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 Et si nous prenions un café! [PV Eleanor]

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MessageSujet: Et si nous prenions un café! [PV Eleanor]   Ven 9 Jan - 20:22


ET SI NOUS PRENIONS UN CAFE!
Feat Eleanor & Duncan

"Moïra Jane Devenstone! Si tu ne descends pas tout de suite... Tu iras en cours à pieds..." Lançais-je depuis le hall d'entrée. C'était impressionnant de voir le temps que mettait une fille à se préparer le matin, je n'avais pas souvenir que cela dure aussi longtemps pour Lyanna mais en ce qui concerne Moïra c'était toute une histoire. Chaque matin je revivais la même scène. Moi attendant dans le hall, elle terminant de lisser sûrement sa dernière mèche de cheveux, moi m'impatientant et elle prenant encore tout son temps... Chaque matin je perdais mon temps à hurler et à la menacer de partir et de la laisser aller en cours à pieds et chaque matin au final je l'attendais et souriais lorsqu'elle m'embrassait sur la joue tout en dédramatisant la situation. "Ne t'énerves pas Papa! On a largement le temps... Et franchement, à force de stresser comme ça, tu vas abîmer ton cœur..." Dit-elle tout en me déposant son fameux baiser sur la joue, juste avant de sortir de la maison et de se diriger vers la voiture tout en m'hurlant à mon tour de me dépêcher... Mais même si ses paroles n'étaient pas destinées à me blesser sur le moment, je ne pouvais qu'imaginer l'état de mon cœur et je n'osais à peine lui dire que ce dernier était déjà abîmé et qu'il ne risquait plus rien d'autre désormais, hormis peut être de se serrer un peu plus comme en cet instant précis... Mais elle était jeune et le visage de sa mère s'éloignait peu à peu d'elle... Bien évidement elle ne l'oublierait pas mais il deviendrait plus flou et distant avec le temps. Sortant donc de mes pensées, je m'empressais de fermer la porte de notre "chez nous" et la rejoignais dans la voiture... Très rapidement l'incident fut oublié, comme toujours et très vite les rituels habituels surgirent à nouveau. Un rapide coup d'œil sur nos agendas respectifs, une chanson à tue-tête, un rapide rappel sur les plans du soir même, une autre chanson à tue-tête à moitié terminée... Un "Au-revoir" gêné de jeune fille de 12 ans que l'on dépose devant l'école, puis un vrai "Au-revoir" d'une jeune fille qui se moque bien au final de ce que les autres peuvent penser et qui aime avant tout son père... Un dernier regard de ma part, un "Salut" gêné à sa professeur de musique un peu trop collante vis à vis de ma personne et un soupire amusé lorsque mon regard se pose sur l'horloge numérique de la voiture... "Elle a encore raison... Nous avions largement le temps!" Amusé, je me dirigeais alors vers le Morning Coffee et décidais de m'accorder un petit instant à moi juste avant d'aller travailler... Ces moments étaient assez rares à vrai dire. En général si je n'étais pas au travail, j'étais avec ma fille et si je n'étais pas avec elle, j'étais avec ma famille ou des amis. Me retrouver seul était donc une chose rare... J'aime pourtant cela même si en même temps je redoute ces instants. Toujours cette peur de trop réfléchir, de trop chercher à me souvenir d'elle, d'essayer de me souvenir de sa voix, de ses caresses... Soupirant encore une fois mais de manière plus forte et surtout de manière à me donner plus de courage, je me décidais à ne pas me laisser aller... Me garant devant le Morning Coffee, j'attrapais le livre qui trônait sur mon tableau de bord depuis deux jours maintenant, avant de sortir de ma voiture et me jurais de le finir en buvant un café avant d'aller au travail.

Mais le destin, fallait-il croire, en avait décidé autrement, A peine avais-je ouvert la porte du Morning Coffee que l'on me bousculait de plein fouet... Déversant sur moi un liquide chaud, pas brûlant mais pas froid en même temps... "Arghhhhh!!" Lâchais-je d'une voix assez forte, avant de voir que si moi j'étais trempé, la personne qui venait ou que je venais de percuter était à terre et avait sûrement reçu autant de liquide ambré que moi... "Ohhhh!! Excusez-moi!!" Lançais-je en me précipitant sur elle... Comme si au final je déclarais officiellement être le maladroit de service... Tendant une main vers elle, je lui signifiais alors vouloir lui venir en aide, mais plusieurs choix dans un tel cas... Soit l'inconnue accepte votre aide ou bien elle vous hurle dessus... Fautif pas fautif... Je n'étais pas de ce genre... Un accident était un accident... J'avais mis du temps à comprendre et à accepter cela...


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Dernière édition par Duncan L. Devenstone le Sam 10 Jan - 19:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Et si nous prenions un café! [PV Eleanor]   Sam 10 Jan - 18:36

Et si nous prenions un petit café?
Duncan&Eleanor


Le réveil était toujours difficile pour Eleanor. Elle avait beau adorer son travail par-dessus tout, rester au lit des heures et des heures la tentait certains jours plus que d'autres. Surtout ceux où elle s'était endormie sur divers manuscrits. Elle aimait consacrer sa vie à son travail, se réveiller et lire, s'endormir et lire, mais c'était une tâche épuisante, car cela faisait un moment qu'elle ne lisait plus pour le plaisir, mais uniquement pour corriger et relire, pour hachurer et arranger. Cela avait quelque chose de particulièrement épuisant, même si elle aimait ça. Elle vivait de ce qu'elle aimait, mais cela faisait tourner toute sa vie autour d'une chose: les livres et leurs pages. Qu'elles soient à écrire ou écrites, c'était toute sa vie et ce plaisir ne s'en allait pas. L'énergie en revanche, c'était autre chose… Elle se tira du lit en bâillant longuement, prête à commencer sa journée, prendre une rapide douche, mettre son tailleur noir, sa chemise blanche. Sa mère aurait soupiré en la voyant, lui rappelant qu'une femme n'avait pas besoin de s'habiller de manière aussi stricte pour se faire respecter. Pourtant, elle savait qu'elle serait plus respectée ainsi que si elle portait une robe très féminine devant le conseil qui déciderait ou non de publier les livres qu'elle allait proposer. Elle avait besoin d'être sérieuse et crédible, persuader, plaider presque à la manière d'une avocate. Malgré le peu de motivation qu'elle avait pour se tirer du lit, elle faisait les choses avec entrain grâce à l'énergie du stress. Elle regarda l'horloge et nota avec satisfaction qu'elle avait le temps d'aller prendre un café et même de se déstresser un peu avant de faire face à ce conseil qu'elle craignait tant.

Elle prit donc les clés de sa voiture, enfila son long et joli manteau bleu et partit en direction du Morning Coffee, où, une fois arrivée, elle demanda la même chose que d'habitude: un café corsé. Elle avait besoin d'énergie et il n'y avait qu'un grand café qui l'aiderait à cela. Elle avait pris avec elle ses manuscrits sous les bras, car elle avait tendance à être un peu paranoïaque et craindre de les laisser dans sa voiture. Elle n'était pas très sûre de ce qu'elle craignait, mais chacune de ces pages contenait les rêves d'une personne et les laisser négligemment posés dans une voiture était en quelque sorte leur manquer de respect. Elle avait donc dans une main tous ces manuscrits et le café dans l'autre, ce qui compliquait la tâche d'actionner la poignée. Elle se décida donc pour l'option la plus simple, soit de pousser la porte avec son dos et de se retourner pour sortir… Simplement, tout ne se passa pas comme prévu. En premier lieu, une pensée furtive lui fit remarquer que la porte était beaucoup plus légère que d'habitude. Et puis, elle se retourna en se disant qu'il faisait plus jour que ça quand elle était entrée. Ensuite, elle réalisa que le devant du magasin était encore un peu gelé avant d'enfin comprendre qu'un choc venait de la confronter en pleine face, écrasant son café entre elle, ses dossiers et la source du choc. Bien évidemment, les escarpins avaient une résistance mauvaise au gel et il n'en fallut pas plus pour que la jeune femme tombe de côté, les manuscrits sortant de leurs enveloppes pour s'étaler sur un périphérique déjà trop large, la main de l'éditrice déversant son café sur le tas de manuscrits. Mais elle ne vit que des étoiles les premières millièmes de secondes. Elle entendit un bruit étrange provenir de la source du choc, mais elle n'avait d'yeux que pour les manuscrits, alors qu'elle entendait une voix masculine s'excuser. "Merde, merde, merde, merde, merde, merde, merde, merde." La panique la gagna, réalisant à quel point toutes ses corrections pouvaient à présent être mises à la poubelle.

Elle vit vaguement quelque chose bouger dans son champ de vision, mais elle était trop occupée à sauver les feuilles de la noyade. "Noon…" laissa-t-elle échapper en un gémissement plaintif. Toutes les feuilles n'avaient peut-être pas été touchées, mais c'était un grand café et le papier n'était pas des plus absorbants. Elle se trouvait ainsi à quatre pattes à chercher à ramasser ses feuilles en se débarrassant d'autant de café que possible, sans avoir ne serait-ce que porté un peu d'attention à l'homme qui l'avait bousculée. A vrai dire, son cerveau n'était qu'un amas de jurons qui s'enchaînaient.

Emi Burton

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MessageSujet: Re: Et si nous prenions un café! [PV Eleanor]   Sam 10 Jan - 19:39


ET SI NOUS PRENIONS UN CAFE!
Feat Eleanor & Duncan

"Merde, merde, merde, merde, merde, merde, merde, merde." Bon il fallait croire que j'avais la réponse à ma pseudo question. Décidant de ranger ma main, qu'elle n'avait même pas remarqué au passage, je me permis de l'observer durant quelques secondes. De l'observer ou plutôt de l'analyser, car pour le moment hormis la voir à quatre pattes je n'arrivais pas encore à distinguer correctement son visage... Tout ce qui était assez facile à comprendre c'est que le contenu de son enveloppe, qui s'était au passage étalé au sol, devait être d'une importance primordiale pour elle. Alors sans trop chercher à en savoir plus, je me mis également en quête de ramasser les feuilles une à une. Feuilles qui étaient soit recouvertes de café ou bien légèrement trempées, du en grande partie à l'humidité du sol. Étrangement, je commençais à me douter que l'inconnue n'allait pas être des plus agréables avec moi lorsqu'elle reprendrait pleinement conscience de la situation et du pourquoi du comment de cette dernière... Dans un sens je n'y étais pas pour grand chose non plus mais dans ce genre de situation tout devenait prétexte à une bonne grosse prise de tête, à moins que... "Noon…" C'est sa dernière plainte qui me fit abandonner cette thèse... Elle ne semblait pas énervée mais tout simplement totalement désespérée... C'est à ce moment précis que je décidais alors de jeter un coup d'oeil à ces fameux morceaux de papier et c'est lorsque je compris de quelle nature ils étaient que je me sentis alors vraiment mal pour elle... Un manuscrit, vois même peut être deux... Mes yeux commencèrent à s'agrandir tout en fixant les lignes et les annotations... Moi qui était bibliothécaire, je comprenais aisément ce qu'elle était ou du moins ce qu'elle pouvait être et ce que ces pages signifiaient à ses yeux... L'horreur de la situation me frappant alors pleinement, je devins encore plus frénétique qu'elle et ramassa à la hâte les dernières pages... "Ne vous inquiétez pas!!" Dis-je en me redressant soudainement... "Nous allons faire sécher tout cela et..." Soufflais-je lentement... "Même si nous ne récupérerons pas une qualité optimale, vous n'aurez pas perdu tout votre travail..." Mon dieu... J'étais si maladroit et elle si inconsciente... Se promener avec des manuscrits et un café dans la main... Ne pas regarder où l'on va... Et moi toujours à être si pressé, stressé même lorsque je recherche un moment de calme... Ayant presque oublié que ce problème à la base n'était pas le mien, je prenais presque les opérations en main, sans même la regarder. Était-elle toujours à quatre pattes ou bien avait-elle décidé de quitter cette position pseudo tendancieuse que tout homme normalement constitué aime observer?!? Je n'en savais rien... Pour le moment, le plus urgent était de faire sécher les pages de son manuscrit et de réparer cette pseudo catastrophe. "Venez!! Suivez-moi, ils pourront nous aider... De la chaleur douce, et quelques serviettes pourront faire l'affaire... Même si j'aurai préféré travailler avec un meilleur matériel..." Murmurais-je les dernières paroles plus pour moi que pour elle... L'oubliant alors totalement je pénétrais enfin dans le Morning Coffee mais très rapidement je me rendais compte de mon manque de galanterie... Et surtout de ma connerie. Certes j'aimais les livres, j'aimais les mots mais je n'étais pas ce genre d'homme... Revenant alors sur mes pas je lui proposais alors à nouveau ma main, observant alors qu'elle était toujours au sol, toujours dans cette drôle de position mais qu'enfin elle tournait le visage vers moi, sûrement surprise par ma réaction... La première chose qui me frappa alors c'est son regard. On me disait souvent que mon regard était intéressant à observer, qu'il y avait de la malice dans ce dernier et un "Je ne sais quoi" d'écorché, d'âme en peine mais dans le sien se lisait un millier de choses. Il était déjà d'un bleu si envoûtant qu'il était presque difficile de le soutenir mais il était d'une telle beauté que rien ne pouvait vous empêcher de le fixer. Tellement contradictoire... Reprenant mes esprits, j'insistais cette fois-ci d'une manière ferme... "Je ne pense pas qu'il soit bon de rester ainsi par ce froid... Vous allez tomber malade... Et nous devrions faire en sorte d'arranger les choses pour votre ou vos manuscrits..." Un sourire bienveillant vint alors se déposer sur mon visage comme pour essayer de la rassurer, de la calmer... "Il n'est pas trop tard pour limiter les dégâts... Croyez-moi... Il n'est jamais trop tard!"


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MessageSujet: Re: Et si nous prenions un café! [PV Eleanor]   Sam 10 Jan - 20:43

Et si nous prenions un petit café?
Duncan&Eleanor


Eleanor n'aimait pas du tout les imprévus et encore moins les surprises. Depuis toute petite, elle était ce genre de filles trop sérieuse qui avait horreur du moindre changement dans le programme qu'elle avait fixé. Une personne de plus ou de moins pouvait lui ruiner la journée, une minute ou plus de retard la mettait en rogne, sans compter sur les surprises à proprement parler: les gens qui se glissent derrière en disant bouh, les gens qui sortent de nulle part, les gens qui organisent quelque chose sans lui dire ou qui changent les plans au dernier moment. Elle détestait aussi les éclats de voix soudains… Peut-être et même sans doute un vestige de son enfance auprès de parents plus que bruyants, mais dans tous les cas, elle avait horreur de ça. Les événements comme ceux de ce matin entraient totalement dans ce qu'elle qualifiait de surprise et lui était donc désagréable. Elle ramassait ses feuilles en partant à des années lumières de tout ce qu'il se passait là. Elle était repartie dans sa tête, dans un endroit où son patron lui hurlait dessus à cause de l'apparence de son dossier, où son auteur lui disait qu'elle ne pourrait jamais récupérer les informations sur les feuilles, où aucun des livres n'était accepté parce qu'elle avait raté et ruiné son travail. Son cœur battait la chamade et sa tête la menait vers les pires scénarios possibles et imaginables. Peut-être que le problème d'Eleanor était dans cette capacité à penser en premier à tout ce qui pourrait clocher. Toujours est-il, qu'elle ne réalisa pas tout de suite la main qui l'aidait, ni l'homme qui s'était agenouillé pour l'aider à ramasser ses nombreux dossiers. Elle entendait sa voix tenter de la rassurer, mais elle était si lointaine. Son regard état fixé sur ces mots qui semblaient disparaître dans le brun du café et l'espace d'un instant, elle eut envie de pleurer.

Eleanor Grey, éditrice hors pair, adulte diplômée, responsable de deux chats, approchant la trentaine, avait envie de pleurer. Elle détestait les surprises pour ça, car rien de bon ne pouvait jamais en sortir. Elle regarda la flaque qui restait et commença petit à petit à comprendre que quelqu'un d'autre avait été là avec elle et tenait dans ses mains une partie de ses manuscrits. Petit à petit, les informations pénétraient son conscient et non seulement son subconscient, alors qu'elle réalisait que l'homme lui proposait de réchauffer ses feuilles et de les sécher avec des serviettes. Elle parvint à enregistrer la voix, mais elle savait qu'elle avait besoin de bouger un peu, de se remettre du choc, mais la vérité, c'était qu'une sorte de tornade était passée par là et qu'elle avait à peine réalisé ce qui avait été fait pour elle. En fait, elle avait à peine réalisé ce qui lui était arrivé, tout s'étant déroulé tellement vite. Elle ramassa ses enveloppes avec les manuscrits et leva finalement les yeux pour voir cette main tendue, qu'elle suivit du regard jusqu'au visage qui l'accompagnait. Ses capteurs se mirent en alerte, car un homme aussi séduisant ne pouvait signifier que du danger… Mais ce n'était là qu'une pensée subconsciente. À l'instant, en effet, elle réalisait qu'elle avait un peu mal à la hanche et qu'avant de penser à tout ce qu'il pourrait arriver de mal, elle devrait essayer de trouver une solution. Elle ancra son regard bleu limpide dans les yeux verts si clairs de son interlocuteur, alors que celui-ci la rassurait et lui disait qu'ils pourraient arranger les choses sans doute. Le ton qu'il employait montrait qu'il avait sans doute l'habitude de calmer et rassurer, alors elle prit la main qui lui était tendue et se releva avec son aide. "Merci beaucoup…" Elle se baissa à nouveau pour ramasser la tasse plastique au sol, puis la mettre dans la poubelle la plus proche, suivant l'homme à l'intérieur du café avec son enveloppe de manuscrits. Elle se dirigea vers une table, la plus proche possible du radiateur, où elle commença à utiliser les serviettes pour absorber au mieux le café. Elle leva la tête pour observer l'homme qui l'avait percutée de plein fouet et remarqua qu'elle n'était pas la seule à avoir reçu du café. "Oh, non, vous avez pris du café partout. Je suis tellement désolée. Ça m'apprendra à être dans les nuages et ne pas regarder devant moi. Enfin, je regardais devant moi mais vous étiez derrière… Enfin, je suis vraiment, vraiment désolée." Elle lui fit un maigre sourire, accompagné d'une moue. Elle était vraiment désolée et contrariée, à tel point qu'elle ne pensait même pas au fait que son manteau était ouvert, taché de café et que sa chemise aussi avait eu la bonne dose de caféine.

Elle observa le massacre devant lequel elle se trouvait et réalisa l'empressement avec lequel l'homme avait réagi et tout ce qu'elle lui devait. Avec son esprit revenu dans le moment présent, elle agissait plus rapidement et plus méthodiquement. "Grâce à votre réaction rapide, j'ai sans doute pu sauver plus que je ne l'aurai fait seule. Laissez-moi vous offrir un café pour vous remercier, je vous dois au moins ça." Elle étalait en même temps les feuilles, sachant qu'elles avaient plus de chance de sécher individuellement qu'en tas, les approchant du radiateur pour qu'elles sèchent. Elle ne prendrait pas le risque de quitter cet endroit tant qu'elles ne seraient pas suffisamment sèches.


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MessageSujet: Re: Et si nous prenions un café! [PV Eleanor]   Sam 10 Jan - 22:22


ET SI NOUS PRENIONS UN CAFE!
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Elle n'était pas tout de suite présente. Du moins j'avais cette impression. Lorsqu'elle glissa sa main dans la mienne, elle était encore loin mais doucement, lentement elle revenait parmi nous, elle revenait ici en cet instant, en ma compagnie. Ce contact était à chaque fois étrange pour moi... Pourtant il était anodin, il s'agissait juste de tenir la main d'une autre personne, d'une autre femme... Mais à chaque fois une partie de moi pensait à Lyanna. Comme si ce simple geste était déplacé ou bien comme si elle souhaitait que j'accepte de vivre à nouveau. Je pensais souvent à cela... Pensait-elle que je devais refaire ma vie?!? Pensait-elle que j'avais le droit à une deuxième chance?!? Ou bien pensait-elle que je devais continuer à l'aimer éternellement au risque de souffrir encore et encore?!? Je me torturais l'esprit à essayer de comprendre, à essayer de savoir et je savais au fond que je perdais mon temps... Car Lyanna ne pourrait jamais me répondre, jamais elle ne pourrait me dire que cette femme ou celle-ci pourrait m'aimer autant que elle avait pu le faire... Sur l'instant je secouais donc la tête brièvement comme pour sortir de mes songeries. J'étais ainsi... Je partais souvent loin, très loin en peu de temps mais arrivais également à revenir très rapidement à la situation présente et je revenais dans l'instant présent... Je l'invitais à me suivre, après l'avoir attendu le temps qu'elle jette son gobelet en plastique... Une table près d'un radiateur nous attendait comme si elle savait que cette femme et moi aurions besoin d'elle, de son emplacement et de sa chaleur... J'observais de temps à autre l'inconnue et remarquais qu'il en était de même pour elle. Je me demandais ce qu'elle pouvait bien penser de tout cela... Son regard indiquait tellement de choses... La panique, la peur, la gêne, la reconnaissance en quelque sorte et bien des choses encore. Je me doutais que ces pages étaient d'une importance primordiale pour elle et je me sentais gêné d'être en partie responsable de ce massacre. Mais très vite nous étions là... A étaler les pages une à côté de l'autre... "Pas trop près du chauffage, sinon elles vont rapidement gondoler..." Je me permettais juste de la guider, ne lui donnais pas d'ordre... Ce n'était pas ma nature première. Je n'étais pas un leader, du moins j'avais toujours cru ne pas en être un car si je l'étais ce n'était pas de mon fait ou de ma volonté... "Tamponner doucement avec les serviettes, n'essuyer pas de manière barbare... Enfin je suppose que vous vous en doutez..." Elle n'était pas stupide non plus, je le savais bien, mais voilà... Il s'agissait de papier, d'encre, de mots et d'histoires et c'était mon domaine... Préserver tout cela, faire en sorte que les générations futures puissent connaître tout cela, transmettre, donner l'envie d'aimer, passionner et préserver... Me voilà à nouveau parti dans mes pensées, dans mes théories et dans mes pensées philosophiques... C'est sa voix qui me ramena à nouveau... "Oh, non, vous avez pris du café partout. Je suis tellement désolée. Ça m'apprendra à être dans les nuages et ne pas regarder devant moi. Enfin, je regardais devant moi mais vous étiez derrière… Enfin, je suis vraiment, vraiment désolée." Elle était si gênée... Je ne m'étais pas trompé donc, une partie de gêne se lisait bien dans son regard... Elle ne devait pas pourtant. C'était un accident... Un banal accident... Et puis ce n'était pas non plus dramatique pour ma chemise... Cela faisait une sorte de style. Étrangement lorsqu'elle évoqua cette dernière mon regard vint admirer le spectacle. Je devais avoir l'air bien idiot. Mais bon ce n'était pas non plus comme si j'étais une fashion victime de première. J'étais toujours soigné mais je n'arrivais pas à comprendre pourquoi il y avait toujours un truc qui clochait chez moi. Un mystère en somme... "Ne vous inquiétez donc pas pour ma chemise, un peu d'eau et l'affaire sera jouée ou du moins je supporterais le fait de me balader ainsi toute la journée. Au moins j'aurai une histoire à raconter si on me demande pourquoi je suis dans un tel état." Lançais-je un sourire mi-amusé et faussement effrayé sur les lèvres... "Et franchement vous êtes dans le même état que moi, comment pourrais-je vous en vouloir?!?" Terminais-je par dire, histoire de la rassurer ou non et de surtout dédramatiser la situation... "En attendant je pense que nous avons agit avec rapidité et je crois qu'il y a un minime espoir pour que ce ne soit pas une catastrophe de niveau 5... Et chez moi une catastrophe de niveau 5 est un évènement tellement merdique qu'il mérite en général une croix rouge sur mon calendrier..." L'humour, toujours l'humour... J'aimais rire et j'aimais faire rire... J'avais un peu oublié cela ces dernières années mais avec le temps je commençais à me retrouver... Alors lorsqu'elle me proposa un café histoire de me remercier, je souris et l'interrompit. "Non laissez moi vous inviter. Après tout je suis tout autant fautif que vous... Et vous devriez en profiter pour vous passer de l'eau..." Je désignais alors son chemisier d'un blanc autrefois immaculé. "Demandez conseil à une des serveuses, en général elles sont d'un grand secours! Et moi en attendant je m'occupe de votre manuscrit et je nous cherche un café! Un café corsé?!? Si je ne me trompe pas..." Dis-je en reniflant d'un air amusé le col de mon chemisier qui lui aussi à une époque était d'un blanc immaculé.


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MessageSujet: Re: Et si nous prenions un café! [PV Eleanor]   Sam 10 Jan - 22:50

Et si nous prenions un petit café?
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En étalant les feuilles, elle lança un coup d'œil rapide et se remercia intérieurement d'être partie assez longtemps en avance ce matin, sans quoi elle aurait sans doute perdu sa chance de faire publier ces auteurs pour la prochaine rentrée littéraire. Les délais étaient plus qu'importants pour une éditrice, et elle devais s'y tenir, montrer qu'elle était responsable et capable de tout faire dans les règles de l'art. Depuis qu'elle était rentrée à Town Square, elle avait cette furieuse envie de tout faire parfaitement. Cette ville avait connu ses bas, principalement et elle se réjouissait de la confronter à ses hauts, de voir ses livres tenir la tête des ventes, pouvoir dire aux gens ce qu'elle faisait la tête haute. Plus que jamais, elle devenait perfectionniste en arrivant dans sa ville d'enfance. Mais elle l'était déjà avant en réalité, simplement elle ne s'en rendait pas autant compte. Maintenant, tant de gens qu'elle connaissait l'entouraient, tous ses amis de toujours qui étaient là, l'entouraient et étaient au courant de tout, vu la taille de cette petite ville. Alice… Que penserait-elle d'une rencontre pareille? Eleanor l'entendait de là dire à quel point c'était pas un hasard et que cela ressemblait à une comédie romantique. Mais la brunette n'était pas du tout du genre à penser à ces choses. Elle ne pensait pas aux hommes comme ça. Du moins pas souvent… Et pas sans alcool. Alors pour elle, ce contact était anodin, rien d'autre.

Elle s'affaira sur ses feuilles tout en discutant avec lui, enfin, il lui donnait principalement de conseils sur comment s'occuper des feuilles. Elle aurait sans doute pu s'en offusquer. Après tout, il ne fallait pas être un génie pour savoir ce qu'il fallait faire avec des feuilles mouillées, encore moins lorsqu'on a l'expérience qu'elle avait avec les livres. Elle pleurait à chaque fois que l'un d'entre eux subissait un accident. Même si ces manuscrits n'avaient pas encore dépassé ce stade, ils restaient importants pour elle, notamment à cause de ce que les auteurs y ont mis. Elle ne laisserait jamais rien leur arriver et même là, elle peinait. Elle apprécia le soin avec lequel l'homme s'occupa de ses feuilles, rassurée de ne pas être tombée sur une brute qui aurait juste tout mis sous ses bras en se pressant et en froissant tout. Elle remarqua également qu'il aimait parler, pas que ce fût négatif, mais c'était toujours particulier avec une personne qui pouvait être aussi fermée qu'elle-même l'était. Elle fit une moue lorsqu'il tenta de blaguer sur la situation. Elle pouvait se sentir rougir légèrement et vouloir s'excuser à nouveau, mais finit par lui dire qu'elle était dans le même état. Ce n'est que là qu'elle prit la peine de regarder les tâches sur son manteau et la chemise blanche"Oh non… Je vais avoir l'air maligne…" Elle poussa un long soupir. Elle qui tentait d'être si organisée se trouvait dans une drôle de journée…. Elle sourit néanmoins lorsqu'il parlait de grosse croix rouge dans le calendrier. "Alors disons que j'ai déjà une barre de la croix rouge dans la case d'aujourd'hui… Et il n'est que 7h50… Je me réjouis de la suite de la journée." Elle énonça avec le sourire, plaisantant à son tour, tentant de se détendre pour la première fois, même si elle ne 'était pas du tout.

Puis, alors qu'elle tentait d'être polie et de lui payer le café, il retourna la situation, avec un joli sourire et un air amusé, humant son col pour découvrir le café qu'elle prendrait. "Vous savez que votre argument de dire que vous êtes aussi fautif que moi ne va pas vraiment dans le sens que vous offriez les deux cafés, j'espère." Néanmoins, elle sourit tout de même, car elle n'était pas d'un abord difficile. "Mais on m'a appris à ne jamais refuser un cadeau, alors je veux bien un café corsé… Je vais m'occuper de ce chemisier, je reviendrai vite. Et… Encore merci" Toujours avec le sourire, la panique première passée, elle se dirigea vers le comptoir, où elle demanda des conseils de nettoyage aux serveuses, qui lui en donnèrent. Tout en écoutant les serveuses, elle regardait, intriguée, le roux qui s'occupait de ses manuscrits. Lirait-il les remarques parfois pinailleuses qu'elle faisait? Que penserait-il des tournures de phrases qu'elle corrigeait? Elle se reprit rapidement, pour aller aux toilettes, dont elle ressortir cinq minutes plus tard, avec un chemisier pas beaucoup plus propre, mais au moins sec. "Je crois que la meilleure option pour la journée est de simplement tenir le dossier à hauteur de la tâche et prier pour que personne ne remarque…" Elle soupira et s'assit face à l'homme. "Oh, j'espère que vous ne vous sentez pas obligé de rester à cause des feuilles… Vous n'avez pas à vous en sentir responsable!" Elle réalisait que si l'homme était entré aussi vite, peut-être avait-il d'autres choses à faire.


Emi Burton

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Et si nous prenions un café! [PV Eleanor]

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