t’il d’une voix tendre. « T’as gagnée. Le temps de me préparer et de demander à la voisine de garder Beth et j’arrive. » « Je te remercie. » Murmure-je avant qu’il coupe la communication. M’asseyant sur mon lit, je me sens si bouleversée que j'en oublie presque le rat. J’ai failli lui dire que je l’aime. Oui,... que je l’aime…. Etrange...
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MessageSujet: Re: CHALLENGE WEEK → Marni-Joana S.Sawyer   Ven 17 Oct - 16:08

Pas sûr que la bégonia s'en portera mieux pour autant...





Vendredi, 19h14, Voiture de Brian, Rue de la résidence de Marni.
Brian se stationne et je garde le silence en regardant la voiture devant nous. Depuis que je l’ai appelée jeudi matin très tôt pour faire la chasse au rat, je me sens gênée vis à vis de lui. Pourtant je n’ai rien dit et il ignore totalement qu’un je t’aime allait franchir le seuil de mes lèvres. Mais je ne sais pas. N’ayant moi-même pas encore compris comment il avait put s’imposer à mon esprit aussi soudainement que bouleversant ; j’ai cette peur qu’il veuille retenter une évasion qui changerait notre relation déjà bien compliquée à cerner. Car c’est vrai, même si j’apprécie particulièrement qu’il soit attentif à mon bien-être et mes besoins, je ne saisie toujours pourquoi il le fait. Certains diront qu’il n’y a pas besoin de réelles raisons pour venir en aide à son prochain et ils ont certainement raison. Mais quand le prochain s’avère être votre ex-compagne qui vous a larguée et laisser seul avec un bébé en pleine période d’alcoolémie aigüe ; là, une raison semble tout indiquée. Une raison que je n’ose pas lui demander d’ailleurs ; peut être de peur d’entendre ce petit mot que j’ai failli lui dire qui sait ? Toujours est il que dans de pareil circonstances je préfère laisser au silence le loisir de s’installer bien confortablement ce qui n’est pas du goût de Brian. « Ça ne va pas ? » S’inquiète t’il en se tournant vers moi. Sortant de mes pensées. « Heu… oui enfin non. Pourquoi tu me demandes ça ? » Je ne suis pas très douée pour dissimuler les troubles qui m’emparent. « Tu es étrangement calme et silencieuse depuis hier matin ; tu me fais limite peur. » M’avoue t’il en soupçonnant une anguille sous roche ; qui expliquerait soudainement l’absence du caractère exécrable de femme enceinte que j’ai d’ordinaire. Car oui je le reconnais, au fil des mois je suis de plus en plus imbuvable ; je deviens limite bonne à mettre en quarantaine jusqu’à ce que j’ai expulsée mon bébé. Feintant une incompréhension je lui dis sous le ton de l’humour. « Je te fais peur ? J’aurais tout entendu. » « Oui. Qui êtes vous et qu’avez vous fait de la vraie Joana ? » Me taquine t’il. « Marni ! » rectifie-je on ne peut plus sérieuse. « Marni pardon. » « Il faut vraiment que tu apprennes à le retenir, je ne m’appelle plus Joana. » « Peut être. » dit il en sortant de sa voiture. « Mais pour moi si. » L’imitant je précise avec inquiétude. « Tu n’imagines même pas les conséquences désastreuses que cela aurait si on découvrait qu’elle est moi. » Ouvrant le coffre pour me donner quelques affaires qu’il a gardé de Beth et qui sont neutre de genre. « D’où l’intérêt de me lever le voile sur ton passé tu ne crois pas ? » Manquait plus que ça ; qu’un sujet glissant laisse place à un bien houleux. Je n’ai pas trop envie de lui dire pour mes viols à répétitions, la maison close croate et tout ça. Il aurait pitié et me conseillerait d’aller en parler avec un psy pour guérir de tout ça et je le refuse. C’est un chemin que je dois faire toute seule comme lui s’est soigné de son alcoolémie en solitaire. « Pas pour le moment. » dis-je en prenant les paquets.

Refermant son coffre il me dit d’une voix douce. « Comme tu voudras. » avant de me proposer. « Tu veux que je t’accompagne pour voir si les pièges ont capturés d’autres rats ? » « Non ça ira. » décline-je en souriant. Pas que je ne le veux pas parce que si j’en croise un de mort écrabouillé je n’aurais pas le cœur de le débarrasser seule ; mais c’est plutôt l’éventualité que je disjoncte à nouveau comme au téléphone ou sur le pas de la porte qui me pousse à refuser catégoriquement. Parce que oui, après avoir longtemps pourchasser celui qui avait renversé mes casseroles en visitant ma cuisinière, il était logique pour Brian de vérifier qu’il n’y en a pas d’autres. Du coup, dés l’heure d’ouverture, il est allé achetée des pièges qu’il est venu installer dans la matinée de jeudi pendant que j’étais au travail. Mais avant ça, au moment où il est partie, je ne sais pas pourquoi je me suis jetée à son cou pour attarder plus que de raison mes lèvres sur sa joue. Bon ça va ce n’était que la joue dira t’on mais tout de même ! Cela a suffit amplement à nous gêner tout les deux. « Tu es sûre ? » « Certaine. Et puis qu’est ce que tu fais de Beth ? » « La voisine s’en occupe. » Réfléchissant un bref instant. « Non c’est bon rejoins là et embrasse là pour moi. » Acquiesçant avec une pointe de regret me semble t’il. « D’accord. Passe une bonne soirée. » « Toi aussi. » Dis je en partant en direction de l’entrée de ma résidence. J’ignore si c’est moi qui fabule ou non mais il m’a semblé qu’il est resté un petit moment à me regarder ; comme s’il hésitait à me rattraper pour me dire quelque chose que ni l’un ni l’autre ne devons nous dire. J’en aime un autre, absent certes, et même si je tiens encore beaucoup à lui je ne sais pas si c’est juste mes hormones qui me le rendent indispensable où un réel sentiment ayant survécu aux années de séparation. Entrant dans la résidence, je grimpe les escaliers jusqu’à mon étage tout en cherchant dans ma poche mes clefs. La dernière marche atteinte, j’écarquille mes yeux en apercevant un homme entrain de vider sa vessie dans mon pot de Bégonia. Une lubie récente dû à ma grossesse ; quand je l’ai vu en magasin je me suis prise comme d’affection pour cette fleur et j’ai décidée de l’acheter pour m’en occuper avec amour. Et qu’est ce qu’il fait ? Il est entrain de me la tuer en urinant dans la terre. « Non mais ça ne va pas la tête ! » Hurle je en m’approchant de lui. « Ça vous prend souvent de pisser dans les pots de fleurs des autres ? » Quelque peu éméché, il sursaute et range son appendice avant de reculer tout en titubant. « Je suis désolé… » Balbutie t’il en hoquetant avant de pousser un petit crie de stupeur en me montrant du doigt. « Mais vous êtes enceinte ? » Je ne saisie pas vraiment ce qu’il y a d’étonnant. « Oui et alors ? » M’impatiente-je. « Bah si j’avais su ça j’aurais pas pisser là-dedans. » conclut il en se tenant au mur. « Vous n’avez pas la prétention de me dire que si je ne l’avais pas été vous ne vous excuseriez pas ? » Je suis outrée. « Bah si mais là j’m’excuse. » ajoute t’il en voulant m’approcher pour je ne sais trop quoi faire. Me reculant je lui somme. « Fichez le camps avant que j’appelle les flics. » « Oh on se calme ma tite dame. J’ai rien fais de mal ! » Il put l’alcool a des kilomètres. « Mise à part tuer une innocente. » conclu-je en m’approchant de ma porte pour l’ouvrir. Une fois fait, je pose mes sacs à l’intérieur avant de ramasser le pot de ma Bégonia. « Tuer une innocente ? » Il ne comprend pas l’allusion à ma fleur ; normal il est à moitié cramée ça ne risque pas de percuter là-haut. « MA BÉGONIA. » cris-je comme point final à cette discussion en claquant la porte. Décidément, ce n’est pas ma semaine.
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MessageSujet: Re: CHALLENGE WEEK → Marni-Joana S.Sawyer   Dim 19 Oct - 2:08

Money can't buy everything...





Samedi, 15h05, Parc de Town Square.
Enfin le weekend. C’est fou comme je n’ai jamais autant eu envie qu’une semaine se termine et pourtant j’en ai vécue des semaines où je soufflais le samedi venu. Mais là, après toutes les tuiles que j’ai cumulées je ne suis pas certaine d’en voir encore le bout. Pourquoi je dis ça ? Je ne sais pas, une impression ; comme un sixième sens qui me dirait : Non mais tu ne crois pas qu’on va te laisser tranquille comme ça aussi vite ?!  Et pourquoi pas après tout hein ? Ça ne suffit pas le gamin malpoli et sa mère complètement à coté de ses pompes qui m’a fait passer pour folle aux yeux de quelques habitants ? Ça ne suffit pas la honte mémorable que je me suis mise face à ce policier qui venait me rendre mon foulard ? Et le rat qui a failli me faire dire je t’aime à Brian, ça ne pouvait pas être la cerise sur le gâteau ? Il fallait vraiment que mon abruti de voisin, qui câline sa bouteille plus que de raison, vienne tuer mon pauvre bégonia qui ne demandait rien à personne ? Il faut croire que oui. Enfin, le seul point positif de cette semaine qui est à 48 heures de sa fin, c’est le rendez vous chez le radiologue pour voir mon bébé. Oui, ça c’était vraiment une trêve magnifique dans cette suite de situations tous plus ridicules les unes que les autres. Quand à mon bégonia j’exagère un peu. Il n’a pas bien supporter l’urine de mon voisin c’est vrai mais il devrait s’en remettre maintenant que je lui ai changée la terre. D’ailleurs qu’est ce que ça pèse lourd un sac de terre ! Pour tout vous dire je ne sais même pas ce que je vais faire du restant. Je pourrais le jeter mais après m’être tuée le dos à le trainer jusqu’à mon appart’, je crois ne pas en avoir réellement envie. Et oui je sais ça n’est pas évident ni même enviable d’être moi. Je suis peut être mignonne voir très jolie mais dans ma tête c’est pas évident à comprendre ; surtout depuis ma grossesse. Je ne me souviens pas d’avoir été autant casse-couilles sur les détails à Beth mais bref. « Je peux ? » Me demande d’une voix charmante une jeune femme en pointant du doigt la place libre juste à coté de moi sur le banc. J’ai bien envie d’hurler non, ne serait-ce que pour conforter ma paranoïa qui me dit que j’ai raison de craindre le pire ; mais en l’observant bien je ne vois pas vraiment qu’es ce qu’elle pourrait me faire. Me chiper mon sac ? Aucun intérêt elle est plutôt chiquement vêtue même s’il ne faut jamais se fier aux apparences ; quand à me frapper suite à une crise d’une quelconque maladie mentale, peu probable au vu du regard attendrit qu’elle attarde peut être un peu trop sur mon bidon de future mère. Alors, après une brève observation, je lui dis simplement. « Oui ». Court, simple, concis. Je ne me casse même pas la tête à être agréable et courtoise puisque je ne suis là que pour profiter du climat encore passablement chaud en observant les enfants jouant sur les jeux.

« Ils sont mignons n’est ce pas ? » Oh non voilà que je tombe pile sur une femme qui va s’extasier sur le charme des enfants avant d’exprimer la joie d’en porter un ; Ce n’est vraiment pas ma semaine. Soupirant en me forçant à sourire je répond. « Très. » Là ça devrait suffire à lui faire entendre que je ne tiens pas à papoter. « J’adore venir les voir s’amuser de temps en temps. Je trouve ça si touchant. Pas vous ? » Raté. Dommage j’aurais bien aimé que le message soit on ne peut plus clair mais tant pis. Maintenant j’ai deux solutions : soit je lui dit qu’effectivement je trouve cela touchant et on est partie pour des heures de conversations ennuyantes et rébarbatives dans mon cas ; soit je dis que ça ne me fait absolument rien et elle sera tellement offusquée qu’elle me fuira. Car oui, une future mère qui n’apprécie pas la simple vision d’un enfant s’amusant c’est toujours gênant ; surtout dans le milieu d’où elle vient où cela doit être terrible et particulièrement pour le bébé à venir. Je ne serais même pas étonnée qu’elle me traite de mère indigne. Vu comme ça, c’est tout réfléchi. « Pas particulièrement. » dis je avec une telle désinvolture que je m’attends à une réaction virulente immédiate. « Ah bon ? Mais pourquoi ? » Me questionne t’elle avec stupeur. Décidément je me goure complètement sur elle et ça ne serait pas exagéré de dire que je pédale dans la semoule. « Parce que ça ne reste que des humains format mini qui n’arrête pas de faire chier le monde ; il faut dire ce qui est. » il y’a une part de vérité dans mon propos je l’admets ; mais forte heureusement je ne pense pas réellement un traite mot de ce que je balance avec presque du mépris. « Mais pourquoi êtes vous ici alors ?... » Ajoute t’elle en fronçant des sourcils avant d’observer brièvement les enfants sur les jeux. « C’est lequel ? » « Lequel quoi ? » Elle marque un point avec le début de sa phrase. Si j’ai autant en horreur les mômes pourquoi je passe mon samedi après-midi à les observer comme elle le fait ? Là franchement je sèche ; j’aurais même pas la répartie idéal pour lui clouer le bec heureusement qu’elle a déviée. « Et bien le vôtre ? » Le mien ? Ne comprenant que maintenant ce qu’elle veut me dire, hé oui cela à mit du temps, je lui dis en toute franchise. « Aucun. » elle fronce de nouveau les sourcils. « Alors que faites vous ici ? » mais je lui pose des questions moi. « Je viens me préparer à ce qui m’attends. » dis-je agacée en pointant du doigt mon ventre. Ce que cela peut être horrible de devoir dénigrer autant mon bébé pour me débarrasser d’une casse-pied ; j’aurais jamais dû m’aventurer sur ce chemin là. Manquerait plus qu’elle raconte à tout le monde que je suis une irresponsable qui n’aime pas les enfants et là je suis vernie. « Vous ne le vouliez pas ? » « Non mais ça vous regarde ? » m’emporte-je. « Oui, un peu ; quand il s’agit du bien être d’un enfant j’estime normale que je m’y intéresse. » réplique t’elle fièrement comme si soudainement elle était devenue super-maman. « Ah oui ? Et que comptez vous faire ? Me faire arrêter par la police ? Me bruler sur un bûcher ? » Ironise-je avant d’en arriver aux menaces. « Vous ne pouvez rien pour mon gosse alors fichez le camps avant que je vous en mette une. » « Si… vous l’achetez ! » me lance t’elle fièrement quand moi je tombe des nues. Non mais elle se fout de ma gueule là ? Elle ne compte sérieusement pas m’acheter mon futur enfant pour un prétexte complètement bidon issue d’une connerie que j’ai racontée ? Je n’y crois pas quand soudainement son chéquier qu’elle brandit fièrement de son sac me confirme qu’elle est tout ce qu’il y a de plus sérieuse. Ecarquillant les yeux, je me dis que je suis tombée sur une vraie malade. Car quand bien même une femme ne désire pas son enfant on n’en vient pas à l’acheter pour le sauver du foyer où il va atterrir. « Combien en voulez-vous ? Je le veux en bonne santé bien évidemment donc plus de tabac, d’alcool, et autres drogues si vous en consommez ; ce qui serait d’autant plus dramatique. » « Vous vous croyez sur une foire à bétail où quoi ? » M’offusque-je en me reculant légèrement de celle-ci. « Ecoutez, je peux comprendre que vous n’avez pas voulu de cette enfant et ne pouvant moi-même pas en avoir je me dis qu’il serait préférable qu’il soit avec des parents qui l’aimeront qu’une mère qui lui reprochera toute sa vie son existence même. » Je blêmis. Elle est complètement fondue et prête à me couvrir de dollars contre ma progéniture. « Donc je vous l’accorde, c’est assez inattendu comme situation ; mais nous y gagnerons toutes les deux je peux vous l’affirmer. Vous en touchant une coquette somme de votre choix et moi en venant chercher l’enfant à la maternité le jour de la naissance. Vous êtes d’accord ? » « Non ! » Dis-je avant de me laisser aller à lui dire le fond de ma pensée. « Qu’est ce que vous croyez que je suis une poule pondeuse pour les femmes aux ovaires asséchés ? Mais vous êtes complètement cinglé et il est hors de question que je vous vende mon bébé vous m'entendez ! Je vous ai dit toutes ces conneries dans le simple but que vous me fichiez la paix et tout ce que j’y ai gagnée c’est d’avoir une folle prête à débourser de l’argent pour acheter un être humain. On parle de bébé pas de chiot ! Alors un conseil, allez vous faire soignée et je vous interdis de me suivre sinon je vous fait enfermer pour harcèlement. » Sans en attendre d’avantage, je me lève et quitte d’un pas précipité le parc, laissant la jeune femme pantoise. Ils sont tous cinglés dans cette ville c’est pas possible !  
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MessageSujet: Re: CHALLENGE WEEK → Marni-Joana S.Sawyer   Dim 19 Oct - 22:20

Rien qu'une fausse alerte…





Dimanche, 11h48, Hôpital de Town Square.
Mon dimanche pouvait il se passer autrement qu’il ne se déroule actuellement ? J’en doute. Surtout quand je repense à ma semaine toute entière. D’ailleurs je crois qu’une journée cool sans encombre ça n’aurait vraiment pas coller avec le reste alors c’est comme une suite logique dirons nous. Sauf que là cela avait vraiment quelque chose d’inquiétant. Tout a commencée ce matin vers 9h10. Je me suis réveillée avec une douleur insupportable au ventre. Le genre de douleur qui en temps normal te signale une indigestion où une bonne gastro sauf que dans mon cas ça peut être aussi tout et n’importe quoi. Enfin, tout de plus dramatique et rien qu’une petite constipation en gros. Oui je sais ce n’est pas très ragoûtant ce que je raconte mais c’est ça aussi d’attendre un enfant ; ce n’est pas que glamour et trop mignon hein ! Enfin bref, j’ai d’abord cru à quelque chose de pas très grave comme l’autre truc et j’ai attendu calmement que ça se calme tout seul. Ce qui est arrivé d’ailleurs assez rapidement puisque j’ai dû attendre deux minutes peut être avant d’être parfaitement en mesure de me lever de mon lit. Une fois debout, je suis directement allée me préparer mon petit-déjeuner. Inutile de tenter de me rendormir ça aurait été peine perdue. De plus, cela m’aurait direct mis sur les nerfs et cette semaine je l’ai assez été pour les mois à venir donc autant dire que je n’ai même pas eu l’idée d’essayer pour être sûre. Une fois celui-ci ingérée, la douleur est réapparue, me contraignant à poser ce que j’avais en main sur le meuble le plus proche pour me plier en deux. Là, déjà, je commençais à me dire que c’était louche. Je n’en suis qu’à mon sixième mois de grossesse et je n’ai aucune raison de ressentir des contractions. Dans le cas contraire, l’enfant serait un grand prématuré et les chances de survies seraient minimes pour ne pas dire quasi-nulles. Alors calmement, tout en serrant mes poings jusqu’à m’en briser les jointures de mes doigts, je suis allée m’asseoir dans mon fauteuil pour me détendre. J’ai inspirée et expirée très lentement tout en fermant les yeux. Le but, que je me relaxe car ça ne devait être qu’un caprice intestinal et rien de plus. Au bout d’approximativement deux minutes c’était de nouveau terminé. J’étais rassurée mais cela a été de courte durée ; particulièrement quand les douleurs ont commencés à se faire de plus en plus proches des unes des autres. Là, c’était soudain panique à bord. Plus de doute possible, j’avais de sérieuses contractions et j’allais mettre au monde mon enfant trois mois avant terme. Sans attendre d’avantage, j’ai appelée Brian pour qu’il me conduise à l’hôpital. Inutile de mentionner qu’il était aussi paniqué que moi et qu’il arrêtait pas de me demander avec effroi ce que je comptais faire si dans le pire des cas il ne survivait pas à la naissance précoce. D’ailleurs étant moi-même réellement angoissée à l’idée de perdre mon seul lien avec Axel, il me semble que je lui ai dis de se la fermer en affirmant qu’il survivrait. Bref, une vraie cata’. Je ne regrettais soudainement plus le fait qu’il n’est pas été là pour la naissance de Beth car je crois que je l’aurais étranglé. C’est déjà terrifiant de mettre au monde son premier enfant alors pas besoin d’avoir un papa en complète crise de nerf pour compléter le tableau.

Sur place, à l’hôpital donc, les médecins m’ont directement prise en charge. Tu m’étonnes, à six mois de grossesse avoir des contractions c’est vraiment méga-hyper-urgent tout de même. Quand à Brian, n’étant ni de la famille ni le père du bébé, il a dû se résoudre à attendre dans la salle d’attente qu’on lui apporte des nouvelles. Franchement j’étais mitigée. J’avais bien envie qu’il m’accompagne parce que du soutien j’en avais grandement besoin ; puis paradoxalement j’étais satisfaite qu’on me débarrasse de lui parce qu’il commençait à me gonfler sérieusement à être aussi nerveux. C’est fou ce qu’il cause dans ces moments là. Insoutenable. Et voilà où j’en suis. Allongée sur un lit dans une chambre à un étage supérieur, je suis sous perfusion de je ne sais trop quoi en attendant la visite du médecin qui m’a ausculté. Frappant à la porte, je crois d’abord à la visite de ce dernier quand je vois le visage de Brian. « Ah c’est toi ! » dis-je quelque peu déçue. Car mine de rien j’aimerais bien savoir ce qu’il m’est arrivé et j’en perds presque patience. « C’est agréable. » dit il soudainement avec un sourire marquant sa compréhension. C’est ça qui est bien avec cet homme là ; c’est qu’il ne se vexe jamais dans des situations exigeant qu’il mette de coté ses petites émotions. « Je voulais pas dire ça. » ajoute-je néanmoins sincère. « Je sais. » souligne t’il avant de prendre place sur la chaise visiteur. « Alors, comment allez-vous toi et le bébé ? » « Je ne sais pas. On m’a installée là il y a plus d’une demi-heure et j’attends que le médecin vienne me donner le résultat de ses analyses. » « Pas d’accouchement de prévu ? » « Non. D’ailleurs je n’ai plus aucune contraction. » Il fronce les sourcils et s’enfonce dans son siège. Je suis sûr qu’il est maintenant aussi impatient que moi de savoir d’où venais ces douleurs. Mais pas le temps d’émettre des hypothèses que le médecin entre à son tour après trois petits coups brefs dans la porte. « Mademoiselle Sawyer. Comment allons-nous ? » « Docteur ! » M’écris-je peut être un peu trop fortement. Mais je suis tellement ravie de le revoir et surtout souriant que c’est sorti tout seul. « Bien. » dis je plus calmement comme pour contrebalancer l’excès d’énergie dans l’accueil. « Plus de douleur abdominal ? » s’informe t’il en feuilletant mon dossier médical. « Non. » j’aime pas qu’il fait ça. On dirait qu’il cherche le nom du truc que j’ai chopé pour être sûr de ne pas me balancer la mauvaise maladie. « Alors qu’est ce que c’était docteur ? » lui demande Brian en me coupant l’herbe sous le pied. « Je vais y venir. » le rassure l’homme en blouse blanche avant de s’asseoir sur le rebord de mon lit. « Avez-vous été anormalement sujette au stress ces derniers temps mademoiselle Sawyer ? » « Pas besoin d’y réfléchir ma semaine n’a été qu’une succession de situations toutes autant plus stressantes les unes que les autres. Rien qu’hier j’ai dû faire face à une bonne femme voulant m’acheter mon bébé. » Les deux hommes écarquillent leurs yeux, comme si soudain c’était moi qui pétais un plomb. « Je vous assure que c’est vrai ! » dis-je pour confirmer que je ne délire pas encore. « Mais nous vous croyons mademoiselle Sawyer. » dit le médecin en englobant Brian qui lui semble encore sur le coup de l’annonce que je viens de faire. « En tout cas soyez rassurée les contractions que vous avez ressentie étaient dû à un surplus de stress rien de plus. Votre bébé se porte à merveille et n’est pas encore prêt à rejoindre notre monde. » « Ah oui ? » « Oui. Je vous ai mise sous magnésium pour vous relaxer et je vais vous en prescrire en comprimés. A ne prendre que lors de situations anormalement stressantes c’est bien compris ? » J’hoche de la tête, rassurée de n’avoir rien de grave. « Quand pourra t’elle sortir ? » demande finalement Brian. « Et bien immédiatement. Je ne vois aucune raison de la garder d’avantage. Toutefois, veillez à ce qu’elle se repose chez elle cette après midi. Interdiction formelle de laisser vos nerfs prendre le dessus est ce clair ? » « J’y veillerais. » Confirme mon ex me devançant de peu. « L’ordonnance sera à l’accueil avec votre bon de sortie. Vous avez un véhicule ? » « Oui, ma voiture est au parking. » C’est moi où je ne suis plus là ? « Parfait. Bonne journée et surtout on se détend ! » Conclut le médecin avant de sortir de la chambre. Se tournant sur moi Brian me demande perplexe. « C’est quoi cette histoire d’achat de bébé ? » « Laisse tombé, tu as entendu ce qu’a dit le médecin pas de stress inutile. » « Tu as raison. » Oui, il vaut mieux que j’oublie cette semaine et dés maintenant.
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CHALLENGE WEEK → Marni-Joana S.Sawyer

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