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 Qu'importe le flacon pourvu qu'on ai l'ivresse./Wes\

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MessageSujet: Qu'importe le flacon pourvu qu'on ai l'ivresse./Wes   Jeu 6 Nov - 16:01

Buvons mon brave !
Atasi ∞ Wesley


Pétard dans la main gauche, verre de rhum dans la droite. Musique frénétique, animale, disharmonique, brutale. Il est 20h, mon appartement se transforme en piste de danse. La semaine touche à sa fin. Premiers jours, découverte. Ici tout est différent. Plus petit, plus lent, moins intense, reposant. New-York est loin, Anna aussi. Je suis perdue, toujours, ça ne changera pas. Je m’en moque, la vie est là, je la sens pulser en mon corps ou alors… L’alcool se mélange à mon sang, l’herbe engourdit mes sens, m’envoie ailleurs, au-delà de cette pièce, au-delà de ses murs.
Ici, je ne suis personne. Je n’ai jamais vraiment été quelqu’un d’ailleurs. Juste une âme, une pensée prisonnière d’un corps maigre donnant l’image d’une jolie jeune fille ne faisant pas ses 26 ans. Si j’obéis aux codes je suis une adulte. J’ai un métier, un toit sur la tête, des sous dans mon compte en banque. Si je suis mes codes je ne suis pas grand-chose. Rien hormis un bout de chair dansant nue dans son appartement.
Je ris en croisant mon regard dans ma glace. Je me fixe, me parle, m’observe, me séduis. Je joue à être ce que les autres voudraient que je sois. C’est mal barrée, je n’ai jamais compris ce qu’on voulait vraiment de moi. Je bois encore, me ressers un verre, termine mon pétard, m’écroule sur le sol.
Je reste ainsi longtemps, à fixer mon plafond blanc tout en terminant mon quatrième verre. Adrien disait que je buvais trop, que c’était là un trait de caractère typiquement russe. Les russes tiennent bien l’alcool, il parait. Moi, je n’en sais rien. Je ne sais rien de mon pays, je ne m’en souviens pas. Il n’y a que des flashs, des moments violents, des silences, des coups et parfois son visage. Des yeux verts étincelants, un sourire, un corps fatigué, des bras maigres. Ma mère, ma douce mère. Je ne me souviens plus. Plus très bien, qui suis-je ?

22 heures. Je reviens enfin à moi. J’ai envie de sortir, de danser, de me perdre dans la foule, de m’oublier. Je souris à cette idée et me lève en laissant tomber mon verre à moitié vide sur le sol. Il explose dans un fracas à peine audible tant la musique est forte. Je ris sans prendre la peine de ramasser, l’esprit déjà ailleurs, il faut que je me prépare.
J’enfile une jolie robe noire bustier venant mettre en valeur ma petite poitrine et le blanc laiteux de ma peau. Je souris et me pavane comme une enfant. Je joue les princesses en me maquillant. Du noir autour de mes grands yeux bleus. Ils sont presque gris maintenant, intense, sans doute l’alcool ou bien le pétard, je ne sais pas.
Je brosse longuement ma longue chevelure blonde. Qu’en faire ? J’essaye de les attacher, de les nouer en tresse et puis, je laisse tout tomber. Ils viennent dégringoler le long de mon petit visage de poupée, descendre sur mes épaules, ils me chatouillent, ça me fait rire. J’ajoute à ma parure un rouge à lèvre rouge carmin. Voilà. J’ai l’air d’une enfant trop maquillée ou d’une femme à séduire. Tout dépend des points de vus j’imagine. Qu’importe, je me trouve acceptable et puis, de toute façon, les hommes qui boivent trop ne voient plus. C’est pareil pour moi. Je ne vois déjà plus grand-chose.
Chaussures, il me faut des chaussures. Dilemme. Je déteste en porter. Mes petits pieds sont tellement mieux libre, j’aime me sentir en contact avec le sol mais les codes ne veulent pas de ça. J’opte pour mes escarpins rouge en velours. Je les enlèverai une fois sur la pite, il faut que j’ai l’air bien. Normale, autant que possible.

Il fait froid. Tout du moins, c’est qu’il me semble. Ils portent tous des manteaux, des vestes ou des pulls. Des regards se posent sur moi. Je ne réagis pas. Oui. Je suis la seule en robe, les jambes et les bras nues au milieu de la file d’attente et non, je ne tremble pas. Jamais. Un homme me fixe. Je soutiens son regard, finit par sourire. J’ai sans doute l’air provocante voir séductrice. Je n’en sais rien. Les gens passent leur temps à m’interpréter pourtant, ce sourire ne veut rien dire. Il sourit aussi. Je détourne le regard. C’est mon tour, le videur me laisse rentrer non sans un regard sur mon décolleté. Je n’y prête pas attention. Je ne vois plus très clair mais il ne m’intéresse pas. Trop grand, trop gros et en plus, il pue. Je l’ai sentit en passant à côté de lui. Une odeur de sueur absolument dégueulasse. Je me suis bouchée le nez et j’avance.

Il fait chaud. Beaucoup trop chaud. Un son électro tape fort, engageant les gens à rejoindre la piste.
Je rejoins d’abord le bar bien décidé à boire autant que possible. Un rhum pour commencer. Je déteste mélanger les alcools, j’ai toujours des trous noirs quand je mélange les alcools.
Je ne sais combien de temps je suis rester au bar. Quoi qu’il en soit, si j’en crois le barman, j’ai trop bu. « Combien ? » J’ai l’impression d’être dissociée. Les pétards du début de soirée font effet, j’ai le regard mort, j’ai l’air encore plus bizarre que d’habitude. « C’est ton dixième, arrêtes. » Oh… Je ne cherche même pas à comprendre et je rejoins la piste, chaussures en main. En mains ? Bon sang, je ne m’étais même pas rendue compte que je les avait enlevée. Je ris, je danse, je ferme les yeux, tout s’effondre. Je n’ai plus conscience que du son qui frappe mes oreilles et incendie mon corps. Je danse, tournoie, reviens à moi, m’amuse avec un homme, avec un autre puis, danse à nouveau, seule.
Et puis je l’ai sentit. Une main faisant pression sur mon épaule. Ces doigts me brûlent, j’ai la sensation qu’ils griffent ma peau. J’ouvre les yeux et ma réaction se fait instantané.
Je me retourne brutalement, décoche un regard sombre à l’inconnu et, sans rien contrôler, jette ma tête en avant. Mon front vient heurter son nez. Revers de la médaille je me retrouve projeté en arrière, me heurte contre le dos de quelqu’un, ça m’empêche de tomber.
J’ai eu mal plus que je ne lui ai fait mal c’est certain. Je m’en fiche, il ne me tient plus. Tête baissée je reste une demi-seconde immobile, m’assurant de retrouver mon équilibre.
Lorsque je lève la tête je croise son regard. Il est peut-être surpris, peut-être en colère, peut-être rien du tout. Je n’arrive pas à interpréter, moi j’ai besoin de mots, je note juste qu’il est sacrément beau. Je viens de mettre un coup de tête à un homme drôlement beau. J’ai trouvé ça drôle, j’éclate de rire. Je dois avoir l’air d’une schizophrène. Je ris encore plus. Je crois bien que j’ai trop bu.
   
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Qu'importe le flacon pourvu qu'on ai l'ivresse./Wes\

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