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 Good girls are bad girls that haven't been caught # Harrington Family.

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MessageSujet: Good girls are bad girls that haven't been caught # Harrington Family.   Lun 20 Oct - 20:25




Bryan & Mathéo & Alysson


   Jamais je n’aurais songé être dans une telle galère. D’un autre côté, jamais je ne me serais imaginée comme une menteuse. Pourtant, c’est ce que je suis depuis un moment déjà. Cacher aux personnes les plus importantes pour moi la raison de ma venue ici, être mystérieuse et évasive envers mes amis les plus proches ici, ce n’était pas ce que j’aspirais à être étant petite. En ce temps-là, je m’imaginais comme une avocate sincère, loyale, efficace, et très persuasive. Mais définitivement pas comme une menteuse. Un jour, Jayleen m’avait dit qu’un mensonge en impliquerait un autre à un moment où l’autre, puis encore un autre, et encore jusqu’au moment où on se rend compte que l’on est prisonnier. A l’époque, je m’étais dit que c’était une histoire pour faire en sorte que je ne mente pas une fois de plus. A présent, je comprenais parfaitement ce qu’elle voulait dire. J’étais prisonnière de mes mensonges, et ne pouvait pas être sincère avec les personnes que j’aimais le plus.
Il y a quelques semaines, Bryan avait débarqué en ville. Immédiatement, une lumière c’était allumée dans mon esprit : Mathéo. Il ne souhaitait pas que les autres sachent. Et j’avais promis. La promesse d’une menteuse. Mais je n’avais pas révélé son secret. Je m’étais contentée d’accueillir Bryan en lui mentant en pleine face. Par omission, certes, mais je n’étais pas sincère avec lui, et cela me coûtait en dépit de tous les efforts que je fournissais pour qu’il ne le remarque pas.

Je n’avais pas eu cours aujourd’hui, et c’était son jour de repos. Alors on avait décidé de faire quelque chose ensemble. Comme on avait l’habitude de faire lorsque nous étions dans la même ville. L’idée m’avait emballée, jusqu’au moment où j’avais pensé au fait que nous avions une chance de croiser Mathéo. Cependant, il m’avait fallu très longtemps avant de le croiser alors je misais sur notre chance, et tentait d’apprécier le moment. Assise sur le dossier d’un banc au parc, Bryan juste à côté de moi, nous discutions de tout et de rien tranquillement. Je mettais à jour toutes mes informations sur lui et il m’expliquait les détails de ses dernières expériences. « Je suis certaine que tu auras plus de chance par ici. » Déclarais-je positive. Je le savais plutôt malchanceux dans sa vie professionnelle, et j’aurais aimé qu’il puisse s’offrir un peu de stabilité. Depuis que j’étais adolescente, je m’en faisais pour Bryan. Avec seulement deux ans d’écart, il était celui de la fratrie duquel j’étais le plus proche. Une extension de mon être, comme mon jumeau un peu parfois. Jamais il ne me jugeait, jamais il ne tentait de me faire la morale. Alors je tentais de faire de même avec lui. Hélas, je ne pouvais pas m’empêcher de m’en faire en le voyant galérer pour garder un job. J’avais confiance en lui, mais il devait trouver sa voie, du moins c’était ce que j’espérais.

Doucement, le temps se faisait plus près et je sautais du banc pour retrouver l’herbe verte du parc. « On fait un tour ? Histoire que je ne congèle pas sur place. Tu me raconteras tout sur tes conquêtes pendant ce temps. » J’en profitais pour le taquiner. Il n’y avait qu’avec lui que je me permettais de telles réflexions car il aurait pu me faire la même. Les autres étaient tellement dans une inquiétude constante qu’ils avaient hérités de Jayleen que de dire des bêtises était parfois plus source de confusion qu’autre chose.

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MessageSujet: Re: Good girls are bad girls that haven't been caught # Harrington Family.   Mar 21 Oct - 17:38

Bryan était assis sur un banc du parc, regardant tranquillement les bambins courir devant leurs parents pour s’amuser entre eux. Les mains fourrées dans les poches de son manteau et le dos un peu vouté sur le dossier, il parlait d’une voix assez calme à Alysson, assise à coté de lui.

- … Puis après, je suis parti dans la boucherie et dans la compagnie postière, mais bon, tu connais le résultat aussi bien que moi, termina-t-il avant de bailler un peu.

Il tourna ensuite la tête vers sa jeune sœur avant de sourire et de lever une main pour ébouriffer tendrement les longs cheveux de cette dernière. Oui, effectivement, Aly avait raison en disant qu’il aurait surement plus de chance ici. Car depuis qu’il était arrivé, il avait été plus chanceux dans sa vie professionnelle même si ce n’était pas le cas dans sa vie sociale : Au fond de lui, Bryan n’avait jamais eu vraiment envie de venir dans cette ville. Pas par peur de l’inconnu ou parce qu’il n’aimait pas l’état qui l’avait accueilli… Mais parce que pour lui, Town square représentait la liberté de sa petite sœur chérie. Parce que, pour lui, c’était l’endroit qu’avait choisit sa cadette pour quitter le cocon familiale, pour voler de ses propres ailes, tout comme lui avait autrefois choisi le Colorado.

Alors, en venant ici, il avait eu la désagréable impression d’empiéter sur la liberté de sa petite Aly adorée, impression qui s’était un peu confirmée lorsqu’il voyait sa sœur détourner les yeux quand il lui parlait, quand elle se faisait parfois distante ou fausse dans sa manière de s’exprimer… Aujourd’hui ne faisait d’ailleurs pas exception à la règle. Il connaissait suffisamment Alysson pour la savoir plus tendue qu’accoutumé. Bryan n’avait pourtant rien dit, agissant comme d’habitude. Il attendait qu’elle vienne lui parler si elle avait un problème, comme elle l’avait toujours fait. Peu importait les soucis, il était sur qu’il était possible de le régler ensemble.  

- C’est vrai, répondit-il avec un sourire un peu plus grand. C’est parce que tu es mon porte bonheur, que veux-tu.

Il ponctua cette dernière phrase avec un sourire malicieux, comme pour inciter sa petite sœur à rajouter quelque chose. Finalement, il se redressa et fourra de nouveau ses mains dans ses poches.

- Dis celle qui porte une robe, susurra-t-il à mi-mot avec amusement. Faisons un tour, alors. Je ne veux pas ramener une statue de glace à ton coloc’, rajouta-t-il avant de l’inviter à avancer avec un sourire espiègle. Cela dit, je t’ai étalé ma vie, ma chère, n’espère pas t’en tirer comme ça… La personne qui va parler de ses conquêtes, c’est toi ma petite sœur chérie.

Il tourna alors la tête vers Alysson avant de lui sourire plus largement avec son petit air rusé.

- Raconte-moi tout, raconte tout à ton grand frère adoré… ponctua-t-il en la regardant toujours, comme pour lui montrer visuellement qu’elle n’y couperait pas.

Il ne se concentra sur la route qu’une fois qu’il eut satisfaction –après avoir évité plusieurs trébuchements sur quelques racines traitres qui émargeaient du sol. Il n’y avait pas à dire cependant, sa sœur lui avait manqué. Cette complicité et ces taquineries lui avaient manqués. Alors, au fond, il était content de pouvoir de nouveau partager de nouveau ce genre de moment avec elle, même si cela voulait dire squatter la ville de sa liberté…
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MessageSujet: Re: Good girls are bad girls that haven't been caught # Harrington Family.   Sam 25 Oct - 17:28



 

Harrington Family


Je compte les respirations dans ma tête. Inspirant et expirant au rythme de la musique alors qu’Amstrong trottine à côté de moi sa grande langue pendant en dehors de sa bouche – c’est normalement le signe pour moi aussi. Depuis que je fais mon jogging avec lui je me calque sur le rythme de mon chien. Dès qu’il tire la langue c’est le signal que je peux moi aussi m’octroyer un pause bien méritée – mais pas aujourd’hui. Aujourd’hui j’ai besoin de me vider encore un peu la tête, de me pousser à bout. De compter mes respirations pour ne penser à rien d’autre qu’à cette course, à mettre un pied devant l’autre en cadence.

Il faut dire que, les dernières semaines ont été plutôt riches en émotion. Aly a fait son apparition et chamboulé bien des choses, bien des croyances. Elle m’a poussé à sortir de mon errance et à voir la vérité en face. La vérité étant que je ne pourrai pas faire mon deuil tant que les meurtriers de mon frère n’auront pas payé pour leur crime. Ajouté à ça une coloc qui s’en va et vous retrouvez un Matheo bien embêté. En même temps, Lana payait approximativement 99% du loyer et je me défendais en prétextant faire les courses. Ce qui expliquait sans doute que le frigo soit tout le temps… Vide ! En résumé, j’avais eu mon lot de nouveauté pour le mois et j’espérais maintenant que les choses allaient pouvoir se tasser…

Depuis combien de temps je cours déjà ?

Ma bouche est pâteuse et réclame follement de l’eau et évidement ma bouteille est vide depuis longtemps. Heureusement j’aperçois déjà une fontaine au loin. Mais alors que j’accélère le pas pour le sprint final Amstrong quand à lui se met à courir dans une direction opposée. Je m’arrête d’un coup interrogé par ce comportement qui ne lui ressemble pas. Amstrong c’est le genre de chien fidèle qui ne me lâche jamais sauf quand… – En apercevant Aly un loin un léger sourire fend mon visage. – …Sauf quand il préfère une jolie fille à moi.

Evidement j’ai bien vu qu’elle était accompagnée… J’ai bien vu ce garçon qui la dépassait d’une tête et qui se penchait lui aussi pour caresser Amstrong. J’ai bien vu aussi dans le regard d’Aly cette étincelle étrange quand elle  a levé la tête pour me voir alors que le jeune garçon était encore penché vers Amstrong et partout jamais – a aucun moment de ce processus je ne me suis attendu à me retrouver face à lui. Jamais je n’aurais imaginé que ce garçon puisse être  Bryan.

C’était d’une violence impressionnante, bien plus que pour Aly. Parce que Bryan était devenu un homme et qu’il était toujours resté pour moi un petit garçon. Bien sûr Aly m’avait un peu parlé de lui, de la façon dont il avait changé mais pour moi il était resté Bryan le petit rigolo de la famille. Le gamin qui enfilait les habits de nos sœurs et nous montait des spectacles de théâtre à lui tout seul, celui qui faisait plus de gaffes que toute la famille réunie – celui aussi qui voulait devenir astronaute et qui prétendait pouvoir voler avec un parapluie. Bryan c’était ça pour moi, ce n’était pas ce grand type avec les même traits que lui. Les même traits mais un regard si diffèrent… Ce que je lis dans ces yeux c’est plus fort que tout… C’est de la colère pire peut-être… de la haine.

Mon regard croise alors celui d’Aly en quête de réponse. Dans les miens aussi il y a de la colère et bien plus d’incompréhension. « T’avais promis bordel ! » Pourquoi il est là ? Pourquoi j’ai fait confiance à Aly quand elle m’a dit qu’elle ne leur dirait rien… Que je n’aurais pas à faire face aux membres de ma famille. A cette famille que j’avais décidé de quitter pour toujours… Elle m’avait trahi…

Bien sûr les bonnes manières auraient voulu que je salue mon frère… Que je m’excuse sans doute ou au moins que je lui demande comment il va depuis tout ce temps mais j’en étais bien incapable. Premièrement parce que j’avais l’impression qu’il avait sauvagement envie de me sauter dessus pour me régler mon compte mais aussi parce que j’étais une sorte d’handicapé des sentiments – un égoïste qui avait simplement espéré ne jamais avoir à faire face à ce genre de situation.
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MessageSujet: Re: Good girls are bad girls that haven't been caught # Harrington Family.   Lun 27 Oct - 12:46




Bryan & Mathéo & Alysson


   Etre avec Bryan, c’était toujours comme être avec mon meilleur ami, la personne me comprenant le plus au monde. Le fait d’avoir le moins d’écart avec lui qu’avec tous les autres, était un facteur non négligeable j’en étais consciente. J’étais également heureuse que ce soit lui. Son caractère, son humeur, et cette proximité entre nous était juste incroyable. Je l’aimais différemment des autres. Et je ne pouvais me passer de lui.
C’est pourquoi, à chaque fois qu’il avait un problème, je bravais tout pour lui. Lorsque mon téléphone avait sonné et qu’il m’avait dit être sur le point d’arriver à Town Square, je n’avais pensé à rien. Rien sinon comment est-ce que j’allais le retrouver. Et je m’étais inquiétée jusqu’à le voir. Toutefois, dès lors que j’avais vu qu’il était en bonne santé et que rien de grave ne lui était arrivé, j’avais commencé à trembler. Je ne cessais d’y penser depuis. Mathéo. Bryan. Moi. Trois Harrington dans une si petite ville. Ce n’était que par miracle que quelqu’un n’avait pas balancé à mon frère que notre aîné vivait ici depuis fort longtemps. Bryan me connaissait trop bien. Dès lors qu’il aurait connaissance du fait que Mathéo vit ici depuis bien longtemps déjà, il saurait. Et se serait la fin de moi. Car Bryan était encore plus proche de Jayleen que moi. Elle était tout simplement une mère pour lui. Jamais elle n’avait eu d’autre rôle pour lui, et il suivait ses conseils persuadé que c’était ce qu’il fallait faire. Nos rares réelles disputes avaient toujours eues notre sœur comme point de départ. J’étais un électron bien trop libre pour Jayleen, et quel meilleur soldat que le frère duquel j’ai toujours été très proche pour me rallier à ses arguments ? Hélas, cela n’avait pas fonctionné.

J’étais toute jeune lorsqu’Aiden m’avait dit que mon esprit n’était pas le même que les autres. Et j’avais toujours pensé qu’il disait cela pour me faire sentir spéciale. Finalement, je m’étais rendue compte que je ne pensais pas la même chose que la majorité de la fratrie Harrington, et qu’il avait sans doute eut plus raison qu’il ne pouvait l’imaginer à l’époque. Reléguant mes craintes au fond de moi, me créant probablement un ulcère à force de m’inquiéter, j’avais décidé de profiter d’une journée avec Bryan. Il me racontait toutes ses aventures et je me sentais plus moi à ses côtés. Quand je parlais de sa chance, il me fit sourire en me présentant comme son porte bonheur. Je lui mettais un petit coup de coude entre les côtes. Quelles bêtises ne pouvait-il pas dire celui-là ! « Plutôt parce que Town Square est une petite ville pleine d’opportunités, grand flatteur ! » je lui rétorquais de bonne humeur. Avant de lui tirer la langue quand il aborda le coup de la statue de glace et ma tenue un peu légère pour le temps. « Tu passes décidément trop de temps avec Jay’ mon pauvre. Commenter mes tenues ce n’est vraiment pas viril, tu le sais au moins ? » je ris en le taquinant ne répondant rien quant à mon colocataire. Bryan a toujours été de ces personnes pouvant détecter le moindre trouble chez moi. Je devais lui paraitre assez étrange depuis son arrivée, et je ne voulais pas en rajouter avec mes questions par rapport à Crash et le maelstrom de mes émotions le concernant.
Nous marchons quelques temps, et je lui laissais le temps de tenter de m’extraire les vers du nez avant de finalement répondre tranquillement. « Si je te demande, c’est que je n’ai pas grand-chose à dire. Je suis presque une nonne depuis que j’ai débarqué. » omettre quelques détails cela n’a jamais été mentir n’est-ce pas ? Hors de question de parler du baiser avec lui. Sinon, chaque fois qu’il croiserait mon colocataire il serait susceptible de faire un sourire débile qui me trahirait à coup sûr. Qui a dit que c’était facile d’avoir des frères ? Et ben cette personne mentait clairement. Les frères cela peut-être fort utile et super cool, mais la plupart du temps cela vous prends la place à la salle de bain, regarde de travers tous les autres mecs qui pourraient avoir envie de vous approcher et vous surprotège contre des menaces inexistantes. Mais on les aime quand même, parce que les sœurs sont les êtres les plus géniaux qui ont été créés !

Je n’ai pas le temps de me détendre plus de cinq minutes. Car notre ambiance détendue s’accélère soudainement. Un jappement me fit relever la tête et je sus qu’il en était fini de moi. Le chien de Mathéo, très reconnaissable fonçait vers moi sans gêne. Je me baissais pour le caresser priant pour avoir quelques minutes et tenter de le renvoyer discrètement. Tu parles. C’était sans compter sur Bryan qui se mit automatiquement à le caresser et à discuter avec lui. Ah oui, les Harrington aiment les animaux. Paniquée, je levais la tête m’attendant parfaitement à l’image qui s’instaura devant mes yeux. Mathéo. J’eus envie de hurler, mais me contentait de le faire intérieurement. Me sentant probablement encore plus étrange, Bryan suivit mon regard et je me figeais un instant avant de regarder mes deux frères. Les traits de Bryan se durcissent dès lors qu’il comprend qu’il s’agit de Mathéo et d’instinct je m’avançais un peu, me mettant entre les deux. Dès lors, j’affrontais le regard dur de Mathéo et la sentence tombait une fraction de seconde plus tard.

Le ton de Mathéo me nouait la gorge, car il était plus dur encore que ses paroles. Derrière moi, je sentais Bryan plus tendu encore et me demandait s’il n’avait pas l’air d’un animal prêt à bondir sur sa proie. Ne lui donnant pas l’occasion d’ouvrir la bouche, je prenais la parole avant lui. Ce que j’allais dire me causerait des ennuis. Que je mente ou que je sois honnête, les deux m’en voudraient, l’un plus fort que l’autre. Après avoir dégluti difficilement, je prenais une inspiration avant de me lancer rapidement « Je n’ai rien dit. Je te le jure Mathéo. Il est probablement encore plus surpris que toi. Je… On ne tient pas éloigné les personnes que l’on aime indéfiniment. » je ne trouvais rien d’autre à ajouter. Les positions de Bryan envers Mathéo avaient toujours été claires. Pour lui, c’était un traitre qui nous avait abandonné. Contrairement à Aiden, il avait fait le choix de nous laisser et il ne méritait pas que l’on s’inquiète pour lui, car il ne s’inquiétait probablement pas pour nous. Je le devinais énervé contre moi, contre notre frère, et j’étais bien heureuse de lui tourner le dos. Prendre de plein fouet la colère de Mathéo était une chose. Il m’était plus inconnu et même si cela me blessait, je pouvais encaisser sans me décomposer. Avoir Bryan en colère contre moi allait être une tâche bien plus complexe encore.


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MessageSujet: Re: Good girls are bad girls that haven't been caught # Harrington Family.   Jeu 30 Oct - 0:05


- Je disais simplement qu'une robe avec cette température c'était un bon moyen de chopper la crève, banane, rit Bryan en sautillant un instant sur place pour chasser les fourmis qui courraient dans ses jambes avant de suivre sa soeur.

Son sourire amusé ne quitta d'ailleurs pas son visage alors qu'il écoutait cette dernière lui faire des cachotteries de jeune femme très peu discrète. Néanmoins, il était d'accord avec Aly sur un point : Town Square était une ville pleine de possibilité, oui.... Une ville pleine d'aventures, de rencontres, de nouveautés plus ou moins bonnes. Elle l'avait accueillit à bras ouvert, lui offrant une place auprès de sa soeur et un départ nouveau avec tout ce qu'il s'était surpris à souhaiter... Oui, c'était comme un petit paradis. Un coin de paradis en bordure des États-Unis.

Cet instant lui semblait presque idyllique. Comme si tout était sorti d'un rêve. Pour une fois, il n'avait pas peur en parlant d'avenir, pour une fois, il se sentait comblé. Il se sentait bien, tellement bien, qu'il aurait presque pu combattre le diable en personne pour sauvegarder cet instant unique.

Le diable en personne... Comme s'il avait pu l'entendre. De toute évidence oui, à son plus grand malheur. Comme pour lui rappeler que la vie ne pouvait pas lui laisser ce genre de moment simple, comme pour lui rappeler sans cesse le coté sombre d'une même pièce.

Comble de l'ironie, ce chien, ce chien noir et brun à l'inverse de son petit Rex laissé sagement à la maison, avait été la clef de ce brusque retour à la réalité. Il avait été le petit caillou sous-estimé qui avait entrainé sa chute en bas de cette montagne de bonheur.

Ce chien appartenait à Mathéo.

Quelles étaient les probabilités pour qu'une telle malchance ait lieu ? Quelles étaient les probabilités pour qu'en 9,6 millions de km², Mathéo soit ici, à quelques mètres de lui seulement ? Quelles étaient les probabilités pour que Mathéo, ce frère là, cet... être là... se tienne juste devant lui... Non, ait le culot de se tenir juste devant lui ?

Tellement infimes. Elles étaient tellement infimes que Bryan eut un long moment de surprise pour oser croire ce qu'il voyait. Pour oser comprendre ce qui se passait devant lui. Pour oser concevoir que cet individu s'approchait d'eux.

Ses réflexes furent même plus rapides que lui. Cette haine qu'il avait chérie, qui l'avait rendu fort et faible en même temps, le fit fusiller son aîné du regard comme pour tenter de le tuer ainsi. Cette colère qui couvait en lui depuis le départ de Mathéo le poussa à éloigner Aly de cette chose qui s'avançait... Et enfin, la rancœur le fit se tendre alors qu'un frisson glacial couru sous sa peau pour le prévenir du danger. Ses dents se serrèrent ainsi d'instinct alors que son poing se faisait dur, près à aller cueillir la joue de l'individu.

Ce poing ne put jamais atteindre sa cible. Cette colère retomba tout aussi brutalement qu'elle était venue. Cette haine fit place soudainement à un frisson glacial d'horreur et de désespoir.

Aly se plaçait entre eux, discutant comme si de rien n'était avec cet ainé qu'il détestait tellement. Aly défendait cet homme alors que lui, Bryan, s'était toujours promis de veiller à ce que sa famille ne le retrouve jamais et puisse tourner la page définitivement sur ce deuxième frère disparu.

Ce fut comme si d'un coup tout s'effondrait autour de lui. Comme si la vérité venait de lever le voile du mensonge pour divulguer la plus odieuse des trahisons. Sa vie ici n'était finalement qu'une vaste supercherie. Cette complicité, cette ville, cette atmosphère et ce petit bonheur. Tout n'était que mensonge depuis le début.

Il avait toujours pensé que sa soeur était venue ici pour prendre son indépendance, pour chercher son ilot de bonheur. Il avait toujours pensé qu'elle vivait ici pour se libérer de son passé, pour aller de l'avant, pour trouver les réponses qui lui donneraient le plus beau de tous les buts.

La vérité, elle était là. Claire, limpide, implacable. Cette liberté là, Alysson ne l'avait prise que pour rechercher le traitre de leur famille, que pour retourner le passé, que pour s'enliser dans ce qui n'aurait jamais du être sans aller de l'avant. Sa soeur leur avait tous menti pour préserver le secret d'un lâche qui, en plus, venait réclamer à tors et à cris réparation pour une soit disante trahison.

Un sourire finit par s'inviter sur ses lèvres alors que sa main coulait le long de son corps, comme si elle avait perdu toute vie, toute colère, toute envie. Ce sourire finit même par se transformer en un petit rire emprunt d'incompréhension et de douleur alors qu'il sentait l'horreur terminer de geler le bout de ses doigts.

- Surpris ? répéta-t-il avec un sursaut hésitant entre le sanglot et le rire. Je suis surpris ? Insista-t-il devant l'énormité qu'avait osé dire sa petite soeur.

Ce faux sourire tenta de rester sur ses lèvres un certain moment, mais il finit doucement par fondre alors que son regard fixait le sol, un peu vide, pour ne pas trahir ce qu'il ressentait. Pour ne pas montrer à quel point ce mensonge venait d'anéantir des années et des années de confiance mutuelle, des années d'amour et de partage, des années de bons souvenirs.

Alysson l'avait trahi.

Pour conserver le secret d'un traitre, Alysson l'avait trahi. Alysson lui avait menti. Alysson avait jeté au sol toutes ses mises en garde, les seules qu'il n'avait jamais dites dans toute sa vie, pour sympathiser avec l'être qu'il détestait le plus.

Elle était... La personne à qui il tenait le plus. Alysson était sa précieuse petite soeur et elle avait choisi un être qui ne l'avait même pas épaulée quand elle en avait eu besoin, qui ne l'avait pas défendu, qui ne la connaissait même pas.

Un étranger. Elle avait choisi un étranger à lui.

Il serra les dents pour garder en lui la blessure qu'il venait de recevoir. Il n'avait même pas le coeur à être en colère, même pas le coeur de se défendre. Ce poignard venait de le faucher de la plus cruelle des manières, en utilisant la personne qu'il adorait le plus sur toute cette vaste terre.

- Alysson, dis-moi que ce n'est pas vrai, s'entendit-il dire doucement, en un murmure teinté de désespoir.

Ce fut sans doute cette complainte, cette supplique, qui le fit se rendre compte de ce qu'il devait aborder actuellement. De la faiblesse qui devait montrer à cet être qu'il détestait le plus au monde. Il s'était promis pourtant ! Promis qu'il serait celui qui protègerait sa famille contre Mathéo ! Qu'il serait le protecteur de sa petite soeur, même si elle le trahissait ! Promis qu'il ne se laisserait jamais aller à un quelconque désespoir, même s'il perdait tout du jour au lendemain.

Il releva alors la tête, avalant cette boule de douleur pour poser un regard glacial sur ses deux, pour les détailler chacun leur tour.

- Et bien, de toute évidence, je ne devais pas pouvoir lutter contre « l'autorité » dès le départ. Je suppose que c'est dans cette situation qu'on finit par se retrouver quand on laisse trop de liberté aux personnes que l'on aime.

Il avait reprit ses mots. Il s'en fichait bien, à présent, de toucher Alysson avec des termes aussi cruels. Au contraire même, elle devait comprendre. Comprendre à quel point elle venait de piétiner ce frère qui avait toujours, toujours cherché à être la pour elle, dans n'importe quelle circonstance. Ce frère qui, lui, l'avait aimé sans condition, l'avait toujours acceptée comme elle était, l'avait toujours guidée sans pour autant tracer sa voix à sa place.

- Je dois avouer que plus que surpris, je suis surtout atterré, médusé, dégoutté, blessé, déçu, incompris et surtout... trahis. Oui, trahis. Encore.

Il eut un petit rire faux, d'où perçait un certain dégoût et une faiblesse toute particulière dans sa voix. Il recula cependant avant de lever les mains au ciel.

- Bah, c'est sans doute ce qu'il se passe quand on fait confiance. C'est sans doute ce qu'il se passe quand on met en garde. C'est sans doute ce qui se passe quand on aime.

Il finit par fourrer ses mains un peu tremblantes dans ses poches.

- Je vais vous laisser à vos explications, hein. Moi, ça me donne envie de gerber de vous voir. Alysson, des félicitations sont de vigueur, je pense. Tu n'as plus vraiment besoin d'un autre grand frère maintenant.

Son sourire finit par disparaitre de la surface de son visage alors qu'une expression glaciale et dangereuse le remplaça, comme pour faire taire toutes remarques face à ses mots. Il fixa ensuite Mathéo, avec un certain dédain teinté d'une sourde haine.

- Quant à toi, soit rassuré « grand frère ». Je n'ai pas l'intention de dire à tout le monde que notre bon vieux lâche se trouve ici. Manquerait plus qu'ils te voient tous et que ce soit les retrouvailles party. Et je n'ai pas envie d'assister au quinte flush royale de la connerie et de l'horreur.

Il eut une expression des plus dégoûtées pour les deux êtres qui l'avaient le plus trahis avant de finalement tourner le dos pour partir d'un pas vif, furieux, mais surtout tremblant et blessé.

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"J’ai toujours suivit la lumière, sans jamais la regarder. Mais la lune la détrôna, obscurcissant le ciel bleuté. Elle maudissait l’aveuglement du à ce mensonge passé. J’aurais due la décrocher plutôt que de la lacérer. Les nuages la chassèrent pour ne laisser qu’un abandonné. Finalement, je levais la main vers la lune pardonnée. A nouveau, je souhaitais la voir s’élever haut et briller. Et enfin je pourrais la détacher pour m'en libérer."


Dernière édition par Bryan N. Harrington le Ven 7 Nov - 11:25, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Good girls are bad girls that haven't been caught # Harrington Family.   Dim 2 Nov - 21:16



 

Harrington Family


D’un coup c’est comme si tout mon sang me montait à la tête, comme si  je ne maitrisais plus rien – je perds pied alors que ça pétille dans mon cerveau. Des phrases ce forment mais je suis incapable de les sortir. Je n’en ai même pas envie en fait. J’ai juste envie de faire demi-tour et d’enfiler toutes mes affaires dans un sac pour courir loin de cette ville. Town Square, qui aurait cru qu’on me retrouverait ici – je m’y croyais tranquille. Je commençais même à penser que je pourrais m’y poser un peu, trouver un job, une vie stable. Une vie que je n’avais jamais désiré avant aujourd’hui mais qui pour une fois– ne me semblait plus si horrible.

C’était la douche froide.

Aly avait fait voler la seule alliance que j’avais acceptée en 12ans d’errance. Elle avait fait exactement ce que je lui avais demandé de ne pas faire… « Je n’ai rien dit. Je te le jure Mathéo. Il est probablement encore plus surpris que toi. Je… On ne tient pas éloigné les personnes que l’on aime indéfiniment. » Je prends ça comme une sorte de claque dans la figure. Qu’est-ce que je suis supposé comprendre ?  Je me le demande encore… Mais au final ça ne change rien. Je me moque bien qu’elle l’ait appelé ou qu’elle l’ait simplement laissé venir dans cette ville sans rien dire… Le résultat est le même. « C’est quoi cette phrase ? C’est supposé vouloir dire que j’aurais dû m’en douter ? Parce qu’il me semble que j’avais été plutôt claire quand je t’ai dit que je voulais que personne d’autre le sache ! » Ça ressemble aux excuses d’une gamine. Et même si j’ai encore cette image dans la tête parfois aujourd’hui Aly n’est plus une gamine.

Mon regard se pose à nouveau sur Bryan et cette fois je ne trouve plus rien à dire. Peut-être parce qu’il n’y a rien à dire. Quel sont les mots quand on se trouve face à un frère pas vu depuis des années. Face à un frère qu’on n’a jamais cherché à revoir mais qu’on n’a pourtant aucune raison de détester.  Bryan a des raisons lui… Je sais qu’il en a et je le vois. Dans ces yeux, dans sa posture, dans sa mâchoire encore crispée qui n’a pas bougé depuis qu’il m’a vu.  Je me dis qu’il voudrait me taper surement ou alors que comme moi il a simplement envie de partir – faire marche arrière – et prétendre que cette rencontre ne s’est jamais faite. Mais c’est trop tard. Et enfin le silence laisse place à sa voix… « Surpris Je suis surpris ? » Ce n’était plus la voix d’un enfant mais celle d’un homme. Celle d’un homme sans doute empreint de trop d’émotions pour savoir en faire le tri.

« Alysson, dis-moi que ce n'est pas vrai. » Il semble perdu et blessé c’est le seul constat que je peux faire. « Et bien, de toute évidence, je ne devais pas pouvoir lutter contre « l'autorité » dès le départ. Je suppose que c'est dans cette situation qu'on finit par se retrouver quand on laisse trop de liberté aux personnes que l'on aime. » Quoi ? J’ai dû louper une étape, une phrase parce que d’un coup tout me semble moins claire. « Je dois avouer que plus que surpris, je suis surtout atterré, médusé, dégoutté, blessé, déçu, incompris et surtout... trahis. Oui, trahis. Encore. » C’est étrange. Quand j’ai croisé son regard je m’attendais à ce que Bryan déverse toute sa haine contre moi… C’était dans l’ordre des choses. Je devais sans doute être le méchant loup qui avait corrompu la douche brebis. Rien d’étonnant j’avais toujours tenu cette place… Peut-être aussi parce que je la revendiquais. Mais ces mots ne s’adressent pas à moi. C’est à peine si j’existe d’un coup.

« Bah, c'est sans doute ce qu'il se passe quand on fait confiance. C'est sans doute ce qu'il se passe quand on met en garde. C'est sans doute ce qui se passe quand on aime. Je vais vous laisser à vos explications, hein. Moi, ça me donne envie de gerber de vous voir. Alysson, des félicitations sont de vigueur, je pense. Tu n'as plus vraiment besoin d'un autre grand frère maintenant. » Je le sens proche de partir mais avant ça Bryan reporte son attention sur moi. C’est sans doute mon tour au fond. Ce moment que j’ai préféré fuir pendant des années il est là… « Quant à toi, soit rassuré « grand frère ». Je n'ai pas l'intention de dire à tout le monde que notre bon vieux lâche se trouve ici. Manquerait plus qu'ils te voient tous et que ce soit les retrouvailles party. Et je n'ai pas envie d'assister au quinte flush royale de la connerie et de l'horreur. » Il y a tellement de haine dans cette voix… J’ai presque de la peine à croire qu’elle appartienne vraiment à mon jeune frère.

Je n’ai même pas le temps de riposter. Et de toute façon pour dire quoi ? Je ne peux pas dire que ces mots ne me touchent pas mais j’ai imaginé pire des millions de fois. J’ai pensé à tout ce que me frères et sœurs devaient penser de moi sans jamais imaginer qu’un jour, ils auraient l’opportunité de me lancer mes vérités au visage. « Tu te crois sans doute mieux que moi Bryan. » Mes paroles sortent alors que notre frère nous tourne maintenant le dos. « Mais si tu pars maintenant t’es pas mieux. Tu jettes ton venin et tu te casses ? En quoi c’est plus loyal ? J’ai au moins pas la vanité de penser que je vaux mieux que les autres moi ! » J’ai envie de lui dire d’aller pourrir en enfer mais au fond je n’en ai aucune raison valable et j’en suis bien trop conscient. Lui non plus n’a  jamais voulu se retrouver dans cette situation.

A nouveau mon regard se reporte sur notre cadette qui semble ne plus savoir quoi faire. « Tu vois pourquoi je voulais pas qu’ils sachent. J’ai besoin de personne pour venir me cracher à la gueule. Je ne vous dois rien ! A aucun d’entre vous ! Vous pouvez prétendre à des liens spéciaux, des liens du sang comme le dit Jayleen…  C’est facile aujourd’hui. Mais qui été là quand Aiden est mort pour aller réclamé vengeance ? QUI ? Personne. Alors je vois pas pourquoi j’aurais dû rester ! » Je sais bien que Bryan est encore assez proche pour m’entendre. Et c’est tant mieux… «  Tout ça c’était une mauvaise idée Aly… J’aurais jamais du accepter qu’on se reparle. Merci de m’avoir rappelé pourquoi je me battais mais maintenant tu ferais mieux de te casser. Je n’ai pas besoin de toi et toi t’as pas besoin de moi non plus ! Je sais pas ce que tu pensais faire en venant ici mais c’était une erreur. » J’ai beau lui dire de partir au fond de moi il est claire que moi-même je ne veux plus trainer dans cette ville mais il y a encore Will… Will qui ne parle toujours pas et qui a encore besoin d’aide et pour la première fois de ma vie je suis incapable de me résoudre à quitter une ville.

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MessageSujet: Re: Good girls are bad girls that haven't been caught # Harrington Family.   Jeu 6 Nov - 21:55




Bryan & Mathéo & Alysson


   Etre auprès de mes frères avait toujours été joyeux, simple, sympa, enfin sauf les jours de disputes bien sûr. Mais cela n’avait jamais été tel qu’aujourd’hui. La tension émanait de toutes parts. Mathéo me fusillait du regard, et je ne trouvais que des excuses pathétiques à lui proférer. Derrière moi, le souffle de Bryan me glaçait, me tuait. Je me sentais lâche, menteuse, et définitivement pas moi-même face à mon frère le plus proche. Et je me détestais de m’être mise dans une telle position. « C’est quoi cette phrase ? C’est supposé vouloir dire que j’aurais dû m’en douter ? Parce qu’il me semble que j’avais été plutôt claire quand je t’ai dit que je voulais que personne d’autre le sache ! » me répondit mon aîné avec une colère non dissimulée. Je déglutis difficilement et ne peux même pas répondre. Je n’ai rien dis de stupide. On n’éloigne pas la famille indéfiniment. Il aurait dû le savoir, car j’ai finis par le retrouver. Le manque d’implication de nos parents à fait de nous une famille plus que quiconque aurait pu le penser. Mais Mathéo ne peut le savoir car il a quitté ce tissu bien trop tôt. Alors cela ne devrait même pas m’étonner que mes mots lui soient incompréhensibles. Toutefois, je sens le lien ténu qui s’était instauré entre nous disparaitre tel un charbon se consumant.

Je n’ai pas le temps de m’apitoyer car la voix de Bryan brise rapidement le silence. Lentement, je me tourne vers lui et c’est avec une difficulté sans limites que je lui fais face. C’est difficile, plus que ça même, intolérable de voir la déception que mes actions représentent pour lui. Cela me tue en partie. Et les allégations de Mathéo ne sont rien comparativement au ton de mon frère. J’ouvre la bouche pour m’excuser lorsqu’il me demande de lui dire que ce n’est pas vrai, mais ne parviens qu’à murmurer un très faible « Désolée. » qu’il n’entend même pas. A quoi bon, mon pardon n’est probablement pas à l’ordre du jour. Je le comprends. Pour Bryan, je suis un être loyal et juste. Ses propos sur la confiance et la liberté me font doucement secouer la tête. Le discours de Jayleen est si présent dans sa façon d’être que si je n’avais pas été si touchée je me serais insurgée. J’ai mal agis, je le sais. Mais j’ai le droit de ne pas être d’accord, le droit de vouloir choisir mon destin, le droit de pleurer mon frère autant de temps que je le souhaite, et surtout le droit de lui obtenir justice. Et ça, même si ça ne leur plais pas, même si ils tentent de m’en empêcher. La déception de Bryan est en parallèle avec le manque de connaissance total de mon être de la part de mes proches. Ils ignorent combien j’ai été touchée, car jamais ils ne m’ont laissé l’occasion de m’exprimer à propos d’Aiden. Alors ils ne peuvent pas savoir la peine sans fin qui hante mon cœur depuis tant de temps. Ils ne peuvent avoir conscience qu’à cause de nos parents je ne souhaite pas avoir d’enfant de peur d’être aussi mauvaise qu’eux l’ont été. Ma fratrie, ces êtres qui ont toujours été tout pour moi ignorent bien des maux que j’ai tus avec les années et les règles instaurées par Jayleen pour nôtre bien.

Je retiens un sanglot en voyant Bryan partir, mais la voix de Mathéo et surtout ses propos changent rapidement mes sentiments. Tout d’abord, je serre les poings. Je reste silencieuse, regardant Bryan que j’ai l’impression d’avoir perdu, au moins pour aujourd’hui. Puis, sans me presser, je m’oriente vers Mathéo qui s’en prend de nouveau à moi. Et ce sentiment de me reprends, celui que je ressens lorsque je pense à l’injustice vis-à-vis de notre aîné à tous. Une sorte de feu latent, une rage sourde, mes poings sont serrés si fort que cela en est douloureux mais je continue plus encore au fil des reproches de mon frère à peine retrouvé et déjà perdu de nouveau. « Tait-toi Mathéo ! » je m’exclame tout en me rendant compte que ma voix porte bien plus que je ne l’aurais pensé. Mes émotions s’emparent trop rapidement de moi lorsque l’on en vient au moi. Jamais je ne me serais insurgée d’une pareille façon s’il m’avait engueulée seulement moi. Mais là n’est plus la question. Il a touché à Bryan, il a touché à ma famille. A cet être protecteur et aimant, à cet être toujours présent. « Bryan aurait raison de se penser meilleur que toi. Meilleur frère, et sans doute meilleur homme aussi. Tu nous hurles dessus sans chercher à comprendre, car tu es le plus effrayé de nous trois. Tu penses vraiment que j’aurais risqué d’abimer ma relation avec Bryan pour toi en l’avertissant que tu vivais aussi ? Ne te surestime pas trop. JE suis venue te chercher. J’avais besoin de toi parce que je pensais que tu étais le seul à me comprendre, le seul à me ressembler sur ce point de vue-là. Manifestement, j’avais tort. » c’est à mon tour de le fusiller du regard. Déçue, à l’instar de Bryan mais pour différentes raisons. Mathéo n’est probablement pas habitué à ce qu’on lui réponde, il semble avoir le dessus dans bien des relations qu’il entretien, mais je ne peux m’empêcher de m’exprimer encore, trop en colère pour me taire à présent. « Et puis, tu parles d’Aiden, mais tu sais pertinemment au fond de toi qu’il ne serait pas fier de toi ou de ton comportement. Ta défection et ton comportement actuel, il en serait infiniment déçu. Si moi je suis capable de le prédire, alors vous devez tous en être conscient. Quant à ta soif de justice, si tu avais pris le temps de nous regarder comme la famille que nous aurions dû être pour toi, tu aurais compris peut-être que tu n’étais pas seul. Mais après tout, être lâche est probablement bien plus facile que de rester avec des personnes qui ont un lien du sang avec toi. » je reprends mon souffle et pense à Jayleen, les larmes me montent alors aux yeux. J’invoque Aiden pour parler du mauvais comportement de Mathéo, mais Jayleen sera probablement plus déçue encore que Bryan. Je le regarde d’ailleurs pas très loin de nous, comme si il ne savait pas si il devait s’en aller vraiment où rester se disputer. Puis je me retourne vers Mathéo en me reculant, m’interposant une fois de plus entre lui et Bryan, lui ôtant mon frère du champ de vision. « En passant, tu n’as aucun droit de critiquer les MIENS. Tu ne les connais pas. Tu ne les aimes manifestement pas. Alors tu ferais mieux de t’abstenir, ou crois-moi bien que je sois venue à toi, je n’hésiterais pas à me retourner contre toi. » Je lui lance cette dernière phrase avec un air de défi, et je sais qu’il s’agit de bluff, mais j’avais besoin d’affirmer mon allégeance au miens, geste qu’il trouve si horrible alors que ce n’est que naturel. Mon regard se porte sur Bryan, et mes lèvres tremblent tandis que mes yeux ne parviennent plus à se déshumidifier. « Je n’ai jamais voulu te blesser. Je suis là par égoïsme. Pas pour vous faire du mal. » j’avoue, ma voix se brisant.



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MessageSujet: Re: Good girls are bad girls that haven't been caught # Harrington Family.   Sam 8 Nov - 23:02



Bryan se sentait désemparé. Comme si on venait de lui voler toute l’énergie qu’il avait en lui, toute cette énergie qu’il gardait ordinairement pour offrir du rire à ses proches, pour vanner sa sœur, pour être… juste lui. L’être plein d’énergie et de lumière qu’il désirait être. Lui, la personne pleine de fraîcheur et de naturel…

En ce moment là, il se sentait pourtant partagé entre la colère, la haine, la fureur le désespoir, la détresse et la tristesse. Il ne savait plus de quel coté il devait être, plus quoi faire, plus ce qu’il devait faire. Tout avait été mit à l’envers, tout avait été retourné. Comme si le monde n’avait plus aucun sens, comme s’il ne reconnaissait plus rien, à la lumière de la vérité.

Pas même sa propre petite sœur qui lui paraissait bien étrangère maintenant. Elle qui semblait si pitoyable en cet instant, comme prise en faute, alors qu’elle aurait du s’assumer, qu’elle aurait du se montrer libre et lui dire clairement qu’elle faisait ce qu’elle voulait. Paradoxalement, il ne ressentait rien face à cette vision plutôt pitoyable. Comme si son cœur c’était mit en sommeil après avoir reçu tant de coups de couteau…

Sa sœur pouvait bien faire ce qu’elle voulait, après tout. En quoi ça le regardait ? Si elle voulait retrouver ce frère pour encore un peu plus d’affection, elle faisait ce qu’elle voulait. Lui, ne voulait pas en entendre parler, pas en entendre le moindre mot. Et si jamais Mathéo la blessait, la décevait ou la trahissait tout autant que lui l’avait été quand ce connard était partit, et bien elle n’aurait qu’à assumer. Ce serait bien fait pour elle.

Bryan voulait juste se reposer dans un coin. Il voulait juste oublier cette rencontre, oublier cette trahison, oublier ce jour, oublier cette ville, oublier toute cette vaste supercherie. Il voulait oublier tout ça et juste retrouver Jayleen pour chercher du réconfort auprès de sa maman de cœur.  

- Tu te crois sans doute mieux que moi Bryan. Mais si tu pars maintenant t’es pas mieux. Tu jettes ton venin et tu te casses ? En quoi c’est plus loyal ? J’ai au moins pas la vanité de penser que je vaux mieux que les autres moi !

Le jeune homme se figea, fermant les yeux et serrant les dents. Voila que l’autre terminait l’œuvre, remuant bien le couteau dans la plaie. Ce fut la haine qui l’emporta sur toutes les autres émotions, sur toute cette tristesse qui pesait sur son cœur. Il serra les poings et déglutit un peu pour tenter de refreiner ces pulsions violentes. Pourquoi Mathéo s’obligeait-t-il a dire tout ça ? Pourquoi le rabaisser alors qu’il était déjà plus bas que terre en cet instant ?

- Tu vois pourquoi je voulais pas qu’ils sachent. J’ai besoin de personne pour venir me cracher à la gueule. Je ne vous dois rien ! A aucun d’entre vous ! Vous pouvez prétendre à des liens spéciaux, des liens du sang comme le dit Jayleen…  C’est facile aujourd’hui. Mais qui été là quand Aiden est mort pour aller réclamé vengeance ? QUI ? Personne. Alors je vois pas pourquoi j’aurais dû rester ! Tout ça c’était une mauvaise idée Aly… J’aurais jamais du accepter qu’on se reparle. Merci de m’avoir rappelé pourquoi je me battais mais maintenant tu ferais mieux de te casser. Je n’ai pas besoin de toi et toi t’as pas besoin de moi non plus ! Je sais pas ce que tu pensais faire en venant ici mais c’était une erreur.

Et lui, pourquoi tentait-t-il de ravaler ses propres mots, sa propre haine ? Mathéo ne le méritait pas, lui plus que quiconque. Mathéo attaquait même sa petite sœur, en prime, cette petite sœur qui venait de foutre leur lien aux orties pour retrouver ce semblant de grand frère, ce semblant… d’être… Et ce connard la chassait comme une malpropre, comme si elle n’était qu’un vulgaire moustique qui lui tournait autour… Il osait même employer le nom de ce grand frère qui avait été comme un père pour eux afin de se justifier et de donner un sens à sa conduite…

Cédant alors à la colère, il se retourna doucement, pour toiser le duo du regard. Sa sœur tachait déjà de les défendre, de retourner les politesses à cet homme. Bryan se permit alors un petit rire sarcastique. C’était maintenant qu’elle se rendait compte de la vérité et de la bassesse de cet être ? Un peu tard petite sœur, pour constater de l’énorme erreur qu’elle avait faite en s’approchant de cet individu, en renouant avec ce fantôme de frère.

Lorsqu’elle eut fini, Bryan regarda longuement Alysson, ne répondant rien à sa phrase ou à son plaidoyer. Son cœur brulait de colère face à cet être qu’il devinait prêt à répondre à sa petite sœur. En voyant son regard, toute la haine remonta le long de son corps et il enjamba la distance pour finalement le prendre par le col et le regarder dans les yeux.

- T’es qu’un sale con, c’est tout ce que j’ai à dire, grogna-t-il sous la colère. Ce n’est même pas bien difficile d’être supérieur à toi et honnêtement, ce n’est même pas valorisant. C’est comme être au dessus d’une merde. Au point que j’en ai rien à foutre de ce que tu penses, ou de ce que tu ressens. Pour moi, t’es qu’un étranger, qu’un putain d’ennemi à abattre. Le frère qui portait le nom de Mathéo est mort et c’est toi qui l’as tué. Le frère que j’aimais à été remplacé par un salop comme toi et tu ne peux pas savoir à quel point je te hais pour me l’avoir volé.

Tout emporté dans son élan, il continue sa tirade d’un ton bas, soufflé et haineux, enserrant un peu plus le col.

- Et tu entraines ma petite sœur là dedans, celle que j’ai protégée de mes mains, celle sur laquelle j’ai veillée, celle pour laquelle je me suis battu contre la famille afin de la laisser libre de ses choix. Et pire que ça… Tu l’obliges à me trahir, à me mentir sur le fait qu’elle fréquente un être aussi abject que toi.

Il souffle un instant avant de le lâcher, de le pousser et de reculer, serrant les dents pour se calmer. Finalement, il recule encore pour s’éloigner, respirer, et retenir le coup qu’il avait bien envie de lui balancer dans la figure.

- J’aurais préféré que tu restes mort, termina-t-il d’une voix tremblante et pleine de haine. Au moins, personne n’aurait eu à te pleurer, personne n’aurait eu à te chercher. Te voir vivant me dégoute. Termina-t-il d’une voix blanche, comme si toute cette tirade l’avait épuisé et affaibli, comme si toute cette haine avait pompé le peu de force qui lui restait…. Comme si tout ce flot d’horreur l’avait dégouté à son tour de ses propres mots.

Il déglutit alors avant de regarder sa sœur. Sa sœur qui le regardait avec tristesse, qui parlait d’égoïsme. Bryan n’avait pourtant pas le cœur à sentir de la compassion en cet instant. Ce fut d’une voix faible qu’il dit doucement.

- Je ne t’ai jamais piégé Alysson. J’ai même défendu tes choix auprès des autres alors que je n’étais pas forcément d’accord, j’ai gardé tes secrets, j’ai tenté d’être toujours la pour toi, sans jamais rien dire, sans jamais juger, sans jamais rien attendre en retour. J’ai tenté d’être le grand frère que j’aurais aimé avoir, à chaque instant… Je ne comprends pas pourquoi tu as ressenti le besoin d’aller en chercher un autre. Surtout pour trouver cet être alors que tu sais pertinemment que je le déteste plus que tout au monde…

Il prit une grande inspiration pour chasser les potentielles justifications d’Alysson d’un signe de main. Il ne voulait pas entendre sa sœur s’acharner à trouver des explications bidons qu’il ne voulait de toute façon pas entendre. Finalement, il lui soupira et reprit d’une voix lasse.

- Mais tu as raison. Tu es grande, tu fais ce que tu veux. Ca ne me regarde pas. Sois égoïste tant que tu en as envie. Moi, j’ai plus envie d’être mêlé à ça, termina-t-il en soupirant de nouveau pour montrer qu’il n’avait rien d’autre à dire.

Pour lui, tout avait déjà été dit.

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MessageSujet: Re: Good girls are bad girls that haven't been caught # Harrington Family.   Mar 18 Nov - 18:52



 

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Au fond j’aurais sans doute du être plus prêt. Ce n’était pas faute d’avoir imaginé la scène plus d’une fois et déjà bien avant l’arrivé d’Alysson – priant pour ne jamais avoir à y faire face. J’étais lâche peut-être… Peut-importe je ne voulais pas qu’on me retrouve. Mais au fil des années j’avais laissé filtrer des infos, et la plus  importante un nom de famille que j’aurai du enterrer et qui m’avait probablement lui-même amené à cette situation.

Au final je n’étais même pas tellement étonné. Bryan avait la réaction typique, celle qu’il faut sans doute avoir dans ce genre de situation. Il était en colère, haineux. Je l’avais été moi aussi, j’avais senti cette colère gronder si profondément au fond de moi pendant des années et le plus souvent c’est contre les mauvaise personne qu’elle se reportait. Mais je n’avais aucune idée de comment la focaliser. Alors si comme mon frère je me retrouvais un jour devant l’investigateur de toute cette haine, je ne suis même pas sur de savoir me contenir. Non ce qui était le plus frustrant c’était Alysson  cette sœur qui m’avait cherché, qui avait réveillé en moi quelque chose que je pensais perdu – voire inexistant. Une sorte de désir de patrie – désire qu’elle c’était aussi empressée de réduire en fumé. « Tait-toi Mathéo ! »

Le voilà son point sensible j’aurais dû m’en douter. La famille – Les siens. « Bryan aurait raison de se penser meilleur que toi. Meilleur frère, et sans doute meilleur homme aussi. Tu nous hurles dessus sans chercher à comprendre, car tu es le plus effrayé de nous trois. Tu penses vraiment que j’aurais risqué d’abimer ma relation avec Bryan pour toi en l’avertissant que tu vivais aussi ? Ne te surestime pas trop. JE suis venue te chercher. J’avais besoin de toi parce que je pensais que tu étais le seul à me comprendre, le seul à me ressembler sur ce point de vue-là. Manifestement, j’avais tort. » D’un coup ses motivations m’apparaissent plus clairement. Et enfin il me semble que je la comprends un peu mieux. Cette sœur que j’ai pensée mieux que nous n’est rien de plus qu’une nouvelle égoïste dans la famille. Peut-être le genre de fille qui prétend se soucier de votre bien avant de vous envoyer paitre. « Ce n’est pas moi qui te dirais le contraire ! Tu avais tords ! » Qu’est-ce qu’elle attendait de son laïus ? Que je me mets à pleurer ou que je m’excuse ? « Et puis, tu parles d’Aiden, mais tu sais pertinemment au fond de toi qu’il ne serait pas fier de toi ou de ton comportement. Ta défection et ton comportement actuel, il en serait infiniment déçu. Si moi je suis capable de le prédire, alors vous devez tous en être conscient. Quant à ta soif de justice, si tu avais pris le temps de nous regarder comme la famille que nous aurions dû être pour toi, tu aurais compris peut-être que tu n’étais pas seul. Mais après tout, être lâche est probablement bien plus facile que de rester avec des personnes qui ont un lien du sang avec toi. » Je ressens d’un coup l’envie de frapper dans quelque chose. De quel droit elle se permet de penser à la place de notre frère. Elle qui l’a à peine connu. Ça me donne envie de vomir.

Mais alors que j’ouvre la bouche pour répondre elle continue son discours, cette fois campée devant Bryan comme si il fallait le protéger d’un quelconque monstre. « En passant, tu n’as aucun droit de critiquer les MIENS. Tu ne les connais pas. Tu ne les aimes manifestement pas. Alors tu ferais mieux de t’abstenir, ou crois-moi bien que je sois venue à toi, je n’hésiterais pas à me retourner contre toi. » Cette fois elle se retour vers Bryan lui adressant sans doute des excuses que je n’écoute même pas. « T’as fini ? » Lui demandais-je pour bien signifier que j’avais moi aussi des choses à dire. « Je vais t’apprendre une bonne chose Aly, Aiden est MORT ! Il est mort ! Alors ce qu’il aurait pu penser aujourd’hui c’est censé me toucher ? C’est censé me faire devenir un bon petit garçon qui aime sa famille ? Parce que c’est pas le cas. Tu peux leur chercher toutes les excuses que tu veux Aly, cette famille que tu aimes a juste laissé tomber en se cachant derrière des histoires de deuil ou derrière l’idée qu’Aiden n’aurait pas voulu ça ! Mais il n’est plus là alors qui ça devrait toucher ? Et j’en ai rien à battre du sang qui coule dans mes veines, il ne fait pas qui je suis ! Il ne me dicte pas qui je dois aimer ! » Je sens un long frisson me parcourir alors que ma voix tremble légèrement sur la fin. Bon dieu je déteste ce côté-là  - ce côté faible de ma personne.

« Retournes-toi contre qui tu veux ! Je ne t’ai jamais rien demandé moi ! Et je dis ce que je veux sur qui je veux ! Qu’est-ce que tu crois ? Que parce qu’on a parlé deux fois et demi je vais d’un coup me mettre à te supplier de rester ? » Je laisse un Leger instant de silence avant de continuer. « Tu te trompes. »

« T’es qu’un sale con, c’est tout ce que j’ai à dire » C’est au tour de Bryan de prendre la parole. C’est drôle j’aurais presque pu le prédire. « Ce n’est même pas bien difficile d’être supérieur à toi et honnêtement, ce n’est même pas valorisant. C’est comme être au dessus d’une merde. Au point que j’en ai rien à foutre de ce que tu penses, ou de ce que tu ressens. Pour moi, t’es qu’un étranger, qu’un putain d’ennemi à abattre. Le frère qui portait le nom de Mathéo est mort et c’est toi qui l’as tué. Le frère que j’aimais à été remplacé par un salop comme toi et tu ne peux pas savoir à quel point je te hais pour me l’avoir volé. » Je reste quelques secondes sans pouvoir bouger un de mes membres. J’ai de la peine à croire que c’est mon petit frère qui a sorti ces mots. De la peine à croire qu’il est devenu cette personne.


« Et tu entraines ma petite sœur là dedans, celle que j’ai protégée de mes mains, celle sur laquelle j’ai veillée, celle pour laquelle je me suis battu contre la famille afin de la laisser libre de ses choix. Et pire que ça… Tu l’obliges à me trahir, à me mentir sur le fait qu’elle fréquente un être aussi abject que toi. » Je ricane en entendant ces mots. « Evidement je suis le sale connard qui a obligé ta petite sœur à me chercher et à sentir le besoin d’être entendu et comprise, je suis plutôt fort dans l’art de la télékinésie je pense. » J’en ai marre de cette conversation. Marre de ce duel de petit chat et d’Amstrong qui c’est collé à mes jambes tellement fort que j’ai l’impression de mourir de chaud. Mais alors que je m’apprête à faire mes adieux Bryan reprends. « J’aurais préféré que tu restes mort. Au moins, personne n’aurait eu à te pleurer, personne n’aurait eu à te chercher. Te voir vivant me dégoute. » Cette fois je suis incapable de dire un mot de plus incapable de bouger.

Malgré toutes les horreurs que j’ai pu penser. Jamais – JAMAIS je n’ai souhaité les voir morts. Aucun d’entre eux.

Je ne sais même plus ce que je ressens.  Je suis là à les regarder tous les deux. Bryan parle il dit des mots à sa sœur mais je ne les entends même pas. Il me faut encore quelque secondes pour revenir à moi. « Je vais pas déranger votre réunion familiale plus longtemps. Je retourne crever dans un coin. »  Mon regard se pose une dernière fois sur Alysson. « Et cette fois je préférais qu’on m’y laisse. »  Je ne peux m’empêcher de me dire que tout ça c’est de sa faute. Pourquoi m’avoir cherché…


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MessageSujet: Re: Good girls are bad girls that haven't been caught # Harrington Family.   Sam 22 Nov - 20:16




Bryan & Mathéo & Alysson


   Mes yeux deviennent humides, et je serre les poings jusqu’à ce que mes jointures deviennent douloureuses. Une douleur plus élevée, fait oublier à la mémoire la précédente. Déjà, mes yeux redeviennent plus secs. Lentement, leurs mots terminent de me blesser de façon indélébile. Jamais notre famille ne s’était déchirée à ce point. Depuis ma plus tendre enfance, je sais que notre cohésion nous donne l’équilibre. Que sans les autres, nous n’aurions jamais pu être des personnes à peu près normales. Les parents sont censés aimer leurs enfants. De façon inconditionnelle. Pour toujours, et à jamais. Cela n’a pas été notre cas. La loterie énorme qu’est la vie humaine en a décidé autrement. Nous avons donc eut un tas de frères et sœurs, et nous nous sommes aimés mutuellement. Dans la difficulté, dans les moments de plus intense bonheur, dans les instants de doute, lorsque nous nous disputions. Toujours, l’amour a baigné ma vie depuis toujours.

Mais il n’y a pas d’amour. Pas dans nos paroles, ni dans nos gestes, ni dans le regard de mes frères. Et cela fini par me laisser muette alors qu’ils se disputent avec une violence éhontée. Bryan déteste Mathéo plus que quiconque en ce monde. Et cela me tue. Car il reste notre frère, une part de ce « nous » si salvateur, qu’il a le droit de revendiquer. De son côté, Mathéo semble vouloir à tous prix s’émanciper de ce nous qui pourrait lui donner tant de choses. Leurs mots ne sont pas normaux, pire qu’horribles, ils me choquent, presque autant que ceux que je prononce me blessent. Je ne souhaite pas évoquer de telles choses. Seulement, si Mathéo ne veut pas être l’un des nôtre, cela signifie qu’il est contre nous, qu’au fond il nous rejette car il ne nous aime pas assez. Une part de moi – rationnelle – n’est pas d’accord et repense au jour où il m’a défendue. Mais il me blesse de par ses mots et je ne peux plus être rationnelle. Je défends Bryan, car il est la personne qui a toujours été là pour moi. Je défends Bryan parce que je sais que je le blesse, que je le tue, et que lui aussi ne sortira pas indemne de cette conversation. Jamais je n’ai été d’accord avec l’embargo de Jayleen sur certains sujets. Il a toujours suivi notre aînée en revendiquant plus de liberté d’expression pour moi. Face à mes deux grands frères, l’un déçu et trahi, l’autre semblant profondément dégouté, je suis totalement impuissante. Et j’éprouve alors une violente envie de fuir. Fuir pour pouvoir exploser, pleurer, me sentir misérable et faible, regretter, vouloir téléphoner à Jayleen et rentrer auprès d’elle pour qu’elle puisse recoller les morceaux. Toutes ces choses que font les enfants choyés. Cependant, je reste là, dans ce parc, à écouter mes frères se déverser des horreurs, Mathéo appuyer sur les plaies de Bryan, et ce dernier dire qu’il aurait préféré que notre ainé reste mort. Un frisson parcourt mon échine lorsque ces mots si forts, si violents, si horribles sont prononcés. Et j’ouvre la bouche pour défendre Mathéo.

Ce dernier ne me laisse pas le temps de parler et préfère m’achever en me montrant bien que tout ceci est de ma faute. Aucune pitié pour les faibles, n’est-ce pas ? Je serre mes poings plus encore et une fois qu’ils semblent avoir fini de parler je prends une inspiration, sans laisser échapper un sanglot. « Il est inutile de chercher à argumenter avec toi Mathéo. Si comme tu le prétends, le sang ne nous prédispose pas un minimum à nous aider les uns les autres, alors tu n’aurais jamais dû frapper ce type dans ce bar. Je n’ai pas besoin que tu me supplies de rester. Je… je n’irais nulle part. Je ne fuirais… pas. » je cesse de parler pour reprendre ma respiration. Mon caractère buté et déterminé ne m’aide plus en cet instant. Je ne suis qu’émotions, fragilité, et guidée par mon manque de confiance total. Néanmoins, en dépit de mes erreurs de ces derniers jours, je me dois de rester fidèle à la personne que j’aspire à être, au moins un minimum. « Le problème avec la famille Mathéo, c’est qu’on peut les repousser encore et toujours, qu’on peut les blesser tant et plus, ils seront toujours là. Tu souhaites que je te laisse, je ne te dérangerais plus. J’empêcherais les autres de venir en ville, si cela peut t’assurer la tranquillité d’esprit dont tu as besoin. Mais je serais là. Et ce n’est pas parce que je n’ai plus ton soutient que j’abandonnerais Aiden. » je me détourne de lui, bien décidée à ne plus lui parler et un sanglot m’échappe alors que je suis à présent tournée vers Bryan. Lui montrer mon désarroi me dérange bien moins, il me connait et même si il me déteste en ce moment, il est l’une des rares personnes à savoir que mes poings sont serrés si fort pour empêcher mes mains de trembler et mes larmes de ruisseler sur mes joues. « Je comprends, que tu sois déçu, trahis, dévasté. Mais il a raison sur un point, j’avais besoin de lui. Tu penses que Jayleen a raison, et que de ne pas parler d’Aiden est ce qu’il faut faire. Je ne peux pas. Une part de toi le sait probablement depuis longtemps, d’ailleurs. Je t’aime même si je te fais souffrir en ce moment Bryan. Et je ne t’abandonnerais pas, je t’appelle dans quelques temps. Si tu as besoin, tu sais où je vis et tu connais mon numéro de téléphone. » après ce petit discours ressemblant plus à nos échanges houleux habituels, je leur tourne le dos et choisis de m’en aller. Je ne pourrais pas résister plus longtemps. Cette dispute a été trop éprouvante, et j’ai peur d’avoir déclenché un cataclysme dont aucun de nous ne se remettra jamais. Refoulant ma peur une seconde, je me tourne vers Bryan une dernière fois « Je pense aussi que tu dis vouloir Mathéo mort seulement parce que tu as peur qu’il t’abandonne une fois de plus. On doit prendre tous les risques les uns pour les autres, Bry’, c’est toi qui me l’a appris. » cette fois-ci, je me tourne et déserre les poings en me rendant compte de la douleur lancinante émanant de mes poings. Je m’en vais à vive allure histoire de ne rien entendre de plus. Mes mains tremblent, marquées par l’empreinte de mes ongles que j’ai enfoncés si fort. Faisant ce constat sur le chemin de la maison, je me rends compte de l’humidité de mes joues et ne peut retenir un sanglot.  Pour toujours, et à jamais. Je n’aurais pas cru que faire partie d’une fratrie pouvait se révéler si compliqué.




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MessageSujet: Re: Good girls are bad girls that haven't been caught # Harrington Family.   Lun 24 Nov - 23:19


Voila pourquoi Jayleen leur avait tous recommandé de ne jamais parler d’Aiden. De tourner la page, de faire leur deuil en silence et d’avancer, comme il l’aurait lui-même désiré. Lorsqu’il vit son frère et sa sœur se débattre à coup d’arguments sur ce qu’aurait pensé leur père de cœur, il ne put que se fermer dans ses convictions, sans rien redire, sans même tenter d’interférer. En les laissant débilement s’embourber tous seuls.

Aiden était partit trop tôt, certes, mais il avait tout de même eu le temps de leur enseigner à vivre soudés, à rester honnêtes les uns avec les autres. Il leur avait donné une morale, une justice, une ligne de conduite respectable tout en leur offrant une chance d’être intègre malgré leurs parents…Il leur avait appris à être fidèles à leur fratrie, et à vivre pour le présent et pour le futur mais pas pour le passé…

Exactement tout ce que ne faisait ni Mathéo, ni Alysson en cet instant. Eux, ils se cherchaient juste des excuses mutuellement en usant de son nom, en usant de sa force pour se justifier. C’était écœurant de les voir faire. Écœurant de les voir salir cette volonté pour expliquer un mensonge de toute une vie. Écœurant de les voir s’aveugler autant.

Bryan ne leur tendit cependant pas la main pour les aider, restant sur ses positions, gardant sa colère et sa haine sourde, campant sur ce sentiment de trahison que venait de lui offrir sa si gentille petite sœur. Ils ne l’auraient jamais écouté et, de toute façon, il n’en avait rien à foutre de les aider. Qu’ils restent dans le passé, lui avait bien d’autre chose à faire que de se retourner pour leur faire vainement un chemin lumineux afin de les guider. Encore moins aujourd’hui qu’hier.

Il n’eut ainsi qu’un petit reniflement dédaigneux quand Mathéo annonça sa volonté de fuir, cette même volonté qu’il lui avait reprochée un peu auparavant, comble de l’ironie. Et, en bonus, voila que maintenant, cet homme si détestable se victimisait face à ses mots, lui qui les avait pourtant cherchés en le retenant ici. Grand bien lui fasse de les entendre, d’ailleurs. Ils le feraient peut-être réfléchir sur ce statut écœurant de pauvre petit persécuté.

En revanche, son air un peu fier se figea net quand il entendit sa petite sœur prendre la parole pour tenter d’arrondir les angles avec Mathéo, de cette manière faussement calme et forte qu’elle avait quand elle était sur le point de pleurer… Alors, même après tout ça, même après ce qu’il lui avait dit, même après ce qu’il lui avait fait… Alysson lui permettait de revenir dans sa vie ? Même après tout ça, elle lui offrait un peu de cette famille dont il ne voulait manifestement pas, lui offrait cette compassion qui, en cet instant, le dégoutait plus qu’autre chose ? Malgré le fait de l’avoir trahis et blessé lui, Bryan, dans cette quête, elle choisissait toujours de laisser une porte ouverte pour ce frère qui n’avait rien à voir avec eux ?

Et cette leçon de vie qu’elle passait aussi… Comme quoi on pouvait détruire une personne de sa famille qu’elle pardonnerait toujours. Il se souvint pourtant un instant y avoir cru pendant de longues années. Il remarqua aussi que, maintenant, cette déclaration le laissait autant de marbre que la détresse d’Alysson, cette même détresse qui, autrefois, le poussait toujours à prendre sa petite sœur dans ses bras pour la rassurer, la consoler, la guider et l’aider.

Il finit cependant par reculer, laissant Alysson s’expliquer en toute impunité malgré ce gout acre dans la bouche. Il n’avait pas envie d’écouter ces sornettes, pas envie de comprendre ce tissu de connerie et de gentillesse dédié à ce connard qu’était devenu leur frère. Il avait plutôt envie de faire tout de suite ses bagages, d’obliger Rex à monter sur le siège avant de sa voiture rayée pour partir le plus loin possible de cette maudite ville. Partir loin en laissant derrière lui tout ce qui n’était finalement pas si important que ça. Il pensait même à aller se terrer jusqu’en Angleterre, quitte à louer un pédalo pour traverser l’océan. Et s’il se trompait de chemin, il arriverait au mieux en Espagne et au pire en Afrique, où il n’aurait qu’à voler un chameau, manger des fennecs et se trouver un endroit ou personne ne pouvait plus le retrouver ou le trahir.

Tout semblait mieux que de rester ici.

Mais évidemment, Alysson n’en avait pas fini avec lui non plus. Elle se tourna en effet vers lui après ce magnifique dialogue à leur frère ainé, gardant cet air désemparé qui ne parvint même pas à lui soutirer une petite pointe de tristesse et d’amertume dans le cœur. Il n’eut que la froide et tranchante pensée que cette personne en face de lui lui avait mentit une fois et qu’il ne pouvait plus être sur de rien à son sujet. Qu’à présent Alysson était devenue une inconnue, que tout ce qu’il pensait d’elle était peut-être faux. Quand bien même il s’accrochait vainement à cette idée que tout ne soit finalement qu’un mauvais cauchemar.

Ses mots étaient pourtant durs à entendre. Un par un, ils détruisaient cette faible lueur d’espoir qu’il avait de garder leur lien, ce lien qui avait toujours été si précieux à ses yeux. Sa sœur avait, en effet, bel et bien eu besoin de ce frère indigne. Lui ne lui avait donc pas suffit, lui n’avait donc pas été à la hauteur en temps que grand frère… Cette complicité entre eux n’avait donc été qu’une vaste mascarade et ce, depuis bien trop longtemps.

De même, elle remettait en cause sa manière –et celle de Jayleen- de voir les choses sur Aiden, en prétextant en plus qu’il devait s’en douter. Après le dialogue hautement déplorable auquel il avait la chance -que dis-je l’immense honneur- d’assister, il y avait très peu de chance qu’il vire de bord pour voir la « vérité » d’une menteuse et d’un lâche… Peut importe ce que lui dirait potentiellement son fond de lui…

Non, décidemment, Alysson n’était plus qu’une étrangère à présent. Elle avait beau dire ce qu’elle voulait, il ne la connaissait pas mais elle ne le connaissait pas non plus. Tout n’avait donc été qu’une comédie dramatique basée sur des mensonges et des tromperies. Il ne prit alors même pas la peine de répondre, songeant qu’elle avait eu de la chance qu’il n’ait pas son portable avec lui en cet instant. Car nul doute qu’il l’aurait jeté dans la poubelle du parc pour ne plus entendre ce genre de conneries, si ça avait été le cas.

La dernière phrase fut tout de même la pire. La cerise sur le gâteau, le pompom sur le bonnet du marin. Alysson ne pouvait, encore une fois, pas plus se tromper, pas plus démontrer à quel point ils ne se connaissaient pas. Bryan avait certes diabolisé Mathéo mais celle qu’il avait toujours cherché à protéger, c’était sa petite sœur plus que lui. Cette même petite sœur qui venait de lui rendre des années d’amour de la plus merveilleuse de toute les façons.

Il garda alors le silence, sans bouger, sans traduire la moindre de ses pensées. Il était comme un mur de glace impénétrable, intraduisible, un simple mur neutre. Ce fut toujours sans un mot, qu’il finit par mettre son casque sur ses oreilles et lancer la musique avant de reprendre la marche d’un pas lent. Sans aucune motivation, sans aucun empressement.

Ce ne fut pourtant qu’une fois qu’il fut devant la porte de son appartement qu’il se rendit compte qu’en fait, il n’avait même plus de force pour faire ses bagages, pour obliger Rex à monter dans sa voiture et pour partir ce lieu. Car, au final, il n’avait plus rien à fuir.

Fuir c’était protéger quelque chose.

De toute évidence, il n’avait plus rien à protéger en cet instant.

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"J’ai toujours suivit la lumière, sans jamais la regarder. Mais la lune la détrôna, obscurcissant le ciel bleuté. Elle maudissait l’aveuglement du à ce mensonge passé. J’aurais due la décrocher plutôt que de la lacérer. Les nuages la chassèrent pour ne laisser qu’un abandonné. Finalement, je levais la main vers la lune pardonnée. A nouveau, je souhaitais la voir s’élever haut et briller. Et enfin je pourrais la détacher pour m'en libérer."
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Good girls are bad girls that haven't been caught # Harrington Family.

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