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 CHALLENGE WEEK → Scarlett V. Manning

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MessageSujet: CHALLENGE WEEK → Scarlett V. Manning   Dim 9 Nov - 19:49





Scarlett Week

(du 10/11 au 16/11)

Règles

Un personnage, sept jours dans la semaine, sept mises en situation dans Town Square. Voici le principe des challenge weeks. Chaque jour de la semaine, un membre recevra une mise en situation qu'il devrait développer en un minimum de 500 mots. Dès qu'il aura répondu à une situation, Morning Coffee lui enverra la prochaine. Le tout, pendant sept jours, du lundi au dimanche. Si le membre a réussi son challenge, il gagne un prix.

Programme

Lundi ▪ Sans trop savoir comment, Scarlett se retourne enfermée dans l'écurie. Elle doit trouver en moyen d'en sortir, sinon... elle devra y passer la nuit.
Mardi ▪ Scarlett développe tout à coup une allergie très étrange. Son visage gonfle, rougi, etc. Elle panique en pensant qu'il s'agit d'une allergie soudaine aux chevaux.
Mercredi ▪ Un gamin décide de suivre Scarlett comme son ombre. Il se prend pour Mushu de Mulan et tente d'aiguiller Scar dans le moindre de ses faits et gestes aujourd'hui.
Jeudi ▪ Le téléphone de Scarlett rend l'âme. C'est la panique.
Vendredi ▪ Scarlett a eu la bonne idée de sortie sa robe rouge à pois blanc. Tout le monde l'appelle "Minnie" toute la journée. Ça finit par la rendre dingue.
Samedi ▪ Après une soirée arrosée la veille, Scarlett rentre chez elle au petit matin. Elle découvre les joies de Town Square au levé du soleil.
Dimanche ▪ Scarlett se fait arrêter par un policier pour X raison. Elle tente de le draguer pour s'en sortir. C'est tout sauf concluant.
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MessageSujet: Re: CHALLENGE WEEK → Scarlett V. Manning   Lun 10 Nov - 0:12





Cavalière sauvage


Au moment même où j’entendis les épaisses portes en bois se refermer sur elles mêmes avec le bruit significatif du verrou, je sus. J’eus quand même cette pensée raisonnable de me dire que nooon, c’était impossible on ne m’avait quand même pas enfermée dans les écuries sans même vérifier s’il y avait encore du monde ou pas à l’intérieur et nooon, je n’allais pas sortir à toute vitesse du box de Melody dans lequel je me trouvais pour me précipiter à aller vérifier, parce que tout cela n’était que le pur fruit de mon imagination. Bon aller. Un, deux, trois. Trois secondes avec de poser la brosse sur le rebord de la stalle et marcher le long de l’allée principale d’un pas assez rapide pour rejoindre l’autre bout, là où se retrouvait la sortie. Je poussai les portes qui ne réagir pas à la pression. J’insistais un peu, puis encore plus fort, sachant d’avance que c’était une entreprise inutile.

- Hé ho ! Qui c’est qui a fermé la porte ?! Je suis encore là ! m’écriai-je à tue tête en tapant de ma paume de main contre le bois. J’avais l’impression de me retrouver dans ce mauvais film d’horreur où la meuf est assez conne pour se laisser coincer dans un espace clos, le soir d’halloween en plus, le genre de situations où on sait que fatalement, il va se passer des trucs bizarres. Sauf que ce n’était ni un film d’horreur, ni halloween de surcroit et j’espérais ne pas être aussi stupide, surtout lorsque je m’exclamai, juste dans le vide, ou du moins pour les chevaux qui mâchouillaient tranquillement leur grain : quoi, non mais sérieusement… ?!

J’essayais de penser très fort que je n’allais pas passer la nuit ici. Ca n’était jamais arrivé et ça n’arriverait pas, parce que c’était ce que voulait la logique des choses, et si dans l’idée ça ne me dérangeait pas de dormir dans la paille, dans la mezzanine juste au dessus en compagnie des bêtes, le sentiment d’être enfermée, et seule en plus, c’était loin de me faire plaisir, et mentalement, j’insultais le gros malin qui avait fait ça, et tant pis si c’était le chef d’écurie. J’en pris également pour mon grade, parce que normalement, comme je bossais ici, les clés je les avais toujours sur moi, mais manque de pot, je les avais laissé avec le reste de mes affaires dans le bureau, le temps de faire un tour d’horizon. Elles m’étaient super pratiques maintenant, les clés, ouais. Mon téléphone portable où il était ? Ben à côté des clés hein, évidemment…

Ok. Système D. Je me mis à réfléchir dans un premier temps, ce qui ne fut pas très concluant.

Je me mis à réfléchir, dans un deuxième temps, ce qui porta un peu plus ses fruits.

Je pris le petit tabouret dont se servaient les gosses pour passer leurs chevaux, et retournai à l’intérieur du box de Melody et attrapai son licol pour l’emmener tout au fond, pile en dessous de la petite fenêtre, seule source de lumière de son habitacle… et de sortie pour moi.

- Allez ma belle, et ne bouge pas, tu vas voir… Je plaçai le tabouret à ses côtés, ne disposant pas d’assez d’espace pour grimper sur son dos sans aide et sans harnachement et me hissai sur son, face à sa croupe cependant. Calme, elle ne bougea pas d’un pouce tandis que je me penchai vers la lucarne, assez grande pour faire passer une personne de corpulence normale, pas trop grosse non plus… une Scarlett quoi. Attends, Attends, shhhhht c’est presque bon… Elle s’ébroua légèrement et secoua la tête dans mon dos. Tout en me mettant d’abord à genoux de façon instable sur sa croupe je finis par me mettre à califourchon dans l’embrasure de la fenêtre, laissant Melody s’éloigner enfin, avant de passer ma seconde jambe à l’extérieur, afin de me laisser retomber prestement de l’autre côté. C’est ce que j’aurai bien aimé réussir à faire, mais à la place je trébuchai maladroitement sur le sol, me retrouvant ainsi les fesses, par terre, l’instant d’ensuite, et me laissant échapper un juron au passage.

Me relevant, je tirai sur le pan de mon tee shirt sans prendre la peine de l’épousseter, savourant de nouveau ma liberté, soulagée quand même de ne plus être démunie dans les écuries, et prisonnière contre mon gré.

- A demain Melody ! dis-je dans le vide, puisque je ne pouvais plus la voir à présent. Une chose était sûre désormais : je ne risquais plus d’oublier mes clés !


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MessageSujet: Re: CHALLENGE WEEK → Scarlett V. Manning   Mar 11 Nov - 15:42





Ca me chatouille, ça me gratouille !


J’étais arrivée en avance ce matin là, sachant que cela resterait de l’ordre de l’exception. Je commençai bien assez tôt tous les jours de la semaine et même si entendre les chevaux mâchouiller paisiblement pendant que j’étais en train de nettoyer leurs box ne me dérangeaient pas, quand même, parfois quelques heures de sommeil supplémentaires, parfois, ne me dérangeaient pas. Réveillée en fin de nuit par la voisine qui semblait ignorer que la cloison entre nos murs était trop faible et me faisait tout profité de ses ébats avec son compagnon, je n’étais pas parvenue à retrouver le sommeil. J’avais finalement mit fin au supplice en quittant l’appartement un moment plus tard, la compagnie des animaux m’étant beaucoup plus agréable que les exclamations osée des deux amants qui avaient des méthodes qui je le supposais… laissaient à désirer.

Je me grattai machinalement le menton pour descendre dans mon coup avant de m’atteler au travail, ramassant le crottin pour le remplacer par de la paille fraîche. Je terminai la première stalle plusieurs minutes plus tard frottant ma joue contre la manche de mes vêtements, parce que je n’arrivais pas à chasser la démangeaison à l’aide de coups d’ongles et qui ne me donnait que plus envie de griffer d’avantage ma peau à chaque nouveau passage. Bon. Voilà qui allait un peu mieux. J’enchainai sans m’en formaliser, avant de bientôt passer plus de temps à calmer les irritations sur mon visage qu’à manipuler la fourche, reléguant cette première activité au second plan. Il n’y avait désormais plus que cela sur lequel je me focalisais, parce que c’était difficile de penser à autre chose que les picotements qui ne voulaient pas cesser. Je terminai quand même de nettoyer l’écurie, alternant moments où je tentais d’oublier les zones échauffées de ma figure que je pouvais sentir, et moments où je finissais inévitablement par céder et essayer de soulager partiellement les chatouillis désagréables avec mes doigts, me rendant à l’évidence parce qu’il ne s’agissait visiblement pas d’une gêne passagère.

Abandonnant ce que je j’étais en train de faire, je me rendis dans les toilettes pour constater visuellement ce qu’il en était. Une partie de mon visage, partant des pommettes et descendant jusque vers ma clavicule, paraissait rougie par une allergie tout à fait suspecte et surtout très inconnue. Mon imagination ne tarda pas à aller vagabonder dans de lointaines contrée, alors que je me passai de l’eau afin de soulager ma peau abîmées par endroits. Et si… et si j’étais en train de développer subitement une intolérance aux chevaux ? Pensé comme ça, ça paraissait improbable, mais ça ne voulait pas dire impossible pour autant, ce n’était pas arrivé encore ce genre de réaction, mais en attendant, elle était arrivée alors que j’étais au centre équestre, en contact direct avec eux, alors il n’y avait pas à aller chercher bien loin, c’était en tout cas une première piste, et puis ! Je ne pouvais quand même pas la négliger ! C’était quand même de mon job d’une part dont on parlait, mais aussi de ce qui me passionnait, donc si cette vérité éclatait, ça ne voulait dire qu’une seule chose, je pouvais dire adieu à tout ça. A cette seule idée, je la repoussai immédiatement – pas envisageable, pas maintenant que j’étais implantée dedans. Il n’en suffit pas plus à l’affolement pour s’emparer de moi, parce que j’avais parfaitement conscience de ce que tout ça voulait dire, et je préférais ne pas y penser, le temps de mener ma petite enquête de mon côté, ce qui voulait dire : ne surtout pas parler de mes craintes à qui que ce soit.

Je poussai un grand sourire tout en tamponnant ma peau à l’aide d’un mouchoir en papier propre  et de masquer un peu cette misère à l’aide d’une écharpe. Ca tombait bien parce que le temps le permettait. Un peu plus tard dans la journée, j’eus l’impression que cela se calma un peu, et lorsque je revins à la maison en fin de journée il n’y paraissait presque plus, ce qui me laissait croire qu’il s’agissait d’un événement isolé. Cet espoir fut toutefois rapidement écrasé lorsque rebelote le lendemain matin, démangeaison et compagnie, puis le surlendemain, et encore les jours d’après. D’accord. Clairement il y avait un problème. Clairement je restais dans le déni, même si je pouvais sentir un peu plus la panique chaque jour avant de me résigner à aller voir le médecin, profitant d’un jour de congé pour ça.

J’enfonçai mes mains dans mes poches et les forçais à rester là où elles étaient en patientant en salle d’attente. Je pouvais déjà imaginer le discours du toubis, m’annoncer qu’on allait faire des tests mais qu’en attendant c’était interdit d’approcher une des bêtes, qu’il allait me mettre en arrêt de travail et qu’il fallait que je me prépare à avoir des résultats qui n’allaient pas me plaire, et pareil pour mes prochaine décisions à prendre, tout ça tout ça. Ca gratte, ça gratte, ça gratte… Pourquoi ça grattait encore ?! Ce n’était pas sensé me gratter aujourd’hui justement ! Ce qui m’alarma autant que j’entrevoyais une nouvelle éventualité. Puisque je n’étais pas au ranch, ça pouvait pas venir de là bas, non ? Mais alors… Qu’est-ce que c’était que cette maladie étrange ? Est-ce que j’allais mourir ? Non… Non. Non, bien sûr que non, tentai-je de me raisonner en pénétrant dans le cabinet du médecin.

- Est-ce qu’il y a un aliment que vous manger régulièrement ces temps ci ?

- Non.

- Une boisson ?

- Non.

- Un nouveau produit ? Entretien ou non ?

- Non. Le temps qu’il me dévisagea perplexe, je m’autorisai un temps de réflexion, avant d’ajouter, j’utilise un nouveau savon pour le visage depuis… je comptais mentalement les jours dans ma tête, depuis à peu près le moment où ça a commencé ! claironnai-je, répondant moi même à cette dernière question.

Après m’avoir conseillé de redoubler de vigilance sa seule prescription fut d’arrêter d’utiliser ce fameux savon. Les résultats d’avérèrent rapidement concluants, parce que le jour d’après, toutes marques susceptibles de ressembler à des allergies avaient disparu. Les conclusions purent rapidement être établies après ça.

Peuh ! Je le savais depuis le début que je pouvais pas être allergique aux chevaux.



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MessageSujet: Re: CHALLENGE WEEK → Scarlett V. Manning   Mer 12 Nov - 11:41





Un bâillon s'il vous plaît !


Je me redressai légèrement pour tendre l’oreille, la tête à peine tournée vers l’arrière pour facilité cette opération. J’étais en train de faire plusieurs choses en même temps et ranger le grain des animaux était toujours une opération délicate car il fallait pour ça faire tenir les lourds sac les uns sur les autres en équilibre pour gagner un peu de place. Aucun bruit n’était suspect, mais demeurait toujours cette présence derrière moi et au bout de quelques secondes, je finis par faire totalement volte face, en donnant un dernier coup dans l’avoine pour le forcer à rester en place – il ne manquait plus que tout se casse la gueule et que je sois obligée de tout ramasser. Il y avait là un garçon d’une dizaine d’année, peut être un peu plus qui patientait devant la porte avec l’air de vouloir dire… demander quelque chose ?

- Qu’est-ce que tu cherches ? lui facilitai-je la tâche en prenant parole la premier. Je m’avançai vers lui, j’en avais terminé avec la réserve. Il se contenta de hausser les épaules sans prononcer le moindre mot, et le sourire que j’avais accroché à mes lèvres par sympathie se figea. Okay… Pas du tout étrange, surtout pas. Ayant pris soin de refermer derrière moi, je lui adresser un dernier regard puis décidais de ne pas m’en formaliser, pas envie de chercher le comment du pourquoi du parce que aujourd’hui.

Alors, il fallait encore que je grimpe sur la mezzanine en haut pour aller chercher les bottes de foin qu’on avait entreposé là, le temps ne permettant pas qu’on les laisse dehors à l’air. Sauf qu’en marchant, je n’eus pas besoin de vérifier cette fois ci pour deviner une ombre qui ne m’appartenait pas pour essayer de se faufiler dans la mienne, renforçant le sentiment d’être traquée qui commençait à naître. Je me dis que c’était idiot, le gamin voulait juste sortir des écuries et il empruntait la même direction que moi. Supposition qui s’avéra très vite fausse lorsque il se stoppa en face de l’échelle que je m’apprêtais à monter.

- Tu n’as pas un cours d’équitation ? Moyen poli pour lui dire, Zou ! Oust ! Va jouer ailleurs.

- Non, il est terminé déjà.

Super… Bon après tout, j’allais l’ignorer, ça allait sûrement le lasser très vite ce petit jeu enfantin. Je ramenai ainsi plusieurs bottes un étage plus bas. J’en pris une dans chaque main, grâce aux ficelles qui permettait de les porter lorsqu’il se manifesta à nouveau, se plaçant dans mon angle mort pendant que je les entraînais quelques mètres plus loin pour les placer contre le mur.

- Tu devrais en prendre plusieurs à la fois, tu irais plus vite comme ça, dit-il comme si j’étais trop conne et que je n’avais pas pensé à cette évidence. Il ne voulait pas le faire à ma place tant qu’on y était ?! Sale gosse. Il ne parlait pas désagréablement en soi, je n’avais donc aucune raison de le houspiller pour le faire fuir. C’était juste que… que ça ne se faisait pas de rester aussi longtemps dans l’espace des gens comme ça et ça me dérangeait ! Pas besoin d’argumenter pour ça quand même !

- Je n’ai que deux mains, rétorquai-je les dents crispées, mais en essayant de paraître aimable encore. C’était moi où je m’étais faite prise au piège du petit jeu qu’il était en train d’instaurer.

- C’est parce que t’as pas assez de force en fait, mais tu veux pas le dire. Je soufflai avec un agacement non masqué à présent, refusant catégoriquement de lui prouver le contraire et de joindre le geste à ses paroles. J’allais quand même pas me prendre la tête avec un marmot bon sang !

Terminé ! Il fallait à présent que je brosse Luna avant d’aller lui faire faire un tour de longe dehors. Pas la peine de précisé qu’il y avait des petits pas pressés qui trottinaient à mes côtés. Je pris le matériel de pansage et m’enfermai dans le box, ce qui ne l’empêcha pas de me sonder de son regard brun, par dessus le rebord de la porte.

- Je travaille là, va regarder les autres dans la carrière, lui dis-je, le ton de ma voix devenant de plus en plus imposant.

Il n’en fit rien au contraire et répondis aussitôt :

- Tu ne travailles pas tu es en train de brosser Luna. Bon sang les gosses. Je fermai les yeux trois ou quatre secondes pour contrôler ma respiration qui devenait plus saccadée et donc mes mouvements aussi plus raides que la normale. Et puis on a le droit de se balader dans les écuries, c’est pas interdit. Il n’avait pas tord, ce qui fut encore pire car j’avais l’impression qu’un enfant de dix piges étaient en train de me faire la leçon. Je haussai les sourcils, avant de faire la grimace. Je m’en fichai il était dans mon dos il ne pouvait pas le voir. Jouer dans les écuries en revanche était interdit, mais je ne pouvais pas le lui dire puisqu’il ne faisait rien de tout ça et qu’en plus ça aurait été participer à sa mascarade. J’allais pas me crêper le chignon avec un mioche, c’était puérile et débile ! C’est pas comme ça qu’il faut tenir le bouchon, tu fais pas bien !

Le bouchon, c’était lui qui était en train de l’enfoncer un peu loin, et la brosse dans deux minutes, j’allais la lui faire bouffer pour lui faire se souvenir de ne pas traîner dans mes pattes.

- Et bien tant pis, je le fais quand même, lui assurai-je sans me démonter en le singeant un peu. Et puis merde un c’était pas ce morveux qui allait m’apprendre mon travail. Pour la première fois il parut se vexer et se tût jusqu’à ce que je finisse d’harnacher la jument pour l’emmener dans le rond de longe où il me devança même en grimpant sur la rambarde en rondin de bois. Descends de là, lui demandai-je comme un ordre, ça va la gêner pour travailler, j’indiquai le cheval d’un coup de menton. Ce n’était pas vrai, et c’était juste de la mauvaise fois, mais il s’exécuta quand même.

- Pourquoi est-ce que tu ne l’as fait pas trotter un peu ? Moi je pense que tu devrais la faire trotter, et galoper aussi. Elle s’ennuie au pas. Le silence n’avait pas duré et voilà qu’il me prodiguait de nouveau ses conseils d’experts en couches culottes. Oh putain.

- Parce que c’est ce que je vais faire après, c’est tout, lui clouai-je le bec brutalement. Ma patience avait des limites, et de toute manière, j’en avais pas avec les petites teignes dans son genre, c’était bien pour ça que je m’occupais des chevaux. Et puis qu’est-ce qu’il avait à me pister comme ça ?! Tu m’étonnes il avait probablement pas de copains ici, si il se comportait de la même façon avec les autres qu’il se comportait avec moi !

-  T’es pas sympa ! Pourquoi tu me cris dessus ? Mais n’importe quoi je ne criais pas ! Mais ça allait pas tarder et ça allait pas être joli dessus. Non parce que voilà qu’en plus d’être le roi des emmerdeurs et d’en avoir conscience j’en étais certaine, il retournait la situation contre moi pour se faire passer pour la victime ! En plus tu vas effrayer les chevaux à faire ça, on dirait que tu connais rien !

Cette fois fini. Il allait dégager ailleurs et fissa. J’allais stopper l’exercice que j’étais en train de faire faire à Luna pour faire réellement preuve de mon autorité dont il n’avait que faire, lorsque une voix héla un peu plus loin :

- Dan, allez viens on s’en va ! C’était quelqu’un qui s’apparentait à sa mère qui faisait des grands gestes dans sa direction, et qui était probablement venue le chercher pour le ramener chez eux. Il l’a regarda, me lança un ultime coup d’œil avec une expression dédaigneuse, avant de dégager le plancher pour courir jusqu’à elle.

Bon débarras, c’était pas trop tôt ! Poussant un profond soupir pour laisser s’en aller toute la frustration que j’avais au loin, je repris là où je m’étais arrêtée, tout en disant à Luna au passage :

- Tu as bien de la chance crois moi ! Malgré tout je gardais l’impression que cette petite saleté avait eu le dernier mot, à mon grand déplaisir. J’espérais ne pas le revoir de si tôt celui là !


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MessageSujet: Re: CHALLENGE WEEK → Scarlett V. Manning   Jeu 13 Nov - 0:32





Allo, allo, y'a quelqu'un dans le tuyau ?


Cette histoire d’eau chaude était toujours pas réglée et il fallait que je passe un coup de fil à mon proprio pour voir ce qu’il en était.  J’enfonçai comme une forcenée mes doigts sur les touches en espérant faire aller la vitesse plus vite du défilement de mes contacts sans aucun succès – heureusement qu’il n’était qu’à la lettre D, et il y eu trois tonalités, avant d’entendre un « allo » à l’autre bout du fil. Pour la énième fois j’expliquai mon problème, je commençais à être parfaitement rodée sur le sujet.

-… Allo ? Allo… Allo ? Vous êtes toujours là ? Visiblement pas, et c’était dans une tentative désespérée de renverser la tendance que j’avais eu cette dernière question à l’attention du vide vraisemblablement. J’eus une exclamation de buffle mal léché, avant de brutalement décrocher le combiné de mon oreille pour constater que l’écran de mon portable s’était figé et ne répondait plus à chacune de mes sollicitations.

Il aimait bien faire ce genre de blagues, surtout ces derniers temps ce vieux papy, mais il n’avait pas compris encore que je n’étais pas réceptive à ce genre d’humour plus que douteux. Par habitude, je ne tardais pas à lui ôter la coque arrière afin de retirer la batterie, souffler un grand coup dessus avant de la remettre en place et d’appuyer sur le bouton d’allumage sur le côté droit.

- Bon allez, c’est bon là, active, ronchonnai-je, parce qu’il ne réagissait pas, avant de m’exclamer plus fort cette fois : allume toi ! ordonnai-je. Deux options s’offraient à moi, celui de le balancer à l’autre bout de la pièce ce qui ne le ferait pas mieux marcher ou bien laisser passer quelques secondes supplémentaires le temps de le laisser se remettre de ces émotions la pauvre bête.

Sauf que ben, ça avait été celles de trop ce soir.

- Non, c’est pas le moment, marche, marche, marche, le suppliai-je dans plusieurs tentatives désespérées. A noter : ce n’était jamais le bon moment, et si ce genre de frasques étaient souvent arrivé ces derniers temps, il avait toujours combattu, laissant croire qu’il était invincible, et là, il venait juste de me prouver lâchement le contraire. Fais chier !

Il ne m’avait jamais paru aussi indispensable que maintenant, et je me sentis soudain démunie sans mon outil technologique. Tiens par exemple, comment est-ce que j’allais faire demain matin pour aller au boulot ? C’était le seul réveil que j’avais pour l’instant, enfin c’était puisque c’était puisqu’il venait de clamser entre mes mains ! Et puis si j’avais besoin d’être appelée de toute urgence, comment je faisais, je n’étais même pas joignable ?! Je me mis tout à coup à imaginer tout un tas de scénarios catastrophes où il arrive des choses pas claires et des destins funestes à ceux qui n’ont pas leur téléphone portable lorsqu’il le faut. En plus c’est toujours comme ça que ça se passe : c’est précisément quand on a besoin de quelque chose, que forcément on ne l’a pas sous la main ! Et puis mes numéros ?? Comment j’allais me débrouiller pour récupérer tous mes numéros aussi ?? Sachant que je ne connaissais même pas celui de mes parents, parce que c’était normalement SON JOB à mon portable de s’en souvenir à ma place ! Et non parce que je me voyais mal aussi, comme tous ces statuts Facebook qui se résumaient à « Plus de téléphone. Numéros en MP. » qui, en plus d’être mélo dramatiques et autoritaires, reflétaient pour moi le comble du pathétique. Je préférais encore n’avoir que pour seul contact que mon répondeur, le seul dont je me souvenais, tiens.

Je le reposai sur la table basse, dans une petite glissade désinvolte. J’avais pas spécialement de la tune à claquer non plus là dedans, quoi que pour ça aussi, j’avais jamais spécialement l’argent, mais disons que là, c’était pire que ce qu’on pouvait imaginer.

- On dirait juste que c’est fait exprès, commentai-je à haute voix, parce que c’était sûr que j’étais la pauvre victime d’un complot, et qu’il y avait des forces occultes qui étaient en train de s’acharner sur moi. Je savais pas ce que j’avais fait dans une autre vie, mais ça avait pas l’air d’être du joli joli.

Bon hé bien le message était clair. Qui allait voir un vendeur en téléphonie demain ? Sûr que je n’avais pas été prévenue par sms un peu plus tôt dans la journée pour ça.



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MessageSujet: Re: CHALLENGE WEEK → Scarlett V. Manning   Sam 15 Nov - 18:58





De mauvais pois !


Je grimpai sur le tabouret de la salle de bain me retrouvant ainsi dans un équilibre instable et précaire afin de pouvoir visualiser l’ensemble de ma tenue – ce qui n’était pas possible autrement puisque c’était le seul miroir assez grand dont je disposais dans l’étroit appartement. J’allais vraiment devoir penser à investir dans une glace de pied, parce qu’à chaque fois c’était l même combat pour ne pas tomber à la renverse, et je me tenais au rideau de douche, juste à côté, pour ne pas tomber. Satisfaite, je lançai un petit sourire à mon reflet avant de sauter sur le sol à pieds joints, faisant voleter la robe rouge à pois blancs que j’avais revêtue. Ca faisait bien des mois que je ne l’avais pas porté, la lassitude de la voir était passée elle aussi, c’était le moment idéal pour la porter.

Je sortis en même temps que mon voisin de palier qui avait facilement vingt de plus que moi qui s’arrêta un instant dans son élan pour me saluer, avant de me gratifier d’un :

- Alors, on voit rejoindre son fiancé Mickey ? Je me contentai d’acquiescer, ne comprenant pas tout de suite où il voulait en venir, ce qui ne me laissa même pas l’occasion de lui demander puisqu’il me devançait déjà dans les escaliers.

Ce fut lorsque je fus à mon tour tout en bas de l’immeuble que je fis le lien entre la souris Disney et ma tenue – je regrettai instantanément d’être restée aussi passive à peine quelques minutes plus tôt préférant cacher mon ignorance derrière de la politesse, comme d’habitude, ce qui pour le coup, n’avait pas joué en sa faveur. Haha. Très drôle. Hilarant. Il était vraiment super lourd oui, et je levai les yeux au ciel avant de poursuivre mon chemin, afin de mettre de côté son humour douteux.

Et toutefois, ce que j’avais considéré comme un banal accident matinal n’allait pas l’être tant que ça, ce que j’étais progressivement en train de découvrir à mes dépends. J’avais convenue avec une amie de la rejoindre dans un petit pub de Town Square et comme j’étais arrivée avant elle visiblement, je m’installais à l’une des tables, en attendant qu’on vienne me demander quelle boisson je voulais. Je réclamais un café.

- Je vous rapporte ça tout de suite, Minnie, me dit la serveuse, qui croyait sûrement me faire plaisir avec ses clin d’œil t dès qu’elle eut le dos tournée et qu’elle fut suffisamment loin, je laissai échapper un soupir qui en disait long sur ce que je pensais, préférant me retenir parce que ça me faisait chier de passer pour la cliente tarée et psychopathe contre qui ça se retournait alors que pas du tout, parce qu’elle avait pas d’humour, alors que c’était juste les autres qui étaient méga chiants. Mais leur demander de se remettre en question, oh non, surtout pas, attendez, ça les aurait vexé…

- Scarlett, me voilà ! J’allais accueillir chaleureusement Lindsey, mais toute bonne humeur retomba d’un coup lorsqu’elle poursuivit : tu sais à qui tu me fais penser comme ça ?

- Oh j’sais pas… Minnie, à tout hasard ?

- C’est trop ça ! Tu l’as fait exprès ? continua t-elle, ne faisant même pas attention à l’expression blasée que j’avais choisi d’afficher désormais.

- Attends, c’est parce que j’ai une robe à pois que j’ai tout de suite l’intention de me transformer en souris ! On est pas dans Harry Potter, où on peut se transformer en chat ou j’sais pas quoi ! Même que c’était des Animagus, et que tout le monde ne pouvait pas l’être comme ça, mais l’expliquer à Lindsey se serait résumé à admettre que je connaissais un peu trop par cœur le sorcier à lunettes rondes et cicatrice en forme d’éclair, et je préférais éviter.

Le reste de la journée finit rapidement par me faire sentir mal dans ma peau et pour cause : sans arrêt j’avais l’impression d’être épiée et reluquée par la moindre personne posant le regard sur moi, et forcément j’eus le droit au même genre de remarques de la part d’une vendeuse, au moment de régler des achats, durant l’après midi shopping qu’on avait prévu. J’avais qu’une envie, celle de rentrer chez moi pour enlever cette maudite robe et probablement ne plus jamais la porter – je comprenais pourquoi je ne l’avais pas fait depuis autant de temps et pourtant il ne me semblait pas avoir déclencher autant l’humour des gens de Town Square la dernière fois. Seulement bon, je bossai au bar ce soir, l’appart était un peu loin et je préférais m’y rendre directement, sans faire de détour. Je venais de quitter Lindsey, et lorsque je les vis en face de moi, je sus que c’était pour ma pomme. Obligé.

- Elles sont où tes grandes oreilles, Minnie ? m’interpella un groupe de trois adolescents au rire gras et qui s’esclaffèrent d’avantage après ça, songeant sûrement qu’ils allaient monter un show après ça. Ils me dépassèrent, et d’abord interloquée, je ne réagis pas, avant de me retourner vivement une à deux secondes ensuite, pour rétorquer, ma patience arrivant au bout de ses limites.

- Mais ouais c’est ça, trop amusant, à quand le spectacle ?!

Au lieu de les remettre à leur place, ils reprirent de plus belle, et c’est en ronchonnant que j’ignorais leurs autres boutades en m’éloignant. Arrivée au boulot, je fusillai un de mes collègues de travail et au lieu de lui dire bonsoir, je m’exclamai sans plus attendre de façon peu affable pour le dissuader de toute tentative :

- J’crois pas non, et si t’essayes, je risque de trouver une autre utilité aux cocktails, genre dans ta tronche. C’est bon Scarlett, blablabla, c’est juste pour rire. Ouais bon non. Est-ce que c’était dur à comprendre ?

Je pris le service à fleur de peau, parce que dans un lieu où les trois quarts des clients finissaient inévitablement par être imbibés d’alcool, autant dire que j’allais en prendre pour mon grade à un moment où à un autre. Ce qui finit en effet par arriver lorsque un homme installé au comptoir m’accosta dans une pitoyable tentative de drague :

- Et bien elle a bien changé Minnie… son regard pervers en disait long et cela acheva de me mettre de mauvaise humeur.

La sentence tomba sans plus attendre, sèche et sans détour :

- Oh que oui, elle a changé, et le caractère qui va avec, donc j’imagine que vous avez envie de vérifier ?! Par contre j’donne pas cher de ce qu’il restera de vous ensuite donc c’est tout dans votre intérêt de vous arrêtez là. Maintenant, qu’est-ce que je vous sers que je puisse continuer mon travail ?! Perplexe, il cligna plusieurs fois des paupières avant de demander sa bière, qui ne tarda pas à arriver ensuite.

Sans un regard, il alla prendre place à l’une des tables de la pièce, peu habitué probablement de se faire refouler de cette façon. Au moins un aujourd’hui qui avait retenu la leçon.




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MessageSujet: Re: CHALLENGE WEEK → Scarlett V. Manning   Sam 15 Nov - 19:41





Good night everybody !


J’étais encore bien immergé de mojitos et autres shooters, même si ça c’était terminé à la bière alors que je détestais ça – là magie d’être sous l’emprise de l’alcool ça vous fait gober n’importe quoi – comme l’attestait ma démarche peu assurée dans les rues de la ville. Il faisait encore sombre mais les lumières des lampadaires étaient éteintes signe que le jour n’allait pas tarder le bout de son nez. J’avais un sourire un peu béat accroché aux lèvres, mais rien à faire, il semblait s’être dessiné là pour toujours. J’étais encore un peu euphorique, mais moins que tout à l’heure déjà et je sentais la pression redescendre peu à peu pour laisser place à la fatigue qui s’installait progressivement. Oh oui, un bon lit, c’était de ça dont je rêvais d’être étendue sur tout mon long de mon matelas qui me paraissait en l’instant être le meilleur endroit du monde, alors que tous les autres soirs de la semaine, alors que jusqu’à présent, il était le pire lit dans lequel j’avais jamais dormi.

C’était toujours mieux que de me balader sur les échasses qu’étaient mes chaussures à talons galopant sur le trottoir comme une frêle gazelle – autant dire que j’allais me faire bouffer vu à la vitesse d’escargot asthmatique à laquelle j’avançais. De temps à autre je lâchai des petites exclamations, par rapport à la conversation décousue que j’entretenais avec mes copines avec qui j’avais passé la soirée. A part nos bruits étranges et notre discussion à voix haute, il n’y avait rien pour troubler Town Square qui allait s’éveiller paisiblement, lorsque je n’aspirais qu’à une chose, dormir. Et enlever mes pompes aussi.

Je me grattai le sommet du crâne et fermai les yeux quelques instants dans l’espoir de pouvoir m’assoupir et laisser mes jambes se guider toutes seules jusqu’à l’appartement, mais avant de me gameller pour de bon, je secouai la tête pour forcer mes paupières à rester ouvertes. Le monde redevenait plus stable et plus terre à terre, et les sensations partaient les unes après les autres, chassées sans relâche par le mal de tête qui lui était un hôte beaucoup moins sympathique que ses copines. Si on rentrait assez vite, j’allais pouvoir m’endormir avant et repousser ce moment désagréable jusqu’au réveil où une fois de plus j’allais regretter tous ces mélanges qui ensuite me mettaient dans un état pas possible et que franchement ça valait absolument pas le coup. Jusqu’à la prochaine fois quoi.

- Scarlett attends, je menai le petit groupe et l’espace d’une seconde je voulus ne pas me retourner, les abandonner là et finir la route toute seule. A la place, je consentis à faire volte face pendant que Clara s’approchait dangereusement de la première poubelle qui serait assez sympa pour accueillir ses remontés. La suite on la connaît.

J’en profitais pour m’asseoir sur le rebord du trottoir, et toute motivation perdue, je ôtais finalement mes escarpins, me moquant bien de ce que les passants pouvaient penser, parce que je n’étais pas dans mon état normal pour me soucier de leur jugement ce qui était plutôt bien. Les premières lueurs du jour étaient en effet en train de révéler la population qui s’activait lentement et progressivement, alors que pour nous c’était le moment d’aller chercher quelques heures de sommeil. Un gars en vélo passa devant nous en nous ignorant complètement – j’avais un peu cette même attitude lorsque je me levai super tôt le matin pour aller au centre bosser et que j’étais uniquement focalisée sur ma musique qui criait dans mes oreilles, et mes pensées. La route sur laquelle on pouvait marcher à peine une demi heure plus tôt parce qu’elle était déserte était à présent en train de se remplir de voitures, et il n’était plus question de faire des petits pas de danse sur le bitume. Le silence de la nuit avait faisait place au mouvement du jour et j’étais déjà en train de regretter ce moment d’entre deux si difficile à capter parce qu’il ne durait que peu de temps et qu’il fallait être assez chanceux pour le capturer. Ce moment où tout semblait figé parce que plus rien ne bougeait, pas même les feuilles des arbres et qu’on était le seul être vivant à être témoin de cette scène étrange.

Je me passai une main sur le visage en faisant la grimace parce que tous les bruits paraissaient décuplés désormais, ce dont je ne me rendais même pas compte en d’autres circonstances que celles ci. Je me redressai au moment de reprendre notre route, en total décalage avec tous ces gens qui étaient déjà habillés de pied en cap pour aller au travail. Une jeune fille nous accosta pour nous proposer le journal du matin, et je ne pris même pas la peine de dire hocher négativement de la tête ou de répondre « non merci » machinalement comme je le faisais tous les matins normalement. A part si c’était un oreiller, c’était vraiment pas la peine de me proposer quoi que ce soit.

Arrivée finalement, au bout du compte, dans l’entrée de l’immeuble, mon chemin croisa celui d’une de mes voisines, et je ne cherchais même pas à faire bonne figure avec mes pieds nus et mes pompes dans une main – j’étais à des années lumières de ce genre de préoccupations :

- Bonjour ! me dit-elle tout de même, par réflexe.

- Il va falloir dormir un peu avant ça, lui dis-je, tout en étouffant difficilement un bâillement. Si elle pouvait oublier cette rencontre qui ne jouait pas en ma faveur rapidement…

Je ne m’en formalisai toutefois pas et monter tous ces étages me paraissait encore plus laborieux que dans mon état normal. Dans un ultime regain d’énergie, je troquais ma robe contre mon pyjama et m’enroulai en boule dans ma couette chaude, avec la certitude que je n’allais plus jamais sortir le bout du nez hors de ma chambre.


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MessageSujet: Re: CHALLENGE WEEK → Scarlett V. Manning   Dim 16 Nov - 11:49





Quiproqui, quoi, quiproquo


- Je vais vous demander de me suivre s’il vous plaît. Je croyais que c’était une phrase type, cliché, qu’on entendait uniquement dans les films, alors ça faisait bizarre de l’entendre dans un autre contexte, encore plus quand cette injonction s’adressait à moi. Comment je m’étais retrouvée là dedans ? Bon sang, mais si même moi je le savais !

J’étais dans la voiture de Lindsey qui roulait plus vite que la vitesse autorisée lorsqu’elle avait été arrêtée pour un contrôle des papiers et d’identité. Elle pouvait rien y faire, elle le savait et c’était mort, elle avait même pas cherché à insister, beaucoup moins enjouée que la seconde précédent lorsqu’on plaisantait toutes les deux sur la musique qui passait à la radio. Ca avait été quand l’agent de police avait fait une remarque désobligeante à son attention, affichant clairement un côté machiste en affirmant que les bonnes femmes ne sauraient jamais conduire correctement que j’avais trouvé le moyen d’ouvrir ma grande gueule pour défendre mon amie. Et puis pas que d’abord. Parce que j’avais beau ne pas avoir de voiture, j’avais le permis et je me sentais concernée, et puis c’était quoi d’ailleurs cet espèce de raccourci à deux balles qu’il était en train de nous faire là ? La situation s’était rapidement envenimée, j’avais insisté de mon côté parce que c’était pas parce qu’il faisait régner l’ordre qu’il fallait pour autant faire des excès de zèle et faire pression avec l’autorité qu’il représentait pour se permettre ce genre de remarque et ce genre de respect.

J’avais haussé les sourcils la bouche légèrement entre ouverte lorsqu’il m’avait demandé à sortir de la voiture, hésitant un instant à faire un scandale avant de me dire qu’il ne valait mieux pas que ça retombe sur Lindsey, alors je m’exécutais avec mauvaise foi, mais je le fis quand même. Il me rejoignit de l’autre côté de la bagnole, souhaitant aussi procéder à un nouveau contrôle avec moi, et je lui refilais les papiers de mauvaise grâce, m’appuyant nonchalamment sur la portière que j’avais refermée.

Ce n’est que lorsqu’il me demanda de rejoindre son véhicule de service que je me dis que c’était pas bon du tout ça et qu’il me fallait un plan B, en écartant tout de suite l’option je prends mes jambes à mon cou. Mais merde, comment ç se faisait que ça se retournait contre moi alors que j’avais juste que fait défendre ma pote ?! Bon… En soirée, une de mes potes m’avaient assuré qu’elle avait essayé un truc qui avait marché, alors qu’elle s »était faite contrôlée et qui marchait que dans les films aussi, pourtant là, ça avait fonctionné alors… je joignis cette brillante idée à un sourire et un ton aguicheur :

- Vous savez, il y a des moyens plus conventionnels de demander son numéro de téléphone à une fille… Oui, ben on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a, même si pour ça il fallait prendre sur soi et se rabaisser un peu.

Le gars en uniforme arqua un sourcil dans ma direction perplexe et pris le parti pour une fois de ne pas répondre. Il bricola je ne sais quoi avec les documents que je lui avais donnés, et j’en profitais pour poursuivre :

- Je crois que c’est cette situation qui m’a un peu perturbé, le regard appuyé, je ne le quittai pas des yeux et je battis des cils.

- Hé bien Mademoiselle, la prochaine fois vous vous souviendrez que garder votre calme vous évitera une contravention pour outrage à agent.

Il n’était pas sérieux au moins ?! Je pris effectivement cette fois ci pour ne pas lui répliquer que ce n’était pas de ma faute si en disant la vérité j’avais effectivement blessé son égo. Mon projet était tout autre, même s’il faisait totalement abstraction des petites perches que j’étais en train de lui lancer, j’eus une dernière tentative désespérée – j’en étais arrivée à ce stade où je me disais qu’au point où j’en étais ça ne pouvait pas être, donc tant qu’à faire, autant aller jusqu’au bout :

- On peut aussi se revoir dans des circonstances plus agréables… mais je regrettais aussitôt ces paroles dès l’instant où elles furent prononcées, parce qu’elle avait beaucoup plus d’impact de façon concrète que dans ma tête, et surtout aussi, beaucoup plus évocatrices ! Non mais c’était pas ce que je voulais dire, genre un café un tête à tête ou je ne sais pas, mais dans un contexte qui effaçait tous les malentendus précédents et qui n’était pas en train d’en créer d’autres…

Cette fois ci il fut plus expressif et ne manqua pas de me dévisager, n’étant lui même plus sûr de ce qu’il était en train de se passer.

- Au poste par exemple, et je suis sûr que vous n’avez pas envie de faire un détour là bas Mademoiselle, répondit-il très froidement. Réglez donc votre amende immédiatement, au lieu de me faire perdre mon temps. Oh putain, non mais il remuait le couteau dans la plaie en plus.

Je fis un allez retour jusqu’à la voiture de Lindsey sans le moindre mot pour sortir un peu d’espèces pour payer l’humiliante  punition, ayant encore un peu de mal à comprendre ce qu’il était en train de se passer. Les lèvres pincées je m’acquittais de cette demande, révoltée, mais choisissant cette fois ci la colère silencieuse, si je ne voulais que ce type détestable allonge inutilement la note déjà bien salée. Il me salua du bout des lèvres remonta dans sa caisse et disparu au coin de la rue. Ce n’est qu’à ce moment là seulement, qu’avec tout ça, il avait foutu la paix à Lindsey qui s’en sortait sans avoir à sortir le moindre dollar de sa poche et que je payais un amende pour un excès que je n’avais même pas commis. Alors c’était ça, l’ironie du sort ?


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