NEWS
La version #23 vient de débarquer, toutes les nouveautés et les débat sont à venir découvrir ici !
BANQUE DE LIENS
Vous pouvez dès à présent poster un lien recherché dans la banque de liens !
NOËL A TOWN SQUARE
Vous l'attendiez, le marché de Noël vient d'ouvrir ses portes !
TOWN SQUARE HORROR STORY
L'intrigue d'Halloween est toujours là ! Venez y participer par ici !
LES DESSOUS DE TOWN SQUARE
Il vous observe, il vous juge, et expose le tout sur son blog. The Watcher vient de débarquer !
GUIDE DU NOUVEAU FOU DE CAFE
Vous êtes nouveaux ? Vous êtes perdus ? Venez lire le Guide du nouveau fou de café !
TOP SITES
N'oubliez pas de voter toutes les deux heures pour le forum sur les top-sites, merci !
CHALLENGE WEEK
Encore envie de défi ? Participez aux Challenge Weeks !
PUBLICITÉ
Aidez à promouvoir Morning Coffee en allant écrire un mot gentil sur nos fiches Bazzart et PRD !
NOUVELLE CATEGORIE
Les possibilités de rp s'agrandissent ! Le staff vous propose de découvrir la 3ème Dimension.
VENEZ GAGNER DES POINTS
Le système de point a été mis en place ! En savoir plus par ici !

Partagez | 
 

 Walking in that room when you had tubes in your arms ▲ Micastian

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
staff → les habitués du café
Côté coeur : Marié à l'homme de ma vie, au père de nos deux magnifiques petites filles, à mon âme sœur ◕‿◕✿
Job : Propriétaire du Morning Coffee, architecte pendant les heures de sieste de Quinn et Mary
Age : 26 ans
Célébrité : Tyler Hoechlin
Age : 24

EN SAVOIR UN PEU PLUS...
Last tweet: I can't turn water into wine, but I can turn ice cream into breakfast.
To do list:
Address book:
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Walking in that room when you had tubes in your arms ▲ Micastian    Dim 5 Juil - 1:08





Micah & Sebastian


Retour à New-York. Encore. Et seul. Encore. J’avais supplié Micah. J’avais dansé pour lui, exhibé les parties qu’il préférait de moi sous son nez, lui rappelant que s’il ne venait pas… il devrait vivre sans plusieurs jours. Mais il était resté. Si j’étais honnête avec moi-même, je savais qu’il avait pris la bonne décision. Nous devions partir prochainement à Paris pour le voyage que je lui avais offert à Noël, il ne pouvait pas se permettre de laisser le Morning Coffee à l’abandon quelques jours maintenant. Et nous laissions suffisamment les filles à Charlie. Il les aimait profondément, mais lui aussi avait besoin de passer du temps seul avec sa famille. D’autant plus qu’il venait de nous annoncer que Stella était de nouveau enceinte. Et un bébé de plus dans la famille ! Voilà une information qui m’avait fait réfléchir. Je n’avais encore rien dit à Micah, mais je savais que je le ferais dès que je serais de retour à Town Square.

En attendant, je devais faire le point à New-York, vérifier comment avançaient les travaux de mon immeuble. Mon immeuble. J’avais toujours du mal à le croire, surtout maintenant lorsque je voyais le début des travaux. Je préférais les projets que j’avais à la maison, je serai toujours plus satisfait de créer la maison de rêve d’une jolie famille que les bureaux idéaux de traders véreux. Mais c’était tout de même un rêve qui se réalisait. Je posais ma patte sur l’une des plus grandes villes du monde. Des tourismes prendraient mon travail en photo. Il apparaitrait sur des cartes postales, dans des films, des séries. C’était… tout simplement incroyable.

Mon ancien patron m’avait offert un travail. Je lui avais ri au nez. Il avait été vexé que je ne réfléchisse même pas une seconde à sa proposition. Je me souvenais de sa première demande il y a quelques années. J’avais été flatté, j’avais contenu ma joie pour ne pas sauter au plafond et j’avais immédiatement appelé mes parents pour leur dire que j’avais trouvé le poste de mes rêves. Cette fois-ci, j’avais ri, quitté la pièce et appelé Micah pour lui raconter. C’était ce genre de moment qui montrait combien j’avais changé ces dernières années. Et pour le mieux. A l’époque, j’avais peur seule fierté ma carrière et mon appartement. Je rêvais de fonder une famille et de trouver le vrai bonheur. J’avais désormais tout ça. J’avais un mari merveilleux, des enfants fabuleux, une maison idéale, et plusieurs travails dans lesquels je m’épanouissais réellement. J’étais enfin profondément heureux. Et c’est ce que j’avais dit à Micah au téléphone un peu plus tôt.

J’étais resté plus tard que prévu sur le chantier, inspectant chaque centimètre carré, photographiant tout pour pouvoir tout montrer à mon époux plus tard. Il n’y comprendrait rien, mais je tenais à tout partager avec lui, même la qualité des matériaux utilisés pour les fondations. C’était idiot, mais c’était une part de mon monde que je voulais lui montrer. La nuit était donc tombée et j’étais seul sur les lieux. J’hésitais à appeler un taxi pour retourner à l’hôtel mais décidais plutôt d’y aller à pied. Il n’était qu’à quelques rues de là et le quartier était plutôt calme. J’en profitais pour appeler de nouveau mon mari. « Bonsoir mon amour ! »

La route était déserte, ce n’est qu’au bout de quelques minutes que je croisais une première personne. L’homme me bouscula. « Hey ! » râlais-je, mon portable toujours à l’oreille. « Qu’est-ce t’as connard ? » répondit-il aussitôt, revenant sur ses pas pour me pousser de nouveau. « Je te rappelle. » lançais-je au téléphone, le rangeant aussitôt dans ma poche. « C’est bon, on reste calme. » tentais-je de dire à l’homme qui se montrait de plus en plus agressif envers moi, me poussant de ses deux mains sur mes épaules. « Je reste calme si je veux espèce d’enfoiré. » Il me poussait cette fois-ci un peu plus fort, me faisant reculer d’un pas. J’étais clairement plus imposant que lui, mais ses gestes me surprenaient assez pour me faire bouger. « File moi tes thunes ! » L’homme profitait de la distance entre nous pour sortir un couteau de sa poche et l’agiter entre nous. Je levais mes mains dans un mécanisme de défense. « Ok, ok ! » Lentement, je dirigeais ma main dans ma poche pour en sortir mon portefeuille. J’en sortais la quelques centaines de dollar qu’il contenait. « Ton téléphone aussi ! » Je ravalais difficilement ma salive, tentant de rester calme et lui donnais ce qu’il demandait.

Je réfléchissais un moment à me défendre. J’étais clairement plus fort que mon agresseur, mais le couteau qu’il agitait sous mon nez m’impressionnait. S’il était rapide, il pourrait surement me le planter dans l’abdomen avant que j’arrive à lui donner un coup. L’ancien moi aurait surement pris le risque et attaqué. Le nouveau père, cet homme dont avait besoin sa famille, ne faisait rien. Je ne mettrais pas ma vie en jeu pour une poignée de dollars et un téléphone. « Ta bague là, c’est de l’or ? Donne-la ! » Pour mon alliance par contre… « Non. » répondais-je sans réfléchir. « Donne la ou je te coupe le doigt pour la récupérer ! » grognait Gollum en se rapprochant dangereusement. « Essaye ! » le provoquais-je en envoyant mon poing dans sa mâchoire. J’étais effectivement plus fort que lui. Et plus rapide, parce que j’arrivais à éviter ses coups de couteau. J’en profitais pour le frapper de nouveau. Je prenais confiance lorsque le type se jeta sur moi. Pris par surprise, je tombais à terre. Je sentais la douleur monter immédiatement. D’abord dans mon poignet sur lequel j’avais atterri. Puis dans l’abdomen, là où mon agresseur avait planté sa lame. « Ah… »

***

Le reste des événements était… flou. J’avais entendu quelqu’un hurler. J’avais vu ma main valide sur mon ventre, couverte de sang. J’avais entendu la voix d’un homme avec un accent, puis des sirènes. Puis plus rien. Jusqu’à maintenant, lorsque je me réveillais sur un lit d’hôpital. Je tentais de me redresser mais regrettais aussitôt mon geste. J’avais mal. Atrocement mal. Je portais ma main sur mon ventre. Je sentais les bandages sous ma blouse d’hôpital. Je jetais un coup d’œil sur mon autre main, elle était plâtrée. « Mon dieu mais qu’est-ce qu’il s’est passé… » murmurais-je pour moi-même alors que je me redressais quelque peu dans le lit. Je regardais autour de moi, en quête de quelque chose de… connu. Je trouvais mes vêtements pliés sur un fauteuil un peu plus loin. Mais surtout, surtout j’apercevais mon alliance sur la table de chevet à côté du lit. Je l’attrapais aussitôt et la portais à mes lèvres, l’embrassant comme si c’était mon mari face à moi. Sans plus attendre, je la glissais à mon doigt.

Au même instant, un homme pénétra dans ma chambre. « Oh, vous êtes réveillés ! » lançait une voix à l’accent qu’il me semblait reconnaitre. « C’est vous… » commençais-je d’une voix rauque. « C’est vous que j’ai entendu après… l’attaque ? » demandais-je en fouillant ma mémoire pour tenter de me souvenir des détails. « Hm, oui. C’est moi. » dit-il, comme gêné en se grattant le haut du crâne. « Vous pourriez me dire ce qui s’est passé ? » demandais-je alors qu’il s’approchait de moi, observant la machine à laquelle j’étais relié. « Je suis tombé sur vous hier soir… » « Hier soir ? » le coupais-je aussitôt. Je voyais à travers la fenêtre que la nuit commençait de nouveau à tomber. « Oui. Je vous ai donc trouvé hier, j’ai assisté à l’attaque. J’ai crié et… votre agresseur s’est enfui aussitôt. J’ai tout de suite appelé les secours et j’ai tenté de vous aider en attendant. Et je travaille ici donc… j’ai préféré continuer. » expliqua-t-il calmement, le temps que j’encaisse chaque information. « Oh. D’accord. Merci. Et donc… je vais bien ? » J’avais mal partout, j’avais l’impression qu’on m’avait roulé dessus, mais j’avais plutôt l’impression de ne pas être trop mal. J’avais tout de même besoin d’en avoir le cœur net. « La lame n’a touché aucun organe vital heureusement, mais elle a fait des dégâts. On a passé une bonne partie de la nuit à vous remettre en état et votre poignet est cassé mais… ça ira bien pour vous. » Je ne répondais rien et encaissais simplement, les yeux humides de larmes.

L’homme me lança un sourire réconfortant. Ce n’était pas celui que j’espérais voir en ce moment. « Mon mari ! » lançais-je aussitôt. « J’ai besoin… besoin de prévenir mon mari. Mais on m’a volé mon téléphone… » paniquais-je aussitôt comme me l’indiquaient les « bip bip » incessants de la machine à côté de moi. « Restez calme, je l’ai déjà prévenu. Après l’opération, j’ai pris votre portefeuille pour chercher votre nom et j’ai rapidement retrouvé votre mari et je l’ai appelé. Il ne devrait plus tarder à arriver maintenant. » Décidément, cet homme se révélait très utile. « Merci beaucoup… Pour tout. » Il faudrait que je lui offre une grosse boite de chocolats pour le remercier une fois que je serai capable de bouger de plus de deux centimètres. « C’est mon travail ! Allez, reposez-vous Sebastian. Si vous avez besoin de quelque chose, appuyez sur ce bouton. » Il me montrait le petit boitier qui pendait à quelques centimètres de moi. « Si vous avez besoin de moi, demandez Lito ! » J’acquiesçais d’un petit signe de tête et le laissais partir. Quelques minutes plus tard, je sombrais dans un lourd sommeil, espérant qu’en me réveillant c’est sur le regard de mon mari que je tomberais. J’avais désespérément besoin de lui maintenant.

_________________



I'll follow you into the park, through the jungle, through the dark. Boy, I've never loved one like you. We laugh until we think we'll die, barefoot on a summer night. Never could be sweeter than with you.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
staff → master of sex
Côté coeur : Marié à Sebastian la bête de sexe !
Job : Pâtissier au Morning Coffee, adepte des pauses sexy dans la réserve avec le patron & papa comblé de Mary et Quinn.
Age : 20 ans
Célébrité : Dylan O'Brien

EN SAVOIR UN PEU PLUS...
Last tweet: What happens in the ass, stays in the ass.
To do list:
Address book:
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Walking in that room when you had tubes in your arms ▲ Micastian    Dim 12 Juil - 18:05





Sebastian & Micah


Sebastian a été poignardé par un homme au beau milieu de la rue. Voilà ce que Micah avait entendu quelques heures plus tôt, sous le choc, avant de s'asseoir lourdement sur ses fesses, le téléphone pendu à sa main.

La violence de la nouvelle avait écrasé toute autre forme de sentiment. Le jeune homme s'était écroulé là contre le mur de la cuisine, poignardé lui aussi. Peut-être pas au sens propre, pas le genre de blessure de chair et de sang comme ce qu'on avait fait à Sebastian, mais une blessure toute aussi mordante, toute aussi dévastatrice. Une lame acérée de terreur et d'impuissance s'acharnait sur ses entrailles, et personne ne pouvait l'arrêter.

Personne à part Sebastian.

Micah osait à peine cligner des yeux dans le taxi qui le conduisait à l'hôpital. Il était mort de trouille à l'idée de se retrouver seul. S'il fermait les yeux trop longtemps, peut-être que Sebastian lui échapperait. C'était ridicule. Mais il ne voulait pas – il ne pouvait pas – revivre encore l'hôpital, la perte, le vide. Il – il n'avait pas été là pour dire au revoir à sa mère. Il n'avait pas pu tenir sa main alors qu'elle s'en allait. Et si la même chose arrivait avec Sebastian ? S'il lui arrivait quoi que ce soit alors qu'il était coincé dans ce putain de taxi ? Micah ne se le pardonnerait jamais. Il le savait.

Il pencha légèrement la tête en arrière pour ravaler les larmes qui menaçaient de couler encore et encore lorsque le taxi s'arrêta face à l'imposante bâtisse blanche. Il lâcha au chauffeur de quoi payer le double de sa course et se précipita, grimpant les marches quatre à quatre, direction la réception.

L'infirmière lui indiqua directement la chambre de Sebastian. Et c'était un soulagement. Pas de passage par le médecin pour – il le savait – le préparer moralement au pire. Son mari allait bien. Il allait bien. Il devait aller bien. En tout cas Micah essayait-il de s'en persuader, comme un besoin viscéral, alors que ses pas le conduisaient à travers les couloirs qui sentaient le désinfectant.

Le numéro de chambre indiqué par l'infirmière apparu devant lui. Le jeune homme n'hésita pas une seconde. Sa main baissa la clenche et la porte s'ouvrit sur... un homme. Micah se serait payé le luxe de remarquer qu'il était franchement canon – comme canon ''tiens quelqu'un a égaré son top modèle à l'hôpital'' le genre d'effet qu'il ressentait souvent avec son propre top modèle – si son attention toute entière n'avait pas été immédiatement happée par... « Sebastian... » C'était à peine plus qu'un murmure qui charriait la peur et le soulagement dans son nom. Son mari ne l'écoutait pas, ne levait même pas les yeux vers lui alors que Micah était tout à ses côtés maintenant, ne semblait même pas l'entendre. Sa respiration calme et lente, coupé du monde extérieur, il était allongé dans son lit. Son lit blanc, blanc, blanc, comme tout le reste de la chambre et son teint livide.

Avec une infinie douceur, Micah prit sa main dans la sienne. « Mon amour. » Ce n'était pas la première fois qu'il lui disait ces mots. Il ne comptait plus les fois où il lui avait soufflé à l'oreille, entre deux baisers, pendant qu'il le tenait dans ses bras, juste avant son départ pour New York. Son cœur se serra à cette pensée. Il aurait dû s'arranger pour le suivre et garder un œil sur lui. Parfois, lorsque la terreur de le perdre l'avait paralysé, Micah avait caressé l'idée de l'enfermer dans une tour imprenable pour faire taire cette inquiétude dévorante, anormale. Parce qu'il est anormal qu'une personne puisse compter à ce point aux yeux et au cœur de quelqu'un, non ? Alors, pourquoi ? Pourquoi ne l'avait-il pas accompagné ?

Parce que tout rentrait toujours dans l'ordre à la fin. Voilà pourquoi. Son mari revenait toujours, se portait comme un charme. Il n'avait jamais failli. Il n'avait jamais abandonné une bataille aussi désespérée soit-elle. Son courage, sa force de caractère, même lorsque Micah lui même s'était posé en ennemi face à lui en étaient la preuve. Sebastian avait sauvé Micah. Il était fort. Il était le centre de l'univers. Les centres de l'univers de ne se font pas agresser dans la rue.

Sebastian à l'hôpital ? Impossible. Ça n'avait pas de sens. Parce que d'une manière totalement infantile et infondée, Micah le voyait comme une force immuable et invincible.

Et pourtant...

_________________
SUPERNATURAL LOVE CONQUERS ALL


Le calendrier de l'avent Micastian :
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar
staff → les habitués du café
Côté coeur : Marié à l'homme de ma vie, au père de nos deux magnifiques petites filles, à mon âme sœur ◕‿◕✿
Job : Propriétaire du Morning Coffee, architecte pendant les heures de sieste de Quinn et Mary
Age : 26 ans
Célébrité : Tyler Hoechlin
Age : 24

EN SAVOIR UN PEU PLUS...
Last tweet: I can't turn water into wine, but I can turn ice cream into breakfast.
To do list:
Address book:
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Walking in that room when you had tubes in your arms ▲ Micastian    Dim 12 Juil - 22:41





Micah & Sebastian


J’ignorais combien de temps s’était écoulé depuis la dernière fois que j’avais ouvert les yeux. J’aurais voulu continuer de dormir, mais une voix douce et familière me donnait envie de sortir de mes rêves. Ou peut-être qu’il s’agissait de cauchemars. J’avais toujours l’impression qu’on m’avait roulé dessus et ouvrir mes paupières était un effort surhumain. Mais la douceur et ce contact chaud sur ma main me redonnait des forces, juste après pour affronter la lumière de la pièce et de voir mon mari penché au-dessus de moi. Par instinct, je lui lançais un petit sourire. J’étais toujours heureux de le voir près de moi. Cependant, cette fois-ci je l’étais beaucoup moins en voyant cet air inquiet et triste sur son visage. Je serrais mes doigts autour des siens, faiblement. « Mon amour… » murmurais-je d’une voix rauque. « Micah… » reprenais-je, la voix tremblotante.

C’est en voyant la tristesse dans les traits de Micah que je me remémorais où j’étais, ce qui s’était passé, et surtout combien j’avais réclamé sa présence depuis que j’avais repris conscience après l’opération. Il était là. Mon mari était là. Mon pilier. Mon âme-sœur. Ô comme j’avais besoin de lui. Je serrais un peu plus sa main tandis que des larmes me montaient aux yeux. « Tu es là… » ajoutais-je en tentant de retenir les sanglots dans ma voix. « J’aurais jamais du partir. J’aurais du rester avec vous. Avec les filles. » Ma voix n’était qu’un immense sanglot et les larmes coulaient le long de mes joues. J’avais eu mal. Horriblement mal. Et malgré tous les traitements, c’était comme si je sentais toujours la lame s’enfoncer dans ma chair. Mais le plus dur était surement de voir la façon dont Micah me regardait. Ce n’était pas un regard que je lui connaissais. C’était un regard que je détestais et je me promettais de tout faire pour ne plus jamais avoir à le revoir.

« Me regarde pas comme ça, s’il te plait. » Faiblement, je portais sa main jusqu’à mes lèvres et je lui embrassais tendrement les doigts. « Je dois pas être beau à voir… mais ça va aller. Je te le promets. Maintenant que tu es près de moi, ça va déjà mieux. » Je menais sa main sur ma joue et penchais mon visage contre elle, appréciant ce contact devenu si banal entre nous, mais qui m’apportait tant de plaisir. « On – on t’a raconté ce qui s’est passé ? » demandais-je, ayant peur de sa réponse. Je redoutais de devoir lui expliquer ce qui avait mené au coup de couteau alors que tout se passait « bien » avant ça. Je l’avais fait pour mon alliance,  et même si c’était noble, je savais que Micah préférerait me voir hors de ce lit d’hôpital sans bague plutôt qu’ici, avec.

_________________



I'll follow you into the park, through the jungle, through the dark. Boy, I've never loved one like you. We laugh until we think we'll die, barefoot on a summer night. Never could be sweeter than with you.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
staff → master of sex
Côté coeur : Marié à Sebastian la bête de sexe !
Job : Pâtissier au Morning Coffee, adepte des pauses sexy dans la réserve avec le patron & papa comblé de Mary et Quinn.
Age : 20 ans
Célébrité : Dylan O'Brien

EN SAVOIR UN PEU PLUS...
Last tweet: What happens in the ass, stays in the ass.
To do list:
Address book:
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Walking in that room when you had tubes in your arms ▲ Micastian    Lun 13 Juil - 17:47





Sebastian & Micah


Sebastian remua faiblement. Oh mon dieu, enfin. Ses yeux s'ouvraient, en deux fentes fatiguées, mais ils étaient ouverts, et il était assez lucide pour incurver ses lèvres dans sa direction, comme s'il essayait de sourire.

Le sourire de Micah à ce moment là aurait pu illuminer tout ce satané hôpital. « Shhht... » souffla t-il alors que son époux essayait de parler à travers ses lèvres tremblantes, comme si ses cordes vocales elles-mêmes encaissaient le contre coup de son attaque. « Tout va bien. » ajouta t-il, et il faisait de son mieux pour museler les trémolos dans sa voix. « Tu es là… »

« Je suis là. Évidemment que je suis là. » acquiesça fébrilement Micah, ses yeux papillonnaient mais ils étaient secs. Sebastian en revanche battait dangereusement des paupières. Jusqu'à ce qu'il craque et se mette tout à coup à pleurer. « J’aurais jamais du partir. J’aurais du rester avec vous. Avec les filles. » Quoi ? Non ! « Oh non, non, non, mon amour – pleure pas. » intervint le jeune homme, éperdu. De ses mains, il prit délicatement son visage entre ses mains et essuya les larmes qui roulaient librement sur ses joues. « C'est moi. J'aurais du venir avec toi. Manifestement, on est tous les deux des catastrophes quand on nous lâche séparément dans la nature. » Micah ne savait pas où il trouvait la force de faire de l'humour. Ça avait toujours été sa manière à lui de dédramatiser. Ça marchait d'habitude, au moins sur les autres à défauts de fonctionner sur lui. Aujourd'hui toutefois, il n'était pas certain de sa méthode, parce que Sebastian avait l'air tellement faible. Tellement désemparé que ça lui brisait le cœur.

Et ce fut sa voix qui le tira de ses sombres pensées. « Me regarde pas comme ça, s’il te plait. » implora t-il, trouvant assez de force pour glisser les phalanges de Micah de sa joue à ses lèvres. « Je dois pas être beau à voir… mais ça va aller. Je te le promets. Maintenant que tu es près de moi, ça va déjà mieux. On – on t’a raconté ce qui s’est passé ? »

Un court silence accueillit sa question, Micah trop occupé à caresser tendrement sa joue. Un geste qu'il savait rassurant pour Sebastian et qu'il adorait lui-même. Il aimait par dessus tout sentir sa stupide barbe frotter délicieusement sous ses doigts. « D'abord, j'ai le droit de t'inspecter sous toutes les coutures et autant que je veux. J'suis désolé de te décevoir, mais malgré tous tes efforts pour lui ressembler, tu n'es pas Rambo. T'es beaucoup plus beau, même avec ta blouse affreuse et ton air à moitié mort – et je précise bien à moitié, parce qu'il est pas question de franchir cette limite. » Jamais. La ligne était franchie. Micah pouvait se voir la dessiner mentalement. Elle était là, la limite de ce qu'il était capable d'endurer. Tracée juste aujourd'hui, avec Sebastian dans un lit d'hôpital et une machine infernale qui bipait sans discontinuer à côté d'eux. « Quand j'ai reçu le coup de téléphone qui m'a annoncé que t'étais ici, j'ai cru que mon cœur s'était arrêté battre, là comme ça. J'avais passé la nuit à essayer de t'appeler, je me suis fait un sang d'encre. » Son cœur à battait à présent. Vite, trop vite. Tellement que si ça continuait, on devrait bientôt lui apporter son propre lit d'hôpital. Ici si possible, dans la même chambre que Sebastian. Malgré tout, Micah lui adressa un petit sourire, tendre et intime. « Mais tu es là. » réalisa t-il, en faisant courir le bout de ses doigts le long de sa mâchoire, sur son menton, frôla ses lèvres blêmes. « J'ai eu si peur. »

De la chaise où il était assit, Micah vint poser précautionneusement le bout de ses fesses au bord du lit de Sebastian. Il avait besoin d'être proche de lui, de sentir son corps contre le sien à travers les draps, de poser ses lèvres sur les sienne. Il le fit, se penchant vers son visage pour l'embrasser. D'un baiser chaste et plein de larmes contenues. Le simple contact l'avait immédiatement empli d'un improbable apaisement. Sebastian avait ce pouvoir magique, même à l'agonie, de refréner le tourbillon de sentiments et de pensées entremêlées qui tempêtait en lui.

Se redressant, il lui offrit une petite moue à la fois désemparée et affectueuse, puis repensa à sa question. Il secoua négativement la tête. « Non, on ne m'a rien dit. Seulement qu'un homme t'avait agressé, poignardé, que tu avais passé la nuit au bloc et que tu étais hors de danger. » Il haussa les épaules, d'un air faussement désolé. « Si tu veux mon avis, tu seras classé ''hors de danger'' quand tu seras sorti de cet hôpital avec moi. Pas avant. »

_________________
SUPERNATURAL LOVE CONQUERS ALL


Le calendrier de l'avent Micastian :
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar
staff → les habitués du café
Côté coeur : Marié à l'homme de ma vie, au père de nos deux magnifiques petites filles, à mon âme sœur ◕‿◕✿
Job : Propriétaire du Morning Coffee, architecte pendant les heures de sieste de Quinn et Mary
Age : 26 ans
Célébrité : Tyler Hoechlin
Age : 24

EN SAVOIR UN PEU PLUS...
Last tweet: I can't turn water into wine, but I can turn ice cream into breakfast.
To do list:
Address book:
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Walking in that room when you had tubes in your arms ▲ Micastian    Mar 14 Juil - 16:29





Micah & Sebastian


La main douce de Micah sur ma joue faisait plus effet que tous les médicaments que j’avais reçu depuis mon arrivée à l’hôpital. Je fermais les yeux un instant pour oublier où j’étais en simplement sentir sa présence contre moi, comme lorsqu’on était chez nous et que tout était normal. « D'abord, j'ai le droit de t'inspecter sous toutes les coutures et autant que je veux. » me répondit finalement Micah. « J'suis désolé de te décevoir, mais malgré tous tes efforts pour lui ressembler, tu n'es pas Rambo. T'es beaucoup plus beau, même avec ta blouse affreuse et ton air à moitié mort – et je précise bien à moitié, parce qu'il est pas question de franchir cette limite. » Nouveau médicament ultra efficace : l’humour de mon mari. Je souriais doucement, parce que la douleur et le traitement m’empêchait de réagir beaucoup plus. « C’est pas au programme. » J’avais pour projet de mourir, très très vieux, après avoir eu une vie remplie d’amour, de sexe, et de beaux moments avec nos enfants. Pas avant. Ce n’était une vilaine lame plantée dans mon corps qui allait m’empêcher de vivre tout ça. Je survivrai à tout pour pouvoir atteindre cet objectif.

« Quand j'ai reçu le coup de téléphone qui m'a annoncé que t'étais ici, j'ai cru que mon cœur s'était arrêté battre, là comme ça. J'avais passé la nuit à essayer de t'appeler, je me suis fait un sang d'encre. » Je connaissais bien ce sentiment, je n’aurais jamais voulu qu’il le ressente lui aussi. « Je suis tellement désolé… » m’excusais-je d’une petite voix. J’ignorais quelle position était la pire, la mienne ou celle de Micah. La douleur de l’inquiétude, de l’attente de réponse, d’impuissance… était probablement pire que celle que je ressentais maintenant. Je ne supporterais plus voir mon mari dans un lit d’hôpital. « Mais tu es là. » reprit-il avec son petit sourire que j’aimais tant, celui qu’il avait seulement face à moi. « Je suis là. » confirmais-je avec le même sourire. « J'ai eu si peur. » me confia-t-il en faisant glisser ses doigts sur mon visage, sur mes lèvres. Je les embrassais difficilement avant d’avouer : « Moi aussi. ». Je ne me souvenais plus très clairement des événements, mais je me souvenais avoir eu peur de mourir sans pouvoir dire adieu aux gens que j’aime, loin d’eux, seul à l’autre bout du pays. « Mais tout ira bien maintenant. » J’étais avec Micah.

Lorsque Micah se mit sur le lit contre moi et que ses lèvres touchèrent les miennes, j’oubliais tout. Il n’y avait plus que nous, ce baiser, cet amour et cette force qu’il me transmettait. Je ne sentais plus les larmes sur mes joues, ni la douleur dans mon ventre ou encore cette blouse inconfortable. J’étais àa la maison, dans mon lit avec mon mari, le matin alors qu’il partait travaillé et qu’il se mettait au bord du lit pour me souhaiter une bonne journée. « Non, on ne m'a rien dit. Seulement qu'un homme t'avait agressé, poignardé, que tu avais passé la nuit au bloc et que tu étais hors de danger. » Je frissonnais en l’entendant me parler de l’attaque. Nous n’étions plus à la maison, mais bel et bien à l’hôpital. « Si tu veux mon avis, tu seras classé ''hors de danger'' quand tu seras sorti de cet hôpital avec moi. Pas avant. » Je souriais en entendant cette remarque. « Je suis hors de danger. Mais je n’irai vraiment bien qu’une fois à la maison. » En espérant que ce soit le plus tôt possible. Je ne savais même pas quand je pourrai le faire.

« Tu vas m’en vouloir quand tu sauras tous les détails. » annonçais-je en caressant le visage de Micah de mon bras valide pour adoucir ma phrase. « Alors je vais te le dire maintenant, pendant que j’ai toujours l’air à moitié mort, comme ça tu pourras pas me frapper. » Je doutais qu’il veuille vraiment me frapper. Mais il pourrait hurler. Très fort. Et on n’hurlait pas très fort sur quelqu’un qui était au bloc opératoire il y a quelques heures encore ! « Un homme m’a volé hier soir, je lui ai tout donné, mon argent, mon téléphone… mais j’ai refusé quand il a voulu prendre mon alliance. » Je tenais un regard sur l’anneau à mon doigt. Je ne pouvais pas cacher être très heureux de la voir toujours là. « Je sais, j’aurais pas dû ! Mais c’était plus fort que moi, je l’ai frappé et… il a répliqué en me plantant son couteau dans le ventre. Et je suis mal tombé donc… » Je ne finissais pas ma phrase et posais simplement un regard insistant sur mon poignet plâtré. « Je ne me souviens plus trop de la suite. Apparemment mon agresseur s’est enfui quand un homme a accouru. Il était médecin, il travaille ici. Je pense que c’est lui que tu as eu au téléphone. » expliquais-je en essayant toujours de fouiller dans ma mémoire pour de nouvelles informations. Mais seule la douleur et la peur revenaient, mêlées au bruit de l’ambulance et des médecins qui parlaient trop bruyamment pour que je les comprenne.

« J’ai été idiot. C’était… j’ai pas réfléchi. Pardonne moi mon amour… » reprenais-je, des larmes envahissant de nouveau mes yeux. « C’était comme s’il avait voulu prendre une part de moi, la plus belle, et j’ai pas pu le laisser faire. » C’était bête, ce n’était qu’une simple bague en or, pas forcément très chère. Mais pour moi elle valait tout l’or du monde, c’était le symbole de mon union à Micah, le petit accessoire qui hurlait au reste du monde que mon corps appartenait déjà à quelqu’un, quelqu’un que j’aimerais pour toujours. « Je pensais être plus fort, plus rapide que lui… mais il a réussi à m’attaquer… » Ma gorge se serrait et je n’arrivais plus à regarder Micah en face. Mon regard restait fixé sur les draps du lit. J’étais loin d’être Rambo. J’étais loin d’être invincible. Je n’étais qu’un idiot optimiste.

_________________



I'll follow you into the park, through the jungle, through the dark. Boy, I've never loved one like you. We laugh until we think we'll die, barefoot on a summer night. Never could be sweeter than with you.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
staff → master of sex
Côté coeur : Marié à Sebastian la bête de sexe !
Job : Pâtissier au Morning Coffee, adepte des pauses sexy dans la réserve avec le patron & papa comblé de Mary et Quinn.
Age : 20 ans
Célébrité : Dylan O'Brien

EN SAVOIR UN PEU PLUS...
Last tweet: What happens in the ass, stays in the ass.
To do list:
Address book:
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Walking in that room when you had tubes in your arms ▲ Micastian    Mer 15 Juil - 18:59





Sebastian & Micah


Micah n'avait pas bougé, écoutant les explications coupables de son mari sans réagir. Son alliance. Sebastian avait volontairement mis sa vie en danger pour son alliance.

Il ouvrit la bouche pour parler, puis la referma. Que pouvait-il répondre à un tel aveu ?

« Je pensais être plus fort, plus rapide que lui… mais il a réussi à m’attaquer… »

Le regard de Micah s'étrécit, égaré quelque part sur les draps. « Comment t'as pu faire ça ? » articula t-il à voix basse, sans animosité. Le désarroi l'envahissait comme une sueur froide le long de son échine. Il tourna le pli triste de ses lèvres vers Sebastian. Lui-même avait l'air plus coupable que jamais, et Micah du résister à l'instinct de le prendre dans ses bras.

Il était... non pas déçu. Autre chose. Coupable, peut-être plus que Sebastian. Alors c'était ça que son inconscience avait si souvent fait ressentir à son époux ? Manquer de mourrir pour une si petite cause ? Car oui c'en était une. Une cause bien moins vitale que leur vie. Micah avait joué les kamikaze pour Cachou croyant bien faire. C'était l'instinct qui l'avait poussé à agir. Son cerveau n'avait pas eu son mot à dire.

Aujourd'hui Sebastian lui faisait le même coup pour sauver son alliance et Micah avait envie de l'étrangler. De faire rentrer un peu de bon sens dans la caboche apparemment pas si intact que ça de son imbécile de mari.

Soufflant par les narines, le jeune homme se détourna de lui pour faire quelques pas dans la chambre. Il marqua une pause face à l'unique fenêtre de la chambre. En contrebas New York s'agitait. New York où son mari avait vécu des années. Micah ne l'avait jamais questionné sur sa vie. Sa vie d'avant comme il l'appelait, comme si le moment de leur rencontre avait marqué une sorte de nouveau départ. Une partie de lui n'avait pas envie de savoir. De connaître le Sebastian de New York. Cet homme inaccessible qui l'avait impressionné au moins autant qu'il l'avait fait fantasmer. Comme si l'homme de cette époque ne lui appartenait pas. C'était ridicule. Bassement jaloux et égoïste. Et peut-être... peut-être était-ce aussi pour cette raison qu'il n'avait pas désiré venir. Le passé de Sebastian demeurait nébuleux, et aujourd'hui, Micah réalisait qu'il allait devoir faire la lumière sur ces années volontairement passées à la trappe par un accord commun et tacite entre eux.

Il soupira. « Tu peux pas me faire ça. Tu peux pas m'abandonner. » Pas toi, voulu t-il dire mais les mots restaient coincés quelque part derrière la boule dans sa gorge. Oh non, il n'allait pas se laisser submerger par l'émotion ! Pas avant d'avoir ouvertement mis à jour le casier judiciaire de son mari.

Exit la peine, Micah se tourna vers lui, l'épinglant de ses yeux bruns. « Qu'est ce que tu crois Petterson ? » Petterson. Pas Sebastian. Pas mon amour. Micah était de mauvais poil et il le faisait savoir. « Que je suis capable de me passer de toi du moment qu'on ma ramène ton alliance dans une jolie boite ? Que je peux me passer de toi tout court ? » Les bras croisés sur son torse en un simili de protection contre l'affection qui grattait malgré tout aux portes de sa conscience. Parce que Micah ne pouvait pas s'empêcher de regarder l'autre énergumène et sa tête de chien battu avec amour.

Nouveau soupire, en baissant les yeux cette fois. Micah releva la tête et s'approcha du lit, là où la main plâtrée de Sebastian reposait sur le côté de son corps. Il s'accroupit au pied du lit, laissant seulement le bout de ses doigts parcourir son poignet blessé, et dit avec douceur. « Tu te souviens du gosse terrorisé qui voulait plus se marier ni avoir d'enfant, de peur de te perdre ? » Du plâtre, il retrouva le visage de Sebastian. « Je suis toujours ce gosse, Sebastian. Ce jour, le jour exact où tu m'as emmené sur le chantier de notre maison, j'ai remis toute ma vie entre tes mains. » Il esquissa un grimace, et tapota avec emphase le plâtre. « Regarde dans quel état est la droite maintenant. » Un demi sourire à la fois joueur, affectueux et désabusé étira le coin de sa bouche.

Finalement, le jeune homme farfouilla dans les tiroirs du meuble de chevet. Il en tira un gros marqueur et fit le tour du lit. Puis se penchant par dessus le corps de Sebastian, il écrivit en gros et en majuscules sur son plâtre.

IDIOT !

« Ça c'est ta punition pour avoir été un complet imbécile. Ce genre de chose m'arrive à moi Sebastian, pas à toi. » Sebastian avait été agressé. Il aurait pu se faire tuer. Mon dieu –

Aussi délicatement que possible, Micah grimpa sur le lit à ses côtés. Prenant garde de ne pas le bousculer, il se pelotonna tout contre ce sale type qu'il aimait par dessus tout, comme une boule d'affection et de câlins. Sebastian avait un oreiller bien trop grand pour une seule personne, alors Micah lui en chipa un petit bout pour nicher son visage dans le creux de son cou. Il inspira profondément son odeur familière et embrassa la peau à cet endroit.

« T'as mal ? » s'enquit-il après quelques secondes, parce qu'il connaissait bien la douleur pour l'avoir affronté plus d'une fois. Il leva le nez du cou de Sebastian pour se retrouver face à sa joue. « Faim ? Soif ? Je peux faire quelque chose ? »

_________________
SUPERNATURAL LOVE CONQUERS ALL


Le calendrier de l'avent Micastian :
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar
staff → les habitués du café
Côté coeur : Marié à l'homme de ma vie, au père de nos deux magnifiques petites filles, à mon âme sœur ◕‿◕✿
Job : Propriétaire du Morning Coffee, architecte pendant les heures de sieste de Quinn et Mary
Age : 26 ans
Célébrité : Tyler Hoechlin
Age : 24

EN SAVOIR UN PEU PLUS...
Last tweet: I can't turn water into wine, but I can turn ice cream into breakfast.
To do list:
Address book:
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Walking in that room when you had tubes in your arms ▲ Micastian    Sam 18 Juil - 18:05





Micah & Sebastian


« Comment t'as pu faire ça ? » Si je savais. Je me sentais bête, plus bête que jamais. Je n’osais même plus lever le regard vers mon mari de peur d’y voir sa déception, sa tristesse, ou tout autre émotion qui aurait empiré l’opinion déjà piètre que j’avais de moi. Je sentais Micah quitter le lit et j’entends ses pas à travers la pièce. Je tentais un petit regard vers lui et le trouvais vers la fenêtre. Avant qu’il ne se retourne, je baissais de nouveau les yeux. J’étais incapable de lui faire face. Pas même une seconde. « Tu peux pas me faire ça. Tu peux pas m'abandonner. » reprit-il en retournant plus près de moi. « Qu'est ce que tu crois Petterson ? » Avec ces mots, j’étais obligé de porter mon regard sur lui. Je ne pouvais pas rester de marbre lorsqu’il m’appelait ainsi. Comme si j’étais de nouveau simplement « Petterson », plus Sebastian Summers-Petterson, son mari. C’est ainsi qu’il me voyait maintenant, j’étais trop idiot et inconscient pour rester son époux ?

C’était une nouvelle lame qui me transperçait. Je crois que celle d’hier m’avait fait moins mal. Je n’entendais même plus ce qu’il me disait. J’étais terrorisé qu’il m’abandonne pour cette histoire, qu’il ne me pardonne pas, qu’il porte toujours sur moi ce regard plein de colère. Je méritais ce traitement, je ne pouvais pas lui en vouloir de réagir ainsi. J’aurais probablement fait la même chose. Mais ça faisait mal, tellement mal. Et j’étais incapable de prononcer le moindre mot pour essayer d’adoucir la conversation.

« Tu te souviens du gosse terrorisé qui voulait plus se marier ni avoir d'enfant, de peur de te perdre ? » me demanda Micah après s’être posé au pied du lit, sa main parcourant la mienne blessée. Toujours muet, j’acquiesçais d’un petit signe de tête. « Je suis toujours ce gosse, Sebastian. Ce jour, le jour exact où tu m'as emmené sur le chantier de notre maison, j'ai remis toute ma vie entre tes mains. Regarde dans quel état est la droite maintenant. » Il tapota ma main plâtrée pour illustrer ses propos. J’étais hélas trop bouleversé pour répondre à son petit sourire. Une profonde tristesse se mêlait à la honte et m’emplissaient, m’empêchant de ressentir quoi que ce soit d’autre. Je restais même neutre lorsqu’il trouva un feutre pour écrire sur le plâtre immaculé un large « IDIOT ». C’était tellement mérité que je ne pouvais pas râler. Je l’aurais écrit moi-même si j’avais pu. « Ça c'est ta punition pour avoir été un complet imbécile. Ce genre de chose m'arrive à moi Sebastian, pas à toi. » expliqua-t-il ensuite. J’acquiesçais de nouveau d’un hochement de tête, acceptant volontiers ma punition.

Micah grimpa à mes côtés sur le lit, j’essayais de me décaler pour lui laisser plus de place mais abandonnais aussitôt l’idée. Mon corps refusait catégoriquement de bouger du moindre millimètre et me le faisait bien comprendre en m’offrant une horrible douleur dès que j’essayais. La présence de Micah contre moi, son visage et ses lèvres dans mon cou me firent vite oublier cet essai complètement raté. « T'as mal ? » demanda-t-il en relevant le visage. Je ne répondais rien parce que j’avais mal et j’avais peur qu’il préfère se détacher de moi. Et de toute façon, réduire la douleur physique était loin d’être ma priorité à ce moment-là. « Faim ? Soif ? Je peux faire quelque chose ? » continua-t-il alors que je n’avais toujours pas ouvert la bouche depuis plusieurs minutes. « Oui. » répondais-je tout simplement. Je tournais mon visage pour faire face à celui de Micah. « Je le mérite probablement pas mais… pardonne moi s’il te plait. » le suppliais-je, les yeux humides. Je ne savais même si je pourrai me pardonner moi-même, mais peut-être que si Micah le faisait lui… j’en serais capable.

« Je suis… je suis pas parfait Micah. Je fais des erreurs, certaines… plus grosses que d’autres. » Je portais un regard sur mon corps après avoir dit ça. « Je suis pas invincible non plus. Je peux me blesser, tomber malade. Peut-être à cause de quelque chose que j’ai fait. Peut-être parce que l’univers a envie de me mettre à l’épreuve. » J’avais replongé mon regard dans le sien pour continuer de parler. « Je peux pas changer ce que j’ai fait, et j’ai pas de pouvoir pour contrôler l’univers mais… Je peux te promettre que je me battrai toujours. » Je menais ma main libre contre la joue de mon mari puis remontais dans ses cheveux pour les caresser tendrement. « Je me laisserai jamais mourir, je laisserai jamais rien m’éloigner de toi ou de notre famille sans me battre corps et âme. Il faudra un sacré combattant face à moi pour qu’un jour je t’abandonne. Parce que j’ai pas l’intention de me laisser faire. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour ne jamais avoir à t’abandonner. » Que l’univers ou mes erreurs essayent un peu de m’enlever à Micah, j’avais des forces cachées. Je n’étais pas invincible, mais l’amour que je portais à Micah et à nos enfants me donnait des ailes. «  Je suis un idiot, on est tous les deux d’accord là-dessus. Mais tu peux me faire confiance, j’ai pas l’intention de te laisser de sitôt. On est les Summers-Petterson, rien ne peut nous séparer. » finissais-je avec un petit sourire, en écho au vilain nom dont il m’avait appelé un peu plus tôt. Avant qu’il ne réagisse, je profitais de notre proximité pour déposer un baiser tendre sur ses lèvres. « Je t’aime. Si tu savais comme je m’en veux de t’avoir fait peur et de t’avoir déçu. » Une chose était sûre, dès à présent, je ferai mon possible pour ne plus jamais agir aussi inconsciemment.

_________________



I'll follow you into the park, through the jungle, through the dark. Boy, I've never loved one like you. We laugh until we think we'll die, barefoot on a summer night. Never could be sweeter than with you.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
staff → master of sex
Côté coeur : Marié à Sebastian la bête de sexe !
Job : Pâtissier au Morning Coffee, adepte des pauses sexy dans la réserve avec le patron & papa comblé de Mary et Quinn.
Age : 20 ans
Célébrité : Dylan O'Brien

EN SAVOIR UN PEU PLUS...
Last tweet: What happens in the ass, stays in the ass.
To do list:
Address book:
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Walking in that room when you had tubes in your arms ▲ Micastian    Dim 19 Juil - 19:27





Sebastian & Micah


Micah clignait tranquillement des yeux, rassuré par la présence de Sebastian tout contre lui et le goût de sa peau sur ses lèvres. Son époux avait attendu quelques secondes comme s'il pesait s'il avait plutôt mal, soif, ou faim avant de lui répondre oui. Alors le jeune homme l'observait, attendant que le jury délibère.

« Je le mérite probablement pas mais… pardonne moi s’il te plait. »

Quoi ?

Micah entrouvrit la bouche, incrédule. « Sebastian qu'est-ce que tu... » commença t-il, rapidement coupé par son mari. « Je suis… je suis pas parfait Micah. Je fais des erreurs, certaines… plus grosses que d’autres. » Micah suivit son regard désolé le long de son corps. « Je suis pas invincible non plus. Je peux me blesser, tomber malade. Peut-être à cause de quelque chose que j’ai fait. Peut-être parce que l’univers a envie de me mettre à l’épreuve. » Cette fois, c'était son tour de pincer les lèvres en une moue navrée. Il n'aurait pas du réagir aussi vivement. Micah était désemparé. Face à la réalité, ses peurs avaient refait surfaces au grand galop. Il ne pouvait pas... Il n'arrivait pas à admettre la seule idée que Sebastian lui soit enlevé. Cette réalité infecte reniée en bloc. Rangée dans un tiroir sombre et verrouillé au fin fond de son cerveau.

Elle était là pourtant. Maintenant que l'idée avait pénétrée son esprit, Micah s'y cramponnait comme à une plaie qu'on gratte jusqu'au sang. Et ça faisait mal. Il savait que Sebastian était là. Ses yeux agaçants avec leurs couleurs changeantes plongés dans les siens. Il savait qu'il était hors de danger, mais c'était trop tard, parce qu'il n'était plus invincible.

Des larmes perlèrent au bord de ses yeux. Des larmes de panique et de résignation, comme lorsqu'on se retrouve face à une situation qu'on rejette de toute ses forces mais qu'on ne peut que subir. « Je peux pas te perdre... » dit-il dans un sanglot incontrôlable. Sa main qui reposait sur le torse de Sebastian s'était refermée sur sa blouse d'hôpital en un geste futile pour le retenir à jamais.

Puis une grande main rassurante enveloppa sa joue. « Je peux pas changer ce que j’ai fait, et j’ai pas de pouvoir pour contrôler l’univers mais… Je peux te promettre que je me battrai toujours. »  affirma Sebastian avec certitude et affection. Et Micah se laissa aller contre sa paume, y porta sa main accrochée à son torse. « Je me laisserai jamais mourir, je laisserai jamais rien m’éloigner de toi ou de notre famille sans me battre corps et âme. Il faudra un sacré combattant face à moi pour qu’un jour je t’abandonne. Parce que j’ai pas l’intention de me laisser faire. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour ne jamais avoir à t’abandonner. »

Micah acquiesça, sa voix encore chevrotante. « Jamais. » Il cligna des yeux à travers le rideau de larmes qui bordait ses cils, et esquissa un mince sourire. « Je suis un idiot, on est tous les deux d’accord là-dessus. Mais tu peux me faire confiance, j’ai pas l’intention de te laisser de sitôt. On est les Summers-Petterson, rien ne peut nous séparer. » Le sourire de son mari répondit au sien, et il trouva ses lèvres brusquement comme pour l'empêcher de rétorquer quoi que ce soit. Ce qui n'aurait rien de surprenant venant de Sebastian. Il avait les meilleures méthodes pour faire taire un Micah trop bavard. « Je t’aime. Si tu savais comme je m’en veux de t’avoir fait peur et de t’avoir déçu. »

« Tu ne m'as pas déçu. » rétorqua t-il aussitôt avec ferveur. De sa main, il gagna la nuque de Sebastian, le gardant près de lui. « Je t'aime. Je t'aime tellement. » A son tour, il l'embrassa. Poussa contre ses lèvres pour demander l'accès. Il sentit les doigts de Sebastian contre sa joue, la caressant alors qu'il entrouvrait les lèvres pour Micah, laissant sa langue glisser à l'intérieur chaud de sa bouche. Il le respirait, ses yeux se fermant alors que sa main glissait de sa nuque pour venir ramper sous le tissu de sa blouse. Il dessina le contour de son épaule, puis le haut de son torse dénudé sous sa clavicule, écarta ses doigts jusqu'à effleurer un téton de son petit doigt pour lui arracher un gémissement.

« On est les Summers-Petterson. » Il mordilla affectueusement sa lèvre, tira légèrement dessus. « Te perdre ce serait comme arracher la moitié de moi. » Sebastian était irremplaçable. Il l'avait changé. Rendu dépendant d'une manière physique, parce que là maintenant, Micah avait besoin de l'embrasser à pleine bouche, de caresser sa peau, celle qui était dissimulée sous ses vêtement et qui n'appartenait qu'à lui. Sebastian était à lui. Mais Micah lui appartenait tout autant. Ensemble, il formaient un tout. Et lorsque les filles étaient arrivées dans leur vie, c'était l'unité de Sebastian et de lui qui prenait soin d'elles. La seule idée de le perdre laissait le jeune homme éviscéré et confus, incapable de prendre la mesure de la mutilation qu'il subirait.

Finalement, il lui offrit un petit baiser chaste, et releva ses prunelles fauves dans les siennes. « Je sais que tu comprends ce que je ressens. » souffla t-il à voix basse, sa main était remontée le long de sa mâchoire. « Que tu le ressens aussi. Et j'suis pas en bonne position pour te donner des leçons. Y a aucune prudence en moi. » Parce qu'il était une espèce de chat curieux et décérébré, incapable de réfléchir avant de se jeter le nez en avant dans les problèmes – ou sous les roues des voitures. Sebastian ne lui en avait jamais tenu rigueur. « Je te demande pardon. J'aurais pas du te dire tout ça. C'est pas ta faute. »

_________________
SUPERNATURAL LOVE CONQUERS ALL


Le calendrier de l'avent Micastian :
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar
staff → les habitués du café
Côté coeur : Marié à l'homme de ma vie, au père de nos deux magnifiques petites filles, à mon âme sœur ◕‿◕✿
Job : Propriétaire du Morning Coffee, architecte pendant les heures de sieste de Quinn et Mary
Age : 26 ans
Célébrité : Tyler Hoechlin
Age : 24

EN SAVOIR UN PEU PLUS...
Last tweet: I can't turn water into wine, but I can turn ice cream into breakfast.
To do list:
Address book:
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Walking in that room when you had tubes in your arms ▲ Micastian    Dim 26 Juil - 17:12





Micah & Sebastian


« Tu ne m'as pas déçu. » Ces quelques mots me firent un bien fou. Il ne me disait pas simplement pour e rassurer, je sentais toute la sincérité dans sa voix. Il avait eu peur, aurait surement préféré que j’agisse autrement… mais les sentiments de Micah restait inchangé envers moi. « Je t'aime. Je t'aime tellement. » reprit-il avant de m’embrasser avec peut-être plus d’ardeur que je n’étais prêt à recevoir dans cet état. Mais qu’importe, l’attitude de mon mari me donnait l’impression que tout était normal, de ses baisers passionnés à ses doigts sous mes vêtements. Je gémissais de plaisir et de douleur en sentant son doigt sur mon mamelon. C’était comme un coup d’électricité à travers le corps, aussi bon que mauvais. Heureusement, il n’allait pas plus loin, se contentant de mordiller ma lèvre inférieure. « On est les Summers-Petterson. Te perdre ce serait comme arracher la moitié de moi. » Je souriais en l’écoutant, c’était exactement ce que je pensais. Il n’y avait pas de Micah sans Sebastian. Pas de Sebastian sans Micah. Nos vies n’auraient plus aucun sens sans cette part de l’autre pour nous accompagner. Nous avions créé cette vie ensemble, celle dans laquelle nous voulions grandir, évoluer, rire et pleurer à deux. « Tu ne me perdras pas. » Et je ne le perdrai pas.

« Je sais que tu comprends ce que je ressens. » Oh que oui je le savais. J’avais si souvent été à cette place. C’était moi qui tenais sa main lorsqu’il était allongé sur un lit d’hôpital. C’était moi qui m’inquiétais pour lui. C’était moi qui avais ce sentiment d’impuissance lorsque je cherchais quoi faire pour l’aider, sans résultat. « Que tu le ressens aussi. Et j'suis pas en bonne position pour te donner des leçons. Y a aucune prudence en moi. » Je souriais, comme pour lui dire qu’il avait bien raison.  Je le menaçais toujours de l’enrouler dans du papier bulle s’il n’apprenait pas à faire attention à lui. Désormais, il faudrait nous enrouler tous les deux pour nous empêcher d’agir inconsciemment. « Je te demande pardon. J'aurais pas du te dire tout ça. C'est pas ta faute. » s’excusa-t-il alors qu’il n’avait pas à le faire. « T’en fais pas. N’y pensons plus. » Je guidais ma main jusqu’à sa joue pour la caresser tendrement. « Je suis heureux que tu sois auprès de moi. » murmurais-je contre sa bouche avant d’y déposer un chaste baiser. « J’avais besoin de ta présence pour aller mieux. » reprenais-je avant un nouveau baiser.

Maintenant, j’allais guérir plus vite qu’aucun homme ne l’avait fait avant moi. Personne n’avait reçu l’amour d’un homme comme je recevais celui de Micah. Il me donnait des ailes. Comme l’envie de sortir de cet hôpital et de retourner auprès de nos enfants. Si Micah ne me guérissait pas entièrement, elles finiraient le job. Un câlin de Quinn et Mary finiraient de cicatriser mes plaies et répareraient mon poignet. J’en étais certain. « C’est l’heure de changer vos bandages ! » Et ça aussi me permettrait d’aller vite mieux. Ça et la perfusion qui tombait au compte goute dans mes veines et qui me faisait croire que j’étais capable de guérir plus vite grâce à des câlins. Lito mit d’ailleurs une nouvelle poche de jenesaisquoi. Je restais agrippé aux vêtements de Micah tandis que le médecin faisait ce qu’il avait à faire. J’avais peur qu’il lui demande de s’éloigner, de me laisser plus d’espace, d’air pour respirer. Sauf qu’il était mon air. J’en avais besoin.

« Vous êtes… Micah c’est bien ça ? » lança Lito en tendait une main chaleureuse vers mon mari. « Ravi de vous rencontrer, c’est moi qui vous ai appelé. Et c’est moi qui ai sauvé votre époux ! » reprit-il avec humour et fausse vantardise. Il disait ça… comme si c’était un acte banal. C’était peut-être ça d’avoir choisi cette voie professionnelle. On est si souvent amené à sauver des vies… que ça ne nous affecte plus. C’était étrange à voir. Mais je préférais ça plutôt qu’il ne demande une récompense. Même si je lui devais effectivement beaucoup, je n’aurais pas su quoi lui donner à part un panier rempli des meilleures pâtisseries de mon mari. « Je dois m’occuper de ses bandages et… disons que ce n’est pas forcément joli à voir. Vous voudrez peut-être en profiter pour sortir quelques instants. Promis, il est entre de bonnes mains ! » Il agita ses dix doigts en l’air pour illustrer ses propos. « Vous pourrez reprendre votre séance câlin dès que j’aurai fini. » Il ponctua sa phrase d’un immense sourire.

Je levais mon regard vers Micah. « Tu… tu devrais peut-être sortir. Appelle tout le monde, dis leur que je vais bien. » proposais-je en caressant son avant-bras. J’avais peur de ce qui se cachait sous ma blouse et les bandages. Mais plus encore, j’avais peur que l’image hante Micah. Il avait enfin réalisé que je n’étais pas invincible, et ça avait été assez dur comme ça pour lui. Il n’avait pas besoin de voir la marque de mon impuissance. Il aurait déjà à le faire pour le restant de nos jours dès que j’enlèverai mon t-shirt, ce qui, si j’étais honnête, arrivait plusieurs fois par jour. Je préférais reculer le moment fatidique où il poserait le regard sur cette cicatrice. « Dis à Charlie qu’il est pas encore débarrassé de son idiot de frère. » reprenais-je avec un petit sourire, essayant de cacher le fond de ma pensée derrière lui.

_________________



I'll follow you into the park, through the jungle, through the dark. Boy, I've never loved one like you. We laugh until we think we'll die, barefoot on a summer night. Never could be sweeter than with you.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
staff → master of sex
Côté coeur : Marié à Sebastian la bête de sexe !
Job : Pâtissier au Morning Coffee, adepte des pauses sexy dans la réserve avec le patron & papa comblé de Mary et Quinn.
Age : 20 ans
Célébrité : Dylan O'Brien

EN SAVOIR UN PEU PLUS...
Last tweet: What happens in the ass, stays in the ass.
To do list:
Address book:
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Walking in that room when you had tubes in your arms ▲ Micastian    Mar 28 Juil - 19:12





Sebastian & Micah


Micah était assis sur les marches de l'hôpital.

Il n'était pas dedans mais bel et bien dehors. Pas parce que docteur Mamour lui avait suggéré – en agitant ses doigts comme un pervers hyper louche prêt à opérer un toucher rectal et pas comme un médecin compétent qui allait changer un bandage, Micah se sentait un rien mal à l'aise de laisser Sebastian entre les mains de ce type – mais parce que Sebastian lui avait demandé. Pas de sortir. De téléphoner à Charlie pour donner des nouvelles. Ce qui revenait au même. Micah savait reconnaître la dure vérité enrobée sous une tonne de sucre. Il était pro dans le domaine, il avait des kilomètres de dures vérités enrobées dans des tonnes de sucres et servies à Sam avec exactement le même sourire que celui que son mari lui avait servi.

Ce n'est pas comme si Sebastian avait besoin de lui. Parce que hmm, petit rappel, il venait tout juste d'arriver. Et Sebastian avait beau dire qu'il avait besoin de lui, la vérité, la dure vérité enrobée dans le sucre qui collait dans la gorge de Micah, c'était qu'il était dehors. Pas avec lui. Pas en train de lui tenir la main pendant que le médecin dévoilait sa blessure. Comme s'il était une espèce de demoiselle fragile et qu'il allait s'évanouir à la vue d'une blessure. Second rappel. Micah n'était pas une fille, merci bien. Et il avait été blessé. Le morceau de carrosserie qui l'avait empalé n'avait pas laissé une jolie coupure bien nette. Plutôt un trou béant, qui avait fait boiter Micah des jours et l'avait obligé à marcher avec une béquille.

Pas une fille, aucun problème à la vue du sang, Sebastian savait tout ça. Il connaissait Micah sur le bout des doigts. Il le savait.

Alors pourquoi il l'avait fait partir ?

Oh il n'allait pas lui faire le coup du « préviens tout le monde que je suis vivant ». Sebastian était au moins aussi égoïste que lui. En cas coup de dur, ils avaient besoin l'un de l'autre. Rien qu'eux deux, le temps de se rassurer, de s'embrasser, de se promettre que l'autre était vivant et qu'il allait le rester. Étape qui nécessitait plus que le malheureux quart d'heure qu'ils venaient de partager.

Il y avait la théorie du docteur Mamour qui aurait tapé dans l’œil de son époux, mais honnêtement, Micah ne voulait même pas songer à cette éventualité une demi seconde. Il en allait de sa santé mentale.


Exit donc la liaison fulgurante avec le docteur et le faux quart d'heure pour se retrouver. Mon dieu, comment Sebastian avait pu trouver la force de coller ce faux sourire sur son visage ? Micah tremblait encore – il tremblait. Sa voix tremblait aussi lorsqu'il avait répondu « Mais – je viens à peine d'arriver. » incrédule et sous le choc. Incapable de répondre quoi que ce soit, de mettre ses idées dans l'ordre. Il avait serré une dernière fois la main de Sebastian dans la sienne et quitté la chambre.

Et il tremblait toujours. Il avait failli perdre Sebastian. Ça commençait toujours comme ça. Toujours. Par un accident de voiture ou des bouteilles d'alcool. Peu importe combien de visites Micah avait rendu à sa mère, peu importe combien de bouteilles d'alcool il avait vidé dans l'évier dans le dos de son père.

Il les avait perdus tous les deux. Et c'était peut-être absurde, mais il savait maintenant qu'il pouvait perdre Sebastian. Parce qu'il était humain et que lui aussi il pouvait mourir ou perdre la raison. Il allait le perdre. Mon dieu – Sebastian allait disparaître de sa vie un beau jour. Il allait glisser inexorablement entre les doigts impuissants de Micah, incapable de retenir ceux qu'il aimait, incapable de sauver qui que ce soit – il n'aurait même pas obtenu la garde de Sam si Sebastian n'avait pas été là. Comme toujours lui rappela une voix perfide dans son esprit. Et il pleurait – il pleurait, recroquevillé sur l'une des marches de l'hôpital. Ses genoux tassés contre son torse, Micah sentait la terreur planter ses griffes directement dans sa gorge.

Il sursauta lorsque son téléphona vibra brusquement contre sa cuisse, le tira de sa poche et discerna le nom de Charlie entre les larmes qui lui brouillaient la vue.

Il décrocha et éclata en sanglots incontrôlables. « Charlie. »
La voix de Charlie, habituellement plutôt composée dans ce genre de moments, résonna dans le combiné, forte et affolée. « Micah, qu'est ce qui se passe ?! »
« C'est Sebastian – Charlie, j'ai failli... j'ai failli le perdre. » Un hoquet secoua son corps tétanisé par la peur. « J'peux pas – j'peux pas vivre sans lui – »
« Micah. » Il entendait, il entendait son beau frère mais il n'arrivait pas à formuler une réponse cohérente. « Micah, est-ce que Sebastian va bien ? »
Pendant de longues secondes qui devaient paraître des heures à Charlie, Micah essuya ses yeux d'un revers de manches. Il haletait, il avait du mal à respirer, encore plus à réfléchir. Il se concentra sur les mots. « Oui – il... il va bien. Il m'a demandé de t'appeler. » De nouvelles larmes montèrent à ses cils en même temps que l'horrible vérité. « Charlie, j'ai rien pu faire, j'étais même pas là. »

Il paniquait. Ce n'était pas le moment mais quelque chose se formait dans sa poitrine et comprimait ses poumons. Il ne savait pas si c'était son asthme ou l'angoisse mais il était à bout de souffle et les larmes creusait deux sillons luisants sur ses joues.

« Micah, écoute moi. » commença Charlie, quelque chose de changé dans la voix. La compréhension peut-être de ce qui se tramait à l'autre bout du fil. « Est-ce que t'as ton inhalateur avec toi ? »
« Je sais pas... » Il tâtonna fébrilement dans sa poche, puis hocha la tête comme si Charlie pouvait actuellement le voir. Sauf que non. « Micah ? »
« Je l'ai. » Il s'obligea à respirer le temps de prendre une dose.
« Écoute, je sais que c'est difficile. » reprenait Charlie profitant de l'accalmie. « Je sais que t'as personne pour t'aider à affronter tout ça et que c'est Sebastian qui est blessé. » Il marqua une pause, comme s'il hésitait. Micah prit une nouvelle dose de son inhalateur. « Mais je suis là. Et je sais que je suis pas ton frère, Seb est assez chiant comme petit frère mais... tu l'es un peu aussi quand même. Alors tiens le coup, j'arrive le plus vite possible. Et si tu dois faire une crise d'asthme rentre dans l’hôpital avant, qu'on te prenne en charge. »
Micah émit un bruit qui pouvait aussi bien être un rire, un sanglot ou un gémissement pour ce qu'il en savait. « D'accord. » Il renifla, puis ajouta comme plus personne ne parlait. « Merci. »

Charlie raccrocha peu après et Micah se redressa mollement. Il se sentait vide. Comme échoué sur la plage après le passage d'une vague destructrice. Il n'avait aucune idée du temps qui s'était écoulé mais Sebastian devait avoir son nouveau bandage maintenant. Lentement, Micah entra de nouveau dans l'hôpital furetant en quête des toilettes et décidé à se recomposer un visage humain avant de le rejoindre.

_________________
SUPERNATURAL LOVE CONQUERS ALL


Le calendrier de l'avent Micastian :
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar
staff → les habitués du café
Côté coeur : Marié à l'homme de ma vie, au père de nos deux magnifiques petites filles, à mon âme sœur ◕‿◕✿
Job : Propriétaire du Morning Coffee, architecte pendant les heures de sieste de Quinn et Mary
Age : 26 ans
Célébrité : Tyler Hoechlin
Age : 24

EN SAVOIR UN PEU PLUS...
Last tweet: I can't turn water into wine, but I can turn ice cream into breakfast.
To do list:
Address book:
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Walking in that room when you had tubes in your arms ▲ Micastian    Mer 5 Aoû - 18:36





Micah & Sebastian


Ma blessure… n’était définitivement pas belle à voir. J’en avais presque eu les larmes aux yeux. Je savais qu’elle allait cicatriser, qu’il ne resterait d’ici quelques temps qu’une marque rosée qui ne m’empêcherait pas de vivre mais… Je la détestais déjà. Je détestais qu’il me soit arrivé ça et que cette trace reste à jamais sur mon corps comme un rappel de mon idiotie. Je détestais qu’elle soit à un tel endroit, là où je la verrais chaque jour. Je détestais que Micah ait à la subir à chaque moment qu’on partagerait à deux. Je voulais mettre toute cette histoire derrière moi, mais je savais qu’il me suffirait de poser les yeux sur mon abdomen pour m’en souvenir. Je détestais ça. Chaque millimètre de cette plaie, chaque souvenir qu’elle me rappelait, chaque rappel de ma bêtise. Et moi aussi, dans le fond, je me détestais.

Lito avait essayé de parler avec moi pendant qu’il avait changé mes bandages, me demandant si j’étais heureux d’avoir mon mari à mes côtés, qu’il ne devait pas s’inquiéter et que tout irait bien. Il avait prononcé d’autres mots, mais j’étais devenu sourd à l’instant où les bandes avaient découvert mon corps. Je n’avais plus vu rien d’autre. Je n’entendais plus. Je voulais seulement qu’il la recouvre de nouveau pour oublier et attendre patiemment que Micah revienne. J’étais heureux qu’il ait accepté de sortir. Je ne voulais pas qu’il me voit ainsi. Pas encore.

J’étais de nouveau seul quand mon mari est revenu dans ma chambre. J’avais tendu ma main valide vers lui pour l’inviter à se coller de nouveau contre moi. Son absence m’avait paru interminable, j’avais besoin de son corps chaud contre le mien, de ses caresses tendres sur mon visage. « Je… je comprends mieux pourquoi tu détestais tant ta cicatrice à l’époque. » annonçais-je à Micah tout à coup. Je ne savais pas pourquoi je lui disais ça maintenant. Je n’avais même pas eu conscience d’y avoir pensé. « C’était pas parce qu’elle était moche ou quoi que ce soit. C’est juste… le souvenir d’un évènement que tu préférerais ne jamais avoir vécu. » exposais-je en posant un regard insistant sur mon ventre. « Je veux pas me souvenir de ça non plus. » avouais-je un peu honteusement en relevant les yeux vers mon époux. « Est-ce qu’on finit par oublier ? » J’avais lutté pour que Micah accepte de ne plus se cacher devant moi. Je ne voulais pas qu’il ait à faire la même chose pour moi.

« Je peux pas me regarder tous les jours dans le miroir et penser « Mais qu’est-ce que t’as été con Seb, t’aurais pu y passer ». » soufflais-je, désespéré. Ce n’était pas un sentiment avec lequel je pourrais longtemps vivre. « Et je veux pas que tu me vois tous les jours et que tu penses la même chose. Ou que tu te rappelles que j’aurais pu t’être enlevé. » Le désespoir avait fait place à la tristesse. C’était ce qu’il y avait de pire à mes yeux. Je pouvais me détester, mais je ne pouvais pas accepter que Micah se rappelle chaque jour que la vie ne tenait qu’à un fil. Que ma vie ne tenait qu’à un fil, et qu’il suffisait d’une erreur, d’une seule pour que notre futur si beau et si bien tracé s’écroule. « Comment on se remet de ça ? »

_________________



I'll follow you into the park, through the jungle, through the dark. Boy, I've never loved one like you. We laugh until we think we'll die, barefoot on a summer night. Never could be sweeter than with you.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
staff → master of sex
Côté coeur : Marié à Sebastian la bête de sexe !
Job : Pâtissier au Morning Coffee, adepte des pauses sexy dans la réserve avec le patron & papa comblé de Mary et Quinn.
Age : 20 ans
Célébrité : Dylan O'Brien

EN SAVOIR UN PEU PLUS...
Last tweet: What happens in the ass, stays in the ass.
To do list:
Address book:
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Walking in that room when you had tubes in your arms ▲ Micastian    Dim 9 Aoû - 19:25





Sebastian & Micah


« Je… je comprends mieux pourquoi tu détestais tant ta cicatrice à l’époque. »

Micah leva le nez du torse de Sebastian. Qu'est-ce qui se passait tout d'un coup ? Il s'était blotti contre son mari, faisant abstraction au mieux de l'odeur de l'hôpital pour se concentrer sur la sienne, en fermant bien les yeux, Micah pouvait presque s'imaginer être à la maison.

Presque. Parce que Sebastian qui lui parlait de cicatrice alors qu'il venait à peine de se faire agresser ? Ca n'avait rien de familier. Ni même de compréhensible.

« C’était pas parce qu’elle était moche ou quoi que ce soit. C’est juste… le souvenir d’un événement que tu préférerais ne jamais avoir vécu. » Parce qu'il ne l'avait pas encore compris ? Si, il l'avait compris, jugea Micah alors que les yeux de Sebastian remontaient de son ventre pour se loger dans les siens. C'était juste qu'il y avait une différence entre comprendre une situation et la vivre. « Je veux pas me souvenir de ça non plus. » dit-il finalement du bout des lèvres. « Est-ce qu’on finit par oublier ? »

Non, pensa immédiatement Micah, mais ses lèvres demeuraient closes. Parce qu'il devait enrober cette vérité là dans du sucre d'une part. De l'autre parce que – quoi ? Sebastian  était blessé depuis même pas 24 heures et la première chose qui le chagrinait c'était sa bon dieu de cicatrice ?

« Je peux pas me regarder tous les jours dans le miroir et penser « Mais qu’est-ce que t’as été con Seb, t’aurais pu y passer. Et je veux pas que tu me vois tous les jours et que tu penses la même chose. Ou que tu te rappelles que j’aurais pu t’être enlevé. »

« Je le penserais quoi que tu fasses. » répondit sincèrement Micah. « Pas que t'as été con, parce que la seule chose que j'arrive à penser c'est combien j'suis amoureux de toi et que veux passer ma vie dans tes bras. Littéralement. Pour être sûr qu'il t'arrivera jamais rien. » De sa main posée sur son torse, il glissa tendrement le bout de ses doigts sur le côté de son cou. « C'est pas de ta faute ce qui s'est passé. Peut-être que ce type t'aurait attaqué quoi que tu fasses. »

Ils ne le sauraient jamais. Micah n'était pas certain de vouloir savoir. Ce qu'il savait en revanche, c'est qu'il ne voulait plus voir le désespoir sur le beau visage de son mari. « Pardonne moi pour ce que j'ai dis tout à l'heure. » demanda-t-il une nouvelle fois. « J'aurais fait la même chose, je laisserai jamais personne me voler mon alliance, même si on me menaçait de me couper le doigt pour me la prendre. C'est juste que – » Son regard s'égara sur le ventre de Sebastian. « J'aurais voulu être là. J'ai l'impression de... d'être incapable de vous protéger. Je me sens tellement inutile. » Sa voix vacilla, et il se recroquevilla un peu. « Je sais que tu vas me dire que c'est pas vrai. Que ce qui compte, c'est les petites attentions du quotidien et je suis un pro à ça, sauf que non. Ce qui compte, c'est de pas te perdre. Parce que si je suis pas là quand il le faut, qu'est ce qui reste comme quotidien ? »

Ils connaissaient tous les deux la réponse à cette question. Rien. Il ne restait rien. Micah ne le savait que trop pour ne pas être pleinement terrifié à l'idée d'un quotidien sans Sebastian.

Toutefois, ce n'était pas la crainte actuelle de son mari. Sebastian en avait après sa cicatrice et à ce sujet... peut-être que Micah pouvait l'aider. « Un jour, ta cicatrice fera juste partie de toi. » dit-il après un moment. « J'ai accepté la mienne grâce à toi. Pas seulement parce que tu me trouvais beau avec, mais parce que... tu m'as offert une nouvelle vie, avec toi. » Il avait compris alors, que sa vie ne s'arrêtait pas à cette marque dans sa peau. « Et quand je me regardais dans le miroir, je la voyais plus parce que j'étais trop occupé à regarder les marques que toi tu laissais sur ma peau. » Ce sujet en amenait un autre, plus délicat. Et que Micah n'était pas certain de vouloir aborder. Mais c'était la première fois qu'il trouvait les mots pour s'expliquer, pour lui faire comprendre l'importance qu'il attachait aux millions de suçons qu'il parsemait partout sur son corps de dieu grec et qu'il réclamait sur le sien. « C'est pour ça que je voulais me faire tatouer. Je voulais quelque chose qui dure, comme ma cicatrice, mais que j'aurais décidé. Quelque chose qui soit toi, parce que c'est toi que je veux garder toute ma vie. »

_________________
SUPERNATURAL LOVE CONQUERS ALL


Le calendrier de l'avent Micastian :
 
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Walking in that room when you had tubes in your arms ▲ Micastian    

Revenir en haut Aller en bas
 

Walking in that room when you had tubes in your arms ▲ Micastian

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Green Day alias Foxboro Hot Tubes?!
» The Straight Edge's Locker Room
» 04. Panic room
» i follow you dark room honey -- mardi dix juillet, 16h42.
» Red Room

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
MORNING COFFEE ™ :: AUTRES ETATS-