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 Lorsque le jour se lève - Micah Summers-Petterson

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MessageSujet: Lorsque le jour se lève - Micah Summers-Petterson   Lun 20 Oct - 20:58

Il était 4 heures 44. Une file de quatre qui se traduisait par une nuit sombre, par un vent frais et matinal. L’astre lunaire se tenait encore bien haut dans le ciel, telle une déesse de lumière qui régnait sur toutes les petites étoiles scintillantes. Sur terre, en revanche, c’était plutôt la lueur orangée des néons qui illuminait la route et dévoilait un endroit vide de toute vie.

Tout était en effet très calme en ce début de journée, inspirant à la fois crainte et paix dans cet endroit presque désert et plongé dans l’obscurité. Quelques fois, au détour d’une rue, on pouvait apercevoir un animal ou un autre être humain… Mais à cette heure là, ce n’était guère monnaie courante.

4 heures 50 maintenant. Bryan pressa le pas pour finalement ralentir quelques mètres plus loin. Il n’avait pas besoin d’accélérer, il arriverait à l’heure… Si jamais on le laissait encore entrer après ce qu’il s’était passé la veille. Pour ne pas penser, il sortit son MP3 et changea la chanson, optant pour un air un peu plus entraînant et rythmé que le précédant. Au moins, ça occuperait son esprit le temps de finir sa route.

4 heures 57. Il était devant maintenant. Il regarda alors la porte, sentant son regard se perdre dessus sans pour autant faire un quelconque geste vers elle. Cette fois, il devait se confronter à la situation… Plus que les autres fois, d’ailleurs. Plus que lors ses précédentes colères. Si cette fois, il était viré… il perdrait beaucoup. Parce qu’au fil du temps, il avait appris à les apprécier, ce job de pâtissier, ce boss trop stressant, ces tests à la con…

Certes, il n’avait jamais pensé, avant, que la pâtisserie puisse l’intéresser autant. Il avait toujours apprécié un bon gâteau dans une vitrine ou dans son assiette… Mais il n’avait jamais pensé les faire lui-même, les mettre lui-même derrière la vitrine. Il n’aurait même jamais pu penser en retirer une grande fierté en voyant ses créations être achetées…

Sa situation actuelle l’étonnait toujours, d’ailleurs. Parce que sans sa sœur –et sans son colloc’-, il n’aurait jamais pu découvrir ça. Pas avec son caractère impulsif, pas avec ses mains qui avaient toujours le malheur de trembler quand il ne fallait pas… Pas avec ses instants de colère qui le prenaient parfois.

C’était d’ailleurs ce qu’il s’était passé, la veille. Il avait tremblé comme un damné et, maladresse oblige, il avait échoué dans une tache aussi… « Simple » que de décorer un chocolat. Simple… il l’avait pensé pourtant. Trois jours de stage, ça semblait tellement minime par rapport à des semaines, des mois. Ah ! Il s’était bien fait avoir…

5 heures. Bryan prit une grande inspiration. Il retira son casque, éteignit son MP3 et son portable avant de finalement s’avancer. Ses mains se remettaient encore à trembler sous la pression. Il ne voulait pas perdre son travail, regrettant même de s’être mis en colère la veille. C’était stupide, complètement stupide d’avoir cédé à la frustration de la sorte…

Après avoir ouvert la porte et refermé derrière lui, il fourra ses mains dans ses poches. Au moins là, il ne tremblerait plus trop. Il paraissait comme d’habitude, un peu nonchalant dans sa démarche et sa manière de se tenir malgré son stress. Il s’avança ainsi dans la grande salle pour atteindre cuisine et jeter un petit coup d’œil à l’intérieur.

Son boss était bel et bien là, occupé sur son travail. Logique, à cette heure-ci. Le jeune homme se redressa alors et lui lança un sourire un peu pâle, cherchant ses mots sans parvenir à les trouver.

- Bonjour, finit-il par lui dire, omettant questions et excuses qui se pressaient dans son esprit.

Il resta néanmoins là, attendant, pour la première fois peut-être, la confirmation qu’il pouvait aller se changer pour reprendre le travail.
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MessageSujet: Re: Lorsque le jour se lève - Micah Summers-Petterson   Mar 28 Oct - 22:12





Bryan & Micah


« Sebastian... Tu devrais y aller. » suggéra Micah dans l'espace feutré de la chambre.

Il était nu à l'exception de sa chemise chapardée à Sebastian. Et il chevauchait son époux, tout aussi nu que lui. Seul le drap faisait barrage entre leurs corps. Heureusement, parce que Micah savait qu'il n'aurait pas pu résister a un second round, s'il pressait de nouveau sa peau encore sensible contre le corps de rêve de son dieu grec.

Oui second round. Micah avait réveillé Sebastian. Exprès. Pour s'envoyer en l'air. Parce qu'il avait besoin de faire le plein de lui. D'emplir ses sens de son goût, de sa chaleur, de son odeur. De le sentir en lui, proche, intime, possessif. D'entendre sa voix grondante à son oreille lui murmurer combien il l'aimait pendant qu'il le possédait.

Parce qu'il ne reverrait pas avant la fin de l'après-midi et que okay, Micah avait bien conscience de son état de dépendance avancée, merci. Mais c'était trop long. Et il ne pouvait pas rester séparé de Sebastian autant d'heures d'affilées sans que le manque ne l'affecte violemment, tant dans son cœur que dans sa chaire.

Il n'avait jamais eu à le faire, parce que sa famille le rejoignait toujours au café. Sauf que Terri Norwood avait fait son apparition et que depuis, Sebastian faisait la gueule. A tout le monde. A Charlie, au café, probablement à ses parents qui lui avaient menti de leur vivant, et Micah ne pouvait pas commencer à imaginer ce qu'il ressentait, mais il avait appris deux, trois choses sur le pardon, et ça ne devait pas être évident de l'accorder, même à des gens qui étaient déjà morts.

Toute cette merde s'était infiltrée dans leur quotidien. On était presque en novembre, et Sebastian ne mettait plus les pieds au Morning Coffee depuis août. Le fragile équilibre qu'ils avaient instauré entre la vie professionnelle de Micah et son besoin dévorant de Sebastian était rompu, et le jeune homme était doucement en train de devenir dingue.

Alors il profitait d'un moment de tendresse post coïtal pour persuader l'homme incroyablement buté qui lui servait de mari d'aller renouer avec son frère. Frère adoptif. Bref. Avec Charlie.

« Je sais. » admit Sebastian au bout d'un moment, et ça voulait dire ce que ça voulait dire. Parce que Sebastian était un homme de peu de mots lorsqu'il était blessé, et que Micah comprenait les silences. Ce silence là et ces deux petits mots voulaient dire « je sais que tu as raison mais je ne lui adresserai pas la parole même si tu me ligotes, que tu me jettes dans un caddie et que tu me fais rouler jusque là bas de force ». Et comme prévu, il commença à déboutonner sa chemise, un sourire arrogant sur les lèvres. « Et toi tu devrais rester ici. »

Dieu que cet homme était impossible.

***

Micah n'était pas resté. Non monsieur. Il avait de la volonté et une bonne dose détermination. Il ferait flancher les putains de barrières de son mari plus tard. En attendant, il avait du boulot. Et il y trouvait un certain réconfort. Micah était la personne doté de la plus petite capacité de concentration de l'univers. Sans rire, une poisson rouge tenait mieux en place que lui. Mais son métier le canalisait par bien des aspects. Il avait développé son amour de la pâtisserie avec sa mère, ce qui pesait déjà lourd dans la balance. Et il y avait tout l'aspect technique. Micah ne maîtrisait pas grand chose dans sa vie. Il marchait aux coups de sang et se lançait dans des plans à l'issu douteuse qui l'amenait à finir frigorifié, la main soudée à une porte. C'était lui. Imprudent et aventureux. Il ne pouvait pas changer qui il était même s'il se faisait souvent des frayeurs et que Sebastian tomberait raide mort d'inquiétude avant ses 30 ans.

Mais il maîtrisait ses gestes. L'assemblage des saveurs et des textures, des différentes pièces parfois minuscules de ses pâtisseries. La réalisation des décorations. Tout lui demandait une infinie patience, une minutie qui récompensaient sa créativité. Et c'était rassurant dans son quotidien chamboulé. C'était stable. C'était immuable.

Alors oui, Micah était parti travailler. Parce que sans Sebastian à proximité, c'est son métier qui faisait de lui un être d'une intense focalisation, et qu'il en avait besoin pour ne pas péter la crise conjugale du siècle quand son époux avait besoin de temps pour encaisser le mensonge de toute une vie.

Enfin ça c'était si Bryan ne le rendait pas complètement marteau avant.

Vu sa première rencontre avec Alysson, Micah aurait du se douter que le deuxième Harrington ne serait pas une partie de plaisir. Et s'il accusait Sebastian d'être gravement borné, Bryan lui, était pugnace. Parce qu'il revenait tous les jours même si Micah ne lui demandait pas explicitement. Et ça... ce n'était pas sans lui rappeler son propre acharnement à se faire embaucher à tout prix quitte à revenir encore et encore alors qu'on ne voulait pas de lui.

Donc, il avait développé cette espèce de compassion pour Bryan. Ce n'était pas vraiment de la compassion parce qu'il hey, il n'avait pas pitié de lui et la majeure partie du temps il réprimait la pulsion de l'assommer à grands coups de rouleau à pâtisserie derrière le crâne. Non, c'est surtout que, aussi désagréable que ce soit à admettre, ils se ressemblaient.

Un « Bonjour » lui fit lever le nez de ses préparations. Bryan se tenait là, les mains dans les poches et un air de gosse pris en train de voler dans le paquet de bonbons sur le visage. Cachou – le labrador avait suivit son maître jusqu'au café – apparu également dans l'embrasure de la porte pour renifler le nouvel arrivant. Micah ne pouvait pas voir sa famille mais rien de l'empêchait d'emmener son chien tant qu'il ne mettait pas ses pattes dans la cuisine.

« C'est Cachou. » dit-il simplement en guise de bonjour. Il laissa l'employé et l'animal faire connaissance avant de plisser les yeux. « Il a pas le droit de rentrer mais toi si. Tu sais, pour travailler. C'est mieux si tu le fais dans la cuisine. » L'ironie était bien présente derrière le ton de l'humour. Micah n'avait aucune raison d'être sympa avec Bryan, parce que Bryan n'était pas sympa avec lui. Il était farouche à la limite de l'incontrôlable, et n'avait pas une once de respect pour Micah. Pas en tant que patron, parce que le jeune homme avait conscience de ne pas être le bon professeur pour un apprenti. Il était un autodidacte créatif qui avait arrêté trop tôt sa propre formation. Il griffonnait des notes et des schémas dans tous les livres de recettes qui lui passaient entre les mains. Il n'y avait rien de scolaire en lui, or Bryan avait besoin d'un vrai prof. Il l'admettait. Ce qu'il admettait moins, c'était le manque de considération donné à son travail.

« J'ai remis ton tablier à sa place. » Sous entendu, pas par terre où tu l'as laissé hier.

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MessageSujet: Re: Lorsque le jour se lève - Micah Summers-Petterson   Ven 31 Oct - 11:06


Bryan leva un sourcil quand il vit son chef se tourner vers lui l'air de rien pour lui présenter son chien. Le jeune homme baissa alors la tête, ne pouvant empêcher un sourire tout attendri de fendre son visage en voyant l'animal le regarder et le jauger grâce à son odeur. Oubliant alors momentanément son stress, le jeune apprenti se pencha sur le chien pour le caresser avant de s'accroupir à son niveau et de jouer avec ses oreilles.

- Coucou toi ! Tu as l'air bien brave dit donc ! lui dit-il discrètement avant de lui sourire franchement en le voyant tenter une approche vers la cuisine. Tu as l'air bien curieux et bien gourmand, surtout !

Riant doucement, Bryan s'amusa à repousser le chien loin de la cuisine avant de se figer brusquement dans son geste à la phrase pleine de sarcasme de son chef. Il retourna alors la tête pour dévisager ce dernier, pour chercher une quelconque trace de désaccord et de méfiance dans ses mots, pour bien s'assurer de leur véracité. Évidemment, son boss était plutôt renfermé vis-à-vis de lui, mais il devait aussi admettre qu'il s'était comporté comme un crétin les premiers temps de son contrat de travail. Bryan avait été, après tout, tellement persuadé de se faire virer dans la semaine, tellement pessimiste et dégouté vis-à-vis de son avenir professionnel après l'échec de son projet -et de trois années de dur labeur devenues inutiles- qu'il n'avait même pas fait attention à son comportement, au dépend de Micah.

Pourtant, cela faisait deux semaines maintenant qu'il travaillait avec le pâtissier. Deux semaines durant lesquelles ce dernier lui avait passé ses colères, sa frustration, ses maladresses tout en lui permettant toujours de revenir. Deux semaines pendant lesquelles il lui avait montré un boulot qui, étonnamment, lui plaisait. Et pourtant, Bryan était un imbécile fini qui ne se contrôlait pas quand il était frustré, quand il se sentait inutile et incapable... A plus forte raison quand il commençait à vouloir faire bien pour prouver que toute cette patience, cette compassion et cette confiance n'étaient pas mal placées.

Bryan était complètement idiot et pourtant, il pouvait reprendre son travail. Alors, bien à son insu, le jeune homme eut un sourire plus grand, un sourire soulagé et heureux. Il se releva comme s'il était monté sur ressort pour filer dans l'arrière salle.

- Je vais me changer, furent ses seuls mots alors qu'il disparaissait dans le couloir.

Il n'avait même pas relevé la phrase du tablier. Pourtant, son sourire était toujours aussi éclatant en le voyant à sa place, en le voyant l'attendre lui. Comme s'il avait une place ici et qu'elle était à présent la sienne.

Alors, tout à son allégresse qui lui faisait pousser des ailes, il retourna travailler, malgré son envie de parler à son boss, malgré son envie de lui démontrer qu'il voulait se rattraper pour ces deux longues semaines atroces qu'il avait du lui faire subir.

Oh, il finit par céder. Au milieu d'un travail d'ailleurs. Il posa doucement les instruments pour finalement regarder son vis-à-vis un long moment et peser le pour et le contre de ce qu'il voulait dire.

- Boss ? Je... commença-t-il avant de s'arrêter, de reprendre une grande inspiration et de regarder de nouveau son travail. Je voulais m'excuser pour hier. Je sais qu'il arrive que je sois un crétin fini quand je n'arrive pas à faire quelque chose et je ne m'en rends compte qu'après. Au fond, j'ai beaucoup de respect vis-à-vis de vous, de votre patience, de votre travail. J'étais un peu frustré au début à cause du déménagement, de ma maladresse, de mon incapacité à faire quelque chose... Et pourtant vous ne m'en avez jamais tenu rigueur. Alors pour ça et pour la chance que vous m'offrez tous les jours... Je tenais aussi à ce que vous sachiez que... merci... Merci pour tout...

Il lissa son tablier après ses propres mots, gêné de les avoir dit, avant de finalement retourner à son travail le coeur un peu plus léger. Maintenant, il ne lui restait plus qu'à prouver ses dires et à faire en sorte de pouvoir faire quelque chose de ses propres mains.
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MessageSujet: Re: Lorsque le jour se lève - Micah Summers-Petterson   Mer 3 Déc - 20:40





Bryan & Micah


« Je vais me changer. » annonça Bryan, un bête sourire aux lèvres après avoir fait connaissance avec la boule de poils.

Micah le suivit des yeux jusqu'à ce qu'il disparaisse dans le couloir, les sourcils froncés. Il ne savait pas ce qui se passait dans la caboche de son lunatique d'employé, mais il n'était pas certain de vouloir savoir.

Il enfila Tic Tac, un gros gant en forme de crocodile (nommé Tic Tac à cause du croco dans Peter Pan) qui avait appartenu à sa mère, et tira du four la première fournée de cupcakes. C'était la première chose qu'il avait récupéré dans son ancienne maison : ses instruments de pâtisseries. Comme il passait le plus clair de son temps à travailler ici, il les avait ramené au café. C'était comme... de faire des gâteaux avec maman. C'était un miracle qu'il ai su aller de l'avant avec tous les souvenirs de Mary présents partout dans sa vie, jusqu'à son travail. Mais Micah avait beau être un père et un mari, forcé de grandir trop vite pour prendre soin de sa sœur, il n'en restait pas moins un fils. Démuni et orphelin depuis à peine une année. Et par bien des aspect, pâtisser était devenu indispensable à sa vie. Ce n'était pas seulement une passion. C'était cathartique.

Bryan fit son retour. Tablier sur le dos et visiblement toujours d'aussi bonne humeur. Sérieusement, Micah s'attendait le presque à l'entendre chantonner gaiement entre deux remplissages de poche à douille. Peut-être qu'il avait bu ? Ou alors un portail dimensionnel s'était formé à l'entrée du café et il avait atterri dans une dimension parallèle qui respirait la joie et le chants des petits oiseaux ?

Il esquissa un geste vers son téléphone pour appeler Sebastian – juste pour voir si la joie locale n'avait pas contaminé son dépressif de mari – mais Bryan l'interpella.

« Boss ? Je... »
« Hm ? » questionna silencieusement Micah pour l'inciter à poursuivre.
« Je voulais m'excuser pour hier. » Cette fois c'était certain, il avait picolé. « Je sais qu'il arrive que je sois un crétin fini » Ou peut-être pas. Peut-être que la bonne fée de la remise en question s'était penchée sur son lit pendant la nuit. Allez savoir. « quand je n'arrive pas à faire quelque chose et je ne m'en rends compte qu'après. Au fond, j'ai beaucoup de respect vis-à-vis de vous, de votre patience, de votre travail. J'étais un peu frustré au début à cause du déménagement, de ma maladresse, de mon incapacité à faire quelque chose... Et pourtant vous ne m'en avez jamais tenu rigueur. Alors pour ça et pour la chance que vous m'offrez tous les jours... Je tenais aussi à ce que vous sachiez que... merci... Merci pour tout... »

Un mince sourire se fit une place sur les ses lèvres fines. « De rien. J'suis ravi que t'ai décidé d'arrêter de me faire chier. » répondit Micah, taquin mais sans hostilité. « Enfin si c'est ce que t'essaies de dire. Et pour commencer tu me devrais me tutoyer. Parce que c'est super bizarre que tu me dise vous quand t'es sympa, et tu quand t'as décidé de m'en foutre plein la gueule. » Il termina de garnir quelques moules de pâte tout en haussant les épaules. « Et puis ça m'fait sentir vieux. Je te ferais remarquer que je suis plus jeune que toi ! »

Ses moules garnis, il alla les placer dans le four. Puis il adossa ses fesses contre le plan de travail et posa ses prunelles ambrées sur Bryan. « Tu sais, j'ai jamais bien compris pourquoi tu te mettais en colère comme ça. J'veux dire, t'es là depuis deux semaines. Tu t'attendais à quoi ? J'ai été apprenti pendant des mois avant de travailler ici, et encore je suis marié avec le patron – si c'est pas une promotion canapé, je sais pas ce que c'est. » Il ne remettait pas en cause ses talents de pâtissier. Sebastian lui avait demandé de travailler pour lui parce que les clients avaient adoré ses créations d'Halloween l'an passé. « Je fais des stages dans les villes voisines pour me perfectionner et j'dois admettre que tu m'as gonflé à croire que tout ça, c'était des conneries inutiles et que tu pouvais faire en une heure ce qui m'a pris plusieurs jours d'enseignement dans une chocolaterie à Portland. »

Il était ressorti avec une lettre de recommandation pour participer à une stupide émission culinaire. Un concours de jeunes talents de la pâtisserie. Visiblement, il avait impressionné son mentor surplace, et ce dernier lui avait plus que conseillé d'étendre ses ambitions plus loin que le Morning Coffee. Micah en avait vaguement parlé à Sebastian sans s'étendre plus loin sur la question.

La lettre était restée précieusement dans son meuble de chevet. Première marque de reconnaissance de quelqu'un qui ne lui devait rien et qui ne l'estimait que par la qualité de son travail.

« Ce que j'essaie de te dire, » reprit-il le plus diplomatiquement possible. Parce que même si Bryan se montrait sympa là tout de suite, il ne pouvait pas dissiper en un clin d’œil cette impression de marcher sur des œufs qu'il avait instillé entre eux à force de coup de gueules injustifiés. « c'est d'aller à ton rythme. J'ai été con à te mettre au défi de te faire faire ce que je venais d'apprendre juste parce que tu m'avais énervé. T'as pas à faire ça, on travaille dans un café à Town Square, Bryan. Apprends les bases. Apprends à faire de bonnes pâtisseries, gourmandes et généreuses. » Parce que c'était ça qu'attendaient les clients d'un bled côtier perdu dans le fin fond de l'Oregon. Demandez aux pêcheurs de mirer leur religieuse avec admiration avant de la déguster. Ils vous répondront tous que c'est qu'un putain de gâteau. Drôlement bon, mais un putain de gâteau quand même. « La technique et les présentations impeccables, c'est mon business, et je le pratique en dehors du café. On a bien assez de boulot comme ça. »

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MessageSujet: Re: Lorsque le jour se lève - Micah Summers-Petterson   Sam 24 Jan - 18:27


Arf. Bryan avait été assez franc avec son boss en lui disant tout cela, tout ce qu’il avait gardé pour lui. Mais cela ne l’empêchait pas ce dernier de le chambrer sans aucun scrupule. Quelque part, l’apprenti comprenait la réaction de son vis-à-vis, surtout après l’enfer qu’il était conscient de lui avoir fait vivre. Mais à cœur ouvert comme il le faisait maintenant, il avait bêtement et naïvement cru que… Enfin.

- Vous faire chier est quand même un bien grand mot, grommela-t-il dans sa barbe en terminant sa tache première avant de prendre un saladier pour y mélanger les ingrédients. Il leva ensuite un sourcil amusé à ses mots et la contradiction qu’il y saisissait. Vous préférez que je vous en mette plein la gueule tout le temps pour vous tutoyer ? rétorqua-t-il avec amusement sans pour autant d’attarder dessus. Vous êtes plus jeune mais j’ai tendance à l’oublier. Je ferais un effort pour vous tutoyer.

Pourtant, en soit, son Boss lui semblait tellement plus mature que lui qui, malgré toutes ses mésaventures, restait simplement un gosse un peu perdu dans sa tête. Seule son apparence physique un peu plus juvénile lui rappelait sans cesse ce fait alors que toutes les situations tentaient à lui prouver le contraire. Sans doute que lui était trop emporté et trop gamin pour s’estimer être plus âgé que son boss… A moins que ce ne soit la différence de grade, de caractère et de capacité qui lui donnait cette impression…

Il se tendit cependant à la suite des mots, finissant par se perdre dans la contemplation du mur un long moment pour ne pas céder à un relent d’irritation. Il finit par tourner la tête pour le regarder lorsqu’il fut un peu plus calme, pour traduire sa perplexité.

- Si c’était réellement une promotion sur le canapé qui vous a valu ce job, et bien elle était méritée. Je travaille avec v… avec toi, je vois ce que tu es capable de faire. Tu n’as pas volé ta place, commenta-t-il sobrement avant de reprendre son travail et de rajouter avec un brun d’agacement. Je ne suis pas si con à ce point, évidemment que je sais que c’est du travail pour arriver à ce stade.

Il ne se justifia cependant pas plus que ça ou sur le fait qu’ils en étaient venu à ce défi. Évidemment qu’il savait que c’était du travail pour parvenir à faire ce que Micah faisait tous les jours… Mais Bryan voulait après tout montrer qu’il était capable de faire quelque chose de ses mains, de sa vie. Autant à son boss qu’à lui. Qu’il était capable de garder un boulot, capable de créer des choses. Au point même qu’il avait commencé à s’entrainer seul chez lui… Il avait sous estimé la tache et sa difficulté, certes, mais il n’avait pas sous estimé le travail qu’il y avait derrière. Mais plutôt ses propres capacités à ne pas y arriver aussi facilement qu’il l’aurait désiré.

Le ton diplomatique désamorça cependant l’irritation naissante que ressentait Bryan a ressasser cette histoire. Le jeune apprenti hocha alors la tête à ses dires, prenant note de ses recommandations. Il finit alors par poser le plat avant de le regarder un peu plus et de se permettre un sourire.

- D’accord. Je verrais plus tard pour ce qui est de la décoration et de la présentation, précisa-t-il avant d’aller se laver les mains. J’ai juste envie de… D’être capable d’arriver à faire quelque chose de présentable et de bon. Je n’ai pas vraiment de patience, rajouta-t-il même s’il savait que c’était assez inutile de le préciser. Micah l’avait bien vu, enfin, l’avait surtout assez bien subit. J ’admire tous ces petits gâteaux qui sortent de v… de ton four. C’est con mais je me fous la pression que les miens ne soit pas… comme ils le sont trop souvent.

Voila, c’était dit. Le mot était lancé et dit en mille. La pression. La maladresse. Celle qui lui faisait perdre toujours n’importe lequel de ses travails, tout comme il avait cru perdre celui là en ce jour et toutes ces deux dernières semaines. Heureusement, ce n’était pas le cas. Il ne comprenait pas pourquoi mais il était content que ce ne soit pas le cas. Il soupira.

- Je peux faire quelque chose d’autre ? demanda-t-il en regardant tout autour de lui, un peu béta. On n’a pas eu le temps de réellement parler ce matin…


_________________
"J’ai toujours suivit la lumière, sans jamais la regarder. Mais la lune la détrôna, obscurcissant le ciel bleuté. Elle maudissait l’aveuglement du à ce mensonge passé. J’aurais due la décrocher plutôt que de la lacérer. Les nuages la chassèrent pour ne laisser qu’un abandonné. Finalement, je levais la main vers la lune pardonnée. A nouveau, je souhaitais la voir s’élever haut et briller. Et enfin je pourrais la détacher pour m'en libérer."
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