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 Un café et des douceurs ° Caleb

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MessageSujet: Un café et des douceurs ° Caleb   Mer 15 Oct - 18:48




Un café et des douceurs

Rien de tel qu'une journée avec quelques rayons de soleil perçants de temps en temps pour faire une balade et profiter encore des beaux jours. Aujourd'hui la jeune brune commençait son travail tard, comme d'habitude elle en profitait pour prendre un bol d'air avant de s'enfermer toute la journée dans une pièce froide et sans âme. Elle savait que pendant sept heures elle serait assise, qu'elle verrait des clients, qu'elle pourrait de temps en temps aller sur les réseaux sociaux depuis son ordinateur dernier cri, mais elle savait surtout que lorsqu'elle sortirait la nuit commencerait à tomber et qu'elle serait vannée! Heureusement ce soir elle avait prévu de prendre un bon bain avec de la musique et de se caler dans son lit devant un bon film et une pizza avec trois tonnes de fromage! Pas de bijoux pour ce mercredi, de toute manière elle passerait déjà presque toute sa journée à griffonner diverses créations. Elle arrivait à tenir dans la pièce ou elle était parce qu'elle avait de quoi passer son temps, crayon à papier et couleurs, ça suffisait! Elle était sérieuse dans son job, mais elle avait besoin de petits moments pour s'aérer la tête et dessiner en faisait partie! Enfin ce matin l'aération était réelle, elle était passée prendre un café avec de la crème chantilly et beaucoup de sucres, trop de sucres ainsi qu'une grosse poche de chouquettes. Elle avait besoin de courage! L'automne prenait place, mais il n'était pas encore temps de sortir les lainages, elle avait une robe en jeans marquant sa taille de guêpe avec une ceinture noire, des escarpins, un blouson en cuir de la même couleur et un foulard se mariant parfaitement. Elle avait beaucoup plus l'habitude de mettre des tailleurs et des choses plus sobre pour se rendre à la banque, mais aujourd'hui, elle avait envie de se sentir bien, d'être un peu plus Lyne et non pas sa caricature parfaite! Et encore, elle serait mieux avec des bottes styles un peu motarde et ses cheveux lâchés au grès de la petite brise fraîche qui était présente. Là, sa longue chevelure brune était confinée dans un chignon tressé qu'elle avait mit un temps fou à faire!

Elle allait descendre de sa voiture quand son téléphone sonna, elle fouilla dans son sac pour le trouver et quand elle vit elle hésita un long moment avant de répondre "Papa". Elle fit finalement glisser son doigt le long de l'écran pour accepter son interlocuteur. Bonjour Papa. Bonjour princesse, je ne serais pas long, pas besoin de poser ton téléphone en haut parleur et faire des hmm hmm de temps en temps. Il plaisantait bien sur, ce qui fit sourire la belle et rire légèrement, elle n'avait jamais imaginé qu'il sache ce qu'elle faisait quand il "l'embêtait" trop de temps. Je suis désolée papa. Ce n'est rien choute, bon ne m’interromps plus. Ce weekend j'ai une soirée à Seattle, je sais déjà ce que tu vas me dire, tu ne veux pas venir, ça t'ennuie les tenues de soirées et compagnie, mais là c'est différent! J'ai besoin de mes filles, les quatre ensemble. Tu dis ça à chaque fois, s'il te plait papa, vous ne pouvez pas faire sans moi? Lyne, j'ai organisé un repas important, j'ai quelque chose d'important à vous dire. Je voudrais vraiment que tu te libères. Viens avec Nola si tu veux ou Delilah ou les deux, mais vient d'accord? La jeune femme soupira. C'est à quelle heure? Rendez-vous samedi à dix sept heures dans la maison de campagne avec une tenue normale. Merci pour cette précision. A samedi papa, je t'aime fort embrasse les brunies si tu les vois. Elle raccrocha en se demandant ce que son père pouvait bien encore organiser! Ce qui la surprenait le plus était le fait qu'il rajoute "tenue normale". Bref, elle descendit de sa voiture, celle qui lui avait valut une crise de colère de son père car elle l'avait acheté par ses propres moyens et avec sa poche de douceurs et sa boisson chaude s'installa à une table fasse au magnifique paysage qu'elle préférait ici, les montagnes. Elle était dans ses pensées, elle avait une envie folle de dessiner, elle sortit de son sac à main son crayon et ses feuilles qu'elle emportait partout et elle commença à faire des croquis.



Dernière édition par Lyne Symons le Dim 19 Oct - 14:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un café et des douceurs ° Caleb   Jeu 16 Oct - 19:14




« Un café et des douceurs »


La nuit avait été courte. Réveillé par mes incessants cauchemars qui pouvaient parfois venir me hanter pendant des semaines, j’avais choisis de m’aérer la tête. J’avais laissé un mot à Lizzie sur la porte du frigo et étais sorti pour un footing. C’était le moyen de m’aérer l’esprit mais également de repousser toutes ses images au fond de mon esprit. Il ne s’agissait pas seulement de la cruauté de la guerre qui venait me rappeler ce que j’avais vu durant mes déploiements. Mon job entrait également en ligne de compte. Bosser à la criminelle, c’était supporter la vision de corps mutilés, sans vie et parfois même en pleine décomposition. C’était loin d’être la vision la plus sereine pour démarrer sa journée. Généralement, je me focalisais sur la victime et sa famille, car eux avaient besoin de réponses et j’étais de ceux qui pourraient leur apporter ça. C’était une faible consolation mais c’était bien mieux que de rester sans réponses. J’étais bien placé pour le savoir.

Mon footing matinal me mena spontanément au cimetière où je venais rendre régulièrement visite à ma mère. Des fleurs fraiches de quelques jours ornaient sa tombe. Signe que Lizzie ou Sammy avaient dû passer récemment. Le sujet de notre mère n’était que rarement évoqué. Lizzie savait que je n’avais pas entièrement accepté la mort de notre mère et que je me faisais un tas de reproches. Alors on n’en parlait pas. Elle se contentait généralement qu’elle va rendre visite à une vieille amie. Mais je savais où elle allait. Parce qu’à elle aussi, notre mère lui manquait. C’était d’ailleurs les seules sorties que Lizzie s’autorisait du fait de son état de santé.

Après une visite à ma mère, je repartis en marchant. Je n’étais pas un grand fan de la nature mais aujourd’hui, j’avais mon jour de repos. J’étais toutefois de permanence si jamais un corps tombait du ciel. Une partie de moi, espérait que ça n’arriverait pas aujourd’hui. Si les meurtriers pouvaient faire grève, je ne m’en plaindrais pas. Avançant dans ce grand espace de verdure chatoyante, je vis quelques âmes peupler les lieux mais à cette heure encore bien matinale, chacun portait au moins une veste pour s’immuniser de la fraicheur. En simple tee shirt et pantalon de survet’, je m’enfilais dans le chemin de gravier qui menait à une série de table un peu plus loin. J’eus un petit sourire en distinguant une silhouette familière, assise à une table, un crayon et un bloc de papier à la main. « A ce que j’vois, on est matinale aujourd’hui. » m’annonçais-je avec un sourire en coin. « Aurait-on envie de faire l’école buissonnière ? » rajoutais-je lorsque je la vis lever la tête dans ma direction, lui adressant un sourire sincère.


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MessageSujet: Re: Un café et des douceurs ° Caleb   Dim 19 Oct - 14:41




Un café et des douceurs

Aujourd'hui était un jour comme beaucoup, elle se levait pour se rendre au travail, un travail qu'elle faisait pour faire plaisir à son paternel, mais surtout un travail qu'elle n'avait jamais aimé! Elle voyait beaucoup de monde et parfois elle pouvait aider à sa manière, mais elle ne se sentait pas utile dans ce bureau, bureau qu'elle avait tenté de personnaliser pour rendre moins froid, moins monotone, mais elle ne se sentait tout de même pas à son aise. Elle avait l'impression de devenir un robot, que sa tête calculait toute seule et qu'elle ne commandait parfois même plus son corps tellement ses gestes étaient répétitifs et identiques de jour en jour! Ok il n'y avait pas les mêmes problèmes, les mêmes réussites, les mêmes dossiers, mais dans l'ensemble, elle faisait régulièrement les mêmes manipulations. Elle n'était pas une banquière ordinaire, elle était une jeune femme qui faisait son possible pour malgré tout trouver un point positif à être enfermée dans une pièce toute une journée même quand dehors il faisait un temps superbe! Quand elle recevait des personnes qui étaient dans le besoin, qui passait une mauvaise période, elle tentait toujours de les aider, elle ne les enfonçait pas comme beaucoup le faisait! Par chance, elle ne savait pas ce que c'était de compter à la fin du mois, de manger des pâtes, de se serrer la ceinture pour payer les factures, de faire un prêt ou même de se priver. Elle avait grandit dans une famille aisée et même si elle ne profitait pas vraiment de cette situation, elle avait un compte depuis toute petite plutôt remplit dont elle se servait en cas de soucis. Elle avait toujours été très économe contrairement à ses soeurs, elle n'avait pas touché à cette importante somme, elle avait toujours fait des petits boulots contre l'avis de son père et sa mère, mais ainsi, elle se sentait moins coupable d'avoir des sous. Elle pouvait avoir tout ce qu'elle voulait, elle n'avait même pas besoin de travailler si elle le voulait, mais même si elle détestait sa profession, elle était contente d'avoir un salaire qui lui permettait de ne plus avoir besoin de son père. Il continuait cela dit de lui verser des sous chaque mois sur le compte ouvert depuis sa naissance. Elle avait apprit récemment, qu'il faisait pareil pour toutes ses soeurs et même son aînée qui allait maintenant sur ses quarante ans.  Elles avaient toutes acceptées une maison, une voiture, mais Lyne, continuait elle de résister encore et toujours à l'envahisseur qu'était son paternel! Elle savait qu'il le faisait par plaisir, mais elle n'avait pas envie de se contraindre à cela, elle avait l'impression qu'ainsi il pouvait avoir un droit sur elle ... Une fois, elle avait surprit une conversation entre Louise et lui, ils parlaient de la décoration, des fenêtres, de la peinture de la cuisine et comme il avait financé, il se donnait le droit de donner son envie, ce qu'elle, elle détestait par dessus tout! Elle n'avait qu'un petit appartement, mais elle y vivait très bien! Sa terrasse était aussi grande que tout l'endroit, mais elle s'en fichait, elle n'avait de toute manière pas besoin de beaucoup d'espace! Et puis au moins, c'était à son image! La brunette avait juste un espace important pour elle et auquel elle consacrait beaucoup d'attention, c'était son espace création. Elle avait zappé le coin salle à manger préférant manger sur la table du salon ou au comptoir de la cuisine afin d'avoir un environnement pas trop serré pour donner libre court à son imagination débordante! Cette grande pièce à vivre était agréable pour elle, traversante donc elle avait toutes les expositions, cuisine, salon, tout dans le même endroit, et un couloir qui l'emmenait  à la salle de bain et sa chambre qui était aussi ensemble. Le propriétaire à qui elle payait le loyer avait surement envie de quelque chose de pratique et qui ne lui coupe pas grand chose en cloison! Bref, le principal était qu'elle se sente bien! Malgré tout, elle adorait quitter cet endroit pour prendre l'air et profiter des grands espaces verts que la ville offrait! Lyne était une grande amoureuse de la nature, elle adorait partir à l'aventure même si ça rendait malade sa famille qui se faisait toujours du mauvais sang pour elle! Aujourd'hui, elle était assise en face des montagnes et elle pensait déjà au fait de pouvoir faire une randonnée et dormir dans les hautes plaines au calme de la ville, profitant du bruit des oiseaux et des lumières naturelles ... Elle était prise dans un nouveau croquis quand une voix connue se fit entendre derrière elle et tout de suite un sourire immense se dessina sur son visage. Caleb ... que dire sur cet homme? Elle ne savait pas vraiment ce qui se passait entre eux, mais elle était très attachée à lui, elle partageait des choses avec lui qu'ils étaient les seuls à pouvoir vivre et comprendre! Nola lui répétait sans cesse qu'ils étaient amoureux et qu'ils feraient un couple fantastique, mais elle ignorait le sujet, elle préférait penser à autre chose et surtout à ne pas perdre cette amitié importante qui depuis deux ans avait prit place. Elle avait eut des histoires, des amourettes, mais jamais elle n'avait été autant en accord avec quelqu'un et c'est pour cela qu'elle se refusait d'imaginer quoi que se soit d'autre que de l'amitié avec lui! Bonjour jeune homme, je vois que je ne suis pas la seule. Repos aujourd'hui? Il avait l'air de faire son jogging habituel, elle lui tendit tout de suite sa poche de douceurs. Très envie, mais malheureusement, je devrais être au bureau à onze heures ... Je pourrais me faire porter malade, mais il faudrait que j'ai une bonne raison pour! Elle posa son stylo et referma son espèce de classeur plat ou elle avait ses dessins. Comment ça va aujourd'hui? Elle avait les mains qui commençaient à devenir froides, elle prit donc son gobelet entre pour les réchauffer.



Dernière édition par Lyne Symons le Mar 21 Oct - 21:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un café et des douceurs ° Caleb   Mar 21 Oct - 17:37




« Un café et des douceurs »


Le silence en soit ne me posait aucun problème. Il était utile. Il existait pour nous apaiser, pour nous faire réfléchir, parfois même pour pousser d’autres personnes à s’ouvrir. A d’autres occasions, il pouvait néanmoins s’avérer pesant. Devant la sépulture de ma mère – et comme généralement à chaque fois – le silence venait me perturber. J’avais envie de crier au monde entier, qu’elle ne méritait pas de se retrouver six pieds sous terre. J’avais perdu mon père à l’âge de seize ans. A cette époque, il était en voyage officiel au Pentagone lors de l’attentat du 11 septembre 2001. Je l’avais eu au téléphone à sa sortie d’avion où il m’avait promis qu’il serait là pour mon match de basket. Deux heures plus tard, les images révélées par la presse venaient m’apprendre la mort de mon père. Avant même qu’un représentant de l’armée vienne nous annoncer sa mort officielle. Depuis ce jour, je n’ai plus été le sportif insouciant. J’avais encaissé le choc. Tout comme Tommy, Sammy, Nolan et Lizzie. Nous n’étions pas exactement une fratrie comme les autres. On couvait Lizzie, du fait de sa maladie. Nous sommes tous très proches les uns des autres et pourtant, nous avons principalement des métiers très prenant dans des branches différentes du gouvernement. Le nom de Sullivan était respecté. Il n’était pas rare que des officiels viennent à nous citer des anecdotes sur notre père. J’avais le deuil de mon père. Il avait été une des victimes du 11 septembre et à tout jamais, il serait reconnu comme une perte importante pour notre pays. Seulement en cet instant, ça ne me facilitait pas les choses. Perdre ma mère, c’était perdre ce qui nous liait tous ensemble et je n’étais pas sûr de pouvoir prendre soin de ma sœur comme elle l’avait fait jusqu’à maintenant. J’étais un soldat, un frère, je ne savais pas réellement prendre soin des autres. Je savais être là, si elle avait du chagrin mais lui préparer ses repas, s’assurer que physiquement elle ne souffre pas trop, je n’étais pas convaincu d’être la personne pour ce job. Même si j’avais sauté à pied joint dès que mes frères et sœurs avaient évoqués que quelqu’un devrait prendre soin de Lizzie. Je n’avais pas hésité et pourtant, la plupart du temps, je ne savais même pas ce que je faisais. J’ignorais si j’étais à la hauteur. Elle disait être heureuse mais, me disait-elle toute la vérité ? C’était dans ces moments de doutes complets que je voulais parler à ma mère. Le fait qu’elle ne puisse pas me répondre m’agaçait prodigieusement. Et il n’y avait qu’au cimetière où je pouvais entrapercevoir une possible réponse. Je pouvais presque entendre ma mère me dire d’être patient et que les choses s’arrangeront pour Lizzie, qu’elle n’est pas condamnée. Je voulais y croire, seulement les résultats médicaux indiquaient autre chose.

Dans ces cas-là, rendre visite à ma mère et courir m’aidaient généralement. Je ne voulais pas que Liz voit à quel point sa situation m’inquiétait. Elle avait constamment des hauts et des bas. Parfois, elle ne sortait même pas de sa chambre de toute la journée. Et d’autres jours, je la surprenais à faire des gâteaux. Le comble pour un diabétique. Gâteaux qui finissait généralement distribué au commissariat, ces derniers temps. J’aurais aimé que ma mère me donne un mode d’emploi pour être le bon tuteur pour Lizzie mais je savais que ça n’existait pas. J’allais simplement devoir apprendre à lire les signes et improviser. Comme nos parents avaient dû le faire avec chacun d’entre nous. Sortant du cimetière, je laissais mes pas me guider vers l’espace vert, empruntant le chemin gravillonner. Je devais repousser ces pensées le plus loin possible. C’était mon jour de repos, je devais en profiter pour faire quelque chose de productif et éviter de ressasser ces pensées négatives. Posant mon regard sur l’une des personnes peuplant les environs, mon regard accrocha une silhouette familière que je vins saluer rapidement et piochais dans sa poche de chouquette qu’elle me proposait. « Oui. » souris-je doucement. « Je reste néanmoins de permanence. Avec de la chance, les tueurs vont décider de faire grève ! » ironisais-je sachant pertinemment qu’il n’y avait aucune chance qu’une chose pareille se produise. En revanche, j’avais toujours une tonne de paperasse qui n’attendait que moi pour boucler certains rapports. Rien de bien jouer en perspective. « Une bonne excuse comme… profiter d’une journée pour aller au musée et jouer aux aventuriers ?! Parait qu’ils ont une nouvelle exposition sur les mayas ! » enchainais-je en repensant aux heures que Tommy, Nolan, Sammy et moi avions pu passer au musée lorsque nous étions gamins. C’était une époque bénie où l’on n’avait pas à se prendre la tête. On profitait de chaque seconde. On était juste insouciant et innocent, même si Tommy me persécutait constamment parce que j’étais le plus jeune. M’approchant je m’installais finalement près d’elle tandis qu’elle refermait son classeur et se réchauffait les mains avec sa boisson chaude. « Mieux qu’hier et moins bien que demain. » haussais-je les épaules. « Lizzie est dans une mauvaise passe. J’dois l’emmener à l’hôpital pour une évaluation sur la progression de son état. » détournais-je les yeux. « Et toi, ça fait un moment que j’t’ai pas croisé. J’commençais à croire que tu m’évitais ? » rajoutais-je avec un sourire en coin juste pour la taquiner.

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MessageSujet: Re: Un café et des douceurs ° Caleb   Mar 21 Oct - 21:48




Un café et des douceurs

Sentir le léger petit vent sur son visage faisait du bien à la jeune femme, elle s'autorisa même à fermer les yeux un petit instant. Elle avait l'impression que ses sens se décuplaient et que chaque petite parcelles de sa peau pouvait respirer. Elle aurait aimé lâcher ses longs cheveux pour les laisse valser dedans, mais comme elle allait au travail elle avait un chignon. Un chignon moderne, mais un chignon, elle avait déjà une tenue plus décontractée que la normale, alors il lui fallait une touche un peu moins simple. Cela faisait bien longtemps qu'elle n'était pas partie en randonnée, elle ne se voyait pas demander à Delilah de venir avec elle et encore moins à Nola qui était enceinte, alors elle repoussait cette virée qui lui tenait à coeur! Elle adorait porter la tenue du parfait petit trappeur, manger des choses cuites via une feu fait avec du bois ramassés en se baladant, se réchauffer au coin de celui-ci et profiter de toutes les joies que lui procuraient la nature! Un jour elle avait pensé demander au jeune homme, mais même si ils étaient plutôt proches, ils n'avaient jamais dépassé le stade des alentours du cimetière, pas de restaurant, de cinéma ou un verre prit comme ça ... alors lui demander de partir un weekend, non merci! Elle savait de toute manière qu'il refuserait et ne laisserait pas sa soeur malade seule durant deux jours. De plus, elle imaginait les taquineries de ses deux meilleures amies à ce sujet, elles qui déjà l'embêtaient sur une potentielle relation entre Caleb et elle! Lyne n'était pas le genre de fille qui aimait se montrer, Town Square étant une petite ville les taquineries pourraient aller plus loin que les deux blondes à qui elle confiait sa vie! Elle n'avait pas envie d'entendre de ragots à son sujet, en temps normal elle s'en fichait, mais une fois de plus l'avis de son père et ses soeurs la pourrissaient! Adolescente, elle était rentrée dans une salle de cinéma au bras d'un garçon, son tout premier flirt, elle n'avait même pas encore passé le seuil de la porte que ses parents lui tombaient déjà dessus. Elle détestait les gens qui rapportaient tout ce qu'elle faisait, fille de sénateur OK, mais il ne fallait tout de même pousser! Aujourd'hui même en ne vivant plus à Seattle, elle avait encore un couperet au dessus la tête et elle se demandait si quelqu'un ne l'épiait pas, ou pire, si son père ne la faisait pas suivre! Il aimait tout contrôler, avoir un oeil sur ses enfants et vu que Lyne était sa petite dernière et la petite rebelle (quand elle était adolescente) il tirait un peu plus les ficelles la concernant ce qui avait le don de l'exaspérer! Enfin la tout de suite, elle se sentait libre et à moins que Caleb soit payé par son père, elle ne risquait rien! C'est mérité ... Hmm je crois que tu peux toujours rêver et puis je comptais tuer mon supérieur tout à l'heure, ça veut dire que je dois attendre demain? Elle rit doucement tout en prenant elle aussi une chouquette dans sa grande poche blanche. Jouer aux aventuriers? Enfin moi si tu me fais un mot d'excuse je vais là ou tu veux. Elle voyait une invitation pour passer la journée ensemble, mais elle se trompait peut être ... En tout cas le mot aventurier l’interpellait. Après avoir croqué en une bouchée le petit délice de la nature qu'elle avait acheté, elle s'empara de son café avec trois tonnes de sucres pour réchauffer ses mains qui se refroidissaient. Mince ... elle tient le coup quand même? Caleb, tu sais que tu peux baisser les bras de temps en temps, mais seulement quand tu es avec moi. Elle posa sa main au creux bouillant maintenant sur une des siennes et lui caressa doucement. Elle savait qu'il portait beaucoup sur ses épaules, qu'il n'avait pas tout réglé concernant la mort de sa mère et que la maladie de sa soeur était un coup de plus ... Moi? Mais comment tu as déviné? Elle n'avait pas fait attention, mais sa main était toujours sur la sienne, sa peau était douce et elle aimait bien son contact. Disons que mon père me casse le crâne, mais je survis. Comme tu peux le voir ... elle montra sa chemise en carton dur noir. J'ai mes fidèles dessins pour m'évader. Elle lui fit un sourire tout en sortant délicatement ses doigts de sur les siens et elle les remit autour de sa boisson chaude.

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MessageSujet: Re: Un café et des douceurs ° Caleb   Mar 28 Oct - 17:28




« Un café et des douceurs »


Vivre à Town Square avait des avantages, comparé aux grandes villes comme Seattle ou encore Portland. La plupart des habitants se connaissaient ou encore chaque visage était plus ou moins familier. Il arrivait parfois que je passe devant l’école primaire pour aller au commissariat. Certains enfants s’approchaient de la grille pour me faire le salut militaire. C’était un geste simple qui me faisait sourire. C’était ces petites choses qui m’aidaient à supporter mes journées difficiles. Je pouvais passer devant des immeubles que j’avais connus toute ma vie. Le bowling où j’avais été pour un double rencard à l’époque du lycée, ou encore la salle de jeux où j’avais détrôné Collin à un jeu vidéo stupide. Town Square était chez moi malgré les bons et les mauvais moments que j’y avais passé. Mes parents n’étaient peut-être plus là, mais j’espérais qu’ils verraient que j’étais prêt à tout pour rendre Lizzie heureuse. Parce que je n’étais pas prêt à la laisser. Je savais que son état se dégradait et qu’il y avait toujours un risque que la greffe ne se produise pas à temps mais j’espérais un miracle. J’avais dû dire adieu à ma mère deux ans plus tôt. Je n’étais pas prêt à laisser Lizzie partir. Elle était trop jeune pour ça.

Me vider l’esprit n’était pas aisé. En règle générale, il fallait que je m’épuise physiquement. Ce qui m’amenait par la suite à m’effondrer sur mon canapé pour récupérer et surtout, dormir sans rêve, ni cauchemar. Sauf que j’étais de permanence que je ne pouvais pas me permettre de ne pas répondre au téléphone si jamais une nouvelle affaire me tombait sur le coin du nez. Marcher devait alors m’aider à me vider l’esprit. C’était avant que je distingue Lyne. Notre rencontre n’était pas récente. Elle était certainement celle qui m’avait vu le plus en colère et le plus abattu par la mort de ma mère. Par chance, elle ne m’en avait tellement tenu rigueur. Bien que j’aie mérité qu’elle me retourne ma propre impulsivité du moment. Entre nous, c’était simple. Du moins, je n’avais pas à lui cacher que je souffrais de la situation. C’était comme si elle lisait en moi, sans que j’ai le moindre effort à faire. C’était agréable de pouvoir se laisser aller. On se confiait à l’autre sans hésiter. C’était sain et naturel. Chose qui ne m’était pas arrivé depuis bien longtemps. Cette amitié me tenait à cœur. On ne se voyait pas autant que je le souhaiterais mais chacune de nos rencontres étaient précieuses. « Non, ça veut juste dire que tu peux attendre la fin de ma permanence, et que demain je pourrais t’aider à cacher son corps ! » renchéris-je avec un sourire espiègle. On savait tous les deux que Lyne ne s’en prendrait jamais physiquement à son supérieur mais qu’elle veuille le voir hors de sa vie, je le comprenais parfaitement. « Tu rigoles ! J’écrivais les mots d’excuses de Lizzie et j’imitais la signature de nos parents à l’âge de 12 ans ! » Malgré tous les évènement, j’avais eu une enfance joyeuse entouré de ma famille. C’était plus tard que tout c’était gâté. Perdre mon père avait été la chute du premier domino et j’avais embrassé cette carrière de militaire que ma mère avait tant espéré je n’endosse pas ce choix de carrière. Mais au final, j’étais revenu vivant, et elle était morte. Perdre un parent à l’adolescence, ça n’avait rien d’une sinécure et perdre son deuxième parent dans un banal accident de la route alors que toi, tu risques ta vie pour ta patrie à chaque seconde, c’est le comble. Comment beaucoup le décrivait, les militaires étaient des survivants, et parfois des héros. Personnellement, je ne me sentais absolument pas comme ça. Je me sentais surtout orphelin de parents. Je ne voulais même pas imaginer ce qui se passerait si Liz venait à disparaitre. « En théorie. » répondis à mon amie. « Elle fait beaucoup de pâtisseries… pour une diabétique ! » secouais-je la tête. « C’est son hobby lorsqu’elle est sous pression… et tant qu’on n’aura pas trouvé de donneur compatible, je suis pas sure qu’elle puisse passer ses nerfs sur autre chose. » Cet aveu me faisait mal. Car Lizzie souffrait et d’une certaine façon, je préférerais prendre sa place, plutôt que d’assister à cette souffrance constance que je vois chaque jour. J’appréciais vraiment sa compassion et cette façon qu’elle avait de m’assurer que je n’avais pas à absolument tout contrôler, constamment. Elle était la seule avec qui je pouvais être moi-même. Et pourtant, elle ne connaissait pas l’autre Caleb, celui qui a vécu des heures sombres dans les zones désertiques de l’Afghanistan. Sa main sur la mienne, j’eus un tendre sourire lorsque je tournais mon visage vers le sien. Mes doigts resserrèrent un instant les siens et je profitais de la chaleur de sa paume contre la mienne, me délectant de ce geste apaisant. « Eh, j’suis flic ! Trouver des indices et recréer l’histoire pour arrêter le coupable, c’est mon job ! » lui rappelais-je lorsqu’elle me demanda comment j’avais pu deviner qu’elle me fuyait. « On est tous des survivants, chacun à notre façon. Ton père essaie peut être de te protéger à sa façon… même s’il s’y prend mal. Ça ne veut pas dire qu’il est sans cœur. » soulevais-je alors qu’elle retirait sa main de la mienne avant de me montrer son carnet de dessins. « Est-ce que c’est suffisant ? Tu pourrais choisir de mener la vie que tu désires vraiment… et ne pas te confiner dans un job ‘rasoir’ que tu ne supportes pas vraiment. Tu as envisagé de voir plus loin et de t’éloigner de ce boulot, pour un emploi où tu pourrais réellement t’épanouir ? » C’était quelque chose à prendre en compte. Je le savais que trop bien. Je me pinçais les lèvres. « Un flic de Portland est venu me voir cette semaine. Il voulait que j’intègre un réseau de trafic d’armes. Une société factice embauche des anciens militaires pour une grande distribution d’armes, illégalement sur le territoire. Je suis un des rares flics avec un passé militaire. Pour eux c’était l’occasion parfaite de m’envoyer sous couverture… sauf que ça voulait plus de contact avec quiconque pour au moins 8 semaines… voir plus… » avouais-je dans un soupir. « L’occasion était excellente, j’étais celui qui correspondait le mieux au profil… mais je pouvais pas laisser Lizzie. 8 semaines ? Ça réveillait encore plus cette culpabilité que j’ai ressentie à la mort de ma mère. J’avais peur que si je parte et que je finisse cette mission, Lizzie nous ait abandonné à mon retour. » Baissais-je la tête à cette pensée qui m’avait bien torturé pendant 48 heures avant que je prenne la décision de refuser cette mission sous couverture. Ma famille passait avant mon job. Lizzie passerait toujours avant mon job, même s’il était également très important.

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Un café et des douceurs ° Caleb

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