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 airplanes in the night sky are like shooting stars ft. adrian

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MessageSujet: airplanes in the night sky are like shooting stars ft. adrian   Sam 29 Nov - 0:39





airplanes in the night sky are like shooting stars


Il arrive un temps où l’innocence se tarit et où le besoin de partir voir ce que la vie propose plus loin nous prend aux tripes. C’est quelque chose de viscéral, de presque mystique. Ça nous prend un matin et puis l’idée de partir s’insinue peu à peu dans notre esprit. Au début doucement, de façon presque sournoise. Puis plus violemment, comme un mal de crâne qui s’éternise et qui nous ronge de l’intérieur. Plusieurs fois j’ai été saisie par ce besoin inexplicable de tout lâcher. De tout envoyer valser. Plusieurs fois je me suis retrouvée à la gare de Bordeaux, sans trop savoir comment, perdue, assise là, sur un banc devant les quais. A regarder les trains passer. Et si à chaque fois j’avais réprimé cette envie, la raison pour laquelle je me trouvais maintenant dans l’avion était tout autre.

Je n’avais aucune explication valable d’être partie. Et à plusieurs centaines de kilomètres au dessus de la terre ferme, je commençai à me demander si j’avais bien fait de tout quitter. Choix murement réfléchi, certes, mais peut être pas assez, finalement. Je laissai mes souvenirs et les trois quarts de ma vie en France, jetés comme de vulgaires mégots de cigarettes, en vrac dans la Garonne. Et je partais à Town Square, pour en construire de nouveaux. June allait me manquer. Mélia et Hermine allaient me manquer. Mes parents, mon école, mon chien, mes chats, mes habitudes allaient me manquer. Et pourtant, j’avais décidé de tirer un énorme trait au marqueur rouge sur tout ce que j’aimais au moment même où mes pieds avaient fait s’ouvrir la porte automatique de l’aéroport.

Le voyage allait être long jusqu’en Oregon. Et j’aurais pu décider de dormir. Mais les pensées qui me vrillaient le crâne m’empêchaient de fermer les yeux plus d’une ou deux minutes. Je me mis à éplucher nerveusement le catalogue des produits en vente dans l’avion. Rien de faramineux. Beaucoup d’alcool, quelques cigarettes, du parfum et une ou deux cravates, surement pour les hommes d’affaires tête-en-l’air – puissent-ils exister – qui s’endormaient, écroulés lamentablement sur leurs sièges, et froissant de façon inévitable leur si précieux costume. Agacée parce que rien ne me faisait envie – et Dieu sait que j’ai souvent envie de m’offrir des choses inutiles et sans intérêt, juste pour le plaisir de les avoir – j’entrepris de regarder sur le petit écran en face de moi les films proposés pendant le vol. Encore une fois, du grand cinéma. Deux ou trois films romantiques à la con, une comédie vue et revue et des films totalement inconnus pour le reste de la liste. Il fallait bien passer le temps alors je me décidai pour un des longs-métrages inconnu au bataillon.

Je ne compris d’ailleurs pas grand-chose à l’histoire. Il y avait cette fille Mary ou Norrie, je ne sais plus, amoureuse de ce type, bête, méchant, arrogant et riche, bien entendu. Qui se révélait finalement être un gentleman irréprochable mais trop torturé et névrosé pour le montrer. Ils se marièrent et eurent beaucoup de mioches gueulards, mal léchés et gonflés d’orgueil, bien entendu.

Je dégueule sur ce genre d’industrie du sentiment qui inculque à la société que la femme est vile, vénale et intéressée, mais, heureusement pour elle, désespérément belle, et que son connard d’homme, même si c’est un connard, est en fait adorable. Et comme son connard d’homme est un type génial. Bien sur. Elle deviendra difforme histoire de lui assurer une descendance et donc de ne rien toucher de son héritage et de ne pas, finalement, être si vile, vénale et intéressée que ça. Voilà ce que la société appelle « le cinéma ». Un navet immonde, redondant, qui suit comme un gentil mouton le même schéma écœurant que tous les autres films de sa catégorie.

Tandis que j’étais en train de pester toute seule dans mon siège – oui, je ressemblais un peu aux vieilles mamies assises toute la journée dans les parcs et qui prennent des têtes outrées dès qu’elles croisent une mini-jupe ou un bonnet rasta. – je remarquai un des stewards qui tapait la discute à un passager depuis une bonne vingtaine de minutes. Bravo, quel professionnalisme. Comme je n’avais pas envie de regarder un autre film, ni d’écouter de la musique, et que commérer  avec mon moi profond fait partie de mes grandes passions, je commençai à observer un peu plus le grand brun en chemise blanche qui était accoudé dans l’allée. Ses cheveux étaient impeccables et de là où j’étais, la lumière qui tombait sur les plis de sa chemise lui dessinait un dos musclé et tonique.

Il se recula et avança dans ma direction. Je plongeai dans le catalogue du duty-free et tentai de paraitre occupée et non pas de passer pour la fouine de service. C’est quand il passa mon siège que je déchiffrai enfin le mot que j’essayai de lire : « emmoh roid », hein ? Mon cerveau avait planté et impossible de comprendre ce que j’avais lu. C’est en jetant un œil à Robert Pattinson sur le fond de la page que je compris je tenais le catalogue à l’envers. Bravo Taralynn. Belle performance. Discrètement, je retournai le magazine et repris ma contemplation de la publicité pour la dernière eau de toilette Dior.

Le grand Steward passa une seconde fois à côté de moi, une bière à la main. De mieux en mieux ! C’est quand il la déposa sur la tablette du passager plus loin en lui souhaitant une bonne fin de voyage que je posai le catalogue et l’apostrophai sur son retour en cabine. « Excusez-moi, est-ce que je pourrais avoir un Coca-Cola et quelques gâteaux ? Sucrés ou salés les gâteaux, peu importe, mais des bons, pas ceux qui ont un gout de vieux pneu trempé dans du sel ou du miel… S’il vous plait ! » A la tête qu’il avait tiré, j’ai compris que ma blague n’était peut être pas passée aussi bien que je l’espérais. Tant pis. Trop tard. C’était fait. Et si j’étais fichée, ma foi, tant pis pour moi…




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